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Back to back and lover to lover. (ft. Pandora)

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MessageSujet: Back to back and lover to lover. (ft. Pandora) Lun 10 Juin - 13:03


Pandora & Voltaire




Il y avait deux façons d’atteindre le nevada, une balle dans la tête ou bien revoir Pandora. Dans ces conditions, il lui restait quoi ? Boom. Un trou dans la tête. Le canon dans la bouche dirigé vers ce cerveau qui n’en finit plus de chialer, et c’est fini, son corps à la science, son coeur dans une petite boite avec un joli ruban déposé aux pieds de cette conne. Sa tête sur un plateau, c’est ce qu’elle voulait, il en était certain. Trois ans, et quand il croyait que c'était fini, il rechutait encore plus bas, à croire qu’il n’y avait pas de fond, aucun sol à percuter, juste une chute sans fin parce qu'il venait de tellement haut qu’avant de rattraper un étage pathétique, il va lui falloir plusieurs siècles de déchéance. Une blonde promenait sa main sur la cuisse de Voltaire. Mauvaise idée. Il n’avait même pas envie de faire l’effort de lui faire croire qu'ils aillaient finir la soirée ensemble. Il n'avait envie de rien, même pas d’être là. Mais c’était ça ou se foutre une balle tout seul chez lui, et finir comme un gros tas, de la cervelle plein les murs immaculés. Alors il l’anesthésiait. Plus de sensation dans le bout des doigts, le nez encombré, deux bouteilles vidées, la troisième offerte par la maison et une connasse de barmaid tout sourire, les yeux qui faisaient mal, cette conne de blonde allumait sa clope, son briquet lui glissa des mains, la lumière lui tuait la rétine, la musique lui tabassait la tête. FLASH. Pandora qui sourit, Pandora qui rit. FLASH. Sa saloperie de parfum sur ses vêtements, et son regard de frigide en s’en allant. Le brun avait des flashs, putain de shooting. Envie de se taper la tête contre les murs, de faire sortir tout ce bordel de son crâne. FLASH. Elle le pousse, une fois, deux fois, trois fois. Il avait envie de rire et de hurler en même temps, rire d’apprendre qu’elle avait beau l’éviter et l’ignorer depuis des années, il avait toujours sa jalousie en duvet les soirs de grands froids depuis qu'il avait apprit pour Orion et tous les autres gars. Mais Pandora souffrait-elle ? Souffre ! Souffre pendant qu'il se vide une bouteille de Jack Daniel’s dans la pupille pour n’avoir rien vu. Il était bousillé, il n'avait même pas envie de se battre, juste de se trancher la tête et de la lui offrir sur un plateau. FLASH. Il avait des flash, encore.. le cerveau transformé en Panasonic tx p65, il revivait le film de sa vie merdique. Elle le caressait, puis elle le gifla. Il sentait ses doigts sur lui, Voltaire ne savait plus si c'était la blonde ou Pandora. Il ouvrit un oeil, aussi frais qu’un centenaire. Confirmation, c'était la blonde et son syndrome de victime. Rentre chez toi, lui n'avait pas la tête à ça. Il faut qu'il se lève. Il n'y avait rien ici pour lui, il n'y avait plus rien nul part. Il détestait de voir ce qu’elle avait fait de lui. Il n'avait pas la fibre lover, il était né avec le chromosome «enfoiré de première» dans l’adn, préprogrammé pour enchaîner les conquêtes et prendre son pied. Mais Pandora l'avait bousillé autant qu'il l'avait bousillé elle.
Il ne savait pas comment il était arrivé là, dans cette rue. Il avait l’impression qu’il y a deux minutes il était encore chez lui. Il lui avait fallu trois ans pour passer à autre chose, espérer quelque chose avec une autre qu’elle, et cinq secondes pour foutre en l’air tout ses efforts. Comment il avait pu croire pouvoir guérir de cette fille ? Elle l'avait envoyé en prison, ça lui faisait ni chaud ni froid. S'il voulait se venger, c'était uniquement pour ne pas montrer dans quel état il était. A un moment il avait du quitté le bar, mais il ne s'en souvenait pas. Il devrait partir de là, mais Voltaire n'était plus en état. Il avait besoin de détruire quelque chose, et après avoir foutu la merde dans la vie de tout le monde et de n'importe qui, puis s’être délecté du spectacle un moment, il devait s'attaquer à autre chose que son proche écosystème. Il devait la détruire elle, ou lui, ou les deux, on s'en fiche. Son portable affichait trois nouveaux messages. Personne ne s'inquiétait, on réclamait juste sa présence. Pourquoi ne parvenait-il plus à réfléchir ? Son cerveau était grillé, ses dernières résistances tombaient une à une. Trois ans qu'il luttait, aujourd’hui il avait laissé les flashs s’installer, arrachant des lambeaux d’âme à chaque nouveau souvenir, jusqu’à ce que le temps présent disparaisse totalement pour ne laisser place qu’à un ruban d’images. Il n’y avait plus d’heure, de jour, de mois ou d’année, on était aujourd’hui, hier et demain. Demain, qui s’en fiche de demain ? C'était peut-être déjà demain. Sur son portable, un message. Passé un certain degré d’alcool on devrait interdire l’utilisation des téléphones portables. Sans le véritable Voltaire, personne pour l’empêcher d’appuyer sur tous les boutons de l’interphone jusqu’à ce qu’un connard ouvre en hurlant tout le bien qu’il pensait de Voltaire, personne pour l’empêcher de monter l’escalier quatre à quatre, s’arrêtant devant chaque porte pour lire le nom, le souffle court, les gestes saccadés, un possédé en pleine crise. Il ne savait même pas si elle était là, si elle habitait véritablement là. Pas de nom sur la porte, pas de lumière non plus. Il s’accrocha au chambranle, la bile lui montait à la gorge, les poumons lui brûlaient. Il posa son front moite contre la porte froide, et dans un grincement de surprise, elle s’écarta de l'homme. La belle garce était là, devant lui. Dans l’obscurité il ne vit que son esquisse. Parfaite, comme toujours. Simplement faite pour ses yeux. « Hello sweetie, je t'ai manqué ? »
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MessageSujet: Re: Back to back and lover to lover. (ft. Pandora) Ven 21 Juin - 17:59


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Vingt neuf ans. Le 21 Juin. Le jour de la fête de la musique en France. Pandora n’avait jamais fait attention à la musique. Elle n’avait jamais eu grand chose pour son anniversaire. Un bouquin. Parce qu’elle n’aimait que ça. Les mots toujours les mots, toujours plus de mot. Toujours plus fort, toujours plus grand, toujours plus délicat, plus blessant, plus sensationnel. Elle les dévorait des yeux, elle les possédait dans sa bouche, les alignait dans toutes les langues, avec une simplicité pure. Elle les connaissait tous. Vingt neuf ans, et enceinte de presque cinq mois. Ca commençait à se voir. Elle commençait à l’accepter. Orion savait s’y prendre, à coup de mot doux, de câlin et de caresse. Il était heureux. Elle devait l’être aussi. Il n’y avait pas de raison d’avoir peur. Elle n’avait plus dix huit ans. Elle n’était plus avec Voltaire. Il n’y avait même plus de Voltaire. Elle n’avait aucune raison de s’inquiéter. Son sommeil était aussi lourd que celui de la belle au bois dormant, elle ne sentait presque pas les bras d’Orion l’encercler, la maintenir contre lui d’un geste doux et protecteur. Elle ne sentait presque pas sa main contre son vendre, cette douce chaleur qui se diffusait en elle. Elle finit par se réveiller doucement en sentant ses lèvres contre sa peau, elle ronronna de plaisir, attrapant la main d’Orion pour se glisser mieux contre lui «Joyeux anniversaire» lui murmura-t-il contre son cou, provoquant un léger frisson dans tout son corps. Joyeux, c’était ce qu’elle pouvait retenir. Ca l’était. Elle était bien. Elle ne voulait jamais avoir à bouger. Mais elle devrait bien se lever, parce qu’anniversaire ou non, elle devait aller travailler, qu’elle avait promis une grosse partie de la journée à Lisbeth, ou plutôt que Lisbeth lui avait promis une partie de la sienne. Elle ne savait plus exactement, ce n’était pas l’important. Elle virait vieille. L’année prochaine elle pourra dire adieux à la vingtaine. Elle pouvait grandir, elle devait grandir. Elle se retourna dans le lit pour embrasser Orion, se serrant contre lui, son ventre arrondit rencontrant le sien plus tôt que prévu. Et ça n’allait pas aller en s’arrangeant. Elle ne pouvait pas s’empêcher de se vêtir de robe large et tombante, toujours perchée sur talon malgré le faite que ça la fatiguait énormément. Elle assumait toujours sans assumer, elle avait accepter l’idée d’être mère, vraiment mère cette fois-ci, mais elle ne se reconnaissait toujours pas dans l’image de la femme enceinte. Elle aimait ses formes longiligne, sa taille de guêpe et le faite de pouvoir toujours être perchée sur des talons. Elle n’aimait pas sentir son corps enfler comme un ballon. Et si Orion n’était pas là pour la trouver splendide peut importe les circonstances, elle serait déjà entrain de se trouver difforme et hideuse, et de faire semblant du contraire en ce montrant atroce avec tout le monde. Ainsi dire qu’Orion avait un effet positif sur Pandora était presque un euphémisme. Elle s'adoucissait considérablement dans ses bras. N’attaquait plus sans raison, ne cherchait à détruire personne de bon matin. D’ailleurs de bon matin elle avait plutôt tendance à vouloir rester aux creux des draps, et à vouloir le garder avec elle. Mais c’était niais, ridicule, terriblement amoureux. Et pendant des mois ça lui avait donner envie de vomir... Enfin en vrai c’était plus les nausées matinales.... Mais bon à chacun ses légendes.

Toute la journée c’était passé dans une brume rose agaçante, et inutile à raconter. Que voulez vous qu’on dise du bonheur ? Le gosse était un foetus probablement informe, bien qu’Orion puisse s’extasier sur une échographie contaminant Pandora de sa bonne humeur et de son extase. C’était ça, Pandora était extatique. Sa vie était extatique. Même Ivy ne semblait plus être dans le tableau, et elle arrivait presque à oublier que la blonde insidieuse était entrée dans sa tête et avait tout manquer de faire chambouler. Mais plus rien ne pouvait l’atteindre. C’était affolant d’ailleurs. Elle avait l’impression de vivre sous un ciel bleu éclatant, de se sentir chauffé sous le coup d’un soleil imaginaire qui avait le doux parfum du sourire d’Orion. Elle se sentait bien trop bien. Surement légèrement anéantie par le surplus d’hormone que composait l’être qui grandissait en elle. Sans ça peut être qu’une petite voix aurait surgit dans sa tête, lui rappelant que puisque tout allait si bien, tout finirait probablement par s’écrouler.

Elle avait passé la journée à courir par tout, à la vitesse d’un escargot parce qu’elle avait quelques kilos en plus à porter, mais l’intention était là. Lisbeth, Orion, Lisbeth, Orion, et ainsi de suite. Le cabinet d’interprétariat... L’université. Elle avait finit par rentrer à l’appartement pour prendre une douche et s’habiller pour son dîner du soir avec Orion. Elle n’avait aucune idée d’ou il l'emmènerait mais elle lui faisait confiance. Elle lâcha ses cheveux sur ses épaules, et enfila une robe blanche vaporeuse qui lui donnait un air de déesse et qui se pliait légèrement sous la naissance de son nombril. Elle portait des plateformes de douze qui lui donnait l’impression de toucher les nuages. Pour peu elle aurait des fleurs dans les cheveux et aurait l’air d’une des Muses antiques. Elle se maquilla rapidement attrapa un sac et ouvrit la porte avec une certaine violence. Elle était déjà en retard. Elle se figea brutalement en voyant la silhouette qui se dessinait sur son palier vacillante. Son coeur accéléra brutalement, son visage se décomposa instantanément. Elle resta figé reconnaissant trait pour trait celui qui avait passé cinq ans de sa vie à la détruire. « Hello sweetie, je t'ai manqué ? » Il plaisantait ? Surement. Résister à l’envie de lui claquer la porte au nez et de fuir dans le sens inverse. Si elle pouvait le faire avec n’importe qui elle ne pouvait pas agir de la sorte avec Voltaire. Cet homme qui prenait les faiblesses des autres pour des victoires. Le simple fait de voir son visage aussi tragiquement mort sous cette vision funeste pouvait lui redonner un baume au coeur immense. Elle déglutit péniblement essayant de se redonner une constance. Elle se souvint brutalement de sa condition et secoua sa robe pour essayer de faire disparaître les plis qui pouvait trahir son ventre rond. «Voltaire !» C’était un bon début, mais il allait falloir faire mieux que ça si elle voulait s’en débarrasser. Bordel réfléchit, c’était le moment d’avoir de la répartie cinglante. Et si son putain de coeur voulait bien arrêter de battre à tout rompre elle arriverait à penser une petite seconde. Mais bordel Voltaire ! Qu’est ce qu’il foutait hors de prison non d’un schtroumpf à lunette ? Il allait vouloir la tuer... Respire. Respire. Elle fit un grand sourire, qu’elle voulait le plus naturel possible et apposa sa main sur son torse pensant qu’elle avait maintenant envie de vomir. «J’adorerais discuter avec toi du bon vieux temps, des rêves, des espoirs qu’on a mutuellement assassiner... Vraiment. J’adorerais même t’embrasser et ouvrir mes cuisses à toi et à toute ta joyeuse bande de monstre dégueulasse, mais tu vois j’ai autre chose qui m’attend. Alors si tu voulais bien débarrasser le plancher...» La bile lui montait à la gorge et elle avait surtout envie de se pendre. Comment l’avait-il retrouver, comment était-il sortit de prison, que voulait-il ? Toutes ses questions qui lui brûlait les lèvres et qu’elle ne pouvait pas poser. Elle le haïssait.
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MessageSujet: Re: Back to back and lover to lover. (ft. Pandora) Dim 23 Juin - 23:03


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Dernière édition par Voltaire J. Delahaye le Lun 24 Juin - 14:59, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Back to back and lover to lover. (ft. Pandora) Lun 24 Juin - 9:14


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Elle n’en revenait pas. Elle ne pouvait pas en revenir. Elle ne pouvait pas l’encaisser, l’accepter. Elle ne... Il était là. En chair et en os, pitoyable, et sadique, près à mordre probablement. Elle ne lui survivrait pas. Etait-ce comme ça que ça devait se dérouler ? Une mise à mort mutuelle. Voltaire lui avait déjà voler cinq ans de sa vie. Cinq ans ou elle avait vécu un enfer sans nom duquel elle avait cru ne jamais se relever. Et ses six ans d’absence n’avait clairement pas suffit à lui faire oublier. Elle avait pourtant tout fait pour. Elle s’était abandonnée dans les bras de nouveaux hommes, avait même engagé les prémices d’un mariage pour surmonter le précédent. C’était abandonnée dans les bras de mille et une femme, et s’était construite une carapace impénétrable et brillante. Elle avait réussit à l’oublier, à vivre sans son souvenir étouffant et douloureux. Et il revenait. Déchirant tout sur son passage, faisant ressortir en un regard toute ses peurs les plus profondes. Elle avait beau rester droite et forte devant sa porte, son corps voulait trembler de panique et s’enfuir loin. Sa respiration avait beau paraître normal et calme, sa gorge était nouée et refusait de libérer l’air dans les poumons de la demoiselle qui semblait s’asphyxier sous la présence de son ex-mari. Rien ne faisait de sens. Elle avait beau le fixer dans ses yeux, le narguer de toute sa puissance, elle ne parvenait pas à se calmer dans son fort intérieur et était en train de paniquer. Elle s’effondrait. Elle voulait que l’entrevu tourne au plus court, qu’elle puisse exploser tranquillement à l’abris des regards. Parce que sa façade lumineuse et forte n’allait pas tenir longtemps face à ce fantôme magnifique et dramatique de son passé. Il lui faisait peur. Il la dégoutait. Il lui faisait horreur. Son coeur se déchirait dans sa poitrine lui donnant envie de s’effondrer contre le sol froid et sale. Elle voulait fermer les yeux, le voir disparaître. Elle respira un grand coup et renfonça son regard rempli de haine dans celui de Voltaire. Qu’il l’approche. Elle mordrait. Elle mordrait comme elle n’avait jamais mordu encore. Qu’il s’approche et il verrait jusqu’ou peut aller la colère féminine. « Apparemment tu ne m'as pas attendu avant d'ouvrir tes cuisses chérie. Alors, qui a eu ce privilège ? Et je ne vais pas partir maintenant, tu m'en vois navré. » Un rire s’étrangla dans sa gorge, alors qu’elle fit un pas en arrière, repérant le regard déplacer de Voltaire sur la naissance de son ventre qui s’affichait clairement sous sa robe. Elle eut un mouvement de recul délibérer contre sa porte, portant une main à sa robe pour la secouer à nouveau et faire disparaître la preuve de son ventre. Elle serra la mâchoire. Pourquoi diable avait-il choisit ce moment pour revenir dans sa vie ? Ce jour-ci particulièrement ? Il savait bien que c’était son anniversaire. Il devait le savoir. Elle gonfla ses poumons faisant ressortir au passage sa poitrine qui avait aussi bien augmenté depuis le début de sa grossesse, et se rapprocha de lui, lui donnant une tape sur le visage qui se voulait rabaissante mais qui fut un peu plus forte que prévu et qui s'apparentant plutôt à une petit gifle. «Mais darling... Tu as fait de moi une pute... Tu ne vas pas commencer à être jaloux...» Lui cracha-t-elle au visage. Le dégout lui remontait dans la gorge lui donnant envie de vomir. «Et tu es mignon j’allais pas attendre six ans... Surtout que je comptais sur le faite que tu crève en taule...» Fit-elle cette fois-ci avec un sourire brillant sur les lèvres... Elle n’allait pas l’épargner de sa haine grandissante. Elle le haissait, et il pouvait le savoir. Il devait le savoir même. Il devrait crever sous la haine qu’il lui inspirait. «Qui a eu ce privilège ? Tu veux la liste entière darling ? Hommes... Femmes ?» Dit-elle en battant des cils sachant pertinemment qu’il ne voulait probablement qu’un seul nom, celui responsable de ce qui se passait en dessous de son nombril, et que ce nom là justement il ne l’aurait jamais. Orion ne méritait pas de voir Voltaire ressurgir dans sa vie. «Bien reste. Moi je m’en vais.» Annonça-t-elle en essayant de faire un pas en avant et de le contourner avant qu’il ne la repousse contre sa porte entrouverte avant de lâcher vivement le contact qu’il avait sur elle. Elle détestait son regard. Cette manière qu’il avait de la dévorer du regard et de  manquer de s’effondrer. Elle ne lui connaissait pas se genre de regard fiévreux et complètement fou. Il avait changé. Il faisait peur. Pourtant lorsqu’ils étaient encore ensemble il avait assez rapidement abandonné son visage angélique et érudit pour montrer celui du malade qu’il était réellement, mais il l’avait encore jamais regardé de manière aussi animal. « Qui accepterait de coucher dans un tel endroit. » Pandora ouvrit des yeux grands comme des soucoupes. Que voulait-il dire par là ? Son appartement était très bien. Mieux que ce à quoi elle avait pu avoir l’habitude. Certes quand elle habitait avec  Voltaire la demeure était splendide, mais si inconfortable et ignoble qu’on ne pouvait pas dire qu’elle y avait été bien et qu’elle avait longtemps apprécier le luxe qui résidait dans cette maison atroce. Ici le loyer était payé principalement par le père de Lisbeth puis leurs économies à toutes les deux, et elles bénéficiaient de quelques choses de parfait. «Ca tombe bien... je ne te le propose pas ! Maintenant dégage ! Tu n’as rien à faire ici.» Son ton était cassant, et irrévocable. Elle ne pouvait pas se battre, pas contre lui. Mais elle trouverait bien quelqu’un qui le ferait pour elle. Elle ferma la porte de son appartement pour se montrer encore plus clair, et ne le lâcha pas du regard étonné par son attitude vraiment déstabilisante. Avait-il vraiment besoin de remonter sa chemise. Faut dire que peut être qu’il faisait insupportablement chaud... « Accorde moi quelques instants, histoire qu'on parle du bon vieux temps, de comment je te faisais grimper au rideau et t'envoyais au septième ciel en l'espace de quelques secondes. Celui qui t'as engrossé sait-il faire ça Pandora ? » Son visage se tordit sous le dégout qu’il lui inspirait. Comment osait-il parler de leur passé sexuel avec tout ce qu’il lui avait fait subir ? Oubliait-il qu’il l’avait utilisé comme pute de luxe, et que ça avait effacé tout le plaisir qu’elle avait pu prendre avec lui ? Ne se doutait pas qu’elle l’avait tellement haït, qu’il lui avait tellement inspiré de dégout, qu’elle avait finir par souffrir atrocement sous chacun de ses coups de rein ? Sentant une vague de violence l’envahir elle lui sauta à la gorge l’étranglant à moitié avec sa main tremblante pendant que montée sur la pointe des pieds elle rapprochait son visage du sien. «Ecoutes moi bien son of a bitch ! Je ne me souviendrais jamais trop de quel amant pitoyable tu faisais, et ce n’est pas le septième ciel que tu me faisais découvrir mais le trente sixième dessous. Alors ne t’avise plus de me parler de ça encore une fois, ou même du père de l’enfant. Ca ne te concerne en rien. Tu as perdu tout droit sur moi au moment ou tu as laissé l’un de tes enfoirés de client me toucher.» Son corps tremblait de rage, ses yeux lançaient des éclairs, son coeur battait la chamade dans sa poitrine et tendait à vouloir exploser. Elle lâcha la gorge de Voltaire le repoussant de toutes ses forces contre le mur d’en face. «Fait ce que tu veux. Je me casse ! Je vais profiter ce qui me reste de mon anniversaire.» Au cas ou il avait oublié... pas sur que ça change grand chose et qu’il décide plus de la laisser tranquille mais bon.  
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MessageSujet: Re: Back to back and lover to lover. (ft. Pandora) Lun 24 Juin - 14:59


