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[ARMYANSKI STYLE] I don't wanna see you again.

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MessageSujet: [ARMYANSKI STYLE] I don't wanna see you again. Mer 7 Aoû - 0:39



Demyan &Nikolaï

« Loft de Demyan Don't wanna see you again »


Dure journée. Harassante. Incompréhensible. Émotions contradictoires. Demyan aurait à la fois voulu retourner plus tôt dans la journée, revoir celle qui faisait trembler son coeur aussi sûrement qu'il vivait. Mais il voulait également fuir. Repartir une fois pour toute, autre part, quelque part où Elle ne pourrait pas le suivre, quelque part où rien de ce qu'il avait fait ne viendrait le hanter. Recommencer sa vie du début, sans qu'aucun parasite ne vienne lui rappeler son statut de monstre, malade, de monstruosité maladive. Mais au fond de lui, le russe savait qu'il ne le pourrait jamais. Fuir sa nature, c'était comme essayer de faire du blanc avec du noir. On avait beau espérer, y croire, rien ne pourrait être possible, le but, la finalité, ne serait jamais atteint. Rien que dans ses rêves, ce qu'il avait commis, les vies qu'il avait détruites le hantaient. Il revoyait sa fiancée, il la voyait hurler, alors que lui même n'en avait clairement aucun souvenir. Des songes, des cauchemars déformation de la réalité, déjà bien trop violente pour sembler réelle et pourtant ... Ce meurtre qu'il voyait toutes les nuits en fermant les yeux, qui provoquait une telle crise d'insomnie ... Ce meurtre, il l'avait commis, et toutes les fuites à l'autre bout du monde ne pourront rien y changer. Alors il restait, s'enlisait dans une vie qui n'était pourtant pas omme celle qui avait été tracée pour lui, qui était même son exact opposée. Demyan, tatoueur de profession, élève et enfant surdoué, fierté de son pays, s'était perdu dans les méandres des choses que l'on attendait de lui. Il n'était plus que le souvenir de ce qu'il avait été en Russie. Du môme sage, il était devenu la personne sans doute la plus tourmentée de Londres.

Demyan releva la tête, une dizaine de pas avant d'arriver sur le pas de sa porte. Il avait garé sa voiture sur le parking de la place, quelques pas plus loin, profitant, chaque jour, de quelques minutes de marche, dont il avait bien besoin après une journée passée dans la boutique, à s'appliquer sur une nuque, une cheville et une aine. C'est sans doute pour cela que, songeur, il ne vit pas tout de suite l'homme qui attendait devant son bâtiment. Un homme, plus âgé que jeune, attendait devant, strict, enveloppant de son aura hautaine tous les passants osant passer à sa proximité. Pour le plus jeune des Armyanski, le temps sembla se suspendre, comme s'il lui laissait le temps de s'enfuir, de courir dans la direction opposée, d'aller se cacher où il le pourrait. Mais ce temps ne dura pas, et les yeux inquisiteurs de son paternel vinrent bientôt heurter les siens. Glacial. Ce regard glacial, il aurait tout donné pour ne jamais le revoir. Trop peu de sentiments passaient par ce regard, comme s'il n'avait jamais été créé dans ce but. Comme si rien de ce qu'il ne pourrait dire ne lui donnerait crédit. Demyan avait longtemps admiré son père, fermant même les yeux sur le mal qu'il avait fait à sa mère. Fermant les yeux sur ce qu'il lui faisait subir. Et la goutte de trop. La mort de Nina. Son exil. Son départ. Il avait sans doute quitté la famille Armyanski en même temps que le sol russe. Il avait de lui même renoncé à sa fortune pour enfin avoir l'impression d'être libre.

"Me faire surveiller par la noblesse londonienne n'est plus suffisant? Il faut réellement que tu viennes devant ma porte pour vérifier si je ne fais pas déshonneur à notre nom?"

