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If it is the time to die, it's a really bad time. PANDORION

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kftw
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MessageSujet: If it is the time to die, it's a really bad time. PANDORION Mer 9 Oct - 19:02




Orion  & Pandora
Time to be three. No not time. Not ready.

Sept mois de grossesse. A la fois trop, et à la fois pas assez. Pandora se sentait énorme. Et elle n’en pouvait plus. Elle ne supportait plus se cocon étouffant et insupportable dans lequel on l’avait mis. Enfermée chez elle tous l’été, sa cheville s’était certes ainsi réparée très vite, mais elle commençait à perdre le peu de santé mentale qu’elle n’avait jamais possédé. Elle avait presque relu tous les livres de sa bibliothèque, en commandant aussi de nouveau, et finissant par murmurer ses phrases préférés dans son sommeil, au petit déjeuner, et tout au long de la journée finalement. Mais elle n’en pouvait plus de dire. D’avaler ses histoires farfelues, romantiques. Elle n’en pouvait plus de l’amour, des attentions d’Orion, de ses sourires, de ses caresses. Elle ne rêvait que de ça, elle se tuait à être aussi niaise. Elle avait envie de vomir. Elle n’en pouvait plus d’être enceinte. La première fois ça avait été presque plus simple. Elle ne s’en souvenait plus. Enfin si, comme si c’était hier... Ca avait été long, mais elle était seule, terriblement seule, et au coin du feu, avec un livre sur ses genoux, Camille dans son ventre, elle s’était sentie moins seule. Pendant neuf mois Camille l’avait réchauffée, rassurée autant que sa présence l’avait terrifier. Elle avait sentie qu’elle avait quelque chose. Quelques choses que si elle ne perdait pas ferait son bonheur. Mais aujourd’hui ? Elle était heureuse avec Orion. Avec ou sans le bébé, surtout sans pour le moment. Elle ne voyait pas en quoi le bébé allait être une bonne chose. Bien sûr elle avait envie d’être mère. Mais maintenant que tout le monde savait, elle doutait réellement de pouvoir être une bonne mère. Après tout d’après sa mère, là avait été sa seule erreur. Elle aimait trop son mari et en avait négliger ses enfants. Elle aimait trop Orion. S’était un fait. Elle était stupide, et l’amour était bien la seule chose à pouvoir la rendre aussi conne. Et si elle faisait comme sa mère, si elle était exactement comme elle après tout ?

Orion ne comprenait pas. Orion était sur un nuage. Mais Orion n’avait pas un ventre plus gros que celui d’une baleine. Orion n’avait pas dans le ventre un bébé qui ne rêvait que de se barrer à la moindre occasion. Orion n’avait pas la vie de son gosse entre ses mains. Il ne comprenait pas. Il ne pouvait pas comprendre. Ce n’était même pas de sa faute. Mais il n’y avait rien à faire. Son sourire l’agaçait, ses douces paroles, sa manie d’être conciliant. Oui il était adorable, et oui elle l’aimait, mais oh que oui elle avait de le tarter. Le frapper fort, même. Jusqu’à ce qu’il ouvre les yeux. Jusqu’à ce qu’il arrête de se bercer de douce illusion. Quand on le regardait tout semblait si facile. Mais rien n’était facile. Il fallait qu’il arrête. Elle se doutait qu’elle commençait à l’insupporter. Ses hormones faisaient ressortir la personne qu’elle était devenue depuis plus de dix ans, depuis qu’elle avait rompu avec lui une première fois. Et elle savait bien que cette personne n’était pas toujours jolie à voir, qu’à dire vrai, elle n’était pas du tout jolie à voir. Elle était agaçante, prétentieuse, et généralement insupportable. Alors voir Orion sourire l’opprimait. Elle voulait qu’il réagisse, qu’il l’engueule, qu’il la fasse taire, peut importe. Qu’il la secoue. Il n’avait pas à être acquis, et elle n’était certainement pas acquise. Certes là maintenant tout de suite avec son ventre aussi gros qu’un énorme ballon elle ne pouvait pas aller très loin, mais elle finirait bien par dégonfler, et tout l’amour qu’elle avait pour lui ne la retiendrait pas forcément toute leur vie si ça ne changeait pas. Après tout elle était déjà partie une fois... Certes ce n’était pas une chose qu’elle aimait rappeler mais les faits étaient là. Elle était partie une fois, et ce n’était pas le manque d’amour qui l’avait éloigner de lui... Mais clairement l’impression d’être plus nécessaire et plus chérie ailleurs. Certes elle avait été aveugler... Mais le besoin et l’adoration était des sentiments faciles à feindre, et Pandora et son vague désir d’absolu faisait d’elle une proie facile à capturer. Quand bien même elle se montrait difficile à suivre.

