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Prim ♦ 20h au bout de Dancing Cat Road

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MessageSujet: Prim ♦ 20h au bout de Dancing Cat Road Mar 17 Juil - 2:48

Dans la tradition de l'amour courtois, il y a quatre idées principales. L'amoureux est malade d'amour, donc il pense tout le temps à son amante et il ne dort pas. Il vit pour elle. Ensuite, l'amour entre les deux personnes est toujours secret. La troisième idée est que l'amour vrai n'existe pas dans le mariage qui est une alliance économique et politique. Enfin, la femme est vénérée. Tout en se préparant, Childeric se demandait dans quelle case il se situait. Peut-être pas la première, il avait beau avoir toujours une pensée pour Primrosae, ce n'était pas encore au point d'en être complètement malade. Un amour secret ? Là encore, ce n'était pas vraiment ça même s'il l'aimait en secret d'une certaine façon, cela ressemblait plus à un amour à sens unique qu'autre chose. Mais c'était le risque lorsqu'on tombait amoureux, aimer ne voulez pas dire être aimé. Ceci étant il se demanda ce que ressentait exactement Primrosae, qu'était il à ses yeux ? Un ami sans doute, oui avec de la chance il était vu comme un bon ami, c'était déjà bien, non ? Il attrapa une serviette tout en sortant de la douche. La journée avait été longue et en rentrant il avait trouvé une lettre de sa cher et tendre, mais si lointaine voisine.

Tout en se séchant il poursuivit ses réflexion, la troisième idée était bien loin de ce qu'il ressentait. Même s'il l'aimait, enfin si étant que ce soit réellement de l'amour, après tout qu'en savait il, jamais il n'avait ressenti ça, jamais encore il n'avait réellement aimé. Il ouvrit son armoire, pourtant si cela ne tenait qu'à lui il la demanderait en mariage immédiatement. Si ce n'était pas réellement de l'amour, pourquoi désirait il autant passer du temps avec elle, pourquoi ne supportait il pas l'idée qu'un autre la regarde ou ne prenne son attention. Jalousie, possessivité, il ressentait pour la première fois tant de sentiments, tant d'émotions qui lui étaient encore inconnues. Un soupir et il attrapa un costume noir, il retira le gilet et la cravate. Et tout en enfilant caleçon, pantalon, veste et chemise, il reprit le fil de ses pensées. Finalement la quatrième idée de "l'amour courtois" était dans son cas la plus juste. La femme vénérée, pourtant il trouvait qu'il en était encore loin. Il gardait une certaine retenue, la preuve en est, en publique il ne lui accordait peut-être pas tant d'attention que le fil de ses pensées ne s'attardait que sur elle. Il retira sa veste, puis mit ses chaussures tout en réfléchissant encore, cette fois-ci, il se demandait pourquoi elle lui avait demandé de la rejoindre.

Il passa rapidement une main dans ses cheveux, il ne voulait pas paraitre trop soigneux non plus, elle aurait pu croire qu'il s'était préparé avant de sortir ! Quoi que, c'était vrai. Un dernier regard sur le miroir, un léger sourire de satisfaction et il descendit. Il tomba alors sur deux de ses employés. Rappelons nous bien ceci : Childeric hait les employés de maison depuis que son père a trompé sa mère avec la gouvernante ! Mais voilà, alors que ses employés tremblaient à l'idée de se faire virer, Childeric de très bonne humeur leur demanda un large sourire aux lèvres : Comment me trouvez vous ? Long silence dan les rangs des employés, puis finalement une petite voix lâcha un : très bien monsieur. Puis une autre lâcha, encore plus petite, plus effrayé aussi : mais... excusez moi monsieur, mais... vous n'aviez pas rendez vous dans deux heures ? Childeric se tourna vers l'horloge, puis hocha la tête en voyant qu'il n'était que 18 heures. Il alla s'installer à son bureau et se mit à écrire, deux heures plus tard, une trentaine de feuilles où il avait rédigé nombre de choses, il sortie enfin. Il commençait à se faire tard, mais la nuit n'était pas encore totalement tombé. Il espérait que cela irait pour Primrosae puisqu'elle n'aimait pas particulièrement ce moment de la journée.

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MessageSujet: Re: Prim ♦ 20h au bout de Dancing Cat Road Mar 31 Juil - 8:29

Beaucoup de choses avaient évolué dans ma vie. Ce fut ma première réflexion lorsque mon regard croisa son reflet dans mon grand miroir. Je fronçai les sourcils, essayant de voir ce qui n'allait pas chez moi -ou ce qui allait un peu trop bien. Mais physiquement, il n'y avait rien à voir. C'était plus profond que cela et sûrement impossible à analyser, même pour moi. JE termina de me vêtir, lentement, comme si toute cela n'était qu'une grande cérémonie. La nuit commençait à tomber, enveloppant peu à peu le quartier. Je m'efforçais de ne pas trembler, de ne pas gémir, de ne pas me dire que toute l'angoisse habituelle allait revenir avec cette nouvelle étape de la journée. Ou plutôt de la nuit. J'avais pourtant réussi à faire de gros efforts depuis que le quartier complet était au courant de mon secret. J'avais eu honte, bien sûr. Mais bizarrement, les gens n'avaient fait que peu de commentaires suite à leur découverte ; à croire que certains secrets étaient beaucoup plus alléchants et valaient mieux que d'autres. Tant mieux pour moi, parce que je détestais attirer l'attention et faire la une des nouvelles. Mais j'avais cependant décidé de me prendre en main. Cela ne pouvait plus durer, je n'étais plus une petite fille ! Et s'il me fallait croire les intentions d'un certain duc à mon égard, je ne serai bientôt plus seule dans la nuit... Raison de plus pour vaincre mes peurs et me trouver enfin une raison d'être.

Une fois prête, j'avalais rapidement un sandwich. Je n'avais guère ma faim mais je savais que je me sentais toujours mieux l'estomac plein, comme si les ombres de la nuit ne pouvaient pas m'atteindre. Un coup d'oeil à l'horloge m'apprit qu'il était dix-neuf heure. J'avais encore un peu de répits et j'en profitais pour essayer de trouver une réponse à la question du moment : pourquoi diable lui avais-je donné rendez-vous ? Et en plus, la façon dont je l'avais fait laissait suggérer quelque chose d'urgent. Ce qui n'était pas le cas. J'avais simplement ressenti le besoin inexplicable d'avoir une vraie conversation avec lui, ce qui n'était pas arrivé depuis le pique-nique au bord du lac. Nous n'avions échangé que quelques lettres et cela ne m'avait pas suffit. Je tenais vraiment à savoir à quoi m'en tenir avec lui, c'était tout. Au fond de moi, je ne savais pas si j'étais vraiment prête à aller de l'avant dans ce domaine. Je n'avais jamais eu de réel petit ami, j'étais trop égoïste et concentrée sur mes études pour cela. Et si cela venait à changer ? Et si mon petit monde s'écroulait ? Je soupirai tout bas. Il me fallait des réponses, et lui seul pouvait me les apporter.

A vingt heures moins dix, je quittai mon cottage et m’engageai dans l'allée qui menait au petit portillon de bois. Mais quelque chose clochait. Il y avait... Une différence dans l'air. Je levai les yeux, me concentrant sur l'environnement qui me cernait. Et soudain la différence fut on ne peut plus voyante : partout autour de moi flottaient de drôle de petites lueurs, comme si elles tombaient du ciel. J'étais interloquée, apeurée, mais fascinée par cette pluie littérale de lumière. Je restai un long moment à regarder les lucioles -parce que ç'en était bien-, profitant de se spectacle inattendu. Je ne pouvais pas expliquer leur présence dans mon jardin, mais j'avais bien une petite idée de qui le pourrait. Cela me fit sourire. Étrangement, je ne me sentais pas oppressée par la nuit, ce soir-là. Peut-être était-ce du à la présence des lucioles, ou peut-être que j'avais bravé ma peur sans même m'en rendre compte. Cela ne faisait qu'attiser ma curiosité. En réalisant que je devais sûrement être en retard, je pressai le pas et me mis presque à courir dans la rue sans prendre la peine de fermer le portillon. De toute façon il était tard, et il n'y avait que des gens corrects dans cette rue. J'avais de la chance, n'est-ce pas ?

J'atteignis finalement le bout de la rue, lieu convenu pour notre rendez-vous, et constatai que Childeric était déjà présent. Je m'avançai vers lui, un sourire gêné aux lèvres. « Excusez mon retard, j'ai été arrêtée dans ma course par... Un phénomène très étrange, dans mon jardin. Je suis certaine que vous savez de quoi je parle. » Sourire malicieux, à présent. Il m'avait parlé d'une surprise dans ses lettres et jusqu'à présent je n'avais rien vu venir. Jusqu'à ce soir, jusqu'à cette nuit. Je le détaillai un instant avant de continuer. « Pardonnez également mon manque de convenance dans ma dernière lettre, je suis navrée si je vous ai affolé ou pire, mais... Je crois que j'avais besoin de vous voir et de vous parler. » L'avouer, c'était un peu comme me déshabiller. Mais j'étais décidée à aller jusqu'au bout et à lui faire confiance, du moins un peu. Je pris un grand bol d'air frais et fis de mon mieux pour me détendre. « Comment allez-vous ce soir ? » J'étais un peu gênée par la situation. Nous étions seuls dans la nuit... J'aurai assurément pris mes jambes à mon cou si l'homme en face de moi n'avait pas été lui. Mais la question ne se posait pas.

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MessageSujet: Re: Prim ♦ 20h au bout de Dancing Cat Road Mer 22 Aoû - 16:06

Le ciel commençait à s'assombrir lentement, on pouvait déjà voir les lampadaires s'allumer les uns après les autres le long de la rue. Childeric observait ce spectacle, calme, il était concentré à retrouver une respiration normal. Que ressentait il exactement, du stresse peut-être, de l'inquiétude à savoir ce qu'elle désirait, de la peur peut-être à l'idée qu'elle ait décidé de cesser tout contact avec lui ? Perdu dans ses pensées, dans ses doutes, il ne voyait plus les minutes s'écoulaient. C'est tout juste s'il avait remarqué que la rue était presque déserte, il marchait lentement de long en large, d'avant en arrière, de gauche à droite, sans savoir où il allait. Puis finalement il se posa sur un banc, observant le ciel, il se demanda si Primrosae allait pouvoir le rejoindre. Il hésita à se rendre jusqu'à sa porte, puis alors qu'il s'était enfin décidé à aller la chercher. Il entendit des pas se diriger vers lui, lorsqu'il se retourna, il eut la surprise de la voir là. C'était un soulagement de voir qu'elle avait réussi à traverses "les ténèbres".

« Excusez mon retard, j'ai été arrêtée dans ma course par... Un phénomène très étrange, dans mon jardin. Je suis certaine que vous savez de quoi je parle. » Un sourire gêné sur le visage, Childeric le lui rendit certes sans aucune trace de gêne sur le visage ni même de la moindre colère pour cette attente, attente qu'il avait à peine remarquer tant il était perdu dans ses pensées. Sourire gêné puis un autre sourire, c'était déjà ça, elle ne tirait pas la tronche en sa présence. Il fit mine de réfléchir, elle parlait sans doute des lucioles. Il esquissa un léger sourire : "- En effet c'est probable. Néanmoins j'avoue être surpris, j'étais persuadé que cela aurait lieu aux alentours de minuit et non si tôt." Oui, les oeufs auraient du éclore à minuit, mais l'erreur est humaine et il n'est pas impossible qu'il ait raté quelque chose dans ses calculs de probabilités. Ceci étant il restait soulager qu'elle ait pu voir ce spectacle, c'était déjà ça. Et encore plus heureux de voir qu'elle n'avait pas l'air de mal le prendre.