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Pauvre fou qu'il était. Il fantasmait sur une femme enceinte. Quel homme censé faisait-il ça ? Mais Voltaire n'était pas censé. Johann l'avait été mais usurper l'identité de votre meilleur ami pourrissant dans une tombe, ça vous change une personne. Si Voltaire n'avait pas été tué, si Johann n'avait pas du devenir une autre personne, Pandora n'aurait pas un homme complètement cinglé sur son palier. Non, elle aurait un homme calme, attentionné et fou amoureux d'elle. Johann n'aurait jamais osé lever la main sur elle, ni même l'utiliser comme Voltaire l'avait fait. Johann et Voltaire, la même personne ? Certes. Johann était Voltaire et Voltaire était Johann. Mais Johann avait été foncièrement différent de Voltaire avant de rencontrer Pandora. Il l'avait séduite pour mieux en tirer profit après. C'était horrible mais n'était-il pas horrible lui aussi ? Quoiqu'il en soit, l'enfermement l'avait changé. En bien ou en mal ? La question n'était même pas à poser. C'était un enfoiré de première et il s'assumait parfaitement. Enfin, c'est ce qu'il croyait. Car, devant le regard haineux de la brune, il ressentait presque du dégoût pour lui-même. Et il fallait qu'il se ressaisisse maintenant. Sans quoi il perdrait le contrôle de lui-même et Pandora devrait prier pour que le désir prenne le dessus sur la haine. Dans le cas contraire, il serait capable de la tuer à mains nues... Depuis le temps qu'il en rêvait. Oh bien sûr, s'il le faisait, son existence n'en serait que plus pitoyable mais cette femme... Cette femme le rendait tellement fou qu'il en avait l'envie de mourir. Complètement cinglé ce type. Mais Voltaire devait penser à Mina. Il devait penser à ses courbes délicieuses et son joli minois. A ses cheveux qui tombaient en cascade, à ses yeux couleur chocolat. Il devait penser à ses lèvres exquises, à son rire cristallin. Mais Mina n'était rien. Rien comparé à Pandora. L'esprit tout entier de Voltaire était occupé à chasser cette chose inavouable qui petit à petit naissait en lui. Ce fantasme malsain et obscène qui entravait sa pensée. Il essayait d'imaginer les femmes les plus dégoûtantes à regarder qu'il soit mais même cette pensée n'arrivait pas à le calmer. Il haïssait Pandora et l'effet qu'elle avait sur lui. Il la haïssait plus que n'importe qui. Puis sa main vint s'abattre sur la joue de Voltaire. « Mais darling... Tu as fait de moi une pute... Tu ne vas pas commencer à être jaloux...» Jaloux, lui ? Il crevait de jalousie. Elle lui appartenait, à lui et à personne d'autre. Personne n'était autorisé à la toucher, à l'embrasser ou à l'aimer. « Et tu es mignon j’allais pas attendre six ans... Surtout que je comptais sur le faite que tu crève en taule...» Il ne pouvait que se moquer d'elle, que laisser fleurir l'ombre d'un sourire qui se répercutait dans ses pupilles devant cette volonté manifeste de le blesser quand elle ne parvenait pas même à l'impressionner. Son sourcil s'arqua, et l'ébauche d'une moquerie se dessina sur ses lèvres alors qu'il plongeait sciemment dans ses yeux, la défiant de continuer. La haine flamboyait dans ses prunelles mais elle commençait à pondre dans ses propres pupilles à son égard, tandis que sa volonté de le faire partir commençait à le fatiguer. « Dommage, j'ai survécu. Et tu sais grâce à quoi ? Grâce à mon désir de te faire payer et de faire de ta vie un enfer en tuant chacun de tes proches. Chaque personne que tu as connu, que tu as aimé se verra offrir un allé simple pour le cimetière. » Et si elle le poussait dans ses derniers retranchements, il le ferait. « Qui a eu ce privilège ? Tu veux la liste entière darling ? Hommes... Femmes ? » Il planta les dents dans ses lèvres, inspirant profondément un oxygène destiné à apaiser cette ébullition qui l'écrouait. « C'est une plaisanterie... » siffla-t'il. Il aimait cette tension que leurs caractères si similaires faisaient naître, étincelles qui les perdaient, les plongeaient dans une tourmente à laquelle elle résistait par orgueil. Tout les opposait et elle n'avait jamais dissimulé son antipathie à son égard, pas plus que Voltaire ne lui avait caché qu'elle lui inspirait un désir qui avait compliqué leur retrouvailles. « Je ne te pensais pas... Visiblement tu t'es trompée de profession. Tu aurais dû faire prostituée. » fit-il amèrement. Voltaire était déjà assez répugné à l'idée qu'un autre homme que lui puisse la toucher, mais une femme ! «Bien reste. Moi je m’en vais.» Quoiqu'elle en dise, leur relation jouait sur le charme plus que sur la haine, sur cette rébellion incessante, cette volonté de dominer l'autre en toute circonstances. Et si Voltaire n'y arrivait pas par les mots, tout comme elle y parvenait, il la sentait lâcher les armes tandis qu'elle fuyait. En revanche, ses prunelles étaient un véritable trésor, tant la froideur abandonnée brillait par son absence, vaincue par un désir qui se reflétait dans les siennes. Mais il n'y cédait pas, déterminé à ne pas flancher le premier, à ne pas s'imposer. Enfin, c'est ce qu'il croyait déceler dans le regard de la brune. Et, pour éviter qu'elle ne le laisse seul, il l'attrapa par la taille pour la repousser quelques secondes après. Il serrait violemment les dents, mu par une détermination implacable et folle. Il n'était pas certain que cette même volonté l'ait animé avec une autre, alors que son désir pour elle était bien plus puissant que d'ordinaire. Il n'était pas plus certain qu'il réussirait à éviter de pencher la tête et de capturer sa bouche plus longtemps, alors qu'il tournait la tête légèrement, prêt à l'éloigner quelques secondes. « Qui accepterait de coucher dans un tel endroit. » avait-il dit. Cet appartement était misérable. Il pouvait lui donner beaucoup mieux, elle le savait. Le confort, le luxe, l'argent. Tout sauf l'amour. Ça, il n'en n'était pas capable. Tout du moins pas aujourd'hui. Et il y avait Mina, avec qui il était fiancé. C'était d'ailleurs bien compliqué de faire semblant de l'aimer alors qu'une autre femme hantait ses pensées. Mais Mina s'en fichait, Voltaire le savait. Seul son argent l'intéressait. « Ça tombe bien... je ne te le propose pas ! Maintenant dégage ! Tu n’as rien à faire ici.» Il l'attrapa par le poignet, l'obligeant à se coller à lui. « Et même si tu le proposais, qui te dis que j'accepterais ?» souffla-t'il au creux de son oreille avant de la repousser brutalement. «Ecoutes moi bien son of a bitch ! Je ne me souviendrais jamais trop de quel amant pitoyable tu faisais, et ce n’est pas le septième ciel que tu me faisais découvrir mais le trente sixième dessous. Alors ne t’avise plus de me parler de ça encore une fois, ou même du père de l’enfant. Ca ne te concerne en rien. Tu as perdu tout droit sur moi au moment ou tu as laissé l’un de tes enfoirés de client me toucher.» avait répliqué Pandora en lui sautant au cou. Cependant, pendant qu'elle cherchait à l'étrangler, un rictus se dessinait sur le visage de l'homme. Comme c'était amusant de voir dans quel état il la mettait. Elle le poussa contre le mur, tout comme il l'avait fait quelques minutes plus tôt. Son dos était endoloris mais voir Pandora trembler de rage lui suffisait pour se sentir mieux. « Tu ne disais pas ça avant, Pandora. Mets ta fierté de côté et avoue que tu meurs d'envie de recommencer. Quant à ce type, je n'ai rien à redire. Je ne voulais pas te faire endurer tout ça quand je t'ai épousé mais tu sais bien que mon amour pour l'argent était plus fort que l'amour que j'éprouvais pour toi. » Il ne lui avait jamais dit qu'il l'eut aimée un jour, c'était bien la première fois qu'il le faisait. «Fait ce que tu veux. Je me casse ! Je vais profiter ce qui me reste de mon anniversaire.» Son anniversaire, il avait faillit oublier. Il glissa une main dans sa poche et en sortit un petit écrin contenant un fin bracelet, puis lui tendit. « Si tu n'en veux pas,  je l'offrirais à Mina. »  
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MessageSujet: Re: Back to back and lover to lover. (ft. Pandora) Lun 24 Juin - 18:31


Pandora & Voltaire




Et dire qu’elle avait été amoureuse de ce type. C’était la seule pensée qui pouvait traverser son esprit à ce moment présent. Elle le regardait, droit dans les yeux, ses prunelles braquées avec détermination dans les siennes, reflétant une haine virulente à son égard, et voilà l’unique pensée qui traversait son esprit. Elle avait été amoureuse de lui. De manière totalement irrationnelle et incontrôlée, mais elle l’avait aimé. Elle ne s’en souvenait même pas. Elle supposait. Elle se souvenait d’avoir aimé Orion. Comme toute jeune adolescente baigné dans les romans romantiques peuvent aimer. Elle se souvenait de Voltaire qui était sortit tout droit d’un roman de Charlotte Brontë. Elle se souvenait de son mariage. De la tendresse qu’il avait eu à son égard, à l’égard de ses parents. Ses maudits parents. Et après c’était l’enfer. L’enfer avait détruit chacun de ses souvenirs heureux, des petits plaisirs qu’il avait pu lui procurer. Elle se souvenait du luxe dans lequel elle avait vécu avec un dégout certain. Elle n’avait jamais voulu de ce luxe. Enfin si, peut être. Mais elle n’en avait jamais eu besoin. Elle aurait vécu sans. La preuve, après Voltaire elle était tombée amoureuse d’Artémis et avait vécu deux dans la misère à faire de la fausse monnaie... Et elle gardait de ces deux ans un souvenir impérissable, bien que brisé par une absence insoutenable. De cette période de luxe et d’opulence elle n’en gardait qu’un goût amère et intolérable. Elle avait envie de vomir à la simple évocation de leur immense demeure, de leur vaisselle en cristal, de leur fauteuils Louis XIV. Elle en avait la nausée. Elle en était venue à se haïr d’être tombée dans le panneau, d’avoir pu un instant succomber au charme maudit d’un soit disant noble de bonne famille qui faisait d’elle une véritable princesse. Au final elle en avait payé le prix fort, mais c’était probablement un retour de karma pour avoir quitté un homme aussi adorable qu’Orion. Et dire qu’elle avait été amoureuse de ce type... Voltaire on s’entend... Pas Orion... Elle voulait vomir. On avait pas pu être plus conne. Elle regardait le déchet brillant qu’elle avait sous les yeux, et elle ne comprenait pas. Enfin vaguement... Mais elle avait tant voulu s’estimer plus forte que ça qu’elle était prête à se taper la tête contre les murs si ça lui assurait de ne plus jamais retomber entre ses bras.

Elle vu un sourire narquois se dessiner sur son visage alors qu’elle lui annonçait clairement qu’elle l’avait imaginer mourir. Evidement... Ce mec ne pouvait pas être touché par la haine qu’elle lui portait. Comment avait-elle pu imaginer une seconde que ça le toucherait... Il devait jubiler... Bander même de la voir le haïr autant et ne pas pouvoir s’en empêcher. Son regard moqueur et glaçant se plongea dans le sien la refroidissant immédiatement. Il n’avait pas encore ouvert la bouche que Pandora pressentait la menace et que son pouls c’était accéléré, que sa gorge c’était resserré autours d’un mince filait d’air qui glissait trop lentement depuis ses narines jusque dans ses poumons. « Dommage, j'ai survécu. Et tu sais grâce à quoi ? Grâce à mon désir de te faire payer et de faire de ta vie un enfer en tuant chacun de tes proches. Chaque personne que tu as connu, que tu as aimé se verra offrir un allé simple pour le cimetière. » La elle le reconnaissait bien. Ce qui n’était pas franchement rassurant quand on y pensait mais au moins c’était prévisible... Pandora déglutit péniblement et son regard vacilla sous le poids de celui de son ex-mari. Chacun de ses proches... Une liste de nom commençait à défiler devant ses yeux, et sa poitrine se souleva brusquement alors qu’elle laissait à nouveau l’air entrer après plusieurs seconde d'apnée. «Tu n’oserais pas...» Elle savait pourtant pertinemment qu’il oserait, et n’osait pas demander ce qu’il voudrait contre sa clémence envers ceux auxquels elle tenait plus que tout. Son esprit s’échappa un instant vers Camille. Camille qui devait jouer paisiblement dans l’appartement d’à coté. Camille qu’elle avait éloigné d’elle pour le protéger de Voltaire... S’il apprenait qu’il avait un fils... Elle serra la mâchoire et essaya de chasser cette information inopportune de son cerveau. Reprenant un semblant de confiance en elle elle attaqua néanmoins à nouveau en ce qui concernait ses anciennes conquêtes... « C'est une plaisanterie... » Une plaisanterie ? Pas vraiment non... Pandora avait depuis longtemps dépasser le coté Sainte Nitouche qui lui allait probablement pas si bien quand elle avait dix huit ans... Il faut dire que Voltaire s’était bien chargé de déchirer toute pudeur qu’il pouvait encore lui rester. «C’est une question ou une affirmation ? Parce que non ce n’est pas une plaisanterie... Enfin les hommes ça se compte sur les doigts d’une main...» et même moins. Trois c’était pas la mort en vingt neuf ans. En même temps c’était l’avantage de ressortir avec son ex... «En revanche les femmes...» Elle cherchait la merde... Ou a être honnête... A vrai dire si Voltaire voulait vraiment tuer quelqu’un de l’entourage de Pandora elle préférait encore que ça soit l’une de ses nombreuses ex-conquête dont elle se fichait complètement. C’est pour ça que les hommes avait été des amants, quand les femmes n’avaient été tout au plus des conquêtes de quelques nuits. Elle n’avait jamais eu de sentiment pour une fille. « Je ne te pensais pas... Visiblement tu t'es trompée de profession. Tu aurais dû faire prostituée. » C’était l’hôpital qui se foutait de la charité là ? Le mec était clairement un homme à pute, et il l’avait prostitué, et il osait la traiter de pute parce qu’elle avait eu des amantes... ? Elle ouvrit ses yeux comme des soucoupes, manquant d’éclater dans un rictus malsain. Elle se mordit la lèvre pour retenir son rire avant de dire de manière totalement décontracté.... «Interprète... Prostituée... Ce n’est qu’une histoire de langue...» fit-elle avec un grand sourire pour dissipé tout soupçon.. S’il voulait la blessé il allait falloir faire mieux que ça... Il lui avait déjà pris toute dignité , elle ne savait pas franchement ce qu’il pouvait dire pour empirer les choses... Ni faire... Mise à part s’en prendre à son entourage s’entend. Après cette discussion absolument fascinante elle voulu fuir le plus loin possible de son tortionnaire mais fut remise à sa place par des mains qui lui provoqua un frisson de dégout. Ou en tout cas c’est ce qu’elle préférait penser. Alors qu’il se permis de critiquer son lieu de vit... Qui avait tout de parfait à ces yeux, elle répondit sur la défensive, ce qui eut visiblement pour effet de vexer Voltaire qui s’empara de son poignet la faisant sursauter et déglutir. « Et même si tu le proposais, qui te dis que j'accepterais ?» Cette fois çi elle ne retint pas son rire. Il était sérieux... N’avait-elle pas compris ce qu’elle venait de dire ? Elle ne lui proposerait pas. Jamais... Elle se fichait bien qu’il accepte ou non... Et par ailleurs elle savait qu’il accepterait. Elle se prit la porte alors qu’il la repoussait ce qui eu pour effet de coincer son rire dans sa gorge. «Tu n’as pas compris Voltaire... Je ne coucherais jamais plus avec toi... Ni ici, ni ailleurs. Jamais. T’embête pas à réfléchir si tu accepterais ou pas ma proposition... Elle ne viendra pas...» Au moins là on ne pouvait être plus clair...

A peine avait-elle finit qu’il recommençait déjà, faisant littéralement sortir Pandora de ses gonds. Elle ne pu plus rien contrôler et se jeta à sa gorge oubliant un instant le plaisir que ça pourrait lui procurer. C’est quand elle vit son sourire infâme apparaître sur son visage que des larmes de rage vinrent cerner ses iris. Elle le haïssait. L’effet qu’il avait encore sur elle. L’impossibilité qu’elle avait de l’ignorer. « Tu ne disais pas ça avant, Pandora. Mets ta fierté de côté et avoue que tu meurs d'envie de recommencer. Quant à ce type, je n'ai rien à redire. Je ne voulais pas te faire endurer tout ça quand je t'ai épousé mais tu sais bien que mon amour pour l'argent était plus fort que l'amour que j'éprouvais pour toi. » Il se foutait de sa gueule ? Il s’attendait à ce qu’elle le croit ? Meurs d’envie de recommencer quoi ? Le mariage ? Jamais. Coucher avec lui ? Peut être... mais plutôt crever. Il n’était pas aussi irrésistible qu’il pouvait le penser. «Avant quand exactement ? Quand j’avais dix huit ans ? Parce que je peux t’assurer qu’à vingt trois je prenais chacune de tes approches comme des viols.» Ca c’était fait. Elle s’avait pertinemment la violence du mot qu’elle venait d’employer et son visage s’était durcit pour ne rien montrer que sa froideur immortelle. «Et me parle pas d’amour ! Pas pour moi. Parle de cupidité, de vanité. Pas d’amour. Je ne sais pas pourquoi c’est tombé sur moi plutôt qu’une autre... Mais me parle pas d’amour...» Elle tremblait de rage. Elle l’avait aimé. A en perdre la raison les premiers mois de son mariage ou l’enfer commençait. Elle le poussa un peu plus pour commencer à partir quand sa voix la retint encore. « Si tu n'en veux pas,  je l'offrirais à Mina. »   Dit-il en tendant un écrin ouvert dévoilant un bracelet magnifique. Elle se pinça la lèvre. Mina ? C’était quoi ? Son chien ? Elle attrapa l’écrin qu’elle referma vivement avant de le lui jeter à la figure avec une violence inouï. «Tu penses encore pouvoir m’acheter ? Enfoiré !» Ok elle n’était clairement pas la plus doué pour se contenir face à Voltaire... En même temps elle avait ces raisons... «Va le donner à ton chien tiens !! Et branle le de ma part aussi !» Lui cracha-t-elle avant de prendre les escalier pour le fuir. Aller le plus loin de lui. Elle en avait complètement oublié le restaurant avec Orion, son anniversaire et tout ce qui pouvait aller avec. Elle dévala l’escalier ratant la dernière marche à cause de son ventre qui ne lui permettait pas de toujours voir ses pieds et ses talons vertigineusement hauts qu’elle ne devrait plus porté depuis longtemps. Elle s’écroula au sol se tordant la cheville et laissa échapper une volé de juron en diverses langues avant de se rassoir dos au mur tenant sa cheville, les yeux bordés de larme. Son téléphone choisit ce moment pour sonner. Orion évidement. Putain le restaurant... Combien de retard avait-elle. Elle prit une profonde respiration et décrocha. «Oui chéri... Oui je suis désolé... Non je vais être en retard... Nan rien de grave... Je suis tombée sous la douche... Nan le bébé va bien... Je penses... Je me suis peut être tordu la cheville... Nan t’inquiète pas ça va... Je me débrouille... Oui... Moi aussi je t’aime...» Elle laissa tomber sa tête contre le mur derrière elle. Sous la douche... Qu’elle connerie...
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MessageSujet: Re: Back to back and lover to lover. (ft. Pandora) Lun 24 Juin - 22:45


Pandora & Voltaire



Si vous lui demandez s'il eut aimé Pandora un jour, Voltaire vous répondra probablement que oui. Il l'avait aimé autant qu'il l'avait pu. Autant qu'il était possible d'aimer une personne. De toute son existence, il avait aimé deux personnes en tout et pour tout. D'abord Voltaire - le véritable Voltaire -, son meilleur ami, son seul ami, son frère. Ce garçon courageux, intelligent, avec qui il bravait les dangers de la rue la nuit tombée. Avec qui il volait les friandises à l'épicerie du coin, avec qui il courait nu pour ensuite se jeter dans le lac en plein été. Avec qui il parlait des heures durant, avec qui il regardait en dessous des robes des filles. Avec qui il avait fumé pour la première fois, à qui il avait raconté sa première fois aussi. Avec qui il se sentait libre comme l'air, avec qui il pouvait être imparfait. Avec qui il pouvait jurer tant qu'il pouvait, avec qui il pouvait se moquer de son petit frère, se moquer de l'autorité. Le jour où il avait été tué, Johann pensait ne plus pouvoir aimer une autre personne après lui. Il était devenu le garçon solitaire à qui personne ne voulait adresser la parole, trop parfait pour que quiconque veuille l'approcher. Puis, au fur et à mesure, Johann avait disparu, laissant place à Voltaire. Voltaire, à qui la vie souriait, ce qui était presque risible sachant que le véritable Voltaire se retrouvait six pieds sous terre. Puis il y avait eu Pandora, aussi délicate et jolie qu'une fleur venant d'éclore. Il l'avait aimé à la première seconde qu'il l'avait vu et chaque soir, il répétait son nom dans un murmure, comme une prière, pour la revoir encore et encore. Qui l'eut cru ? Voltaire amoureux. Les autres filles n'étaient rien comparé à cette brune qui lui faisait tourner la tête. Maintes et maintes fois, il avait rêvé de la serrer contre lui, de lui murmurer des mots doux, de l'embrasser dans le cou. Puis il l'avait épousé après lui avoir promis monts et merveilles. Il avait changé, le masque était tombé. Son amour pour l'argent avait grandit. Voltaire devenait cupide et avare. Plus rien ne le préoccupait hormis l'argent. Il avait délaissé Pandora pour quelques billets. Il l'avait offerte pour quelques billets aussi. Et aujourd'hui, sur le pas de sa porte, il regrettait amèrement. Mais il n'en dirait rien. Par fierté peut-être. Alors il lui avait peut-être offert le luxe mais il l'avait vendu comme une vulgaire poupée à des hommes aux fantasmes inavoués. Oh, Pandora n'avait pas été la seule. Il y avait eu des dizaines et des dizaines de filles avant elle. Après aussi. Et Voltaire avait battit sa fortune grâce à ces pauvres filles sans aucuns scrupules. Pourquoi se tuer au travail alors que d'autres pouvaient le faire à sa place ? Voilà ce qu'il avait pensé. Puis la réalité l'avait rattrapé, Pandora s'était envolée et il s'était retrouvé derrière les barreaux trois années durant.

Et aujourd'hui, il l'avait retrouvée, plus belle que jamais. Plus froide, plus désirable. Et il crevait d'envie de l'embrasser, de se laisser submerger par le désir qu'il éprouvait. Chose qu'il ne pouvait pas faire. Il devait rester impassible au charme de Pandora, ne pas céder devant cette maudite brune. Et au plus les secondes passaient, au plus son délicieux parfum embrumait son cerveau, au plus Voltaire avait du mal à garder une certaine contenance. Il évitait d'être en contact avec la jeune femme. Il gardait une certaine distance entre elle et lui. Il n'osait la toucher de peur de la briser tant elle lui paraissait fragile et forte à la fois. De peur de vouloir l'embrasser. Elle n'avait aucune idée de quel effet elle produisait sur lui et ce malgré les regards qu'il lui lançait. Il ne voulait pas qu'elle le sache, il ne voulait pas qu'elle sache quelle emprise elle avait sur lui. Alors il arborait ce masque de salop finit et visiblement, cela fonctionnait plutôt bien. Tellement bien qu'il avait réussit à mettre Pandora hors de ses gonds. «Tu n’oserais pas...» Voltaire eut un sourire satisfait devant l'inquiétude de la jolie brune. Bien sûr qu'il allait oser. Il détruirait l'existence de quiconque avait osé la toucher ou même l'effleurer. Il briserait leur vie comme on brise une nuque. Il les écraserait un à un en prenant un malin plaisir à le faire. Tous les hommes, les femmes qui sont entrés dans la vie de miss de Brissac. De Brissac, quel nom ridicule. Pandora De Montorgueuil, un nom qui résonnait encore à ses oreilles, comme une mélodie, un murmure lointain qui lui arracha un mince sourire. Voilà qu'il devenait mélancolique. Il fallait qu'il se ressaisisse maintenant. « Tu doutes de moi Pandora ? Tout le monde. Amis, ex... » commenca t'il. « Et même enfants.» conclut Voltaire en observant le ventre arrondis de la brune. L'enfant, il n'y toucherait pas. C'était un simple avertissement, un avant-goût de ce qu'il pourrait faire. Mais ce que Voltaire voulait, c'était un adversaire à sa taille. Il avait besoin de nouveauté dans sa vie monotone. Mis à part Pandora, personne ne lui arrivait à la cheville. Voltaire, imbus de lui-même ? Certainement.

«C’est une question ou une affirmation ? Parce que non ce n’est pas une plaisanterie... Enfin les hommes ça se compte sur les doigts d’une main...» Cela devait-il le rassurer ? Le rendre jaloux ? L'inquiéter ? Ou peut-être le mettre hors de lui ? Voltaire serrait les dents, attendant la suite de cette phrase qui avait si mal débutée. «En revanche les femmes...» Un mur, il lui fallait un mur sur lequel s'appuyer, quelque chose qui lui permettrait de ne pas la frapper. Quelque chose sur laquelle il se défoulerait. De plus, l'imaginer avec une autre femme était terriblement excitant. Il sentait sa gorgea s’assécher, ses mains devenir moites. « A quoi joue-tu ? » fit-il dans un souffle sans même la regarder. Il ne tiendrait plus longtemps. Et cette chaleur insoutenable... de l'air ! «Interprète... Prostituée... Ce n’est qu’une histoire de langue...» Il arqua un sourcil devant cette réplique. Avait-il l'esprit tordu ou était-ce Pandora qui faisait des allusions quelques peu déplacées ? Il secoua la tête pour chasser toute pensée malsaine puis porta de nouveau son regard sur la silhouette parfaite de Pandora. « Et même si tu le proposais, qui te dis que j'accepterais ?» lui dit-il ensuite en l'attrapant brutalement par le poignet. «Tu n’as pas compris Voltaire... Je ne coucherais jamais plus avec toi... Ni ici, ni ailleurs. Jamais. T’embête pas à réfléchir si tu accepterais ou pas ma proposition... Elle ne viendra pas...» Balivernes, il n'en croyait pas un seul mot. Lui en mourrait d'envie alors pourquoi pas elle ? Elle n'avait pas pu tirer un trait sur leur histoire, sur les nuits passés ensemble. Même les draps s'en souvenaient. Non, ce n'était pas possible. Lui n'avait pas réussit. Pourquoi Pandora réussirait à l'oublier ? Pas une seconde ne se passait sans qu'il ne pense à elle, sans qu'il n'entende son rire. Par ailleurs, il ne savait pas s'il voulait se venger ou la récupérer. Ou les deux. Bien que cela soit impossible. Tandis qu'un rictus apparaissait sur son visage, des larmes de rage vinrent se loger aux coins des yeux de la brune. Le détestait-elle à ce point ? «Avant quand exactement ? Quand j’avais dix huit ans ? Parce que je peux t’assurer qu’à vingt trois je prenais chacune de tes approches comme des viols.» Voltaire eut un mouvement de recul devant la réplique blessante de la jeune femme. Il n'avait jamais vu cela de cette manière, il avait toujours trouvé que c'était une chose normale. « Tu ne sais pas ce que tu dis ! » hurla-t'il le visage déformé par la colère. Il était hors de lui. Comment osait-elle lui dire de telles choses ? Il lui avait tout offert et voilà comment elle le remerciait. Il avait toujours été très doux avec elle lors de leurs moments que l'on pourrait qualifier d'intimes. Il avait voulu la garder pour lui seul mais l'appât du gain avait été trop fort pour qu'il puisse y résister. Durant des mois il avait refusé que d'autres hommes ne la touche et ce, même ses plus fidèles clients. Mais il avait craqué. Et dieu savait à quel point il s'en voulait désormais. «Et me parle pas d’amour ! Pas pour moi. Parle de cupidité, de vanité. Pas d’amour. Je ne sais pas pourquoi c’est tombé sur moi plutôt qu’une autre... Mais me parle pas d’amour...» Pourquoi sur elle ? Il y avait tellement de raisons qu'il serait impossible de toutes les énumérer. « Tu étais magnifique, incroyablement brillante. Je me sentais minuscule à côté de toi Pandora. Et tu étais différente de toutes ces idiotes qui me couraient après. Tu savais tenir une conversation et ça me plaisais. Et ton rire me faisait rire alors que je pensais ne plus jamais le faire. Je t'ai tellement aimé que j'en suis devenu fou. » rétorqua-t'il fou de rage. Elle le tuait à petit feu et elle ne s'en doutait absolument pas. «Tu penses encore pouvoir m’acheter ? Enfoiré !» avait dit Pandora en lui jetant l'écrin en pleine figure. «Va le donner à ton chien tiens !! Et branle le de ma part aussi !» Mina, un chien ? Voltaire se mit à rire à gorge déployée. Il riait tellement qu'il ne remarqua même pas que Pandora s'était envolée. En le remarquant, il s'arrêta immédiatement de rire et se mit à dévaler les marches à toute vitesse. Il ne pouvait pas la laisser partir, pas cette fois. Puis il la vit au sol et son coeur rata un bond. Il restait là, ne sachant bouger. Puis la brune se releva tandis qu'il l'observait toujours. «Oui chéri... Oui je suis désolé... Non je vais être en retard... Nan rien de grave... Je suis tombée sous la douche... Nan le bébé va bien... Je penses... Je me suis peut être tordu la cheville... Nan t’inquiète pas ça va... Je me débrouille... Oui... Moi aussi je t’aime...» Son sang ne fit qu'un tour et Voltaire dévala le peu de marches qu'il restait avant d'attraper le portable de la jeune femme et l'envoyer à l'autre bout de la pièce. « Il sera le premier. Je le retrouverais et je le tuerais. Je peux te le jurer Pandora, je le tuerais de mes propres mains ! »
 
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MessageSujet: Re: Back to back and lover to lover. (ft. Pandora) Mar 25 Juin - 10:11


Pandora & Voltaire




Pandora refusait de se souvenir. Il était probable que si elle faisait un effort elle parviendrait à retrouver les bons moments. Mais à quoi bon ? De tous, Voltaire avait été sa plus grande faiblesse. Au coté d’Orion elle était une adolescente presque normale, un brin rêveuse, certes très amoureuse, mais qui posait ses choix avec une délicatesse épatante et une assurance grandissante. Orion ne brisait rien de toute sa magnificence. Avec Artémis, ils avaient formé un couple grandiloquent. Ils avaient été fusionnel et sensationnel. Elle s’était peut être plié à une vie pour lui, mais sans avoir le sentiment de faire aucun compromis, et rien de ce qu’elle n’avait pu faire pour lui n’avait été contraire à son rythme de penser. Elle avait gagné en force et en détermination, elle avait pris son indépendance dans les bras d’un garçon bien plus jeunes qu’elles, bien plus brisé, et fascinant. Elle l’avait tiré du gouffre se sauvant avec elle. Elle s’était reposée dans ses bras et avait su goûter à une douceur passionnel qui lui manquait tant. Voltaire... Voltaire c’était différent. Elle n’avait jamais eu le sentiment de rien lui apporter. Voltaire était légèrement plus vieux qu’elle, splendide et envahissant, il avait tout à la porter de ses mains et sans qu’elle le demande il avait fait d’elle la princesse qu’implorait son sang, il avait fait d’elle l’esclave qu’elle n’avait jamais voulu devenir. Si les premiers mois avaient été d’une douceur enivrante, si les contes et merveilles qu’il lui avait conté l’avait fait frémir, ce qui était venu après avait été encore pire. Et pourtant la haine avait mis si longtemps à l’envahir. Avant de se relever, de se battre, d’oser réagir pour elle même, pour se sauver, elle s’était d’abord écroulée, perdue dans un amour dévorant et bafoué plus que de raison. Elle avait hurlé tard le soir, de peur et de douleur. Elle l’avait aimé à en perdre la raison, à toujours lui donner raison. Captive elle lui avait tout donné, sa jeunesse, son intelligence, sa beauté, il avait tout pris, sans la regarder, il revenait seulement suffisamment souvent à elle, puissant et exquis lui redonnant l’espace de quelques instant tout ce qu’il lui avait pris, et plus encore. Elle se reperdait dans ses bras, oubliant tous les autres sous la force de ses baisers et de ses caresses. Et il l’abandonnait à sa douleur, la rejetait dans la cage au lion. Elle avait finit par se réveiller en sueur de se terrifiant cauchemar et par sauver la face. Mais elle ne voulait plus se souvenir. Se souvenir c’était lui permettre de revenir. Et elle n’était plus la même. Elle avait laissé Iseult au placard depuis très longtemps. Et si avec Orion elle recouvrait un peu de cette part amoureuse qui l’avait tant déçu, elle savait qu’elle était sauve avec un mec comme lui. Jamais elle ne pourrait, voulait refaire confiance à Voltaire. Il était fou. Et pas fou d’elle.