Demyan ne pouvait faire autrement que tutoyer l'homme qui était son père. Il ne l'avait pas toujours fait, d'abord par respect, aujourd'hui par mépris. Il ne voulait pas admettre qu'il avait quelque lien avec cet homme si froid, si calculateur, qui avait accepté que son propre fils devienne un meurtrier, sans penser une seule seconde à soigner la maladie qui le rongeait de l'intérieur. En quelques mili secondes, le blond analysa son habillement. Ni trop mauvais, mais loin du standard que lui imposerait son rang en Russie, ses tatouages ressortant en même temps que ses bras par les manches de son T-shirt. Mais après tout, le regard de cet homme l'importait peu. Ne l'importait plus ... Du moins, il le pensait. Passant devant Nikolaï Armyanski, il sortit sa clé.

" Le téléphone est devenu has been à Moscou? Tu remarqueras que dans l'impossibilité de m'y rendre, je n'ai pas vraiment pu m'informer de ce détail-là."  
 
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MessageSujet: Re: [ARMYANSKI STYLE] I don't wanna see you again. Lun 2 Sep - 19:09

    DEMYAN – « Laisse-moi sortir ! Laisse-moi sortir ! Ouvre, laisse-moi sortir ! »

    Les poings du gamin de sept ans s'abattaient sur la porte de sa chambre avec frénésie et colère, sa voix encore fluette s'échappant de ses lèvres se faisait néanmoins enragée et virulente, mué dans une colère dévastatrice, d'un sentiment rageur mêlé à cette peur trop bien fondée, le petit garçon hurlait d'une haine farouche sa plainte, encore et encore. Derrière la porte, cela faisait déjà de longues minutes que son fiston tambourinait à la porte de sa chambre, à hurler ainsi de le laisser sortir. Encore et encore, inlassablement, il hurlait sa colère et son désespoir. J’avais instauré cette règle : l’enfermement d’une heure par jour. Ne vous méprisez pas, le jeune Aryanski n'était pas un enfant battu, pas plus qu'il était délaissé ; au contraire ne manquant de rien il avait pour lui une chambre somptueuse et les promesses d'un avenir certain. Je lui offrais tout ce qu’il avait besoin, lui permettant d’arriver au prestige et son ascension vers la domination. Il excellera là où je n’ai que simplement réussi, il portera le nom Aryanski tel qui le doit. Ainsi, avec mon aide il percera encore plus loin, encore plus haut. Son fils « unique » deviendrait ministre ou banquier, voire même médecin, mais quoiqu'il en soit il ne pouvait le laisser gâcher cette chance d’être un Aryanski. Je le poussais donc à étudier, poussant le vice en l’enfermant à clé dans sa chambre. Une condition qui pour lui n'avait rien de cruel ni d'inhumain, mais juste l'envie de faire de mon jeune fils le summum de la perfection. Je l’enfermais ainsi tous les jours, pour son bien et son avenir... Une attitude des plus vicieuses trahissant l'excès vindicatif des Aryanski. Huit ans seulement, et séquestré chaque jour quelques heures dans une pièce, à se pencher sur les livres tandis qu'au loin résonnaient les rires enfantins et insouciants de ses camarades. Aujourd’hui, je me tenais derrière la porte de sa chambre à écouter ses hurlement et ses plainte, aujourd’hui j’entendais les pleures de mon jeune fils dont les mains frapper avec force contre la porte de bois. J’imaginais qu’il devait sentir ses poings parcourus d'une douleur vive empourprant les joints de ses mains, j’imaginais sa peine et son désespoir. Et pourtant, j’étais adossé contre la rembarre de l’escalier faisant face à cette porte en bois, les mains croisées.

    Demyan – « Papa ! Ouvre-moi ! »

