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I'm not sure, I'm okay... » Arielle

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MessageSujet: I'm not sure, I'm okay... » Arielle Ven 6 Sep - 9:48

Dimanche matin. La seule journée de la semaine où on s’accorde de traîner un peu au lit avec Arielle. J’ai donné son biberon à Mathis il y a deux heures, on a encore du temps devant nous pour traîner un peu. Les choses vont de mieux en mieux à la maison. Mathis à désormais un peu plus de trois mois et il commence doucement à faire ses nuits. Arielle va beaucoup mieux et Lula-Bee est moins jalouse de son petit frère. On commence une vraie vie de famille, quelque chose d’équilibrer et cela me plaît vraiment. Ce matin, je prends Arielle dans mes bras. On a tenu notre petit deal. Tous les soirs on s’accorde un moment à deux. On sort une fois toutes les deux semaines justes tous les deux, que ce soit juste pour une balade ou pour une exposition. On a vraiment trouvé un équilibre. Je dépose un baiser dans le creux du cou de la jeune femme et elle se blottit un peu plus contre moi. On n’a pas besoin de se parler, juste de passer un petit moment dans les bras l’un de l’autre. Sauf que ce tendre moment est coupé par la sonnerie de mon portable. Je remarque le prénom de ma sœur sur l’écran et m’excuse auprès d’Arielle. Charlotte parle très vite, tellement vite que je ne comprends absolument rien. Je me relève dans le lit et tente de calmer ma petite sœur. « Je comprends rien Charlie… » « Il faut que tu viennes chez maman. TOUT DE SUITE. » « Pourquoi ? Qu’est-ce qui se passe ? » « C’est à propos de papa, Maël… » Merde. Ma sœur fond en larmes et je lui dis que je serais là dans quelques minutes. Je me lève précipitamment du lit et me jette sur notre armoire pour en sortir les premières fringues que je trouve. Je m’habille en deux secondes chronos et finis par revenir vers le lit pour embrasser Arielle. « Je suis désolé ma puce. Charlie était en pleure, il faut que j’y aille. » Je ne sais pas si elle a entendu ma conversation au téléphone. Je pense que oui et j’espère sincèrement qu’elle comprend. Je ne suis pas du genre à abandonner les miens. Je sais que tout ira bien ici, alors je me préfère me précipiter chez ma mère.

Lorsque j’arrive je retrouve ma mère en pleure et ma sœur avec les yeux rougis. Plus une autre femme, que je ne connais pas. Ma sœur ce jette littéralement dans mes bras et là je commence à me faire du souci. « Quelqu’un va m’expliquer ce qui se passe ici ? » Ma mère se remet à pleurer et je la rejoins pour la prendre dans mes bras. Aussi loin que je m’en souvienne, après la naissance de Charlie, c’est moi qui suis pris soin d’elles. J’étais le seul homme de la maison. J’étais encore petit, mais je faisais attention à elles comme à la prunelle de mes yeux. Aujourd’hui ma vie a beaucoup changer et je suis moi même responsable de ma propre famille désormais, mais je n’abandonne pas ma mère et ma sœur. Enfin. La femme que je ne connais pas finis par prendre la parole et cette fois c’est moi qui a besoin de soutien. Elle se présente comme la femme de mon père. Et je me retiens de lui hurler de sortir d’ici. « Je ne suis pas venu pour briser votre famille, mais juste pour vous apprendre que… Votre père est mort. » Je ne bouge même pas. Aucune réaction. Je m’en fiche totalement. « Et alors ? » « Je pensais que vous auriez aimé le savoir. » Je me sens ébranlé de l’intérieur, mais je ne dis rien. La conversation continue entre ma mère et cette femme. Elle nous apprend qu’elle est mariée avec mon père depuis vingt ans. Il a refait sa vie un an après la naissance de Charlie… Je retrouve la parole et je suis assez direct dans mes questions. Au final, on apprendra qu’il fréquentait cette femme depuis vingt-trois ans. Elle n’a su pour nous qu’il y a quelques mois. Visiblement notre père a eu des remords sur son lit de mort. Ils ont eu trois enfants ensemble. Enfants qu’il a élevé et aimer. C’est le coup de grâce. Je ne supporte plus cette conversation. « Sortez ! Sortez de chez nous. » Je ne devrais pas m’énerver, mais c’est plus fort que moi. Je ne supporte plus cela. L’absence de mon père à détruit ma vie et maintenant j’apprends qu’il avait une famille ailleurs… Je passe le reste de la journée avec ma mère et ma sœur. Je ne dis rien. Je ne laisse pas passer mes émotions et m’occupe d’elles avant tout.

Il est assez tard quand je finis par rentrer chez moi. Ma mère a voulu rester seule, mais Charlie à décider de rester avec elle pour la nuit. Je voulais rester aussi, mais elles m’ont forcé à rentrer à la maison pour m’occuper de ma famille. Sur le chemin du retour, je retiens la colère et la frustration. Tout ce que j’ai appris aujourd’hui est en train de me ronger de l’intérieur, mais je ne veux pas le laisser voir. Lorsque j’arrive enfin chez moi, je retrouve Arielle et Birdie dans la cuisine. Il est tellement tard que les enfants sont déjà couchés. « Birdie… Ca te dérangerais de nous laisser un moment ? » Je n’aime pas virer la jeune femme, mais là j’ai sérieusement besoin de me retrouver avec Arielle. La jeune fille pourtant ne semble pas déterminé à quitter la pièce alors je lâche un bout de ma bombe. « Mon père est mort… » On va garder l’autre partie pour plus tard…
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MessageSujet: Re: I'm not sure, I'm okay... » Arielle Ven 6 Sep - 18:08

Pour certains couples, le train-train et les habitudes n'est pas une bonne chose. Il y en a qui ont besoin de nouveautés, qui ont besoin de désaccords pour se challenger. Il y en a qui ne supportent pas avoir le même job pendant plus de trois mois et qui ont ce constant besoin de changement. Pour nous... C'est tout le contraire. Après avoir passé une année entière à s'engueuler, à trouver notre place, notre couple s'est enfin posé. Avec Maël, nous avons trouvé notre rythme de croisière. Notre petite famille a trouvé ses marques et c'était exactement ce qu'il nous fallait. On avait ce besoin de stabilité. On se lève ensembles, on se partage le biberon de Mathis qui a étonnamment bien accepté d'arrêter le lait maternel, Maël retourne à l'université depuis une petite semaine et moi je me rends à la galerie après avoir déposé Lula-Bee chez mes parents et je prends Mathis avec moi. Je ne me sens pas encore prête de l'amener en garderie et mes parents ont assez à faire avec ma fille. Le soir, on se retrouve tous à la maison pour manger un bon repas, on couche les enfants, Birdie monte dans sa chambre pour étudier et parler avec ses copines et nous deux, on se met un film, on regarde des documentaires où on se boit un simple verre de vin rouge. Je suis tellement sereine, tellement rassurée avec ce train-train. J'ai toujours été du genre à avoir le besoin d'avoir le contrôle et finalement quand rien n'était sûr avec Maël, quand je ne savais pas si le cœur de Mathis était en bonne santé je pétais un plomb. La dernière crise date de quelques semaines maintenant...