Encore allongée sur son lit, Pandora menaçait d’une attaque nerveuse. Si elle ne se bougeait pas de là, elle allait clairement se mettre à bouffer ses couvertures et à déchirer son coussin. Comme ça, pour le plaisir de déchirer quelque chose. C’était stupide. Et puéril, mais elle en avait besoin. Son cerveau lui recommandait de casser quelque chose incessamment sous peu. Et bien qu’elle trouvait cet ordre particulièrement stupide, elle était prête à l’écouter. Appelant plusieurs fois dans l’appartement pour voir si Lizzie, ou Lennon, ou même Orion était là, n’entendant aucune réponse, elle décida de se lever... Petit un, aucuns d’eux ne pourrait l’engueuler de s’être levée, petit deux, de toute façon elle avait envie d’aller au toilette, et puis zut, elle n’avait pas besoin d’excuse pour se lever dans son appartement. Prenant appuie sur ses bras elle se tourna et mis les pieds sur le sol avant de se tenir debout. Sa cheville réparée, seul son ventre énorme l’empêchait de se déplacer normalement. Elle atteint sans trop de problème la cuisine. Elle savait qu’elle devait éviter tout ce qui était café, thé, et autre excitant, elle se dit que néanmoins elle pouvait se permettre un petit jus d’orange. Elle resta un moment debout à siroter doucement son jus, jusqu’à ce qu’une douleur violente dans l’abdomen l’obligea à lâcher son verre et à se recroqueviller sur elle même. Au moins elle venait bien de casser quelque chose. Des douleurs qui ressemblait étrangement à des contractions surgirent à intervalle beaucoup trop rapprocher pour que ça soit rassurer. Elle grimaça fortement, se disant que définitivement elle n’aurait jamais du dire qu’elle en avait marre. Elle n’aurait jamais du se lever non plus. Sept mois c’était trop tôt. Bien trop tôt. Elle ne voulait pas, ce n’était même pas négociable. Une énième contraction et elle capitula, attrapant son portable et composant le numéro des urgences en premier. Après la promesse de recevoir une ambulance rapidement, elle entreprit de laisser un message à Orion. Elle se voulu douce, mais une contraction insupportable lui arrachant un cri, elle resta sur sa lancée de femme insupportable et hurlante. «Je sais tu es en cours, le monde est beau et charmant, mais il n’y a rien qui va, et le bébé à définitivement envie de sortir, et je peux plus rien faire pour le retenir. Alors tu es prié de ramener ton cul à l’hôpital. Maintenant.» Délicate fleur.

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soa
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MessageSujet: Re: If it is the time to die, it's a really bad time. PANDORION Dim 3 Nov - 15:07




Orion  & Pandora
Time to be three. No not time. Not ready.  

