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I'd like to kick you in the face. But only if you ask nicely - Dorian

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soa
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MessageSujet: I'd like to kick you in the face. But only if you ask nicely - Dorian Sam 31 Aoû - 21:43


« La fidélité est un vice de pauvre.  »

Dorian feat Enola

 



Je me tournais et retournais dans tous les sens. Il fallait que je fasse quelque chose. Que je m'occupe. Je détestais mon médecin. « Assigné à domicile pour une semaine », repos et interdiction de faire du sport ou de s'infliger le moindre stress ou situation instable. Il faut dire que ma dernière crise n'avait pas été belle à voir. Je détestais cette maladie. Je détestais ce que j'étais. Je détestais mon corps incapable de quoi que ce soit. Je détestais mon esprit débile. Je détestais Jo. Je détestais Dorian. Je détestais Ae. Je les haïssais tous. Je m'agitais sur le canapé, incapable de rester en place plus que quelques secondes. Je ne savais pas quoi faire, pas quoi penser. Je commençais à me demander si cette cruche à l'hôpital ne m'avait pas donné des stimulants au lieu de mes calmants. Je respirais profondément. L'hôpital. Ma deuxième maison. J'y passais la moitié de mes journées bien trop souvent. Je détestais ça. Je ne supportais pas tout ce qui s'y rapportait. Les médecins. Les couloirs blancs. L'odeur de désinfectant. L'odeur de propreté extrême. Pas un microbe sur les murs, pas un grain de poussière sur les meubles. Les employés étaient souriants, sereins et consciencieux, ils savaient que tu mourrais plus tôt que les autres, ils étaient donc heureux de pouvoir te décerner leur plus beau sourire dès qu'ils avaient la chance de te croiser. Connards. Je détestais connaître les lieux, je détestais arriver devant la porte fatidique et me rendre compte que je n'avais pas réfléchis au trajet, que j'étais ailleurs et que j'étais venue ici, toute seule, que mes jambes m'avaient portées d'elles même. Je ne voulais pas être ici. Je détestais attendre. Je détestais ces gens à l'agonie qui semblaient rendre si ce n'est l'ultime souffle l'avant dernier. Je détestais ces mères névrosées qui apportaient leurs enfants aux urgences parce qu'ils étaient tombés et saignaient légèrement au genoux. C'est des gosses, c'est normale. Ils tombent, ils se font mal, ils chialent un coup et ils repartent. J'étais toujours à cran là bas. Avant ça allait, pendant quelque temps j'avais bien aimé. Au début j'étais perdue, juste perdue et en colère et puis j'avais trouvé ça rigolo, grâce à lui, il avait transformé ça en jeu, je riais plutôt que d'en pleurer de rage. Mais c'était finit. Il était partit et je ne supportais plus tout ça. Plus maintenant. Plus toute seule. J'étais agressive. Les docteurs en prenaient pour leur grade mais bon, ils peuvent bien encaisser, c'est moi la malade, eux ils font joujou avec leurs stéthoscopes et prennent des pincettes pour vous expliquer gentiment les choses comme si vous aviez approximativement deux ans et demi alors que vous le savez. Vous avez parfaitement conscience que c'est pas bon, il serait temps qu'ils l'admettent aussi. Non ça n'ira pas bien. Au moins je suis au courant.