J'arrive même à trainer un peu au lit avec Maël le dimanche matin maintenant. Chose qui était impossible à l'époque... Et finalement... C'est plutôt sympa de passer une petite heure dans les bras de son homme et de ne pas forcément parler, juste d'apprécier... Enfin, jusqu'à ce que Mathis ou Lula-Bee nous rappellent leur présence. Sauf que ce matin, ce n'est pas l'un de nos deux petits monstres qui nous sort de notre moment câlin, mais plutôt le téléphone de mon cher et tendre. Je fronce les sourcils en entendant les paroles de Maël. Le reste se passe en une fraction de seconde. Tout d'un coup, mon amant raccroche, se lève et s'habille en quatrième vitesse. Je me retourne et prends appui sur mon bras, attendant une explication. Comme s'il lisait dans mes pensées, Maël m'explique sa petite sœur était en larmes au téléphone. Il m'embrasse et disparaît de la chambre à coucher. Je me laisse tomber dans le lit et fixe le plafond pendant cinq minutes avant de finalement me lever. Je ne sais pas si Maël serait du genre à s'inquiéter de la sorte si sa sœur était en larmes à cause d'un garçon, du coup je me fais quand même du souci. S'il devait arriver quelque chose à Charlie, je ne suis pas sûre que mon homme s'en remettrait... A part m'armer de patience pour avoir des nouvelles, je ne peux rien faire alors je me lève et commence par me doucher et m'habiller. C'est au tour de Lula-Bee de passer sous le jet et je termine par donner le bain à Mathis. C'est assez musclé d'être seule mais je sais que Birdie a besoin de dormir alors je ne vais pas la priver de sa grasse matinée pour m'aider. Elle me soutient déjà suffisamment toute la semaine après ses cours. Je descends à la cuisine en tenant ma fille par la main et Mathis dans mes bras. Une fois en bas, je pose notre bonhomme dans son relax et Lula-Bee à table. Je passe ma journée à jongler entre les enfants. Heureusement, Birdie vient à la rescousse en me voyant avec de la purée de carottes partout et le biberon de Mathis étalé par terre. On en profite pour parler de toutes sortes de choses. Ca fait longtemps qu’on n’a pas eu de conversations entre sœurs. Apparemment, la vie sentimentale de ma sœur est bien mouvementée, une nouvelle preuve de nos différences. Cependant... J'ai beau avoir l'esprit occupé, je ne cesse de me faire du souci pour Maël. Il n'est pas rentré pour manger et ne répond pas à mes messages...

Il est tard quand la porte d'entrée s'ouvre enfin pour laisser apparaître le jeune homme. Il a l'air éteint, comme s'il avait passé la journée à faire de la comptabilité. Je fronce mes sourcils et observe Birdie lorsqu'il lui demande de nous laisser mais qu'elle ne bronche pas. Et là, Maël nous lance la bombe. Une bombe que je n'étais pas prête à recevoir. « S'il te plaît Birdie... Monte dans ta chambre... Je terminerais la vaisselle. » Ma sœur râle et tourne les talons. Je m'approche de Maël. Quelque chose cloche. Je pense qu'il y a autre chose car il n'afficherait pas cette expression... « Il y a autre chose. Explique moi. » Je pose mes mains sur ses avants bras pour l'encourager à me parler et lui montrer que je suis là.
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MessageSujet: Re: I'm not sure, I'm okay... » Arielle Ven 6 Sep - 18:33

Mon père est mort. Je pense souvent à lui. Surtout ces derniers temps. A la naissance de Mathis, je suis resté un petit moment seul avec mon bébé et à ce moment là, je me suis demander comment mon père avait pu nous abandonner. Après tout. Je n’étais absolument pas prêt à devenir père. J’étais paniqué à cette idée et les neufs mois de grossesse on vraiment été nécessaire pour moi, mais quand j’ai vu mon fils, quand il a eu se problème à la naissance, je me suis tout de suite fait du souci pour lui. Lorsque j’ai croisé son regard pour la première fois, j’ai compris. J’ai compris que malgré mes doutes, j’aimerais se petit pour le reste de sa vie. Il est mon fils et pour rien au monde je n’ai envie de l’abandonner. Alors je me demande comment mon père a pu nous faire cela avec Charlie. Est-ce qu’on le dégoutait, est-ce qu’il nous détestait ? Je n’en sais rien et je n’aurais jamais la réponse. Moi qui pensais à le retrouver. Je voulais le voir. Ne serait-ce qu’une seule fois en tant qu’adulte. Avoir une réelle conversation avec lui. Et voilà qu’il est mort et que sa femme vient nous annoncer cela. Elle c’est pointer chez ma mère. Ma mère qui aime toujours son ex mari et qui le cherche depuis le jour où il a quitté la maison. Il vivait a seulement quelques kilomètres d’ici, a Birmingham. Et il a eu une autre femme. Une autre famille. Tout de suite, je me demande quel a été notre problème à nous pour qu’il nous abandonne ? Et en croisant le regard de Charlie, je comprends rapidement qu’elle pense à la même chose. Il faudra que j’aie une discussion avec elle quand j’aurais trouvé certaines réponses.

Il est tard quand ma mère m’ordonne d’aller retrouver ma famille. Elle veut que je sois auprès de mes enfants et de ma femme ce soir et non pas avec elle à pleurer pour un connard. Je ne veux pas les laisser seul avec Charlie, mais je pense que j’ai besoin de parler avec Arielle. Peut être qu’elle m’aidera à trouver quelques réponses. Je promets à ma mère d’embrasser Mathis pour elle et je finis par quitter la maison. J’erre un peu dans le quartier avant de reprendre ma voiture. Je me sens perdu d’un seul coup. C’est comme si mon monde ne tourne plus rond d’un seul coup. Je me sens abandonner. J’ai l’impression d’avoir un problème. Moi qui avais repris confiance en moi. J’ai une famille, une femme qui m’aime, un bon boulot et une belle maison. Ma vie était enfin normale et voilà que je me prends cela en pleine tête. Pour la première fois depuis le début de notre relation, je ressens le besoin présent de parler avec Arielle. J’ai envie de me confier à elle. Je n’ai plus envie de cacher mes émotions, bien au contraire…

Lorsque j’arrive à la maison, je retrouve Arielle et Birdie dans la cuisine. Elles semblent en grande discussion. Je n’aime pas les déranger lorsqu’elles sont toutes les deux. La plupart du temps, je bosse mes cours ou je regarde un match de foot dans mon coin, pour les laisser un peu ensemble, mais ce soir je n’ai pas envie d’attendre. Je demande à Birdie de nous laisser, mais elle ne semble pas encline à accepter. Alors je lâche ma bombe. En quelques secondes Arielle utilise sa voix de grande sœur qui ne laisse pas le choix et Birdie sors de la pièce. La brunette s’approche de moi et me demande de tout dire. « Mon père est mort… » répétais-je doucement. « Sa femme est venu annoncer sa à ma mère. Sa femme… » J’ai du mal avec tout cela encore. J’ai l’impression que ce n’était pas réel. Que je vais me réveiller, mais ce n’est pas le cas. « Il a trois enfants. Il les a élevés. Il les a aimés, il est allé à leur remise de diplôme et tout le bordel. T’imagine trois enfants… Et Charlie… Charlie ne va jamais se remettre de ça. Et imagine ma mère. Je… » Mon discours ne ressemble rien. Mais je n’arrive pas à organiser mes pensées. Tout sort d’un seul coup, parce que ça a besoin de sortir…
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MessageSujet: Re: I'm not sure, I'm okay... » Arielle Dim 8 Sep - 11:26