« Tu doutes de moi Pandora ? Tout le monde. Amis, ex... » Sa respiration se ralentissait au fur et à mesure, Pandora était suspendu à chacun des mots qu’il pouvait dire, comme si sa vie en dépendait. Non elle ne doutait pas de lui. Pas sur ça en tout cas. Elle avait beaucoup de raison de douter de lui sur tout le reste, mais sur sa capacité à la faire souffrir, à assassiner tout ceux qui comptait pour elle, elle savait qu’il n’hésiterait pas. « Et même enfants.» Son coeur lui échappa brutalement, l’air se coinça dans sa gorge, ses yeux tendirent à sortir de leur orbite, tandis qu’elle fit un pas en arrière, portant la main à son ventre, manquant de perdre l’équilibre sous le vertige qui lui pris. Son regard perdit de sa force et de sa détermination, et se mirent à vacillé sous les larmes de supplication. Elle savait qu’elle lui donnait la victoire, mais elle ne pouvait pas risquer de perdre quelqu’un. Elle réfléchirait ensuite à comment se sortir de cette affaire, elle avait bien réussit une fois. Il ferait d’autres erreurs... Elle espérait que lorsqu’il en venait à elle, il en ferait toujours. «Qu’est ce que tu veux de moi ?» finit-elle par lâcher la voix faiblarde qui s’étranglait au niveau de sa gorge. Qu’il demande son prix, elle le lui donnerait. Si Voltaire promettait de tous les laisser tranquille, elle lui donnerait tout. Mais il n’aurait jamais rien. Il ne pourrait jamais l’avoir tant qu’il la gardait par des menaces... Il devait s’en douter.

Alors qu’il s’attaquait à savoir parmi ses ex combien il devrait en tuer, elle se foutait littéralement de sa gueule. Enfin il n’avait jamais demandé combien, il avait juste voulu savoir le nom du père de l’enfant. Mais plus qu’aucun autre, Pandora protégerait Orion de Voltaire. Orion qui s’était déjà fait brisé sa vie par l’arrivée inopportune du de Montorgueil, elle ne permettrait pas que ça lui arrive une deuxième fois. Alors elle avait broder, et voyait avec un malin plaisir l’effet que ça lui faisait. Il y a cinq ans elle n’aurait pas compris. Elle n’aurait pas saisit pourquoi il réagissait de manière si étrange. Maintenant elle commençait à avoir l’habitude de ses jeux malsains, de la chasses. Voltaire la voulait. Il était si prévisible. Il la voulait puisqu’il ne l’avait plus. Et elle lisait dans ses yeux que chacun de ses mots empirait l’affaire. Pensait-il qu’il avait encore affaire à la prude - pas vierge pour autant- de dix huit ans amoureuse de l’amour lui même. « A quoi joue-tu ? » Elle en oublia les menaces, le voir voir dans un si pitoyable état était encore bien plus puissant que tout le plaisir qu’il avait pu lui donner à l’époque. Elle s’approcha de lui, glissant sa main sous son menton pour l’obliger à relever la tête vers elle, elle planta son regard brillant d’une nouvelle assurance. «Ce n’est pas évident ? Je te fais crever de désir...» Son sourire était probablement à son apogée alors qu’elle pouvait encore faire monter la température. Elle s’arrêterait là cependant, sachant que Voltaire n’était pas Ivy, et qu’elle ne voulait pas risquer d’avoir un Voltaire se jetant sur elle, ni un Voltaire psychopathe désirant tuer tout le monde.

« Tu ne sais pas ce que tu dis ! » Lâcha-t-il fou de colère alors qu’elle venait de l’accuser de viol. Bien sûr il ne l’avait jamais violée. Pas réellement. Elle était sa femme, et autant elle redoutait chaque jour avec lui, chaque seconde ou il pouvait l’envoyer vers ses clients, autant elle était incapable de lui résister, et sitôt qu’il avait commencé à s’emparer d’elle, elle en redemandait, stupidement, pour se haïr ensuite de ne pas avoir su lui résister. Il l’avait sali de ses caresses, du désir coupable qu’il lui avait procuré. «Je ne sais pas ce que je dis ?» hurla-t-elle, dérangeant passablement tout l’immeuble... Ce qui n’était pas malin... Si elle ne baissait pas d’un ton, elle allait clairement laver son linge sale sur la place public, et bientôt tout Yellowsky serait au courant que l’ex-mari de Pandora était de retour... Avec tous les détails en prime. «Tu me dégoutais Voltaire ! Chaque nuit que tu m’obligeais à passer avec eux était mille fois pire qu’un viol ! Et je me haïssais de ne pas savoir te résister par la suite. Ce n’est pas parce que tu me faisais atteindre un orgasme malsain et coupable que ça ne me dégoutait pas !» Si elle avait fait en sorte de ne pas hurler... Dieu merci pour les voisins, elle tremblait de colère, recevant au fur et à mesure des flash de chacun des gestes qui avaient été posé sur elle en cinq ans. Cinq ans d’horreur. « Tu étais magnifique, incroyablement brillante. Je me sentais minuscule à côté de toi Pandora. Et tu étais différente de toutes ces idiotes qui me couraient après. Tu savais tenir une conversation et ça me plaisais. Et ton rire me faisait rire alors que je pensais ne plus jamais le faire. Je t'ai tellement aimé que j'en suis devenu fou. » Pandora fut brutalement stoppé dans sa rage. Alors qu’elle lui tournait le dos pour s’enfuir, elle se retourna vers lui, plantant son regard vibrant dans le sien, complètement fou et rageur. Son coeur se mit à enfler dans sa poitrine à lui faire mal. Il prenait soudainement trop de place, battait trop vite, trop fort, le sang devait à tout prix cesser d’affluer, sinon son coeur, sa tête allait exploser dans le couloir. Pourquoi lui disait-il ça maintenant ? Tout ces mots qu’il ne lui avait jamais dit. Ils avaient été marié, et Pandora ne se souvenait pas d’avoir eu le droit à un je t’aime. Enfin peut être les premiers mois, au moment du mariage... Mais elle avait rapidement douté qu’il ait pu l’aimer un jour... Elle devait partir. Oublier, ce qu’il venait de dire, fermer les yeux, et éradiquer toute pensée lumineuse pouvait provenir de se couple de malheur. Il n’avait pas le droit de revenir six ans après et de lui déclaré un amour violent qu’il avait toujours bafoué. Elle avait le coeur au bord des yeux, dans le creux des lèvres. Elle ferma brutalement ses paupières, ravalant son passé en même temps que la salive qui l’étranglait. Elle prit une profonde inspiration essayant de calmer son rythme cardiaque et de parler le plus distinctement possible. «Et je t’aimais à en perdre la raison. J’étais à toi. A toi Voltaire. Tu m’as tué. On ne fait pas autant de mal aux gens qu’on aime. Jamais je ne pourrais te pardonner.» Il fallait que ça soit dit. Qu’il le sache. Il n’y a rien qu’il pouvait faire, ou dire, pour qu’elle puisse le pardonner. Elle avait déjà du mal à pardonner Artémis de l’avoir abandonné sans un mot... Et encore il ne l’avait jamais bafoué comme Voltaire avait pu le faire. Jamais elle ne lui pardonnerait.

Il osa lui faire un cadeau, qui n’était probablement pas destiner à elle et qui traînait dans sa poche, lui rappelant le luxe dans lequel il l’assommait pour qu’elle ne se rebelle pas. Elle explosa. Il était toujours le même con imbus de lui même perdu dans son satané fric dont elle ne voulait pas. Elle était une putain d’aristo désargenté qui se fichait éperdument de l’argent et n’était clairement pas une putain que l’on pouvait acheter. Elle s’énerva et lui jeta à la gueule son présent avant de dévaler l’escalier tombant sur les dernières marchent, et étant à deux doigts de pleurer. Pourquoi était-il revenu ? Pourquoi aujourd’hui ? Elle avait eu une vie absolument parfaite et voilà que tout s’écroulait à nouveau. Orion l’appela et elle n’eut pas le courage de lui dire... Elle était partagée entre l’envie de ne pas le voir et rentrer dans son appartement, s’effondrer et pleurer jusqu’à ce que plus aucune larme ne puisse sortir de ses paupières, ou le voir, se blottir dans ses bras, la tête au creux de son coup et se laisser endormir et décompresser avec son odeur et sa présence. Mais il se rendrait compte que quelque chose n’allait pas, et elle n’avait pas le courage de lui dire que Voltaire était là... Elle n’avait jamais eu le courage de lui dire toute la vérité, et ne savait pas si elle pouvait lui en parler... Elle finit par lui mentir au sujet de sa cheville et lui dit qu’elle finirait par arriver. Elle raccrocha et laissa sa tête tomber contre le mur jusqu’à ce que Voltaire surgissent dans son champ de vision et lui arracha son portable avant de le briser de toutes ses forces contre le mur d’en face. Elle sursauta au bruit fracassant et sourd. Et laissa les larmes lui monter aux yeux. Elle allait exploser. « Il sera le premier. Je le retrouverais et je le tuerais. Je peux te le jurer Pandora, je le tuerais de mes propres mains ! » Un flot d’image d’elle et d’Orion affluèrent dans son cerveau, les dernières images de son échographie. Elle eut un hoquet de terreur et de douleur. Elle se releva péniblement, tremblante sur sa cheville douloureuse qui ne tenait plus sur ses douze centimètres de talon. Elle ne faisait pas attention à ses yeux trempé de larme. Sa voix s’étranglait dans sa gorge, laissant sortir des sons aussi faibles qu’un murmure. «Pas lui Voltaire. Pas lui s’il te plait. Il va être père. Je... pas lui.» Elle se rendait compte à quel point elle était pitoyable et à quel point il ne l’écouterait pas. Elle s’accrocha à lui pour permettre de tenir sur sa cheville vacillante. Elle ferma les yeux et essuya les larmes de son visage. «Si tu le tue je trouverais ce qu’il y a de plus cher à tes yeux et je te l’arracherais. Peut importe ce que c’est.» C’était une promesse. «Je te traînerais en justice, je te détruirais Voltaire.» Après ce qu’il venait de dire plus tôt une idée affreuse lui traversa l’esprit. Il y avait une infime chance qu’elle soit ce qu’il avait de plus cher à ses yeux... D’une manière horriblement tordue et malsaine.... Mais là tout de même. «Tu le tue. Je me tue. Iseult souvient toi.» Elle n’en revenait pas de dire ça. Elle qui avait haït sa mère de lui donner un nom aussi stupide et niant niant. Elle qui avait toujours dit que c’était con de se tuer par amour. Voilà qu’elle lui promettait exactement ça juste pour le sauver.  
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MessageSujet: Re: Back to back and lover to lover. (ft. Pandora) Mar 25 Juin - 17:49


Pandora & Voltaire



   Voltaire avait parfois l'impression d'avoir neuf vies, c'était épuisant et souvent très décevant mais dans chacune de ses expériences un élément restait inchangé : Pandora. Ils avaient appris à se connaitre pour finalement ne plus se quitter et c'était de loin la plus longue, la plus douloureuse et la plus sincère relation qu'il n'avait jamais eu. Ils n’étaient pas toujours d’accord, en fait ils n’étaient jamais d’accord sur rien, ils se bagarraient tout le temps et ils se testaient mutuellement mais en dépit de leurs différences ils avaient une chose très importante en commun: ils étaient fous l’un de l’autre.  Quoique Voltaire était plus fou d'elle, qu'elle folle de lui. Il était bien plus direct et démonstratif qu'elle, mais ça ne voulait pas dire qu'elle l'avait moins aimé n'est-ce pas ? Quand il fit la connaissance de Pandora, il n'y avait autour d'elle que d'horribles souvenirs et elle avait tendance à croire que si son histoire lui était cousue aux chaussures comme l'ombre de Peter Pan, ça ne voulait pas dire qu'elle ne pouvait pas lui tourner le dos une bonne fois pour toute et sans jamais plus se retourner.
Il était devenu un homme remarquable, avec ses défauts sans aucun doutes.. Il n'était plus un lycéen en mal d'amour-propre, il appartenait désormais au monde cruel des adultes et ici il valait mieux être accompagné que seul. Cependant Voltaire avait eu bien trop de fierté pour lui avouer de vive voix qu’il était incapable de vivre à des milliers de kilomètres d’elle. Cette fille, elle lui maintenait la tête sur les épaules. Simplement, il avait besoin d’elle dans son quotidien, dans sa vie de tous les jours, car elle en était une pièce essentielle. Une de celle qu’on cherche à conserver à tout prix.  Mais aujourd'hui, le rôle qu’il jouait actuellement n’avait rien de glorieux. Il avait l’impression de n’être plus qu’une pâle copie de lui-même. Distant avec sa fiancée, maniant le mensonge presque avec aisance, il semblait avoir laissé la personne droite et honnête qu’il était auparavant avant de devenir Voltaire de l'autre côté de la Manche. Un tel constat était regrettable. Comment pouvait-on changer de la sorte, au point de ne pas se reconnaître en observant son reflet dans le miroir ? C'était une question que Voltaire se posait régulièrement ces derniers temps et à l’heure actuelle, il n’avait pas encore réussit à y trouver une réponse satisfaisante. Soit, il finirait bien par la trouver. Mais là, tout de suite, il s'en fichait bien. La seule chose qui importait était le fait qu'il ait retrouvé Pandora, qu'il l'avait devant ses propres yeux et qu'il pouvait la contempler autant de temps qu'elle resterait sur le pas de sa porte.

Il était fou d'elle, personne ne pouvait le nier. Alors il lui avait peut-être pris cinq années de sa vie, sa jeunesse et encore bien d'autre chose mais elle, elle lui avait pris sa raison et trois années de sa vie en prime. Il l'avait contemplé à s'en brûler les yeux, il l'avait couverte de baisers tant qu'il avait pu, lui avait offert ce que n'importe quelle autre femme pouvait à peine espérer avoir. Il avait essayé de la garder près de lui, de l'éloigner le plus possible de ses petites affaires pour que jamais un autre homme ne la touche. Elle lui avait appartenu durant quelques mois, tout au plus. Puis Voltaire avait cédé et aujourd'hui, elle le haïssait. Mais s'il été revenu, c'était certes au début, pour se venger mais alors qu'elle était plus désirable que jamais, il voulait la récupérer. Il voulait se rattraper, se faire pardonner pour toutes ses atrocités. Il voulait de nouveau l'embrasser, l'aimer comme un fou. Le père de l'enfant qu'elle portait pouvait bien être à ses yeux, l'homme le plus merveilleux au monde, jamais il ne pourrait l'aimer autant que Voltaire le faisait. Jamais il ne pourrait lui offrir ne serait-ce que le quart de ce que Voltaire pouvait lui offrir. Mais une chose était certaine, jamais ô grand jamais cet homme ne pourrait la faire souffrir autant que Voltaire l'avait fait. Et c'était justement cela qui faisait pencher la balance en sa défaveur. «Qu’est ce que tu veux de moi ?» Il voulait tellement de chose, par où commencer ? Mais c'était trop facile d'accepter un tel marché et bien qu'il soit particulièrement tentant, il n'allait pas accepter aussi facilement.  « Je te veux toi toute entière, Pandora...» fit-il en se rapprochant dangereusement du visage de la brune. « ...mais seulement quand je les aurais tous tués. » conclut Voltaire, un sourire victorieux sur les lèvres.

Son effluve lui chatouillait les narines, pénétrant son système sanguin et son cerveau brumeux. Il avait une furieuse envie de l'allonger et de laisser parler cet instinct qui lui sommait de le laisser agir, mais Voltaire n'était que trop fier pour la traîner sans qu'elle ne donne son consentement. Et le jeu, bien qu'ardu à mener pour ses sens, était d'un plaisant presque addictif.  Ses iris luisaient d'un feu soutenu, et briser ses défenses d'un baiser serait facile.  Ainsi, il enfonçait ses dents dans sa langue, effleuré par l'idée que son désir puisse être également cette faiblesse qu'il déplorait. Il noyait ses pensées, tuait sa personnalité, assassinait sa volonté. Il était rare que Voltaire n'obtienne pas ce qu'il désirait d'une femme, et il n'avait jamais attendu pour épancher un désir qui ne l'avait jamais fait souffrir à ce point. Brûlure, cendres soufflées, attisées. Il se consumait sous les yeux de Pandora, retenu par la seule fierté qui pulsait dans son cœur battant. Il se tendit brusquement en sentant ses doigts l'effleurer, avant que ces derniers ne se perdent dans ses cheveux bruns, avec lesquels elle jouait sous le regard chaviré de Voltaire. Il retint son souffle quelques secondes, avant qu'elle ne souffle de sa voix sensuelle et grave, quelques mots qui l'achevèrent. «Ce n’est pas évident ? Je te fais crever de désir...» Il retint une frustration qui s'étalait dans son regard, tandis que son cœur battait et malmenait ses côtes, et il n'était pas certain de garder ce contrôle éphémère bien longtemps, dans ce couloir où la chaleur ne cessait de croître. Voltaire soufflait sur son front, cherchant un minimum d'oxygène qui lui faisait également défaut. Le peu de lumière qui effleurait chaque parcelle de la peau de Pandora n'arrangeait pas son cas. Tandis qu'elle continuait ce petit jeu malsain, l'une de ses bretelles tomba, libérant la courbe nacrée de son épaule, dévoilant la naissance de son sein encore invisible. Voltaire avala difficilement sa salive, complètement décontenancé par ses réactions violentes qu'il n'avait pour habitude de ressentir à cette échelle. Il pressa sa paume dans le dos de la brune, contre sa peau chaude. Il eut la sensation d'être traversé d'ondes volcaniques, tandis que il la rapprochait de son corps.  « Tu me rends dingue et tu en joues. Si tu continues je... » Il allait faire quoi ? Lui faire payer ? Sottises, il serait incapable de bouger tant il était subjugué par sa beauté. «Je ne sais pas ce que je dis ?» avait-elle hurlé. «Tu me dégoutais Voltaire ! Chaque nuit que tu m’obligeais à passer avec eux était mille fois pire qu’un viol ! Et je me haïssais de ne pas savoir te résister par la suite. Ce n’est pas parce que tu me faisais atteindre un orgasme malsain et coupable que ça ne me dégoutait pas !» Une fois encore, il eut un mouvement de recul devant l'horreur des paroles de la brune. Il n'avait jamais vu les choses de cette manière. D'ailleurs il n'avait jamais voulu les voir. D'une part parce qu'il savait pertinemment que Pandora souffrait, pendant qu'il discutait tranquillement du prix fixé pour une nuit avec elle avec ses clients, autour d'un grand crû ou un verre de bourbon. Alors si à l'époque il provoquait chez elle une certaine aversion, à cet instant précis, il ressentait la même chose pour lui-même. « Et tu crois que je ne me dégoûte pas moi-même ? Je ne me regarde même plus dans un miroir depuis que je suis sortit de taule ! Quand j'y repense, j'ai envie d'étriper chaque type qui t'as touché ! » Il était fou de colère, tellement  fou qu'il donna un coup dans le mur d'en face, réveillant au passage tout l'immeuble. «Et je t’aimais à en perdre la raison. J’étais à toi. A toi Voltaire. Tu m’as tué. On ne fait pas autant de mal aux gens qu’on aime. Jamais je ne pourrais te pardonner.»  Il bouillonnait intérieurement. Son cœur battait à tout rompre, les informations n'arrivaient plus à son cerveau et sa main le faisait atrocement souffrir. Mais pas autant que Pandora le faisait. Il était pitoyable. « Je t'interdis de dire ça ! C'est toi qui m'a assassiné. Je suis vide à l'intérieur ! Avant toi je ne ressentais rien, après toi je ne ressentais plus rien non plus. A croire que c'est celui qui fera le plus de mal à l'autre qui gagnera. Mais je peux te jurer que je gagnerais cette fois. »   Puis il avait menacé le père de l'enfant qu'elle portait, et il n'avait pas mâché ses mots. Mais devant le regard implorant de Pandora, le peu de cœur qui lui restait se brisait petit à petit. «Pas lui Voltaire. Pas lui s’il te plait. Il va être père. Je... pas lui.» Il ne l'avait jamais vu dans un tel état et voir à quel point elle tenait à cet homme n'avait pas pour effet de le calmer. Bien au contraire. Au plus elle le défendrait, au plus Voltaire prendrait un malin plaisir à le briser. «Si tu le tue je trouverais ce qu’il y a de plus cher à tes yeux et je te l’arracherais. Peut importe ce que c’est.» Bien, qu'elle se tue. Ça n'aurait pour effet de rendre la situation encore plus mélodramatique. Était-ce Shakespeare qui dictait sa vie ? Voltaire reconnaissait bien son goût pour les fins tragiques, le gueux. «Je te traînerais en justice, je te détruirais Voltaire.» Déjà fait. «Tu le tue. Je me tue. Iseult souvient toi.» Soit, il le tuerait, elle se tuerait et Voltaire se tuerait aussi. Quel programme ! « Permet-moi de te reprendre chérie. Je le tuerais et si je ne peux pas t'avoir, je te tuerais aussi. Oh et puis je me tuerais aussi. Et un type écrira peut-être une tragédie en s'inspirant de nous
 
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MessageSujet: Re: Back to back and lover to lover. (ft. Pandora) Mer 26 Juin - 21:00