Pour le moment ce n'est pas ça qui me préoccupe le plus. J'ai déjà eu ma visite du jour ce matin et j'ai eu tout le loisirs d'insulter mon médecin après son ordre d'une semaine calme. Je voulais m'allonger et dormir pendant une semaine, et puis ensuite me réveiller et voir le monde à nouveau. Je voulais voir Dorian. Je voulais qu'il me serre dans ses bras et qu'il ne me dise pas que tout irait bien, juste qu'il était là. Je n'en demandais pas plus. C'était suffisant. Je ne voulais pas de mensonge. Je n'en voulais. Il m'avait envoyé au moins cinq messages. Je n'avais pas répondu. Je n'avais pas envie. J'étais fâchée contre lui. Il ne m'avait rien dit alors qu'il savait. Il s'était barré sans un mot. Je ne voulais pas de son aide. Je n'avais rien demandé mais il avait agit comme le dernier des cons. Je savais qu'il fallait qu'on parle. Qu'on parle d'elle, qu'on parle de nous, de lui, de moi, de ce canapé dont j'allais finir par prendre la forme. Je me levai et entrepris d'aller me préparer une tisane, ça devraient en partie occuper mon esprit galopant plus vite que spirit ça quand même. J'étais chez lui. Je l'attendais, je savais qu'il ne rentrerait pas très tard. Je l'attendais. J'ignorais ce que je lui dirais. Je n'avais aucune idée de sa réaction, de la tournure de la discussion. Je voulais le voir c'est tout. C'est mon compagnon, je crois que j'ai le droit d'être avec lui quand j'en ai envie si j'en ai envie. Je crois que j'ai le droit à des explications, à ses bras, à lui. Je ne céderais pas. Je le vois venir de loin avec ses baisers et ses caresses. Qu'il n'essaie même pas. L'affaire Jo était loin d'être réglée et je n'aimais pas ça. Je n'aimais pas ça du tout. C'était mauvais. Je ne pouvais pas me séparer de lui. Je m'étais attaché à cet homme, je m'étais habituée à ce que nous étions devenus. C'était pas ce qu'il y avait de mieux mais je crois qu'on a vu bien pire. J'étais épuisée d'être forte, je ne pouvais plus, je ne voulais plus, j'avais besoin de lui moi. J'avais encore besoin de lui. Nous n'en avions pas fini, pas encore.

Je me rasseyais sur le canapé. La tisane brûlante répandant sa chaleur sur ma peau mais je ne m'en souciais pas. Je regardais l'horloge d'un air absent, nerveuse et impatiente. Il ne devrait pas tarder. Je bus une gorgée de la boisson que je faillit recracher dans la minute après avoir largement brûlé l'ensemble des malheureux tuyaux de mon organisme qui avait bien pu entrer en contact avec le liquide. Merde. Tant pis. J'entendis le bruit de la port d'entrée qui s'ouvrait. Il était là. C'était le moment. Ma nervosité laissait place à un colère naissante. Je me calmais doucement alors qu'il entrait, s'approchant du salon où je l'attendais. Dorian. J'avalai ma salive alors que ma voix était bien plus froide que je ne l'aurais soupçonné. Il avait intérêt à la jouer fine ce soir, je sentais déjà qu'il n'en faudrait pas beaucoup pour me mettre hors de moi. J'attendais qu'il s'approche de moi. Désolé de débarquer à l'improviste chez toi, j'aurais pu prévenir. Oui. Mais j'avais pas envie. Et.. Je.. Je m'interrompis. Ta gueule Enola, va droit au but. Je lâchai alors cette phrase. LA phrase. Il faut qu'on parle.

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MessageSujet: Re: I'd like to kick you in the face. But only if you ask nicely - Dorian Sam 7 Sep - 14:14


« La fidélité est un vice de pauvre.  »

Dorian feat Enola

 



Dire que Dorian allait mal depuis ce fameux jour était un euphémisme. Il ne tournait définitivement plus rond. Et encore c’était pour resté aimable, et ne pas trop le déprimer. Lui qui n’avait jamais accordé une grande attention à la gente féminine, il s’était mis dans des emmerdes qui dépassait de loin ses compétences... Peut être qu’il aurait du rester sage... Et devenir moine. Oui c’est ça... Moine... La tonsure lui serait probablement très bien allé. La robe de bure aussi. Et l’idée de pouvoir la porter avec rien en dessous était des plus plaisantes... Ah non... Je mélange avec les Kilts. Etre écossais aurait pu être une bonne alternative aussi, donc... Vestimentairement parlant... Parce que dans les faits être Ecossais n’empêchait pas de sortir avec une femme magnifique, et d’avoir une meilleure amie magnifique amoureuse de vous. Je veux dire... Il n’y a strictement rien d’incompatible la dedans. Et c’était donc problématique, puisque justement les femmes étaient aujourd’hui entrain de rendre Dorian complètement fou. Déjà qu’il n’avait jamais été très sain d’esprit. Mais alors en ce moment il déconnait à plein tube. Il avait de plus en plus régulièrement des trous noirs. Et puisqu’il n’était pas un très grand buveur, il savait bien d’ou ses trous noirs pouvaient venir, et ça n’annonçait rien de bon. L’autre semblait se débattre à l’intérieur et prendre un malin plaisir à observer la situation et l’étranglement mental de Dorian. L’autre jubilait, et au moindre coup de sang de l’armoire dans laquelle il vivait, il en profitait pour faire sauter les plombs d’un en tremblement de terre violent et par reprendre le pouvoir, pour un temps du moins. Enfin, protégé par son amnésie Dorian n’avait encore rien à se reprocher. Et pour ne pas sombrer dans une dépression sans borne il préférait encore rester dans l’ignorance de ses faits et geste et penser que tout était normal. Oui tout était normal. Il était normal. Sa vie était des plus normales. Banales.