J’ai beau aimer et avoir besoin de passer du temps avec ma petite sœur, quand je vois la tête de mon amant lorsqu’il rentre après toute une journée sans nouvelles, je ne peux pas m’empêcher de redevenir la grande sœur et de lui demander de nous laisser tous les deux. J’ai toujours pu parler de tout avec Birdie et même si les deux se sont habitués à vivre sous le même toit et à se voir à l’université, je suis sûre qu’il y a certaines choses que Maël ne voudrait pas que son élève soit au courant. Ce que je peux tout à fait comprendre. Heureusement, ma sœur comprend le message et nous laisse seuls. J’observe le visage du jeune homme et je comprends que quelque chose de grave est arrivé au delà du fait que son père est mort. Il m’a que très rarement parlé de lui, mais je sais que c’était loin d’être l’entente cordiale. Disons carrément qu’ils n’ont jamais vraiment parlé ensembles vu qu’il est parti quand ils étaient enfant lui et Charlie. Savoir que son père est mort devrait presque lui faire ni chaud ni froid mais apparemment pas. Apparemment il y a autre chose. C’est très rare que Maël vienne spontanément vers moi. Il ne parle que très peu de ses émotions et des choses qui peuvent le tracasser, c’est pour ça que je m’inquiète presque immédiatement en voyant sa tête. Je m’approche de lui, le touchant après toute une journée à m’inquiéter pour lui. Je l’encourage à parler et c’est une fois que la porte de la chambre de Birdie s’est refermée que mon amant ouvre à nouveau la bouche. Il me répète que son père est mort et je ravale ma salive. Très rapidement, Maël enchaine. Il me parle de trois enfants, que son père a élevés avec une autre femme et que sa mère et sa sœur sont effondrées. Je remets les pièces du puzzle en place. Le père de Maël les a quitté quand ils étaient encore que des gamins, il est allé refaire sa vie de son côté. Il s’est remarié avec une autre femme que la maman de Maël, il lui a fait des enfants, des enfants qu’il n’a pas abandonnés mais qu’il a aimés et qu’il a vu grandir. En somme, Maël et Charlie ont des demi frères et des demis sœurs pas loin d’ici. J’ai l’impression d’avaler du plomb tout d’un coup. Je suis estomaquée. Je relève les yeux vers Maël, ne sachant absolument pas quoi dire tant je suis choquée. Je serre ses poignets entre mes mains avant de les relâcher pour les remonter le long de ses avants bras dans un geste de réconfort. Puis sans réfléchir, je m’accroche au cou du jeune homme et le serre contre moi en fermant fort les yeux. « Je suis désolée Maël… Rien de ce que je pourrais dire pourra t’apaiser mais tu sais que tu peux me parler hein ? » Je m’écarte de lui, tenant son visage entre mes mains pour être sûre qu’il me regarde. « Ton père vous a peut-être abandonné mais vous êtes resté une famille très soudée et avec le recul c’est la meilleure chose qu’il a pu faire pour vous trois. Ne te sens pas concerné par cette double vie qu’il a mené. » Je sais ce qu’il va me dire, je sais qu’il risque de monter sur ses grands cheveaux en me disant que son abandon était tout sauf une bonne idée étant donné que sa mère a toujours souffert de l’absence de son père. Je baisse les yeux, me sentant pitoyable. « Ne pense pas que vous leur devez quoi que ce soit. » Je caresse ses joues du bout de mes pouces mais je sais très bien que peu importe mes paroles ou mes gestes, rien ne pourra vraiment le rassurer sur ce qu’il vient d’apprendre…
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MessageSujet: Re: I'm not sure, I'm okay... » Arielle Dim 8 Sep - 13:13

Tout ce mélange dans mon esprit. Je m’en fiche totalement de savoir que mon père est mort. Cela me fait ni chaud, ni froid. Après tout, je ne pourrais pas citer un jour mémorable en sa compagnie. J’ai quelques souvenirs tout de même. J’avais sept ans lorsqu’il est parti. Donc oui, je me souviens de quelques trucs. Je me souviens que c’est avec lui que je regardais mes premiers matchs de foot. Il aimait vraiment cela. Il me prenait sur ses genoux dans le fauteuil du salon et il me faisait tout un tas de commentaires pour que je comprenne ce qui était en train de se passer sur le terrain. C’est sans aucun doute le seul souvenir heureux que je pourrais citer en sa compagnie. Alors que ceux que j’ai pu passé avec ma mère ne tiennent pas sur les doigts d’une main. Il est mort et cela me passe au-dessus. Ce qui m’attriste le plus est le fait qu’il soit parti refaire sa vie loin de nous. Et surtout qu’il n’est jamais parler de Charlie ou de moi à personne. C’est comme si nous étions les hontes de son passé et c’est quelque chose que j’ai sincèrement du mal à comprendre. Qu’est-ce qu’on a bien pu lui faire pour mériter cela ? Je n’en sais absolument rien… C’est complètement dépité que je finis par rentrer chez moi et Arielle comprendre très rapidement que quelque chose ne va pas. Parfois je suis vraiment heureux de voir qu’elle me comprend sans que je n’aie à parler. Cela facilite quelques situations. Pour autant, j’attends que Birdie soit dans sa chambre pour lui dire tout ce qui ne va pas. J’ai tellement de choses à lui faire partager que je me perds dans mon propre discours. Je m’emmêle les pinceaux et je vois les sourcils de la brunette se froncer tandis qu’elle tente de me suivre. Pourtant, il semblerait qu’elle arrive à remettre les pièces du puzzle ensemble assez rapidement. Elle a compris. Je sens ses mains sur mes bras et ce geste se veux assez réconfortant, il est vrai. Lorsqu’elle me prend dans ses bras, je me mords doucement la lèvre. Un instant, je ferme les yeux et profite de cet instant de tendresse. J’écoute attentivement ce que me dit Arielle et finit par baisser les yeux. Je sais qu’elle a raison, mais au plus profond de moi même, je me sens trahi. « Je sais, mais… Comment on peut faire ça à ses propres enfants ? » Il y a encore plusieurs mois, je suis persuader que je n’aurais pas réagi de cette manière. Mais maintenant, je suis papa et c’est quelque chose que je ne comprends pas. « Il a parlé de nous à sa femme sur son lit de mort. Elle ne savait même pas qu’on existait. » C’est quelque chose que j’ai du mal à accepter, vraiment beaucoup de mal. « Il l’as fréquentait depuis vingt-trois ans. Charlie n’en a que vingt et un… » Je passe une main sur mon visage et soupire longuement. C’est comme si je quittais Arielle aujourd’hui sans jamais lui donner de nouvelle et que dans une vingtaine d’année Mathis finira par apprendre que son père a eu une vie heureuse ailleurs. « Dire que je voulais le retrouver… Après la naissance de Mathis j’ai commencé à le chercher… Et maintenant il est mort et il nous laisse encore des problèmes. »
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MessageSujet: Re: I'm not sure, I'm okay... » Arielle Dim 8 Sep - 14:23