« Pardonnez également mon manque de convenance dans ma dernière lettre, je suis navrée si je vous ai affolé ou pire, mais... Je crois que j'avais besoin de vous voir et de vous parler. » Childeric était prêt à tout lui pardonner, enfin, dans la mesure du possible. Il aspirait ses mots tout en hochant la tête. Il ne trouvait pas ça gênant, lui avait bien envie de la voir tous les jours et de lui parler à chaque fois qu'il la voyait. Donc de son point de vu, c'était quelque chose de normal. Dire qu'il était considéré comme un génie, néanmoins même les génie font preuve de bêtise et de lenteur d'esprit parfois. Il ne dit rien, il ne pensait pas qu'il ait été bon de répondre à ce qu'elle venait de lui dire. Ou plutôt, le silence était la réponse la plus approprié selon lui. « Comment allez-vous ce soir ? » Il sourit, son regard était aussi rassurant qu'il pouvait l'être. Elle semblait gêné, sans doute par ce qu'elle venait de dire, à moins que ce ne soit parce qu'il faisait nuit et qu'ils étaient seulement tous les deux.

"- Et bien, je vais bien, aussi bien que... vous sans doute." Il avait mis un temps avant de répondre car il ne savait s'il devait la tutoyer ou bien la vouvoyer. Il avait décidé de la tutoyer dans ses lettres, mais puisqu'elle venait de le vouvoyer, il ne savait plus comment s'adresser à elle sans risquer de l'offenser. Il passa une main dans ses cheveux, lui même commençait à être gêné par la situation. Il lui tendit la main, un sourire aux lèvres, il voulait marcher, ça leur ferait du bien à chacun d'eux. "-Marchons un peu, voulez vous ?" Il ne le montrait pas, mais cela lui demandait beaucoup d'efforts. Tenir la main à une personne de sexe féminin autre que sa mère et sa petite soeur, dans un cadre extérieur à la piste de danse. C'était beaucoup pour lui, mais il supposait que dans le cadre actuel des choses cela n'avait pas si grande importance. Peut-être supposait il mal ? "-Et vous, comment allez vous ce soir ?"


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MessageSujet: Re: Prim ♦ 20h au bout de Dancing Cat Road Mar 4 Sep - 12:11

Jamais de ma vie je n'avais fait preuve d'autant d'audace. Pas avant ce fameux soir, en tout cas. Malgré ma timidité et le fait qu'en face de lui je me sentais mise à nu, je souhaits sincèrement avoir une discussion. Après tout ce que nous avions traversé ces derniers temps, il me semblait être correct de vouloir mettre les choses au clair. Surtout après toutes ces lettres anonymes et le pique-nique au bord du lac... Je secouai la tête histoire de me tirer de mes souvenirs et souris au jeune homme qui ne semblait pas plus à l'aise que moi. On était dans la même barque, au moins ; ceci avait quelque chose de rassurant. Je n'avais pas d'expérience avec les hommes, aussi ignorais-je tout de la façon dont on pouvait aborder des sujets sensibles. Mais j'essayais de me montrer sûre de moi ; après tout, n'était-ce pas moi qui l'avais convoqué ici-même ? La réponse de Childeric me fit écarquiller les yeux. Ainsi donc, il y était bien pour quelque chose ! Je me souvenais d'une lettre dans laquelle il m'avait parlé d'une surprise, mais si seulement j'avais pu imaginer une telle chose... A présent intimidée, je baissa les yeux avant de les relever lentement, ne sachant guère quoi répondre. « Eh bien, je dirai que cela montre à quel point la nature peut s'avérer libre et indomptable... » Petit sourire. « Quoi qu'il en soit, je vous remercie pour cette surprise. Je ne m'attendais pas à quelque chose d'aussi somptueux, mais venant de vous, j'aurai du m'y attendre... Cela m'a aidé à braver mon angoisse. Je suis un peu folle d'avoir moi-même souhaité sortir à une heure pareille, mais je me suis dit que je pourrai au moins essayer d'aller au-devant des choses pour vous. » J'avais débité tout cela presque sans respirer, me disant que si je marquais une pause, tout serait foutu. Fière d'avoir réussi à m'exprimer sans passer pour une idiote, je levai les yeux vers le ciel sombre et étoilé. Au moins faisait-il clair et bon.

Le jeune homme répondit ensuite qu'il allait bien, ce qui ne manqua pas de me faire sourire à nouveau. C'était drôle, la façon dont je se sentais si peu sûre de moi en sa présence ! Et à en juger par mes expériences, cela n'était du qu'à lui. Je m'étais sentie très à mon aise en compagnie de Jack, ce qui n'était pas le cas ici. Childeric exerçait une sorte d'attraction sur ma personne et je ne savais tout simplement pas comment réagir face à cela. Lorsque je baissa les yeux, je vis qu'il me tendais la main. J'hésitai un instant, ne sachant pas si ce serait bien approprié. Je ne me sentais pas prête à faire des choses qui dépassaient de loin mes connaissances, mais je ne voulais pas le blesser. J'acceptai donc sa main tendue, réalisant soudainement que je n'avais jamais eu ce genre de contact avec un homme autre que mon frère. J'avais presque envie de rire tant je me sentais ridicule. Prenant une inspiration que j'espérais sereine, je hochai la tête à sa proposition. Peut-être que le fait de marcher nous détendrait tous les deux. Nous en avions grandement besoin, et c'était peu dire.

Il me retourna ma question tandis que nous avancions lentement, de peur de faire du bruit ou même de nous tirer mutuellement de nos pensées. Enfin, je le voyais comme ça. Je levai les yeux vers lui et haussai les épaules. « Je vais bien, enfin, si je puis dire. Ce n'est pas facile, avec toute cette... » Geste qui englobait l'espace autour de nous. « Nuit. Mais je pense que je devrai pouvoir m'y faire avec le temps. » Je m'autorisai un sourire rapide avant de froncer les sourcils. « Je suis navrée de vous avoir convié si tard à cette espèce de rendez-vous, mais j'avais besoin d'éclaircir certaines choses, et... Et je me suis dit que la meilleure solution restait encore de voir cela directement avec vous, plutôt que de commencer à spéculer. Ce que je fais très bien. » Je lâchai un rire gêné, me demandant si je n'en faisais pas un peu trop. Je voulais savoir ce que Childeric envisageait sincèrement ; j'avais en mémoire notre conversation dans les ruelles et je savais qu'une femme ferait le bonheur de sa famille sur un plan financier... Mais je ne voulais pas être le dindon de la farce et encore moins un objet destiné à combler un vide. Dans tous les cas, je ne m'estimais pas encore prête à vivre une relation de ce type. Mais peut-être que Childeric saurait me rassurer sur ce point.

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MessageSujet: Re: Prim ♦ 20h au bout de Dancing Cat Road Mer 5 Sep - 16:10

Il était assez gênant de se trouver en une telle situation, Childeric pouvait en convenir. Il n'avait pas l'habitude de sortir de nuit, encore moins pour retrouver une jeune femme, surtout pour retrouver une jeune femme. Si sa mère le savait, elle en aurait sans doute fait une crise comme toute mère poule digne de ce nom. Elle avait beau parler "mariage", Childeric le savait, au fond d'elle sa mère n'accepterait jamais personne. Car comme chaque bonne mère, elle trouvait qu'aucune femme n'arrivait à la taille de son fils. Et pour cause, celui ci avait un parcours "parfait", peut-être même un peu trop parfait. C'est sans doute pour cela qu'il avait parfois du mal à se comprendre lui même. Encore plus à agir, souvent hésitant entre ce qu'il voudrait faire et ce qu'il devrait faire car attendu par les personnes qui le voient. Il était difficile pour lui d'être en total accord avec lui même tout en respectant son titre et son éducation. Et puis il avait parfois cette impression d'être un vieux bonhomme dans le corps d'un jeune homme. Ce constant décalage entre sa génération et celle où il semblait ancré le poussant un peu plus dans l'incompréhension qu'il nourrissait à l'égard de ses "amis". Finalement il quitta ses pensées pour se concentrer sur la jeune femme qui se tenait à ses côtés.

Childeric fut soulagé, elle ne semblait ressentir aucune émotion négative vis à vis de ce présent qu'il lui avait offert. Tant mieux, il avait eu un peu peur beaucoup de personnes auraient pu mal prendre la présence d'une multitude de lucioles dans leur jardin. Sans s'en rendre compte un large sourire s'était dessiné sur son visage alors qu'il hochait la tête. "C'est peut-être le signe que vous avez de moins en moins peur de la nuit ?" Oui puisqu'elle lui avait donné rendez vous à cette heure ci sans même y penser, c'était bien que sa peur s'amoindrissait, non ? Du moins c'était ce que pensait le jeune duc. "De toute façon ne dit on pas qu'il faut affronter ses peurs pour les vaincre ? C'est une bonne occasion pour, non ?" Childeric n'avait pas pour habitude de se moquer des autres, peu importe la raison et il était hors de question qu'il se moque de Primrosae à cause de sa peur de la nuit. D'ailleurs il ne pouvait comprendre qu'on puisse rire des angoisses que d'autres pouvaient ressentir. C'était incompréhensible, honteux ! La jeune femme attrapa la main qu'il lui tendait, grand moment d'émotions dirons nous, sans doute autant pour l'un que pour l'autre même si ce n'était pas les même émotions pour chacun.

Il lui serra la main comme pour essayer d'attirer son attention sur autre chose que les ténèbres qui les entourer. Sa main était si douce, elle semblait si petite, si fine, tellement fragile. Il l'écouta, elle s'excusa encore à propos de ce "rendez vous" nocturne, des plus inapproprié. Elle souhaitait s'entretenir avec lui, éclaircir certaines choses. Childeric savait très bien de quoi elle désirait parler, il avait fait l'erreur de lui dire pourquoi il était venu dans ce quartier. "Vous vous inquiétez à propos de ce que je vous ai dit lors de notre dernière rencontre, avant le pique nique ?" C'était le plus logique selon lui, elle s'inquiétait sans doute de comprendre ses objectifs et de comprendre ce qu'il attendait d'elle exactement. "Pour vous dire franchement, je n'en sais rien. Mais si cela peut vous rassurez, je ne compte pas vous demandez en mariage demain et encore moins après demain." Il disait cela en plaisantant, il espérait qu'elle n'imaginait pas qu'il allait se dépêcher de la demander en mariage pour "remplir ses obligations". Il le lui avait dit, il ne presserait pas les choses et il en était bien conscient, elle comme lui n'étaient pas encore prêt pour une véritable relation. "Je pense que les choses se feront d'elles même avec le temps si elles doivent se faire, je ne vous forcerais en aucun cas la main pour quoi que ce soit. Voyons déjà si nous pouvons être... amis ?"

