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You know I'm no good. # Dorian

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soa
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MessageSujet: You know I'm no good. # Dorian Mer 14 Aoû - 0:18



Dorian & Ellie

Encore une nuit à rentrer trop tard. C'est les vacances pour tous, sauf pour elle. Toujours du boulot, de nouveaux articles et de nouvelles opportunités. Des heures passées dans le bureau à entendre tout le monde parler de vacances et les fusiller du regard, ses tonnes de documents la cachant des autres à cause de sa petite taille. Et même si ce jour là, Ellie porte des talons pour compenser son mètre 55, rien ne peut la faire dépasser ce fichu amas de travail. Trop de travail mais une sorte de situation qui lui plait. Vu que Logan est là, lui aussi. A travailler tard et à être dans son champ de vision. Loin d'être du genre à baver devant son profil, la brune ne se prive pas de le regarder de temps en temps, appréciant surtout sa mâchoire carré qu'elle adorerait voir parcourir sa gorge. Une relation étrange mais passionné. Du moins pour elle. Les images d'elle et lui hantent ces rêves récemment et c'est sans rougir qu'elle pourrait les partager avec ses colocataires. Si seulement cela les intéressaient. Ellie rit doucement et met un point final à son article. Assez clair et fluide, comme toujours. Fière d'elle elle met ses mains sur ses hanches et sourit, confiante. L'image du demi-sourire presque inexistant sur le visage de Logan quand elle le lui apportera la rend rêveuse. Frissonnant à cette idée, Ellie éteint la lumière de son petit bureau et attrape son sac à main avant de fermer les bureaux derrière elle. La jeune femme n'a pas regardée l'heure qu'il était et se doute bien que ni Galahad, ni Clyde ne l'attendront pour l'aider à se détendre avec des blagues. Soupirant, Ellie passe une main dans ses cheveux, fixant son reflet dans le miroir de l'ascenseur. Elle a l'air exténuée et la brune pose la tête contre le froid miroir le temps du trajet, envoyant une fraîcheur réparatrice dans sa tête. Un moment de reconsidération et d'échappatoire. Certes, c'est un ascenseur mais chaque petite chose est propice pour se laisser aller. Soufflant sur le miroir, une aura blanche se forme autour de l'endroit où ses lèvres vermeilles touchent la vitre. Une image qui en confond une autre, celle de l'Ellie d'avant. Celle qui a peur de tous les perdre à nouveau. Son nouvel équilibre et sa nouvelle vie. Ses amis. Des gens dont elle n'osait même pas rêver adolescente et qui aujourd'hui font partie intégrante de sa vie. En entendant le bruit de l'ascenseur, Ellie se recompose un visage neutre pour passer devant l'adorable gardien qui lui garde toujours un café à sa sortie. Peut être devrait-elle lui renvoyer la pareille un jour ou l'autre ? En attrapant le café, elle pose un baiser sur la joue du gardien qui rougit brusquement. Merci beaucoup, j'en ai vraiment besoin ce soir ! Et sur ses paroles, Ellie quitte le bâtiment, sa jupe virevoltant derrière elle, ses talons claquant dans la nuit d'Août.

