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bang, bang. [Sam']

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MessageSujet: bang, bang. [Sam'] Sam 14 Sep - 18:46



" Laisse moi tranquille, je vais bien." Voilà ce qu'elle venait de répondre à son meilleur ami. Antigone disait tout à Sam', vraiment tout, il était le seul à savoir la moindre parcelle de son passé, de son présent , et elle espérait le faire chier avec son futur. Sauf que là, la situation était toute autre, elle suffoquait la brunette. Elle en avait marre d'être dans ce cercle vicieux. Elle avait l'impression que si Sam' continuait de la fréquenter, il finirait comme elle. Sans objectifs, accroupi dans une rue, les habits mouillés, tremblotant car bien sur elle ne s'était pas habillée convenablement pour ne pas avoir froid. " Je suis nulle part." Elle ne voulait pas qu'il l'a voit dans cet état. Sam' était surement la seule personne qui devait avoir de l'estime pour la pauvre Anti' alors elle ne l'acceptait pas. Sam' ne lâchait pas l'affaire,alors Anti' jeta son portable qui se brisa en morceaux. Elle voulait être seule, vraiment. Tout ça à cause de ce stupide frère qu'elle avait. Qui était-il pour la juger ? Qui ? Franchement ? Elle le maudissait tellement. Elle avait fait tellement d'efforts, qu'elle pensait vraiment qu'il ne la prenait plus pour une gamine bancale. Mais c'est bien ce qu'elle est l'Antigone. Il lui en faut peu, pour que son sang s'ébouillante, il l'en faut peu pour que des larmes de rage viennent perler son visage, il l'en faut pour qu'elle pense définitivement qu'elle ne fait qu’errer sur cette terre. Alors ses larmes redoublent, elle maudit sa cervelle étroite d'avoir lancé son téléphone. Elle regarde dans ses poches, pas un kopeck. Rien d'étonnant quand on sait qu'elle a perdu son boulot , il y'a peu de temps. Elle avance sur le bitume, cherchant une solution, elle a aucune idée où elle peut vraiment être. Elle est trop fatiguée pour rentrer chez Sam' , et demander à quelqu'un d'étranger est risqué. Elle a du mal à se faire confiance alors aux autres, cela parait presque risible. Elle va dans un sorte de bar, elle fait attention de bien lire le nom de l'enseigne , elle s'est tellement fait virée en tant que serveuse, qu'on ne sait jamais. C'est peut-être un ancien patron-connard. Elle entre, un barman lui dit bonsoir, elle répond de la tête, s'avance discrètement vers une table où il semble que les clients vont bientôt partir. En effet ils se dirigent vers la sortie. Alors elle prend l'argent sur la table,et elle ne regarde pas derrière elle. Antigone court de toutes ses forces, elle entend un pauvre mec l'insulter. Elle respire bien trop fort, il faut qu'elle pense à arrêter de fumer, vraiment. Elle se dirige vers une cabine téléphonique rouge. Et franchement dans ces moments là, elle regrette la discrétion de ces cabines. Bref le barman à lâché l'affaire. Elle compose le numéro tremblotante, la voix éteinte, les yeux rougis. " Allo Sam ... Non mais écoute, punaise écoute... je te répète que je sais enfin je sais pas où je suis ..." Elle s'emporte, un comble alors qu'elle l'appelle presque fébrile. " Je ... oui attends, euhh le bar s'apelle Velvet Night ... Je suis à côté ... " Elle croit entendre un j'arrive, et là ses sanglots se stoppent, elle respire plus calmement. Elle souffle rajoutant. "ahh ... et je suis désolée" Elle a vraiment que ce mot à la bouche ? Limite elle doit plus en savoir la signification, à force de le souiller ce pauvre mot.
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MessageSujet: Re: bang, bang. [Sam'] Dim 15 Sep - 1:15



