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LOUVE & ELEONORA ┼ Promis juré qu'on la vivra notre putain d'belle histoire.

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MessageSujet: LOUVE & ELEONORA ┼ Promis juré qu'on la vivra notre putain d'belle histoire. Lun 26 Aoû - 20:28

"Promis juré qu'on la vivra notre putain d'belle histoire."


Les jours s'écoulaient doucement et reculaient le souvenir de cette foutue bombe. Je ne regrette pas notre acte. Je n'ai pas de remords. Ma seule frustration, je l'admet, c'est d'avoir finalement si vite quitté cette ville et cette vie que je commençais à construire pierre par pierre. Je me revois encore montrant les plans à Vitali. Refaire un sale coup, c'était tellement tentant, tellement excitant... C'était autre chose, ça brisait finalement la routine à laquelle j'avais trop peur de m'accoutumer. Le problème était principalement là. J'avais beau répéter à mon frère que le petit train train quotidien des new-yorkais me répugnait - d'un sens j'étais honnête, je pense que c'est vraiment quelque chose auquel j'aurais pu m'adapter. Bosser comme tatoueuse, ça me plaisait bien. Puis, j'ai toujours été de nature indépendante, je ne me serais certainement pas soumise à quoi que ce soit, alors après tout, où était le problème ? Aussi, j'avais trouvé Louve. Ah, Louve. Un réel rayon de soleil dans les ténèbres. Cette femme que j'avais décidé de mettre dans la confidence, l'impliquant ainsi vraiment dans ma vie, cette femme pour qui j'éprouve de sincères sentiments. Une femme hors-norme. Jamais mon existence n'aurait pu devenir banale avec cette petite brune à mes côtés. Cette vie avait tout pour plaire et me plaisait. Le souci, voyez, c'est que mon passé pèse bien trop sur mes épaules - et le fera tout du long que je vivrai - pour que je me permette ne serait-ce que d'imaginer une vie "normale". Encore trop recherchée. Encore trop sur mes gardes. New-York m'avait fait oublié ces choses... D'où l'attentat à la bombe. Un simple rappel. Non, je ne peux pas vivre normalement. Je suis la méchante destinée à une fin tragique. Un bon boulot, un bel appart, une belle femme, un chien... C'est comme si les rôles avaient été mal redistribués. Je n'ai fait que remettre les choses à leur place. Cela supposait forcément de fuir la ville, voire le pays. Vitali aussi a dû quitter le territoire et doit actuellement se ballader quelque part sur le globe, loin, très loin. Aucune nouvelle. Comme toujours. Ainsi, peut-être reverrais-je mon frère dans quelques années... A moins que les affaires reprennent de plus belle, ce qui ne m'étonnerait pas du tout, puisque de toute façon j'excelle en la matière et j'adore ça. Bref. Le fait est qu'aujourd'hui, j'en suis là. Officiellement je suis toujours  tatoueuse. Il m'arrive de dealer un peu mais rarement. Je me fais petite et reste tapis dans l'ombre en attendant que Vitali se manifeste. La seule chose que j'ai emporté de mon court séjours aux Etats-Unis ? Louve, bien sûr.

Venue me réfugier en Angleterre, j'étais d'abord venue seule. Logique. Je ne devais rien emporter avec moi et tenter d'oublier pour ne pas me faire de mal, même s'il en fallait beaucoup pour m'atteindre. Seulement voilà, au bout de quelques jours, le manque de la présence de Louve était devenu insupportable. Je suis revenue aux Etats-Unis la chercher.  Les quelques heures repassées à New-York n'avaient eu aucun impact sur moi, j'en étais vraiment détachée... C'est à ce moment que j'ai compris ô combien Louve m'était chère. Elle ne m'a pas posé de question. Elle n'a pas cherché à comprendre. Elle m'a juste suivie. Pour moi c'était suffisant. Cette femme était destinée à partager un bout de ma vie. Alors, supposant que mon existance n'était pas faite pour être rose, je l'ai embarqué dans mon sombre périple et lui ai attribué un des rôles les plus important qu'une personne puisse jouer dans ma vie. Sans aucune idée fixe du temps que pourrait durer cette pièce. Nous commencions seulement le deuxième acte. A Londres, ensemble. Qui disait Mary-Ann - ainsi qu'Eléonora, bien sûr -  disait désormais Louve. Mais la formule mathématique ne s'arrêtait pas là. Car qui disait Louve disait Baba. Mais qui est Baba ? Notre chien, voyons. Un adorable chow-chow qu'a recueilli Louve.  Il faisait forcément partie du voyage. Autant prendre des risques et emporter des êtres qu'on aime avec nous.  Cette femme et cet animal étaient devenus pour moi une sorte d'équilibre. Je ne pourrais dire s'il y a quelque chose de vital là dedans, mais les savoir près me rassure et m'apaise. Nous voilà donc, réunis tous les trois.