Les journées étaient bien longues ces-derniers temps, beaucoup trop longues, à la limite de l’interminable. L’automne était revenu en n’hésitant pas à frapper la ville d’une fraîcheur dont les habitants de Yellowsky se seraient bien passés. Il fallait également rajouter le fait que Madame faisait de nouveau des siennes et remettait dès lors de l’action dans le quartier, sans oublier tous les méfaits de la rentrée et la quantité impressionnante de travail à refournir pour maintenir un cap raisonnable. Malgré tout, ce n’était nullement ces différents facteurs qui venaient perturber le pauvre Orion dans sa vie quotidienne – qu’est-ce qu’il ne donnerait pas d’ailleurs pour que ce soit le cas ! Préparer des cours pour les étudiants d’Oxford ainsi que finir plusieurs projets architecturaux lui demandait un certain temps, certes, mais ce n’était nullement comparable au temps qu’il passait au service de Pandora, sa chère et tendre enceinte de sept mois et des brouettes qui se sentait esclave de sa condition et de ses hormones. Ce n’était pas simple pour la brunette, elle était totalement terrorisée à l’idée de redevenir mère après le fiasco qu’elle avait déjà connu avec Camille dix ans auparavant. Et peu importait les paroles d’Orion pour la rassurer, les effets étaient les mêmes que d’essayer de communiquer avec un mur, ce qui faisait maintenant qu’Orion était totalement démuni et ne savait pas quoi faire d’autre que redoubler les attentions et renouveler son optimisme et sa joie à l’idée d’être père...ce qui avait manifestement l’effet inverse que celui escompté. Autant dire pour résumer qu’Orion était prisonnier de la mauvaise humeur de Pandora et qu’il ne pouvait rien faire pour retourner la situation sans empirer les choses. Le brun essayait tant bien que mal de se changer les idées auprès de ses amis, mais même Niklaus ou Eden n’arrivaient pas à la libérer du poids qui pesait sur ses épaules, à savoir celui qui lui rappelait de faire passer Pandora avant toute chose en s’assurant de son bien-être plutôt que de conserver le sien… Oh oui, c’était bien compliqué et pour couronner le tout le temps semblait s’être arrêté, un vrai cauchemar pour tout le monde.

Le mercredi était étrangement la journée qu’Orion affectionnait le plus pour la simple et bonne raison que c’était le seul jour de la semaine où il donnait ses cours de biologie aux jeunes étudiants d’Oxford, ce qui voulait aussi dire que c’était le seul jour où il était suffisamment loin de Londres pour souffler un peu ne serait-ce que quelques heures. Oh, il ne fallait pas se méprendre, Orion aimait sa petite-amie plus qu’il n’avait jamais aimé n’importe qui, mais sa constante mauvaise humeur et sa panique commençaient dangereusement à l’oppresser et Orion se surprenait à vouloir quitter la compagnie de Pandora… Orion s’en voulait de ressentir ce désir de liberté, mais il ne pouvait rien y faire si ce n’était profiter de sa journée pour ensuite revenir auprès de Pandora l’esprit moins encombré.

« Soyez plus concentrés, s’il vous plait ! Ce sujet est suffisamment compliqué comme ça pour que vos bavardages ne viennent entraver votre compréhension ! Surtout qu’on ne sait jamais ce qu’il peut tomber aux partiels, alors je serais vous je prêterais attention à ce que je raconte… ». Cet après-midi était absolument affreux. Les élèves étaient loin d’être attentifs, personne ne l’écoutait, le sujet du jour était sûrement le point du programme qu’il affectionnait le moins dans la mesure où il s’agissait plus de médecine que de biologie et pour couronner le tout, le personnel n’avait pas encore remis le chauffage dans l’amphithéâtre ce qui donnait l’impression de se retrouver coincé dans un igloo pendant trois heures. Argh, pourquoi fallait-il donc que ce mercredi soit un véritable enfer ? Il ne manquerait plus que Pandora l’appelle en catastrophe pour que ça devienne la pire journée de sa vie. « Bon, on reprend avec un peu plus de concentration ! Alors, les métastases sont des cellules cancéreuses que l’on retrouve facilement dans les cas d’une étude de- ». Les vibrations soudaines de son téléphone ainsi que l’affichage de nom de Pandora le stoppèrent net dans son développement. Décidément, quelqu’un avait vraiment une dent contre lui aujourd’hui ou comment ça se passait ?! « Bon, on fait une pause. », conclut-il d’une voix totalement désemparée avant de sortir de la salle pour décrocher le téléphone. « Pandora ? Je suis en plein cours là, que se passe-t-il ? ». Traduction : ça avait intérêt à être important ou sinon il allait vraiment finir par s’énerver sur elle, ce qui était juste la dernière chose qu’il désirait. «Je sais tu es en cours, le monde est beau et charmant, mais il n’y a rien qui va, et le bébé à définitivement envie de sortir, et je peux plus rien faire pour le retenir. Alors tu es prié de ramener ton cul à l’hôpital. Maintenant.» WHAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAT. Alors ça, il ne l’avait pas vraiment prévu, comment était-ce possible. Non pas aujourd’hui, pas maintenant… ça ne faisait pas neuf mois du tout !!!!!!!! Un vent de panique envahit son corps de la tête au pied, il n’était pas prêt, elle n’était pas prête, le bébé ne l’était sûrement pas non plus… Personne ne l’était. « Oh mon Dieu, j’arrive toute de suite, je fais au plus vite. », répondit-il sans faire de remarque sur le ton absolument acerbe sur lequel Pandora s’était adressé à lui. Ce n’était tout simplement pas le bon moment pour les remontrances. « Changement de programme, la fin du cours est reportée. », annonça-t-il ensuite à ses élèves avant de se précipiter vers la sortie, ses affaires rangées en vrac dans son sac.

