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We're all stories in the end. Just make it a good one, ok ? ~ w/ Daryl

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ffl
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MessageSujet: We're all stories in the end. Just make it a good one, ok ? ~ w/ Daryl Lun 27 Mai - 14:23



Daryl & Lyra.



Le soleil. Enfin ses rayons viennent se glisser à travers les nuages omniprésents de Londres. Les passants ont remis leurs beaux habits et la bonne humeur est de rigueur. Partout où Lyra pose son regard, de la vue qu'elle possède sur son quartier, les gens sourient et se baladent comme des touristes. Un rayon de soleil vient agresser ses pupilles et la jeune blonde se décale de la fenêtre, soupirant légèrement. Il est 14h et elle est toujours en pyjama. Si on prend en compte qu'elle a un rencard à 15h30 à Piccadilly Circus, elle est mal barrée. Un sourire se pose sur ses lèvres et elle court jusqu'à sa salle de bain, rigolant comme une adolescente qui va à son premier rendez-vous d'amoureux. Ce genre de concept lui ait étranger. Lyra ne sait plus intéressé à l'amour depuis... Une bonne dizaine d'années, ce sentiment étant intimement liée à la déception et à une grande tristesse. Mais quand l'assistant de son patron lui a proposée de boire un café et manger un bout, tout ça en étant d'une couleur vermeille adorable, Lyra n'a pas pu résister. Depuis l'Amérique, elle enchaine les coups d'un soir, persuadé qu'un jour, Lewis reviendra et qu'elle pourra enfin tout lui avouer. Mais c'était avant. Avant qu'elle tente de mettre un point à leur histoire. Une histoire si belle et si lourde de ressentiments pour la blonde qui, tout en se passant un coup de mascara sus ses yeux bruns, se souvient encore de ses derniers mots : froid et cruel, comme si Lyra n'était qu'une misérable personne. Elle se mord la lèvre inférieur et sort de ses souvenirs pour se concentrer sur le moment présent. Il ne reviendra pas et elle doit passer à autre chose. Ses cheveux bouclés dégringolant sur ses épaules, elle ne s'attarde que très peu sur son maquillage, n'étant pas du genre à en faire des tonnes. Lyra, en avançant en dansant légèrement sur une musique imaginaire, se précipite dans sa chambre, trébuchant sur une aquarelle qui laisse s'échapper un filet de couleur bleu sur le parquet. Insultant sa maladresse, elle s'approche de son armoire et choisit une robe légère, de couleur rouge et noir, s'arrêtant aux genoux et possédant un léger décolleté. La blonde sourit, fière de son choix et accorde ses vêtements par des escarpins. On l'a conseillé pour les chaussures. N'étant pas une femme énormément féminine, Lullaby était toujours là pour l'aider dans ses choix de vêtements, son très bon gout ressortant dans les vêtements de Lyra. Son amie n'était pas au courant du rendez-vous mais elle ne doutait pas qu'elle en aurait fait des tonnes si elle le savait. Attrapant son sac, elle hèle un taxi dehors et se précipite à l'intérieur, souriant légèrement au chauffeur. Il n'est que 14h30, elle aura du temps pour un peu de shopping ! A Piccadilly Circus, s'il vous plaît ! "

Lissant quelques plis sur sa robe, Lyra regarde les changements de paysage, passant des recoins tranquilles de Yellowsky à l'agitation de Londres. Cette ville est décidément un vrai havre où toutes personnes, qu'importe l'endroit d'où ils viennent, se retrouvent et finissent par créer des histoires extraordinaires. Londres, c'est tout simplement un endroit extraordinaire que, petite, elle rêvait de découvrir. Il lui avait promis de l'emmener un jour... Fronçant les sourcils, elle remarque que le chauffeur la regarde dans le rétroviseur, les sourcils froncés. J'ai pas que ça à faire ma jolie, on est arrivés, tu me payes ? Rougissant rapidement, un sourire contrit nait sur ses lèvres et tout en tendant l'argent au chauffeur, elle ouvre la portière sans regarder. Un choc puis une sorte d'exclamation font rapidement tourner la tête à Lyra pour s'apercevoir que sa maladresse et son manque d'attention lui ont fait faire, encore une fois, une idiotie. Un homme se tient un genou à terre, les mains autour de son estomac. Elle hésite entre rire ou être choquée. Surement un peu des deux. La chevelure brune et sophistiquée de l'homme est la seule chose qu'elle voit. Lyra claque la portière et s'abaisse vers lui, un léger rire la secouant. Je suis désolée, vraiment ! Je ne regardais pas ce que je faisais mais la faute n'est pas entièrement la mienne, vous deviez avoir la tête dans les nuages vous aussi. Tenez, prenez ma main. Lyra écarte un pan de ses cheveux tout en attrapant la main de l'inconnu qui finit par relever la tête, prononçant des paroles incompréhensibles.
En voyant le visage de l'homme, des émotions contradictoires surgissent dans son esprit : choc, étonnement, tristesse, nostalgie et colère. Elle fronce les sourcils face au visage de l'homme. Et dans un murmure, son prénom passe ses lèvres sans qu'elle n'y ait vraiment pensé. Lewis ? Le temps a passé et les années ont laissés leurs marques sur son visage qui garde pourtant les formes qu'elle aimait tant plus jeune. Ce regard chocolaté toujours aussi vif, ses cheveux en bataille qu'il avait bien naturellement gardés, les mêmes lèvres qu'elle avait tant rêvé d'embrasser. Mais qui, pour le moment, ne prononçait aucune parole. La colère reprit le dessus sur le reste, les souvenirs vifs de ses dernières paroles faisant le tour dans l'esprit de Lyra. L'abandon et sa façon de lui parler. Tout se mélangent et se chevauchent et, à mi-chemin pour l'aider à se relever, elle lâche sa main - plus ou moins volontairement - et le regarde s'écraser à nouveau sur le sol, poussant un nouveau grognement. Un rictus apparaît sur le visage de Lyra et le dépassant, elle lui dit. Finalement, je crois que vous n'avez pas besoin d'aide. Après tout, vous savez très bien vous débrouiller tout seul, n'est ce pas ? Un sourire aux lèvres, elle commence à partir. Lui ayant tourné le dos, le sourire fait place à une grimace et elle se sent vide. S'il n'a pas réagi, c'est qu'il ne l'a pas reconnu. Qu'elle est devenu une simple page de son histoire qu'il a décidé d'effacer de sa mémoire. Comme tout ce qui le rattache à l'Amérique, sachant de ses parents que sa mère cherche à le contacter. Les larmes font leur apparition mais elle se reprend rapidement. Elle ne pleurera plus pour lui. Et si pour ça, elle doit accepter le fait qu'il l'a oubliée, elle le fera. Car elle finira bien par l'oublier elle aussi... N'est ce pas ? Ne pouvant s'empêcher de s'arrêter, elle inspire profondément et se retourne pour le regarder à nouveau, le trouvant bien plus près d'elle qu'elle ne le croyait. Elle sursaute légèrement et fixe le regard de Lewis, croisant les bras sur sa poitrine, jouant la carte de l'inconnu. Vous voulez peut-être que je m'excuse ? Désolée, je suis pas de ce genre là, à m'excuser pour une raison qui n'en vaut pas la peine. Vous aviez l'air bien par terre, c'est peut être là où vous auriez du rester au lieu de revenir me pourrir la vie, comme si vous ne l'aviez pas assez fait ! Consciente d'avoir hurlée ses paroles, elle s'éclaire la gorge et le fixe toujours, la multitude de sentiments explosant à l'intérieur d'elle-même, incapable de savoir ce qu'elle doit faire ou dire face à l'homme qui, encore hier soir, faisait partie de ses rêves les plus noirs.