Ainsi Dorian vivait en toute banalité entre ses crises. Il visait le zéro pensée, le monsieur tout le monde, le monsieur chiant et sans aucun intérêt. Celui qui ne ferait pas de mal à une mouche, celui qui n’intéresserait jamais une fille, et qui n’aurait donc jamais le problème d’en avoir deux sur le dos... Celui qui serait capable de bander tout seul comme un con, mais qui ne pourrait pas trouver sa meilleure amie baisable... Ou alors justement monsieur tout le monde aurait-il déjà essayé de baiser sa meilleure amie... NON Non non !! On recommence tout. On avait dit zéro pensée ! C’est pas possible. On parle, on parle, et puis on écoute rien. Et tout le travail est à refaire. Regardez le maintenant à se secouer la tête comme un abrutit pour voir s’il arrive à faire sortir le fantasme de son système nerveux... Vous êtes satisfait ? Il a l’air d’un fou... D’un demeuré... Le petit gnénie d’Oxford... C’est une honte... Tout à fait une honte. Il était donc impossible de forcer Dorian à être parfaitement banal, normal. Il était nez tordu... Il s’appelait Dorian Grey... Vous trouvez ça banal ? Je veux dire... Une lettre de plus et il était immortel... Ca n’a rien de commun je vous l’assure. Et puis c’est un petit génie. Oui, oui. Un génie avec de grave problème de relationnel... Mais quoi de plus normal. C’est un génie. Parfois un peu dans son monde, à préférer se cacher derrière son microscope en cas de problème. Parce que le microscope donne des réponses rationnels, et pose des questions logiques. Pas des questions aberrante du genre «Tu choisirais qui entre ta meilleure amie et ta petite amie ?» Je veux dire c’est comme demander qui on préfère entre papa et maman... Cest ridicule. Et con même. On ne peut pas poser de tel question à un enfant... Ou même à un adulte... Bon d’accord là ce n’était pas tout à fait la même chose... Mais c’était comme demande à l’abeille de choisir entre une rose et une tulipe. Les deux fleurs étaient magnifiques et avait surement un pollen des plus agréable. Hum... Non ce n’était pas le bon exemple... Dorian ne demandait pas à pouvoir aller butiner dans les deux fleurs... C’était amoral... Ou peut être que c’était ce qu’il demandait... Etait-ce ? Ah ! Il allait devenir fou ! Il voulait juste ne jamais rien avoir su de l’affection de Jo. Oui ne rien savoir. Ignorer. De la même manière qu’il ignorait ce que faisait Lou pendant son inconscience... Au moins il n’était pas obligé de vivre avec les conséquences... Parce que Dorian n’était pas stupide, il savait bien que l’ultimatum était à peu près légitime. Après tout, Jo amoureuse n’avait pas à supporter Enola. Et Enola n’avait pas à supporter que Jo amoureuse soit toujours dans les parages à essayé de lui mettre le grapin dessus... Mais en même temps, Dorian n’avait aucune envie d’en laisser une sur le carreau. Jo c’était... Jo... Je veux dire.. .Jo quoi... sa meilleure amie, l’une de ses plus vieilles amies... Et Enola... Et bien c’était la première. Pas première première hein. Mais première petite amie, et étrangement il se sentait concerné par son couple. Peut être que le faite qu’il sache pour sa maladie le touchait d’autant plus... Mais il n’était pas capable de mettre de mot sur ce qu’il vivait avec la brunette, mais il sentait que ça lui manquerait probablement si ça venait à disparaître.