Sans vraiment réfléchir à ce qu’il faisait vraiment, comme habité par une énergie qui l’empêchait de céder complètement à la panique, Orion se laissait guidé par sa voiture – et non l’inverse – sur tout le chemin jusqu’à l’hôpital de Yellowsky. En temps normal, avec un trafic fluide, il lui fallait un peu moins d’une heure et demie pour rentrer chez lui…ce qui en l’espèce était beaucoup trop pour rejoindre Pandora dans les temps. Enfin disons qu’il serait là pour l’accouchement – le travail ne pouvait tout de même pas être d’une telle rapidité – mais il craignait surtout l’état de Pandora et désirait plus que tout être avec elle en ce moment-même… En conclusion, il roulait vite, beaucoup plus que la vitesse autorisée habituellement. Mais pour la première fois de sa vie, il n’en avait rien à faire, il se fichait même de se faire flasher par un radar ou de causer un accident, il devait être auprès de sa petite-amie.
Après un moment qui avait été à la fois long et rapide, Orion se gara sur le parking de l’hôpital avant de rejoindre l’établissement à grandes enjambées.

« La chambre d’accouchement d’Iseult-Marie Pandora de Brissac s’il vous plait », haleta-t-il à l’accueil, hors d’haleine. Ce fut lorsqu’il se retrouva en face de Pandora qu’il comprit que tout était bien réel, le bébé allait venir au monde en ce jour précis, il allait devenir père, son monde allait être complètement bouleversé. «Courage, je suis là, tout va bien se passer », souffla-t-il ensuite à l’oreille de la brune avant de lui donner la main. Il espérait vraiment qu’il avait raison. Tout avait intérêt à bien se passer.
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    Don't you ever say I just walked away, I will always want you. I can't live a lie, running for my life, I will always want you. I came in like a wrecking ball. I never hit so hard in love. All I wanted was to break your walls. All you ever did was wreck me. Yeah, you, you wreck me. I put you high up in the sky and now, you're not coming down. It slowly turned, you let me burn and now, we're ashes on the ground.





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MessageSujet: Re: If it is the time to die, it's a really bad time. PANDORION Dim 3 Nov - 21:41