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MessageSujet: Re: We're all stories in the end. Just make it a good one, ok ? ~ w/ Daryl Ven 31 Mai - 15:24






The day we first met
Daryl & Lyra

ILes coïncidences semblent parfois trop énormes pour qu'elles semblent totalement dues au hasard. Certains événements faisaient que l'on pouvait arriver à croire que le monde se moquait royalement des pauvres petits êtres qui le parcouraient. Dans ce genre de cas, on arrive à douter fortement de l'existence, sinon d'un Dieu, d'un marionnettiste aux tendances bien trop sadiques qui passait son temps à organiser les pires situations. Ce marionnettiste, à Yellowsky, répondait sous le nom de « Madame ». Mais apparemment trop préoccupée par l'incident récent au sein de sa demeure, elle avait dû reléguer la tâche à quelqu'un d'encore plus sadique, si tant est que ce soit possible. Il n'y avait que cette solution pour expliquer la rencontre, ou plutôt les retrouvailles, auxquelles Daryl assista en ce jour de mai. Ou alors, une entité bien trop souvent sous estimée était telle entrée en action, il n'aurait su le dire, il ne savait même plus que penser. Coïncidence ou destin ?
Daryl s'était réveillé tôt ce matin là. Non pas qu'il en ait forcément besoin, travaillant pour la plus grande partie de la journée à domicile, mais ça avait toujours été ainsi, ou du moins depuis bon nombre d'années, son corps ayant pris le rythme qu'il avait été obligé de suivre lorsqu'il n'était qu'un jeune employé en librairie. Toutefois, il se réveilla seul, sa fiancée ayant déjà quitté l'appartement. D'une manière assez inexplicable, il avait ressenti un petit pincement. Il n'aimait pas tellement être seul, surtout à Londres, ville qu'il apprenait petit à petit à connaître, mais qu'il ne maîtrisait pas encore totalement. Il avait fini par prendre ses repères, mais malgré cela, sa fiancée restait encore la seule qui réussisse à lui donner totalement confiance en sa capacité à s'adapter. Bien entendu, dix ans plus tôt, il avait fait le même chemin, mais en capitale française, sans l'aide de personne. Pourtant, c'était différent, du moins l'homme le ressentait-il comme cela. Il n'avait pas de but spécifique à Londres, pas de famille à trouver, ni à retrouver, quelques connaissances, mais qui n'étaient pas le but de son voyage … N'allez pas croire qu'il n'aimait pas cela. En vérité, il adorait voyager. Mais comme dans tout pays, voir les choses seul n'était pas la meilleure manière d'en profiter. Et seul, il ne l'avait été que relativement peu, tout sociable qu'il était. Une fois arrivé à Paris, il avait vite pris ses marques, vite fait des rencontres agréables, son sourire attirant plus que n'éloignant les français de sa personne. Et avant … Avant, il avait eu Lyra. C'était tout, il n'y avait rien à ajouter. Il avait eu la chance de l'avoir eu, et avait commis l'erreur de la perdre. Et maintenant … Comment pouvait-il espérer retourner là-bas ? Essayer de se faire pardonner semblait ridicule … On peut se faire pardonner de quelques mois d'absence. Peut-être un an. Mais dix ? Comment expliquer dix ans d'abandon ?
S'ébrouant mentalement, Daryl posa sa tasse de café – désormais vide - d'après déjeuner sur la table de la cuisine. Malgré tout ce qu'il pouvait dire, ou faire, cette attitude qui prouvait qu'il vivait dans le présent, et peut-être quelque peu dans l'avenir, il n'oubliait pas le passé. Chaque jour il se passait le film de ses souvenirs, chaque jour il se demandait comment il avait pu, bien conscient qu'il faudrait qu'il vive avec ça jusqu'à la fin de sa vie. Soupirant, le trentenaire jeta un coup d'oeil par la fenêtre, et remarqua avec plaisir le soleil qui pointait le bout de son nez. Il avait passé la matinée à travailler sur son nouveau livre, et l'heure approchait dangereusement où il devrait se rendre à l'orphelinat. Mais il en était plutôt content, laissant ses pensées plus sombres au placard. 