" Laisse moi tranquille, je vais bien." De mots. Que des mots. Du bluff. Un mensonge. Devait-il être dupe ? Faire comme s’il il n’avait rien entendu ? Comme s’il n’avait pas saisit. Pas saisit que derrière la voix déraillée et pressée de sa meilleure amie se dissimulait bien plus qu’un je vais bien. Même le laisse moi tranquille, elle ne le pensait pas. Enfin il osait l’espérer. Parce que c’était trop lui demander. Sam souffla. Son coeur s’accélérant péniblement dans sa poitrine. Il l’a connaissait. Elle faisait partie de son monde. Son monde le plus instinctif et le moins équilibré, mais son monde quand même. Celui sans qui il serait étendu sur le bitume, peut être à attendre qu’une voiture passe. «S’il te plait Anti... Laisse moi venir te chercher... Tu es ou ?» Murmura-t-il à l’autre bout du fil, espérant qu’elle revienne sur sa décision, qu’elle lui parle, qu’elle le laisse agir. Sa respiration se faisait de plus en plus difficile. L’air passant difficilement à travers une gorge broyée par l’angoisse. Il n’aimait pas être impuissant. Pas avec elle. Pas avec personne. «Nulle part» Sam ferma les yeux. Cherchant à contrôler le sifflement pénible de l’air à travers sa gorge. «Anti... Laisse moi t’aider !» Chacun des mots étaient pesé, lourdement, difficilement, ne sachant pas très bien si elle allait mal les prendre ou non. Mais non. Il espérait. Elle était Antigone, il était Samaël. Elle était forte, il le savait. Mais il pouvait être forte pour elle aussi. Ce n’était pas la question. A mesure qu’il parlait dans le vide, il attrapa sa veste et sortit de l’appartement. Il chercha à écouter les bruits autours d’Antigone mais ne reconnu rien. Rien mise à part des voitures. Des voitures et des fêtards. Elle pouvait être partout. Il était écrivain. Pas flic. Si elle ne lui parlait pas, il ne la trouverait pas. Son oreille s’écrasa dans un bruit confus et violent. Il ne mit pas deux secondes à comprendre. Son coeur se serra brusquement dans sa poitrine. Il ferma les yeux, chercha à respirer normalement. Soit elle venait de jeter son téléphone contre le bitume... Soit elle s’était faite renverser... Et. Ses pieds se crispèrent dans ses chaussures, ses mains sur ses genoux, il ferma les yeux. Juste le téléphone. Juste le téléphone. C’était juste le téléphone. Elle allait bien. Il allait la retrouver. Marchant d’un pas rapide, l’esprit embué ne remarquant que la lumière blafarde des lampadaires, les rires désagréables des gens bourré, les crissements de pneus, la vie qui s’amuse, la vie qui s’éteint. Peut être. Il n’espérait pas. Il était ridicule. Il se mordait la lèvre, se frappa une fois la poitrine, cherchant à aérer ses voix respiratoires. On ne savait jamais... Samaël n’était pas médecin. Il était écrivain. Il était inutile. Complètement inutile. Il ne su pas bien combien de temps il avait pu marcher. Marcher sans but précis. Juste à errer, dans toutes les rues les moins bien fréquenter de son quartier... Si jamais il pouvait y en avoir... Ce téléphone se mit à sonner, Samaël se précipita sur sa poche, attrapa son portable, et manqua de le faire tomber dans la hâte. Numéro inconnu. Il décrocha. «Allo, Sam» Il respira brutalement, comme si on venait de lui percer une nouvelle trachée, que ses poumons étaient à l’air libre, que l’on soufflait délibérément dedans, comme un ballon de baudruche. «Antigone ! ...  Tu vas bien ? Ou es-tu ? ... Je viens te chercher...» Dans la hâte aucun des deux ne s’écoutaient, leur phrase s’entrecoupant de leur respiration, permettant à l’autre dans placer une. Enfin. Samaël, s’emporte, panique, perd à nouveau sa respiration. Elle ne peut pas lui faire ça. L’appeler, ne pas savoir ou elle est. «Réfléchi Anti... N’importe quoi... Un nom de rue, un bar, n’importe quoi. Ou es-tu bon sang» Il sait que ce n’est pas la meilleure technique, que la brusquer ne sert à rien. Mais il s’effondre. Il a besoin d’elle. De la rassurer. D’être rassuré. «Je... oui, attends, euh, le bar s’appelle le Velvet Night. Je suis à coté.» Aucune idée de ou ça peut bien être. Ce n’est pas grave. «Bouge pas. J’arrive.» Il trouvera bien. Il n’écoute pas la suite, il raccroche et se met à courir vers une rue un peu plus fréquentée. Il arrête à la volé un taxi, et s’engouffre dedans sans cérémonie. «Le Velvet Night... A coté... Peut importe. Dépêchez vous.» Le chauffeur essaye bien d’argumenter, qu’il ne sait pas ou sait. Samaël, fébrile, lui aurait hurler dessus. Si ses poumons acceptaient de lui fournir l’air nécessaire à une telle explosion. «Mais cherchez et trouvez bon sang !» Les gens étaient-ils tous con ce soir ? Ou c’était lui qui demandait l’impossible.  Il ne su pas combien de temps ils avaient tourné dans Londres. Le front appuyé contre la vitre froide, Samaël se mordait les doigts, observant les façades, ses yeux s’accrochant à toutes les enseignes lumineuses à la recherche d’un Velvet Night brillant. «ICI, arrêtez vous !» Il avait crié. L’air était passé, entré, ressortit. Il avait crié. Le chauffeur avait pilé. La tête de Samaël avait rencontrer le siège avant. Samaël gronda un instant de douleur, sortant de sa poche un billet qu’il claqua dans la main du chauffeur avant de sortir en trombe du Taxi. Il tourna un instant sur lui même, cherchant ou Antigone pouvait être. La cabine téléphonique. Evidement. Il ferma les yeux, remerciant les Anglais d’avoir eu la décence de faire une cabine rouge. Il se pressa jusqu’à la cabine et tombe sur Antigone, adossée dans la cabine, à mis chemin vers le sol. Il la saisit par les bras, la relève et la précipite contre lui, la serre dans ses bras. «Anti ! Tu vas bien ? Tu m’as fait tellement peur...» Il attrape son visage entre ses mains, et d’un geste doux essuie les larmes qui étaient venues s’échouer là. Il l’embrasse sur le front, trop heureux de la retrouver, n’ayant même pas fait attention au quartier dans lequel elle se trouvait, à sa tenue trop légère, à son maquillage dégoulinant. Il n’avait vu que ses larmes, que sa détresse, le reste il s’en fichait. S’éloignant un petit peu d’elle, il retira sa veste et la lui mis sur les épaules, la serrant à nouveau contre lui, l’embrassant sur la tempe. «Je suis là... Tout va bien. On rentre à la maison»


