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ERROR 404: NOT FOUND (eno/alfy)

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mmf
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MessageSujet: ERROR 404: NOT FOUND (eno/alfy) Dim 8 Sep - 13:54




ENOLA ET ALFY

when life leaves you high and dry, i'll be at your door tonight, if you need help. i'll shut down the city lights, i'll lie, cheat, i'll beg and bribe to make you well.


Il était clair que Brutus n'aimait pas me voir dormir. Il se sentait toujours obligé de m'enfoncer sa langue gluante et malodorante dans l'oreille pour me réveiller... et je trouvais ça particulièrement dégueulasse. Premièrement, les chiens étant connus pour leur totale absence d'hygiène buccale, je passais au moins dix minutes l'oreille sous le robinet pour essayer d'atténuer l'odeur de cette puanteur mortelle. Deuxièmement, Brutus était particulièrement laid. Ne vous méprenez pas... mais je n'ai jamais vu quelqu'un aimer les chiens à crête chinois. J'étais sûre qu'il aurait pu remporter le concours du chien le plus laid du monde. Quelle prestige ! Je ne pensais pas que l'animal que j'avais récupéré un soir d'hiver allait m'apporter autant d'emmerdes. Comme quoi, ça ne rendait vraiment service à personne d'aider un pauvre petit chien en détresse. La bonté et la pitié, c'était pour les faibles... ça me servirait de leçon la prochaine fois. Bref, ne pensez pas que je sois le genre de personne préférant battre leur animal plutôt que de le chérir et de le câliner. J'aimais profondément Brutus, mais pas trop. Il était mignon quand il ne ressemblait pas à une pile électrique, ou quand il ne s'était pas mis en tête de créer un parcours avec ses déjections. Même si le plus souvent, j'avais envie de le bâillonner.

Ce matin -ou plutôt, cet après-midi-, Brutus m'avait encore une fois réveillée. Le rituel du robinet passé, j'avais essayé de redevenir de bonne humeur. Ce soir, je devais aller travailler. Rien de bien exceptionnel, mais le lieu de rendez-vous était à des lieux de me ravir. L'été était en train de prendre la route du retour... et je n'avais aucune envie d'aller "m'amuser" à la patinoire. Il faisait froid, et puis c'était le meilleur moyen pour me ridiculiser. Je n'avais jamais su tenir plus de deux secondes en équilibre sur la glace. Bref, c'était la chute assurée. Même si s'étaler devant tout le monde n'était pas l'atout charme n°1, j'essayais de me rassurer en me disant que celui ou celle avec qui j'avais rendez-vous trouverait ça touchant... Mais je pouvais toujours espérer. Les quelques heures me séparant de l'heure fatidique étaient passées à la vitesse de l'éclair. Prête, j'observai pour la première fois la photo de ma future proie. C'était une femme et elle était brune... détails que je ne manquerai pas d'oublier une fois arrivée. Londres était particulièrement peuplée par des femmes blondes ou rousses, aucun moyen de me tromper donc ! Encore un préjugé... mais ce lieu-commun me satisfaisait même si pertinemment, je le savais faux. J'avais 50% de chance de me tromper, j'étais pressée et j'oubliai la photo sur la table du salon.

La patinoire grouillait de monde. Des mômes hurlant après leurs enfants, des amoureux se bécotant vulgairement près du marchand de glace... Voilà pourquoi je détestais aller me promener ici ! Logiquement, celle que je devais rencontrer devrait se trouver près des barrières de sécurité... Sauf si elle s’appelait Brutus et avait l'intelligence d'une moule à se planter au milieu de la foule. De plus, j'avais oublié son prénom... Tant pis, il fallait bien que je me lance. Une femme correspondant parfaitement à la photographie se trouvait accoudée aux barrières de sécurité. Je n'avais pas vu son visage mais je décidai quand même de l'aborder. « Bonsoir. » commençai-je avant de me placer à ses côtés. « Comment allez-vous? Il fait froid ce soir, n'est-ce pas... ». Encore une fois, je venais de balancer la phrase clef. Cette phrase était commune à toutes les filles de l'agence. En quelque sorte... un code secret servant à nous faire reconnaître par le client que l'on nous avait assigné. Les deux sachant très bien l'existence de ce code, c'était une invitation à coucher et la plupart du temps, cela servait aussi à éviter les erreurs sur la personne. Mais comme partout, il n'y avait pas de risque zéro...


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MessageSujet: Re: ERROR 404: NOT FOUND (eno/alfy) Ven 20 Sep - 20:10




ENOLA ET ALFY

when life leaves you high and dry, i'll be at your door tonight, if you need help. i'll shut down the city lights, i'll lie, cheat, i'll beg and bribe to make you well.


La patinoire. Pourquoi pas. Dorian m'énervait, j'avais besoin de prendre l'air. La salle de sport était en révision aujourd'hui, j'avais besoin de sortir, j'avais besoin de me défouler. Je savais pas quoi faire, je savais pas où aller. J'errais comme une âme en peine dans les rues de la capitale du pudding. Une enveloppe pleine de résultats médicaux même pas ouverte dans la main que je me dépêchais de fourrer dans mon sac et mon portable dans l'autre. Plus de batterie. Tant pis. Je n'avais personne à appeler de toute manière. J'avais soudainement envie d'appeler Dorian, qu'il vienne me chercher. Je voulais le voir. Trop tard. J'aurais pu appeler Ae aussi. Je lui avait déjà laissé aux environs de 386 messages, mais sa boîte vocale était pleine, il ne m'avait jamais répondu, il ne me répondrait jamais. Son numéro n'était même plus valide je crois. Il fallait que je me fasse une raison. Je balançai le petit outils de technologie dans mon sac et décidai qu'il était tant pour moi de me trouver quelque chose à faire. J'avais annulé mes cours pendant un mois et je n'avais pas mis un pieds à la fac depuis bien deux semaines. La patinoire. Oui. J'avais déjà fait du roller quand j'étais gamine, j'aimais ça. Et puis la première fois que j'étais allée au Danemark j'avais eu le droit à mon baptême de la glace. Ma mère était une excellente patineuse. Vendu. Va pour la patinoire.