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MessageSujet: Re: Prim ♦ 20h au bout de Dancing Cat Road Jeu 13 Sep - 11:38

L'air était doux et silencieux tout autour de nous. Si j'avais été seule, j'aurai sûrement cédé à la panique. Mais j'étais en bonne compagnie, je me sentais étrangement en sécurité. Et pourtant, Childeric n'avait rien d'un garde du corps ou d'un videur. Je me souvenais l'avoir qualifié de guindé, quelques semaines plus tôt. Je n'avais pas changé d'avis à ce sujet, mais force était d'admettre qu'il commençait à se relâcher un peu. Après tout, je ne devais pas être la seule à me sentir gênée. D'après ce que j'en savais et ce que je voyais, il n'avait pas franchement l'air d'un homme à femmes. La situation s'avérait sans nul doute nouvelle pour nous deux et, comble de l'ironie, nous avions chacun décidé de prendre une part des devants. Pour une fois. J'étais néanmoins tentée par le fait de me laisser séduire, telle une princesse courtisée ; mais j'avais besoin de réponses et elles ne pourraient s'obtenir que par un échange sérieux. Donc, interdiction de sourire comme une idiote en me faisait oralement dorloter. Childeric faisait de son mieux pour se montrer rassurant, ce dont je lui étais on ne peut plus reconnaissante. Je ne me sentais ni pressée, ni obligée à quoi que ce soit. Je lui offris mon sourire le plus sincère lorsqu'il mit ma peur de la nuit au goût du jour et, surprise, cela ne me gênait pas le moins du monde. « En effet, il faut croire que je commence à m'y habituer. A mon âge, croyez-moi, cela devenait un tel poids que j'avais honte d'en parler. Je pense que je me fais à l'idée, et même si je ne suis toujours pas très à l'aise après une certaine heure, eh bien... Je prends sur moi et je vais de l'avant. » Mais pourrai-je vaincre ma peur sur le long terme ? Je n'en savais rien du tout. « J'ignore si je la vaincrai mais c'est sûr, je l'affronte ! J'ai un chevalier téméraire pour me protéger des démons nocturnes, à mon avis, toute ma confiance vient de la vôtre. » Et voilà que je commençai à le taquiner, presque comme si tout était normal.

Je sentis la pression de sa main autour de la mienne et cela me ramena au sujet actuel de notre rencontre, qui n'était pas la nuit mais quelque chose d'encore plus angoissant à mon avis. Il semblait avoir lu en moi avec une telle aisance que cela me troubla, mais je fis un effort pour garder le sourire et sembler très assurée. « Je dois vous avouer que je n'ai pas l'habitude qu'on me tienne ce genre de discours. Pour beaucoup, l'inconnu est source de peur ; je pense que je ne diffère pas de cette majorité et il me semblait plus convenable d'en discuter avec vous. » Je gardai pour moi le fait que de toute façon, si les choses commençaient à aller sur cette pente dangereuse, nous serions bien forcés de discuter toute notre vie. Autant commencer maintenant, avec un peu de légèreté. Childeric s'empressa de me rassurer d'une voix douce, m'avouant qu'il ne comptait pas demander ma main dans les prochains jours. Un pois sembla aussitôt quitter ma poitrine et je me surprise à respirer librement. Voilà qui répondait déjà à ma plus grand question. Rassérénée, je releva le nez dans une attitude droite et fière. « Vous m'en voyez ravie. De toute façon, mes parents n’accepteraient jamais que j'épouse quelqu'un qu'ils ne connaissent pas. Ce qui signifie que vous serez bien forcé de faire un jour ou l'autre leur connaissance, et comme je ne compte pas retourner en Irlande avec un certain temps... » Je le laissa en déduire les bonnes conclusions avec un sourire entendu. C'était mieux ainsi, je n'aimais pas agir dans la précipitation.

Le jeune homme avait une vision que je trouvai très juste des choses et je hochai la tête à sa demande. « Je suis d'accord avec vous, vous avez entièrement raison. Ne précipitons rien. Quant au fait de devenir amis, cela me va très bien, mais... Peut-être que nous devrions nous entraîner à nous tutoyer pour ceci, ne pensez-vous pas ? » Faire preuve d'autant d'audace me fit rougir et je me sentit soudain intimidée. Il était noble, avait reçu une éducation parfaite et avec mes gros sabots, j'arrivai en lui tapant presque dans la main comme une pote d'enfance. Parfois, je me faisais honte.

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MessageSujet: Re: Prim ♦ 20h au bout de Dancing Cat Road Ven 14 Sep - 0:35

Quand il ferme les yeux, il la voit. Quand il s'endort, il rêve d'elle. Quand il pleur, ce n'est pas ses peines qui s'écoulent mais les siennes. Quand il rit, ce n'est pas sa joie mais la sienne. Elle est une part de lui même, sans qu'il puisse le comprendre. Lorsqu'elle est absente, il nourrit le besoin de la voir, de lui parler, de la toucher, de l'embrasser. Très vite il comprend : ses peines sont les miennes, ses joies, m'appartiennent. Il ne s'agit plus alors d'une simple question de désire, de possession, il ne s'agit plus alors de simples sentiments, mais d'amour. Car l'Amour est unique, mais les sentiments peuvent se renouveler. On peut ressentir des sentiments d'amour vis à vis d'une multitude de personnes, mais on ne peut réellement aimer qu'une fois. Childeric se souvenait de ces paroles auxquelles il n'avait accordé aucun intérêt. Il se souvenait aussi avoir malgré tout demander "mais comment peut on alors définir si c'est de l'Amour ou bien de simples sentiments d'amour ? Quelles différences y a t-il entre les deux ?" La réponse avait été aussi flou que l'explication : L'Amour est un sentiment, le sentiment d'amour et l'Amour... si je pouvais réellement faire la différence Childeric, je n'aurais pas eu autant d'épouses et on ne se souviendrait pas de moi par le nombre de mes divorces mais plutôt par la chance unique d'avoir eu une seule épouse malgré les années ! Et il avait rit face à l'enfant de dix ans qui cherchait désespérément réponses à ses questions.

Tout en observant Primrosae, il ne pouvait s'empêcher de se demander : est-ce la bonne personne ? Est réellement ce qu'on pourrait nommer "le grand amour" ou encore "l'âme soeur" ? Est-ce que cela existe seulement ? Puis-je y croire ? Même l'amour parfait de ses parents avait été une farce gigantesque. Il était le seul à le savoir, cette trahison ignoble. Il esquissa un léger sourire, essayant d'oublier ses sombres pensées pour se concentrer sur la situation actuelle. Ce n'était pas tous les jours qu'il avait la chance de se tenir aux côtés d'une jeune femme aussi ravissante. Il ne se sentait pas réellement à sa place, peut-être parce qu'il faisait nuit et que ce n'était pas très élégant de se retrouver dans cette situation. Si au moins ils n'avaient pas étés seuls. Il l'écoutait parler, s'abreuvant de ses paroles non pas par respect que parce qu'il aimait sa voix et trouvait toujours un intérêt à ce qu'elle disait même dans les plus ridicules situations. Il sourit à sa seconde phrase : "Je doute vous être d'une très grande utilité, mais je ferais de mon mieux pour jouer le rôle du "chevalier téméraire"." Il rit légèrement tout en regardant la rue sombre malgré les éclairages. Madame cherchait elle à faire des économies sur les éclairages ? Peu importe, il continuait de sourire tout en se disant que dans le rôle de chevalier téméraire il y avait mieux.

"Je comprends parfaitement vos sentiments et je le répète, je ne tiens en aucun cas à vous forcez la main." L'inconnu faisait peur, oui et ils étaient en plein dedans. Childeric se devait de paraitre aussi calme et posé qu'à son habitude. Mais le simple fait de lui tenir la main le mettait sans dessus dessous. Il lui était difficile de conserver tout son calme en ayant sans cesse diverses pensées qui l'assaillaient sans cesse. Il inspira discrètement tout en souriant : "Je suis très traditionnel, il aurait été impensable que je vous demande en mariage sans en passer par vos parents." Il avait dit ça très sérieusement, même s'il souriait toujours parce que même lui trouvait étrange de parler de demande en mariage alors qu'ils se connaissaient à peine. "- Mais à vous entendre, vous courtisez ne serait pas un combat perdu d'avance...." En d'autres termes : Vous seriez capable d'envisager le mariage avec moi. Large sourire sur le visage du duc, pas trop large parce qu'il allait finir par sourire à s'en décrocher la mâchoire. Elle semblait d'avis positif sur sa proposition et le surpris même en lui proposant qu'ils se tutoient. Childeric n'en était pas totalement surpris puisqu'il fallait bien un début à tout. Et il lui semblait qu'il avait déjà pris l'initiative à de nombreuses reprises notamment dans ses lettres et lors du pique nique.

Lorsqu'il posa ses yeux sur son visage il lui sembla la voir rougir, mais il n'en était pas sûr, la rue était sombre et il faisait de plus en plus froid. Le duc observa la jeune femme, que devait il dire à présent que les choses étaient un peu plus claires ? Il leva son regard sur le ciel et ses étoiles, gardant le silence un instant comme s'il réfléchissait à sa réponse. Puis finalement il prit la parole : "L'Irlande est un pays qui nourrit nombre de contes et de légendes. Crois-tu en la magie Primrosae ?" Une question toute bête, soudaine, incompréhensible peut-être au vu de la conversation qu'ils avaient eu un instant auparavant. Mais dans cette simple question, elle avait la réponse à sa bien audacieuse proposition.

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MessageSujet: Re: Prim ♦ 20h au bout de Dancing Cat Road Jeu 20 Sep - 14:52

Alors que je me tenais dans cette rue déserte avec Childeric, je me surpris à imaginer ce que pourrait être ma vie en compagnie d'un homme. J'avais toujours fait preuve d'une grande indépendance, ne m'attachant à personne afin de ne pas avoir à souffrir de l'hypocrisie humaine. Mais la solitude, loin de toujours être reposante et revigorante, m'apparaissait depuis quelques temps comme un fardeau. Évidemment, je n'avais jamais réellement envisagé la possibilité de me marier ou même de sortir avec quelqu'un. Tout ceci était bon pour les jeunes filles rêveuses, naïves et dans le désir incompréhensible de fonder une famille. Et soudain, alors que je réalisai que je commençais moi aussi à raisonner comme une dinde romantique, je sentis que j'avais perdu la guerre. J'avais passé les premières années de ma vie à me protéger d'autrui, à installer une distance volontaire entre ceux qui se prétendaient être mes amis et moi-même. Et pourtant, j'étais bien forcée d'admettre que j'avais laissé Childeric franchir la plupart de mes barrières défensives. Tout avait commencé par les lettres, nos lettres. Cet échange presque incessant et anonyme dans lequel je me voyais charmée, courtisée, lue et aimée. Ou du moins, cela y ressemblait grandement. J'avais fait aveuglément confiance à cet inconnu qui prenait la peine de m'écrire et voici où tout cela nous avait mené.