Avec Maël, on n’est peut-être pas mariés mais même être un couple, ça veut dire être présent pour l’autre quand ça ne va pas. On est forts pour ça, pour les moments durs mais à chaque fois on a été présent pour l’autre, à chaque fois on s’est soutenus et on a trouvé des solutions aux problèmes. Je ne suis pas sûre que je puisse trouver une solution à la peine qu’il ressent en ce moment même mais je peux au moins être une oreille, une épaule pour lui. J’ai toujours eu de la compassion pour les autres et même si je ne peux pas effacer ce que son père à faire, je peux au moins me montrer présente et aimante pour Maël. Je l’ai très rarement vu dans cet état. On a eu crises, on a eu des doutes mais là, j’ai l’impression qu’on est bien au-dessus de tout ça. Il ne s’agit pas seulement d’un problème de couple, d’un désaccord sur l’éducation de nos enfants, il s’agit de la famille de Maël, sa mère et sa sœur qu’il a toujours protégé et qu’il protégera toujours. Je n’ai pas vécu son parcours, je ne peux donc pas facilement dire « je comprends » mais j’arrive quand même à deviner ce que l’on ressent face à ce genre d’événements. Je me doute qu’il doit se sentir un peu trahi et surtout trompé. Pendant vingt ans, il a haï un homme et maintenant qu’il est mort, il va le détester encore plus d’avoir appris ce qu’il a fait dans leur dos. Maël est un papa depuis quelques semaines. Il voit ce que c’est de s’attacher à un petit bébé, de s’en occuper, de l’aimer, de le protéger comme la prunelle de ses yeux. Jamais, il ne pourra abandonner Mathis. Ni même Lula-Bee, bien qu’elle ne soit pas sa vraie fille et qu’elle a déjà plus d’une année. C’est depuis qu’il a ce rôle qu’il ne comprend encore moins comment son père a pu les abandonner et malheureusement, je n’ai pas de réponse à lui donner. Personne ne sait ce qu’il s’est passé dans la tête de Monsieur Gallagher au moment de partir et personne ne saura jamais étant donné que maintenant il est mort.

Maël m’explique que la famille que son père a eu, n’était pas non plus au courant de l’existence de Maël, de Charlie et de Madame Gallagher. Il a vécu une double vie, il a dormi chaque soir avec ça sur la conscience et n’a jamais rien révélé à personne. Il n’a jamais eu peur de tomber sur ses premiers enfants en se baladant dans Londres. Il n’avait absolument aucune morale. Mes mains glissent du visage de Maël sur son torse.  Je calcule les années en même temps que mon amant, le laissant parler tout simplement. Je ne veux pas l’interrompre, je préfère qu’il se livre et que je l’écoute uniquement. Le jeune papa m’avoue qu’il voulait retrouver son père et cela me fait froncer les sourcils. Pourquoi ne me l’a-t-il jamais dis ? Mon père est dans la gendarmerie, il aurait pu lui donner un coup de main et peut-être qu’on l’aurait retrouvé avant qu’il ne meure en emmenant ses secrets avec lui dans sa tombe. Mes bras entourent la taille de mon homme et je vais poser ma tête sur son torse, respirant son odeur. « Tu ne dois pas penser ça Maël. Il ne vous laisse pas des problèmes. C’est à sa nouvelle famille de s’occuper de ça maintenant. D’accord, elle vous a contacté pour vous annoncer la nouvelle mais maintenant il faut surtout que tu t’occupes de ta maman et de ta sœur. Ce qui va se passer maintenant pour ton père, ce n’est pas votre problème. » Je lève les yeux vers lui, la joue toujours appuyée sur son torse. « Tu veux que je te fasse un thé mon amour ? » Maman dit toujours que le thé est le meilleur des remontants. Ca a toujours marché avec moi en plus de ça.
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MessageSujet: Re: I'm not sure, I'm okay... » Arielle Lun 9 Sep - 20:21

Pour la première fois dans ma vie, je ressens le besoin de me confier à quelqu’un et plus particulièrement à Arielle. Je sais que la jeune femme ne me jugera pas. Elle a souvent rêvé que je lui parle aussi ouvertement de ce que je peux ressentir face à des situations qui me dépasse. L’ancien Maël serait rentré à la maison et aurait tout fait pour trouver une occupation qui ne l’obligerait pas à parler. Ce soir, j’ai réellement besoin de parler avec la jeune femme. Elle me répète sans cesse que la communication est quelque chose de réellement important dans un couple, aujourd’hui je comprends un peu mieux pourquoi. C’est rassurant de savoir que l’on a quelqu’un qui nous écoute et qui nous soutient. J’essaye de rester calme et tente de donnés toutes les informations à Arielle. Je me perds un peu dans mon discours, mais il semblerait que la brunette est malgré tout compris où je voulais en venir. Je la vois froncer les sourcils lorsque j’évoque le fait d’avoir eu l’idée de retrouver mon père. Je sais. Je ne lui ai jamais parlé de cela. Mais tant que je n’avais pas de vrai résultat, je ne voulais en parler à personne. C’était un peu ma recherche personnelle. Je voulais le faire tout seul dans mon coin. Je voulais faire face à cet homme et le mettre face à ses erreurs, après tout c’est à cause de son abandon que je me suis mis à errer dans ma vie, que je suis parti quatre ans sans vraiment donner de raison. Je me cherchais parce que je n’avais pas eu de figure paternelle. Malgré tout cela je voulais le rencontrer, avoir une discussion d’adulte avec lui et peut être même lui présenter son petit fils si cela l’intéressait. Enfin. Maintenant c’est trop tard de toute façon… Je me colle un peu plus à Arielle et soupire longuement. Elle me rassure encore une fois et je dépose un baiser sur sa joue. « Ma mère est… Elle est détruite. Et je… Je pensais la faire venir ici demain pour qu’elle ne soit pas toute seule et qu’elle soit occupée avec son petit fils. Enfin si ça ne te dérange pas. » J’ai l’intention de surveiller ma mère comme le lait sur le feu. Je ne veux pas qu’elle fasse de bêtise. Je sais qu’elle n’a jamais oublié mon père. Elle n’a jamais cessé de le chercher et aujourd’hui la nouvelle l’a littéralement anéanti. Arielle me propose une tasse de thé et je lui souris doucement. « Je veux bien. Je reviens dans cinq minutes. » Je l’embrasse doucement et m’éclipse quelques instants.