Pandora & Voltaire



   En observant Voltaire, Pandora se rendit compte qu’elle ne le connaissait absolument pas. L’homme qui se tenait devant elle était un mystère parfait, un code indéchiffrable, une langue ancienne sans traduction. Elle avait beau avoir vécu cinq ans avec lui, faire partit de son quotidien, de ses draps, de ses meubles au passage aussi, elle n’avait rien appris, rien retenu. Et peut être que c’était faute d’avoir essayé. Peut être qu’à l’époque elle n’avait pas fait tout ce qui était en son pouvoir pour le récupérer, pour se battre, pour se défendre. Elle avait été la victime consentante d’un monstre qui avait un jour dit l’aimé, et qui ne lui avait plus jamais montré. Elle s’était laissé détruire par l’homme qui devait être l’homme de sa vie. Pour qu’elle raison ? Parce que c’est ce qu’elle avait appris du mariage. Parce que la femme, aussi intelligente soit-elle, avait toujours le dessous face à l’homme, parce qu’il avait toujours le dernier mot. Mais bon elle haïssait déjà suffisamment ses parents comme ça pour ne pas en rajouter une couche... Ou justement elle pouvait sans aucun problème en rajouter une couche. Ainsi tout le monde avait tord, et elle restait la perfection incarnée qui n’avait fait qu’une seule erreur dans toute sa vie. A savoir quitter Orion. Erreur qu’elle ne recommencerait pas deux fois. Mais ce n’était la question du jour. Pas même le sujet du jour. Le problème c’était Voltaire. Voltaire et son cerveau trop torturé pour qu’elle puisse le comprendre en un claquement de doigt, pour qu’elle puisse réagir à la perfection à chacune de ses remarques. Elle avait beau être une garce infaillible détruisant ses victimes par la connaissance qu’elle pouvait avoir de chacun de leurs faits et geste, mais face à Voltaire elle se sentait démunie et soumise. Et c’était insupportable. Il était un fantôme brillant et éclatant qu’elle ne parvenait pas à le toucher, alors qu’il pouvait la poignarder sans trop de peine. C’était intolérable et inimaginable. Elle ne pouvait avoir trouver plus fort qu’elle. Elle ne pouvait se laisser briser une deuxième fois. « Je te veux toi toute entière, Pandora...» Son visage était à quelques centimètres d’elle, et son souffle balayait son visage alors qu’elle ne pouvait plus respirer. Il plaisantait ? Il la voulait ? Elle ? Tout entière ? Maintenant ? Décidément il y avait quelque chose à propose de cet homme qu’elle n’avait réellement jamais compris... A commencé par le début. Peut être le plus important. Que peut importe la manière dont Voltaire avait pu agir, il était imperturbablement amoureux d’elle. Celle nouvelle fracassante, qui arrivait bien trop tard pour que Pandora ait envie de sauver ce qui restait de leur couple - un vieux tas de cendre pourris décimé aux quatre vents. Elle le regarda choquée et perplexe, incapable de bouger ne serait-ce que d’un centimètre sans se retrouver sur ses lèvres. « ...mais seulement quand je les aurais tous tués. » Il se recula vainqueur, alors que Pandora avait le sentiment de se prendre une armoire en bois massif sur la tronche. Qu’est ce qui déconnait chez lui ? Qu’elle famille avait-il bien avoir pour assimiler l’amour aux meurtres ? Il n’avait pourtant jamais eu de problème de mot et de définition. Voltaire était terriblement érudit, et s’en était d’ailleurs diablement excitant. Alors quel câblage avait été foiré à la naissance pour qu’il puisse faire ce genre de raccourcis terrifiant ? Elle profita du faite qu’il s’était éloigné d’elle pour respirer normalement et essayer de repousser la peur au tréfonds d’elle. Si elle ne voulait pas être la même victime qu’il y a plus de six ans, il fallait qu’elle agisse différemment. Il fallait que Pandora se batte pour elle même, plutôt qu’Iseult pleure sur ses blessures une fois la nuit tombée. Iseult était morte il y a un bon paquet de temps, et il était hors de question que Voltaire la déterre des décombres. Elle gonfla ses poumons, remontant sa poitrine. Elle ferma son visage, et adopta ses gestes aussi hautain que sensuel. «J’ai été mariée à homme beaucoup plus intelligent que ça autrefois...» Elle ne savait pas si lui rentrer dedans et l’énerver était la meilleure démarche à suivre, mais elle partait du postulat qu’il ne lui ferait pas du mal directement, et que dans la mesure ou il voulait déjà tuer tout son entourage elle ne pourrait pas tomber plus bas. «Sans eux je ne serais jamais entière ! Tu me veux dans l’absolue, mais tu veux éradiquer mon passé, assassiner mon présent, tuer dans l’oeuf mon futur !» On entrait dans de la grande philosophie mais elle n’avait pas tord, si elle avait longtemps essayer de sortir tout le monde de sa vie, le fait-elle qu’elle était Iseult-Marie Pandora de Brissac, ex- de Montorgueil, ex-fiancé Palecolm, peut être un jour futur Marsters et j’en passais des vertes et des pas mures. Il ne pouvait pas la vouloir entière et ne prendre que la moitié. «Sinon tu peux aussi directement passé à l’étape ou tu me fais empailler... Ca fera le même effet ! Et puis tu te repasseras en boucle toutes les phrases que j’ai pu te dire et que ton cerveau de psychopathe à enregistré.» Là elle priait pour ne pas lui donner des idées... Mais elle était plutôt prête à parier qu’il voulait un corps chaud, et une chair ferme. Elle supposait qu’il aimait son parlé franc, intelligent et ravageur... Enfin sinon il ne se serait pas ennuyée avec elle autant de temps.

Elle ne tarda pas à avoir l’assurance que si elle pouvait l’agacer souvent, elle n’avait que quelques phrases à dire pour le faire grimper mentalement aux rideaux... Il y avait longtemps qu’elle n’avait pas jouer à ce point là avec les désirs d’autrui... Il fallait dire qu’en étant en couple, si elle venait séduire Orion s’était généralement pour arriver à quelque chose de bien précis, et surement pas pour pour le laisser dépérir une fois qu’elle était sûr qu’il était chauffé à bloc. Alors que là elle n’avait clairement aucun désir de se laisser toucher par Voltaire. Il avait beau lui réimplanté petit à petit les souvenirs cuisants de leurs nuits, ranimant des fantasmes coupables. La douleur qu’il lui avait infligé, et l’étroite liaison qu’il y avait entre ses nuits avec Voltaire et sa prostitution lui coupait aisément toute envie. S’étant rapproché presque à outrance de Voltaire et baissant une épaule, elle ne prévu pas la bretelle qui s’échappait sur sa peau soigneuse, mais n’imagina pas une seconde la relever lorsqu’elle vit le regard débordant de désir de Voltaire. Elle le rendait malade, et elle se sentait capable de jouir de cette seule vision. « Tu me rends dingue et tu en joues. Si tu continues je... » Ca pour en jouer, elle en jouait... Mais il voulait découvrir la Pandora 2.0 oui ou non ? Il allait d’ailleurs devoir être un peu plus fort que ça s’il voulait continuer le voyage. Elle sourit descendant un doigt le long de son cou, et continuant son chemin contre son torse dans le creux de sa chemise qu’il avait ouverte pour pouvoir respirer. Elle serra cependant la mâchoire en sentant sa main bouillante s’étaler dans son dos. Elle était incapable de dire si ce contact l’excitait ou la dégoutait mais à bien y réfléchir elle opta pour la deuxième solution, tant pis si c’était la première. «Si je continue tu... ?» repris-t-elle d’une voie affreusement sensuelle, le sourire vicieux sur les lèvres, et le regard brillant.

Et le moment aurait pu durer longtemps, faisant grimper la chaleur du couloir seconde après seconde, oubliant même que le couloir était un couloir et que tout le monde, à tout instant pouvait les surprendre. Mais Voltaire osa rentrer dans des détails horribles, et stupides qui indiqua un instant que soit il ne s’en voulait pas du tout pour ce qu’il avait fait... Soit il était suffisamment stupide pour penser qu’elle voudrait bien lui pardonner... Soit... Elle ne savait pas. Elle n’arrivait pas à le comprendre. Elle explosa de colère, oubliant littéralement que son but était de le tuer de désir et de le rendre malade d’elle. Elle le vit reculer pour s’empaffrer à nouveau contre le mur devant sa rage glorieuse et vengeresse. Elle ne lui épargnait aucun mot. Et parlait de manière si crue qu’elle en ferait trembler tout ses voisins s’ils osaient tendre l’oreille. Et tu crois que je ne me dégoûte pas moi-même ? Je ne me regarde même plus dans un miroir depuis que je suis sortit de taule ! Quand j'y repense, j'ai envie d'étriper chaque type qui t'as touché ! » Sa colère lié à son poing qui s’écrase dans le mur provoqua un sursaut chez Pandora, qui n’éprouvait pourtant rien face à ce qu’il venait de dire. Il regrettait. Il se dégoutait. Bien. Mais ça ne suffisait pas visiblement. Si vraiment il avait honte. Si vraiment il se haïssait à ce point là, il ne serait pas ici devant elle. Il n’oserait pas menacer chacune des personnes qui avaient aidé, d’une manière ou d’une autre, Pandora à se relever après Voltaire. ll la laisserait tranquille et ne ferait plus jamais aucune apparition dans sa vie. «Tu n’as pas besoin de miroir pour savoir que tu es pitoyable Voltaire !» C’était sortit tout seul. Mais son état psychologique déraillant la désolait. Pour peu elle préférait encore le psychopathe. Au moins lui avait une paire de couille... Quoique vouloir étriper tout ceux qu’il avait poussé entre les cuisses de Pandora rejoignait bien son coté psychopathe. «Quand à ses types.. Je t’en pris... Fait toi plaisir. Il faut que je te fasses la liste ou tu t’en souviens suffisamment comme ça ?» Après tout si vraiment il avait besoin de tuer, elle préférait que ça soit eux plutôt que tout ceux auxquels elle tenait. « Je t'interdis de dire ça ! C'est toi qui m'a assassiné. Je suis vide à l'intérieur ! Avant toi je ne ressentais rien, après toi je ne ressentais plus rien non plus. A croire que c'est celui qui fera le plus de mal à l'autre qui gagnera. Mais je peux te jurer que je gagnerais cette fois. » S’écoutait-il lorsqu’il parlait ? Osait-il franchement l’accuser de l’avoir fait souffrir ? Ne se rendait-il pas compte qu’il avait mérité chacun des coups qu’elle lui avait porté ! Elle n’avait fait que rendre justice ! Une justice qui ne semblait pas le toucher ou l’atteindre avant elle. Etait-il suffisamment fou pour réussir à la blâmer d’avoir finit par se défendre. Elle lui envoya une violente gifle dans la tête, se faisant presque mal au poignet en frappant. «Non mais tu t’écoutes bordel ? Avant toi je ne ressentais rien, après toi je ne ressentais rien non plus... Je n’ai donc rien fait Voltaire ! Dis toi bien une chose, ton état tu ne le dois qu’à toi ! A toi et à toi seul ! Je n’ai fait que me défendre Voltaire ! Tu aurais eu ma peau si je ne l’avais pas fait !» Elle exultait de rage. Elle le haïssait toujours. Comment pouvait-il en être autrement. «Et je te rassure ! Tu as déjà gagné ! Ce n’est pas parce que j’ai eu le dernier mot que j’en étais moins détruite...» Et si on commençait à faire le décompte de tout ce qu’elle avait perdue à cause de lui...

Elle profita d’un moment de folie de la part de Voltaire pour s’échapper en courant dans l’escalier. Une seconde plus tard elle se retrouvait par terre. L’oreille collé au téléphone, en train d’inviter mille mensonge pour rassurer Orion. Et puis le bruit assourdissant de son portable qui s’écrase contre le mur, le son fracassant des menaces de Voltaire, et elle qui s’effondre, sans crier gare, alors qu’elle ne souhait qu’une seule chose, être forte face à lui. Ne jamais le laisser gagner. Elle voulait se tuer d’avoir pu réagir de la sorte. D’avoir u dire qu’elle se tuerait par amour. Bien sûr elle ne voulait pas de la mort d’Orion, et elle serait dévastée, anéantie si cela arrivait. Mais elle n’était pas de ses femmes qui se supprime quand la vie devient difficile... Sinon elle ne serait plus là depuis longtemps. Elle espérait pourtant que malgré le coté aberrant de tout ce qu’elle venait de dire ça puisse avoir un effet sur Voltaire. Mais à avoir son sourire presque éclatant, elle su qu’il était probablement plus près à se foutre de sa gueule. « Permet-moi de te reprendre chérie. Je le tuerais et si je ne peux pas t'avoir, je te tuerais aussi. Oh et puis je me tuerais aussi. Et un type écrira peut-être une tragédie en s'inspirant de nous» Elle éclata brutalement de rire. Entre rire et larme, entre hystérie profonde et désespoir sourd. Comment avaient-ils fait pour en arriver là ? Comment c’était-elle démerdée dans sa vie pour en arriver à la fin d’une tragédie Shakespearienne ? Alors que bien qu’elle les ait toute lu, par principe, elle n’était clairement pas née pour la tragédie et avait toujours eu envie d’égorger toutes ses filles, ses hommes qui avaient le sens niais du sacrifice. Pandora n’était certes pas fondamentalement égoïste. Quoiqu’on pouvait la retrouver parfois dans la description. Elle était plutôt arrogante et égocentrique. Elle ne se sacrifierait pas parce qu’elle n’estimait pas cela nécessaire. Le sacrifice, comme le suicide était le recours des lâches qui n’avaient d’autre idée plus brillante pour essayer d’apaiser les dieux. Mais si les dieux jugeaient qu’on valait le coup qu’ils s’acharnent sur nous, alors on avait qu’à s’élever au rangs de déesse et les combattre un à un jusqu’à ce qu’ils vous laissent tranquille et reconnaisse leur valeur. «Nan mais ça ne va pas bien dans ta tête ?» C’était une chose évidente... Une question parfaitement rhétorique ! «Tu crois pouvoir te pointer après six ans et même plus si on compte toutes les années de mariages ou tu as oublié d’être un mari...» Soit à peut près la totalité de leur mariage. « Et tu penses que tu peux venir me récupérer comme ça en menaçant tout ceux qui compte pour moi ?» Non mais je veux dire Allo quoi ? je veux bien qu’un mec qui regarde des comédies romantiques se n’est pas un mec... Mais tout de même... «Tu t’es pas dit que si tu me voulais fallait me mériter ? Qu’il fallait te battre pour ce que tu voulais... Et quand je dis battre je ne parles pas d’abattre...» Nan mais c’est vrai quoi.. Pandora était une femme, et pas n’importe laquelle avec ça... S’il pensait qu’il avait juste à demander pour obtenir... «Parce que je ne sais pas comment tu as pu croire que j’étais le genre de femme à me sacrifier par amour...» Peut être parce qu’elle était franchement convaincante... «Mais jamais ! Jamais. Et si tu penses que je me laisserais toucher par toi encore une fois si tu le touches tu peux t’égorger tout de suite !» Ca lui ferait des vacances. «Et si tu estimes que tu peux imaginer une seule seconde l’enfer que je peux te faire vivre...» Elle se stoppa net au milieu de sa phrase portant les deux mains à son ventre et poussant un cris déchirant se recourbant en deux sur son ventre. Elle se rappela les derniers mots qu’elle avait dit à Orion concernant le bébé, et elle s’assit par terre recourbé sur son ventre, avant de dire mauvaise «Et commence par séduire le gosses avant de t’attaquer à la mère... Si je le perds je te bute.» Pour une mère qui ne voulait pas être mère elle était plutôt attachée à son bébé, et convaincante dans ses menaces. Bonjour les hormones.
 
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MessageSujet: Re: Back to back and lover to lover. (ft. Pandora) Jeu 27 Juin - 16:06


Pandora & Voltaire



    Son timbre était brûlant, voix sensuelle qui émergea les veines de Voltaire à feu et à sang.  Il entrouvrit les lèvres,  l'air se dispersa dans son être, sans pour autant éteindre ce feu brûlant qui ronflait dans son estomac noué. Il avait un besoin sourd de la toucher, d'effleurer son épiderme satiné de ses doigts enflammés. La phrase échappa à ses lèvres, impossible à retenir, en une impulsion brusque, un besoin de croquer ce chocolat qui l'obsédait pour en être écœuré. Il avait besoin de la dévorer à l'excès pour en être dégoûté et ainsi tourner la page sur cette femme qui représentait l'image même de ce qu'il désirait.  Elle l'attirait à un point si douloureux que Voltaire perdait pied, se noyant dans son effluve délicate et gourmande. Ses paumes parcoururent son dos. Ce toucher était tourmente, vagues déchaînées qui le submergeait violemment face à un désir qui se renforçait subitement et brutalement. Le désir le submergeait totalement, tentant de le rendre fou, de le faire craquer face à cette sirène qui se tenait debout contre la porte, le regardant comme si il venait d'être frappé par la foudre, perplexe et choquée par des propos qu'il n'avait jamais tenu auparavant. L'image luisit quelques instants dans son esprit écarlate, tandis que l'éclair semblait l'avoir consumé, sang qui bouillonnait à l'idée que ses doigts puissent effleurer de nouveau sa peau satinée. Une blessure qui ne s'était refermée, tandis qu'il se rebellait à l'idée qu'elle même puisse sauter du lit d'un autre.  «Sans eux je ne serais jamais entière ! Tu me veux dans l’absolue, mais tu veux éradiquer mon passé, assassiner mon présent, tuer dans l’oeuf mon futur !» Réponse qui vint mourir sur sa langue, tandis qu'il s'était légèrement éloigné, afin d'échapper à une attraction dangereuse qui n'était plus. Elle s'était muée en une émotion bien plus intense, elle était folle de rage. Voltaire était mis à nu devant une femme qui tenait entre ses doigts fins les cartes distribuées de sa santé mentale. Il respirait légèrement, fixant ses prunelles sur son visage décontenancé par un discours inattendu. Et il ne pu s'empêcher de grimacer faiblement, devant cette impulsivité, cette haine contre lui. Elle quitta la porte sur laquelle il l'avait adossé avec une passion qu'il maintenait écrouée, et il se tendit imperceptiblement, alors que sa flagrance venait chatouiller ses narines pour pénétrer un organisme qui devait flancher. «Sinon tu peux aussi directement passé à l’étape ou tu me fais empailler... Ca fera le même effet ! Et puis tu te repasseras en boucle toutes les phrases que j’ai pu te dire et que ton cerveau de psychopathe à enregistré.» N'avait-elle pas compris ? Il voulait un corps chaud contre lui. Il voulait de nouveau entendre son rire, sa voix au creux de son oreille. Il voulait la toucher avec une tendresse qu'il lui était complètement inconnue, il voulait la posséder comme personne ne l'avait fait. Il refusait d'avoir un corps froid, sans vie à ses côtés. Il voulait raviver cette flamme, cet amour qui l'avait autrefois calciné. La jalousie ...Il était à présent certain que cette émotion qui ne cessait de brûler son estomac était celle là, en regardant le ventre arrondit de Pandora. Il était horriblement possessif avec cette femme, ne cessant de lui faire payer ce qu'elle lui avait fait subir … car il ne pouvait plus nier maintenant avoir été blessé. Simplement, il ne savait toujours pourquoi il ressentait ces affres étranges qui le dépossédait de toute logique.  Il avait aimé ses soupirs quand elle s'été laissée aller dans le creux de ses bras,  la douceur de sa bouche satinée lorsqu'elle se peignait sauvage, contre la sienne. Il avait aimé la sensation d'être écrouée par ses jambes galbées. En vérité, il était drogué du moindre de ses mouvements, ce qui aurait pu lui apparaître inquiétant s'il n'était pas dans un tel état. La sueur perlait sur sa nuque tant la chaleur dans ce couloir était insupportable, tandis qu'une chape bouillante inondait ses veines à la perspective de la rejoindre et de se glisser de nouveau dans ses draps. Et le pire, c'est que la brune n'avait encore rien fait pour le mettre dans un état aussi pitoyable. Il la regardait avec un désir non dissimulé et si le père de l'enfant débarquait, Voltaire pouvait être sûr de se prendre son poing en pleine figure. Mais l'homme s'en fichait, à vrai dire il ne contrôlait absolument rien et était à peine conscient de comment il la regardait.

«Si je continue tu... ?» Il cessait de respirer, le souffle coupé, tandis que son sang fusait dans ses veines éprouvées. Un râle de plaisir mêlée d'une passion dévastatrice échappa à sa bouche tandis qu'elle parcourait son torse, en pétrissant cet épiderme de ces ongles qui ne cessaient de s'y enfoncer. Il s'enfonçait, perdant pied, se noyant littéralement sous des caresses d'une sensualité esquissée. Elle ne faisait pas les choses à moitié et profiter à ce point ne plaisait pas à Voltaire. Et bien qu'il n'arrivait plus à s'exprimer face à cette proximité, Voltaire savait pertinemment qu'il ne pouvait pas avoir le coeur au bord des yeux pendant une éternité. Il fallait qu'il réagisse, qu'il montre qu'il n'était pas le plus faible des deux. «Si tu continues, tu regretteras amèrement d'être née. » rétorqua-t'il en l'attrapant brusquement par le poignet. Son regard avait changé. Et si quelques secondes auparavant il la regardait avec envie, à cet instant, ses prunelles reflétait sa colère. Il ne supportait pas être aussi faible à cause d'une femme. Ni d'être complètement fou d'elle lorsqu'elle arrangeait ses cheveux, lorsqu'elle lui susurrait des mots aussi près de son visage. « Tu vas immédiatement arrêter ce petit jeu là. Tu me rends dingue, bien. Mais n'oublies pas qui tu as en face de toi. Et si tu décides de me chauffer comme une vulgaire traînée, je serais bien capable de ramener un de mes clients aussi. Et pas le plus avenant ni le plus délicat. » Où était passée la Pandora qu'il avait connu ? La jeune fille prude, timide et aussi délicate qu'une fleur ? Il avait en face de lui une garce diablement sexy, aux allures de femme. La jeune fille devait être bien loin, tout comme l'homme qu'il avait été l'était aussi. Il était certes, toujours aussi ravagé du cerveau mais il avait gagné en assurance. Assurance qui était bien loin lorsque Pandora s'approchait de trop près.

«Tu n’as pas besoin de miroir pour savoir que tu es pitoyable Voltaire !»  La main de Voltaire fendit l'air et termina sa course sur la joue de la brune dans un bruit assourdissant. Il la jaugea du regard, impassible. Elle l'avait poussé à bout. Non il n'était pas pitoyable. Il était aussi brillant que les astres et les hommes l'enviait tandis que les femmes mouraient d'envie de terminer dans son lit. Et quand bien même il le serait, il ne permettait pas que quelqu'un le lui dise. Que les gens le pense, passe encore mais que l'on lui dise, non. « Qui est le plus pitoyable maintenant ? Regarde-toi. Tu te sens protégée dans les bras de ce type ? Tu penses qu'il fera le poids contre moi ? » demanda Voltaire, s'abaissant pour mieux voir les traits de Pandora, tandis que la brune se retrouvait au sol.   « Quand à ses types.. Je t’en pris... Fait toi plaisir. Il faut que je te fasses la liste ou tu t’en souviens suffisamment comme ça ?» Il lui tendit une main pour l'aider à se relever. Manquerait plus qu'un voisin fasse le 911 ou n'importe quel autre numéro d'urgence et qu'on trouve Pandora à terre. « Je t'en pries, donne-moi des noms. Et ajoute celui du salop qui t'as engrossé par la même occasion. Je ne perdrais pas mon temps à le rechercher comme ça. Et, si tu refuses, il suffit que j'aille chez l'une de tes charmantes voisines pour le lui demander. » rétorqua l'homme, un large sourire sur le visage. Il serait tellement facile pour lui de trouver ce type mais obtenir son nom par Pandora ne rendrait que les choses plus amusantes. Puis elle s'était relevée, tremblant de rage suite aux paroles de Voltaire. «Non mais tu t’écoutes bordel ? Avant toi je ne ressentais rien, après toi je ne ressentais rien non plus... Je n’ai donc rien fait Voltaire ! Dis toi bien une chose, ton état tu ne le dois qu’à toi ! A toi et à toi seul ! Je n’ai fait que me défendre Voltaire ! Tu aurais eu ma peau si je ne l’avais pas fait !» Elle extrapolait. Vraiment. «Et je te rassure ! Tu as déjà gagné ! Ce n’est pas parce que j’ai eu le dernier mot que j’en étais moins détruite...» Décidément, elle ne comprenait pas grand chose. Il se pencha vers elle, lui volant un baiser qu'il ne pouvait ni ne voulait plus retenir. Elle était un besoin qui hurlait dans son être déchaîné, une envie, une bouffée d'air dans ce lieu confiné dont la température ne cessait de grimper.. Un gémissement vint se répercuter en écho dans sa bouche, tandis qu'il se pressait contre elle, écrasant son torse à sa poitrine pour savourer sa présence, son être, sa chaleur qui l'envahissait.  Il inspirait profondément, respirant ce parfum subtile, cette effluve florale qui était sienne. Ses soupirs furent des échos, se perdant dans sa bouche sombre, tandis qu'il perdait pied, se noyant dans ce désir qui l'agitait. Son propre sang bouillait dans ses veines en un désir sauvage et soudain, tandis que ses paumes s'écrasaient dans son dos, doigts qui s'enfonçaient dans son dos pour la maintenir contre lui, Pandora le repoussa. « Détrompe, toi. J'aurais gagné quand tu seras de nouveau à moi.»

Puis tout s'était accéléré et Voltaire avait retrouvé Pandora en bas des escaliers, une cheville de cassée. «Nan mais ça ne va pas bien dans ta tête ?» Question rhétorique, il s'en doutait. Nul besoin de répondre.  «Tu crois pouvoir te pointer après six ans et même plus si on compte toutes les années de mariages ou tu as oublié d’être un mari... Et tu penses que tu peux venir me récupérer comme ça en menaçant tout ceux qui compte pour moi ?» Et pourquoi pas ? S'il la voulait, il l'aurait. «Tu t’es pas dit que si tu me voulais fallait me mériter ? Qu’il fallait te battre pour ce que tu voulais... Et quand je dis battre je ne parles pas d’abattre...» Il était près à tout pour la récupérer ! N'avait-elle pas remarqué la manière dont il l'avait regardé ? N'avait-elle pas saisit qu'il était ici uniquement dans ce but ? «Parce que je ne sais pas comment tu as pu croire que j’étais le genre de femme à me sacrifier par amour... Mais jamais ! Jamais. Et si tu penses que je me laisserais toucher par toi encore une fois si tu le touches tu peux t’égorger tout de suite !» Il leva les yeux au ciel. Grand Dieu qu'elle était pathétique lorsqu'elle parlait de l'amour qu'elle portait pour ce type. «Et si tu estimes que tu peux imaginer une seule seconde l’enfer que je peux te faire vivre...» puis un cris fendit l'air. Oh elle n'allait pas accoucher maintenant tout de même ? «Et commence par séduire le gosse avant de t’attaquer à la mère... Si je le perds je te bute.» Voltaire porta une main sur le ventre de Pandora, puis releva les yeux vers elle. «Et si je te perds à cause de ce gosse, je le bute aussi.»
 