Je pénétrai dans le bâtiment d'un pas assuré. Un peu incertaine tout de même intérieurement. Je ne connaissais pas les lieux, je n'étais jamais venue ici. Je me dirigeais vers le guichet, d'un geste automatique, achetant un billet sans vraiment réaliser dans quoi je m'embarquais. Je ne savais pas. Je ne savais plus. Ça n'avait aucune importance. Je glissai un merci à la femme qui me donnait le coupon et m'indiquait l'entrée du doigts. Je m'écartai du comptoir et fixai le morceau de papier entre mes mains. Après quelques secondes d'hésitations je me remis en mouvement. « Bonjour madame ! » J'ai vraiment l'air si vieille que ça pour que tu me donnes du madame connard ? Je le regarde, l'air fatigué. Je ne relève pas, je m'en fous. Et peut être qu'à 25 ans je me fais vieille, j'ai bien une maladie de vioc après tout. J'enfile mes patins. Seule. Lentement. Il fait frais. Je me glisse sur la piste et sens mes jambes se dérober sous moi. Je suis toute tremblante alors je m'agrippe au rebord. Respire Kali. Respire. Tu peux y arriver. Je ne vais pas renoncer. Pas maintenant. Pourtant c'est mal parti. Je vois passer une gamine avec une sorte de déambulateur pour patinoire qui lui permet d'avancer. Je pourrais la pousser et lui voler. Mais elle se mettrait à chialer. Je supporte pas les gosses qui pleurent. Surtout ça serait trop bas pour moi. Dommage. Un pieds devant l'autre. J'avance. Je glisse. Petit à petit. C'est pas trop mal. Je m'éloigne un peu de la barrière. Inspire. Expire. Je suis la courbe de l'ellipse formée par la glace. Je suis pas si mauvaise. Je suis même pas tombée encore. Je tente même des croisées dans un virage, ça passe. Je souris. Je me laisse happer par le froid, je me laisse aller au mouvement, toujours plus rapide, toujours plus puissant, je gagne en vitesse, je gagne en assurance, je gagne en habilité. D'un freinage brusque et plutôt limite je m'arrête, le souffle court et m'appuie contre la rambarde. Je souris. Je ne laisserai pas mon corps gagner la bataille. Mais je me sens légèrement défaillante. Ma gorge est sèche, ma langue râpeuse. De l'eau. Je m'éclipse du terrain de jeu bruyant et dangereux et retire mes patins à glace.

Retrouvant la stabilité de mes chaussures plates je m'accoude à la barrière de sécurité pour siroter le cocktail sans alcool que j'ai réussi à obtenir du morveux qui s’obstine à me donner du madame. Je ne sais pas ce que je fais encore ici. Je suis bien. Enfin pas trop mal on va dire. Le bruit m'empêche de m'entendre penser, la lumière m'empêche de réfléchir. Tant mieux. Je revois passer la fillette au déambulateur. J'espère qu'elle s'étalera quand même de tout son long. Je patiente. Attendant quoi ? Je ne sais pas. Rien. Je déambule et je bulle. Seule. Vide. Souriante malgré moi, rayonnante malgré les légers cernes qui commencent à apparaître sous mes yeux. Je m'absorbe dans la contemplation du jeu de jambe d'un jeune homme particulièrement doué tandis que je sens une présence près de moi. « Bonsoir. » Je lève un regard intrigué vers mon interlocutrice. Je la dévisage quelques instants, essayant de me rappeler si je l'ai déjà vue quelque part ou pas, tentant en vain de me figurer si je la connais ou pas. J'ai beau y mettre du mien, il semble que la jeune femme me soit totalement inconnue.  « Comment allez-vous? Il fait froid ce soir, n'est-ce pas... ». Non. Définitivement je ne la connais pas. Mais quelle importance après tout. Je détache mes yeux d'elle et reportant mon attention sur les échange fluides des patineurs endiablés de tout âge et de tous niveaux je réponds sur le même ton. Je pourrais aller pire, mais ça ira mieux. Je me rends compte que je suis plus ou moins frigorifiée. Je n'avais pas fais attention mais il commençait réellement à faire très froid une fois immobile. Je prends un ton légèrement cynique. C'est le moins qu'on puisse dire. En même temps nous sommes dans une patinoire. J'ose espérer que ça ne pourra que se réchauffer. Je me rends compte que mes doigts ont commencé à trembler. Tous seuls. Merde. Je savais qu'il fallait pas que je reste à rein faire pourtant. Ramenant ma main vers moi d'un mouvement brusque je me tourne vers la brune. D'ailleurs je n'ai pas l'intention de finir congelée. J'vous offre un café? Je me sentais d'humeur généreuse, et puis peut être que parler de mode ou de n'importe quel sujet de ce type avec une parfaite inconnue me ferait du bien.

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