Ses pas rythmés par le chant des Rolling Stones dans ses oreilles lui semble léger et si elle le pouvait, elle se décharnerait au milieu de la rue, dansant au son de la chanson. Mais Ellie a un tant soit peu d'amour propre et elle ne le fera que quand elle sera à l'abri dans son sanctuaire, leur TARDIS. La brune sourit en se rappelant l'expression sur le visage de Galahad quand celle-ci l'a comparée à l'acteur qui joue le Doctor dans sa série préférée. Chantonnant doucement les paroles entêtantes, Ellie est le seul être humain à traverser les rues à ce moment là. Et au lieu d'être terrifié comme la plupart des jeunes femmes le sont, la brune se sent dans son élément. Ayant longtemps été considérée comme une paria, un monstre, un démon, la jeune femme avait l'habitude de la solitude et des situations dangereuses. Vu qu'elle en était le principal sujet. Mais plus maintenant. C'est du passé. Du moins, la brune tente de s'en convaincre tandis qu'elle boit son café doucement, la chaleur lui brûlant le bout de la langue, causant une grimace de la jeune femme. Des rires surgissent de la rue et deux jeunes filles accompagné d'un seul garçon marchent de travers, bras dessus, bras dessous. Ellie sourit et leur fait un signe de la main, bien vite rendu vaguement avec des rires encore plus forts. Un vent frais vient secouer ses cheveux et Ellie frissonne à nouveau, sensation qu'elle a de plus en plus souvent ses derniers mois. Un bruit lui fait tourner la tête dans une ruelle à l'écart, alors qu'elle se trouve à quelques encablures de leur appartement. Une silhouette s'y trouve, dos tourné et agenouillé. Une silhouette qui lui est étrangement familière sans qu'elle puisse pour autant mettre un nom sur la personne. Brun et surement assez grand. Ellie s'approche de lui, quittant la rue bienveillante pour entrer dans cette ruelle si sombre. Euh Monsieur ? Vous allez bien ? Je veux pas paraître chiante mais bon, vu de la rue, vous aviez l'air bizarre alors... Certains lui crieraient surement de fuir mais sa naïveté et surtout le fait qu'elle n'est pas peur du danger la font se rapprocher complètement du jeune homme le voyant finalement de profil. Un petit cri sort de sa bouche en le reconnaissant. Le garçon tantôt cool, tantôt bizarre. Elle l'a déjà rencontrée plusieurs fois. Une fois dans une supérette où il avait l'air des plus normale et une autre fois où il était prêt à arracher la tête d'un pauvre sdf. Deux versions différentes d'un même homme qui l'avait intriguée à l'époque et qui l'avait aussi amusée. Un genre de personne différent mais qu'elle apprécie. Et ce soir-là, se trouver dans cette ruelle, seule avec lui, ça la rendait étrangement extatique. Oh ! C'est toi ! Ouais, tu dois pas me connaitre mais je t'ai déjà vu quelques fois. Tu fais quoi ici, tu inspectes la conformité du sol ou bien ? Ellie tente un sourire mais étrangement, l'ambiance lui semble un peu plus lourde comme chargée de quelque chose de bien différent de ce qu'elle a pu vivre avant. La brune croise ses bras sur sa poitrine, frissonnant encore. Elle aurait pet être du poursuivre sa route, elle serait déjà devant sa porte à ce moment là. Attendant que l'homme lui répond, son regard virevolte dans toute la largeur de la ruelle, nerveusement.

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MessageSujet: Re: You know I'm no good. # Dorian Jeu 15 Aoû - 13:18