Dernière édition par Samaël L. Delahaye le Dim 15 Sep - 14:08, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: bang, bang. [Sam'] Dim 15 Sep - 11:21



Bancale, L'antigone n'a jamais été bien. Sentimentale, Semi-Mentale, elle pense peut-être que dire je vais bien à Sam' le rassurera ? Il ne lui veut que bien, ça doit surement être le seul. Le seul, à toujours écouter avant de juger. Sam' ne juge pas, il observe, comparé à ce crétin de frère, qu'elle aime beaucoup trop. Il ne mérite pas son amour,il mérite qu'elle le déteste, il mérite qu'elle arrive à ne pas vouloir lui plaire. Avec Sam' elle n'a pas besoin. Regardez comme elle est perdue. Elle refuse, le meilleur, Sam. Elle refuse l'aide. Elle refuse la stabilité. Il lui demande qu'elle se laisse aider, elle en a réellement besoin, elle ne comprend pas, elle ne comprend plus. " Tu comprends rien." Elle jette son téléphone et regrette aussitôt. Elle commence à imaginer les pires scénarios, elle pleure, suffoque, se dit que ce qu'elle venait de faire c'était la chose la plus stupide qu'elle pouvait faire. La môme elle pleure, elle est pas adulte l'Antigone. Elle est trop fébrile, trop bancale, trop rêveuse, trop corrosive. Elle commence par perdre la tête, elle regarde de droite à gauche, en haut, et merde c'est pas comme si le bon dieu allait l'aider, même s'il existait, il fuirait devant une tâche aussi brouillon qu'Antigone. Anti c'est un croquis chiffonnée, avec le plus mauvais crayon qui puisse exister. Contrairement à Sam', il est parfait, Sam. Il est trop parfait pour elle. Qu'est-ce qu'il fou avec elle. Elle se le demande, vraiment. Elle souffle comme elle peut, elle réfléchit trois secondes pour une fois. Vous êtes tous cons, elle réussit à voler de l'argent dans un bar. Elle appelle Sam', elle retrouve la raison. Elle s'emporte, ils n'arrivent à communiquer. Elle panique, elle ne sait où elle est. Elle lui répète. Elle ne fait que ça, et pleurer, chialer sur son sort. Parce qu'au fond , elle n'a jamais fait que ça. Faudrait peut-être qu'elle se réveille, qu'elle ouvre les yeux. Elle a Sam', elle ne pouvait pas espérer mieux.«Anti ! Tu vas bien ? Tu m’as fait tellement peur...» Elle s'excuse encore une fois, entre deux sanglots. Elle regrette, elle s'en veux tellement de lui rendre la vie plus que pénible. Il n'a pas mérité ça. Il essuie ses larmes, encadre son visage avec ses mains. Elle respire, c'est bon tout va bien. Tout va bien. Elle se le répète, il le faut. Elle esquisse quand elle entend qu'ils vont rentrer à la maison. Il lui met sa veste sur les épaules, qu'es-ce qu'elle peut se sentir enfant parfois. " Sam ... dis le si t'en a marre." Elle comprendra, c'est pas le premier, Erwan l'avait aussi laissé au bord de la route. Elle essaye de rester calme, mais en repensant à leur dernière rencontre elle ne peut s'empêcher d'exprimer ce qu'elle ressens. " Tu sais ... qu'il m'a encore prise pour une enfant ... " Mais ce qu'elle est. " Il m'a ... tu sais quoi c'est pas grave en fait. " Elle sourit, mais au fond elle en a pas envie. Elle sourit pour sourire, pour montrer qu'elle est mauvaise comédienne. "Oh et puis ... si on pouvait éviter de passer devant le bar, j'ai pas été réglo." On change pas les habitudes d'une Palecolm. " Oh et puis j'ai parlé à Lullaby." Elle veut éviter qu'on parle d'elle, alors elle met le sujet Lullaby, qu'es-ce qu'elle peut être peureuse cette Antigone.