    Le petit garçon est confiné à une porte qui ne veut s’ouvrir. L’homme qui est derrière la porte ne prêt pas plus attention que ça des plaintes de son fils, de sa voix qui vacille sous sa peine et sa colère. On pourrait y voir à cette scène, un père abject qui par un excès cupide et presque fou, porté par le désir le consumant de la perfection ne répond pas au désir de son enfant, à son envie de sortir de sa chambre. Mais si on connaissait Nikolaï, on pourrait y voir autre choses. Il recherche la perfection chez son fils, peaufinant son image, une façade ou les sentiments ne sont pas dévoilé ainsi, où le nom Aryanski serait synonyme de pouvoir et richesse et que rien ne puisse l’érafler par des comportements puérils tels que celui de son fils. Elevé dans un monde d’apparences et de faux-semblants, jonché de sourires hypocrites, de bises faussement amicales, de formules de politesse qu’il est coutume de s’échanger entre bonnes familles mais dont on ne pense pas un seul mot, l’image est fondamentale.
    Les poings qui tambourinent à la porte, avec haine, avec rage, avec fureur, résonnant en écho et me parvient. J’attends mon fils se venger contre ses livres, ses bibelots et tous ce qui l’entoure dans sa chambre. C’est le moment. La porte en bois grince, s'entrouvre, et ma ma silhouette massive apparaît ; mon visage strict fait peur une seconde à Demyan avant que ma main puissante s’empare de lui et le tire dans le couloir. Sans trop de violence, mais avec fermeté, tandis que mon jeune fils reprend contenance et se débat contre moi. Il frappe et s’agite, comme si la porte ne s’était pas encore ouverte. Je l’empoigne fermement et le pousse contre le mur, la tête du jeune garçon venant le percuter de plein fouet. Je n’avais pas voulu faire preuve d’autant de violence, mais seulement calmer mon fils qui peste comme un diable, apeuré et haineux, les yeux humides et pénétrants. Ma voix s’élève alors que je m’accroupis pour me trouver à la hauteur de Demyan qui se débat encore avec force et violence, et déjà l'adulte sait qu'il n'y a qu'une seule chose qui puisse apaiser le petit diable affolé.

    NIKOLAI – « Demyan ! Demyan calme toi ! ... Si tu ne veux pas retourner dans ta chambre. »

    Le petit garçon cessa peu à peu de se débattre, hoquetant néanmoins dans une respiration saccadée qui peinait à se calmer.

    NIKOLAI – « Tu es infect aujourd'hui Demyan ... Tu te souviens de ce que je t'ai dit ? »
    DEMYAN – « La perfection ne s'acquiert qu'en travaillant... »
    [/b] répondit le garçonnet d'un murmure agacé mais docile.

    NIKOLAI – « ... Donne-moi un synonyme de 'infect'. »
    DEMYAN– « ...Infâme. »

    NIKOLAI– « Bien, la leçon est apprise tu peux y aller. »[/b]

    Alors que je me relevais d’un sourire fier, ignorant que ce fils n’allait devenir qu’un tatoueur sans oublier le drame de Nina Romanov.

    FLASH BLACK

    D’un pas affirmé, je traverse l’espace qu’il me restait entre la limousine et le seuil de chez Demyan, sans regarder personne, pas un sourire. J’étais au courant, que le jeune Aryansky n’était pas encore chez lui. Depuis son arrivait à Londres, je le faisais suivre, je connaissais tous ses moindres gestes, ses connaissances … Et je n’avais pas arrêté depuis mon arriver à Londres ni lorsqu’il démasqua Childeric. J’avais quitté mon pays natal, la Russie, pour un seul objectif : de faire l’un de mes fils un vrai Aryansky. Même si la tâche risque d’être quelques … difficile. Mes yeux ce braque sur Demyan que je viens de repérer, je jubilais bien sûr du spectacle que me donnais mon fils. Lire un livre tabou est bien plus jouissif et mordant que de s'en remettre à un quelconque roman à l'eau de rose dont le grand public en connaît déjà l'issue. Demyan était tel qu’un roman à l’eau de rose, malheureusement. "Me faire surveiller par la noblesse londonienne n'est plus suffisant? Il faut réellement que tu viennes devant ma porte pour vérifier si je ne fais pas déshonneur à notre nom?" Un soupir blasé s'échappa de mes lèvres sèches, certes pas le premier, ni même le dernier. J'arque les sourcils tout en l’analysant : un vieux t-shirt, des tatouages … Finalement, mon indifférence désinvolte laisse place à une moue de dégout, quand solennel et sombre je le darde comme pour tenter de sonder son âme : « Mais tu as déjà déshonoré mon nom. Tu ne t’en souviens plus de Nina Romanov ? Ou le fait de côtoyer l’autre sœur jumelle, t’as fait oublier » Soufflais-je de ma voix délicieuse avant d'offrir un rictus narquois alors que mes yeux sombre le défient, le jaugent avec dédain. Je me pousse légèrement tel un prince toisant le petit peuple d'un oeil accusateur, arborant un port hautain quoique n'étant pas dépourvu de cette lueur pensive et profonde, le laissant passer pour pouvoir ouvrir la porte de son appartement. "Le téléphone est devenu has been à Moscou? Tu remarqueras que dans l'impossibilité de m'y rendre, je n'ai pas vraiment pu m'informer de ce détail-là." D'une moue insolente, je portais mes yeux ailleurs non sans démontrer à mon interlocutrice que ses dires ne m'intéressaient pas attend qu’il ouvre enfin sa porte.
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MessageSujet: Re: [ARMYANSKI STYLE] I don't wanna see you again. Dim 8 Sep - 11:16