Je souris malgré moi à la réponse du duc. « Je t'imagine très bien dans le rôle du chevalier servant... Il ne manque pas grand chose. Je suis sûre que tu as de quoi te payer une armure et un fidèle destrier ! » L'argent ne devait pas lui faire défaut, c'était sûr. Mais j'étais habituée à ce fait, à ce monde étrange qu'était celui de la richesse et des bonnes manières. Bien que l'idée de porter son nom me paraissait en cet instant tout bonnement impossible -nous nous connaissions à peine !-, j'avais l'espoir secret d'être une jeune femme convenable pour la famille Mornington. J'eus une pensée pour mon père qui avait toujours eu l'ambition de me marier à quelqu'un d'influent. Hélas, je n'avais jamais manifesté le moindre intérêt pour les êtres humains jusqu'à ce jour, bien trop absorbée par mes études, mes livres et mon manque de vie sociale. Que diraient mes parents, s'ils me voyaient dans cette situation ? Seraient-ils fiers ? J'avais toujours eu pour but dans la vie de les remercier de leur amour en réussissant brillamment dans la vie. Faire un bon mariage devait probablement faire partie du contrat, n'est-ce pas ?

Childeric me rassura en précisant une fois de plus qu'il me comprenait et qu'il ne voulait pas me forcer la main. Ce fut avec gratitude que j'accueillis cette révélation. Il était pour moi important de savoir discuter de tout avec la personne aimée, et je pouvais affirmer sans trop me tromper que nous étions sur la bonne voie. Mais alors, était-ce admettre que je l'aimais ? Je n'avais jamais eu de réelle expérience de l'amour. Bien sûr, j'aimais ma famille ; mais j'aimais aussi mes plantes, mon cottage, ma routine. Y avait-il des degrés d'amour, des différences subtiles dans l'art d'aimer ? Trop de questions pour si peu de réponses. Le jeune homme m'apprit alors qu'il était du genre traditionnel et cela me fit lever rapidement les yeux vers lui, soudain curieuse et ravie. « Oh, alors nous sommes dans la même situation. Tout ceci doit sans doute provenir de notre éducation. Il m'est tout bonnement impensable de faire quelque chose sans avoir l'accord et la bénédiction de ma famille... Je sais bien que cela peut conduire à un manque d'indépendance de ma part sur ce point, mais c'est ainsi. Finalement, je crois que je serai même prêt à épouser l'homme que mon père choisirait pour le simple fait de le voir heureux et fier... » Songeuse, je réalisai que je divaguais lorsque Childeric me taquina. Je rougis un peu plus et haussai les épaules, gênée. « Eh bien, tu es assurément un bon parti. Savoir que tu as des chances de convenir à mon père te donne beaucoup de points d'avance... Alors oui, tu aurais sûrement une chance. »

Je ne tenais pas à trop me dévoiler pour le moment, préférant attendre que notre complicité s'accentue. Prudence, prudence. Cela aurait du être mon second prénom. Soudainement, il me demanda si je croyais à la magie. Je fronçai les sourcils, perplexe, ne comprenant pas pourquoi il me posait une telle question. « Eh bien... Je connais tous les comptes et légendes de mon pays et en grandissant, j'avoue que j'ai peu à peu cessé de voir tout cela comme de la vraie magie. Mais c'est sûrement du au fait que j'ai un point de vue scientifique de tout cela, avec mes études... » Ne voulant pas le décevoir, je m'empressai de tempérer mes propos. « Mais si on considère le nombre fou de choses qui ne s'expliquent pas, alors je pense pouvoir dire que oui, je crois à une certaine forme de magie... Pourquoi cette question ? » J'étais bien curieuse de connaître ses motivations, à présent.

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MessageSujet: Re: Prim ♦ 20h au bout de Dancing Cat Road Jeu 20 Sep - 17:14

Malgré l'heure, Childeric ne sentait aucune fatigue, pourtant habituellement il se lasser bien vite des conversations et de la présence d'autres personnes à ses côtés. Bien entendu pouvait on réellement faire la comparaison entre la ravissante Primrosae dont la compagnie n'avait rien de désagréable et ses amis de toujours dont la compagnie pouvait parfois devenir fort désagréable. Il fallait dire que la discussion avec ses chers confrères tournait souvent autour de leurs dernières conquêtes. Et vous imaginez bien que le duc de Mornington n'a pas grand chose à raconter à ce niveau là. Il pouvait tout aussi bien se taire et écouter toute la soirée. Mais habituellement il prétextait toujours une urgence ou un rendez vous pour fuir ces échanges de débilités profondes. Au moins avec Primrosae il ne s'ennuyait jamais, il buvait ses paroles avec une attention qui le surprenait parfois lui même et y trouvait toujours un intérêt aussi mince soit il. Ceci étant il avait du mal à se voir en chevalier servant, téméraire, charmant ou je ne sais quel adjectif encore on pouvait utiliser pour le décrire.

"- Une armure et un fidèle destrier ? Je pourrais certes me les payer mais il serait plus simple et beaucoup plus économique de prendre un cheval dans la collection de ma chère petite soeur et de récupéré une des armures appartenant à mes ancêtres." Il disait cela en plaisantant, même s'il était vrai que sa soeur disposait de plusieurs écuries et que son père pour ne pas dire ses ancêtres, conservait avec une rigueur impressionnante tout objets ayant appartenu à un membre de la famille Mornington, cela sur plusieurs générations. Il y avait de fortes chance qu'on y trouve armes et armures. Ceci étant il essaya de s'imaginer dans une armure et plus il y pensait, plus il trouvait que ce serait une idée fort amusante. Finalement il déclara : "- En y réfléchissant bien, je serais particulièrement séduisant en armure." Il riait à moitié, même si au fond il était très sérieux. Puis finalement il ajouta : "Si un jour je dois porter une armure, je vous ferai mettre une robe digne des princesses d'époques. Et croyait moi sur parole, je saurai trouver une telle robe." Avouons le, Childeric aurait adoré voir Primrosae dans une robe digne des contes de fées.

Childeric admirait beaucoup l'amitié que portait Primrosae à son entourage. Mais là il pouvait admirer l'amour qu'elle portait à sa famille et l'importance de celle ci à ses yeux. C'était un point très important pour lui, puisqu'il considérait sa famille comme le centre même de son univers. Il ne souhaitait pas d'une épouse qui ne pourrait comprendre l'importance de la famille et le respect à lui octroyer. Sur ce point, Primrosae semblait réellement parfaite. Il souriait en y pensant alors qu'il répondait à ce qu'elle venait de lui dire : "- Je ne pense pas que ce soit un manque d'indépendance ou même une dépendance d'ailleurs. L'avis des membres de sa famille est toujours très importante. Je dirais même qu'il est naturel que de prendre conseil auprès d'eux et de toujours garder à l'esprit leurs avis. On ne peut pas être mieux conseiller, selon moi, que par ses parents. Après tout ne sont ils pas censés ne vouloir que notre bien ?" Il s'arrêta, il avait beaucoup trop parler en une fois, mais il en avait bien assez dit. Un bon parti ? Oui, en effet on pouvait le voir ainsi. Argent, titre, physique pas trop repoussant, il avait de quoi plaire. Même s'il ne s'en rendait pas toujours compte.

Il s'était arrêté, il écouta la réponse de Primrosae même s'il se doutait bien qu'elle devait avoir un point de vu plus scientifique qu'autre chose. Il esquissa un sourire, lâcha sa main pour s'accroupir face à l'herbe fraiche du parc qui se trouvait juste à côté. C'était d'ailleurs un peu plus loin qu'ils avaient déjà eu l'occasion de discuter ensemble. Sa main sembla chercher quelque chose et il se redressa alors. Ce n'était pas une fleur qu'il venait de cueillir mais un trèfle à quatre feuilles. "- Magie, miracle ou bien probabilité ?" C'était totalement incohérent, comment avait il pu cueillir un trèfle à quatre feuilles en moins de cinq minutes sur une petite surface comme celle ci ? L'avait il déjà sur lui ? Avait il prévu son coup ? N'était ce qu'un hasard ? Un miracle ? De la magie ? Ou bien le résultat de chiffres et de calculs ? Que ce soit trouver un très à quatre feuille ou trouver l'amour, qu'est-ce qui pouvait bien influencer ? Voilà la véritable question qu'il posait à Primrosae : Qu'est-ce qui influencer les sentiments selon elle ?

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MessageSujet: Re: Prim ♦ 20h au bout de Dancing Cat Road Mer 31 Oct - 18:47

La nuit était calme, reposante. Dans d'autres circonstances et dans une autre époque, j'aurai probablement détesté un tel moment. A bien y réfléchir, si la fiction avait été réalité, j'aurai fait un piètre vampire ; avoir peur du noir, les gens comprenaient plus ou moins. Mais avoir peur de la nuit les laissait toujours perplexes. Comment pouvaient-ils supporter tous ces sons étranges, cette impression malsaine que des yeux cachés ça et là vous fixait, dissimulant une ombre prête à vous sauter à la gorge ? Depuis ma plus tendre enfance, c'était selon ce tableau que je peignais mes nuits. Pour moi, elles n'étaient que cauchemars et assassins qui attendaient le repos de leurs victimes pour agir. Je n'y trouvai rien de beau, de doux, de beau. Sauf peut-être en cette nuit-là, parce que j'étais en bonne compagnie et parce que je savais qu'il était possible d'aller au-delà de ses peurs. Childeric était un homme loin du commun des mortels. Nous pouvions avoir une discussion sérieuse n'importe quand et c'était ceci qui me plaisait en premier lieu chez lui. J'avais besoin d'être rassurée et écoutée, et il faisait cela à merveille. Nous plaisantions gentiment mais je savais qu'au-delà des taquineries se cachait quelque chose de vrai, de profond. J'étais loin d'être sotte -du moins l'espérais-je-, mais une partie de mon être ne pouvait s'empêcher de rêver au prince charmant, digne des plus beaux romans. C'était certainement un truc de fille, mais je ne pouvais pas nier cette part de ma personnalité.

J'étouffai un rire en imaginant le jeune homme en tenue d'artillerie, prêt à me défendre au péril de sa vie. Mais était-ce bien ce que j'imaginais ? Le ferait-il vraiment, ou voulait-il tout simplement jouer, m'impressionner ? Lorsqu'il parla de robe, je me sentis rougir. Je me savais féminine par mes actes mais sûrement pas par mon style. Simple et pratique, c'était ce qui me caractérisait. Et ce malgré ma fortune et les goûts raffinés que m'avait transmis ma mère. A quoi bon se pomponner lorsqu'on restait enfermée dans une chambre à étudier ? Néanmoins, l'idée de me faire belle et de m'apprêter pour lui me fit quelque chose. Peut-être qu'il saurait éveiller ma sensualité, même si ceci m'avait l'air impossible. J'étais purement insensible aux charmes du corps.

En plus de cela, il partageait mon point de vue. Il ne m'en fallait pas plus pour me sentir soudain apaisée, délestée d'un poids muet. Je lui souris timidement tout en hochant la tête. « Je suis contente de voir que nous partageons un certain nombre de points communs. Pour tout t'avouer, je ne saurai pas te dire si demain ou dans dix ans, je serai prête à vivre quelque chose... Probablement parce que je n'avais jamais pris le temps d'y penser avant. » Je haussai les épaules. « J'ai l'impression au fond de moi que nous nous connaissons bien et pourtant, nous avons si peu discuté... C'est vraiment étrange. » Mais loin d'être ingérable, la situation m'amusait plus qu'elle m'effrayait. J'avais tendance à changer d'humeur assez rapidement ces derniers temps, et j'avais mis ça sur le compte du stress. Peut-être qu'au fond, j'oscillais tout simplement entre bonheur et peur de ne pas être à la hauteur.