Je monte rapidement à l’étage et m’arrête dans la chambre de Lula-Bee en premier. La petite fille dort d’un sommeil profond, son doudou fortement serré contre elle. Je dépose un baiser sur le haut de son crâne et sors doucement de la chambre pour me diriger vers celle de son frère. Mathis dors aussi à poing fermer. Sa petite bouche est entrouverte et je peux entendre sa respiration. Je ne peux m’empêcher de lui promettre d’être toujours là pour lui. Une nouvelle fois, je me demande comment mon père a pu nous abandonner. C’est un acte horrible. J’aime beaucoup trop mon fils pour le laisser grandir sans moi. Je reste de longue minute à le regarder dormir et finis par l’embrasser également avant de redescendre dans le salon. Je retrouve Arielle dans la cuisine, elle est en train de s’afférer pour mettre le thé dans des tasses. « Tu crois que c’est de ma faute ? » demandais-je doucement. « S’il est parti… »
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MessageSujet: Re: I'm not sure, I'm okay... » Arielle Mar 10 Sep - 11:26

J’ai toujours dis à Maël qu’il fallait qu’il me parle, qu’il s’ouvre à moi quand ça ne va pas. Aujourd’hui, je n’ai pas besoin de creuser, de devoir le pousser à bout pour qu’il crache le morceau. C’est lui même qui vient spontanément vers moi et même si ça me touche, le sujet de discussion est loin d’être joyeux. Je me retrouve les bras ballants, à ne pas savoir quoi dire. C’est ironique étant donné que je lui ai toujours dis de venir vers moi si ça n’allait pas et en fin de compte, je n’ai pas de solution à lui proposer et j’ai l’impression que mes mots ne pourront de toute manière pas effacer ce qu’il ressent. Alors quand il me demande – avec l’air d’un petit garçon – si sa maman peut venir ici demain pour passer du temps avec Mathis, je vois l’occasion de lui faire plaisir, de le rassurer et d’être utile surtout. Je hoche la tête. « Bien sur. Elle peut rester aussi longtemps qu’elle le voudra d’ailleurs. » Je lui souris de la manière la plus rassurante possible tout en caressant son visage. Je hoche une nouvelle fois la tête en l’entendant accepter le thé que je lui propose mais qu’il revient dans quelques minutes. Je le laisse monter les escaliers, sachant pertinemment où il va se rendre. Je connais cette maison par cœur, j’y habite depuis plus de trois ans, je sais reconnaître les portes que l’on ouvre juste à leur grincement. Pas besoin d’avoir fait l’université pour comprendre que Maël est allé voir les enfants qui dorment déjà depuis un bon moment dans leur chambre. Un petit soupire s’échappe d’entre mes lèvres puis je me retourne et commence à préparer du thé. Ce n’est que maintenant que je me rends compte que mes doigts tremblent. Je serre un peu les poings avant de faire bouillir de l’eau et de sortir deux tasses avec le sucrier et le lait. Une fois de plus, je me dis que notre bonheur n’aura pas duré longtemps. A chaque fois qu’on trouve un rythme de croisière, qu’on ne s’est pas disputé depuis un bon moment et qu’il n’y a pas eu de drames, il faut qu’il y en ait un qui pointe le bout de nez. Le dernier en date était l’arrivée du père de Lula-Bee. Heureusement, cette histoire est rentrée dans l’ordre. Maël a signé les papiers pour être le père de ma fille et aux dernières nouvelles, Dylan a quitté Londres. Mais cette pause n’aura pas duré longtemps en fin de compte… Voici que son père meurt et surtout qu’il laisse derrière lui une famille avec femme et trois enfants… Je sens que cette histoire va être plus dure à régler, surtout pour mon homme mais c’est pour ça que je suis là. C’est pour ça qu’on est un couple et qu’on a démontré à plusieurs reprises qu’on est plus fort que ce que la vie nous met en travers de la route. Maël réapparaît à l’étage du bas et me rejoint dans la cuisine. Je me tourne vers lui, avec un petit sourire sur les lèvres mais immédiatement, il me demande si son père a quitté leur famille à cause de lui. Je ne comprends pas trop. Enfin, je ne vois surtout pas pourquoi ça serait lui le fautif. Je laisse les sachets de thé infuser et me rapprocher du jeune homme pour reposer mes mains sur ses avants bras. « Non, bien sur que non. Personne ne connaîtra la raison et n’essaie pas d’en trouver. Les gens font parfois des choses sont avoir de raisons particulières. » Je caresse ses avants bras avant de me retourner pour prendre les deux tasses et en lui donner une. « Ils dorment profondément ? » demandais-je en levant les yeux vers les escaliers pour faire comprendre à Maël que je parle des enfants. Mais au moment où il ouvre la bouche pour répondre, Mathis se manifeste. Je souris, amusée par ce timing puis pose ma tasse sur le comptoir avant de monter à l’étage pour aller chercher notre petit bonhomme. Une fois dans sa chambre uniquement illuminée de la petite lampe qui projette des étoiles au plafond, je le cale bien dans mes bras et veille à ce qu’il soit enroulé dans son petit plaid. Je rejoins Maël et lui donne son fiston avant de préparer le biberon de Mini Gallagher. Je fais exprès de laisser Maël le prendre dans ses bras. Je pense qu’aujourd’hui plus que jamais il a besoin d’être proche de son fils. Une fois le biberon réchauffé comme il le faut, je le donne à mon amant et on va s’installer dans le canapé, tenant fermement ma tasse entre mes petites mains.
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MessageSujet: Re: I'm not sure, I'm okay... » Arielle Lun 16 Sep - 20:04

Je n’ose même pas imaginer ce qui doit être en train de se passer dans la tête de ma mère. Elle a passé ces vingt dernières années à se dire que son mari allait revenir, un jour ou l’autre. D’un seul coup, elle voit tout cet espoir tomber en ruine. Toute sa vie même devrais-je dire. Elle a définitivement perdu l’homme de sa vie. Je suis heureux de savoir que Charlie est avec elle pour la soirée. Dans le fond, je ne sais même pas si j’aurais été capable de rester avec elle. Je veux dire, j’aurais passé ma soirée à m’énerver sur celui qui a tenté de se faire passer pour mon père pendant les sept premières années de ma vie et cela n’aurait absolument rien arrangé. Je préfère encore être ici avec Arielle et parler calmement avec elle. Parce que ce soir j’ai désespérément besoin d’elle. On parle un peu tous les deux et comme souvent dans ce genre de situation, elle me propose une tasse de thé que je finis par accepter. Mais avant cela, je veux aller voir les enfants. J’ai besoin de leur faire un bisou. Je n’ai pas eu la chance de leur dire bonne nuit et avec ce que j’ai appris aujourd’hui j’ai vraiment besoin de leur montrer que je suis là. Même s’ils dorment profondément. Je passe tout d’abord dans la chambre de Lula-Bee et ne reste que quelques secondes. Juste le temps de remettre sa couverture et de l’embrasser. Je fais de même pour son petit frère, mais reste un peu plus longtemps auprès du petit garçon. Je n’ai pas de préférence entre Lula et Mathis, mais voilà… Il est mon fils, il a mon sang qui coule dans ses veines et j’ai besoin de lui dire que je serais toujours là pour lui. Je finis par refermer la porte et redescendre pour rejoindre Arielle.