Dernière édition par Antigone J-C. Palecolm le Dim 15 Sep - 18:27, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: bang, bang. [Sam'] Dim 15 Sep - 14:07



Parfait. C’est ce qu’on lui rabâchait à longueur de temps. Ce mot ne voulait plus rien dire à force. Qu’est ce que ça pouvait bien signifier d’être parfait. Johann était parfait. Et Johann s’était tapé Lisbeth. Sans aucun état d’âme. Il était parfait. Mais on ne l’avait pas vu partir en vrille, manquer de se fracasser la tête contre le bitume, hurler à plain poumon, essayer de s’arracher les yeux. On si on l’avait vu personne n’avait fait attention. Il n’en pouvait plus qu’on lui dise qu’il était parfait. Ce n’était pas le cas. Personne ne pouvait l’être. Il n’était seulement pas mauvais, gentil même, adorable, et charmant. Il était une crème, il avait l’amour qui débordait des yeux et du coeur. Il avait les joues roses d’un poupon, il était absolument adorable. Mais il n’était pas mieux qu’un autre. Il était différent, il était lui. Il n’en pouvait plus qu’on le dise parfait. Bientôt les gens s’éloignerait de lui, parce qu’ils n’étaient pas assez bien pour lui. Mais c’était ridicule. Il suffoquait tout seul. Ils étaient assez bien pour lui. Personne n’abandonnait quelqu’un parce qu’il n’est pas assez bien pour lui... C’était ridicule. C’était à lui de décider. A lui seul. Antigone était suffisamment bien pour lui. Antigone était parfaite. Lumineuse et sombre, douce et violente, bancale qu’elle disait. Mais elle était bien. Juste suffisamment lumineuse, suffisamment sombre, douce et violente, et parfaitement bancale à sa façon. Il n’était pas capable de dire ce qui lui semblait aussi parfait chez Antigone, mais elle le faisait rire. Et elle le secouait. Elle le réveillait, elle le ranimait. Sans elle, il était un caillou tout moue, un artichaut sans consistance. Il ne valait pas grand chose, lui et sa petite vie parfaite et bien rangé, ses problèmes de bourgeois sans problème. Elle était son petit oiseau fragile qu’il avait besoin de protéger. Pas comme une bonne action. Mais plutôt comme une amie. Une douce amie à qui on voulait retirer toute sa douleur. Etait-ce compréhensible ? Mais il n’aime pas. Il n’aime pas la voir pleurer, la voir souffrir. C’est lui qui souffre lorsqu’elle s'essouffle. Il la sert contre elle. Elle doit oublier. Peut importe ce qu’elle a dans la tête. Elle doit oublier. Elle est un ange. Vraiment. «Sam... dis le si tu en as marre.» Sam s’arrêta un instant. Le coeur bordé de douleur il se retourna vers son amie. La lâchant et s’éloignant un peu d’elle, il la regarda des pieds à la tête. Ca le marqua. Elle était dans un état pitoyable. Son coeur se serra, et il se pinça les lèvres. «Jamais Anti. J’en aurais jamais marre.» Dit-il faiblement, comme si c’était l’évidence même. Pourquoi posait-elle encore la question ? « Mais j’en ai marre que tu puisses penser que je puisses en avoir marre.» Qu’elle sourit un peu. Il était là. Pour elle. Il le serait toujours. C’était comme ça. C’était un pacte indicible qu’il s’était fait dans sa tête. «Tu sais... qu’il m’a encore prise pour une enfant... Il m’a... tu sais quoi ce n’est pas grave en fait.» Samaël sentit son coeur vrombir de colère. Il. Erwan. Forcément. Qui d’autre ? Il n’avait jamais rencontré le jeune homme. Mais il l’avait lu, et l’avait adoré en temps qu’écrivain, il avait été terrorisé par ses textos... «Ce n’est pas rien Anti... Il a pas le droit de te faire ça... Il est pas mieux que toi... Il est mille fois pire... Il m’a foutu la trouille de ma vie en jouant au psychopathe par sms pour me dire de jamais te faire souffrir... Et après il te met dans cet état là...» Il attrapa sa main et joua avec ses doigts avant de la tirer vers lui et d’avancer un peu avec elle, au hasard. «Il a pas le droit de te faire ça... Ce n’est pas rien...» murmura-t-il bêtement, impuissant face à la situation. Qu’est ce qu’il pouvait faire face à Erwan ? Lui casser la gueule ? Définitivement pas. «Oh, et puis... Si on pouvait éviter de passé devant le bar, je n’ai pas été réglo...» Samaël se pinça la lèvre.. Ne pas être réglo... C’était bien une expression d’Antigone. Mais Samaël ne dit rien. Il n’y avait rien à dire. Ne pas être réglo avait beau ne pas être son genre, il n’y avait rien à dire. Tant qu’elle allait bien. «Je te prends sur mon dos ? Tu marches pas très droit jeune fille.» dit-il en souriant, et en lui tirant un sourire avec son doigt. Il se baissa légèrement pour qu’elle puisse lui sauter dessus, si elle y arrivait. Mais il se releva brutalement. «Oh et puis, j’ai parlé à Lullaby.» Samaël se pinça la lèvre, et se sentir rougir plus que de raison. Il était ridicule. Il secoua sa tête et essaya d’agir normalement. «Ah oui... Et?» dit-il l’air de rien. Comme si ça n’avait pas d’importance. Mais ça en avait. Elle le savait. Sinon elle ne l’aurait pas amené sur le tapis... Quoique de sa part ça pouvait être une diversion. Une bonne diversion. Samaël était incapable de réfléchir lorsqu’on parlait de Lullaby.
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MessageSujet: Re: bang, bang. [Sam'] Lun 16 Sep - 19:44