Enfin, ne réussissant pas à trouver de réponse à toutes ses questions, Dorian restait la plus part du temps enfermé dans le laboratoire à travailler sur sa thèse, à essayer de faire de nouvelle découverte. A essayer de réglé mille et un problème ingérable pour éviter de penser aux siens. Mais essayer de trouver un remède pour apaiser les crises de Parkinson l’amenait forcément vers Enola. Et... Il était fatigué. Ce soir il n’arrivait à rien. Il n’arriverait à rien. Il devenait fou. Complètement fou. Il fallait rentrer chez lui, s’enfermer. Et planquer la clé. Oui... Etre sûr qu’il ne ferait pas de sorti nocturne involontaire et qu’il ne ferait pas de connerie. C’était nécessaire. Peut être. Mais il se sentait de mauvaise humeur, et sujet à faire des conneries. Il prit sa voiture pour rentrer au plus vite, mettant la musique suffisamment fort pour ne plus s’entendre penser. Il arriva donc relativement vite à destination. Il entra dans la maison sans ce soucier de vérifier si la porte était ouverte ou fermé lorsqu’il était arrivé. Dorian. Douche froide dans la gueule.Pas le temps de se demander ce qu’elle foutait là, comment elle était rentrée. Merde. C’était pas le moment. Désolé de débarquer à l'improviste chez toi, j'aurais pu prévenir. Oui. Mais j'avais pas envie. Et.. Je.. Oh c’était mauvais... Ca sentait mauvais. Ca ne pouvait pas être bon. Il faut qu'on parle. AIE. Dorian ne s’y connaissait pas énormément en relation amoureuse, mais il savait que lorsqu’on en arrivait au fameux Il faut qu’on parle... C’était mauvais. Il ne bougea pas, incapable de faire un mouvement, se rendant compte que son esprit, son rythme cardiaque et tout son corps était atrocement calme quand il était en droit de paniquer... Tout était un peu beaucoup trop calme... «Parlons» Souffla-t-il faiblement, sachant bien qu’il ne pourrait pas éviter le sujet. Parlons du fait que je ne sais pas comment tu es rentré chez moi... Et que si tu voulais pouvoir rentrer chez moi à l’improviste pour je sais pas... M’assassiner peut être.. Tu aurais pu me demander un double des clés...» Peut être que lui même était un peu froid, mais il était fatigué, et ne voulait pas se disputer. Et bien sûr au lieu d’être aimable et d’arrondir les angles, il ferait probablement toujours les mauvais choix.

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MessageSujet: Re: I'd like to kick you in the face. But only if you ask nicely - Dorian Mer 18 Sep - 17:15


« La fidélité est un vice de pauvre.  »

Dorian feat Enola

 



Je ne voulais pas perdre Dorian. Je n'étais pas amoureuse de lui, enfin pas vraiment, je ne pense pas. J'avais éteins définitivement ce genre de sentiment, j'avais décidé que j'avais assez donné. Je m'étais laissée aller, une fois, totalement, sans retenue. J'avais fais confiance, aveuglement, je m'étais laissée éblouir, je m'étais laissée voguer au grès d'un beau parleur, d'un salopard de première. Alors j'avais dit plus jamais. Je voulais plus jamais aimer, je voulais plus jamais tomber enceinte, je voulais plus de ça, je voulais plus de lui. Alors j'avais enchaîné les histoires. Je suis même pas sûre qu'on puisse vraiment qualifier ça d'histoire, c'était plutôt des chapitres. Un échange de fluide corporel, de la drague, des belles paroles et adios. Et puis il y avait eu Dorian. Je sais pas pourquoi lui, mais il avait fait changer les choses, un peu. Il était doux et candide, encore plus maladroit que moi dans ses relations. Il me faisait du bien. Réellement, il était là au bon endroit au bon moment, il était l'homme dont j'avais besoin dans ma vie en ce moment. Il me rassurait par sa simple présence et me faisait sourire. Toujours. Que ce soit volontaire ou pas. Il m'avais réconciliée avec la notion de couple. Il m'avait initiée à une certaine normalité, il m'avait apporté la stabilité qu'il me manquait. Ce n'était peut être pas l'amour de ma vie mais c'est ce que j'avais de mieux, ce que j'aurais jamais de mieux peut être même. Je n'étais pas une experte des relations. Je connaissais les hommes, je savais comment les avoir, je savais jouer de mes charmes pour les faire tomber mais dans le fond j'étais une gamine innocente, une peureuse incapable de s'engager. C'était peut être ma maladie, c'était peut être mon indépendance, c'était peut être Tristan, c'était peut être mon amour pour le sport. Je sais pas. Je pouvais pas. J'y arrivais pas. Bien sûr je savais que Dorian n'était pas parfait, loin de là même. Il était plus sombre qu'il n'y paraissait à première vue, il était également largement instable. Il était terriblement intelligent mais aussi drôlement inconscient. Il était volcanique et changeant. Il n'était pas parfait, mais je n'aimais pas la perfection. Je ne voulais pas d'une peluche sur laquelle me reposer, je voulais rire avec lui, je voulais m'engueuler avec lui, je voulais me battre avec lui, je voulais pleurer avec lui. Merde. Je suis en couple depuis trop longtemps. J'vais me faire vomir.