Le brun avait encore deux heures devant lui, mais une fois n'était pas coutume, il décida de sortir se dégourdir les jambes. Attrapant et enfilant sa veste pour plus de sûreté quant à la température extérieure, le Bates finit par claquer la porte de chez lui, pour s'élancer au dehors, le sourire aux lèvres. Il ne tarda pas à monter dans un bus, pour se rendre en plein centre du Londres touristique.
Il en descendit bientôt, se plongeant avec plaisir dans l'agitation et le brouhaha communs aux grandes villes, observant tous les passants avec plus ou moins d'attention. L'observation. Voilà quelque chose qui lui servait énormément pour ses écrits, une capacité qu'il avait de capturer dans son esprit les petits détails invisibles aux yeux des autres, ce petit détail qui rendait le personnage si unique en son genre, la personne si importante. Malheureusement, il passait plus de temps, de manière générale, à observer les autres, touristes comme londoniens, plutôt que les endroits où il mettait les pieds, ce qui, fatalement, se finissait pratiquement toujours en accident. Sans qu'il s'y attende et surgissant de nulle part, une portière vint heurter violemment son corps, ce qui eut pour effet de lui tirer un grognement de douleur involontaire, et de le mettre à terre, les bras repliés autour de son estomac pour attendre que la douleur s'estompe. Une voix. Familière, sans que Daryl puisse cerner exactement d'où il la connaissait. Trop lointaine. Trop souvent imaginée, puis ensuite idéalisée. Légèrement effacée de sa mémoire, elle y revient au galop. Daryl, dans sa stupeur, ne saisit pas exactement le moment où il comprit qui se trouvait en face de lui. Après avoir attrapé sa main, sans doute. Après avoir levé les yeux, après avoir croisé ces yeux qu'il pensait ne plus jamais revoir.

« Lyra ?! »

Incompréhension. Appréhension. Stupeur. Peur. Joie, quelque part, de savoir qu'elle était encore là, quelque part. Puis prise de conscience. Que le moment n'allait pas être facile, qu'il allait devoir parler. Qu'il allait devoir expliquer. Ou peut-être seulement subir. Il remarqua à peine qu'elle avait lâché sa main, ses mots se frayant un chemin bien plus efficacement que ses gestes dans son esprit. Lyra. Il l'avait mérité, sans doute. Il avait tourné les talons, sans explication, égoïstement. Pouvait-on réellement trouver une excuse à cela ? D'un geste, il se releva, s'époussetant vaguement, avant de la suivre. Il n'allait pas la laisser partir comme ça. Quand bien même ce serait dur, quand bien même il ne comprenait pas ce qu'elle faisait à Londres. Il était peut-être encore le jeune égoïste qu'il était dix ans plus tôt, mais il voulait se faire entendre, et lui dire tout ce qu'il voulait lui dire depuis dix ans. Mais la vérité était qu'une fois qu'elle se fut retournée sur lui, il ne sut plus quoi dire. Alors il dit les mots qu'il aurait dû dire des années plus tôt. Qu'il n'avait jamais su dire de façon appropriée. Des mots dérisoires et qui dix ans plus tard ne voulaient plus rien dire.

« Je suis désolé. »

D'avoir été le pire des enfoirés.  De pas avoir appelé. D'être parti sans prévenir. De t'avoir parlé comme je l'ai fait. De ne pas t'avoir dit tout ce que je ressentais quand je le pouvais. D'avoir fait comme si j'avais oublié les années passées. Le pire était que même s'il arrivait à s'expliquer, sûrement rien au monde ne pourrait lui donner crédit aux yeux de la blonde. Pendant qu'il réfléchissait durant un millième de secondes à ce qu'il allait dire, il l'observa. Malgré le temps, malgré la colère, elle restait sa Lyra. Il pouvait le voir, le sentir, il la connaissait tellement bien.  L'avait connue tellement bien.

« Je devais partir, je comprends que tu m'en veuilles, c'est totalement légitime, mais je ne pouvais pas rester à Chicago. Je … Je suis vraiment désolé pour ce que je t'ai dit, pour ce que je ne t'ai pas dit et je mériterais sans aucun doute que tu me frappes au moins un million de fois et que tu continues de crier pendant au moins une heure, mais laisse-moi une chance de m'expliquer, s'il te plaît. »

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MessageSujet: Re: We're all stories in the end. Just make it a good one, ok ? ~ w/ Daryl Mer 12 Juin - 20:26



Daryl & Lyra.



Un froid s'installe en elle quand Lewis la regarde. Un froid imperceptible pour les autres mais bien présent pour elle. Ce froid qu'elle a trainée derrière elle durant toutes ses années. Ce froid qui a paralysée son coeur et ses larmes depuis tant de temps. Ses muscles se contractent et se décontractent face à lui. Les frissons l'a parcourent quand elle fixe ses yeux et ses cheveux qui lui ont tant manquée. L'homme qui lui fait face, elle en a rêvée. Qu'il finirait par revenir et s'excuserait, qu'il lui ferait voir les choses qu'elle ne comprenait pas. Car il n'y a qu'avec lui qu'elle se sent complète. Il n'a finalement pas perdu la mémoire. Son regard chocolat se porte sur le sien. Les nerfs à fleur de peau et la colère vibrant en elle, Lyra fixe l'homme pour qui, des semaines auparavant, elle aurait pu soulever des montagnes. Pour qui elle aurait tout fait. Petite, elle s'imaginait se marier avec lui, rêvant qu'il l'a porterait comme une princesse. Il faut croire que les contes de fées ne sont pas fait pour elle. Résignée à garder sa fureur, la blonde sait pourtant qu'au bout d'un moment, elle finira par craquer. Par le vouloir dans ses bras, sentir son parfum et ses bras autour d'elle. Dans ses rêves, Lewis fait toujours le premier pas. Mais aujourd'hui, c'est la réalité. Le monde où chaque seconde perdu peut se transformer en un raz de marée de remords. Dans la ville qui vit si rapidement. Les gens les dépassent et grognent, étant au milieu du chemin. Mais qu'importe. Tout ce que la jeune femme voit, ce sont les yeux de son ami - ancien ami ? - qui la fixe sans savoir par quoi commencer. Ses bras toujours serrés contre elle, Lyra se retient de lui toucher la joue pour se persuader de la véracité de la situation. Il est bien en face d'elle, le temps ne laissant aucune trace visible sur ce visage tant imaginé puis oublié. Rien ne pouvait lui laisser penser qu'il partirait à l'époque. Les images de leur dernière rencontre, le regard vide de l'auteur, ses mots cruels. Un désaccord qui a crée une bombe. Et sous ses pensées, les trois mots que Lyra attend depuis des années sortent enfin, lui lançant des frissons dans tous les corps. La blonde ne peut empêcher un rire faux de franchir ses lèvres, brisant en même temps le lien visuel. En elle, tous ses anciens sentiments se propagent, intégrant principalement son coeur et son esprit, la faisant trembler d'anxiété et de peur, de regret et de colère et principalement de tristesse. Son regard s'embue légèrement et la blonde se redonne constance, s’éclaircissant la voix. Tu es désolé ? Et ce n'est que maintenant que tu t'en rends compte ? Dix ans a attendre une nouvelle. Une lettre, un appel, même un mail de deux lignes. Mais rien ! Tu as trouvée un bonheur que personne ne pouvait t'offrir c'est ça ? Tu as préférée zapper les choses qui n'avaient plus aucun sens pour toi ?