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MessageSujet: Re: Back to back and lover to lover. (ft. Pandora) Sam 29 Juin - 9:10


Pandora & Voltaire



    Voltaire ne comprenait pas. Voltaire ne pouvait pas comprendre. Pas plus qu’elle parvenait à mettre le doigt sur ce qui pouvait se passer dans sa tête. Ils avaient l’air de deux fantômes du passé incapable de se toucher, d’effleurer la vérité. Ils avaient changé. Beaucoup changé. C’était une évidence. Pandora n’était plus rien de l’Iseult qu’elle pouvait être à l’époque. Elle avait perdu en ingénuité, en rêve, et en pureté - bien que Voltaire se soit bien chargé lui même du dernier adjectif... Et de tous les autres en faite. Elle avait égaré sa générosité en chemin, elle avait rangé son coeur habituellement toujours sur la main. Elle s’était protégée, renforcée, barricadé derrière une muraille inattaquable. Enfin de ce qu’elle croyait. Pour ce qui était du cas de Voltaire, elle ne savait pas réellement ce qui se passait, mais une chose était sûr, la prison avait réveillé en lui une folie qu’elle n’avait jamais voulu voir. Et si elle se doutait pourtant que du coté sexuel il ne devait subir aucun manque - il était tout de même sexy à se damner, et avait un don pour attirer les filles dans son lit que s’en était presque indécent. Pourtant elle ne pouvait nié qu’il y avait quelques choses de brûlant dans son regard. Un éclat qu’elle n’avait jamais vu. Et qu’elle n’avait jamais su lui soutirer. Il se consumait devant elle. Petit à petit, dans toute sa splendeur, toute sa folie. Et si elle était sensé s’en réjouir - ce qu’elle faisait au bout du compte- elle ne pouvait nier que ça la touchait un minimum. Découvrir six ans après - soudainement - au moment le plus inopportun, tout l’amour et le désir que peut te porter ton mari - ton ex-mari - n’avait rien d’anodin. Et Pandora s'effilochait lentement de ne pas savoir faire la part des choses. Elle le détestait. Il n’y avait aucun problème la dessus. Rien ne changerait jamais. Il y avait des choses qu’elle ne pouvait pas pardonner, et même si elle aimait la nouvelle personne qu’elle était devenu - en même temps il en fallait une bonne dose d’amour propre pour s’assumer comme elle pouvait l’être - elle lui en voulait de l’avoir autant poussé dans ses retranchements, de l’avoir détruit à ce point alors qu’ils auraient pu tout avoir. Elle n’avait plus aucune idée de ce que pouvait signifier ce tout, mais elle supposait qu’il était important, et qu’il représentait tout ce que Voltaire avait brisé en étant le connard qu’elle savait qu’il était. Et ça ne changerait jamais. Il y aurait au moins une constance dans leur «couple». Malgré tout l’amour que Voltaire semblait lui porter, jamais il ne saurait le faire correctement, et toujours s’acharnerait-il à la détruire. Aujourd’hui il voulait tuer tout le monde autours d’elle, et demain qu’est ce que ça sera ? Si elle allait avec lui - ce qu’elle ne comptait pas faire - elle n’aurait jamais aucune assurance qu’il ne la briserait pas à nouveau, elle ne pourrait jamais lui faire confiance. De plus il était d’une jalousie maladive et il briserait tout ceux qui s’approcherait d’elle d’un peu trop près. Et Dieu me pardonne elle ne voulait pas être une Raiponce dans sa tour. Elle avait autre chose à faire. Et aussi sexy soit un mec, le but était tout de même de se sentir en sécurité dans ses bras. Pas nécessairement du monde extérieur - elle était une grande fille, elle pouvait se défendre toute seule- mais au moins de son partenaire. Et jamais, au grand jamais, Pandora ne se sentirait en sécurité auprès de Voltaire. Qu’espérait-il ? Qu’elle folie s’était installé dans son cerveau pendant toutes ses années ? Pandora exultait de colère à essayer de lui faire comprendre son point de vu. Comme si elle essayait d’arranger les choses, ne posant aucune barrière au faite qu’il puisse réussir un jour à la séduire à la récupéré. Pourtant si sa bouche disait une chose, son esprit pensait le contraire. Jamais elle ne retournerait avec lui, aussi irrésistible était-il. Elle préférait souffrir de son absence que de mourir de sa présence. Les minutes passaient et la pièce disparaissait sous des vapeurs de désir indécent qui calcinait Voltaire, titillait Pandora. Pandora debout face à un Voltaire brûlant était raide, presque frigide, s’imposant une volonté de fer pour ne pas saisir le trouble qui les englobait, pour ne pas se laisser avaler par le désir qu’il lui portait. Elle s’imposait des images d’une rare horreur pour se ramener sur terre, se prenant douche froide mentale sur douche froide mentale.

Pourtant dans sa froideur elle s’amusait, jubilait intérieurement de le voir brisé contre elle. Déjà qu’elle avait une haute opinion d’elle, et de son sexe appeal, avec l’effet qu’elle faisait sur Voltaire ça n’allait probablement pas s’arranger. Elle jouait, lutant contre une nausée certaine - pas contre Voltaire, mais contre elle pour une fois - et enfonçant dans sa peau des caresses sensuelles destinées à lui faire perdre la boule.. Ce qui ne serait pas bien difficile étant donné qu’il n’avait probablement plus de tête depuis un bout de temps. «Si tu continues, tu regretteras amèrement d'être née. » Soudainement, alors qu’elle pensait le contrôler entièrement, il réagit brusquement et attrapa son poignet pour le serrer avec démesure, son regard brûlant de rage. Elle grimaça de douleur, se demandant si cette fois si elle douta moins de sa capacité à mettre à exécution ses menaces. En même temps comment comptait-il s’y prendre ? Tuer tout ses proches ? il comptait déjà le faire... Ca n’avait rien de nouveau... La faire souffrir elle ? Ca non plus c’était pas nouveau ? «Et comment chéri ? Tu as déjà prévu de tout me prendre... Que veux-tu faire de plus ?» Ok tout compte fait elle avait peut être une idée... Mais Voltaire n’oserait jamais, il était tout de même un minimum gentleman, et n’avait jamais fait vraiment preuve de violence physique avec elle...Enfin mise à part l’envoyer à la prostitution on s’entend. « Tu vas immédiatement arrêter ce petit jeu là. Tu me rends dingue, bien. Mais n'oublies pas qui tu as en face de toi. Et si tu décides de me chauffer comme une vulgaire traînée, je serais bien capable de ramener un de mes clients aussi. Et pas le plus avenant ni le plus délicat. » Ah c’était ça l’idée qu’il avait en tête ? Oh bah elle pouvait cesser de s’inquiéter alors. En plus vulgaire traînée... Il pouvait surveiller son vocabulaire... Traînée peut être, mais elle ne faisait certes pas ça de manière vulgaire... Pandora avait tout de même un certain standing. Voltaire était tout de même un putain de paradoxe... Elle le chauffait, et tout ce qui lui venait à l’esprit était de la donner à un autre ? Quand bien même il se savait désormais d’une jalousie clairement maladive. Le visage de Pandora se referma, montrant une reine des glaces, impassible, et machiavélique. «C’est tout ? Je sais pas si tu es au courant... Mais la prostitution est tout de même une affaire de consentement... Et si je ne veux pas - et je ne veux pas - je peux t’assurer que ton client ne me touchera même pas en rêve... Aussi peu avenant et délicat soit-il.» Après il avait peut être des clients intéressés par le viol, mais elle savait tout de même un brun se défendre... «En plus va trouver un mec qui voudrait baiser une femme enceinte... t’es probablement le seul détraqué sur cette terre.» Enfin non... Tous les mecs des femmes enceintes ne perdaient pas brusquement leur désir pour elle au fur et à mesure que son ventre grossissait... mais c’était différent, c’était leur gosse à l’intérieur, et ça avait quelque chose de sexy de se dire qu’elle pouvait porter quelque chose qui était eux. Ca cajolait leur fierté et leur orgueil. Enceinte les femmes étaient toute à leur homme.

La seule réelle mauvaise idée de la discussion fut de l’avoir insulté. Ni une ni deux elle se prit une gifle phénoménale qui en plus de lui donner l’impression qu’elle s’était décroché la mâchoire, la colla au sol. Et si elle se rattrapa sur son bras avant d’atteindre le sol, elle n’appréciait pas la chute. Surtout qu’elle devait éviter ce genre de chose pour le bébé. Elle resta au sol se tenant la joue et hésitant entre les larmes de douleur ou de rage. Il avait osé porter la main sur elle. Il osait encore lever la main sur elle. Chose qu’il n’avait jamais vraiment fait au paravant. « Qui est le plus pitoyable maintenant ? Regarde-toi. Tu te sens protégée dans les bras de ce type ? Tu penses qu'il fera le poids contre moi ? » La rage. définitivement la rage. Tant pis pour la douleur. Elle était plus forte que ça. Alors qu’il s’était baissé pour profiter du spectacle elle lui cracha à la figure, s’adossant contre la porte. Elle déglutit cependant en pensant à Orion. Elle n’avait pas besoin de penser elle savait bien qu’Orion ne faisait pas le poids face à Voltaire... Orion était quelqu’un de fondamentalement gentil qui perdrait probablement ses moyens devant tant de violence et de méchanceté... Et elle ne pouvait pas l’amener à ressouffrir par la faute de Voltaire. «Toi toujours toi ! Y a-t-il plus pitoyable que de frapper une femme ? Une femme enceinte ?» cracha-t-elle à nouveau à son visage, brûlante de rage. Il pensait qu’elle capitulerait ? Il pensait qu’elle voulait un homme fort ? Elle était forte. Elle n’avait besoin de personne. «Je ne voudrais personne qui puisse faire le poids contre toi... Ca voudrait dire qu’il est aussi givré et malade que toi !» Et si Pandora ne savait pas exactement ce que ça impliquait ça n’annonçait rien de jolie jolie. «Je ne suis pas avec lui pour être protégée, je suis avec lui parce que je le veux... Mais tu ne comprends pas ça... Tu vois les femmes comme des objets sans volonté et sans sentiments qui veulent juste d’un prince riche et fort ! Je me fiche de tes richesses et ta force me fait peur. Je ne veux rien de tout ça. Rien de toi.» Elle ne dit pas qu’elle était capable de se défendre toute seule, parce que physiquement alors qu’elle était écrasé au sol à cause d’une gifle elle ne serait pas crédible, et que si mentalement elle faisait largement le poids face à Voltaire, physiquement elle n’était rien. Il vit la main de Voltaire tendu pour l’aider à la relever, et l’ignora dédaigneusement avant de mettre probablement un bonne minute de plus pour parvenir à se remettre debout. Elle s’en fichait, elle était indépendante et forte, c’était la seule chose qui comptait. « Je t'en pries, donne-moi des noms. Et ajoute celui du salop qui t'as engrossé par la même occasion. Je ne perdrais pas mon temps à le rechercher comme ça. Et, si tu refuses, il suffit que j'aille chez l'une de tes charmantes voisines pour le lui demander. » Ses voisines ? Un mot et Jo ne dirait rien... Mais bordel... S’il allait voir Jo... Il tomberait sur Camille... S’il tombait sur Camille... Non mais Camille n’était pas le portrait craché de Pandora non ? Il ne pouvait pas en voyant le gosse se douter que c’était son fils à elle... Enfin à eux... Si ? «Parce que tu crois qu’elles te répondront ?» Ok question con... Voltaire aurait probablement bien plus d’argument face à ses voisines, et si Pandora avait le culot de lui résister ça ne serait pas le cas de tout le monde... Elle avait une influence sur ses voisines... Mais pas jusqu’au point qu’elles donnent leur vie pour elle. Enfin pour Orion en l'occurrence. Une idée brillante lui vint à l’esprit... En soit elle pouvait dire n’importe qu’elle non... Ou le dire à ses voisines... N’importe quel non plutôt que celui d’Orion. Elle continua avec un naturel parfait, alors que son visage n’avait pas quitté sa rage teinté d’inquiétude. «Et laisse Sha...» Ses yeux s’agrandir comme de soucoupe se rendant compte qu’elle avait été à deux doigts de prononcer son nom... Faux nom... Elle se repris rapidement. «Laisse le tranquille si tu me veux!» Elle avait gardé son sang froid décalé et teinté d’une inquiétude latente prête à exploser... Maintenant il ne fallait plus que le nom d’Orion ne sorte pas aussi comme par erreur, ce qui ne serait pas si compliqué tant le nom de son amant lui brûlait les lèvres... Elle en profita pour lui crier à nouveau dessus... Pour la reine du sang froid, il fallait avouer que Voltaire lui faisait littéralement perdre les pédales. Subitement elle se fit agresser par les lèvres de Voltaire qui capturèrent les siennes contre son gré. Le contact brûlant n’était ni agréable, ni voulu, et Pandora détourna au plus vite la tête laissant les lèvres de Voltaire contre sa joue. Mais le pire était encore la chaleur du corps de Voltaire qui se pressait contre elle. Elle sentait ses mains trouver le chemin normal jusqu’à son dos, ses ongles s’enfoncer dans son dos, et sa chaleur et son désir se propager doucement à elle. Son coeur s’emballant contre ses directives et extrêmement mal à l’aise elle utilisa toute la force qu’elle avait dans ses bras pour le repousser. « Détrompe, toi. J'aurais gagné quand tu seras de nouveau à moi.» Elle tremblait de dégout, de rage, et probablement d’un désir latent durement dissimulé. «Jamais» cracha-t-elle. «Et ce n’est pas parce que tu me prends de force que je serais à toi !» Ca coulait de source... Enfin peut être pas pour lui, mais en réalité ça coulait de source.

La suite s’écoula à une vitesse hallucinante, libérée de son emprise elle détala dans ses escaliers, ratant la dernière marche et se tordant la cheville. Voltaire arriva à son «secours» menaçant une nouvelle fois Orion. Elle eut la connerie de proposer une sorte de sacrifice commun ce à quoi Voltaire répondit à l’affirmative avant que Pandora n’explose de colère devant la stupidité de tout ce qu’il pouvait dire. A croire que la mort était quelque chose de commun pour lui. Subitement le bébé se manifesta négativement, lui déchirant l’estomac. Pandora n’étouffa même pas son cris de douleur, se recourbant au dessus de son ventre en un signe de protection. Ne pouvait plus réellement tenir sur sa cheville endomagée elle s’appuya contre le mur pour s’assoir avec le plus de douceur, grimaça sous les contractions qui n’avaient rien à faire là et qui laissait un mauvais augure... en même temps elle venait de faire deux chutes... Ca ne serait pas étonnant que le bébé soit en détresse ou quelques choses de pire. Elle qui n’avait encore jamais vraiment accepté sa grossesse se surpris étrangement à craindre le pire pour son bébé, et ne voulait clairement pas le perdre. Elle sentit brutalement la main de Voltaire s’appuyer sur son ventre. Elle releva la tête vers lui. «Et si je te perds à cause de ce gosse, je le bute aussi.» Il était sérieux là ? Son ventre la tiraillait de toute part, et il faisait encore des menaces ? «Je te t’appartiens pas bordel ! Tu m’as déjà perdu il y a longtemps... Et c’était de ta faute !» Fallait appelé un chat un chat tout de même. Et remarquant que sa main était toujours sur son ventre ! «Et est-ce que je t’ai demandé de me toucher bordel ? Dégage !» Douce Pandora... «Appelle moi les urgences... Ou un taxi peut importe si tu veux te rendre utile» Et surtout n’appelle pas Orion... en même temps son portable était bousillé au sol, et clairement elle n’avait aucune envie d’inquiété Orion... Néanmoins il l’attendait au restaurant et il faudrait bien qu’elle le prévienne. Quand Voltaire serait parti. Oui quand Voltaire serait parti.
 
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MessageSujet: Re: Back to back and lover to lover. (ft. Pandora) Sam 29 Juin - 21:37


Pandora & Voltaire



    Voltaire n'avait jamais compris ce qu'était l'amour. D'ailleurs, il n'avait jamais compris grand chose aux relations humaines. Enfin, il serait peut-être préférable de parler de Johann en disant cela. Car Johann et Voltaire - bien qu'ils soient aujourd'hui une seule et même personne - étaient complètement différent lorsque cela touchait à autrui. Johann avait toujours eu du mal à se faire des amis, certainement trop parfait pour qu'une tierce personne le supporte plus d'une journée. Il était timide, craintif de s'attacher à quelqu'un qu'il finirait par perdre un jour ou l'autre. Pour cela, il ressemblait quelque peu à son petit frère, à la différence que Samael, lui, avait réussit à passer ce cap et à trouver des amis. Et quels amis ! Adolescent, Johann les entendaient rire à l'autre bout du couloir tandis que lui était seul, dans sa chambre, écoutant de la musique à s'en rendre sourd pour ne pas entendre leurs éclats de rires . Il y avait tout d'abord Vianney, ah ce brave Vianney ! Un type plutôt maladroit et qui paraissait idiot quand on ne le connaissait pas mais qui, après quelques paroles échangées, devenait un type plutôt intéressant avec quelque chose dans la cervelle. Mais Voltaire - enfin, Johann - n'avait pas cherché à le connaitre d'avantage. Il n'avait pas voulu et puis c'était le meilleur ami de son frère, il se voyait mal s'immiscer dans leur amitié. Il y avait eu également Eulalie. Une jolie fille, bien qu'un peu trop bavarde au goût de Johann. Mais néanmoins très jolie et si elle avait eu quelques années en plus, Johann aurait essayé de l'attirer dans ses filets. Parce que Johann était un adolescent et de voir une fille dans la chambre à l'autre bout du couloir le rendait toute chose. Puis il y avait eu Lisbeth. Ah, Johann se souvenait de la douceur de ses lèvres à son parfum enivrant. Il n'avait jamais compris pourquoi une fille comme la néerlandaise était amie avec son imbécile de frère, cette fille qui était la réincarnation de Fifi Brindacier et de ce Jimmy Neutron trop cultivé pour un gamin de son âge. En plus de cela, le père de Lisbeth était, soit-disant, un homme relativement influent et riche. Alors pourquoi les côtoyaient-elle ? Ça, Johann se posait encore la question aujourd'hui. Mais ce n'était pas la seule qui lui torturait l'esprit. Il se demandait si Lisbeth avait trahi leur petit secret. Il se souvenait de cette nuit comme si c'était hier. Après une soirée bien arrosée - du moins, c'est ce que Johann avait supposé cette nuit là - Lisbeth était venue chez eux pour on-ne-sait-quelle raison, dans l'espoir de trouver Sam peut-être. Pourquoi ? Une fois encore, Johann l'ignorait. Et Johann l'avouait, il avait clairement profité d'un moment de faiblesse de la part de la jolie brune. Pendant, elle n'avait pas bronché. Au contraire même. Après, c'est là que tout s'était compliqué. Se réveiller aux aurores dans le lit du frère aîné de votre meilleur ami, ça pouvait franchement vous déstabiliser. Mais si c'était à refaire, il le referait. Parce qu'une nuit en sa compagnie valait toutes les parties de jambes en l'air qu'un garçon de son âge pouvait espérer avoir. Bien sûr, il ne s'en était pas vanté. D'abord parce que papa et maman n'aurait pas apprécié que leur fils si parfait abuse d'une fille sous l'emprise de l'alcool, et son frère ne lui aurait jamais plus adressé la parole. Pas que Johann aimait discuter avec lui, mais il était néanmoins son frère et lui parler était une chose qu'il ne pouvait éviter. Fort heureusement, il y avait eu Voltaire à qui il avait pû tout raconter, et ce dans les détails. Et lorsqu'il lui en avait parlé, il avait l'impression de revivre la scène encore et encore. Déjà à cette époque, quelque chose ne tournait pas rond chez lui. Quoiqu'il en soit, Lisbeth avait été sa première fois et diantre, ce qu'il avait prit son pied ! Mais Johann n'était plus. En tout cas, pas devant Pandora. Pandora, qui avait été sa première fois en tant que Voltaire. Si on partait du principe que Voltaire = Johann, ça pouvait être difficile à comprendre. Mais Voltaire lui, partait du principe qu'il reprenait sa vie là où celle de son meilleur ami s'était si brutalement arrêtée. Et le véritable Voltaire n'ayant jamais touché à une fille, Johann le faisait pour lui. Il lui avait tout prit. Famille, identité, amis. Tout, même son dépucelage. Il n'avait rien emporté dans la tombe, ne serait-ce peut-être que des souvenirs en communs, des éclats de rires, quelques disputes mais surtout, et c'était le plus important de tout, une part de Johann avec lui.

Mais inutile qu'il se remémore son passé, il avait devant un fantôme qui y appartenait juste en face de lui. Un fantôme qui pourtant le faisait brûler de désir, pour lequel Voltaire se consumait à petit feu et pour lequel il crevait sous le poids de tout cet amour et cette haine qu'il lui portait. Amour et haine, deux sentiments pourtant contradictoires à la base. Mais Voltaire, qui était lui-même contradictoire, ces deux sentiments étaient si proches qu'il arrivait à peine à les distinguer. Aimait-il la haïr ou haïssait-il le fait de l'aimer à ce point ? Ou peut-être même les deux .Il ne savait pas et ce n'était pas en l'allumant de la sorte qu'il y comprendrait quelque chose. Il se consumait de plus en plus lorsque de horribles paroles franchissaient les lèvres de la brune. S'il s'écoutait, il lui sauterait dessus. Mais Voltaire, aussi enfoiré soit-il, était quelqu'un de bien élevé. Il ne sautait pas sur les femmes dès que  l'envie le prenait. De plus, Pandora n'était pas une simple femme. Elle représentait à ses yeux beaucoup plus que cela. Même s'il ne l'avait jamais montré, j'en conviens.  «Et comment chéri ? Tu as déjà prévu de tout me prendre... Que veux-tu faire de plus ?» Une fois de plus, doutait-elle de ses capacités à lui pourrir l'existence ? Mais Pandora avait raison cette fois-ci. Il ne pouvait pas faire grand chose de plus. Enfin, il y avait bien une chose mais Voltaire était un gentleman n'est-ce pas ? « Arrête un peu de faire comme si tout ceci ne t'atteignais pas. De faire comme ci tu n'avais pas peur de ce que je pourrais te faire. Tu trembles comme une feuille, ce n'est franchement pas convainquant. » fit-il, un large sourire sur les lèvres. Effectivement, Pandora n'était vraiment pas crédible. Voltaire voyait très bien qu'elle faisait comme si tout allait bien pour elle, comme s'il ne l'effrayait pas. Cela dit, elle devint nettement plus convaincante après que Voltaire l'ait mise en garde d'un éventuel retour à la case départ. «C’est tout ? Je sais pas si tu es au courant... Mais la prostitution est tout de même une affaire de consentement... Et si je ne veux pas - et je ne veux pas - je peux t’assurer que ton client ne me touchera même pas en rêve... Aussi peu avenant et délicat soit-il.» Pandora marquait un point, encore une fois. La Pandora d'autrefois ne lui manquait absolument pas. Pour être honnête, il appréciait beaucoup plus celle qu'il avait en face de lui. Beaucoup plus garce, plus sexy aussi. Bref, ce dont Voltaire rêvait le plus en soit. Et au plus Pandora l'assassinait de part son impassibilité, au plus Voltaire prenait son pied. Il adorait la façon dont elle lui répondait, cette façon qu'elle avait de lui tenir tête, de lui résister. «En plus va trouver un mec qui voudrait baiser une femme enceinte... t’es probablement le seul détraqué sur cette terre.» Une minute... d'où elle tenait ça ? Il n'avait nullement dit ce qu'il voulait à haute voix. Du moins il l'espérait. Mais Pandora n'était pas aveugle, elle devait avoir remarqué la manière dont il la regardait depuis qu'il était arrivé. «Je n'ai jamais dis que je voulais te...» complètement décontenancé, il ne parvenait même pas à terminer sa phrase.  « que je voulais te sauter ! » fit-il avec une mine dégoûtée - bien qu'il ne l'était absolument pas soit-dit en passant -

«Toi toujours toi ! Y a-t-il plus pitoyable que de frapper une femme ? Une femme enceinte ?» fit Pandora après qu'il l'ait giflé. D'un revers de main, il s'essuya le visage. Bien, maintenant elle osait lui cracher à la figure. De mieux en mieux. «  Enceinte ou pas, je m'en contre-fiche de Brissac ! Ce gosse pourrait mourir devant mes yeux que je ne bougerais même pas le petit doigt. » avait-il craché, hargneux. Il le pensait peut-être, ou peut-être pas. Il se détestait, il la détestait et il détestait par dessus tout ce salop qui était responsable de cela. «Je ne voudrais personne qui puisse faire le poids contre toi... Ça voudrait dire qu’il est aussi givré et malade que toi ! Je ne suis pas avec lui pour être protégée, je suis avec lui parce que je le veux... Mais tu ne comprends pas ça... Tu vois les femmes comme des objets sans volonté et sans sentiments qui veulent juste d’un prince riche et fort ! Je me fiche de tes richesses et ta force me fait peur. Je ne veux rien de tout ça. Rien de toi.» Erreur, sa vision de la femme avait beaucoup changé. Il avait beaucoup plus d'estime envers la gente féminine. Il en avait tellement qu'il respectait presque Mina. Quant au prince riche et fort, Pandora pouvait éventuellement rajouter le mot sexy. « Tout de suite les grands mots chérie ! Je vais très bien mentalement... et physiquement aussi. Je suis, comme tu l'as si bien dis, riche et fort. Et en plus de cela, je suis certain qu'au fond de toi, tu me trouves toujours aussi attirant. » Il la cherchait, clairement. Mais c'était fichtrement amusant. Mais ce n'était clairement pas le moment pour. « Parce que tu crois qu’elles te répondront ?» Question idiote, bien sûr qu'elles le feraient. Il était question de Voltaire tout de même. «Et laisse Sha... Laisse le tranquille si tu me veux! »  Sha... Peu de prénoms commençaient par Sha- et le lien avec son ami Shane se fit immédiatement. Shane, le seul type qu'il appréciait véritablement.  Son ami, son vieux frère. Il avait osé la toucher ? Lui ? Voltaire frappa une seconde fois contre le mur d'en face mais cette fois-ci, son poing s'écrasa seulement à quelques centimètres de Pandora. « SHANE ? CET ENFOIRÉ T'AS TOUCHE ? Et tu dis l'aimer ? Mais bordel Pandora, ce type est comme moi. Exactement comme moi ! » Shane et lui était similaires. Et elle avait trouvé réconfort dans ses bras ? « Mais il ne sait pas faire ça. » Sans plus attendre, Voltaire captura ses lèvres dans un baiser passionné. Une véritable explosion, mieux que la drogue, mieux que l’héroine, mieux que la coke.  Mieux que le déhanché de Marilyn Monroe, mieux que les parties de jambes en l'air les plus orgasmiques. Mieux que n'importe quoi d'autre sur cette fichue planète. Mais ce fut de courte durée... «Et ce n’est pas parce que tu me prends de force que je serais à toi !» Peut-être pas aujourd'hui, peut-être pas demain, ni même dans un an, cinq ans, mais un jour, elle serait à lui. Puis la suite s'était tellement produite rapidement que Voltaire n'avait rien vu arriver. Il avait juste vu Pandora au sol et il s'était immédiatement de respirer. «Je te t’appartiens pas bordel ! Tu m’as déjà perdu il y a longtemps... Et c’était de ta faute !» Qu'elle cesse de remuer le couteau dans la plaie ! « Calme-toi ! Tu ne veux pas perdre ce gosse oui, ou non ? Alors boucle-là et calme-toi ! » hurla-t'il. Si elle perdait, elle lui en voudrait jusqu'à son dernier souffle et Voltaire ne le supporterait pas. «Et est-ce que je t’ai demandé de me toucher bordel ? Dégage ! Appelle moi les urgences... Ou un taxi peut importe si tu veux te rendre utile. » Il retira immédiatement sa main du ventre de Pandora puis la prit aussi délicatement qu'il le pouvait pour la porter.  « On a pas le temps pour ces conneries, je vais t'y emmener moi-même. Oh et si tu te débats, tu tombes.  » Qu'avait-il dit à propos de l'enfant déjà ?
 