Dorian n'est pas parfait mais ce n'est pas un menteur. Il a des choses qu'il garde pour lui, sûrement, forcément, heureusement même. Il y a un milliard de choses qu'il ignore sur moi et je sais que ça doit être la même chose de son côté. Mais c'est normal, c'est logique et naturel. Mais Jo. C'était un peu gros dans la catégorie mensonge par omission quand même. Il aurait du m'en parler. C'est le genre de chose qui me concerne tout de même un minimum. Surtout que la rousse est du genre coriace et a l'air bien décidée à obtenir ce qu'elle veut. Elle n'a pas l'intention de nous laisser tranquille. Il le sait. Il aurait du me le dire. Pourquoi est ce qu'il me l'avait caché ? Il avait peut être peur que je le prenne mal. Il avait peut être peur que ça ne dégénère avant même d'avoir commencé entre elle et moi -pour le fiasco que ça avait donné sans qu'il n'ait jugé utile de me mettre au courant au préalable. Ou peut être que ça lui faisait quelque chose mine de rien. Peut être que lui aussi il l'aimait. Peut être que je n'étais qu'un bout de chair pour lui au fond. C'est ce que j'étais de toute manière. Une paire de fesse dont plus personne ne veut, une nymphomane qui a traîné partout, qui se fait jeter par les seuls hommes auxquels elle attache de l'importance. J'aurais tellement aimé qu'Hanuman soit là. J'avais besoin de lui. Il saurait quoi faire, il saurait m'aider. Et si Dorian choisissait Jo ? Je devenais quoi moi ? J'étais l'ex mignonne mais platonique sèchement éconduite ? Je pouvais pas le retenir, je pouvais pas le forcer à être avec moi. J'en avais pas envie. Je le laisserais faire ce qu'il veut. Et après ? Après je serais seule, après j'aurais plus que la famille. Tellement bien. J'aurais plus que mon sang. Soit absent soit insupportable. J'aurais plus qu'un tatoueur approximatif, une famille imposée, un garçon aussi paumé que moi ou presque. Il fut un temps où les Brontë étaient une race indubitablement supérieure, où nous étions les meilleurs. Et puis il y avait eu moi. Et puis il y avait eu Ô. Et puis il y avait eu Clyde. Et les Brontë sont devenus rien de plus que des boulets.