Lyra a conscience qu'elle hausse la voix, que les passants les regardent étrangement et qu'elle doit passer pour une vieille mégère. Mais toute la colère contenue durant toutes ses années se mélangent en elle qui ne peut s'empêcher de sortir. Le regarder s'excuser et user des mots qui pour elle n'ont plus de sens l'exaspère tout en lui donnant l'impression qu'il se fiche d'elle. Pourquoi voudrait il se repentir après tout ce temps ? S'il voulait vraiment l'avoir dans sa vie, il aurait bougé avant. Lyra secoue la tête, se passant une main sur le visage avec un sourire triste. Que veux-tu expliquer ? Tu n'as rien voulu me dire à l'époque. A moi, ta meilleure amie. Qu'est ce qui change aujourd'hui ? Tu t'es casé et tu es pris de remords ? Je ne sais plus Lewis... Tu n'as pas idée de ce qu'il m'est arrivé depuis que tu es parti. Luttant contre les larmes, elle tente un regard vers lui. Est-il sincère ? Sur ses propos. Même si ses excuses lui donnent envie de le jeter à terre pour le massacrer avec son sac à main et sa bombe lacrymogène, au fond d'elle, une part veut savoir. La part qui n'a pas oubliée qu'il a été le point d'ancrage de la moitié de sa vie. Et qu'il le restera probablement. Réprimant un sanglot, elle aperçoit un banc et se pose sur celui-ci, le plus loin possible du brun. J'ai un rendez-vous dans une heure. C'est tout le temps que je peux t'accorder. Je ne sais même pas pourquoi j'accepte ça... Malgré ses efforts, Lyra ne peut s'empêcher de le regarder. Parce qu'au fond d'elle, la blonde sait qu'il est toujours le Lewis qu'elle a aimé... Et qu'elle aime toujours. Elle s'essuie ses yeux légèrement humides et reporte l'attention sur ses pieds, ne voulant pas qu'il l'a surprenne en train de le regarder. Je tenterais de ne plus crier, ni de te blesser involontairement. A part si tu le mérites. Le soleil brille toujours autant mais étrangement, la jeune femme a l'impression que l'atmosphère est différente et que la présence de Lewis a rendu les choses bien plus claires. Bougeant les pieds comme une petite fille gênée et ennuyée le ferait, Lyra attend, persuadée qu'elle ne tiendra pas 5 minutes sans verser une larme.

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MessageSujet: Re: We're all stories in the end. Just make it a good one, ok ? ~ w/ Daryl Mar 25 Juin - 11:22






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L'heure des retrouvailles avait sonnée. Des retrouvailles dures, empreintes de tristesse et de colère. Si un jour, dans ses rêves les plus inavoués, il avait imaginé revoir Lyra, il était certain que ce n'était pas comme cela que ça s'était produit. Mais il ne méritait pas mieux. Il méritait sans doute pire. Il s'était souvent, toutefois, imaginé la déception dans les yeux de sa meilleure amie. Ancienne, meilleur amie, sans doute. Mais la voir en vrai, et non totalement imaginée, c'était au-delà de toutes les tortures, sans doute, qu'il ne pourrait jamais encaisser. Il avait merdé. Sur toute la ligne. Il avait cru que s'éloigner de sa vie d'avant était nécessaire. Pour oublier. Se reconstruire. La laisser en arrière. Tout laisser en arrière. Ne pas regarder par-dessus son épaule, comme si tout ce qu'il avait vécu pouvait s'évanouir. Comme si tout ne représentait rien, alors que c'était tout le contraire. Peut-être qu'au final, nécessaire, tout cela l'avait été. Sans aucun doute. Mais dix ans. Il n'avait qu'un coup de téléphone à passer. Une lettre. Rien. Les souvenirs de leur dernière rencontre remontaient à la surface, comme une bombe qu'on aurait activé et qui finissait par exploser dans les méandres de son esprit attristé. Dix ans. Ce n'était pourtant pas, au bout du compte, les tentatives qui avaient manquées. Le numéro composé, puis le combiné raccroché, sans avoir appuyer sur le dernier bouton. Puis Anya. Et ensuite, les chiffres, au contraire de la personne, s'étaient estompés dans son esprit. Trop honteux, trop lâche, peut-être les deux.

Le rire, froid, faux, de la blonde le blessa. Bien qu'il ne l'admettrait jamais à haute voix, il l'avait mérité. Il ne s'attendait pas à ce qu'elle soit heureux de le voir, tout comme, d'ailleurs, il ne s'attendait pas à la trouver autre part que sur le continent américain. Mais il était blessé. Peut-être parce que Daryl savait qu'il n'avait en aucun cas le droit de redire quoique ce soit à l'attitude de Lyra. Alors il la fixa, en silence, essayant de garder la tête haute, et d'assumer tout ce qu'elle lui dirait. Alors qu'elle parlait, sa voix empreinte de colère, de tristesse, de tous ces sentiments néfastes qu'il n'aurait jamais voulu voir en elle, certainement pas tournés vers lui, il n'avait qu'une envie: pouvoir de nouveau la prendre dans ses bras, la sentir de nouveau sourire simplement grâce à ce contact. Mais il avait trop fait, ou trop peu fait pour qu'il puisse se le permettre à l'heure actuelle. Alors il se prépara à lui répondre, bien que tout ce qu'il pourrait lui dire lui semblait désormais dérisoire, face au nombre d'années qui les séparaient.

" J'aurais dû téléphoner, j'ai voulu mais ... Je n'ai pas d'excuse pour ça, j'en suis conscient. Je ne suis pas parti parce que plus rien ne m'importait à Chicago, mais justement parce qu'il y avait trop de choses qui comptaient pour moi. J'ai préféré fuir tout ce qui me définissait plutôt que de faire face."