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MessageSujet: Re: Back to back and lover to lover. (ft. Pandora) Dim 30 Juin - 15:46


Pandora & Voltaire



   Pandora ne pouvait pas se vanter d’être une déesse des relations amoureuses... le fait est que clairement toute celle qu’elle avait eu c’était soldée par un échec cuisant après avoir été plutôt franchement sérieuse... Lorsque sur trois relations on a son premier amour, un ex mari et un ex-fiancé on peut se dire qu’elle devrait se poser des questions... Peut être n’était-elle pas saine en amour... Ce qui était probablement le cas, étant loin d’être la personne la plus saine de la terre... Mais tout de même. Autant avec Orion elle savait ou elle avait merdé... C’était elle qui avait rompu, elle qui avait fait l’abrutit, et rien ne l’avait obligée à agir de la sorte... Mais pour ce qui était de Voltaire et d’Artémis elle ne voyait pas vraiment ce qui avait pu clocher... Il était même sur qu’avec Voltaire elle n’avait pas mérité ce genre de traitement... Je veux dire qui pourrait mériter d’être utilisée comme une vulgaire prostituée ? Même la pire des garces ne méritait pas ça... Et à l’époque Pandora était plutôt du genre adorable et parfaite... Avec Erwan elle était peut être un brin moins parfaite, et un brin moins adorable, mais c’est justement ce qui avait fait tout le charme de leur relation. D’être deux êtres totalement cassé complètement perdu l’un sans l’autre et qui s’était serré les coudes. Peut être en avait-il eu marre de tant d’amour, de complicité et d’entre aide... Ou alors elle ne comprenait rien... Alors une chose était sûr.. En matière de relation amoureuse, Pandora était larguée. Et maintenant qu’elle était de retour avec Orion, qu’Erwan traînait dans le quartier fidèle à lui même en un peu plus âgé et que Voltaire débarquait comme une rose périmé sur le seuil de sa porte le jour e de son anniversaire elle se demandait réellement ce qu’elle avait fait pour mériter ça. Que personne ne devrait être obligé d’avoir tout son passé qui lui revient en pleine figure comme ça au moment ou tout semble le plus parfait... Ce n’était pas moral. Bien sûr il y avait fort à parier pour que la moralité, le karma, et le destin n’en ait strictement rien à foutre de sa poire... Et que si c’était le karma qui intervenait... Pour une fois elle l’avait peut être mérité... A force d’être une garce sans coeur à tout va, le karma lui renvoyait ses démons-masculins pour hanter son existence et lui faire exploser son brave coeur... Je veux dire c’était la seule option... Sinon pourquoi diable pourquoi ?

Bien sûr ça ne lui donnerait aucune leçon... Elle ne s’arrangerait pas... parce que maintenant qu’elle était dans la merde, ce n’était pas la gentillesse qui allait la sauver... Elle s’était engager dans plein d’organisation pour gagner son salut et rééquilibrer son karma, elle ne ferait pas mieux... Surtout que si elle faisait tout ça ce n’était pas du tout pour rééquilibrer son karma dont elle se fichait éperdument mais plus parce qu’elle tenait réellement à toutes ses organisations dans lesquels elle s’impliquait. Enfin bref ce n’était pas vraiment la question à se poser... Pandora ne comptait pas devenir gentille alors que tout ses démons dansait et chantait en attendant de la voir tomber... Ou peut être que seul Voltaire faisait se genre de chose débile et inconsidéré... Cela dit elle pouvait être aussi garce et puissante face à Voltaire ça ne changerait jamais rien au faite... Elle tremblerait toujours de peur devant lui... Enfin pas trembler au sens littéral du terme - quoique - elle avait tout de même un minimum de tenue et de self contrôle - quoique... Mais une part de son esprit serait toujours absolument traumatisé par la présence de Voltaire, qui la troublait tout autant qu’elle la dégoutait... Et le faite qu’elle soit de nouveau avec Orion n’arrangeait rien à l’affaire... Elle se souvenait bien de ce qui s’était passé la première fois... Elle était avec Orion, et en quelques mois leur relation s’était dégradé sans que personne ne s’en rende compte, sans qu’Orion n’y comprenne rien et sans que Pandora ne puisse le prévoir... Et puis Voltaire avait tout mis par terre... Et voilà que dès qu’elle était avec Orion, qu’elle était heureuse et bien avec lui, il fallait que Voltaire arrive, avec la ferme motivation de tout détruire. « Arrête un peu de faire comme si tout ceci ne t'atteignais pas. De faire comme ci tu n'avais pas peur de ce que je pourrais te faire. Tu trembles comme une feuille, ce n'est franchement pas convainquant. » Non !! Elle ne tremblait pas ! Elle était un peu plus subtile que tout ça...Et si elle tremblait.. C’était qu’elle avait froid tient... Oui parce que si lui avait trop chaud, il la laissait complètement de marbre... pas du tout excitant le mec... Comment ça ce n’était pas crédible ? Elle vous emmerdait profondément de toute façon... «C’est pourtant la vérité... Je n’ai pas peur de ce que tu pourrais me faire... J’ai peut être un peu plus peur pour ce que tu comptes faire des autres... Mais pour moi je m’en fiche...» Etonnement elle disait vrai... La nouvelle lueur qui brillait dans son regard lorsqu’il la regardait lui indiquait clairement qu’il était carrément mordu et il y avait peut être un paquet de chose qu’il n’oserait pas faire à son égard... Elle savait pourtant bien que tous les autres ne pourraient pas profiter de cette clémence et qu’elle était la seule à pouvoir les protéger... D’une manière qu’elle ne connaissait pas encore malheureusement. Vexée dans le faite qu’il semblait la percer à jour comme un mur de mauvaise qualité avec une perceuse efficace elle se repris sérieusement, et comme elle avait toujours la possibilité d’être la reine des glaces là au moins elle était sûr d’être imbattable ! Kick ass princesse ! Elle mit des mots avec une grâce pur sur le comportement de Voltaire qu’elle pouvait observer depuis quelques minutes. Le mec était en rut... Et avait probablement une floppé de fantasme plus malsain les uns que les autres qui lui traversait la tête... C’était amusant et effarant à la fois.. Mais Pandora commençait à être une déesse pour lire le désir masculin, et féminin d’ailleurs. «Je n'ai jamais dis que je voulais te...» Devant son air choqué et perdu elle eut envie de rire violemment de lâcher un touché !  « que je voulais te sauter ! » Elle avait pas dit sauté... Elle avait dit baisé... Ce qui n’était pas franchement plus classe en soit... Mais si c’était le mot qui le dérangeait elle pouvait dire faire l’amour... Il était vrai que dans ses gestes Voltaire n’avait jamais été une véritable brute. Et s’il y avait un seul moment ou elle avait pu croire qu’il était amoureux d’elle s’était peut être quand il lui faisait l’amour. «Excuse moi chéri... Mais tu l’as pensé tellement fort que c’est venu me brûler l’esprit...» Oui oui Pandora était télépathe.... Il ne savait pas ? «Et fait pas le dégouté... On sait tous les deux qu’enceinte ou pas je suis toujours aussi irrésistible...» dit-elle en riant franchement... En réalité il l’avait déjà «sauté» alors qu’elle était enceinte... Certes elle n’était pas enceinte à ce point... Et ça ne se voyait presque pas physiquement puis qu’elle n’en était qu’au tout début de la gestation mais il l’avait mise enceinte et était revenu réclamé son du alors que tout ce qui se passait dans la tête de Pandora c’était comment elle allait faire pour se cacher neuf mois à ses yeux.

Elle se prit une claque et se retrouva par terre... Elle n’avait jamais pensé que Voltaire lèverait un jour la main sur elle... Généralement il laissait faire les autres pour ce genre de sale besogne si elle ne faisait pas les choses correctement... Mais lui ne l’avait jamais frappé... C’était une grande première... En même temps la dernière fois elle ne se permettait pas autant de chose avec lui aussi. «  Enceinte ou pas, je m'en contre-fiche de Brissac ! Ce gosse pourrait mourir devant mes yeux que je ne bougerais même pas le petit doigt. » Elle ne pouvait même plus être choqué de ce qu’il disait... C’était tellement évident de sa part... Bien sûr ça la révulsait... Bien sûr son esprit paniquait à l’idée qu’il puisse recommencer et qu’il puisse avoir raison de son gosse... mais non elle ne se laisserait pas faire... Elle ne se laisserait plus faire... Elle ne le laisserait pas gagner... «Tu as raison... Enceinte ou pas, frappé une femme c’est pitoyable !» Certes ça l’était encore plus quand elle était enceinte... mais au final ça ne changeait pas grand chose. « Tout de suite les grands mots chérie ! Je vais très bien mentalement... et physiquement aussi. Je suis, comme tu l'as si bien dis, riche et fort. Et en plus de cela, je suis certain qu'au fond de toi, tu me trouves toujours aussi attirant. » Il se foutait de sa gueule ? Ca l’intéressait vraiment de savoir si elle le trouvait toujours aussi attirant ? Et puis évidement que physiquement il n’était pas devenu dégueulasse... Bien au contraire... Mais ça ne changeait rien à la réalité... Elle le détestait... Il la dégoutait... Et puis il allait bien mentalement ? A d’autre... «Baver devant ton ex-femme enceinte alors que tu avais l’habitude de la prostituer je n’appelle pas ça aller bien mentalement... Et tu me dégoute Voltaire.» Elle avait déjà du lui dire mais visiblement une piqure de rappelle ne lui ferait pas de mal..

Et voilà qu’il s’énervait à nouveau pour obtenir le prénom d’Orion... prénom qu’elle ne lâcherait pas même si ça vie en dépendait au passage... Orion n’était clairement pas de taille contre Voltaire, et elle le protégerait tant qu’elle pourrait... Puis aussi si elle pouvait éviter d’avoir à tout tout raconter à Orion ça l’arrangerait bien.. il en savait bien assez sur le sujet... Elle lâcha mine de rien, avec une crédibilité parfaite le début de prénom de Shane, un enfoiré de première dont elle voulait se débarrasser ! Pour le bien de Dexter.. Une pointure qui aurait peut être raison de Voltaire d’ailleurs.. Peut être que ça ferait une pierre deux coup cette affaire... Bon dieu elle était géniale - et loin de penser au conséquence d’une telle connerie. SHANE ? CET ENFOIRÉ T'AS TOUCHE ? Et tu dis l'aimer ? Mais bordel Pandora, ce type est comme moi. Exactement comme moi ! » Ahahah ça elle lui faisait pas dire... Ce qui en soit risquait d’être problématique... S’il était persuadé qu’elle était amoureuse d’un mec aussi pourrit que Shane il n’aurait pas de mal à s’imaginer qu’elle puisse être facilement amoureuse de lui... Ce qui n’était clairement pas le but de l’opération d’ailleurs... «Je ne parlerais pas de lui avec toi...» Et bam fin de la discussion ! Non mais c’est vrai...Elle allait pas commencé à parler du mec qui l’avait mise enceinte et dont elle était folle amoureuse... Surtout que c’était bidon quoi... « Mais il ne sait pas faire ça. » Hein ? Qu’est ce qu’il ne savait pas faire ? Elle n’eut pas le temps de dire ouf qu’il s’emparait de ses lèvres et qu’il triturait ses lèvres avec une passion non dissimulée.. Oh merde... Oh merde. Oh merde... Si Orion apprenait ça elle allait se faire tuer... Et bordel ne lui répond pas.. Et espèce de sale coeur de merde arrête de t’emballer. Et hop elle força un bon coup pour détourner le visage de celui de Voltaire, et ses lèvres s’écrasèrent sur sa joue. Elle repris son souffle, et tira la langue en signe de dégout ! «Je t’assure qu’il sait ! Même mieux que toi !» Et bam dans tes dents... En même temps la perche était franchement trop tentante... il était con de la chercher à ce point là.

Evidement à force de ses conneries elle finit par perdre son sang froid et par s’énerver véritablement, ce qui en plus de ses deux chutes lui provoqua une contraction épouvantable. Elle se replia sur le bébé, laissant échappé des larmes de douleur et de peur tout en pestant en même temps sur Voltaire qui l’agaçait de plus en plus. « Calme-toi ! Tu ne veux pas perdre ce gosse oui, ou non ? Alors boucle-là et calme-toi ! » Sous la violence de ce que venait de dire Voltaire et le coté sensé du truc elle ferma sa gueule et le regarda avec un air haineux, l’air de dire va te faire voir mon grand... Elle inspira et souffla profondément essayant de réguler son corps pour que le bébé se calme à l’intérieur. Puis elle sentit la main de Voltaire sur son ventre ce qui eut pour effet de la faire de nouveau péter un câble... Ca n’allait pas bien dans sa tête ? Ou d’ou il avait cru qu’il pouvait se permettre une telle chose avec elle et son gosse ?? S’il avait toujours pas compris elle le détestait... Elle hurla de nouveau ressentant de nouveau coup. Voltaire eu la bonne idée de retirer sa main, mais au lieu de sortir son portable il passa ses bras sous elle pour la ramener contre lui et la soulever du sol. Pandora cru halluciner et eu un mouvement violent en criant qui manqua de la foutre au sol. « On a pas le temps pour ces conneries, je vais t'y emmener moi-même. Oh et si tu te débats, tu tombes.  » HEIIIIIN !! Non c’était mort !! Elle n’arriverait pas à l’hôpital dans ses bras... Elle ne sortirait même pas d’ici dans ses bras ! Elle ne ferait rien dans ses bras et bordel il allait la reposer. Elle le frappa au torse «Relâche moi Voltaire ! Pose moi au sol ! Et appelle les secours !» Elle était une véritable furie incapable de reconnaître que ce qu’il faisait sauverait peut être le bébé. «Si tu me lâche pas je te tue !» Tellement raisonnable et saine d’esprit la petite. Elle le frappa tellement fort qu’il eut un déséquilibre et manqua de la faire tomber, elle eut peur et s'accrocha à son cou et explosa brutalement en sanglot. Elle détestait ça. Les hormones et les vannes qui se lâche, la présence de Voltaire et le faite qu’il soit obligé d’assister à ça... Qu’elle soit obligé de compter sur lui... Il allait lui rappeler pendant des lustres et il allait en jouer.. Epuisée de se battre, le bébé qui donnait légèrement moins de coup maintenant que la chaleur du corps de Voltaire se propageait contre elle formant un environnement sain et sécurisant alors qu’il ne l’était pas du tout, elle laissa tombée sa tête contre le cou de Voltaire pleurant bêtement et à chaude larme... «Je te déteste ! Je te déteste tellement.» Au moins là on était sûr qu’elle le pensait vraiment.
 
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MessageSujet: Re: Back to back and lover to lover. (ft. Pandora) Dim 7 Juil - 14:12


Pandora & Voltaire



    Le cerveau de Voltaire ne ressemblait pas à grand chose, pas plus que son cœur à vrai dire. Revoir la brune l'avait tout retourné. Son cerveau déraillait complètement, incapable de donner des ordres au corps du brun. Il était incapable de bouger, de contracter ne serait-ce qu'un muscle. Il était trop absorbé par la vision que ses yeux lui offrait pour faire quoique ce soit. Cependant, il ne pouvait pas rester dans un tel état de léthargie. Il devait avoir l'air idiot à la fixer de cette manière sans ciller, le cœur au bord des yeux et la respiration saccadée. Pandora était belle, parfaite, divine et ce ventre arrondis était la preuve même que ce n'était plus une petite fille. Sa candeur avait disparu pour laisser place à un côté garce que Voltaire ne connaissait pas. Mais il aimait ça, il allait enfin avoir un adversaire à sa taille et plus une petite poupée avec laquelle il aurait pu jouer encore des années avant de s'en lasser. Elle était tellement différente de Mina, qui elle, se laissait embobiner par des paroles complètement absurdes, des mots vide de sens pour lui. Mina était son nouveau jouet qu'il finirait tôt ou tard à jeter après l'avoir abîmé le plus qu'il le pouvait. Oui, Voltaire aimait abîmer les gens qui le côtoyait. Les gens qui l'approchait de trop près aussi. Aucune femme n'avait encore échappée à la règle et si l'espace de quelques jours, voire quelques semaine - un mois tout au plus -, elles étaient la femme la plus heureuse au monde en s'abandonnant dans les bras de Voltaire - ou de Johann -, l'instant d'après, elles priaient pour ne pas l'avoir rencontré. Voltaire était le parfait enfoiré et il aimait particulièrement ce rôle. Mais là, devant Pandora, durant quelques secondes, des minutes peut-être, l'enfoiré était partit bien loin laissant la place à un homme amoureux, prêt à n'importe quoi pour la brune. C'était cliché et dieu sait à quel point Voltaire détestait cela, mais encore une fois, devant Pandora il s'en fichait. Avec une autre, jamais il n'aurait été dans un tel état. Il aurait dégainé une moue de séducteur comme Shane lui avait si bien appris à faire, et l'aurait écouté parler des heures sans pour autant y prêter attention. Shane, parlons-en. Il vivait chez lui depuis quoi ? Quelques mois et pourtant lui et Voltaire étaient déjà étroitement liés. Ce qui était relativement étonnant quand on les connaissaient. Mais Shane et Voltaire étaient tellement semblables qu'il aurait été impossible que ça ne se produise pas. Le brun voyait en lui le véritable Voltaire qu'il avait perdu. En le voyant pour la première fois, il aurait juré voir Voltaire et cette ressemblance l'avait frappé en pleine poitrine comme un couteau l'aurait fait.

Bien sur, au fils du temps, Voltaire -enfin Johann- s'y était habitué. Il commençait à l'apprécier et peu à peu, Shane était parvenu à combler le trou béant dans la poitrine du brun, causé par la perte de son meilleur ami. Qui aurait deviné qu'en arrivant ici, Voltaire allait se faire des alliés aussi dérangés que lui ? Parce que Shane n'était pas le seul enfoiré qu'il appréciait. Il y avait également Bartholomew qui lui était une véritable enflure comme Voltaire les aimait. Il était plus qu'un allié même, c'était son meilleur ami. L'avantage avec Barth était que lui, ne convoitait pas Mina comme Shane le faisait. Mais Voltaire ne le prenait pas vraiment mal, ce petit jeu l'amusait. C'était amusant de voir sa fiancée troublée lorsque Shane traversait le couloir, le torse encore ruisselant et une unique serviette autour de la taille. Mais Voltaire avait fixé certaines limites, la première étant de ne pas la toucher. Après tout c'était son jouet et il détestait les partager. Ce qui était idiot quand on savait ce qu'il avait fait de Pandora alors qu'il prétendait l'aimer. Il n'aimait pas Mina et pourtant il était extrêmement possessif quand la jolie brune était concernée. Et puis elle était sexy, drôle et ce petit côté peste émoustillait Voltaire alors oui, il la garderait rien que pour lui. Tout du moins, jusqu'à ce que Mina comprenne qu'entre elle et lui, il n'y avait rien de plus, rien de moins, qu'une relation purement physique. Pandora ce n'était absolument pas la même chose. Voltaire éprouvait quelque chose pour elle. Quelque chose qu'il avait éprouvé il y a des années avant que leur couple ne vole en éclat. Il avait enterré ses sentiments au plus profond de son être, essayant de faire en sorte que la haine prenne le dessus... Il y était parvenu mais là, tandis qu'il avait les yeux rivés sur Pandora, tous ses efforts n'avaient servit à rien. « Arrête un peu de faire comme si tout ceci ne t'atteignais pas. De faire comme ci tu n'avais pas peur de ce que je pourrais te faire. Tu trembles comme une feuille, ce n'est franchement pas convainquant. » avait-il dit, essayant de se convaincre lui-même. « C’est pourtant la vérité... Je n’ai pas peur de ce que tu pourrais me faire... J’ai peut être un peu plus peur pour ce que tu comptes faire des autres... Mais pour moi je m’en fiche...» Elle tenait tellement à ses proches que ça lui en donnait la nausée. Sa vie était plus importante que la vie de n'importe qui d'autre et elle s'en fichait. C'était idiot. Pandora était idiote. Alors Voltaire lui prit les mains et la fixa intensément dans les yeux. « C’est la chose la plus absurde que j'ai jamais entendu. Et tu n'as qu'une chose à faire pour que tes amis s'en sortent indemnes. Ce n'est pas pourtant bien compliquer de m'aimer. Je ne suis franchement pas dégueulasse à regarder et j'ai quelque chose dans le crâne. Même si parfois  je suis un peu dérangé quand j'abuse des bonnes choses, ça je te l'accorde mais le plus important c'est que je t'aime comme un fou et ça, personne ne le fait. » C'était certainement la chose la plus vraie qu'il ait dit aujourd'hui. Mais visiblement, ses paroles ne faisait ni chaud, ni froid à la jolie brune qui restait de marbre, le regardant comme si le ciel lui était tombé sur la tête. D'une certaine façon, c'était compréhensible... Voltaire ne lui avait jamais dit d'une telle manière et si Shane avait été dans les parages, il se serait ouvertement moqué de Voltaire.  « Excuse moi chéri... Mais tu l’as pensé tellement fort que c’est venu me brûler l’esprit...» Il déglutit et pour peu, il se serait mit à rougir. Il faut dire qu'il n'avait pas été des plus discret ni des plus crédible en faisant une mine dégoûtée. Il en mourait d'envie depuis qu'il était arrivé et Pandora ne faisait rien pour le calmer, bien au contraire. « Et fait pas le dégoûté... On sait tous les deux qu’enceinte ou pas je suis toujours aussi irrésistible...»  Et bien plus encore. Avant, il pouvait facilement se contrôler et ne pas perdre pied à ce point. D'ailleurs, c'était bien la première fois. Pandora avait toujours été irrésistible mais elle l'était bien plus ce soir. Était-ce la robe, ses cheveux bruns qui tombait en cascade dans son dos, ou encore son regard qui faisait tout ? Peut-être les trois, peut-être même rien de tout ça. Voltaire se massa la nuque avant de relever les yeux vers elle. « Tes chevilles vont enfler... et même si pour celui qui t'as engrossé, tu l'es, pour moi tu es bien plus que ça. Mais attention, ne joues pas à ce jeu là avec moi. »

Il avait réussit à garder son calme jusque là mais Pandora venait de le pousser à bout et Voltaire la gifla sans même le vouloir. C'était partit tout seul et sa main s'était abattue si violemment que Pandora tomba. C'était la première fois qu'il levait la main sur elle et il ne pensait pas que ça lui ferait autant de bien. Elle l'avait mérité, point. «Tu as raison... Enceinte ou pas, frappé une femme c’est pitoyable !»  Il leva les yeux au ciel, demandant à toutes les divinités possibles et inimaginables de lui venir en aide. Elle était vraiment stupide quand elle s'y mettait. « Ça t'arranges bien d'être enceinte ! Tu me connais assez pour savoir que ce genre de détail ne m'arrêtera pas. Je te pensais plus intelligente que ça. Assume tes paroles, assume tes actes et arrête te te planquer derrière le fait que tu portes un gosse. »  En voilà de belles paroles. Mais Voltaire qui parlait d'assumer quelque chose, c'était un peu l’hôpital qui se fout de la charité. « Tout de suite les grands mots chérie ! Je vais très bien mentalement... et physiquement aussi. Je suis, comme tu l'as si bien dis, riche et fort. Et en plus de cela, je suis certain qu'au fond de toi, tu me trouves toujours aussi attirant. » dit-il ensuite. Oui il se posait la question si elle le trouvait toujours attirant, s'il y avait même une petite chance pour qu'il puisse la reconquérir. Enfin... il ne fallait pas trop en demander non plus. «Baver devant ton ex-femme enceinte alors que tu avais l’habitude de la prostituer je n’appelle pas ça aller bien mentalement... Et tu me dégoûte Voltaire.» Au moins, ça avait le mérite d'être clair. Aucune possibilité de retour en arrière. C'était foutu, elle ne l'aimait plus et il y avait fort à parier qu'elle le laisserait brûler si un incendie se déclarait. « L'erreur est humaine. Je te l'accorde, j'ai merdé mais si je suis venu, c'est aussi pour me racheter. Mais visiblement ce n'est pas possible... Enfin soit, je me contenterais de Mina, elle fera l'affaire. » conclut-il en haussant les épaules.