Je savais que j'allais m'énerver. C'était inévitable. C'était le sujet Jo. C'était de Dorian et de moi qu'il s'agissait, bien entendu ça allait dégénérer. J'attendais cependant, patiemment, me brûlant la gorge avec le thé brûlant tandis que mes doigts semblaient eux apprécier la chaleur qui se rependait à travers la tasse. Il ne tarda pas. J'avais de la chance d'une certaine façon, il aurait pu rentrer bien plus tard, j'aurais pu attendre bien plus longtemps. Mais en réalité je n'avais pas vraiment eu le temps de véritablement m'impatienter, je n'étais pas tombée endormie comme une souche sur son canapé. Non. J'étais totalement éveillée et prête à affronter la situation. Je l'entendis rentrer avant de le voir. Il dut faire de même puisque je n'attendis pas qu'il soit en face de moi pour prononcer son nom. Il avait l'air un peu fatigué, des cernes dessinaient légèrement le contour de ses yeux et une infime ridule de perplexité barrait son front. Il travaillait beaucoup. Il travaillait trop. Il ne dormait pas assez. Il ne prenait pas assez soin de lui. Il était préoccupé, pour ce qui était de cela je dirais que c'était à juste titre et qu'il ne devait pas être moins perturbé que moi. Il l'avait un peu cherché en même temps non ? Maintenant que j'avais pris la parole il fallait que j'enchaîne. Aller Enola. On sait que t'as arrêté après le lycée mais sujet verbe complément tu devrais encore y arriver. Plus ou moins hein on va dire. Après une courte pause le temps de mettre en pause mon cerveau disposé à exposer ce que j'avais mangé au petit déjeuner ce matin je lâchai la phrase culte. Tellement pas moi. Tellement pas nous. C'était la phrase du couple. On était pas un couple. Si. On en était un. Mais on savait pas l'être. Peut être que c'était pour ça. Peut être que c'était parce que cette tournure faisait partie du kit pense bête spécial couple du coup c'était rassurant. Pour moi. Pas pour lui. «Parlons» Oui. De toutes manières je crois qu'on a rien de mieux à faire maintenant. Non. Enola. Concentre toi. Il est formellement interdit de fantasmer sur les choses bien plus plaisantes que vous pourriez faire. Pense à Jo. Efficace. Immédiatement j'avais beaucoup moins envie de faire des galipettes avec Grey. « Parlons du fait que je ne sais pas comment tu es rentré chez moi... Et que si tu voulais pouvoir rentrer chez moi à l’improviste pour je sais pas... M’assassiner peut être.. Tu aurais pu me demander un double des clés...» Oh. Ça. C'est vrai que maintenant qu'il en parlait il était possible que je sois légèrement entrée chez lui par effraction. La porte était fermée, je sais comment la crocheter, je n'ai rien cassé ou abîmé, je n'ai pas vraiment fait quoi que ce soit de mal n'est ce pas ? Et puis merde. Oh. À ce sujet d'ailleurs. Hum. Si je voulais t'assassiner tu ne le saurais pas parce que je t'aurais tué avant que tu ne puisses réagir et puis je les avais pas tes clés et puis j'avais quand même envie de venir alors... ben je suis venue. Quelle perspicacité. J'étais vraiment lumineuse comme fille. Et puis c'est pas de ça qu'il faut qu'on parle... Cette phrase est cliché, elle est dégueu, elle me donne la nausée mais n'empêche qu'on peut pas rester comme ça. Pour l'instant j'veux pas savoir ce qui t'as pris l'autre soir. On sait tous les deux que mon cerveau déconne, j'voulais pas de ton aide à ce moment là, enfin si, mais j'm'en fous, tu peux être un connard bipolaire qui ne supporte pas le stress si tu veux je m'en tamponne. Je veux qu'on parle d'elle. De Johanne. Tu sais depuis combien de temps? Je m'interromps finalement après ma tirade, la voix étrangement calme alors que mon cœur bat à deux cents à l'heure. J'ai peur. Peur qu'il me dise depuis toujours. Peur qu'il me dise qu'il l'aime. Peur qu'il me laisse. Mais je me battrai. Je sais pas s'il en vaut la peine mais je me battrai.

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MessageSujet: Re: I'd like to kick you in the face. But only if you ask nicely - Dorian Mer 2 Oct - 8:36