La vérité était que Daryl ne savait pas quoi dire pour sa défense. Il aurait pu tenter de tout lui déballer, tout ce qui l'avait fait partir, expliquer son attitude, mais tout ça ne valait pas dix ans de vie. Rien ne valait dix ans de vie. Tout ça pouvait s'expliquer seulement par sa lâcheté, et elle n'était pas pardonnable. Lâcheté, fierté, sans doute un peu des deux, qui l'avait condamné. Mais s'il savait bien quelque chose, c'était qu'il ne voulait pas laisser tomber. Appelez ça comme vous voulez, hasard, destin, ils étaient de nouveau tombés l'un sur l'autre, et il ne voulait pas gâcher cette occasion. Cette fois-ci, il ne tournerait pas la page, il ne partirait pas. Malgré sa nouvelle vie, son besoin de se refaire une identité, il n'avait jamais oublié Lyra, elle lui avait toujours manqué, d'une façon ou d'une autre. Malgré le temps, les blessures dont il avait été l'auteur, il l'aimait encore bien trop pour la laisser s'échapper sans explication, aussi bancale soit elle.

"A l'époque je n'ai rien dit à personne. Je voulais juste partir le plus loin possible, je n'arrivais même pas à penser aux répercussions. Tu as raison, je n'ai strictement aucune idée de celle que tu es devenue ni même de ta vie ces dix dernières années. Mais j'aimerais avoir une chance de me rattraper."

Alors qu'il pensait qu'elle allait simplement partir et le laisser là, sa sensation de vide désormais revenue, la jeune femme se posa sur un banc, non loin d'eux. C'est à ce moment là que Daryl se rendit compte de la gêne qu'ils représentaient jusqu'alors pour les autres passants, bien qu'il n'en ait pas grand chose à faire. Il n'était de toute façon pas là pour eux.
Il s'assit donc sur le banc également.

"Merci."

Il garda toutefois le silence tout en l'observant, essayant de trouver par où commencer. L'attitude de la jeune femme lui rappelait celle qu'elle avait quand ils étaient encore le plus heureux des duos. Elle ne semblait pas avoir changé, et pourtant, il devinait que c'était le cas, bien que celle qu'il avait connu était toujours, quelque part, celle qu'il avait à ses côtés aujourd'hui. Alors qu'il ouvrait la bouche pour parler une première fois, sa voix se bloqua. Il ne savait vraiment pas par où commencer. Bien que la situation se soit tassée, il se rappelait exactement ce qu'il avait ressenti dix ans plus tôt, en apprenant la vérité sur sa famille. La colère. Le dégoût. La tristesse. L'impression que tout trouvait un sens mais que sa vie en perdait. L'inconnu.

" Ce que je vais dire n'excusera pas les années d'absence. Sans doute l'expliquera-t-il un peu. La dernière fois que l'on s'est vus, avant que je parte, j'ai été injuste envers toi. Je venais d'apprendre une vérité qui m'a blessé. Ma mère a trompé mon père. Environ neuf mois avant ma naissance, si tu vois ce que je veux dire... J'ai dû faire face à cette révélation et à ses conséquences. Je ne voulais plus voir ma mère, je comprenais mieux le père que j'avais toujours connu mais ne lui pardonnait pas pour autant ce qu'il m'avait fait subir parce que celle qu'il avait épousé avait été infidèle. Tout a été remis en question. Quand je suis parti, je n'avais qu'une idée en tête. Retrouver mon vrai père. Je ne savais pas pourquoi je le voulais, mais c'en était devenu une obsession. Alors je suis parti."  

Il ne savait pas si ce qu'il disait allait mener quelque part, ni même si tout ça avait un sens. Si ça pouvait réellement expliquer son départ, lui donner quelques crédits aux yeux de Lyra. Le lui faire comprendre.

"Je suis parti sur un coup de tête. Mais je me sentais tellement honteux de t'avoir laissé que je ne suis jamais revenu. Je voulais m'éloigner le plus possible de ma mère, et pour ça j'ai abandonné la personne qui comptait le plus à mes yeux. Je pensais que ce serait plus facile comme ça, mais ça ne l'a pas été. "
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MessageSujet: Re: We're all stories in the end. Just make it a good one, ok ? ~ w/ Daryl Jeu 25 Juil - 20:57



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Les souvenirs la hantent. Ses moments si sombres et pourtant bien présents dans son esprit. Une période où seule sa soeur réussissait à la faire réagir. Où elle a tout abandonnée, à commencer par ceux qui auraient pu la sauver de cette folle spirale. Son coeur en miettes et ses larmes douloureuses qui ont tant coulés de ses joues. Elle l'aimait. Son coeur lui hurlait la perte et le chagrin, les morceaux douloureux s'éparpillant un peu partout pour la rendre complètement amorphe. Un amour désuet et unique, qui n'a pas d'avenir. Des paroles froides, cruelles, comme son regard. Fallait-il vraiment qu'il en arrive là ? La jeune Lyra croyait son monde teinté de nuances noirs et grises, les couleurs qu'elle aime le moins. Des couleurs qui signifiaient la perte et le deuil. Un deuil de son ancienne vie. Un aurevoir à ses sentiments si longtemps assoupies. Un adieu à ceux qui ont fait parties de sa vie. Eugène, surtout lui. Son coeur se serre toujours à la pensée de son abandon et du garçon qu'il est devenu. Sa soeur a qui elle a imposée tout ses changements. Sans Bonnie, Lyra aurait surement perdu bien plus. Oui, sans cette petite croisée par hasard, la blonde aurait perdu tout espoir de se raccrocher à un espoir. Mais Lewis n'en sait rien. Il revient dans sa vie quand elle décide de l'en effacer. Comme si le brun avait pressenti ce changement imminent. Son rendez-vous en était la preuve. Et sous son bel attirail, Lyra se sent à nu face à son ancien meilleur ami. Celui qui arrivait avant à la faire sourire rien qu'en surgissant d'un coin de la rue et celui qui gonflait son coeur de joie quand il l'a prenait dans ses bras. Un passé à effacer pour mieux continuer de vivre. C'est ce qu'elle pense. Sans l'homme, Lyra aurait surement depuis longtemps pu se caser. La preuve étant sa relation avec Niklaus qui aurait pu mieux se terminer si elle n'avait pas fait preuve d'égoïsme à nouveau. Cette journée qui s’annonçait si douce et agréable ce matin se change petit à petit en un réveil douloureux, plongé dans cette marre de chocolat qui compose le regard de Lewis.