La question que je lui pose en entrant dans la cuisine semble la surprendre plus que jamais. Je ne sais même pas pourquoi je viens de penser à cela. En quoi pourrais-je être coupable du départ de mon père ? Je n’ai rien fait pour cela, je n’avais que sept ans après tout. J’étais juste un gamin qui demandait un peu d’attention de la part de son père. C’est tout. Une nouvelle fois, Arielle tente de me rassurer et je lui offre un petit sourire. « Je sais… Mais j’aurais aimé savoir. » Peut être qu’il n’y a aucune raison après tout. Il a peut être fait cela parce que c’est un homme méchant qui se moque de son prochain. Je n’en sais absolument rien et malheureusement je ne pourrais jamais le savoir. Arielle me demande si les petits dorment et au moment même où j’allais lui répondre, Mathis se met à pleurer à l’étage. J’ai dû le réveiller en entrant dans sa chambre ou alors c’est déjà l’heure du biberon. Je pencherais plus pour la deuxième option vu l’heure qu’il est. Arielle reviens rapidement avec notre petit bonhomme dans les bras. Il semble bien agiter. Elle me le tend et je le prends doucement contre moi. Je deviens de plus en plus agile avec bébé. Avant j’avais toujours un peu peur. Mais maintenant tout va mieux. Je sais que je ne pourrais pas lui faire de mal. Sa mère lui prépare un biberon et on se dirige tous dans le salon. Je m’installe dans le canapé et donne le biberon à Mathis qui semble vraiment avoir faim. Je ne le lâche pas des yeux. « Comment on peut abandonner un petit bébé. » Ma sœur n’avait que quelques semaines quand mon père a quitté la maison. Elle était encore plus petite que Mathis. Comment a-t-il pu faire cela ? « Je sais pas, mais… Même s’il arrivait le pire des trucs entre nous, je me battrais pour voir mon fils. Regarde le. C'est impossible de lui faire du mal. » Je vois le regard d’Arielle passer de la surprise à la panique et je m’empresse de la rassurer. « Non, non. Je ne veux pas que ça arrive hein. C’était juste un exemple. Débile, mais un exemple. » En quelques minutes seulement, comme toujours, Mathis à terminer son biberon. Je le redresse un peu pour qu’il puisse faire son rot et bébé commence à me toucher le visage avec ses petites mains. « Tu sais que papa il t’aime, hein ?! » Mathis m’offre un petit sourire et il ne m’en faut pas plus pour être heureux. Je pose le biberon sur la table basse et j’ouvre mes bras à Arielle. J’ai vraiment besoin de câlin. « Merci. De toujours être là. »
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MessageSujet: Re: I'm not sure, I'm okay... » Arielle Sam 28 Sep - 6:33

Lorsque je regarde Maël tenir Mathis dans ses bras, je me mets à la place de Madame Gallagher. Chose que je n’aurais pas dû faire car immédiatement une grande tristesse s’empare de moi. J’imagine mon amant nous quitter tout les trois dans quelques jours, j’imagine la peine que ça me ferait de me retrouver avec deux enfants qui ne connaitront jamais leur père. Cette angoisse de ne pas savoir où il est parti, ce qu’il fait, s’il est encore en vie. Mon cœur se serre tout de suite alors que nous sommes installés sur le canapé pendant que Maël donne le biberon à son fils. Je laisse avec cet instant avec lui, avec son petit bonhomme. Je pense qu’il en a besoin même si tenir Mathis contre lui fait naître une multitude de questions dans l’esprit de mon homme. J’essaie de tenir éloigné l’image de Lula-Bee et Mathis âgé d’une vingtaine d’années qui ne cesseraient de me dire de ne plus penser à leur père, d’abandonner comme Maël aurait pu le dire à sa mère avant la terrible nouvelle. Mon coude est posé sur le dossier du canapé et ma joue est collée contre la paume de ma main. J’observe la scène avec cette irrépressible envie de fondre en larmes mais pas ce soir. Ce soir, c’est mon homme qui a besoin de moi, de mon soutient et de tout mon amour. De tout notre amour car tout va bien. On est tous réunis, Mathis boit son biberon dans les bras de son père qui l’aime plus que tout. Je souris faiblement en l’entendant dire qu’il lui serait impossible d’abandonner un bout de chou comme notre bonhomme. C’est vrai qu’on a fait du beau boulot et que notre fils a une bouille adorable. Mais tout d’un coup, une vague de panique m’envahit en entendant les paroles de Maël. Est-ce que j’ai pensé trop vite ? Je le regarde, paniquée. Je sais que même si le professeur a fait beaucoup de progrès, y a toujours cette petite part de moi qui me rappelle que nous ne sommes pas mariés et qu’il pourrait prendre la poudre d’escampette quand çal lui chante. Le fait qu’il puisse envisager qu’il arrive quelque chose à notre couple me donne une nausée acide dans la gorge. En voyant mon teint livide, Maël me rassure immédiatement. Je me détends alors un peu mais reste néanmoins un peu attristée par cette soirée. Bébé a fini son biberon et son papa le lève sur ses genoux. Evidemment, Mathis ne tient pas du tout sur ses jambes, elles se replient immédiatement ce qui m’arrache un sourire. Maintenant que Lula-Bee marche, je n’arrive pas à me rappeler du temps où comme son frère, elle ne tenait pas sur ses petits pieds. J’ai l’impression que ma fille a grandi à une vitesse folle et ça me fait un peu peur. Je n’ai pas envie de louper la croissance de Mathis et de regretter par la suite. Les petites mains du bébé se posent sur le visage de Maël et il cherche comme toujours à lui arracher son nez, ce qui me fait sourire. Mon amant m’ouvre ses bras et je ne me fais pas prier pour aller me réfugier contre lui. Juste nous trois. Notre petite famille. « C’est normal Maël… » Il a dû me supporter pendant les neuf mois de grossesse, je peux bien être là pour lui de temps en temps, même si je ne suis pas très utile. « Tu veux faire quoi du reste de ta soirée ? Tu es fatigué ? » Maël a passé toute la journée chez sa mère et Charlie, j’aimerais bien pouvoir profiter de quelques instants avec moi mais en même temps, son visage est tiré par la fatigue et je peux très bien me contenter de me coucher dans ses bras et d’écouter sa respiration pendant qu’il dort.
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MessageSujet: Re: I'm not sure, I'm okay... » Arielle Sam 28 Sep - 22:45