«Jamais Anti. J’en aurais jamais marre.» Elle pouvait voir qu'il était sincère, Sam l'a toujours été. Néanmoins ça ne la rassure pas, Antigone personne ne peut la rassurer, elle est vouée à penser qu'un jour ou l'autre le ciel lui tombera une ou deux fois sur la tête. Elle réponds hésitante de peur que ces paroles s’exhaussent un jour. " Tu dis ça , maintenant ... mais un jour t'en auras marre, je le sais." Elle le sent. Elle se dit que ce n'est pas normal de lui faire aussi peur ? Pourquoi a t-elle fait ça ? Elle l’entraîne dans ses propres abîmes, il ne comprend pas. « Mais j’en ai marre que tu puisses penser que je puisses en avoir marre.» Elle écoute, elle étire ses lippes et ne rajoute rien. Il est là, c'est l'important, le reste on oublie. Enfin à part le fait que d'un coup elle se remet à penser à Arty. Pour être honnête, Antigone y pense tout les jours. Le Lundi elle voulait être parfaite, le Mardi elle voulait enfin lui parler de sa musique, de son amour, sa raison de vivre , le mercredi elle avait envie de lui dire à quel point Sam' était génial , le jeudi elle le détestait , le vendredi elle le détestait, le samedi elle pensait à leur mère, le dimanche elle détestait d'autant l'aimer. Au fond, Antigone est fatiguée, elle est compétition avec elle même, avec Artémis aussi. Rien de tacite, ils veulent montrer tout les deux qu'ils sont les meilleurs en boutades. Un sorte de "je t’oublierai, je t’oublie déjà, regarde comme je t’oublie, regarde-moi !" Comme une môme qu'elle est, l'Antigone se plaint à son Sam'. Qu'est-ce qu'elle ferrait sans lui ? Elle s'arrête car elle songe qu'en plus de venir la chercher, elle ne va pas l'importuner avec ces misères de fille bancale. Mais le problème est qu'elle ne pense qu'a ça ... vraiment qu'a ça. «Ce n’est pas rien Anti... Il a pas le droit de te faire ça... Il est pas mieux que toi... Il est mille fois pire... Il m’a foutu la trouille de ma vie en jouant au psychopathe par sms pour me dire de jamais te faire souffrir... Et après il te met dans cet état là...» Elle allait lui dire d'arrêter ce n'était pas vrai, Arty ne pouvait pas être pire qu'elle, faux calcul. Il était lui, elle l'acceptait même si elle ne le montrait pas forcément. Et puis la magie s'estompa quand elle entendit ce qu'il avait fait à Sam'. Jouer les psychopathes ? Elle essaye de garder son calme. Artémis Palecolm, si tu nous entends, tu est nul, archi nul, pire que nul, tu es ce qu'on appelle un aveugle nul, adorable. Au fond elle songeait qu'il s'inquiétait, mais faire peur à Sam' ? Grosse erreur. " C'est pas possible il a pas fait ça ? Il me lâchera jamais ? Je suis désolée, il a vu la vidéo ... tu sais celle où on rigole parce que j'ai perdu mon boulot." Elle ne peut s'empêcher de sourire en rajoutant "Je pense qu'il a eu peur. Il faudrait qu'il te voit ... et que je sois là, parce que maintenant je lui fais pas confiance. Il faut qu'il voit à quel point tu es ... " Elle ne savait pas quel mot employé, elle voulait dire génial mais ce n'était pas ça. " Enfin qu'il voit que tu es toi ..." Et aussi qu'elle avait besoin de lui, qu'à ce moment précis elle n'en n'avait jamais eu autant besoin. " Mais tu sais ... il n'est pas méchant , il est juste ... quelque peu imprévisible et instinctif." Faudrait savoir . Antigone elle passe du coq à l'âne.  Elle fait référence à son master de pique pocket, sans rentrer dans les détails car on s'en passerait bien. «Je te prends sur mon dos ? Tu marches pas très droit jeune fille.» c'est vrai qu'elle dandine la môme. Alors elle répond à son sourire, elle saute sur son dos en lui disant le plus simplement du monde qu'elle a parlé à Lullaby. Elle fait le singe, se tortille, risque de les faire tomber tout les deux. Mais elle voulait voir sans réaction. Il rougit, alors elle lui pince les joues. Elle l'a vu . " Ben je t'avoue que j'ai failli la foutre dehors. Elle me prenait la tête. Et puis on n'a mit les choses à plat et elle a réagit comme toi, en rougissant. Assez drôle d'ailleurs." Elle est pas sympa Anti. Elle joue avec ses cheveux, ses larmes sont vites parties , elle rajoute l'air rieur. " Elle a dit que vous n'étiez que des amis. J'ai ris bien sur, alors elle était encore plus gênée enfin tu me connais quoi."
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MessageSujet: Re: bang, bang. [Sam'] Mar 17 Sep - 16:45