Malgré son rire faux, sa fausse répartie et ses regards froids, Lyra se sent misérable. Elle l'aime. Tellement. Et tout ce qu'elle a envie de faire, là maintenant, c'est le prendre dans ses bras, tout oublier et sentir à nouveau son parfum entêtant qui la rend folle. Au lieu de quoi, la blonde voit son regard s'assombrir face à ses paroles et dans un sens, ça la satisfait. Il n'a pas à croire qu'elle a vécu son départ avec une simple larme à l'oeil. C'est bien plus compliqué que ça. Et s'il savait ce que sa soeur veut lui faire, il risque de fuir loin. Un petit sourire se forme au coin de ses lèvres au souvenir de sa soeur et lui, qui se battait toujours. Sourire bien vite effacé quand le regard de Lewis se fait plus persistant. Lyra passe une mèche blonde derrière son oreille et soupire tout en fermant les yeux. Un appel, c'est pas difficile pourtant. Et j'aurai toujours répondu pour toi. Mais si j'ai rapidement perdu l'espoir d'entendre ta voix un jour à nouveau. Je me suis fait à l'idée que je n'étais qu'une passade pour toi. Et si j'étais vraiment l'une des choses qui te définissait, pourquoi m'as tu fui ? Je ne sais pas pourquoi. Mais j'aurai compris. Et tu le sais. On était bien toi et moi, pourquoi est ce que tu as tout détruit ? Son coeur se fond sous la douleur qui l'a submerge aux souvenirs heureux. Ceux que Lyra a choisi de mettre sous silence mais qui revienne soudains la hanter.
Un champ de coquelicot. Rouge, comme sa couleur préférée, comme les vêtements qu'elle porte ce jour là. Si jeunes et inconscients. Les regards qui s'entrecroisent et les rires qui virevoltent dans l'étendue du champ. Deux corps l'un à côté de l'autre, les mains liés. Une blonde et un brun que rien ne peut séparer, même pas l'âge. Se collant plus contre lui, Lyra pose sa tête sur le torse de Lewis, sentant son coeur battre tranquillement dans sa poitrine tandis que le sien dépasse surement le quota normal. Sa main toujours dans la sienne, la blonde sent l'autre main de son ami passer dans ses boucles dorés, son cœur ratant un battement par ce geste. Ça va faire tellement bizarre de ne plus te voir au lycée... C'est ce qui la tracasse depuis le début des vacances. Lui plus âgé rentre finalement dans la vie d'adulte tandis qu'elle reste derrière à le regarder prendre son envol loin d'elle. Loin de ses bras et de ses sourires. La pression sur sa main se fait plus forte. Ca ne changera pas le fait qu'on se verra quand tu veux, et surtout quand je veux, ce qui veux dire tous les jours. Je ne pourrais pas imaginer te quitter. Pas comme ça du moins. Toi et moi pour la vie, hein ? Un sourire se pose sur ses lèvres et elle se colle un peu plus contre son torse, la main reprenant son lent cheminement dans ses cheveux qui la berce et lui donne de délicieux frissons qu'elle n'aurait jamais voulu arrêter.
La violence des souvenirs l'a fait ravaler rapidement sa salive, son cœur pulsant rapidement dans sa poitrine. Serrant plus fortement ses bras contre celle-ci la blonde cherche à cacher son trouble face au brun. Peine perdu probablement, il a toujours su comment la déchiffrer et malgré les années, face à lui, Lyra perd toutes ses défenses.

Si tu ne l'as pas fait, c'est que tu ne le voulais pas vraiment. Ça me prouve tellement de choses, ton manque de courage. Je n'ai jamais oubliée. Et dieu sait ce que j'ai pu faire après ton départ. Tu ne sais pas... Et tu reviens comme une fleur pour t'excuser. Une chance ? J'étais prête à t'effacer de ma vie à tout jamais. J'ai Bonnie, j'ai Galahad et Lulla. Ma vie est parfaite avec eux et je me sentais prête à t'oublier. Pourquoi es-tu là ? Dis moi, c'est un jeu pour toi. L'ancienne Lyra t'aurait surement suppliée de ne plus jamais partir. Mais je ne sais pas si je suis prête à faire les mêmes concessions. Les paroles déferlent sans qu'elle puisse s'arrêter. Sa colère, sa tristesse et sa frustration se mélangent à ses sentiments déjà beaucoup trop contradictoires. Lyra veut le frapper, lui donner des centaines de coups de poings pour lui faire partager la douleur qu'il a forgé dans son corps et dans ses membres. Voir son visage se déformer sous les coups. Mais la blonde sait qu'elle n'arrivera qu'à se fatiguer. Et à le fatiguer aussi. A le faire fuir probablement. Je suis fatiguée de croire à un miracle. Et sur ses paroles, Lyra s'éloigne de lui pour s'asseoir sur le banc. Unique banc de la zone d'ailleurs. Un espace conséquent entre eux s'oppose à l'image qu'elle a d'eux dans le champ rouge. Sous ses remerciements, elle ne peut s'empêcher de recroiser son regard. Pour ne plus le quitter quelques temps. Pour retrouver ce qui lui a tant manquée. La chaleur, le bonheur et le réconfort. Des choses qu'aujourd'hui, Lyra perçoit dans d'autres yeux que les siens. Et Galahad a définitivement pris sa place dans le rôle de meilleur ami. Mais qui est-il maintenant pour elle. Un ancien ami prêt à réduire son coeur en charpi à nouveau ?