C'est à ça que je pense en voyant Louve promener Baba dans le parc, me cherchant du regard. Un sourire se dessine sur mes lèvres. Quelques heures auparavant, pendant une pause cigarette, je lui ai dis de venir me rejoindre dans ce parc après mon boulot. Elle qui faisait sa peinture à la maison et qui n'avait rien prévu pour la journée, ça la faisait sortir. Et voilà qu'elle avançait. Cigarette aux lèvres et glace à la pistache dans une main, je scrutais mes petits trésors de loin, assise en tailleur dans un petit coin d'herbe reculé. Le premier a m'avoir vue, comme je l'avais espéré, ce fut Baba. Il n'avait pas l'air trop sûr au début. J'ai alors tendu le bras et la glace, et, ce chien - assez extraordinaire, j'admet - se mit à tirer sur sa laisse. Louve suivait, ne regardant toujours pas du bon côté. Puis l'empressement de Baba la fit enfin réagir. J'inclinai légèrement la tête, comme pour lui dire félicitations, on arrête de jouer à cache cache. Elle arriva très vite à mon niveau. Baba avait déjà réussi à s'emparer de la glace alors tombée dans l'herbe, et moi, je penchais la tête pour voir le visage de ma Louve, tirant longuement sur ma cigarette. "J'ai cru que tu m'trouverais jamais, remercie Baba et son flair pour la glace à la pistache hein !" dis-je non sans une pointe d'amusement. A peine avait-elle eu le temps de répondre que je jetais ce qui restait de ma cigarette et l'attrapait par la main, l'attirait pour qu'elle finisse finalement assise sur moi. Je l'embrassais furtivement, passant une main dans ses cheveux. Puis, enlaçant sa taille d'une main et m'appuyant sur l'autre dans l'herbe, je demandais : "Alors, as-tu passé une bonne journée ?"
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MessageSujet: Re: LOUVE & ELEONORA ┼ Promis juré qu'on la vivra notre putain d'belle histoire. Mer 28 Aoû - 23:00

LOUVE&MARY-ANN


Mon pinceau frotte ma toile jusque-là vierge, la peinture couleur rouge sang coule sur le sol sans que ça ne pose problème. Je m’en moque totalement, ce n’est que de la peinture. Une petite pointe de couleur pour égayer mon atelier. Oui. Pour la première fois j’ai un atelier rien qu’à moi. Les murs sont remplis d’étagères où les couleurs se confondent, où des dizaines et des dizaines de pinceaux sont placés dans des peaux, où des croquis sont entassés sous des crayons et des pastelles. Rose, violet, vert, bleu, cramoisi, taupe, kaki, toutes ces couleurs se mélangent, certaines ont un bouchon fermé, d’autre n’en ont pas. Pourquoi fermer les tubes puisque dans deux minutes je les utiliserais toutes ? Aucune couleur ne sera laissée de côté, ma toile brillera de mille feux. Les couleurs seront rassemblées en une explosion mise en arrière-plan, derrière un bouledogue français peu commode. Je n’aime pas, mais bon, le client a demandé ça, alors le client doit avoir ça. Pourquoi les gens sont si basés sur le normal ? Les tendances finissent par être dépassées et dans deux mois, cette toile finira à la poubelle parce que son propriétaire n’en veut plus. Je trouve ça injuste. Je vais passer plus de temps à la peindre, qu’elle ne va en passer sur un mur. Dois-je pleurer ? Non…Je me rattraperais plus tard, en peignant un mur dans la chambre comme convenu avec Mary. Les murs vierges rien que pour moi = Bonheur ! Bonheur avec un grand B, s’il vous plaît.