Dorian & Ellie

Assis sur son tabouret dans le laboratoire il n’arrivait pas à se concentrer. Il était sans cesse déconcentré par un milliard de pensée désagréable. Depuis la sortie de la galerie il sentait que tout allait partir en cacahuète. Il voyait Enola légèrement suspicieuse, et même si elle restait là, à lui murmurer sa confiance, lui n’avait aucune confiance en lui. Enfin en lui si, en l’autre qui dormait paisiblement à l’intérieur et qui attendait la première défaillance pour ressortir et s’amuser absolument pas. Et depuis deux ans qu’il avait eu sa première crise d’épilepsie, son premier black out, il voyait bien que ça commençait à s’empirer. Ses black out pouvait duré des heures, et Lou comme Dorian l’avait appelé sans trop savoir comment ce dernier préférait s’appeler réellement, semblait vouloir gagner du terrain sur Dorian. Le pire dans l’histoire c’est que même Dorian commençait à l’agacer. En vingt trois ans, il s’était habité à sa personnalité désastreuse et plutôt violente, il acceptait avec joie son manque de moralité, après tout il était son propre génie, et se contrôlait comme il voulait. Mais justement non. Plus le temps passait moins il contrôlait les choses. Chaque nouvelle crise semblait ancré plus profondément les changements de personnalité, et adoucissait Dorian de manière insupportable à mesure qu’il rendait Lou parfaitement monstrueux. Il essayait bien de prendre ses médicaments pour calmer l’affaire, mais Dorian était un biologiste qui ne supportait pas ses conneries de médicament qui te détruise plus le cerveau qu’autre chose. Il savait bien que c’était l’hôpital qui se foutait de la charité étant donné qu’il s’était lui même détruit le cerveau avec les conneries qu’ils avaient fabriquées, mais aujourd’hui il avait grandit, et essayait d’utiliser les plantes à des fins plus intelligente qu’à te griller le cerveau... Et puisque les médicaments qu’il était sensé prendre altérait souvent ses capacités à réfléchir, et à travailler, il les prenait seulement lorsqu’il n’avait rien à faire de la journée - ce qui était rare - et le reste du temps se contentait de contrôler les crises d’épilepsie avec des décontractants musculaires à base de plante. Ces médicaments devaient le calmer et empêcher son cerveau de se déconnecter comme ça pour laisser la place à Lou. Mais devant son expérience il n’arrivait à penser à rien d’autre qu’à Jo, qu’à Enola. Il revoyait inlassablement la voiture embarquer le corps de sa meilleure amie contre le sol. Il revoyait sans cesse les tremblements de détresse d’Enola. Et il savait pertinemment qu’il n’avait rien fait. Rien du tout. Il fit craqué les os de son cou, fermant les yeux, et inspirant profondément. Il fallait qu’il se calme. Il commençait à avoir chaud. Il se leva, attrapant une bouteille d’eau sur le passage et faisant tomber une éprouvette. Il avait besoin d’air. Il retira sa blouse qui le dérangeait, et sortit dehors, descendant dans des petites rues. Il marchait, espérant que que l’air légèrement frai du mois d’Aout et la marche pourrait le calmer correctement. Il but le reste de la bouteille d’eau qu’il écrasa dans sa main avant de l’envoyer valser dans une poubelle. L’essentiel était de se vider l’esprit. Il fouilla dans sa poche pour voir s’il lui restait pas un peu de la plante sur laquelle il travaillait et qui était destiné à mieux calmer ses sautes d’humeur désastreux. Non... Ca devait être dans sa blouse... Evidement. Il avança encore lorsque ses jambes cédèrent sous son poids et qu’il se cogna la tête contre le sol. Inconscient il était incapable de se dire ce qu’il se passait. S’il y avait eu quelqu’un dans la ruelle, on aurait simplement vu un homme convulser contre le sol comme s’il avait été possédé. Le corps se cognait à de multiple reprise contre le sol avant de subitement se calmer, se relâcher et retomber une énième fois contre le sol visiblement épuisé.