Demyan &Nikolaï

« Loft de Demyan Don't wanna see you again »


Il y avait de ces jours que l'on pouvait catégoriser comme heureux. Non pas que Demyan vive beaucoup de temps heureux depuis trois ans, mais on pouvait donner ce qualificatif aux jours s'enchaînant sans retournement de situation tel un film dramatique dont on attend avec angoisse de savoir quelle sera la fin tragique des acteurs principaux. Cette fin tragique n'était pas encore arriver, mais on pouvait sentir la pression qu'elle engendrait chez le russe, la pression qu'elle engendrait chez Lana également, On croirait une fin et finalement tout continue, la vie continue. On aurait cru la fin lorsque Nina Romanova a été tuée de sa main, mais la vérité était que c'était loin de l'être. Au lieu de cela, sa mort a été le commencement de cette histoire étrange qui les liait. On pourrait également croire que le retour du père détesté, du père haï, du père insensible pourrait constituer une belle fin. Mais ce n'était pas ce que les gens attendaient d'un film dramatique n'est ce pas ? Un simple retour en Terre natale, dans la prison dorée qui avait constitué ses premières années de vie. Ce n'était pas ce pourquoi une histoire dramatique était faite. Un arrêt brutal possédait autant moins de saveur que le genre de scène qui s'était produite entre Lana et lui un peu plus tôt. Le genre de scène à vous faire tourner la tête et vous interroger sur ce que vous voulez vraiment, vous interroger sur la part d'immoralité de vos actes. Alors, comme tout bon acteur de sa propre existence, Demyan acceptait et attendait qu'un nouvel acte devienne assez dramatique pour signer la fin de son histoire.  Mais en attendant la fin, il fallait se préoccuper des étapes. Dans tout film, les étapes sont importantes, elles emmènent l'acteur principal dans un tel tourbillon d'émotion et de ressentis qu'il ne pouvait aller ailleurs qu'à cette fin. Sans doute était-ce à quoi Nikolaï Armyanski s'employait, à chaque seconde de sa vie. L'emmener là où il ne pourrait faire autrement que le suivre, ou disparaître. Parce que là était le pouvoir de son père. Faire en sorte qu'il lui obéisse ou bien qu'il s'efface. Mais ne s'était-il pas assez effacé ? Il était devenu invisible aux yeux de toute la Russie, invisible aux yeux de tout Londres et il avait crû devenir invisible aux yeux de son père, avec l'aide de Childeric. Il avait choisi, d'une quelconque façon, son côté, sa voie. Mais tout ne semblait pas suffisant pour Nikolaï pour qu'il vienne le hanter devant sa porte ? Alors même que Demyan pensait retrouver un équilibre de vie, que Lana venait encore de tout détruire, voilà qu'il devait faire face au pire des êtres humains qu'il lui ait été donné de rencontrer ? Il choisissait bien son moment. Toujours bien son moment.  Bien entendu Demyan s'y attendait depuis que son meilleur ami lui avait signalé que son père était à Londres. Ce n'était jamais un hasard de se retrouver dans la même ville que son paternel sans avoir reçu un appel avant. Mais il y avait des choses qui ne s'expliquaient pas, c'était un fait, beaucoup trop de choses.