Elle était agaçante. Elle n’avait pas confiance. Pas confiance en elle. Pas vraiment confiance en lui non plus. Il ne savait pas comment lui faire comprendre. Lui fait comprendre que quelque part elle l’avait sauvé de lui même. Qu’il lui devait tout. Qu’elle était différente. Que c’était pour ça qu’elle était si importante. Il se fichait des situations dans lesquelles elle pouvait se mettre. Il se fichait de ses faiblesses, de ses défauts. Il se fichait qu’elle ne soit qu’une grande enfant, qu’elle ne soit pas capable de grandir. Il l’aimait comme ça. C’était son charme. C’était Anti. C’était ridicule de lui demander de changer. Lui demander de changer c’était comme s’enterrer vivant. Elle évoluerait, tranquillement, à son rythme. Elle ne perdrait jamais l’âme d’enfant qu’elle n’avait jamais eu. «Tu dis ça maintenant, mais un jour tu en auras marre, je le sais.» Samaël se pinça la lèvre. Il ne savait pas quoi faire pour l’apaiser. Pour la rassurer. Pour lui faire comprendre que non. Il n’en aurait pas marre. Et que ce n’était pas une promesse en l’air. Parce qu’il était comme ça. Parce qu’il était têtu, et incapable d’oublier. Qu’il se laisserait souffrir, qu’il s’oublierait complètement pour la sauver elle s’il le fallait. Il ne ressentirait pas l’ennuie, la douleur ou le désarrois s’il savait que ça lui permettait d’aller mieux. Il était comme ça. C’était tout. Il était fidèle, trop fidèle et trop têtu. Il était trop bon pour les autres, trop mauvais pour lui même. C’était comme ça. Il glissa sa main dans la chevelure d’Antigone, enserrant doucement sa nuque et se rapprochant d’elle, glissant ses lèvres sur sa tempe. «Tu sais que tu ne sais pas au fond... Tu me fais confiance non ?» Il espérait la réponse évidente. Que bien sûr elle lui faisait confiance. Il s’attendait presque déjà à sa réponse. Bien sûr que je te fais confiance mais ce n’est pas la question. Pourtant c’était exactement la question. Tant pis s’il n’arrivait pas à lui donner confiance en elle. Tant pis s’il n’arrivait pas à lui faire comprendre qu’aucun de ses défauts ne pourrait l’éloigner d’elle. Si elle avait confiance en lui, alors elle saurait. Elle saurait qu’il en aurait pas marre. Qu’il ne bougerait jamais. Parce qu’il était Samaël. C’était ce qu’il était. Antigone se sert contre lui. Antigone se plain. Il caresse doucement ses cheveux, l’apaise comme il peut, comme une enfant. Il n’aime pas la voir triste. Parfois il aimerait secouer Erwan. Lui dire de cesser ce jeu stupide. Mais Erwan lui fait peur. Et il paraît qu’il ne peut pas comprendre. Peut être que c’est vrai. Mais il comprend qu’Antigone souffre. Et il n’aime pas ça. «Ce n’est pas possible, il n’a pas fait ça ? Il ne me lâchera jamais ? Je suis désolé, il a vu la vidéo... Tu sais celle ou on rigole parce que j’ai perdu mon boulot.» Samaël se pinça les lèvres. C’est ce qu’il avait cru comprendre. Forcément ce n’était pas la vidéo qui le mettait le plus en valeur. C’était stupide comme vidéo... «On avait pas l’air malin là dedans...» répondit-il bêtement esquissant un sourire plus calme. Pourtant ce n’était pas une raison. Erwan lui avait sous-entendu des menaces qui le faisait encore trembler lorsqu’il y pensait. «Je penses qu’il a eu peur... Il faudrait qu’il te voit... et que je sois là, parce que maintenant je ne lui fais pas confiance. Il faut qu’il voit à quel point tu es... Enfin qu’il voit que tu es toi...» Samaël sourit. Dans la bouche d’Antigone, il voyait ça comme un compliment. D’être lui. Enfin surement. «Oh oui il rêvait d’un dîner ou il pourrait me planter avec un couteau de cuisine... Enfin ces mots étaient plus poétique et crue... Il sait y faire avec les mots...» Lui aussi à ce qu’il paraît. Mais ça ne ressemblait en rien au mot qu’employait Erwan. «Mais tu sais... Il est pas méchant... Il est juste quelque peu imprévisible et instinctif» Samaël sourit. Il ne pouvait pas s’empêcher d’apprécier de la voir prendre sa défense. C’était ce qui faisait qu’elle était Antigone. Elle avait une famille pourrie, une famille à laquelle elle tenait néanmoins. Ce n’était rien comparé à celle de Samaël. «J’ai cru comprendre... Tu sais que je ne juge pas... Un aussi bon écrivain ne peut pas être mauvais après tout. Mais tu me connais... Le froussard qui est en moi à paniqué...» A ça pour être froussard... Enfin il avait surtout horreur de la violence. Ca le paralysait. Après avoir proposé il reçu un poids et un éclat de rire sur son dos. Il referma ses bras autours des jambes d’Antigone pour être sûr de ne pas la faire tomber, et sentit ses cheveux chatouiller son cou. Il avança doucement dans la rue, entreprenant de la ramener à la maison. Il grimaça lorsqu’elle lui pinça les joues. Elle était désespérante. Charmante mais désespérante. Il écouta attentivement ce qu’elle avait à dire. Son coeur s'accélérant en entendant sa réaction. Elle avait rougis. Comme lui. Il se pinça doucement la lèvre, évitant de se perdre dans les méandres de son esprit, et fut ramené à la triste réalité, par le mot ami. «Enfin tu me connais quoi...» Samaël hocha la tête. Oui il l’a connaissait. Peut être mieux que personne. Enfin mise à part Erwan surement. Et encore. «Ami hein ?» répéta-t-il bêtement comme si c’était la seule chose qu’il avait retenu. Il était con. Con d’espérer quelque chose qui ne viendrait pas. Ca ne venait jamais avec lui. Il était un ami. Le meilleur qui soit. Mais un ami. Toujours.
 