La silhouette se réveilla péniblement, émettant un grognement sourd qui s’approchait d’un début de rire machiavélique. Il se retourna contre le ventre et rabattant ses genoux contre lui essaya de se relever en ce mettant à genoux. Son regard brillait d’une lumière nouvelle, et rigola d’un rire grinçant tout en ce massant sa tête franchement douloureuse. Il murmura comme pour lui même «I’m back Bitches» avant de s’étirer le coup et d’enrouler son dos sur lui même pour se soulager des différents chocs qu’il s’était pris. C’était tout de même franchement douloureux de redevenir soit même pensa-t-il. Euh Monsieur ? Vous allez bien ? Je veux pas paraître chiante mais bon, vu de la rue, vous aviez l'air bizarre alors... S’il allait bien ? Il n’était jamais allé mieux. Il revivait, il était invincible. Ou du moins il avait l’impression de l’être, on ne pouvait pas comprendre ce genre de sensation, celle d’être enfermé pendant des semaines et des semaines, sans sortir, sans pouvoir vivre. Il avait soif. Soif de tout. Soif de vous. D’une voix sombre et rauque. «Je vais très bien. Excellemment bien.» Il éclaircit sa gorge dans un nouveau rire grinçant. Il s’étira à nouveau le coup se faisant craqué un ou deux muscles. Oh ! C'est toi ! Ouais, tu dois pas me connaitre mais je t'ai déjà vu quelques fois. Tu fais quoi ici, tu inspectes la conformité du sol ou bien ? Il rit. Un rire tout aussi grinçant que les premiers, mais plus fort, plus violent, utilisant tous l’air à sa disposition dans sa cage thoracique. Elle était ridicule. Elle le connaissait ? Vraiment ? C’était terriblement amusant. Peu de gens le connaissait lui. On connaissait l’autre. L’insignifiant autre. Le génie pitoyable autre. Appuyant sur ses mains il se releva rapidement, pivota sur ses pieds agilement et d’une main habile vint plaqué la brunette sur le mur à sa droite se plaçant devant elle, son corps faisant barrière et l’empêchant de bouger. De sa main avide il dessina les traits de son visage tout à fait charmant, descendit le long de son cou, dessina le galbe de sa poitrine. Il ria. Un rire absolument affreux. «Tu me connais... ? Tu m’en diras tant...» Il amplifia la pression de son corps sur celui d’Ellie, bloquant probablement légèrement sa respiration, son regard s’enfonçant profondément dans le sien, sans cillé, sans montrer une seule marque de démence, un seul geste de rétractation, un seul mouvement d’âme. Juste un regard noir, profond et avide. Avide de vie, de tout.
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MessageSujet: Re: You know I'm no good. # Dorian Ven 16 Aoû - 23:59



Dorian & Ellie

Plus jeune, Ellie se fichait bien de ce que les autres pouvaient lui faire. Tout simplement parce qu'elles savaient qu'ils avaient trop peur de mourir en la touchant. Et cela lui plaisait, ce petit pouvoir qu'elle avait sur eux depuis toujours, comme une auto-satisfaction. Au lieu d'avoir des amis, la brune avait des ennemis qui la craignait. Elle était reine et elle aimait ça. Un royaume un peu débile mais où Ellie avait pris rapidement ses aises. Se faire traiter de monstre ou de faucheuse ne lui faisait presque rien. Jusqu'au jour où ils s'étaient pris à elle. Un soir, à la sortie des cours. Une bande de 5 filles qui l'attendaient dans un coin. Ellie a des souvenirs vagues de ce souvenir mais les coups ont plu sur corps, les insultes et les crachats collectifs sur elle. La brune s'était protégée du mieux qu'elle pouvait mais elle avait mal. Son royaume se rebellait et Ellie n'y pouvait rien. Juste regarder sans comprendre. Elles lui avaient dit des choses horribles, des mots implantés dans son esprit. Mais voilés par l'oubli. A son réveil, la jeune femme ne se rappelait plus des 24 heures précédentes. Choc traumatique dû aux nombreux coups sur son crâne. Souvenirs qui ont rapidement fait leur coming back dans les jours qui ont suivi. Mais ce soir là, Ellie a oubliée la plus grande leçon qu'elle aurait du apprendre. Celle que personne n'est réellement ce qu'ils paraissent. Une leçon qui lui aurait servi plus d'une fois et surtout ce soir là dans cette ruelle de Yellowsky où elle aurait pu s'éviter des ennuis, de gros. Mais il faut parfois apprendre de ses erreurs. Ellie ne se souvient pas non plus de leur visage satisfait face à sa soumission à cet instant. Elle avait eu honte, peur et était en colère. Mais la brunette ne s'est jamais vengé. Car une vengeance n'est pas légitime quand on a mérité la punition. Surement un peu croyante à cause de son père, Ellie avait accepté la punition sans rechigner et était revenu une semaine après, une cicatrice bien visible au dessus du sourcil droit. Seul preuve de leur attaque dans cette petite ruelle à l'écart, loin de toute personne qui aurait pu l'aider. Ironie du sort, tant d'années plus tard, la voilà dans une situation des plus similaires.