Le blond ralentit sa marche pour retarder encore un peu la confrontation qui ne tarderait pas à avoir lieu. Il aurait voulu l'éviter, rentrer chez lui et claquer la porte … Mais il ne pouvait pas. S'il y avait bien une chose qu'il savait à propos de son père était qu'il avait peut-être déjà fait un double de ses clés, et une chose encore plus effrayante à imaginer que son père dans son salon était son père dans son salon de façon totalement imprévue. Un soupir, déjà las alors que l'homme n'avait pas ouvert la bouche. Un éclair de satisfaction passant dans son regard lorsqu'il put décerner sa moue de dégoût. Il n'aurait pu rêver mieux sans doute que le regard méprisant de son père au regard de ce qu'il était devenu. Peut-être tout ceci lui montrerait le chemin de la sortie, qui sait. Des tatouages, des piercings, tout ça ne faisait pas vraiment riche de cette bonne vieille Russie n'est-ce pas ? Londonien des bas quartiers peut-être, quoi que son appartement n'était pas non plus à dénigrer vu sa taille et son design. Mais le vieux Armyanski avait de quoi retourner la situation. Comme toujours, il était le seul qui était capable de le faire passer du calme plat à la rage meurtrière. Mais il se contint, toutefois, non sans élever quelque peu la voix.

« Tu n'as aucun droit de parler d'elles comme cela, tu ne les connais pas ! Tu n'as jamais cherché à connaître Nina quand elle était en vie et ce n'est pas maintenant qu'elle est morte que tu vas prétendre t'en préoccuper. Ça a l'air de te plaire de m'épier, mais tu ne penses pas que tu en as terriblement assez fait pour cette famille ? Pour la nôtre aussi d'ailleurs. Lana a assez souffert pour que tu n'ailles pas la tourmenter elle aussi. »


Demyan aurait aimé pouvoir entrer dans son appartement et le refermer comme si de rien n'était, comme s'il pouvait contenir le monstre à l'extérieur et ne pas avoir à comprendre pourquoi il était à Londres.  Mais il ne pouvait pas, refuser quelque chose à son père, bien qu'il s'y employait, n'allait pas jusqu'à lui refuser l'entrée de sa maison. Il ne le pouvait pas et sans doute ne le pourrait-il jamais. Alors il pria simplement pour que la situation ne s'éternise pas et que son paternel ne soit présent que pour une durée limitée. L'entendre dire qu'il était venu pour saluer et puis ensuite repartir était une envie tellement utopique qu'il en rirait presque. Quelques années plus tôt il était le fils à éliminer, et aujourd'hui il venait sonner à sa porte. Pour quoi ? Malgré lui, malgré ce qu'il aurait aimé dire, Demyan était intrigué par la raison qui poussait son père à être là. Aussi, il ouvrit la porte, s'effaçant en silence pour le laisser entrer. Quelque chose qu'il ne pourrait faire était sans aucun doute lui proposer un café, mais connaissant son père et sa faculté à être à la fois poli et sans gêne, sans nul doute qu'il pourrait se le préparer lui même. D'un geste, il lui désigna le canapé. Le blond se dit qu'il avait énormément de chance d'être quelque peu maniaque du ménage et du rangement, car au moins, la seule chose qui pourrait hérisser le poil du paternel ne résidait qu'en la photo accrochée au mur représentant les jumelles et lui même, ainsi que tous les tableaux d'Ella disséminés un peu partout dans l'appartement. Mais il n'était sûrement pas là pour refaire la déco de l'appartement, donc tout allait bien dans le meilleur des mondes.

« Alors ... Que me vaut l'honneur de ta visite? »

Le ton sarcastique peinait à cacher le véritable intérêt qui se dissimulait derrière. Après tout, les Armyanski n'avaient jamais été connus pour leur attachement à la famille.  
 