Émotionnellement, Voltaire faisait les montagnes russes. Il était passé du désir à la colère, de la colère à la tristesse et de la tristesse à la haine en à peine quinze minutes de temps. Et la suite de la conversation n'allait rien arranger. Là, il passerait des montagnes russes au grand huit directement. Son estomac s'était retourné en apprenant que le père de l'enfant que Pandora portait n'était d'autre que l'un de ses plus proches amis. Il était mitigé entre l'envie de hurler ou rentrer chez lui et tuer Shane de ses propres mains. «Je ne parlerais pas de lui avec toi...»  Il ne l'écoutait pas. Pourquoi Shane ? Il y avait des tas d'autres types dans le quartier et même ailleurs. Son cœur allait exploser, il fallait qu'il fasse quelque chose sans quoi il allait littéralement devenir dingue. Alors Voltaire captura les lèvres de la brune dans une passion non dissimulée, se laissant aller pour la première fois qu'il était arrivé. Et même si Pandora clamait haut et fort qu'il la dégoûtait, elle venait pourtant de répondre à son baiser... même si ce fut de courte durée. «Je t’assure qu’il sait ! Même mieux que toi !» Il en doutait fortement. Et comme il fallait s'en douter, ils finirent tous les deux par perdre leur sang froid et Voltaire savait bien que c'était une mauvaise chose pour une femme enceinte. En plus de la chute... le bébé que la jolie brune portait allait voir son espérance de vie raccourcir. Alors il essayait de calmer la jeune femme comme il le pouvait, cherchant les mots et tournant la langue sept fois dans sa bouche avant de parler. Visiblement, ses paroles eurent l'effet escompté. Pandora se taisait. Il passa alors les bras au dessous d'elle, la soulevant de cette manière du sol et la ramenant contre lui. La chaleur l'envahit de nouveau tandis que Pandora se débattait pour qu'il la repose. «Relâche moi Voltaire ! Pose moi au sol ! Et appelle les secours !» Il la fusilla du regard avant de passer la porte d'entrée. Il ne la laisserait pas. Pas cette fois. «Si tu me lâche pas je te tue !» fit-elle en le frappant tellement fort qu'il faillit perdre l'équilibre et la faire tomber. « Tu continues et je te laisses sur le bord de la route, tu m'entends ! » Ce qu'il ne ferait pas, évidemment. «Je te déteste ! Je te déteste tellement.» et elle éclata en sanglots sans aucune raison. Juste comme ça. Il ouvrit la portière de sa voiture d'une main tout en faisant attention à Pandora puis l'allongea sur la banquette arrière. La situation aurait pu être nettement plus agréable si les récents événements ne s'étaient pas produit. « [color:72c9=#darkcyan]Où est l’hôpital le plus proche ? Ou alors je te dépose à la maison et Shane t'y emmènes. ? Tu n'as pas encore perdu les eaux, on a encore le temps. »  demanda-t'-il alors qu'il était toujours au-dessus d'elle, les bras de part et d'autre de sa tête. Puis il l'embrassa sur le front avant de monter devant et prendre le volant, attendant la réponse de Pandora.
 
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MessageSujet: Re: Back to back and lover to lover. (ft. Pandora) Jeu 11 Juil - 22:29


Pandora & Voltaire



    Le cerveau de Pandora allait explosé. Il était surchargé. Surchargé d’émotion, de souvenir, de sensation. Il la tuait. Il l’avait toujours fait. Il ne cesserait jamais de le faire. Il ne changerait jamais. Il ne pouvait pas faire autrement. Elle ne savait pas ce qui se passait dans sa tête, elle n’arrivait pas à le comprendre, elle ne l’avait jamais compris. Elle n’avait jamais compris comment il avait pu en arriver à lui faire subir ça, à elle, il avait dit qu’il l’aimait. Comment avait-il peu en arriver là ? Ensuite elle n’avait pas compris pourquoi il avait eu besoin de l’épouser ? Pourquoi il lui avait autant mentit. Pourquoi elle ? Pourquoi faire souffrir quelqu’un comme ça pour son bon plaisir ? Pourquoi elle ? Pourquoi elle ? Ces questions n’avait jamais trouvé aucun échos. Elle s’épuisait à essayer de se demander, n’arrivait jamais à rien, s’étouffait. Elle n’avait plus voulu, elle avait laissé tombé. Pour son bien. Elle avait tout mis derrière elle, tout balayé, elle avait fermé son esprit à toutes ses questions, elle avait laissé la haine entrer et faire le travail. Artémis l’avait guérit un moment, d’une douceur détruite il lui avait redonné le goût à tout. Et puis le néant, la haine à nouveau, la destruction, les questions, et Paris. Paris qui avait sur être radicale et parfaite. Paris qui avait balayé toutes les questions en une phrase machiavélique. «Qu’ils aillent se faire foutre» Si simple, si limpide, si puissant. Elle les avait envoyé balader, littéralement, pendant une longue soirée de destruction un peu trop alcoolisé, et dieu ce que ça avait été jouissif, puissant et explosif. Lorsqu’on en était rendu là ou elles avaient été, plus rien ne pouvait leur arriver, plus rien ne pouvait les atteindre. Elles étaient des déesses immortelles, que la pluie, le vent, la douleur et tous les maux ne pouvait pas parvenir à détruire. Enfin c’est ce qu’elle pensait. La vérité était que toute cette philosophie ne marchait que si l’on était complètement hermétique, dans un état secondaire la majeur partie du temps, et qu’ainsi on avait une mémoire diminuer de quasiment cinquante pour cent. Enfin plus ou moins, parce que pendant toute la période parisienne elle avait effectivement été inatteignable et sublime. A Yellowsky aussi en sommes. Un moment. Avant que tout ne ce gâte . Avant que son coeur, son cerveau, et chacun de ses muscles ne soient assaillit par tout ce qu’elle avait si longtemps rejeté. Elle aurait du s’en douter, elle avait abandonné son immortalité au moment même ou elle avait à nouveau laissé entrer Orion. Aussi beau et candide soit-il, il signait aujourd’hui sa perte. Enceinte elle était vulnérable, sujette aux hormones destructrices qui l’envoyait valser de la colère, aux larmes en moins de trente secondes. Amoureuse, elle ouvrait son coeur à toute sorte de sentiment qu’elle avait pu un jour ressentir. Comme l’amour si stupide, si niais, si malsain qu’elle avait pu ressentir pour Voltaire. Au hasard.

Elle avait beau jouer l’ignorante, la femme forte, insensible et parfaite, il avait raison, face à lui elle n’en menait pas large. Elle ne savait pas ou appuyer pour le faire flancher, elle ne savait pas jusqu’ou sa colère pouvait aller, elle ne savait pas comment l’arrêter. Alors oui, elle pouvait ignorer, faire la femme forte, et remettre sa peur au lendemain. Elle pouvait ne pas frémir devant lui, lui cracher sa haine au visage et jouer les figures martyre, mais rien n’empêcherait que dès qu’il serait partit, elle s’effondrerait. Mais il n’aurait pas à le savoir. Face à ses accusations très vrai qu’elle démentait en jouant les femmes sublimes prêtes aux sacrifices ultime, il attrapa ses mains, provoquant l’incompréhension la plus totale chez Pandora, qui fixa un instant ses mains dans les siennes avant de sentir tout le poids de son regard sur elle. Elle releva les yeux, le visage emprunt d’une inquiétude étrange. Il faisait quoi là exactement ? Cette position ressemblait à celle qu’ils avaient pu avoir lors de leur échange de veux onze ans auparavant. Le regard de Voltaire ressemblait à celui qu’il posait sur elle pendant son mariage... Pas le sien en revanche, qui avait l’air mis interloquée, mis en proie à une prochaine crise de panique s’il n’arrêtait pas d’être étrange et de se mettre dans la peau d’un Roméo fou d’amour pour sa Juliette. « C’est la chose la plus absurde que j'ai jamais entendu. Et tu n'as qu'une chose à faire pour que tes amis s'en sortent indemnes. Ce n'est pas pourtant bien compliquer de m'aimer. Je ne suis franchement pas dégueulasse à regarder et j'ai quelque chose dans le crâne. Même si parfois  je suis un peu dérangé quand j'abuse des bonnes choses, ça je te l'accorde mais le plus important c'est que je t'aime comme un fou et ça, personne ne le fait. » Elle pouffa. Nervous Breakdown. Incontrôlable. Elle pouffa. Devant le regard sérieux de Voltaire, elle pouffa, stupidement, et sans pouvoir s’arrêter. Elle se mordit la lèvre pour se contrôler, mais ça ne fit qu’empirer la crise de rire. Ce n’est pas compliqué de m’aimer ? Il voulait la tuer en sortant des âneries comme celle-ci ? Il se rendait pas compte de ce qu’il était ou comment ça se passait ? En plus il se rendait compte qu’il venait de lui faire un chantage pas possible ? Elle était sensé laissé sa vie tel qu’elle, abandonné tout ceux qu’elle aimait réellement, et qui l’aimait en retour bien mieux que Voltaire ne saurait jamais l’aimer, juste pour les «sauver»? Et encore sauver... Au premier coup de sang, Voltaire s’en débarrasserait... Peut importe de quel coté Pandora était. «C’était pas compliqué de t’aimé Voltaire. C’était.» Il fallait tout de même dire la vérité. A l’époque elle était tombée comme une mouche. Il avait raison, il n’était clairement pas dégueulasse à regarder, mais il ne fallait pas la lancer sur le sujet sinon elle allait perdre ses moyens et les hormones allaient demander autre chose. Et il était intelligent, remarquablement intelligent. Mais c’était avant. «Aujourd’hui c’est mission impossible... Tu es un monstre.» Lâcha-t-elle d’un rire jaune. C’était un peu cru dit comme ça, mais c’était la vérité, la seule chose qui lui venait en tête. «Et si tu penses pouvoir me garder captives, alors tu n’as vraiment pas retenu la leçon» dit-elle plus sérieusement. Elle était avec Orion et ne voulait rien imaginer qui puisse être possible avec Voltaire, il l’avait trahit, détruite, assassinée, elle ne pourrait jamais vouloir quoique ce soit avec lui, et si son petit coeur dérangé ce mettait à le vouloir, alors diable elle l’ignorerait... Elle serait plus forte que son coeur niais et incontrôlable.

La suite était un véritable jeu d’enfant, le faire plier de désir, sans essayer de se brûler au passage était l’un des plus grands atouts de Pandora. Jusque là elle ne s’était jamais piqué à ce jeu. « Tes chevilles vont enfler... et même si pour celui qui t'as engrossé, tu l'es, pour moi tu es bien plus que ça. Mais attention, ne joues pas à ce jeu là avec moi. » Elle sourit. C’était jouissif, et agréable... il fallait bien l’avouer. Faire autant d’effet à quelqu’un valait son pesant d’or, et même si elle savait l’effet qu’elle faisait à Orion, ça n’avait rien d’aussi.... irrésistible et incontrôlable, rien d’aussi... bestiale. «T’inquiète pas pour elles... Elles sont habituée. Quel jeu ? T’oserait pas me violer tout de même ?» demanda-t-elle sa voix perçant un brun d’inquiétude. Le pire dans l’histoire c’est qu’elle savait qu’il ne pourrait jamais la violer... Non parce qu’il ne pouvait pas essayer, mais parce qu’elle le savait capable de faire réagir chaque parcelle de son corps, et que quand bien même la tête ne voudrait jamais de ce contact, il était capable de forcer son corps à en redemander. Il avait toujours su le faire... Mais viol ou non, ça avait le même effet désastreux sur son moral et sur son mentale, quand bien même le corps en ressortait plus que satisfait.

Elle du le chercher une fois de trop vu qu’elle se prit une baffe en pleine tronche et finit au sol, incapable de comprendre ce qui venait de se passer, le regard perçant d’une nouvelle peur... Elle ne le reconnaissait plus. Il n’avait jamais lever la main sur elle. « Ça t'arranges bien d'être enceinte ! Tu me connais assez pour savoir que ce genre de détail ne m'arrêtera pas. Je te pensais plus intelligente que ça. Assume tes paroles, assume tes actes et arrête te te planquer derrière le fait que tu portes un gosse. » Ca l’arrangeait bien d’être enceinte ? Il se foutait de sa gueule ? Face à lui elle donnerait n’importe quoi pour ne pas l’être, pour ne pas être obligé d’avoir peur pour le bébé à chaque phrase qu’elle sortait et qui pourrait l’énerver. «T’es con ou tu le fais exprès ? J’assumes chaque mot que je te dis, et je les redirais encore si tu me le redemandais. Mais je suis enceinte, et fragile, et tu me fou la trouille à cause de ça, parce que c’est soit je m’écrase pour protéger le gosse et je te laisse gagner, soit je prend le risque de t’énerver et de peut être le perdre ! Merci pour le choix Voltaire.» Bon c’était rapé pour ne pas lui dire qu’elle avait peur.. Mais peut être que si elle aussi commençait à être vraiment honnête il se calmerait. « L'erreur est humaine. Je te l'accorde, j'ai merdé mais si je suis venu, c'est aussi pour me racheter. Mais visiblement ce n'est pas possible... Enfin soit, je me contenterais de Mina, elle fera l'affaire. » L’erreur est humaine ? Non mais avec lui ce n’était même plus une erreur ! Et il n’était même pas humain ! Mina... Encore elle... Ce n’était visiblement pas un chien... Mais sa.. Je ne sais quoi... Son nouvel objet. «Mina qui ?» s’enquit-elle ? «Je suis sûr qu’elle sera ravie d’être ton bouche trou, et souffrir de toutes tes tares... Moi je m’en lave les mains.» dit-elle pour la forme... Elle ajouta pourtant en pensée ou alors je te la prend aussi... Enfin elle la sauverai en sommes.

Et puis tout était devenu incontrôlable. Elle avait parlé de Shane, le confondant miraculeusement avec Orion. Il l’avait embrassé, elle l’avait repoussé, elle s’était enfuit dans les escaliers, elle était tombé, le bébé avait fait des siennes, elle avait hurlé, pleuré, et voilà qu’elle se retrouvait dans ses bras, à hurler qu’il la pose par terre et qu’il appelle plutôt les secours au lieu de s’occuper d’elle. « Tu continues et je te laisses sur le bord de la route, tu m'entends ! » Intéressant! «Fait donc ça ! Et laisse moi ton portable par contre» Puisqu’il avait cassé le sien il faudrait bien qu’elle appelle les secours elle même s’il la lâchait maintenant. De toute évidence il avait mentit vu qu’elle ne glissa pas de ses bras. Il finit par l’allonger sur la banquette arrière ce qui d’en d’autre circonstance aurait été fort déplacé. « Où est l’hôpital le plus proche ? Ou alors je te dépose à la maison et Shane t'y emmènes. ? Tu n'as pas encore perdu les eaux, on a encore le temps. » Hein ? Maison ? Shane t’y emmènes ? Shane était son colocataire ? Fait chiez ! La merde ! Perdre les eaux ?? Dieu soit loué elle avait pas perdu les eaux... Elle en était à 5 mois de grossesse... Et dire que ce mec était en réalité père... Enfin il était pas au courant, ça ne comptait pas. Bon l’hôpital le plus proche, l’hôpital le plus proche. Nouvelle douleur. Elle cria à nouveau. «Je sais pas. L’hopital le plus proche s’il te plait. On a pas le temps de jouer au con.» Maugréa-t-elle ne voulant surtout pas tomber sur Shane... Parce que Shane ne saurait pas pourquoi elle lui tombait dessus, enceinte et à dire qu’il était le père alors qu’il ne l’avait jamais touché. «Et putain évidemment que je perds pas les eaux.. J’en suis à cinq mois dumb ass ! C’est le bébé que je perds si tu te bouges pas le cul !» Hurla-t-elle se tenant le ventre. «Ta voulu jouer au héros, maintenant bouge ton cul.» ajouta-t-elle en tapant le siège avant. S’il arrivait quoique ce soit au bébé, elle ne se le pardonnerait pas, elle ne lui pardonnerait pas, et Orion lui en voudrait à vie.
 
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MessageSujet: Re: Back to back and lover to lover. (ft. Pandora) Dim 14 Juil - 21:18


Pandora & Voltaire



    Johann n'était pas quelqu'un de foncièrement mauvais. Certes c'était un menteur compulsif mais rien de grave n'est-ce pas ? Fondamentalement, un menteur pathologique c'est quelqu’un qui dit des mensonges de manière habituelle et compulsive. Et le pire dans toute cette histoire, c'est que Johann ne le réalisait même pas. Il fut un temps où il savait que mentir était quelque chose de mal, qu'il fallait absolument qu'il arrête sous peine de vivre entièrement dans le mensonge un beau jour. Il y était parvenu un moment.Plus d'un mois sans dire ne serait-ce qu'un seul mensonge et il avait bêtement replongé pour justifier le fait qu'il rentre après le couvre-feu. Et puis au fil des années, son cas avait empiré et il ne se passait plus une journée sans que le jeune homme ne mente. Il mentait à ses amis, à sa famille, aux professeurs. Il se mentait à lui-même mais jamais il n'avait mentit à Voltaire. Pas de mensonges, c'était sur cela que reposait leur amitié. Puis Voltaire avait disparu, envolé ou plutôt enterré six pieds sous terres, mangeant les pissenlits par la racine. Et si Johann s'était dit que la situation ne pouvait être pire, il s'était trompé. Il avait volé la vie de Voltaire comme on volerait un objet sans grande valeur. Il avait tué, avait décimé une famille entière. Il avait prostitué des adolescentes à peine plus âgées que son frère... Un monstre, voilà ce qu'il était. Mais ça, personne ne le savait. Il trompait tout le monde par ses sourires, ses manières de garçon bien élevé. On l'enviait pour sa jeunesse, pour son nom et  pour son pedigree. On enviait la jeune fille pour laquelle son cœur battait. Oui, on l'enviait et il en avait été ravi. Mais ce que les gens ignoraient c'est que Voltaire n'était pas Voltaire. Ils ignoraient qu'en réalité il s'agissait d'un type comme les autres, né dans une famille comme les autres.  Ses parents étaient monsieur et madame tout le monde et vivaient dans la capitale française avec deux gamins à charge. Entre vivre la vie d'un de Montorgueil et d'un Delahaye, le choix avait été vite fait. Et s'il n'avait pas fait le choix de devenir Voltaire, s'il était resté ce type que seul son frère cadet enviait, jamais il n'aurait pu séduire Pandora. Jamais il n'aurait pu l'aborder et jamais ô grand jamais il ne l'aurait épousé. Mais il se posait aujourd'hui cette question: pourquoi elle ? Après tout, il y avait eux d'autres filles tout aussi charmantes. Mais non, son choix avait été fait dès que son regard s'était posé sur cette ingénue, qui elle, regardait la vie avec candeur. Elle avait été si timide et si douce, comme une enfant le pouvait être.  Cette jeune fille au visage en forme de fleur, aux yeux marrons profonds comme des puits remplis de passion et aux lèvres rosées inconsciente de l'effet qu'elle produisait sur Voltaire. Et d'un revers de main, il avait balayé toute cette candeur, ton cette douceur. Son ingénue n'était plus. Pandora était devenue son jouet, son passe-temps et pourtant il l'avait aimé.

Et face à elle, il se sentait faible, fébrile et avait incroyablement chaud. Pourquoi avait-il chaud à ce point ? Alors il avait remonté les manches de sa chemise pour essayer de faire chuter la température de son corps. Il avait tellement chaud que des gouttes de sueur perlaient sur son front. Pour le côté sexy, on repassera ! En revanche pour le côté mélodramatique: 10/10. C'était un dieu pour ça et s'il continuait, il se mettrait Pandora dans la poche sans trop de difficultés. Parce que c'était Voltaire, qu'il pouvait avoir n'importe qui en un claquement de doigts et parce qu'il était fichtrement attirant. Pourtant, avec Pandora il doutait de son physique pourtant avantageux. Il était face à une déesse et il savait pertinemment qu'il pouvait lui sortir tous les plus beaux discours qu'il soit, il aurait bien du mal à la récupérer. Il s'était alors lancé dans un monologue sans fin, digne de Shakespeare, pensant peut-être qu'il gagnerait des points. Les mains de Pandora dans les siennes, il avait l'impression de revivre leur échange de vœux onze ans auparavant et se le remémorer ne faisait qu'agrandir le trou béant dans sa poitrine. « C’est la chose la plus absurde que j'ai jamais entendu. Et tu n'as qu'une chose à faire pour que tes amis s'en sortent indemnes. Ce n'est pas pourtant bien compliquer de m'aimer. Je ne suis franchement pas dégueulasse à regarder et j'ai quelque chose dans le crâne. Même si parfois  je suis un peu dérangé quand j'abuse des bonnes choses, ça je te l'accorde mais le plus important c'est que je t'aime comme un fou et ça, personne ne le fait. » avait-il dit le plus sérieusement possible. L'air grave, les sourcils froncés, attendant la réaction de Pandora qui ne tarda pas à arriver. Elle pouffa de rire. Encore et encore, elle pouffait. Et au plus elle pouffait de rire, au plus le cœur de Voltaire se brisait. La preuve qu'il en avait un. Qu'à cela ne tienne, elle ne rirait pas de lui bien longtemps ! Il s'éloigna alors d'elle, les pupilles noircies par la colère. Jamais personne n'avait osé se moquer de lui et Pandora se le permettait. Très bien mais si elle continuait de rire ainsi, ce serait la dernière chose qu'elle ferait. «C’était pas compliqué de t’aimer Voltaire. C’était.» Et une gifle, une ! D'accord il avait foiré, d'accord il n'avait plus rien à voir avec le Voltaire qu'elle avait connu mais inutile de remuer le couteau dans la plaie. « Aujourd’hui c’est mission impossible... Tu es un monstre.» Merci beaucoup, ça le confortait dans l'idée qu'il pouvait l'oublier. Et puis il le savait qu'il était un monstre, une ordure, une erreur de la nature, un enfoiré de première catégorie. Il le savait ! Et l'entendre dire par Pandora le retournait encore plus qu'il ne l'aurait imaginé. De la part de Shane ou de Barth, ça sonnait presque comme un compliment mais de la bouche de Pandora, c'était affreux. « Je t'emmerde.» siffla-t'-il entre ses dents. «Et si tu penses pouvoir me garder captives, alors tu n’as vraiment pas retenu la leçon. » Il releva la tête, un large sourire sur les lèvres. Il avait parfaitement retenu la leçon et s'il était ici, c'était bien pour lui prouver qu'elle lui appartenait toujours. Qu'elle le veuille ou non. « Bien au contraire Pandora, je l'ai très bien retenue. Mais sache que n'importe où où tu iras, je te retrouverais et je t'imposerais ma présence. Puis je m'immiscerais dans ta tête de petite garce pour que tu retombes à mes pieds.  »

C'était un bon plan, vraiment. Mais pour le moment, c'était plutôt Pandora qui parvenait à s'immiscer dans le cerveau de Voltaire. C'était elle qui le rendait fou. Elle qui lui faisait perdre pieds sans même le toucher. Elle se brûlerait sans doute si elle le faisait tant Voltaire brûlait de désir. Il ne tarderait pas à se consumer sous ses yeux. «T’inquiète pas pour elles... Elles sont habituée. Quel jeu ? T’oserait pas me violer tout de même ?» La violer ? Jamais. Et s'il tentait quelque chose, elle en redemanderait comme elle l'avait toujours fait. Elle le détestait peut-être mais elle en redemanderait encore et toujours. Voltaire n'en doutait pas. Pas qu'il soit prétentieux - ou peut-être que si- mais il savait l'effet que ses baisers produisaient sur la brune. Il savait qu'à chaque coup de reins, elle se rapprochait des plus hautes sphères du plaisir. « Je ne parierais pas là dessus à ta place Pandora. Le pire si je le faisais, tu serais capable d'en redemander alors s'il te plait, ne me tentes pas. Je le suis déjà bien assez. » avait-il murmuré en s'approchant de Pandora jusqu'à ce que leurs corps ne s'effleurent. « Et quand bien même je le ferais, ce ne serait même pas un viol puisque tu serais consentante.»

Mais la question n'était pas de savoir si Pandora le serait ou non. A dire vrai, Voltaire s'en fichait et il n'allait certainement pas se la taper, là, au beau milieu d'un couloir alors qu'elle était clairement en train d'essayer de le pousser à bout. Chose qu'elle réussit parfaitement. Elle se retrouva au sol sans même que Voltaire n'ait le temps de prendre conscience de ce qu'il venait de faire. Il venait de lever la main sur elle et il était trop tard pour s'excuser. Ce qui le dérangeait le plus était qu'elle soit enceinte. Il ne tenait pas à avoir la  mort d'un enfant - d'un embryon plus exactement- sur la conscience. «T’es con ou tu le fais exprès ? J’assumes chaque mot que je te dis, et je les redirais encore si tu me le redemandais. Mais je suis enceinte, et fragile, et tu me fou la trouille à cause de ça, parce que c’est soit je m’écrase pour protéger le gosse et je te laisse gagner, soit je prend le risque de t’énerver et de peut être le perdre ! Merci pour le choix Voltaire.» Il l'effrayait alors... Devait-il s'en sentir flatté ? Il aimait se savoir craint des autres mais de Pandora, ça le décevait plus qu'autre chose.  « Je te fout la trouille ? » s'enquit-il avant d'éclater de rire. C'était la chose la plus drôle que Pandora lui ait dite, sans mentir. Sa vue était brouillée tant il riait et quand Voltaire riait, ça ne donnait nullement envie de rire avec lui. Puis il parvint à reprendre son sérieux, espérant qu'un nouveau fou rire ne le reprenne pas. Il venait de se moquer d'elle ouvertement, elle n'allait pas apprécier. C'était certain. « L'erreur est humaine. Je te l'accorde, j'ai merdé mais si je suis venu, c'est aussi pour me racheter. Mais visiblement ce n'est pas possible... Enfin soit, je me contenterais de Mina, elle fera l'affaire. » dit-il ensuite. Puis Pandora lui demanda qui était cette Mina. Visiblement, il avait piqué sa curiosité à vif. «Kershaw, bientôt Delahaye.» fit-il, songeur. Bordel, qu'est-ce qu'il lui avait prit de dire ça ? Grand fou ! « Oui enfin Kershaw-Delahaye. La pauvre, parents divorcés; deux noms de famille. Trois si elle m'épouse. Bref, sale histoire. » Maintenant il fallait prier pour que Pandora ne connaissent pas Samael. «Je suis sûr qu’elle sera ravie d’être ton bouche trou, et souffrir de toutes tes tares... Moi je m’en lave les mains.» Oh lui aussi.