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MessageSujet: Re: bang, bang. [Sam'] Sam 19 Oct - 19:01



«Tu sais que tu ne sais pas au fond... Tu me fais confiance non ?» Elle s'éloigne mais qu'un peu. Pour mieux le regarder, qu'il voit son expression. Elle le fixe, souriante et contrariée à la fois. Comment peut-il dire ça ? Elle se rapproche, encadre son visage de ses mains tremblantes. "Tu sais très bien que je te fais confiance." C'était évident, la seule personne dont elle avait peur c'était d'elle même. Elle était le problème, elle devait survivre avec . Antigone a par se plaindre à Sam'. Elle ne sait rien faire d'autre, ah si peut-être pleurer et jeter son portable en pleine rue, alors que tout le monde le sait , elle n'a pas de boulot alors c'était vraiment la dernière chose à faire. Elle sourit quand elle l'entend dire qu'ils n'étaient pas malins dedans, et c'était bien vrai mais qu'est-ce que ça l'avait réconforté , alors elle s'en fou. Et c'était bien ça qui énervait son grand frère. Alors elle s'emporte, elle est mi figue mi raisin l'Antigone. Elle défend Sam' , s'offusquant des menace d'Arty et pourtant elle le défend disant qu'il est surement trop protecteur, un peu spécial, mais pas si méchant.  «Oh oui il rêvait d’un dîner ou il pourrait me planter avec un couteau de cuisine... Enfin ces mots étaient plus poétique et crue... Il sait y faire avec les mots...» Elle fait des gros yeux. Ok quand Sam' avait dit cela elle rajouta par la suite qu'il n'est pas si méchant. Mais elle rembobine tout. Il est fort quand même ce Palecolm. " Le diner il l'aura , pour le reste qu'il s'abstient." Elle ne le disait pas d'une façon solennelle. Elle était plutôt amusée tout en pensant ce qu'elle disait. IL NE TOUCHE PAS A SAM', mais il va apprendre à le connaître, c'est un ordre, elle l'exige. Et c'est malin qu'elle n'ait plus de téléphone pour lui faire la morale. Alors il parle de Lulla' parce que franchement c'est plus joyeux que les bêtises des Palecolm. Antigone se rappelle comment elle avait été désagréable avec la jeune femme. Comment elle avait joué la fille blasée et ennuyé en sa présence. Elle avait remarqué son incroyable gentillesse et sa patience. Elle s'est surement rendu compte pourquoi Sam' l'appréciait tellement. Elle rigole mais elle c'est que pour Samaël c'est sérieux. " Elle a dit amis, mais elle n'en pensait pas un mot sam' . Elle a rougit et puis je te rappelle que je l'ai presque menacé que si elle te faisait du mal, je la tue. Donc c'est compréhensible." Elle le regarde, sourit de plus belle. " Tu n'est pas un simple ami pour elle. Ça se voit." Berk Antigone qui fait l’entremetteuse, on aura tout vu.
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MessageSujet: Re: bang, bang. [Sam'] Sam 26 Oct - 19:01