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MessageSujet: Re: [ARMYANSKI STYLE] I don't wanna see you again. Mer 2 Oct - 19:12

    Parce que l’indifférence est une règle de vie, parce que les problèmes des autres me sont indifférents. J’ai déjà bien assez à faire avec mes propres problèmes, avec ma propre rancune envers ma descendance, à leur envie de bousiller le nom Armyanski. Pourquoi m’intéresser aux autres, à leur pathétique petite existence. Qu’est-ce que j’en ai à foutre d’eux hein ? N’ai-je pas déjà assez à faire avec ma propre vie pour ne pas m’intéresser à celle des autres. Que ces idiots qui passent leur temps à se plaindre réfléchissent d’avantage, qu’ils regardent autour d’eux au lieu de ne voir que leurs petits malheurs. La vie elle-même est une merde, elle vient à nous pour nous torturer, nous affrontons tous une dose de souffrance, plus ou moins supérieur à ce que nous pouvons supporter, elle ne sourit à aucun de nous, elle en donne plus à certains, en prend plus à d’autres, elle nous torture. Elle est cette pute qui nous nargue, qui nous tourne autour mais, jamais ne nous satisfait. Elle donne et reprend tout aussi vite. Elle nous laisse construire pour mieux tout démolir, elle nous laisse aimer pour mieux tout nous arracher. Elle nous torture, nous abat, nous arrache le cœur et joue avec nous, elle s’amuse de cette souffrance qu’elle nous inflige. Et, une fois que l’on a assez souffert, elle s’en va, nous laissant en tète a tète avec la mort. Alors pourquoi passer ce court laps de temps sur Terre à se soucier des problèmes des autres ? Nous avons tous tellement mieux à faire, mieux sur quoi nous concentrer que sur le côté pathétique de nos pitoyables vies. J’ai mieux à faire que m’intéresser à vos pitoyables petites existences.

    Pourquoi ne pas simplement profiter de ces courts laps de temps où plus rien n’a d’importance, où l’on se sent enfin libre et détacher de tout? Pourquoi ne pas simplement oublier la vie elle-même, oublier la souffrance, oublier qui l’on est et se perdre ? Sexe, alcool, et pouvoir… Voilà tout ce qui compte réellement. Je n’étais pas un grand consommateur de drogue, ni d’alcool, j’aimais bien trop garder le contrôle de mes actes, de mes pensées et de ma vie. En revanche, en ce qui concerne le sexe, je ne pourrais pas en dire autant. Les plaisirs charnels sont ma propre drogue, ce qui me permet de m’évader. Le pouvoir permettait de me sentir supérieur, tel un roi sur son trône.

    Ce n’est que faire preuve de franchise et d’honnêteté que de se désintéresser d’autrui. Certains ne verront en moi qu’un être sans cœur, un être incapable de faire preuve de la moindre compassion pour le genre humain. Ceux-là, je leur répondrais qu’ils ne comprennent pas, qu’ils ne savent pas. La compassion n’existe pas, elle n’est qu’une façade pour éviter d’affronter son propre mal être. Contempler le malheur d’autrui est tellement plus plaisant que de river son regard sur son propre malheur. Voir qu’autrui est bien plus malheureux qu’on peut l’être, c’est tellement rassurant, cela vous rappelle combien la vie n’est qu’une trainée qui frappe au hasard, cela vous rappelle que vous auriez pu tomber bien plus bas. Alors, vous tendez la main à autrui, a ce pauvre malheureux tout en vous sentant secrètement heureux d’aller mieux que lui. La compassion est une trahison, elle est le contraire de ce pour quoi elle se prétend. Se montrer compatissant envers autrui, c’est aimer le voir patauger dans son mal être, c’est aimer le voir y patauger, s’y morfondre, le voir s’y noyer pour se rappeler, avec plaisance que soit, on a la tête hors de l’eau. Je ne suis pas ce genre de mec, je suis d’avantage le genre de mec à appuyer sur la plaie pour la faire saigner d’avantage, à appuyer sur la tête de celui qui se noie. Parce que moi, je n’ai pas peur d’avouer que j’aime voir autrui se perdre dans son malheur, je n’ai pas peur d’avouer que j’aime me sentir au-dessus des autres, j’aime les enfoncer, les torturer, je ne joue pas les hypocrites, je joue franc jeu quoi qu’il arrive. Et personne n’aime cela. Personne n’aime la franchise, quoi que chacun en dise. Tous préfèrent les hypocrites. Parce que l’on aime se faire plaindre. Contrairement à ce que chacun croit, je ne suis pas si mauvais, je suis juste un être de franchise, affichant clairement son égoïsme, ne faisant preuve d’aucunes hypocrisies.