Childeric lâcha ma main pour se pencher et saisir quelque chose que je ne vis pas tout de suite. Lorsqu'il se releva, je réalisai qu'il tenait un trèfle à quatre feuille. Signe de chance, parait-il. Je souris sans bien m'en rendre compte et penchai la tête sur le côté, pensive. « Si je me fie à la probabilité de tomber sur ce type de végétal en pleine nuit et par pur hasard... Je dirai qu'il s'agit juste d'un coup de chance. Je ne crois pas au destin, je n'aime pas me figurer l'image de ma vie toute prête, sans substance, sans hasard. » Songeuse, j'observai le ciel étoilé avant de me diriger vers un banc qui bordait la rue déserte. Je fis signe au jeune homme de me rejoindre, regrettant soudain qu'il ait lâché ma main. « Après tout, si j'en crois la situation, nous n'avions que très peu de chance de nous croiser, sur cette Terre, si on met de côté notre appartenance à un monde qui nous ouvre de multiples portes... Alors, est-ce le hasard de nos naissances, de notre statut social et de ce quartier qui nous a réuni, ou un dessein programmé depuis la nuit des temps ? Qui pouvait prévoir que ceci arriverait ? Je préfère me dire tout relève de coïncidence... Je trouve la vie plus folle et palpitante, ainsi. Mais peut-être que ce n'est pas ton cas, et je le comprendrai bien. » Nouveau sourire. La philosophie était une partie de ma vie. Une fois lancée, il était toujours difficile de m'arrêter...

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MessageSujet: Re: Prim ♦ 20h au bout de Dancing Cat Road Dim 4 Nov - 23:37

Depuis quelque temps, le Duc de Mornington agissait étrangement. C'était peu de le dire, il avait parfois une attitude d'enfant et il était difficile de savoir d'où cela pouvait venir. Déjà enfant, il semblait très mûr pour son âge et là, il frôlait presque le pathétique. L'origine ? Les nouveaux sentiments qu'il avait du mal à comprendre et définir ? L'apparition soudaine de sa soeur dans sa vie ? L'étrange venue de son cousin et de cette femme aux moeurs étranges ? Ses nouvelles relations amicales et autres ? L'éloignement des piliers familiales ? Il n'aurait su lui même le dire, d'ailleurs il ne l'avait pas encore totalement remarqué. Lui qui semblait si distant, presque froid en temps normal, semblait désormais plus détendu et presque chaleureux. Il avait même développé un certain humour. Et à bien y réfléchir, ce n'était pas forcément que du positif. Il semblait perdre ce qui faisait de lui ce qu'il était avant tout. Malgré toute sa gentillesse et sa bonté, il brillait moins, comme s'il avait perdu toute intelligence. Il observait celle qui faisait battre son coeur à chaque seconde un peu plus vite. Il buvait chacun de ses mots, cherchant à mieux la connaitre sans pour autant la brusquer en aucune façon. Il faisait montre de tact, alors que ce n'était pas sa qualité première.

Il la rejoint et s'installa à ses côtés sur ce banc. Pour ma part, je ne conçois pas le destin comme un long chemin qui mène à la même destination peu importe le choix de l'itinéraire et les circonstances du voyage. Le destin serait à mon sens, plutôt comme un labyrinthe, avec des tas de possibilités, de multiples fins, chaque choix ayant des conséquences propres. Nous ne sommes en rien esclaves d'un destin capricieux, puisque nous sommes maîtres de nos choix, que chaque choix peut être bon ou mauvais, mais qu'au final, ils nous appartiennent. En d'autres termes, je crois au destin, mais je ne lui donne en rien la même valeur qu'on peut lui porter. Je ne vois pas le destin comme des chaînes, mais plutôt comme une zone de libre arbitre. Pour moi, le destin est la vie et la vie est source de choix qui peuvent ou non restreindre nos possibilités. Childeric parlait de façon très abstraite, la philosophie il n'avait rien contre. Il appréciait parler de façons moins conventionnelles parfois. Il avait d'ailleurs sa propre façon de penser, de concevoir le monde. Et puis il trouvait riche de pouvoir partager ses pensées avec celle d'autrui, d'autant plus quand il s'agissait de Primrosae. Connaitre une simple réponse, à une question banale pouvait en dire beaucoup sur la personne concernée.

"-Tu prépares actuellement une thèse en botanique si je me souviens bien. Que comptes tu faire une fois que tu en auras terminé ? D'ailleurs, qu'est-ce qui t'as attiré dans ce domaine d'étude ?" Où comment éviter de demander : quels sont tes rêves et tes ambitions ? Que souhaites tu faire plus tard ? Qu'est-ce que tu aimes ?" Il s'était installé sur le banc, toujours aussi droit qu'à son habitude, c'était bien l'une des rares choses qui n'avait pas réellement changé chez lui. "- Désolé, je change brusquement de sujet... mais j'étais vraiment curieux de le savoir et malgré cela, je n'ai jamais posé la question." Ils philosophaient sur le destin et l'instant d'après il se mettait à lui parler de sa thèse, très subtile changement de conversation. Malgré cela il souriait toujours un peu gêner, mais pas tant que ça. Il voulait tant en savoir plus sur elle, sa soif de découverte, sa curiosité, un tout qui finissait par dépasser toute la patience dont il pouvait faire preuve d'ordinaire.


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MessageSujet: Re: Prim ♦ 20h au bout de Dancing Cat Road Mer 14 Nov - 18:52

Cette discussion avec Childeric n'avait rien d'étrange, selon un point de vue extérieur. Mais il en allait tout autrement pour moi : je n'avais encore jamais eu l'occasion de partir dans des débats de ce type. Non pas que je n'étais pas branchée sur la philosophie, même si j'étais plus une adepte des sciences dures que des sciences de l'esprit. Mais échanger, partager un point de vue m'était jusqu'alors chose inconnue. Avec mon frère et ma soeur, il m'arrivait évidemment de partir dans de grandes conversations parce que nous n'étions pas d'accord. Mais jamais rien d'aussi subtil ou fascinant. Je l'observais tandis qu'il parlait, assis à mes côtés. Nous avions des avis partagés sur la question mais plus il s'expliquait, plus je le comprenais et plus j'avais envie de partager son point de vue. A mes yeux, avoir la chance de s'adresser à une personne aussi cultivée et ouverte était un fait bien trop rare pour que je n'en profite pas. Je lui souris timidement lorsqu'il termina sa tirade, ne sachant trop quoi lui répondre. J'allai à coup sûr passer pour une quiche, après ça. « Eh bien... C'est une très belle conception de la vie que vous... Que tu as. En tout cas, il est appréciable de parler avec toi. Tu as quelqu'un d'intelligent et de raisonné. » Les compliments et moi, ça faisait au moins douze. Mais j'avais décidé de ne pas en être avare avec lui, puisqu'ils étaient mérités et parce que lui non plus ne se gênait pas pour m'en faire.

Presque aussitôt, Childeric changea de sujet. Cela ne me déstabilisa pas outre-mesure, au contraire. Un peu de renouveau était le bienvenu. J'étais néanmoins touchée qu'il me pose des questions sur ma vie personnelle, ce que personne avait lui n'avait fait. C'est vrai, qu'est-ce qui pouvait bien intéresser les gens dans mes études ? Rien. Pourtant, Childeric faisait l'effort de s'intéresser à ma personne dans les moindres détails et je trouvai cela... Flatteur. Avec un petit sourire, je fis un geste vers l'herbe à nos pieds, baignée d'ombre. « Tu te souviens bien, oui. J'ignore ce qui m'a poussée à choisir ce domaine, mais je crois que je trouve chaque jour une nouvelle réponse à cette question lorsque j'ouvre mes volets. Voir la nature, toute cette végétation sans laquelle nous ne pourrions pas vivre... J'avais envie de comprendre le monde autour de moi, de savoir, d'imaginer. Ce n'est pas un domaine facile, mais je pense qu'il est important de ne pas négliger l'essentiel. Trop de gens veulent tenter de faire des miracles et la plupart restent aveugles aux bases de la vie... Sans plantes, nous n'avons pas d'oxygène. Et sans oxygène, nous ne serions pas là. » Je marquai une pause, ne souhaitant pas l'étouffer avec mes réflexions. « Je ne sais pas vraiment vers quoi cela va me mener. J'aspire à travailler dehors, j'aime le travail en laboratoire, mais... Rien ne remplace un vrai contact avec le sujet d'étude. Peut-être devenir paysagiste, même si ma thèse n’aura pas beaucoup d'utilité. Ou militer pour la sauvegarder des forêts, je n'en sais trop rien... » Je le regardai, pensive. « Ça doit te sembler bien obscur et risible, non ? »

J'étais sincèrement heureuse qu'il me pose ces questions. « En tout cas, c'est honorable de ta part de t'intéresser à moi de la sorte. Je ne peux que te retourner la question ; que rêves-tu de devenir, toi ? Avec l'argent que tu as, tu pourrais te passer de travailler. Tu pourrais cesser de rêver, quand l'argent peut acheter tes rêves matériels. » Mais je savais que sur ce point, il était comme moi. Nos idéaux n'avaient pas de prix, et rien ne pourraient jamais les acheter.

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MessageSujet: Re: Prim ♦ 20h au bout de Dancing Cat Road Jeu 15 Nov - 6:13

Un léger sourire à ce compliment qui faisait toujours plaisir à entendre. Pourtant ces jours ci Childeric se sentait bien loin de toute raison et beaucoup moins intelligent que d'habitude. Il agissait plus librement, comme si l'éloignement de ses parents lui ouvrait de nouvelles portes sur un nouveau monde. Même sa soeur lui semblait plus mûre et ses rêves, ses espoirs se bousculaient, changeant soudainement, évoluant étrangement. Il ne savait plus réellement où il en était et ce n'était pas seulement les nouveaux sentiments qu'il éprouvait qui le changeait mais bel et bien lui. Il changeait, il désirait changer. Il posa son regard sur le visage de Primrosae et lui retourna ce compliment, à sa façon : "- Je ne suis pas si intelligent, c'est te parler qui me fait cet effet." Il rit doucement, avant d'ajouter le sourire aux lèvres : "- Qu'en a ma raison, je l'ai perdu en posant les yeux sur toi." Il sourit, les yeux pétillant de ce qui semblait être de la malice. "- C'est vraiment le genre de phrase que je pourrais dire, même si, tu parlais de mon raisonnement et non de ma raison. D'un autre point de vu ne dit on pas que la raison peut se perdre dans le raisonnement, donc je suppose que l'inverse est possible."

Lui même avait du mal à se comprendre, que cherchait il exactement en disant ça ? Avait il seulement réfléchi avant d'ouvrir les lèvres ? Le connaissant c'était sans doute tout réfléchis et peut-être même y avait il toute une idée derrière, mais alors pourquoi avoir poursuivi en donnant l'impression qu'il ne pensait pas vraiment ce qu'il disait, qu'il s'agissait simplement d'une bonne plaisanterie même si elle aurait pu s'avérer exacte ? Voulait il renforcer l'idée qu'il se comporterait comme un simple ami comme il lui avait dit ou bien cherchait il une réaction quelconque ? Pensait il ce qu'il avait dit tout en ayant tenter de se rattraper par peur d'en dire trop ou bien parce qu'il trouvait la tournure ridicule et que seul de beaux parleurs diraient ce genre de choses ou de mauvais dragueurs ? La conversation poursuivit son cours, elle lui expliqua les raisons pour lesquelles, elle s'intéressait tant à la botanique. Il la trouvait de plus en plus charmante, elle, sa conception des choses, ses goûts, elle. Au début il pensait de ressentir que de la curiosité mais maintenant il en était de plus en plus sûr, c'était bien plus que cela. "- Ne dit on pas que chaque chose forme un tout. "- Les présocratiques pensaient dans leur réflexion sur le principe de toute chose que la nature était l'être et que l'être était un tout. La question de savoir quel est le principe de toute chose, comme aucune de celles qui portent sur l'origine et la fin des choses, n'a jamais pu recevoir de solution dans les choses elles-mêmes. Tout ce que nous pouvons faire c'est continué à vivre en cherchant des réponses et à chaque nouvelle réponse s'ajoute de nouvelles questions. Je trouve que c'est une belle façon de vivre que vivre pour apprendre et comprendre ce qui nous fascine. L' Homme se nourrit de rêves et d'espoirs, sans cela quels intérêts aurait on à vivre ?"