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Typiquement Dorian était un homme à femme. Etonnement il n’était pas pour autant un dragueur. Mettre deux mots l’un devant l’autre pour séduire une femme lui était généralement trop compliqué. Mais pour une raison étrange, il avait bien d’autre atout dans sa manche, et il attirait les filles comme des mouches. Son physique et son compte en banque l’aidant généralement plutôt bien. Dans sa jeunesse - non qu’il soit particulièrement vieux aujourd’hui, mais disons que dans son adolescence et ses débuts à l’université - il avait des choses peu correcte qu’il commençait à regretter. Oui parce que Dorian avait été le genre de mec à profiter d’une fille bourrée, éméchée. Il avait été le genre de mec qui s’amusait à écouler sa came dans le verre des filles peut consciente de ce qui se passait. Il avait été le genre de sale mec que tout le monde voulait tuer. Et parfois on se disait qu’il n’avait pas changé. Mais on avait tord, il avait grandit. Il s’était détruit la santé, il était tombé malade, il n’en avait rien dit à personne, et avait commencé à changé. Doucement. A son rythme, et sans même s’en rendre compte. Lui ne faisait rien, c’était ses différentes crises qui s’occupaient elles même de faire une scission dans son cerveau et de couper sa personnalité en deux. Il était ainsi d’un coté bien plus agréable. De l’autre mille fois plus détestable. Et il s’en voulait toujours de ne pas se rappeler exactement ce que pouvait faire l’autre. Enfin Dorian était un homme à femme, et pourtant il avait rencontré Enola, il avait bafouillé, il s’était mis dans des situations ridicules, il l’avait embrassé. Et il en voulait plus. Il ne savait pas vraiment ce que s’était. Mais il aimait ça. Il aimait pouvoir régulièrement se réveiller à ses cotés et sentir son parfum venir lui chatouiller le nez. Il aimait fourrer sa tête au creux de son cou, repoussant ses cheveux. Il aimait faire glisser ses mains sur sa peau douce, sur son ventre plat. Dire qu’il n’était pas fou du corps d’Enola serait un mauvais mensonge. Ses pupilles sautaient d'excitation dès qu’elle arrivait dans une pièce. Si c’était possible tout du moins. Dorian avait beau être quelqu’un de cérébrale et de réfléchit, mettre un mot sur une relation était quelque chose qui l’emmerdait au plus au point. Une chose dont-il était sûr c’est qu’ils étaient ensemble. Ils avaient eu le droit au rencard, aux premiers baisers, à la première fois, aux petits déjeuners au lit des premières fois, à l’exclusivité et à beaucoup de chose qui faisaient qu’ils étaient clairement en couple. Mais est-ce que ça faisait tout ? Après tout ni lui, ni elle ne savait ce que c’était... D’être en couple. Ils jouaient parfois sur des clichés, se basaient surtout sur une certaine honnêteté , et sur la fidélité. Ils se disaient que ça devait suffire.

Mais c’était parce que jusque là tout avait été particulièrement simple. Dorian avait bien rangé sa relation avec Jo dans un compartiment que personne ne pourrait atteindre. Et grâce à cette compartimentation sévère, Enola et Dorian avait vécu une période de lune de miel longue et plutôt bien occupée. Ils n’avaient pas particulièrement eu le temps de réfléchir à ou leur relation devrait aller, et de quoi leur avenir serait fait. Les confidences avaient finit par fuser, et Dorian avait appris pour la maladie d’Enola. Il n’avait pas bronché, n’avait pas fuit en courant, n’avait rien dit pour autant de la sienne. Deux tronqué du cerveau ensemble c’était tout de même un manque de chance. Ou peut être une vrai chance. Il avait encaissé... Peut être qu’éventuellement elle encaisserait. Mais ce n’était pas le problème pour le moment. Il ne comptait pas le dire. Il ne savait pas comment le dire. Le dire c’était trop dire... Ce n’était pas comme Parkinson... Parkinson ce n’était la faute de personne. C’était la faute du bon dieu. Lui c’était de sa faute. Sa faute débile. Il n’avait pas envie de l’avouer. Il n’avait peut être pas envie de se l’avouer non plus. Il était débile. Stupide. Mais là tout de suite ce n’était même pas la question. Ce n’était même pas ce qu’elle lui reprochait. Ce n’était absolument pas ce qu’elle lui demandait. Non elle en avait rien à foutre. Le principale problème c’était Jo. Joanne. Sa rousse de meilleure amie et ses sentiments déplacé. Il savait que ça finirait par lui tomber dessus. Enola ne s’était jamais montrée jalouse, elle n’avait jamais réagit aux nombres incalculables d’ex que Dorian pouvait avoir... Peut être parce que ce n’était pas des ex, et que pour la plus part il ne connaissait même pas leur nom. Oui Enola n’avait pas vraiment de quoi être jalouse. Et lui n’était pas typiquement du genre à être jaloux non plus... Il se fichait bien qu’elle se soit tapé la terre entière à une période, il n’oserait même pas faire une réflexion à ce sujet. Il avait surement été pire. Mille fois pire. Mais ce n’était pas la question, ce n’était pas elle qui avait une meilleure amie qui sortait les griffes dès qu’elle s’approchait et qui voulait la faire dégager du tableau. C’était lui, et là potentiellement si elle avait un gramme de jalousie, c’était elle qui avait le droit de péter son câble... Est-ce que Dorian voulait qu’elle le fasse ? D’un coté c’était rassurant. Elle n’en avait pas rien à foutre. Ca aurait été étrange une femme qui n’en a rien à foutre.