Orion  & Pandora
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Pour Pandora l’ambulance avait mis un temps indéfiniment long à venir la chercher. Seule dans l’appartement à hurler de douleur, elle avait cru mourir. Elle était incapable de se souvenir de son premier accouchement. Incapable de relativiser sur quoique ce soit. Une seule pensée hantait son cerveau. C’était trop tôt. Beaucoup trop tôt. Sept mois c’était trop tôt. Avant l’arrivée des secours Pandora s’était écroulée sur le sol, recroquevillé autours de son ventre qu’elle trouvait énorme, mais finalement plus assez à son goût. Heureusement que Pandora n’était pas une paranoïaque compulsive qui fermait la porte à clé lorsqu’elle était chez elle, sinon les secouristes auraient été obligé d’enfoncer la porte d’entrée tant Pandora était incapable de se déplacer. Ils tombèrent né à né avec une femme abattue, pleurant probablement autant qu’elle hurlait, ses épaules agitées de soubresaut insupportable. L’un des secouristes s’approcha d’elle, la suppliant presque de se calmer, qu’elle empirait probablement les choses. Mais comment faire comprendre à une mère paniquée, déjà harassée de douleur, que la seule chose qu’elle pouvait faire pour que cela se passe mieux était de se calmer et de respirer normalement ? On la porta sur un brancard avant de la mettre dans l’ambulance et de redémarrer en toute trombe. Pandora ne se calmait pas et sa respiration trop rapide hoquetait en même temps que les contractions qui se faisaient trop rapprochée à la fois à son goût à elle, et aux goûts des médecins qui essayaient de la surveiller elle et le bébé. Ils finirent par la mettre sous oxygène pour pouvoir la faire respirer normalement et essayer de la calmer. Repos qui fut de courte durée, puisqu’elle perdit les os au moment ou elle arrivait à l’hôpital, et qu’elle regarda ses jambes tachées avec un dégout non dissimulée et une horreur sur le visage. Secouant la tête dans tous les sens, elle pleurait comme une forcenée «Pas maintenant, c’est trop tôt. Pas maintenant. Pas maintenant. Je ne peux pas.» Le médecin arriva rapidement après avoir entendu son bipeur vibrer dans sa poche, en voyant la détresse de Pandora il s’approcha d’elle, attrapant sa main fermement et cherchant à capter son regard pour figer ses yeux bleus dans les siens, mouillées de larme. «J’ai besoin que vous vous calmiez. Tout va très bien ce passer. On a eu des cas pire que le votre. J’ai juste besoin que vous soyez calme.»

Si Pandora n’avait pas eu une énième contraction au moment ou le médecin finit de parler, elle l’aurait surement étranglé. Calme ? Il se foutait de sa gueule ? Est-ce que c’était lui qui souffrait le martyr parce qu’on ne lui avait pas fait de piqure, que son gosse arrivait avec deux mois d’avance, et qu’elle n’était clairement pas prête ? Non ! Probablement pas. Et puis qu’il avait un damn pénis à l’entre jambe il avait surtout intérêt de fermer sa petite bouche en coeur et ses yeux trop charmeur et de retourner voir ailleurs si elle parvenait à trouver son calme. Comme seule réponse aimable, il obtint un cris strident pour ponctuer sa contraction. La journée allait être longue, trop longue, et Pandora ne tiendrait pas à se rythme là. «Vous avez quelqu’un qu’il faut prévenir, quelqu’un qui peut vous accompagner ?» vint dire une infirmière à coté d’elle. Pandora secoua violemment la tête. Non elle n’avait personne. Personne à prévenir elle voulait dire. Orion allait arriver. Orion avait intérêt à arriver. Si Orion n’arrivait pas elle le tuait. Elle lui arrachait les membres un à un avec les dents, et elle le bouffait. Tout cru s’il le fallait. Elle le faisait accoucher de ses intestins... Que lui aussi voit ce que ça faisait. Elle cria une nouvelle fois. Consciente qu’elle passait pour une folle furieuse. Mais elle avait un ventre pas suffisamment gros, et un compteur de jour et de semaine pas suffisamment importante. Elle n’était pas prête, et elle ne pouvait plus être mère. Pas dans ses conditions, pas d’un enfant qui serait probablement abrutit, atrophié et moche. «Vous me la faite quand cette foutue piqure?» pleurnicha-t-elle sans aucune dignité. Elle en pouvait plus. Elle avait mal. Et Orion n’était toujours pas là. Bien sûr elle aurait pu appeler Lizzie. Ou même sa mère. Oui... Elle aurait pu appeler sa mère. Elle serait venue sa mère. Pour être grand mère.. Elle avait loupé le premier, elle voudrait voir le deuxième. Mais ce n’était pas Lizzie qu’elle voulait, quand bien même c’était la marraine de l’enfant, qui serait peut être mort si ça continuait comme ça. Cette pensée la fit exploser en sanglot de plus belle. Ce n’était pas sa mère qu’elle voulait. Certainement pas sa mère. Sa mère ne la calmerait pas. Pas du tout. C’était Orion. Orion qu’elle voulait. Et Orion qui n’était toujours pas là. La réponse de l’infirmière à sa question lui provoqua un hoquet violent qui coinça toutes ses larmes dans sa gorge. «Vous êtes dans un état de travail trop avancé... Nous ne pouvons pas vous faire de péridurale...» WHAAAT ? Pandora ouvrit des yeux ronds, tendant la main pour étrangler la pauvre infirmière alors qu’elle hurlait de douleur. «Vous vous foutez de ma gueule ? Et je fais comment ? Je vous promet que je vais mourir là !» Bon d’accord, elle exagérait à peine. Mais dans sa tête, dans son ventre, partout elle mourait. Peut être pas vraiment, peut être qu’elle mourrait seulement d’hyperbolite aïgue. Mais pouvait-on réellement faire la différence. Tout son désespoir résonnait dans une petite phrase. Elle n’était pas prête. Pourtant les cris déchirant qui accompagnait ses contractions de plus de plus en plus rapproché annonçait bien que prête ou pas, le bébé allait sortir.