Il s'arrêta soudainement, quelque peu gêner, avant de rire doucement et de s'excuser ; "-Je suis désolé, je parle beaucoup trop mais, je suis heureux d'en savoir un peu plus sur toi et j'espère que tu trouveras ce que tu désires vraiment faire une fois ta thèse terminé." Elle lui retourna la question et à son grand étonnement, il ne savait réellement quoi répondre. Il avait toujours eu dans l'idée de suivre les traces de son père, d'ailleurs il était devenu procureur comme celui-ci mais était ce là son rêve ? Non, oui, peut-être. Il hésita un instant à répondre, ne connaissant pas lui même la réponse à cette question. Puis finalement ses lèvres s'ouvrirent pour laisser une nuée de phrases s'en échapper. "- Enfant je souhaitais devenir comme mon père, j'avoue que je ne sais pas très bien si c'est moi ou bien ses espoirs qui m'ont poussés à devenir procureur mais c'est ce que j'ai finis par devenir." Il laissa un court silence avant de poursuivre, cherchant ses mots avec soin. "- J'ai toujours était un grand idéaliste, je ne peux imaginer que les choses ne soient pas parfaites. Je rêvais d'envoyer les "méchants" en prison...." Léger rire. "- Je ne me doutais pas que ce métier était beaucoup moins noble que ce que j'imaginais étant enfant. Il s'arrêta et un large sourire termina : "- Sinon j'ai toujours voulu faire parti d'un groupe.... être chanteur. Mais ce n'est pas assez bien pour une personne de mon rang...." Il insista sur le "pas assez bien" avant de terminer sa phrase, comme s'il n'aimait pas ce qu'il disait, non, il n'aimait pas ce qu'il disait et il y avait derrière comme des regrets et de l'amertume.

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MessageSujet: Re: Prim ♦ 20h au bout de Dancing Cat Road Lun 17 Déc - 11:28

Je passais une bien drôle de soirée. En toute franchise, qui aurait pu penser qu'un jour, je me retrouverai en compagnie d'un homme -duc qui plus est-, pour parler de philosophie et de conception de la vie ? J'étais un peu déroutée par cet échange. Peu habituée aux autres, il était donc rare pour moi d'entrer dans de tels débats, si l'on mettait ma famille de côté. Et encore, dans la majorité des cas, les échanges de la famille Blueberry se limitaient à des cris parce qu'il n'y avait plus assez d'eau chaude ou à des injures parce que le paquet de café était vide. A cette pensée, je me sentis sourire. J'avais un mode de vie assez atypique mais je m'y sentais bien, en paix. Notre sang irlandais avait de quoi faire peur, mais en toute sincérité, il me semblait être la personne la plus calme et ordonnée de la maison. Du moins, si on comparait ma façon d'être avec celle de ma sœur -un peu trop vive, un peu trop impulsive- et celle de mon frère -un peu trop flemmard, un peu trop colérique. La réplique de Childeric me fit redescende sur Terre, d'une façon assez violente et inattendue. Il me complimentait, n'est-ce pas ? J'étais si peu coutumière de ce genre de mots que j'en perdis ma verve habituelle, me contentant de le regarder comme un poisson hors de son bocal. Il n'y allait pas de main morte, en tout cas. Etait-il vraiment sincère ? J'aurai bien dit oui. Gênée par tant d'attention, je baissai les yeux, le rouge aux joues. « J'ignore ce qu'il convient de répondre à pareille déclaration... Tu comprendras sans peine qu'il n'est pas commun -du moins pour moi- d'être confrontée à ce genre de situation. » Je marquai une pause et relevai les yeux vers lui avec un sourire timide. « Mais je suis flattée par tes propos et j'ose espérer qu'il n'y avait aucune exagération. Je ne suis pas plus intelligente qu'une autre et je ne savais pas que cet état d'esprit pouvait se transmettre aussi facilement ! » Avec un petit rire, je secouai légèrement la tête pour chasser les mèches blondes qui me tombaient sur les yeux.

Suite à ces drôles de compliments, Childeric partit dans une sorte de débat intérieur que je ne compris qu'à moitié. Je l'observais, fascinée par tant d'aisance et de complexité. Et dire que jusqu'à présent, ma sœur m'avait toujours dit que j'avais un cerveau inextricable ! J'avais au moins trouvé quelqu'un avec qui partager ma confusion mentale... Le jeune homme cessa soudain de parler et se tourna vers moi, visiblement gêné d'avoir si longtemps pris la parole. Je m'apprêtais à le rassurer lorsqu'il continua, me disant qu'il était heureux d'en savoir plus à mon sujet. Avec un sourire, je haussai les épaules, feignant l'indifférence. Au fond de moi, je crois que j'étais prête à me pâmer. « J'apprécie beaucoup le fait que tu m'accordes de l'importance. Avec toi, je me sens... Je me sens vivante. J'ai l'impression d'être un véritable être humain, et non un cerveau mobile. Tu t'adresses à moi comme à un être capable de raison et de sentiments et c'est, je crois, la première fois que je me sens traitée avec autant de respect et de sincérité. » J'étais très honnête avec lui, en cet instant. Peut-être trop d'ailleurs ; je ne voulais pas m'enflammer ou lui donner de faux espoirs. Mais à la réflexion, seraient-ils vraiment faux ?

Le duc me fit ensuite le plaisir de me parler de lui et de ce qu'il l'avait poussé à prendre le même chemin que son père. Je fronçai légèrement les sourcils à sa dernière phrase, constatant son instance sur quelques mots qui semblaient prendre tout leur sens si on daignait y accorder de l'importance. « En quoi ce métier n'est- pas noble ? N'es-tu pas heureux et fier lorsque tu défends les innocents ou que tu condamnes les coupables ? » J'étais curieuse de le savoir, à présent. Avec un regard qui se voulait apaisant, je continuai sur ma lancée. « J'ignorais que tu aimais chanter. Mais... Mais je trouve ça formidable. Nous avons tous besoin de quelque chose qui nous fait nous sentir mieux, à côté de notre... Rang. » A mon tour d'insister sur ce point. « Tu ne devrais pas dire que ce n'est pas assez bien. Qui fixe l'étiquette, qui s'impose quelque valeur censée être digne d'une naissance ? La société. Tu n'es pas forcé de suivre les règles qu'on t'impose si tu ne les comprends pas ou si à tes yeux elles ne sont pas justes. Et nous sommes ici à Yellowsky... Je pense que tu peux prendre ta vie en main seul, sans craindre de faire honte à ton nom. Personne ne le saura. » Je le regardai avec insistance, m'étant légèrement rapprochée de lui au fil de mes mots. « Fais ce dont tu as envie sans te soucier de ce que les autres en pensent. Vis ta vie pour toi. Tu ne la vivras qu'une fois. » J'étais si proche de lui que je pouvais presque compter le nombre de ses cils. La situation aurait du me sembler gênante, mais il n'en était rien. Étrange.

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MessageSujet: Re: Prim ♦ 20h au bout de Dancing Cat Road Mer 19 Déc - 19:32





Childeric avait beaucoup de mal à saisir comment une femme aussi charmante avait pu rester seule aussi longtemps. Elle était d'une grande beauté, aussi bien à l'extérieur qu'à l'intérieur. Et pour tout dire, c'était bien plus sa beauté intérieure qui l'avait attiré, même si son physique était certes un plus assez conséquent. Une personne de son lignage avait obligation de montrer une image correcte aux yeux de la société et il aurait été très mal vu qu'il s'entiche d'une femme sans aucune carrure. Primrosae rassemblait tout ce que l'on pouvait espérer chez une femme : un physique plus que correcte, une personnalité unique et des traits de caractère terriblement séduisant. En plus de son charme, elle possédait une grande culture général et un intellect plus que suffisant pour tenir une conversation. Non vraiment, c'était scandaleux qu'elle soit resté seule, sans qu'on lui accorde toute l'attention qu'elle méritait, une honte, c'était simplement une honte qu'une telle perle ait été oublier au fond de cet océan si sombre et lugubre.

Son coeur manqua un battement lorsqu'elle secoua sa tête pour chasser ses mèches blondes. Son rire était délicieux et voir ses mèches volaient, Childeric en était presque gêné tant il la trouvait magnifique, plus que d'ordinaire, à cet instant. Heureusement qu'il faisait assez sombre pour masquer le rouge qui peignait ses traits. Il fut surpris par tant d'honnêteté et ne su dans un premier temps que répondre face à ça. Sa main se posa sur la joue de Primrosae, son regard se fit plus tendre qu'à l'accoutumée et un léger sourire apparut sur son visage. - Je... je pense que tu es bien plus humaine que beaucoup d'humains... un cerveau mobile ? Il en aurait bien rit si la situation n'avait pas été si étrange. - Je ne comprend pas qu'on puisse te considérer autrement qu'un être doté de raison et de sentiments... Childeric avait beaucoup de mal à lui répondre quelque chose de profond, il était complètement bouleversé parce qu'elle venait de dire. Certes il ne se faisait aucune illusion et savait que cela n'était en rien source de sentiments plus qu'amicaux. Mais malgré cela il était touché et d'une certaine façon, il ne comprenait pas.

Il avait l'impression, sans doute à tort, qu'elle avait une très mauvaise image d'elle même et qu'elle projetait cette image à travers les yeux de tout ce qui l'entouraient. C'était une sorte de punition pour avoir passé tant de temps à étudier ? Le duc effaça cette étrange déduction de son esprit, il avait tendance à beaucoup trop réfléchir. Il lui caressa la joue avec douceur avant de retirer sa main, il n'aurait pas voulu l'offenser. Il tenta alors de changer de sujet, parlant de lui, un sujet qu'il n'abordait que trop rarement, pour cause, cela ne le passionnait pas plus que cela. - C'est bien plus compliqué que cela... Il sourit. - Le métier en lui même et sans aucun doute le plus noble qui soit, mais la façon de l'exercer peut vite devenir un fardeau. Il ne voulait pas en dire plus, il ne pouvait pas en dire plus. Il l'écouta parler, sa voix le soulageait étrangement, le simple fait de la regarder l'apaisait. Elle se rapprochait inconsciemment de plus en plus près de lui. Il en avait le coeur chamboulé et ne pouvait plus ouvrir les lèvres.