La blonde pose ses mains sur sa robe, rouge ironiquement, la lissant lentement, écoutant Lewis sans l'interrompre avant la fin de son discours. Les pensées tourbillonnant dans son esprit, lui donnant un mal de tête perçant. Elle se tient abrupte à ses côtés sans savoir quoi faire ni quoi dire. Incompréhension, tristesse, colère, douceur et une sorte de soulagement. La femme ne mentira pas en disant qu'elle a longtemps pensée que c'était sa faute s'il l'a quittée. Si ses paroles cruels l'ont autant blessée, c'est parce qu'elle a cru que c'était sa faute. Uniquement la sienne et pas celle de sa mère. Femme que la blonde adore - adorait ?-. Une telle nouvelle ne peut se prendre à la légère. Et tandis qu'elle cherche comment prendre cette nouvelle, les dernières paroles de Lewis résonnent dans son esprit. La personne qui comptait le plus pour moi. Un marathon de sentiments se mélangent et les larmes débordent de ses yeux sans que la blonde ne puisse se retenir, cachant son visage dans ses mains rapidement, se laissant aller quelques instants. Parce que ça fait trop longtemps que Lyra se retient de pleurer à nouveau pour lui. Et sans attendre, la blonde se rapproche de Lewis et serre son corps contre le sien en évitant de croiser son regard. Une vague de bien être la submerge quand elle sent enfin l'odeur du brun, la chaleur qu'il dégage et l'étreinte qui se resserre de plus en plus entre eux. Lyra ne peut empêcher un rire et elle enfouit son visage dans son cou, l'inondant par la même occasion de larmes. De longues minutes s'écoulent sans qu'ils ne se détachent l'un de l'autre. Rendez-vous oubliée pour laisser place à ce qu'elle veut depuis dix ans : lui. La blonde se dégage finalement et s'essuie les yeux. Heureusement, se dit-elle, qu'elle a utilisée du maquillage waterproof comme Lullaby lui a conseillée sinon, elle ressemblerait à une horreur. Lyra ne peut pas vraiment lui en vouloir plus que ça. Au final, il a autant souffert qu'elle, si ce n'est plus. Et même s'il sera dur d'accepter son retour dans sa vie et d'oublier les dix dernières années, la blonde se sent prête à lui faire cette fleur. Je suis idiote. Complètement et irrévocablement idiote. J'aurai du comprendre. J'étais ta meilleure amie et j'ai merdée moi aussi. Même si ça n'excuse pas ton comportement de pauvre con de l'époque. Un sourire franchit la barrière de ses lèvres. Un sourire faible, hésitant et en coin. Elle s'est mis à le taquiner par réflexe mais Lyra ne sait pas s'il est prêt à l'entendre parler comme ça déjà maintenant. La blonde attrape sa main et la serre fortement, pressant ses ongles contre sa peau, prête à les imprimer dans sa peau. Tu voulais une seconde chance ? Tu l'as surement gagnée. Mais... Laisse moi du temps d'accord ? C'est encore difficile pour moi. Et sur ses mots, Lyra sourit véritablement, sa langue dépassant de derrière ses langues, le genre de sourire qu'elle a arrêtée d'utiliser depuis le lycée, le sourire qu'il disait "adorer". Finalement... Je crois que mon rendez-vous a été annulée. Je suis donc libre pour le moment. Lyra lâche finalement sa main et elle se met à regarder les passants qui ne semblent même pas les remarquer. Comme s'ils étaient à nouveau dans ce champ de coquelicots où rien ne les touchaient.


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MessageSujet: Re: We're all stories in the end. Just make it a good one, ok ? ~ w/ Daryl Sam 17 Aoû - 12:18






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Daryl & Lyra

Il y avait tellement à dire sur lui et Lyra. Des larmes, des rires, une amitié qui dura des années. Qui, dans son coeur, avait duré toujours, mais qui pourtant, s'était bien finie à un moment donné, le laissant fautif d'une histoire dont il ne voulait même pas vraiment voir la fin. Il était misérable, sans doute ridicule, de vouloir recoller des morceaux qui s'étaient brisés depuis dix ans. Mais il voulait tenter. Parmi tous les actes qu'il avait accompli ces dernières années, sans doute celui ci passerait-il pour le plus désespéré, mais il l'aimait, à sa façon. Il l'avait toujours aimée, comme sa meilleure amie, une partie de son âme. Sans doute les âmes soeurs n'étaient pas seulement destinées à avoir une relation amoureuse telle que l'on en voyait dans les films et les séries à l'eau de rose. Peut-être qu'il s'agissait seulement de deux êtres, liés par une ressemblance et un amour que même eux ne sauraient expliquer. Ils étaient tout. Elle était tout. Et au final, il s'est retrouvé avec rien que l'image d'une histoire qu'il avait laissée, comme s'il s'était agi de son choix. Mais le plus dur à accepter, maintenant qu'il l'avait en face d'elle, qu'il voyait sa souffrance quand bien même elle tentait de la cacher, c'était qu'il l'avait véritablement choisi. La fuite. Il avait choisi le chemin le plus facile et sans doute que ce ne serait pas le seul jour où il le regretterait. On observait bien mieux ce que l'on avait perdu lorsque l'on s'y retrouvait confronté. La douleur qu'elle pouvait ressentir, lorsqu'il était parti, tout cela restait hypothétique, abstrait, tant qu'il ne l'avait pas observée de ses propres yeux, tant qu'il ne l'avait pas en face de lui. Pendant des années il s'était laissé bercer par le fait qu'elle pouvait avoir tourné la page, qu'elle pouvait aller bien, vivre une belle vie. Son coeur se serrant lorsqu'il l'imaginait avoir trouvé quelqu'un d'autre avec qui partager les souvenirs qu'il avait autrefois partagé avec elle. Mais elle allait bien, elle l'avait oublié. Se confrontant à elle, il avait compris que ce n'était pas le cas. On pouvait fermer les yeux tant que l'on voulait, tenter de se reconstruire, combien de temps avait-elle mis avant qu'il ne revienne tout chambouler? Mais il ne voulait pas partir, pas encore une fois, alors qu'il venait de la retrouver. Il avait une chance, un destin bien étrangement clair. Il fallait qu'il la tente.

C'est sûrement en l'entendant parler qu'il se rendait compte du mal qu'il avait pu lui faire. Sans doute Daryl avait-il eu l'existence la plus facile à vivre. Ce serait mentir de dire qu'il n'avait pas été mal loti. Mais il avait été sans Lyra, il avait été malheureux. Pas toute sa vie, pas constamment, pas comme si elle ne quittait jamais ses pensées, bien que ce fut le cas. Mais comme si parfois, le manque se faisait ressentir plus que d'ordinaire. Comme un drogué souffrant de ne pas avoir ce qu'il désire le plus au monde, il était tombé, parfois, dans un tel trou noir qu'il avait cru ne jamais pouvoir en sortir. Et certaines fois, retourner en arrière n'était pas possible. L'erreur avait été de ne jamais essayer.