Dire que la brune le connaissait serait surement ridicule dû au fait qu'elle ne lui a adressé la parole qu'une seule fois et qu'il ne doit même pas se souvenir d'elle. En même temps, elle lui avait demandé à l'époque si tout allait bien et le brun l'avait envoyé balader gentiment. Raison de plus pour ne plus l'aborder, non ? La noirceur l'a toujours attiré plus que de raison. Principalement à cause de sa malédiction et de l'effet que les bad boy peuvent avoir sur elle. Électrisant, fascinant. Deux parts d'elle qui n'arriveront surement jamais à s'entendre. La partie qui aiment les solitaires aux regards intelligents et la partie qui rêve de violence et de noirceur. Certains la prennent pour une folle surement. Mais qu'en a t'elle à faire ? Jusqu'ici, Ellie a réussi à faire son chemin sans vraiment faire attention si la brune écrasait quelqu'un sur son chemin. Et ce n'est pas aujourd'hui qu'elle changera. Rien qu'à voir tout le travail qu'elle se tape au bureau. Tout ça pour prouver que la brune vaut bien la moitié du service à elle seule, tout ça pour montrer à Logan qu'il n'aurait besoin que d'elle pour faire marcher la boite. Egoïste, elle l'est. Et depuis longtemps. En entrant dans cette ruelle sordide sans avoir la moindre idée de ce qu'il se passerait prouvait sa naïveté. Toute personne censé aurait fait demi-tour à mi chemin ou aurait tout simplement passé son chemin. Pas Ellie. Parce que la brune a le chic pour se trouver là où il ne faut pas.

La brune entend les os de l'homme craquer un à un comme si celui-ci venait de se réveiller récemment. Les mouvement sont précautionneux sur son corps, comme s'il se redécouvrait en ce moment même. Sa voix. Étrange et à la fois intriguante. Et son rire. Inquiétant et amusant. L'homme est fou mais elle est encore plus folle de ne pas fuir. Ses pieds sont plantés sur le sol et Ellie fixe l'homme dont le regard est toujours absent de son champ de vision. La jeune femme hausse les épaules sous sa réponse.Oh ! Très bien alors, tant mieux, je suppose... Le bruit de son corps qui s'étire lui parait vraiment bizarre. Comment un homme qui vit au jour le jour peut avoir des muscles qui craquent autant ? C'est impossible. Non ? Rien n'est impossible à Yellowsky, c'est la conclusion qu'elle s'était faite récemment. Après toutes les rencontres qu'elle avait faite, plus rien ne la surprenait. Surtout pas un homme agenouillé, qui fait craquer tout son corps et qui ne la regarde pas. Pas effrayant du tout, hein Winslaw, se dit-elle dans sa tête, parlant à elle même et au fantôme de son père qui doit se régaler en ce moment même. Voyant que l'homme ne réagit pas, Ellie amorce son départ, réajustant son sac sur son épaule quand une pression vient se former contre elle, la poussant fortement contre le mur en face. La surprise fait lâcher son café à Ellie et elle ne peut empêcher un cri de douleur de se former quand son dos heurte violemment le mur. Tant pis pour la café, la brune en prendra un autre en rentrant. En supposant qu'elle rentrera. La brune a déjà vu ce genre de situation dans les films. Les femmes hurlent et se font prendre des baffes avant de voir leur cou se faire trancher ou pire. C'est pourquoi Ellie se contente de fixer ce regard noir aux pupilles très -trop ? - dilatés. Tentant tout de même de se dégager, la jeune femme ne fait même pas bouger l'homme malgré toute la force employé. La jeune femme soupire et se paralyse quand la main se met à se balader sur son visage. Si elle le mord, il va faire quoi ? La gifler ou rire ? Préférant l'inaction aux erreurs, la jeune femme le laisse continuer sa découverte, les yeux ne quittant pas ses orbites ténébreuses. Des yeux si similaires au sien durant sa période noire. Pas forcément aussi noir mais vide. Vide de tout, à part de colère pour sa part. Quand la main se pose sur sa poitrine, elle frissonne. Un frisson qui ne passe pas inaperçu vu qu'il peut la sentir contre lui. Mais frisson de peur ou d'excitation ? Pourquoi se pose t'elle cette question débile ? Se reprenant, la jeune femme s'éclaircit la gorge, reprenant ainsi un peu d'air qui commencait à manquer face à la pression trop forte de l'homme. C'était une façon de parler hein ! Tu es plus un inconnu qu'un ami. Et les inconnus ne se collent pas les uns aux autres comme ça. Et ils ne prennent pas l'initiative de toucher le corps de l'autre non plus comme tu l'as fait. Alors avant que je n'appelle quelqu'un, ça serait sympa que tu me laisses partir. Déjà, je pourrais remplir mes poumons correctement et je ne dirais rien, t'en ressors tout bénef' ! Oh et tu me dois un café, btw. Ponctuant son discours par un faux sourire, la jeune femme retente de se libérer de l'emprise de... C'était quoi déjà son prénom ? Jordan ? Ryan ? Ah oui, Dorian ! Sans succès apparent. Ellie se contente de fixer à nouveau l'homme en se retenant de soupirer. Certains ne savent vraiment pas s'arrêter se dit-elle tandis qu'elle peine à respirer.  
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MessageSujet: Re: You know I'm no good. # Dorian Sam 7 Sep - 14:12