Sa voix seule arrivait à traverser l'étau qui s'était noué autour de son coeur. Fais ce dont tu as envie sans te soucier de ce que les autres en pensent. Vis ta vie pour toi. Tu ne la vivras qu'une fois. - Ce dont j'ai envie ? Il se perdait désormais dans son regard et sous l'impulsion de cette seule et unique phrase, sans réellement réfléchir à ses actes, il lui saisit le visage. Ses lèvres se déposèrent sur les sienne dans un doux et court baiser. Puis il réalisa ce qu'il venait de faire, ne pouvant que dans un premier temps répéter ce qu'il avait déjà dit - Ce dont j'ai envie... Il détourna son visage, posant le dos de sa main sur ses lèvres, totalement gêné par ce qu'il venait de faire. Il posa ses yeux un instant sur Primrosae avant de les détourner à nouveau. - Je... je... je suis... je suis vraiment désolé, je... Il ne savait lui même pas vraiment ce qu'il lui avait pris. Ce n'était qu'un simple baiser, rien de bien alarmant, mais malgré cela, il était honteux d'avoir osé commettre un tel acte.


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MessageSujet: Re: Prim ♦ 20h au bout de Dancing Cat Road Dim 13 Jan - 11:13

Depuis ma plus tendre enfance, j'avais été habituée à être parfaite. Ou plutôt, j'avais essayé de tenir au mieux le rôle que l'on m'avait confié. Je n'étais pas la première née de la famille Blueberry -Diarmuid avait hérité de ce lourd poids-, mais je n'en étais pas moins indigne ou sans importance. Mes parents avaient toujours mis un point d'honneur à nous donner une éducation irréprochable, estimant que cela ne pourrait que nous être utile dans la vie. Et comme toute jeune fille bien élevée, je n'avais jamais passé de temps seule en compagnie d'un homme -ni lorsque j'étais accompagnée, d'ailleurs. J'avais toujours évolué dans ma bulle de solitude, ma petite cage dorée qui me servait à la fois de protection face à la cruauté du monde et d'excuse pour justifier mon manque de réseaux sociaux. J'avais des amis, de bons amis, des connaissances aussi. Comme toute personne du beau monde, je ne pouvais pas rester sans un minimum de liens à droite et à gauche, mais ils n'étaient en rien influents dans ma vie, au grand regret de mes parents. Ils ne comprenaient pas mon désir de solitude. J'avais fait le choix de poursuivre des études plutôt que de me marier et de devenir tôt une épouse respectable, ce qui, loin d'avoir semé le trouble dans ma famille, n'avait pas pour autant épargné la bonne allure des Blueberry. Mais c'était une vieille histoire, maintenant. Une histoire passée. En regardant Childeric, je réalisai soudain que j'avais la vie devant moi, et que j'étais la seule à pouvoir désormais choisir ce que je voulais en faire.

Les propos du jeune duc m'allèrent droit au cœur et je baissai les yeux malgré moi, flattée. C'était la première fois que j'étais l'objet de tant d'attentions. Cela ne me déplaisait pas, au contraire, mais c'était si nouveau qu'un temps d'adaptation aurait été le bienvenu. Childeric n'avait pas l'air de vouloir me presser la main mais sous l'affluence de ses compliments, je ne savais plus comment répondre. Devais-je rester silencieuse et sourire gentiment, comme on me l'avait appris ? Devais-je le remercie à voix haute, lui faire des cajoleries en retour ? Évidemment, je n'avais pas de réponse à ces questions qui me semblaient être d'une importance capitale sur l'instant. Alors je fis ce que je pensais être la meilleure chose, je répondis. « Merci beaucoup de penser cela de moi, c'est très touchant. Mais tu sais, je le vis très bien. Lorsque je suis seule, ou bien entourée de livres, je me sens bien mieux qu'au sein d'une foule bavarde. J'imagine que c'est un choix de vie et au fond, peu m'importe ce que les gens pensent de moi. Je suis partie d'Irlande pour faire ma propre vie, loin des préjugés et de la bienséance. Tant que je fais ce qui me plaît, je m'estime heureuse. » Je le rassurai d'un sourire, ne voulant pas qu'il me prenne en pitié.

Childeric me toucha la joue et durant une seconde, je retins un vif mouvement de recul. Personne ne m'avait jamais touchée, à part ma famille. Même Demyan restait d'une neutralité simple face à moi, alors qu'il était mon meilleur ami. Cette intrusion dans ma bulle privée fut comme un électrochoc mais je trouvai cela plutôt agréable. Me sentant rougir, je cherchai un moyen de détourner la conversation, ne voulant plus m'appesantir sur ma vie. Le duc le fit de lui-même et revient au sujet de notre débat initial, à savoir son métier. Ses explications semblaient évasives, comme s'il ne tenait pas vraiment à en parler. « Je suis désolée si je t'embête, avec mes questions. C'est juste que je suis curieuse. Je vis dans un monde de sciences vivantes, je n'avais jamais échangé avec quelqu'un qui s'occupe de la science de la justice... » Petit rire bref. « Mais j'imagine sans peine combien cela doit être coûteux. Et je suis sûre que tu es juste dans tes choix et dans tes actes, même si tu trouves ton métier difficile. » Peut-être qu'il n'avait pas eu il choix, mais il était à mes yeux un homme d'honneur. Je l'imaginais parfaitement en chevalier servant, prêt à tout pour protéger les faibles d'une injustice. Cette idée me fit sourire.

J'avais sûrement été trop docte en lui disant qu'il devait faire ce qu'il voulait, puisque la suite me désarma totalement. Soudain, avant même qu'il n'eut répondu quelque chose de plus que trois mot, je le vis s'avance vers moi et franchir la barrière d'air qui restait encore entre nous. Il fut là, devant moi, partout autour de moi. Ses pupilles se figèrent dans les miennes et je pus sans mal compter les paillettes d'or qui illuminaient son regard. Sa bouche effleura la mienne, dans un baiser chaste et doux, empli d'hésitation et de gêne. Je n'eus même pas le temps de le réaliser que déjà, il avait reculé, effrayé ou peut-être simplement choqué de son audace. Personne ne m'avait encore jamais embrassée, ni même choyée comme lui le faisait. Je ne parvenais pas à dire un mot, hagarde, oscillant entre la peur et le bonheur absolu.

Je finis par ciller lorsqu'il s'excusa, honteux, tel un enfant pris en faute. Que pouvais-je dire ? Il n'y avait rien à ajouter. Gênée, les yeux fixés sur la pointe de mes chaussures, je réalisai soudain que nous étions seuls, dans la nuit, et qu'il m'avait embrassée. Je ne savais pas si je devais m'inquiéter -n'avais-je pas demandé du temps pour ces choses-là ?-, parce que malgré moi, j'avais trouvé ce quart de seconde magique. Lorsque je relevai le nez, je tentai de paraître détendue et assurée. « Il n'y a pas de quoi s'excuser. Tu as fait ce dont tu avais envie et je ne peux pas t'en blâmer, alors... Ne te le reproche pas non plus. » Avec un sourire discret, je tentai de mettre de l'ordre dans mes pensées. « Je suis... Très surprise, et perdue, et... Et je ne sais pas comment je dois le prendre. Je... J'ai un peu peur de tout cela. Je n'y connais rien, je ne sais même pas ce que je suis censée faire, maintenant... » Et voici que je riais nerveusement. « Je ne sais pas quoi dire. Je ne veux pas que les choses changent, parce que je me sens en sécurité avec toi, mais... Mais peut-être que c'est dans l'ordre logique des choses. » Peut-être que la vie, c'est ça. Apprendre, évoluer, grandir, aimer. Je cherchais une réponse dans ses yeux, mais je n'y trouvai que de la douceur. Et sans que la moindre pensée néfaste ne m'assaille, je me retrouvai dans ses bras, l'obligeant presque à m’accueillir. J'avais envie de pleurer, de rire, de crie que je ne comprenais plus rien. Mais la seule envie dont je tins compte fut celle de le toucher, de le respirer, de lui donner une chance.
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MessageSujet: Re: Prim ♦ 20h au bout de Dancing Cat Road Mar 15 Jan - 17:05

C'était une belle soirée, même s'il faisait un peu frais, on pouvait voir le ciel étoilé et la lune brillait. Childeric était un peu perdu, quand cela allait lentement il pouvait prendre le temps de réfléchir. Mais quand ça allait un peu trop vite, il avait bien du mal à suivre, même en étant l'un des protagoniste principal de cette situation. Il ne savait plus où se mettre, c'était si gênant peu importe à quel point elle tentait de le rassurer. Il avait mis sa parole en jeu lorsqu'il lui avait assuré qu'il prendrait le temps dont elle aurait besoin. Et ce geste, ce baiser, aussi innocent était il, il n'aurait pas du être. Il n'était pas doué lorsqu'il s'agissait de relations amicales, mais là c'était encore un cran au dessus. Et plus le temps passait et plus il avait l'impression d'enchainer les erreurs. C'est vrai qu'on apprend plus de ses erreurs que de ses réussites, mais à cette occasion, il aurait préféré éviter ça. Perdu dans ses doutes, ses incertitudes, mais surtout ses remords, il ne pouvait même pas accepter la joie qui le submergeait à l'idée d'avoir pu échanger un baiser avec celle qu'il aimait tant. Même les paroles de Primrosae ne l'atteignait pas, ou du moins, il assimilait ce qu'il voulait entendre. Il avait fait ce dont il avait envie, oui, sans prendre en compte ce qu'elle voulait. D'une certaine façon, il s'était montré égoïste et il ne pouvait que se blâmer et elle aussi, si elle n'était pas si douce, si gentille, elle aussi le blâmerait. Il se trouvait si pathétique à se comporter comme un enfant, à se renfermer sur ses actes et à laisser la personne "victime" de ses actes le réconforter alors que c'était à lui de présenter ses excuses autant de fois qu'il le fallait pour qu'elle se contente de les accepter.

Je ne sais pas comment le prendre qu'elle disait, lui le savait, elle devait mal le prendre, s'il avait été à sa place, il l'aurait mal pris. Surtout qu'il lui imposait ses sentiments, elle ne lui avait rien demandé, non seulement sa présence, mais désormais ses désirs malsains (Childeric fait dans l'excessif c'est fou). Et voilà qu'il recommençait à broyer du noir et à se morfondre. Il prit un nouveau coup lorsqu'elle dit qu'elle avait peur et qu'elle ne savait pas quoi faire. Il savait bien qu'elle ne voulait pas dire peur de lui, pourtant c'est ce qu'il décida d'entendre. Et alors ce qu'elle devait faire c'était fuir, partir en courant et rentrer chez elle. Alors que le rire de la jeune femme s'envolait dans les ténèbres, il réalisa à quel point il ne pensait qu'à lui. Il passa une main sur son visage, ne pouvant réprimer une pensée : c'était pour cela qu'il n'aimait pas fréquenter la gente féminine, il ne savait jamais comment se comporter, comment réagir, il ne le supportait pas. Puis lorsqu'il lui sembla retrouver son calme habituel, il posa son regard sur Primrosae, c'est fou mais, même à cet instant elle semblait si belle, si forte. Il aurait voulu la prendre dans ses bras, l'enlacer, la serrer de toute ses forces et ne plus la lâcher. Mais il ne devait plus céder à ses envies, il devait se comporter comme celui qu'il était ou bien, celui qu'il devait être. Les mots qu'elle prononça le rassurèrent finalement, il avait cette vilaine tendance à l'exagération et finissait par s'y perdre. Et alors qu'elle finissait de parler, alors que son regard pénétrait le sien. Childeric se retrouva avec une Primrosae coller à lui, fantasme ou réalité, première question qu'il se posa. Il ne savait trop comment réagir, complètement surpris, mais agréablement surpris.