    Je suis l’être de solitude qui ne vit que pour la combler alors que je sais que rien ne pourra jamais combler ce vide intérieur. Ce vide qui me détruit chaque jour d’avantage, ce vide qu’est devenue ma vie. Beaucoup ne pourront jamais comprendre ce que je peux bien ressentir, ils ne savent pas ce que c’est. La pression constante, la compétition, être le meilleur. Mais refuser de voir quelqu’un vous rejoindre, refuser de laisser a quelqu’un le soin de voir qui vous êtes vraiment à l’intérieur. La solitude me consume tout autant que l’envie de pouvoir et de réussite me dévore. Elle me détruit, lentement. Inexorablement. Et pourtant, je me tiens là, droit et fier au milieu des autres, comme si de rien n’était. Estimant mon rang, estimant ma popularité, en faisant baver aux autres pour me sentir mieux, un peu moins inférieur, pour me sentir exister un peu plus… Parce que sans cela, je meurs, je m’éteins, je ne suis plus rien. Je m’enferme dans ce jeu malsain, dans cette haine pour autrui, dans mon envie d’exister et d’être reconnu. Les autres me connaissent et me reconnaissent mais, par simple crainte, pas par amitié. Chacun me craint et me salue. Par courtoisie, plus que par politesse bienveillante. Je n’ai rien, je ne suis rien. Une ombre négative errant parmi les autres. Je me tiens là, parmi la foule, haineuse et négative. Je les écoute, je ris avec eux mais, je ne suis pas là. J’ai l’esprit ailleurs, perdu, quelque part. Je me contente de sourire, de pester avec eux. De critiquer, tout comme eux, tout comme à mon habitude. J’enrage contre le monde entier. Contre ces moins que rien de mes fils, inférieurs et abjectes, eux qui porte le nom d’Armyanski. Je suis face à un de mes fils et sa dégaine représente tout ce qui m’insupporte : piercing, tatouage, vêtement sans aucune classe. Je n’ai qu’une envie : le secouer pour le réveiller, lui faire comprendre que la vie est une pute et qu’il faut être le meilleur pour survivre. Il n’était qu’un moins que rien qui en prime assassiner ses petites amies. Je l’entendais riposter, nos conversations tournaient toujours au vinaigre et très vite le calme qui l’habitait avait fui pour laisser place à une rage meurtrière.

    « Tu aurais préféré que j’appelle la police, que tu partes en prison ? Tu profites de la vie, tu es libre mais face à ton conscience, il te faut un coupable et qui de mieux que ton paternel, hein ? Alors oui j’en ai fait assez pour cette famille et tu devrais en faire autant. » Ses paroles n'étaient que venin et reproches âpres, tailladant la peau et l'âme au plus profond de la chair par le biais de syllabes coupantes trop bien tournées. Le murmure suave du ténébreux Armyanski s'était fait froid et tranchant, suintant la colère glacée et violente ; il lui reprochait tant de choses qu'il n'avait pu se retenir de lâcher de telles paroles qu'il pensait néanmoins. Un sourire amusé et provocant ne le quittant plus alors qu’il pénétrait chez son fils. Tout en regardant la pièce, Nikolai tira une cigarette d'un paquet enfoui dans sa poche, l'apposant au coin de ses lèvres avant de l'allumer de sa baguette, il souffla subrepticement un nuage de fumée grisâtre s'envolant vers le plafond, preuve de son insolence provocatrice et de sa faculté à se détacher de tout. Son regard se posa sur une photo représentant les jumelles et le jeune Armyanski, sans commentaire Nikolai finit par se détacher de observer la photo s'avançant vers le canapé sur lequel il prit place avec aise, s'y étendant comme un prince dans son domaine, petit arrogant de première. Alors que son fils, lui demander la raison de sa visite.

    « Et puis, ne t’ai-je pas manqué, fiston ? » lui susurra-t-il du coin de ses lèvres qui s’étirèrent lascivement en un sourire moqueur, sarcastique.
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