Sortir avec une femme qui a un jour posé une bombe et d’autres jours, tuée des gens devrait me faire peur. Mais en fait, je trouve ça excitant. J’adore le fait que ma femme soit un grand bandit, mais j’apprécie moins les problèmes qui viennent avec. Fuir aux quatre coins du globe quand la situation se corse, je sais que ça va devenir dur, mais pour être avec elle, je serais capable d’y laisser une jambe. Après Oli, je ne pensais pas pouvoir retrouver l’amour, mais bizarrement, l’idée de vivre une plus belle histoire ne me déplaît pas tant que ça. Oli me donnait tout ce dont je pensais avoir besoin : protection, amour, tendresse, force venant d’un être virile, mais Mary m’apporte beaucoup plus. A la protection et à la sécurité, s’ajoute tout ce qui fait de nous des femmes. Soit, la tendresse, la douceur, la profondeur de nos actes et la pureté de nos paroles. Jamais un seul de ses mots ne m’ait apparu comme étant dur, contrairement à Oli, qui me faisait peur quand il me parlait de sandwich à la saucisse. Sérieusement, quand un gars vous dit ça avec un regard lubrique, ça fait tellement flipper que j’ai eu l’impression de faire pipi dans ma culotte ! Mais Dieu merci, cet incident n’est arrivé que bien plus tard. Beaucoup plus tard. Et vous n’en saurez rien, bande de coquins.

Bref. Je pose mon pinceau, m’essuie sur mes vêtements et sort de la pièce, suivit de mon fidèle Baba, avec qui nous allons partir à l’aventure. Baba et moi allons retrouver notre rouquine préférée, au parc, mon petit trésor, mon petit ange, mon petit tout ce que vous voulez, même mon petit poulet si ça vous chante ! J’enfile mes bottes, ma veste trop grande pour moi, mon bonnet et me voilà habillée pour affronter le soleil. Mon short et mon débardeur sont là pour me donner froid, alors tout va bien. J’enfile la laisse de mon chow-chow favori, trouvé dans la rue et sors. Baba je l’ai trouvé alors que je rentrais chez moi, quand je vivais encore à New York, la grosse Pomme. « Pomme de reinette et pomme d’api, tapis, tapis rouge. Pomme de reinette et pomme d’api, tapis, tapis gris. » Bref. Il était allongé près de son maître et m’a regardé avec ses petits yeux de cocker tout triste. Alors je l’ai acheté. Mon gros bébé d’amour. Je marche dans les rues pleines, une épaule dénudée et les lunettes de soleil sur le nez, cherchant encore le parc. Je pense m’être perdue, alors je choppe une petite ruelle, tourne, tourne, encore, continue tout droit et… J’arrive face au parc ! Si j’avais continuée tout droit, j’y serais quand même arrivée, quoi… M’enfin. Je la cherche du regard, cette jolie femme tatoueuse qui fait chavirer mon cœur quand je suis tirée par Baba. Je cherche partout et souris en la voyant, ah, bah la voilà ! Je lâche la laisse pour laisser le chien lécher la glace en riant et me laisse tomber sur les genoux de ma belle en souriant. Je répondis à son baiser et l’approfondit même en passant mes mains dans ses beaux cheveux rouges flamboyants qui parfois tournent vers le orange avant de la regarder dans les yeux, descendant une main sur sa joue pour la caresser. « J’ai eu mieux ! Et toi ? Beaucoup de client au salon ? »
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LOUVE & ELEONORA ┼ Promis juré qu'on la vivra notre putain d'belle histoire.

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