Mon fils dans mes bras, je m’installe confortablement dans le canapé pour lui donner son biberon. Mathis a bien grandi depuis sa naissance et désormais je suis bien plus en confiance avec lui. Je peux agir tout seul avec lui, sans paniquer s’il ce met à pleurer. Je me suis rendu compte d’une chose depuis son arrivé à la maison. Même si j’ai eu beaucoup de mal à l’accepter, désormais je sais que je ne regretterais jamais mon choix. J’aime toujours autant Arielle, même encore plus. J’aime mon fils et ma fille aussi. Parce que Lula-Bee est également ma fille désormais. Je me sens bien dans ma famille. Ils sont ma plus belle réussite. Je n’aurais jamais cru cela possible il y a encore moins d’un an. Mais maintenant… Tout va bien. Je me sens tellement bien. Mon regard se pose sur Mathis qui tète son biberon avec appétit. Un million de questions me viennent à l’esprit. Comment peut-on abandonner son propre bébé ? Je veux dire mon père nous as vu naître. J’avais sept ans et Charlie quelques semaines. Il a bien dû nous donner le biberon lui aussi. Et ça n’as rien réveillé en lui. J’ai tellement besoin de savoir pourquoi. Malheureusement, je ne pourrais jamais lui poser la question et j’ai l’impression que c’est quelque chose qui va m’empêcher de dormir pendant un bon moment. Mais je n’ai plus vraiment envie d’en parler. Alors après avoir déversé tout ce que je pouvais dire à Arielle, je finis par me taire. Je me concentre sur mon petit garçon qui a terminé son lait. Je le soulève un peu et un sourire se dessine sur mes lèvres lorsque ses jambes se replient automatiquement. Dire que lorsque j’ai connu Lula-Bee, elle avait le même réflexe que son petit frère. Maintenant elle gambade toute seule dans la maison. Je couvre mon fils de bisous et finis par le reposer doucement sur mon torse avant de faire signe à Arielle de nous rejoindre. Ma petite famille dans mes bras, je commence à me détendre quelque peu. La jeune femme me demande ce que j’aimerais faire. Elle me trouve fatigué et je lui offre un sourire rassurant. « Je crois que je vais pas dormir avant un bon moment. » Je me sens fatigué. Je voudrais m’écrouler sur mon lit, mais si je vais faire cela, je sais que je vais me mettre à ruminer et que cela ne sera pas bon du tout. Alors je préfère rester debout pour le moment. Je tourne quelque peu la tête et baisse les yeux vers Arielle. « Tu crois que ta sœur accepterais de garder un œil sur les enfants ? » J’ai un peu viré Birdie de la cuisine tout à l’heure, alors je me demande si elle ferait cela pour nous. « J’aimerais bien aller prendre l’air. Je ne sais pas… Dans le parc. » Il y a un parc juste à côté de chez nous et on y va souvent avec les enfants. Mais ce soir j’aimerais juste y aller avec Arielle. Pour me changer un peu les idées et me retrouver seul avec elle. Mathis est en train de s’endormir à nouveau sur mon torse et je caresse doucement son petit dos.
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MessageSujet: Re: I'm not sure, I'm okay... » Arielle Lun 30 Sep - 11:21

Je me rappelle encore de la première fois où Maël a tenu son fils dans ses bras après la naissance. Ses gestes étaient hésitants et légèrement tremblants, il avait fallu que je le guide un peu pour que finalement, Mathis soit confortablement installé dans les bras de son père. Je me rappelle de son visage vidé de couleurs lorsqu’il a dû aller lui donner le bain juste quelques secondes après sa naissance. Ce souvenir m’arrache un sourire car maintenant, je pose mes yeux sur un jeune papa en confiance qui aime son fils plus que tout. Je n’aurais jamais pensé voir ça un jour et pourtant Maël s’en sort très bien avec son fils. Il lui donne son biberon, il le baigne dans sa petite baignoire en plastique, il va le bercer durant vingt minutes pour qu’il se rendorme et il lui change même sa couche sans faire n’importe quoi. Et puis, je me rappelle aussi très bien de la tête de mon amant quand je lui ai mis Lula-Bee dans les bras lors de la soirée où nous nous sommes embrassés pour la première fois. Je me rappelle qu’il râlait et grognait lorsqu’elle était dans le salon et qu’il essayait de dormir dans son ancien appartement. Aujourd’hui, il n’y a quasiment plus de différence entre Mathis et Lula-Bee. Maël les traite les deux comme ses propres enfants et je sais que c’est plus facile avec ma fille étant donné qu’elle a déjà passé sa première année. Ca devient plus intéressant de s’occuper d’elle, de la voir vraiment grandir et évoluer. Je les aime les deux autant mais j’aurais toujours une petite part de fierté supplémentaire en regardant Lula-Bee. Ce qu’on a traversé les deux nous a beaucoup rapprochée et je suis extrêmement fière de voir comme elle se débrouille bien.

Je pose une main réconfortante sur l’avant bras de Maël, lui demandant ce qu’il aimerait faire pour le reste de la soirée. Les cercles bleus sous ses yeux ne peuvent pas mentir ; il est exténué mais je pourrais comprendre qu’il aimerait quand même profiter un peu de sa soirée après avoir passé toute la journée à consoler sa mère et sa sœur. Je souris faiblement à sa remarque, me rendant compte que les nuits ne risquent pas d’être courtes uniquement à cause de Mathis dès à présent. Je sais comment fonctionne le professeur quand quelque chose le tracasse. Je sais qu’il se tourne et se retourne toute la nuit dans le lit lorsqu’il réfléchit trop. Son regard croise le mien alors qu’il me demande presque timidement si ma sœur serait d’accord de garder un œil sur les enfants pendant qu’on va se balader que les deux. Je hoche la tête et l’embrasse à la lisière de ses cheveux avant de me lever du canapé pour monter les quelques marches qui mènent à l’étage. Lorsque je pousse la porte de la chambre de Birdie, je la retrouve sur internet. Gentiment, je m’excuse pour tout à l’heure et je lui dis que Maël a besoin de prendre l’air. Je n’ai même pas besoin de lui demander de garder un œil sur les enfants, elle le propose spontanément. Je vais chercher un câlin auprès de ma petite sœur, comme si tout d’un coup, c’était moi qui devais porter le poids du malheur du monde entier. Elle m’offre un sourire rassurant avant que je ne retrouve Maël dans la chambre de Mathis pour le coucher. Je lui souris et vais enfiler une tenue plus chaude pour aller au parc à cette heure ci de la soirée. Le jeune papa me retrouve en bas quelques minutes plus tard et je lie mes doigts aux siens alors que l’on se met à marcher dans la ruelle de notre quartier. Il fait nuit et on entend que nos pas sur le trottoir mais ce n’est vraiment pas désagréable. « Tu te rappelles de cette soirée où tu étais venu dans cette maison pour souper avec moi et que j’étais tellement en retard sur le repas que je t’avais refilé Lula-Bee dans les bras ? » Je lève les yeux vers le jeune homme pour guetter sa réaction alors que nous nous approchons du parc. Je suis accrochée à son bras, la lumière de la lune se reflétant sur le petit lac où j’ai l’habitude de venir avec les enfants lorsque je suis seule avec eux. « Et à la fin de cette soirée, tu m’as embrassé dans le couloir… » Je renifle discrètement à cause de la fraicheur de la nuit. « Tu es devenu quelqu’un d’incroyable Maël… » Il était déjà une bonne personne avant mais à présent il est devenu tellement adulte, sérieux et responsable. C’est grâce à lui si après plus d’une année nous sommes toujours amoureux et que notre famille se porte bien.
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MessageSujet: Re: I'm not sure, I'm okay... » Arielle Dim 6 Oct - 13:20