Puis tout s'était enchaîné très vite. Trop vite même. Il l'avait embrassé, elle l'avait repoussé. Elle s'était précipitée dans les escaliers, était tombée et maintenant elle hurlait tandis que Voltaire la soulevait du sol. Il aurait voulu la calmer, lui dire que tout irait bien tant qu'il serait près d'elle mais il doutait franchement que ses paroles aient l'effet escompté.  «Fait donc ça ! Et laisse moi ton portable par contre» répondit-elle après que Voltaire l'ait menacé de la laisser sur le bord de la route. Chose qu'il n'allait certainement pas faire de toute façon. Il l'allongea alors sur la banquette arrière, situation qui pourrait paraître ambiguë d'un point de vu extérieur. « Où est l’hôpital le plus proche ? Ou alors je te dépose à la maison et Shane t'y emmènes. ? Tu n'as pas encore perdu les eaux, on a encore le temps. » demanda-t'il alors. Il ne connaissait pas Londres comme il connaissait Paris, ni comme il connaissait la prison dans laquelle Pandora l'avait si gentiment envoyé. «Je sais pas. L’hopital le plus proche s’il te plait. On a pas le temps de jouer au con.» Il ne jouait à rien ! Il n'avait jamais été confronté à une telle situation ! «Et putain évidemment que je perds pas les eaux.. J’en suis à cinq mois dumb ass ! C’est le bébé que je perds si tu te bouges pas le cul !» Inutile d'être mal polie. Il n'y était pour rien si elle s'agitait à ce point. « Tu sais ce qu'il te dit le dumb ass ? J'sais pas, essaye de te calmer. Ce sera une bonne chose et je pourrais m'entendre réfléchir ! » hurla Voltaire à son tour.  «T'as voulu jouer au héros, maintenant bouge ton cul.» Il n'avait pas voulu jouer au héros. Il n'en n'avait jamais été un et il n'en serait jamais un. Fin de l'histoire. « Je suis loin d'être un héros ! Je suis même tout le contraire mais excuse-moi de ne pas vouloir laisser ton gosse y passer ! » que de belles paroles mais il faudrait accessoirement démarrer.
 


Dernière édition par Voltaire J. Delahaye le Lun 22 Juil - 15:37, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Back to back and lover to lover. (ft. Pandora) Mar 16 Juil - 8:09


Pandora & Voltaire



    Avec Voltaire la peur était un sentiment normal. Il devait s’en douter. Il n’existait pas de fort et de faible par rapport à lui, seulement des terrifier. Enfin encore fallait-il le connaitre. Fallait-il se douter. Encore fallait-il savoir qu’il était une âme creuse, à la moralité douteuse, au coeur absent, à la haine omniprésente. Une fois qu’on s’en rendait compte il était généralement trop tard, on était en lambeau, accrocher à notre amour détruit, terrifié à l’idée de faire un pas de plus, peut importe le sens. Pandora se considérait comme quelqu’un de fort, qui pouvait marcher la tête haute, qui n’avait besoin de personne. Qui n’avait jamais eu besoin de personne. Encore moins d’un homme à ses cotés. Elle en avait eu bien sûr. Mais elle en avait pas besoin. Elle refusait. Les hommes étaient viles et lâches, généralement faible, et lorsqu’il n’était pas mauvais avec toi, il disparaissait. Sans donner vraiment de raison. Cela dit c’était plutôt évident, sans cela c’était plus un départ qu’une disparition. Oui, Pandora n’avait besoin de personne. Personne pour avancer, pour la protéger, pour l’aider à chasser ses doutes. Pandora était forte, sur d’elle. Elle n’avait besoin de rien ni personne. Leur présence n’était qu’un plus, une présence agréable, qu’elle appréciait, aimait même peut être, et qu’elle ne lâcherait pas de sitôt. Malgré ça, face à Voltaire elle n’était rien, elle n’avait jamais rien été, ça ne changerait jamais, ça ne pourrait jamais changé. Elle ne pouvait pas le regarder sans être traverser de flash d’horreur. Elle ressentait encore son état de soumission, son incapacité d’agir, sa faiblesse... Elle n’avait pas peur de lui. Il n’était pas terrifiant. Il était faible, et lâche, et mauvais, il n’avait rien. Elle avait peur d’elle. D’elle face à lui. Des sentiments qui pouvait rester malgré tout. De ce qu’elle pourrait faire à Orion. Face à Voltaire elle n’avait jamais été rationnelle. Elle était incontrôlable. Que ça soit dans la haine qu’elle pouvait lui porter, dans l’amour stupide qu’elle lui avait porté, dans le désir intolérable qu’elle pouvait encore éprouver. C’était ridicule, puissant, désagréable, et vraiment, vraiment ridicule. Elle était à frapper d’autant de stupidité. Alors elle se contrôlait, elle brillait par son presque sang froid, par sa saloperie. Elle cherchait à le battre sur son propre terrain, ignorant la pente glissante qu’elle pouvait prendre. L’ignorance pouvait être le meilleure allié du courage, donnant plus généralement la témérité. Elle se focalisait sur sa haine furieuse, persuadé que sans ça elle ne serait plus rien. Que c’était la seule chose qui la gardait entière face à un mec comme lui. Sans cette haine comment devait-elle réagir à l’amour qu’il lui jetait à la figure toutes ses années plus tard, attendant simplement qu’elle lui pardonne, d’un claquement de doigt, et qu’elle lui saute dans les bras. Pensait-il honnêtement que tout était aussi simple ? Qu’être mari et femme était un lien indestructible qu’il suffisait de venir réanimé de belles paroles probablement mensongères ?Il rêvait non ? C’était plus fort qu’elle. Elle le haïssait. Il était méconnaissable, et franchement ridicule. Elle avait explosé de rire. Oubliant momentanément la peur qu’il pouvait lui inspirer. Oubliant qu’il n’était probablement pas fan du second degré... Quoique là c’était un rire très premier degré, et qu’effectivement elle se foutait littéralement de sa gueule. Mais elle n’avait pas pu le réprimer. D’ailleurs de hoquettement venait troubler son fou rire, preuve qu’elle essayait de se calmer elle même, sans réellement parvenir à y arriver. Elle l’assassina de douce parole qui trahissait tout le désamour qu’elle pouvait avoir pour lui. On ne pouvait pas haïr sans avoir aimé. C’était évident. Il devait le savoir aussi. « Je t'emmerde.» Pandora parvint enfin à réprimer son rire. Son visage toujours éclairé par un sourire immortel. Il l’emmerdait. Bien . Très bien. Qu’est-ce qu’elle devait en avoir à foutre. Elle lui sourit avant de dire «Moi aussi trésor.» S’il savait à quel point elle l’emmerdait. A quel point elle voulait qu’il aille se faire foutre. Et profond en plus. Il finit par regagner la confiance qu’elle lui avait dérober en se foutant ouvertement de sa gueule. Sourire aux lèvres il s’approcha d’elle. « Bien au contraire Pandora, je l'ai très bien retenue. Mais sache que n'importe où où tu iras, je te retrouverais et je t'imposerais ma présence. Puis je m'immiscerais dans ta tête de petite garce pour que tu retombes à mes pieds. » Elle n’aimait pas entre son nom de sa bouche. Une boule se forma dans son ventre. Elle ne s’en débarrasserait jamais. Elle ne pouvait jamais rien faire sans qu’il ne soit là, derrière elle, tout faire pour la récupéré. Pour qu’elle revienne. Et malgré le manque cruel de patience qui caractérisait Voltaire, elle était quasiment sur qu’il prendrait le temps qu’il lui faudra. Si les hormones lui ordonnait maintenant de pleurer et de se rouler en boule, elle n’en fit rien, gardant la tête haute, son charmant sourire trop brillant, et elle siffla. «Try it darling ! Tu ne connais plus rien de ma petite tête de garce.» Là dessus elle n’avait pas tord. Elle était loin, très loin de ce qu’elle avait été à l’époque. Qu’un vulgaire souvenir en somme. Mais il était clair que s’en était de même pour lui.

Comme preuve ultime, qu’elle n’était plus la même, elle lui prouva sa suprématie, se chargeant de le faire bruler de plaisir. Elle lui collerait les genoux à terre, et ça serait lui qui la supplierait de la reprendre. Il serait le seul à être pitoyable. Il la menaçait de ne plus se retenir. Qu’il le fasse, elle restait intimement persuadé qu’il n’oserait pas faire quelque chose contre son gré. Et comme son gré était particulièrement contre aujourd’hui. Elle le sentit s’approcher d’elle, son corps effleurant la sien d’une tension à peine supportable. Un instant elle se perdit dans sa voix sulfureuse, dans son regard ténébreux. Elle déglutit, rêvant de se frapper la tête pour se sortir ses idées puérile. Elle était plus forte que ça. Tout de même. « Je ne parierais pas là dessus à ta place Pandora. Le pire si je le faisais, tu serais capable d'en redemander alors s'il te plait, ne me tentes pas. Je le suis déjà bien assez. Et quand bien même je le ferais, ce ne serait même pas un viol puisque tu serais consentante.» Son coeur s’emballa d’une soudaine peur, d’un soudain désir sourd qu’elle ne supportait pas. Elle le haïssait d’avoir raison. Elle se haïssait encore plus de ne pas être capable de mieux lui résister. S’il faisait un mouvement trop convainquant elle craquerait... Comme une branche. «Tu rêves» siffla-t-elle mauvaise, alors que sa gorge se nouait sous les mots. «Je ne ressens plus rien pour toi.» FAUX, on pouvait au moins nommer la haine,qui était probablement l’un des sentiments les plus destructeurs.

A trop le cherché elle l’avait trouvé. Elle s’était pris une gifle-qu’elle n’avait absolument pas vu venir. Elle s’était retrouvé au sol, choqué qu’il est pu la toucher. Dans un moment d’énervement elle lâcha sans faire attention qu’il lui foutu la trouille, et à entendre son rire il se foutait ouvertement de sa gueule. Enfoiré. Ca lui faisait plaisir de renverser la situation. « Je te fout la trouille ? » Elle allait le tuer. Mais en même temps elle préférait encore qu’il la croit faible au point d’avoir peur de lui comme tous les autres, que de comprendre que se n’était pas vraiment lui qui lui faisait peur, mais ses réactions à elle, face à lui. Chose qui lui ferait infiniment trop plaisir et qui lui laisserait sous entendre qu’il avait encore une chance. «Fuck you ! Ублюдок ! (enfoiré)» cracha-t-elle face à son rire. Ils étaient tous les deux aussi dénué de répartie l’un que l’autre face à ce genre de situation. «T’inquiète pas pour moi, je sais gérer ma peur pour toi, et je t’écraserais quand même.» siffla-t-elle, mauvaise, et convaincu. S’il croyait encore pouvoir gagner face à elle, il se fourrait le doigt dans l’oeil. Il avait perdu une fois. Il perdrait deux. Comprenant soudainement, ou faisant semblant de comprendre que c’était peine perdu, il évoqua une certaine Mina. «Kershaw, bientôt Delahaye.» Pandora fronça les sourcils. Delahaye ? C’était quoi cette blague ? Une pute qu’il marierait à un de ses clients cons ? Il tournait plus rond le bonhomme. « Oui enfin Kershaw-Delahaye. La pauvre, parents divorcés; deux noms de famille. Trois si elle m'épouse. Bref, sale histoire. » Elle s’étouffa en entendant le verbe qu’il venait d’employer. Epouser. Il voulait épouser quelqu’un d’autre, et il venait lui faire une déclaration d’amour pitoyable. Non en faite ce n’était pas ça le plus choquant. C’était totalement logique de la part de Voltaire de faire ce genre de chose. Mais épouser... C’était quoi son problème ? Ca l’amusait de détruire des minettes. «T’es un malade ! Débrouille toi avec elle. Ne t’approche plus de moi.» Il était clair que maintenant qu’elle savait ça, elle savait aussi qu’il n’avait clairement pas changé, qu’elle pouvait se trouer l’os jusqu’à la moelle et qu’il ne changerait jamais. Qu’il avait beau dire l’aimer, il ne serait jamais à elle, il ne s’occuperait jamais d’elle correctement il la ferait toujours souffrir, et il irait toujours voir ailleurs. Il serait toujours un putain d’enfoiré.

La suite en était bien la preuve vivante. Lui annoncer qu’il allait se marier. L’embrasser. Logique. Provoquer sa fuite, sa chute dans les escaliers, le bébé en furie, et puis jouer les héros pour vouloir sauver son gosse alors que tout ce qu’elle réclamait c’était une ambulance. Alors qu’il la mettait du mieux qu’il pouvait dans sa voiture et qu’il démarrait en trombe elle n’arrêtait pas de lui hurler dessus, ayant mal à en crever, et refusant toujours que ça soit lui qui l’emmène. Surtout qu’il ne disait que des conneries plus grosse que lui. «Tu sais ce qu'il te dit le dumb ass ? J'sais pas, essaye de te calmer. Ce sera une bonne chose et je pourrais m'entendre réfléchir ! » Encore une fois il faisait mouche. Elle gronda à l’arrière de la voiture, hurlant de rage et de douleur tout à la fois. Elle était partagée entre la rage et les larmes de douleur, ses nerfs qui lâchait, et ses hormones qui reprenait le dessus. Elle répéta encore une fois. «J’te déteste.» Entre deux cris étouffé et larmes hormonales. «S’il meurt je te tue.» grogna telle ensuite reprenant légèrement sur la situation. Elle lui hurla à nouveau dessus parce qu’il n’allait pas assez vite. « Je suis loin d'être un héros ! Je suis même tout le contraire mais excuse-moi de ne pas vouloir laisser ton gosse y passer ! » Cette phrase sonnait étrangement honnête et juste. Ou alors elle avait commencé à délirer. Elle tendit une main qui s’abattit sur l’épaule de Voltaire, et ses doigts se crispèrent sur la prise, rentrant ses ongles dans sa chair pour lutter contre la douleur. Histoire qu’il sache un peu ce qu’elle pouvait ressentir. On finit par arriver à l’hôpital... Plus rapidement que ce qu’elle avait prévu. Un brancard vint chercher Pandora, et elle se tourna vers Voltaire, dans la ferme intention de ne pas lui dire merci. Après tout tout ça était de sa faute. Normalement elle devait avoir un dîner romantique avec Orion... Et putain Orion... enfin Shane en toute logique. Elle souffla dans la direction de Voltaire. «Ne lui dit rien... S’il te plait...» Pas pour ne pas l’inquiéter, principalement parce qu’il n’en aurait rien à foutre vu que ce n’était pas lui le père. «Il te tuerait s’il savait..» Oui bon argument... Et puis ça semblait juste avec le tempérament de Shane... Contrairement à celui d’Orion... C’était drôle mine de rien de faire de Shane un père concerné...
 
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MessageSujet: Re: Back to back and lover to lover. (ft. Pandora) Lun 22 Juil - 19:30


Pandora & Voltaire



    Ses amis vous le diront, Voltaire était le pire enfoiré qui soit. Il se pensait supérieur à tout le monde, considérait les autres comme des moins que rien qu'il écraserait bien volontiers. Il ne se privait pas pour bafouer quelques personnes, pour les briser, pour les rabaisser plus bas que terre. C'était plus qu'une envie, c'était un besoin. Oui, il avait besoin de faire souffrir les autres pour se sentir bien. Pour se sentir vivant. Il savait ce que c'était d'être bafoué, de raser les murs, de ne plus traverser ni les couloirs, ni les rues la tête haute. Il avait apprit cela en prison, dans sa cellule de deux mètres sur deux mètres. Humide, sentant l'urine et avec un espace trop infime pour que les rayons du soleil ne réchauffent cette pièce. Mais aussi dans les couloirs où il avait dû se faire tout petit pour que les vrais durs ne viennent s'en prendre à lui. Si en le voyant aujourd'hui, il était facile de penser que ces années d'enfermement avaient été une partie de plaisir où Voltaire avait fait partie des durs à cuire, c'était absolument faux. Il avait ressentit la peur, la honte, le dégoût, le désespoir. Tant de choses qu'il ne ressentait plus aujourd'hui. Il se sentirait presque puissant. Ni le vent, ni les tempêtes, ni même les dieux pouvaient faire quelque chose contre lui. Parce qu'il n'était plus Johann, il était Voltaire de Montorgueil et rien ni personne n'était capable de l'arrêter. Et s'il rencontrait quelqu'un capable de le faire, il l’entraînerait dans sa chute avec lui. Et visiblement, Pandora devait être cette personne. «Try it darling ! Tu ne connais plus rien de ma petite tête de garce.» Pas faux, mais il aimait d'autant plus ce qu'elle était devenue. « Les gens changent tu sais. Tu as changé, j'ai changé. En bien ou en mal, je te laisses juger par toi-même. »

Le désir le frappa ensuite de plein fouet, si brutalement que son souffle se raréfia tandis que Pandora était littéralement en train de l'allumer. Un tel fait ne lui arrivait jamais, du moins, pas aussi intensément d'autant plus après une nuit où les valses avec Mina s'étaient succédées dans le seul but d'éteindre un brasier qui semblait gagner en puissance au simple souvenir de Pandora. Il inspirait profondément avant qu'elle ne plonge dans son regard. Voltaire n'aimait pas ce qu'il ressentait, cette soudaine faiblesse qui écrouait ses sens et le corps de la brune à la beauté sensuelle qui le fixait. Il n'aimait pas cette dépendance, ce commandement d'addiction qui l'attachait à Pandora. Il se rembrunit, érigeant des défenses contre cette envie impossible à réaliser sans briser les quelques certitudes et règles qu'il était parvenu à conserver avec difficulté. Le ton tranchant et catégorique de la brune ne suffit pas à briser les prémices d'émotions qu'il n'écoutait, tandis qu'il se réfugiait dans une certitude et une personnalité tranquille pour échapper à ce qu'elle faisait naître. Il bascula légèrement la tête, adoptant une attitude factice de sérénité alors que ses doigts glissèrent dans sa poche, de laquelle il dégageait son téléphone portable qui ne cessait de vibrer. « Oh je suis demandé... » commenta Voltaire d'un ton détaché qu'il remerciait silencieusement. « Je ne parierais pas là dessus à ta place Pandora. Le pire si je le faisais, tu serais capable d'en redemander alors s'il te plait, ne me tentes pas. Je le suis déjà bien assez. Et quand bien même je le ferais, ce ne serait même pas un viol puisque tu serais consentante.» fit-il ensuite, tellement sur de lui que c'était presque arrogant.  «Tu rêves» Oh, pas le moins du monde. Il était persuadé que Pandora brûlait de désir tout comme il le faisait. Il était persuadé que cette tension était tout aussi insupportable pour elle. «Je ne ressens plus rien pour toi.» Une fois encore, elle se mentait à elle-même. Peut-être qu'elle ne l'aimait plus - c'était même certain - mais elle le détestait, le haïssait au plus profond d'elle-même. Et la haine se trouvait être un sentiment. « C'est vrai ? Moi qui pensais que tu me haïssais, je suis déçu.» la taquina Voltaire avant de presser ses mains à ses joues, embrassant ces dernières de ses paumes brûlantes. Ses prunelles luisaient d'un éclat plus sombre, tandis que le désir courrait violemment dans ses veines de nouveau. A cran et tendu, il l'observait longuement, avec une férocité qui couvait depuis bien trop longtemps.  « Il paraîtrait .. » murmura le brun, « que la haine est un sentiment. Et si tu me hais autant que tu le laisses penser, tu ressens toujours quelque chose pour moi... D'une certaine manière » L'ombre d'un sourire vainqueur passa et son pouce dériva, caressant la tempe de Pandora, se perdant contre son oreille. Il la caressait langoureusement, lentement, torturant cette dernière tandis que sa seconde main courrait dans son dos, pressant des reins qu'il torturait de ses doigts, prodiguant des caresses brûlantes qui blessait une virilité gonflée. Il avait la sensation d'être sous le contrôle d'un alcool particulièrement puissant. Son sang lui avait cédé sa place, à ce liquide mordoré qui l'affaiblissait et brouillait sa perception de la réalité. Voltaire ne voyait plus qu'elle, minois net dans un paysage troublé, beauté effleurée de ses mains. ll sentait le grain de sa peau sous ses doigts, soyeuse dont le touché suffisait à intensifier le désir qui coulait dans ses veines à l'égard de ce corps qu'il tenait à caresser.

Elle avait tenté, tenté de le faire ployer, de faire de lui un homme faible et drogué à elle. Il n'était plus apte à combattre cette évidence, du moins inconsciemment, ne tenant à dévoiler une addiction qui imprimait sa chaire pour des raisons inconnues. Il avait ce besoin inconsidéré de se raccrocher à son orgueil, afin de ne pas perdre les rênes d'une relation qui semblait vouloir lui échapper à chaque instant. Ainsi, se jeter à corps perdu dans cette provocation dessinée, dans cette lutte de pouvoir imposée lui semblait évident. Mais cette fragilité qu'elle avait creusé et éveillée dans l' âme de l'homme semblait être trahie par son regard, ses prunelles qui ne cessaient de la couver et de la déshabiller. Il la désirait bien plus qu'au premier jour, alors qu'il n'avait eu de cesse de goûter à sa chair offerte il y a des années. Et pourtant, plus il la découvrait, plus il la dévorait, plus il la prenait et plus il était esclave des sensations qu'elle éveillait, de son parfum et de ses soupirs et de ce regard haineux. De cette vision même, celle d'une nymphe aux grands yeux de biche, qui le fixaient avec cet air tantôt aguicheur, tantôt haineux qui le faisait crouler sous le poids du désir.  Mais à force de trop jouer avec lui, Pandora parvint à le pousser à bout. Elle se retrouvait alors à même le sol, crachant toute sa haine à Voltaire. «Fuck you ! Ублюдок ! (enfoiré)» Oh, il l'avait vexée ? Pauvre enfant. Il ne comprenait pas le dernier mot mais il devinait aisément qu'il s'agissait d'une insulte. Mais, qu'on se le dise, Voltaire en était que plus amusé. «T’inquiète pas pour moi, je sais gérer ma peur pour toi, et je t’écraserais quand même.» Une nouvelle fois, l'homme se mit à rire. Elle se fichait de lui ? Elle, l'écraser ? Certainement pas. Et si elle y parvenait, il l'écraserait aussi. Puis il préféra changer de sujet, ne voulant pas non plus lui faire comprendre qu'elle pouvait toujours rêver pour se hisser à son niveau et ainsi l'écraser. Il évoqua Mina sans faire attention à ce qu'il disait. Il pensait au mariage qui tardait à arriver, il pensait qu'il foutait en l'air une nouvelle vie et qu'il en était plus que ravi. «T’es un malade ! Débrouille toi avec elle. Ne t’approche plus de moi.» Il fronça les sourcils face à la réplique de Pandora. Elle pensait peut-être qu'il la laisserait en paix simplement parce qu'il allait jurer fidélité ? C'était mal le connaitre. La seule pour qui il renoncerait à ce côté coureur de jupons se trouvait en face de lui. Et visiblement, elle ne s'en doutait même pas. « Plus tu diras de ne plus m'approcher de toi, plus je m'approcherais. A dire vrai, je ne compte pas lâcher l'affaire de si tôt.»

Le baiser, échange trop court, trop brûlant qui l'avait complètement retourné. La chute de Pandora dans les escaliers, ses cris à vous fendre le coeur, sa haine contre son ex-mari grandissante. Si les autorités rappliquaient, il serait dans la mouise. Il porta alors la brune jusqu'à sa voiture, l'allongea, la contempla un bref instant avant qu'elle n'ait le temps de l'insulter de tous les noms. Voilà qu'il sauvait son enfant - et elle par la même occasion- et voilà comment elle le remerciait. Aucune gratitude. «Tu sais ce qu'il te dit le dumb ass ? J'sais pas, essaye de te calmer. Ce sera une bonne chose et je pourrais m'entendre réfléchir ! » hurla le brun afin de la faire taire. Il put enfin réfléchir et retracer dans son esprit la route menant à l’hôpital le plus proche. «J’te déteste.» Oh, lui aussi ! Mais ce n'était pas une raison de la laisser crever non plus. Il roulait, roulait, roulait. Il ne s'arrêtait pas, il roulait. Il essayait de faire le vide dans son esprit, de faire abstraction des cris de Pandora. Il irait faire la peau à Shane, promis juré. «S’il meurt je te tue.» Il observa son reflet dans le rétroviseur, un sourire amusé sur les lèvres. « Non, non. S'il meurt, il y a de fortes chances pour que tu y passes aussi sweetheart.» Puis ses hurlements reprirent de plus belle, Voltaire allait craquer. « Je suis loin d'être un héros ! Je suis même tout le contraire mais excuse-moi de ne pas vouloir laisser ton gosse y passer ! » Il évita de justesse une voiture tandis que les ongles de la brune lui transperçaient la peau. Respire, respire, se disait-il. Hôpital. Nul le temps de se garer. Un brancard vint chercher la jeune femme. Elle avait une dette envers lui désormais. «Ne lui dit rien... S’il te plait... Il te tuerait s’il savait..» S'inquiétait-elle pour lui ? « Ne t'inquiète pas, je comptais le tuer avant.» puis il s'en retourna, laissant Pandora.
 
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Back to back and lover to lover. (ft. Pandora)

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