Elle hurlait. Elle pleurait. Elle paniquait. Et dans la salle tout le monde n’arrêtait pas de lui répéter de se calmer, ce qui avait actuellement tendance à l’énerver encore plus. Enfin à la paniquer en l’occurrence. Parce qu’elle voyait bien qu’elle ne se calmait pas. Et qu’on ne faisait que lui répéter que si elle ne se calmait pas ça n’irait pas bien. Et qu’elle n’y arrivait pas, et que bon dieu elle ne voulait pas que ça se passe mal. Elle ne sentit pas Orion arriver contre elle, mais l’entendit souffler dans son oreille. «Courage, je suis là, tout va bien se passer » Elle cria à nouveau. C’était déjà devenue une habitude ses derniers mois, mais avec les contractions c’était pire que tout. Sa main s’abattit sans doute avec un peu trop de violence sur la nuque d’Orion qu’elle tira pour le rapprocher d’elle et l’embrasser. Ok c’était peut être stupide. Elle n’avait absolument pas assez d’air dans les poumons pour pouvoir vraiment l’embrasser. Mais en l’entendant contre elle s’était la seule idée qu’elle avait eu pour se calmer. Elle le lâcha haletante de la pire des manières. Ok elle avait besoin d’air. Elle se remit à pleurer comme une enfant, serrant la main d’Orion à en perdre la raison. «Ca va pas, ça ne va pas aller. Je peux pas. Je peux pas. J’en peux plus. Je veux pas. C’est trop tôt.» Elle gémissait comme une enfant incapable de se rappeler comment elle avait trouver la force de le faire la première fois seule. Est-ce qu’à presque trente ans on était supposé ne plus pouvoir supporter les accouchements ? «Madame j’ai besoin que vous poussiez...» Si Pandora avait eu quoique ce soit à lui lancer elle l’aurait fait. Elle le foudroya du regard, agitant la tête de la droite vers la gauche. Non elle ne pousserait pas. C’était trop tôt. Beaucoup trop tôt. Elle étouffa un cris alors qu’une nouvelle contraction la prit. «S’il vous plait madame, j’ai vraiment besoin que vous poussiez... Pour la santé du bébé.» Pandora secoua à la tête de plus belle, serrant dans sa main celle d’Orion. «Non c’est trop tôt... Je ne veux pas.» Têtue comme une mule.. Ce n’était pas possible. Et conne avec ça.

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