Assis dans le canapé, je regarde mon petit garçon boire son biberon. Pour moi, il est la huitième merveille du monde. La plus belle chose qui pouvait m’arriver dans la vie. J’ai beaucoup douté, c’est vrai. J’ai même paniqué lorsque j’ai appris la grossesse d’Arielle, mais aujourd’hui j’ai compris que cela avait changé ma vie en bien. Il est ce que j’ai de plus précieux et je ne pourrais jamais l’abandonner. Parfois je suis encore un peu maladroit avec lui, mais cela ne fait que deux mois qu’il est là. Il faut encore que je me perfectionne sur certains points. Enfiler un pyjama a un bébé qui gigote ou qui pleure ce n’est pas vraiment quelque chose de facile. Mon petit bonhomme termine assez rapidement son biberon comme souvent. On dirait qu’on ne le nourrit jamais. Je lui souris tendrement et bouge quelque peu pour me débarrasser de son biberon. Je le prends un peu mieux dans mes bras pour être sûr qu’il fasse bien son rot et en même temps, je prends Arielle contre moi. J’ai besoin de les avoirs près de moi. En particulier ce soir. En silence, je profite de ce moment avant qu’Arielle me demande ce que je voudrais faire par la suite. J’hésite un instant et lui demande si on pourrait aller faire un tour à l’extérieur. L’idée semble plaire à la jeune femme. Elle se lève rapidement et disparaît à l’étage. Je profite de cet instant, pour me retrouver seul avec mon petit garçon. Je le couche à nouveau dans mes bras et me lève pour le bercer quelque peu. Je commence à faire les cents pas dans le salon tandis que Mathis frotte ses petits yeux. Il baille longuement et au bout de quelques minutes finis par s’endormir à nouveau. Doucement je monte les escaliers et me dirige vers sa chambre. Arielle me rejoins et on couche notre petit bonhomme. Je remonte la couverture sur son petit corps et dépose un baiser sur sa joue. Arielle disparaît à nouveau et je descends pour attraper mon pull et mon blouson. Je prends les clés de la maison et attends ma petite amie. Rapidement on se retrouve dehors. L’air frais me fait du bien. Main dans la main on marche doucement en direction du parc près de chez nous. Cela me fait un bien fou. Je me sens enfin apaiser après avoir passé une journée de dingue. Arielle se colle à moi et je profite de sa présence. Je reste absolument silencieux. Mais la jeune femme prend la parole pour moi. Elle me demande si je me souviens de la première fois où elle m’a collé Lula-Bee dans les bras. Un sourire se dessine sur mon visage. Je crois que je n’oublierais jamais ce moment-là. Je l’avais embrassé pour la première fois ce soir-là. « J’avais tellement peur d’elle à l’époque. Et de toi aussi… » Je baisse un peu les yeux en disant cela. « Je pensais que c’était la pire des choses que j’avais pu faire et au final… Je crois que c’est la meilleure chose que je n’ai jamais fait de ma vie. » Je m’arrête de marcher et me plante face à Arielle. Ce qu’elle me dit me touche profondément. Je passe mes bras autour de son corps et la prends doucement contre moi. « J’aurais jamais pu faire tout ça sans toi. » On a construit notre couple à deux. Oui j’ai fait des efforts inconsidérables, mais elle aussi. On c’est soutenu à deux. On doit être fier de notre parcours. Fier de notre famille et de nos enfants. Je me décale d’elle et reprends sa main dans la mien pour reprendre notre marche. On arrive près du lac. La lune se reflète sur l’eau et l’endroit est incroyablement calme. Cela fait un bien fou. Je n’ose plus rien dire de peur de briser ce moment parfait.
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MessageSujet: Re: I'm not sure, I'm okay... » Arielle Ven 18 Oct - 7:08

J’ai envie de croire que cette balade dans le parc fera du bien à Maël. En même temps, c’est lui qui l’a proposé et peut-être que prendre l’air après cette journée plus que difficile est exactement ce qu’il lui faut. Après avoir couché les monstres et confié la tâche à ma sœur de les surveiller, on prend nos clics et nos clacs pour sortir de la maison. Moi même je n’ai pas été dehors de la journée et j’avoue que ça fait un bien fou. Je resserre un peu mon blouson autour de moi et m’accroche au bras de Maël pour me tenir un peu chaud. Nous sommes très silencieux pendant une bonne partie du trajet mais lorsque nous arrivons au bord du lac du parc, je décide de prendre la parole. J’ai envie de lui remonter le moral avec de bons souvenirs. Mon préféré est de loin celui de la soirée où Maël m’a embrassé. A ce moment là, il n’était qu’un coureur de jupons tout sauf sobre une bonne partie de la semaine et moi je n’étais qu’Arielle, dépassée par les événements avec un bébé de six mois à s’occuper, une gallérie d’art à tenir et surtout un chagrin d’amour à m’en remettre. On vient vraiment de loin lorsqu’on y repense. Maël s’arrête de marcher et passe ses bras autour de moi. J’en fais de même, souriant malgré l’obscurité du parc. Je suis touchée en entendant les paroles de Maël. Ce n’est pas la première fois qu’il me dit qu’il ne regrette rien mais ça me réchauffe toujours autant le cœur. Je lui souris tendrement et l’embrasse en me mettant sur la pointe des pieds à cause de notre considérable différence de taille. « Tu m’as aussi beaucoup aidée. » Même si ça me fait bien entendu plaisir qu’il me dise que c’est en partie grâce à moi qu’il est devenu ce qu’il est aujourd’hui, j’ai toujours préféré dire qu’être un couple heureux est un travail d’équipe. S’il n’y en a qu’un qui fait les efforts, c’est clair que ça ne marche pas. C’est à deux que ça se construit ce genre de choses et même si c’était loin d’être gagné au départ, on y est arrivé comme des pros. On reprend tranquillement notre balade au clair de lune. Je n’arrive pas à croire que c’est déjà la pleine lune. Le temps passe à une vitesse folle. Main dans la main, on profite de la beauté du paysage qui s’offre à nous. Un peu plus tard, je m’émerveille devant un petit écureuil qui vadrouille près des arbres. C’est tellement apaisant et reposant… Malgré tout, les heures passent et je n’arrive plus à cacher mes bâillements. D’un commun accord, on reprend le chemin pour rentrer à la maison. Lorsqu’on pousse la porte d’entrée, toutes les pièces sont plongées dans le noir. C’est sur la pointe des pieds que l’on monte se coucher. Cette journée n’a pas été de tout repos pour Maël et c’est pour ça que je ne tarde pas à atteindre la lumière, moi qui aie pourtant l’habitude de lire un peu avant de dormir. Je vais directement me blottir dans ses bras et embrasser son torse quelques secondes avant qu’on ne s’endorme enfin. Du moins, que moi je m’endorme.

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