Dorian & Ellie

Lou souriait. Un sourire avide et monstrueux. Le corps bloquer contre celui de sa victime il jubilait. Le pouvoir glissait dans ses veines petit à petit et il avait l’impression de revivre. De se mettre à vivre. Comme un nouveau nez qui viendrait de sortir du ventre de sa mère, mais avec déjà les pleines capacités. Etre un enfant était inutile. Seul le regard enfantin et la découverte miraculeuse valait la peine d’être vécue. Le reste n’était qu’un état vague d’impuissance, ou la seule force de l’enfant était son cri insupportable. Lou détestait les enfants. Il avait envie de les secouer, de leur hurler dessus. De leur faire comprendre que c’était à eux de se prendre en main, que rien ne leur tomberait tout cuit dans la bouche. Bien sûr... Comme s’il pouvait seulement le faire. Mais Lou ne réfléchissait pas. Il n’aimait pas la faiblesse. Il n’aimait pas la peur. Il n’aimait pas l’impuissance. Lou était fort, puissant. Lou était relégué à un second plan et il ne le supportait pas. A chaque réveil, l’impression de s’être fait écrasé devenait de plus en plus forte. Il haïssait son espèce de camisole de force d’intelligence, de rationalité, et de culpabilité. Ce mec le dégoutait. Et il était ridicule. Lou avait envie de vomir. Il ferma les yeux un instant, écoutant le silence autours de lui, sentant la poitrine frémissante de sa victime sous son torse pressent. Il sourit à nouveau. Un sourire mauvais qui ne laissait rien prévoir de bon. Le monde était à ses pieds. Et cette fille c’était le monde. Il la voyait, sans peur, et sans aucun nuage dans les yeux. Cette fille était reine. Dans un monde elle dominait. Ca ne pouvait être que ça. Ca droiture, son port de tête, son assurance. Elle était faite pour régner. Mais ce n’était plus important. Parce que ce soir elle ne serait plus rien. Demain elle n’oserait plus lever les yeux vers le ciel. Elle n’oserait plus respirer tranquillement. Elle n’oserait plus mettre un pied devant l’autre. Dorian ne tuait pas. Il vidait. Vidait de tout, de tout esprit. Il avalait la puissance, le rire, le sentiment de légèreté et d’insouciance qui devait pousser en chacun. Il était fait pour régner. Lui et lui seul. Dans toute sa splendeur. Dans toute son horreur. Un jour il faudrait bien que quelqu’un le reconnaisse. Et la seul manière de le reconnaître était de faire disparaître les plus puissant. Ceux qui pourrait avoir l’envie de régner à sa place. De lui prendre son pouvoir. Parce que le monde se réduisait à ça. Les faibles et les puissants. Et les puissants se battaient entre eux pour avoir le pouvoir sur les faible. Et il y en avait toujours un qui les mangeait tous. Le lion, le dictateur, le bourreau. Il voulait être les trois. Ce soir il était bourreau. Tortionnaire. L’air passa sur sa peau, et il respira le vent qui lui filait sur le visage. Le vent était chaud, désagréable, putride. C’était d’une perfection animale. Il sentait sous sa peau la douce chaleur de sa victime qui s’évaporait jusqu’à lui sans qu’elle puisse l’empêcher. C’était là toute la beauté de l’agression. Prendre sans y être autoriser, sous-tirer, une action de l’ombre, hors la loi, et infecte. L’horreur était douce, le malheur agréable. Toutes les valeurs positives étaient niaises et insupportable. Seul le vice avait une place avéré dans le monde. Et encore, parmi le flot de pourriture qui poussait dans ce monde, beaucoup était mauvaise, faussement mauvaise, se donnant des excuses. Mais quel excuse pouvait-on trouver à la méchanceté, à l’horreur ? On était mauvais parce qu’il n’y avait que ça de vrai. Parce que c’était une inspiration divine. Enfin divine ce n’était pas le mot... Dieu était un abrutit bien placé, qui avait probablement fait un paquet de chose horrible pour montrer sa puissance, et qui était suffisamment intelligent pour faire croire au monde qu’il était bon. Mais l’hypocrisie, était le seul vice vraiment vicieux. Le seul que l’on devait supprimer. La seul vérité devait transparaître pour tout le monde. Les mauvais devaient se dévoiler. Les bons devaient mourir... D’ennui principalement.