Deux êtres pouvaient-ils être si vidé, si rongé. Deux destinées si différente qui s’échouent l’une à coté de l’autre, n’attendant rien de l’autre, si ce n’est son propre salut. Samaël laissa Antigone s’accrocher à lui, ses mains tremblantes encadrer son visage. Dans un mimétisme parfait il composa les mêmes gestes, faisant glisser ses pouces sur les paumettes de sa meilleure amie, plantant son regard bleu dans le sien. Le regard d’Antigone s’effritait sous l’échec, sous la peur de sois-même. Celui de Samaël se gonflait de l’amour qu’il pouvait lui donner, de l’amitié qu’il mettait en oeuvre pour la soutenir. Celui de Samaël était un château de carte paré pour dissimuler ses faiblesses, son vide incompréhensible qui n’avait eu aucune raison de le prendre, cette insatisfaction ridicule, ce semblant d’haine de sois logique. Souvent il l’oubliait. Quand il s’oubliait il l’oubliait. Lorsqu’il voyait les autres rires, sourires sous ses paroles, il oubliait. Il voulait la voir sourire, la voir heureuse. C’était ça son salut, l’entendre rire. «Tu sais très bien que je te fais confiance» Oui il savait. C’était un accord tacite. Elle devait savoir qu’il lui faisait confiance, aveuglement. Il ne préférait pas lui dire, elle pourrait refuser cette confiance, murmurer qu’elle ne la mérite pas. Mais Samaël se fichait de ce qu’elle pensait. Elle la méritait. Elle méritait tout. Et généralement elle n’avait rien, et ça lui fendait le coeur. D’une légère pression sur l’arrière de son crâne il la poussa à se rapprocher de lui, et déposa un baiser sur son front. «Alors crois moi quand je te dis que je ne me lasserais jamais de toi. Jamais. Tu es ma meilleure amie.» C’était l’évidence même. Il avait l’air fort là comme ça, à supporter tout son poids, toutes ses larmes, ses chagrins. Il avait l’air équilibré, gentil, adorable, le sourire aux lèvres, les instruments qui défilent entre ses doigts comme autant de corde à son arc qu’il sait tendre. Il avait l’air normal et bien le mélomane. Pouvait-il réellement avouer qu’il n’était qu’un gouffre, qu’une fraude. Et s’il ne risquait pas de se lasser c’est qu’il avait besoin d’elle. Qu’il avait besoin de ce poids sur ses épaules pour se tenir debout. Qu’il avait besoin de lutter contre ses larmes pour ne pas pleurer. C’était contradictoire. C’était logique. C’était Samaël. C’était silencieux.

Le sujet dérive sur le frère Palecolm. Comme souvent. Samaël connait le frère. Enfin il a eu l’occasion récemment de tester ce frère. Du bon bois Palecolm le frère. Du bon bois. Solide, robuste, douloureux si on se prend un coup sur le crâne surement. Le genre de personne avec qui on ne veut pas croiser le fer. Samaël ne croise de toute façon pas le fer. Samaël ne se bat pas. Samaël sourit, Samaël pleure, Samaël suffoque, s’échappe, s’absente. Mais Samaël ne se bat pas. «Le diner il l’aura, pour le reste qu’il s’abstienne» Samaël sourit, resserrant sa prise sur les jambes d’Antigone pour ne pas la laisser filer. «Ravi de voir que tu ne me laisseras pas être une cible vivante.» Ce n’était pas non plus une surprise, mais anyway, il avait un trou dans l’estomac à l’idée de rencontrer le frère. Le frère il a plutôt son âge. Le frère est connu. Le frère écrit à merveille. Le frère est violent. Le frère lui fait peur. L’impressionne. Il a un trou dans l’estomac. «On va quand même prendre notre temps pour ce diner, hein.» Qu’il est eu le temps de reprendre une contenance. Qu’elle aille un peu mieux. Elle change de sujet. Elle sait faire. Elle est même très forte. Pour changer de sujet. Retourner la situation. Lullaby. Ce n’était pas dur. Il part au quart de tour. Il s’allume, ses joues rougissent, son coeur s’emballe. Il a chaud, subitement. «Elle a dit amis, mais elle n'en pensait pas un mot sam' . Elle a rougit et puis je te rappelle que je l'ai presque menacé que si elle te faisait du mal, je la tue. Donc c'est compréhensible.» Antigone ne peut pas le voir, mais ses yeux s’agrandissent, sa bouche reste ouverte en suspend, son coeur pend à ses lèvres, à ses cils. «Tu n’es pas qu’un simple ami pour elle, ça se voit.» Les joues de Samaël sont en feu, son coeur s’emballe dans sa poitrine. Il a l’impression qu’il ne voulait pas savoir. C’était plus simple comme ça. Ne pas savoir, ne pas se sentir obligé de se mouiller. Il pouvait se trouver des excuses. Pouvait-il encore ? «Je ne suis peut être qu’un ami compliqué...» Oui il peut. Il peut toujours. Lorsqu’il s’agit de se mouiller, de reconnaître qu’il pourrait être avec la fille de ses rêves il ne fait plus le fier. Il s’effondre même. «Je dois faire quoi ?» demander des conseils amoureux à Antigone. Ce n’était pas méchant, c’était un fait. Sur ce point là, elle comme lui était des handicapés. Pas du même type, mais handicapé quand même. De toute façon elle était là leur force. Etre aussi semblable et aussi différent. Perfect Match.
 
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bang, bang. [Sam']

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