Proche comme elle était, elle devait être en mesure d'entendre les battements de son coeur qui allaient en s'accélérant. Il n'osait prononcer un mot, ni faire le moindre geste, pourtant, doucement une de ses main vint se placer au creux du dos de la jolie blonde et une autre dans ses cheveux. Il aurait voulu la garder contre lui éternellement, mais bon, d'un certain point de vu, s'enlacer en pleine nuit dans le quartier chic là où des espions de Madame trainent sans l'ombre d'un doute, ce n'était pas franchement une très bonne idée. Surtout qu'il ne voulait pas que sa soeur le découvre et aille l'annoncer à ses parents qui décideraient sans l'accord d'aucun des deux d'organiser leur mariage sans prévenir. Il pouvait déjà voir la tête de Primrosae et tout en imaginant cela, il se mit à rire doucement puis peu à peu pris dans un fou rire, il se mit à verser une petite larme. Ce n'était vraiment pas le moment, mais rire un bon coup lui redonna un regain d'énergie. Il se décala un peu, saisissant le visage de Primrosae, le soulevant un peu pour pouvoir voir son visage, capter son regard. Peu importe comment il la regardait, il la voyait toujours aussi belle. Il resta un moment ainsi, avant de doucement rapprocher son visage, comme s'il allait de nouveau l'embrasser mais, ses lèvres se posèrent sur le front de la si jolie jeune femme. - Je suis désolé tout de même....j'ai dit que je... et je... Il rit doucement, il n'arrivait même plus à prononcer ce qu'il voulait dire. Il prit de nouveau une profonde inspiration. - Je suis désolé. Passant sa main sur son visage. - Je ne crois pas que je peux me contenter d'être seulement ton ami.... Je ne veux pas être ton ami., je veux être bien plus. Une phrase muette, qui pourtant se lisait dans son regard.

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MessageSujet: Re: Prim ♦ 20h au bout de Dancing Cat Road Mar 15 Jan - 18:50

Il est vrai que j'avais toujours eu peur de voir les choses s'enfuir, de les voir changer à un point tel que je serai incapable de les reconnaître. Pour moi, passer d'un stade à l'autre revenait à repartir de zéro. Jamais je n'avais envisagé que les choses puissent prendre un chemin différent sans pour autant effacer ce qui avait précédé. Mais c'était ce qui se passait, n'est-ce pas ? Depuis combien de temps nous connaissions-nous ? En repensant à la cour qu'il m'avait faite de façon anonyme, je me senti sourire. Entre nous, les choses avaient été plus ou moins claires depuis le début. Nous étions du même monde, et malgré toute notre bonne volonté pour nous mêler au reste de l'humanité, nous nous retrouvions toujours ensemble face au monde. Oui, il avait agi dans la vivacité de l'instant, sans réfléchir, sans se préoccuper des conséquences de son geste. Mais quelle importance ? Sur l'instant, il me semblait que plus rien d'autre ne comptait à par ce qui venait de se produire. Javais moi aussi agi sous le coup d'une impulsion, parce que je voulais lui montrer que j'étais également capable d'écouter mon cœur plutôt que ma raison ; mais surtout, je ne voulais pas qu'il pense m'avoir contrainte à quoi que ce fut. J'avais beau être gentille et bien élevée, j'avais déjà dit non, plusieurs fois d'ailleurs. Un peu comme si je m'étais réservée pour lui sans vraiment le savoir. Trop rêveuse, trop naïve... Mais peut-être que j'avais bien fait.

Je l'avais pris au dépourvu, je pouvais le sentir dans son attitude. Il était étrangement tendu, comme s'il ne savait pas trop comment il devait agir. J'étais pareil, mais j'avais la sensation que mon corps avait parlé pour moi. Lui savait ce qu'il fallait faire lorsque ma tête ne pouvait pas m'aider. Je percevais sa chaleur, son corps rassurant et son odeur. En cet instant, je le trouvais d'une fragilité débordante mais d'une virilité à toute épreuve. Et lorsqu'il se décida à m'enlacer, je laissai échapper un soupir apaisé. Pendant un quart de seconde, j'avais eu peur qu'il ne me rejette. Qu'il ne s'enfuit, me laissant seule au milieu de la rue, en pleine nuit. Non, je n'avais pas pensé aux yeux qui pouvaient nous épier. Je m'en fichais. Ma vie ne regardait pas les gens, et tant pis si Madame décidait d'en jouer... Notre étreinte paru durer une éternité, mais fut si courte à la fois que je perdis pied. Le fil de la réalité, c'était un tout autre monde. Il n'y avait plus que lui et moi, baignés dans la douce nuit qui, étrangement, ne me faisait plus peur du tout.

Childeric me fit relever la tête et l'intensité de son regard me liquéfia. Et dire que j'avais toujours ri intérieurement de ces femmes enamourées, prête à oublier leur propre fierté et leur valeur pour le regard d'un homme. Maintenant que je le vivais, je ne les pensais plus aussi stupides. Il riait, à présent. J'avais envie de lui demander ce qu'il trouvait drôle, mais le son de son rire était contagieux, si bien que je me retrouvais bêtement à rire à mon tour. Nous avions sûrement l'air de deux drogués, mais tant pis. Il peinait à reprendre son souffle, souffle qui caressait mes lèvres à chaque fois qu'il disait un mot. Il s'excusait de ne pas pouvoir être mon ami. Il avait l'air sincère, vraiment. Lui qui semblait si tourmenté avant que je ne brise l'espace entre nous semblait déjà plus serein, bien que peu assuré. Ses paroles hagardes me firent sourire. Il était si proche, jamais je n'aurai pu imaginer que quelque chose d'aussi inattendu se produise. Finalement, j'avais eu raison de provoquer cette rencontre... « Ne t'excuse pas pour ça. Il n'y a rien à pardonner. Là, je n'y pense pas... Peut-être que demain, lorsque je me réveillerai, je me demanderai si nous avons fait les bonnes choses. Je me connais, j'aurai sûrement peur, et peut-être même que je voudrai fuir. Mais là, maintenant, je n'en ai pas envie. Je ne veux pas réfléchir à cela, et... Et si demain je tente de fuir, tu peux toujours me laisser ici et m'attacher à un arbre. » Avec un petit rire, je fermai les yeux un instant, chancelant sous le poids de l'émotion.

« Nous devons prendre nos responsabilités et agir comme des adultes. Assumer ce que nous faisons. Ça semble si facile à dire... Je n'ai jamais été dans cette situation, toi non plus. Nous avons tout à apprendre ensemble... » J'avais terminé sur un murmure, me sentant rougir. Cette phrase était bien lourde de sens, mais véridique. Je savais que je me poserai beaucoup de question, mais je savais aussi, loin en moi, que j'avais bien agi et que j'allai sur le bon chemin. « Heureusement que tu es venu ce soir. Sinon... Sinon, eh bien, j'aurai du embrasser ce poteau, là. » Je fis un geste vague en direction du lampadaire derrière nous, amusée. « Et je parie que cela aurait fait bien plus de bruit dans le quartier que ce qui s'est passé. Oui, je serai passée pour une folle... Enfin, je le suis sûrement... Mais pas de ce poteau. » Il fallait que je me taise, au risque de passer pour une véritable idiote. Je baissai les yeux, rouges, un peu honteuse et gênée. J'étais bien trop franche, et j'avais peur que cela ne soit trop. Mieux valait y aller par étape... Et pourtant, Madame seul savait combien j'avais envie de toutes les brûler, ces maudites étapes !

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MessageSujet: Re: Prim ♦ 20h au bout de Dancing Cat Road Mar 29 Jan - 19:11

Combien de temps s'était il écoulé sans qu'il ne fasse même un pas dans sa direction. Il avait tenté une première approche en li envoyant du courriers. Cela avait assez bien marché, mais c'était loin d'être suffisant à la création d'une relation en bon et du forme. Et en l'espace d'une soirée, il était passé de connaissance à ami et d'ami à une sorte de relation plus ambigüe mais toujours indéfinissable, se rapprochant de ce fait un peu plus de ce qu'il désirait : être plus qu'un simple voisin, plus qu'un ami ou qu'un soupirant, un membre à part entière de sa famille, un pilier auquel se raccrocher. C'était peut-être beaucoup vouloir, mais comme on dit chez les Mornington, pour atteindre ses objectifs, il faut commencer par avoir de l'ambition. Et de l'ambition naissent les rêves et les espoirs, qu'importe les difficultés, il faut savoir se battre avec calme et assurance, faire montre de volonté et de courage. Être un Mornington ce n'est pas rien, mais ce n'est pas non plus assez pour se monter la tête. Le titre de duc faisait sans l'ombre d'un doute assez sympathique, mais il allait avec lui de nombreuses responsabilités, des devoirs et un étalage de traditions à respecter et perpétuer. Childeric le savait mais plus y passer de temps dans ce quartier et plus il avait l'impression de perdre de ses manières et plus encore, de son éducation.

Encore quelque mois auparavant, il n'imaginait même pas pouvoir ne serait-ce que tenir la main d'une jeune femme, encore moins d'une jeune femme aussi charmante que la délicieuse Primrosae. Et pourtant il était là, après avoir traversé des situations qui le choquait autant qu'elles le surprenaient. Tenir la main d'une femme, se promener au claire de lune, seul en sa compagnie, se retrouver si proche d'elle, de son visage, de ses lèvres. Puis ce baiser et ces mots qu'il prononçait, souvent bien malgré lui. Il se sentait perdu, agissant sans réellement s'en rendre compte, il n'y avait plus aucune réflexion dans ses gestes ou bien, il réfléchissait trop et cela tourner mal. Perdu, c'était bien le mot pour le définir en cet instant. Perdu mais pour le moins heureux et fière d'avoir franchi une étape qu'il ne pensait jamais rencontrer. Il écoutait sa voix tout en se noyant dans son regard, elle était, plus que belle, simplement magnifique. Il ne voyait pas seulement son enveloppe charnelle mais c'était ce qu'elle était au fond d'elle qui le captivait. Sa personnalité, ses émotions, chaque petits détails qui composaient ce qu'elle était.

Il ne pouvait que sourire à chaque mot qu'elle prononçait, elle était, à cet instant, juste adorable. Plus elle parlait et plus le sourire de Childeric s'agrandissait et finalement il rit doucement. Se rendait elle compte de ses paroles, sans doute que non, peut-être, non c'était une certitude, elle devait être aussi perdue que lui à cet instant. - Il se fait tard... Il lui saisit la main, avec délicatesse et reculant un peu, il sourit de nouveau. - Je te raccompagne jusqu'à ta porte, je ne voudrais pas que ce... Il montra à son tour la direction précédemment citer et termina sa phrase - ...poteau ne fasse montre de jalousie et ne vienne à te kidnapper. Il serra avec douceur la main qu'il tenait - Ou pire encore, qu'il me vienne l'idée de te kidnapper. Il plaisantait bien entendu, enfin.... Il raccompagna Primrosae jusqu'à chez elle, lui laissant le temps de prendre le recul nécessaire aux derniers événements.

A suivre
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Prim ♦ 20h au bout de Dancing Cat Road

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