Il écoutait vaguement la brunette qui lui faisait face, prit dans son dialogue intérieur, pouvant, enfin, entendre ses pensées, et y répondre. Tous les sens ouverts sur l’extérieur, il écoutait, ressentait, appréciait. Il se délectait des réactions peu banale de sa victime. Elle n’avait pas l’air d’avoir peur. Elle n’avait pas l’air de trop apprécier non plus... Ou peut être que si. Elle était difficilement déchiffrable, c’était délicieux. Glissant ses mains contre son corps, il cherchait à lire en elle dans le pli des étoffes, dans la courbure de ses reins, dans la moiteur de son cou. Oui il y avait quelque chose de fort et de beau chez elle, quelque chose que l’on pouvait vouloir détruire. Mais plus que ça. Il y avait une noirceur indéfini qu’il arrachait de ses rétines. Un je ne sais quoi qu’elle n’essayait pas particulièrement de cacher, que son subconscient dissimulait légèrement néanmoins. Elle ne se rendait peut être pas compte, de la grandeur qui existait dans ses yeux. Peut être devait-il faire ça... Lui prendre ses yeux... Les lui arracher, les faire siens... Il entendrait probablement un cri sordide et étouffant, il pourrait gonfler sa poitrine se nourrissant de sa douleur et de son désespoir. D’un coup langoureux il écrasa son bassin contre celui de la demoiselle, les yeux fermés, ressentant chaque parcelle de lui se délecter de ce contact volé. D’un geste vif et sensuel il dégagea la nuque de la jeune femme, repoussant ses cheveux derrières ses épaules, les coinçant derrière son oreille. Il aimerait pouvoir être un vampire, se baisser contre elle, et planter, deux dents. Deux petits trous qui vidait pourtant sa victime de tout son essence. Lou avait une certaine passion pour Dracula... Enfin certain Dracula. Mais ce n’était pas la question. Glissant son doigt pour dessiner le creux de son coup il s’approcha lentement de son oreille, savourant chaque millimètre qui était pris sur sa victime. Il vint lui susurrer chaudement à l’oreille. «Tu es monstrueuse... Abominable... Nous sommes pareils.» Il effleura le lobe de l’oreille de ses lèvres, finissant par placer un baiser brulant dans le creux de son cou. Enfin il sentait sous ses lèvres, le coeur en détresse de sa prisonnière battre.  
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