Mais la première question posée ce n’était pas ça. Il s’en fichait presque. Enfin il n’avait pas besoin de la poser, il savait bien ce qu’elle allait dire, la seule surprise c’était comment elle allait s’y prendre. La première question était plutôt de comment elle avait fait pour rentrer. Non pas que Dorian soit du genre à se formaliser d’une effraction... Généralement c’était lui qui les commettait... Chez Jo... Encore une chose qu’il ne dirait probablement pas. Enfin. Oh. À ce sujet d'ailleurs. Hum. Si je voulais t'assassiner tu ne le saurais pas parce que je t'aurais tué avant que tu ne puisses réagir et puis je les avais pas tes clés et puis j'avais quand même envie de venir alors... ben je suis venue. Il se pinça la lèvre en souriant. Il avait beau savoir que la conversation devait être sérieuse, il ne pouvait s’empêcher de la trouver terriblement attirante. Dans une situation il lui aurait probablement demander de lui montrer comment elle s’y était prise exactement, se permettant de fantasmer sur elle entrain de se faufiler chez lui. Mais la clairement elle était plus rentrée chez lui pour l’assassiner que pour faire autre chose de plus amusant. Et puis c'est pas de ça qu'il faut qu'on parle... Cette phrase est cliché, elle est dégueu, elle me donne la nausée mais n'empêche qu'on peut pas rester comme ça. Pour l'instant j'veux pas savoir ce qui t'as pris l'autre soir. On sait tous les deux que mon cerveau déconne, j'voulais pas de ton aide à ce moment là, enfin si, mais j'm'en fous, tu peux être un connard bipolaire qui ne supporte pas le stress si tu veux je m'en tamponne. Je veux qu'on parle d'elle. De Johanne. Tu sais depuis combien de temps? Oh l’autre soir... L’autre soir ou il s’était tiré étant capable d’abandonner d’un coup d’un seul sa copine en pleine crise de parkinson, et sa meilleure amie renversé sur le bort de la route. Bien joué l’autre. Mais visiblement ce n’était pas le problème. Tant mieux. Il ne voulait pas en parler de se problème là. Joanne c’était presque plus simple à aborder. Depuis combien de temps ? Depuis combien de temps il savait ? Ou depuis combien de temps il s’en doutait ? Parce que ce n’était pas la même chose. Dorian avait longtemps soupçonné les choses tout en fermant allègrement les yeux parce qu’il ne savait pas s’il pouvait gérer la vérité. Et la vérité c’est qu’il ne pouvait pas la gérer... «Elle me la dit quand je lui ai dis pour nous...» Et il avait mis un temps à lui dire... Il avait déjà attendu que les mois passent... Il n’avait pas osé... Mais il n’allait pas lui dire. «Et peut être que je m’en doutais avant ça et que je faisais semblant de ne pas le voir... Mais c’est ma meilleure amie... Celle qui me connait le mieux... Bien sûr qu’elle est importante pour moi... Mais c’est avec toi que je suis... C’est différent pour un million de mesure...» Il baissa les yeux. ll la sentait mal à l’aise. Peut être qu’il devrait faire un mouvement, mais il ne savait pas lequel. Alors il ne faisait rien. «Pourquoi est-ce que ça t’inquiète ? C’est avec toi que je suis non ? Pas avec elle...» Bien joué Sherlock... «D'ailleurs si c'est ça que tu veux pour vouloir venir m'assassiner sans prévenir... Sinon tu peux continuer à rentrer sans autorisation...» dit-il en sortant des clés de sa poche... Il sortait réellement des clés ? Il était vraiment du genre à donner ses clés ? Peut être que oui... Ca lui paraissait être la bonne carte à jouer peut être... Et puis ce n'était pas comme si elle ne pouvait pas déjà visiblement rentrer chez lui comme dans un moulin à vent...

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I'd like to kick you in the face. But only if you ask nicely - Dorian

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