"Je..."

Il voulait lui donner tort, lui dire qu'elle ne comprenait pas, qu'elle était importante pour lui, qu'elle l'avait toujours été, que tout ce qu'il lui avait dit, il ne l'avait jamais oublié, à défaut d'y être toujours fidèle. Il voulait lui dire que s'il avait pu faire autrement à l'époque il l'aurait fait mais qu'il n'avait pas vu d'autre solution. Mais ce serait mentir. Des solutions, on pouvait en trouver. On pouvait toujours régler un problème d'une autre façon qu'en détruisant tout ce qui avait fait sa vie jusque là. Alors il se résigna.

"Je ne sais pas."

Deux êtres perdus au fond d'un océan de souvenirs. Heureux. Malheureux. Voilà ce qu'ils étaient. Et entre les pensées qu'ils ne se partageaient plus, les mots. Douloureux. Qui ne manqueraient pas de déchirer les coeurs à un moment donné. Qui ne pouvaient toutefois rester au fond de leur gorge sans en sortir, sous peine de les voir exploser sous la pression. Sans doute Daryl fut-il blessé. Mais ces mots, il les méritait, il ne pouvait pas dire le contraire, bien que sa fierté le pousse à penser quelque chose comme "j'ai autant souffert que Lyra". Il savait très bien que ce n'était pas vrai. Que c'était complètement l'inverse. Lui n'avait pas été abandonné, il avait choisi. Tout semble différent lorsque l'on vous laisse le choix. On a pas à se plier à une volonté qui n'est pas la notre. On peut décider d'avancer, de reculer, de tourner. Lyra n'en avait pas eu la possibilité.

"Un jeu ... Tu n'as jamais été un jeu pour moi. Et au fond tu sais très bien que c'est la vérité. Si je te demande une seconde chance, une chance de m'expliquer, de te prouver que je ne suis plus celui qui t'a laissé ... Je ne prétends pas pouvoir revenir dans ta vie comme un rien. J'aimerais juste avoir l'occasion de te connaître, toi, celle que tu es devenue. Je manque de courage, c'est un fait. Mais pas de volonté. "

S'asseyant sur le banc à ses côtés, le discours qu'il essaie de faire passer la barrière de ses lèvres y arrivant difficilement. Arrivera-t-elle à lui pardonner, avec ça? Et si l'explication ne méritait pas la douleur? Mais les larmes de la jeune femme, ainsi que son étreinte soudaine et assez inattendue, eurent fini de le rassurer. C'est en sentant son corps contre le sien, son visage dans son cou qu'il comprit à quel point elle lui avait manqué. Comme une pièce manquante d'un mécanisme se remettant en marche si tôt la jeune femme arrivée. Il eut l'impression qu'n poids lui était enlevée de la poitrine, que sa respiration avait été entravée depuis qu'il était parti. Il sentit les larmes lui monter aux yeux, et les renvoya d'où elles venaient, non sans mal. Il n'était pas le genre à pleurer devant qui que ce soit, même pas Lyra. Et pourtant, la sentir contre lui était tellement agréable ... Tellement ... Vrai. Ils restèrent ainsi longtemps sans qu'aucun des deux ne daigne interrompre la scène qui se jouait là. Puis Lyra se détacha. Un sourire, un peu lointain, apparut.  

"Ca tu l'as dit, j'étais un petit con."

Mais il avait changé. Il n'arrivait pas à situer le déclic ... Depuis qu'il avait retrouvé son père, ou peut-être depuis qu'il avait rencontré Anya. Mais il avait changé, était différent de cette époque ci. Et encore heureux.

"Je te laisserais tout le temps que tu voudras."

Et lorsqu'elle sourit, Daryl sut. Qu'une journée banale pouvait se transformer en une journée rêvée. Une journée de changement. Il aimait ce genre de journées, mais c'était la première fois qu'il aurait souhaité qu'elle ne termine jamais.

"Tu devais y tenir beaucoup, à ce rendez-vous ! Mais dis-moi ... Qui es-tu, Lyra Carter? "

Trop de temps à rattraper, trop de choses qu'il aurait aimé savoir. Il était loin le temps où il connaissait tout d'elle. Mais il se promit qu'un jour, il réussirait à la retrouver. Complètement.


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MessageSujet: Re: We're all stories in the end. Just make it a good one, ok ? ~ w/ Daryl Jeu 29 Aoû - 9:48



Daryl & Lyra

Son coeur s'amuse à jouer avec elle. Tantôt, il lui saute dans la gorge, l'empêchant de parler et de réagir. Et parfois, il semble s'arrêter face aux yeux de Daryl et son regard si pénétrant, comme toujours. Lyra se sent à nu face à lui mais le fait d'avoir été séparé pendant 10 ans lui laisse une chance de ne pas se faire démasquer. Oh, elle l'aime, c'est indéniable et la blonde n'a jamais pu aimer quelqu'un d'autre aussi fort. Il était son ami, son meilleur ami, son amour secret et son chevalier blanc. Sa soeur lui rappelait toujours que les princes charmants n'existaient pas mais pour la femme, il l'était. Toujours là pour elle, avec son regard bienveillant et son sourire chaleureux. Si à l'époque, ses sentiments n'étaient que de simples émotions d'enfant, aujourd'hui, tout a évolué. Son coeur bondit encore quand celui-ci relève la tête pour la regarder. Un regard si lointain et personnalisé dans ses rêves. Une personne aimée et perdue. Voilà ce qu'il est et ce qu'il aurait peut être du rester. De retour dans sa vie, Lyra doute de pouvoir bien longtemps résister à ce que son cœur lui ordonne, aux sensations que son estomac lui fait parvenir et surtout à cette douce chaleur qui l'enveloppe depuis qu'il est là. Et elle aurait voulu fuir. Le laisser sur ce banc en lui parlant sèchement, lui faisant comprendre que la blonde ne voulait plus jamais le voir. Lui dire ce qu'elle avait sur le cœur et partir de l'autre côté de la ville, le plus loin possible de cette terrible tentation. Mais Lyra sait qu'elle n'y arrivera pas. Daryl est bien plus qu'un ami ou qu'un supposé amant. C'est comme s'il était la bouée à laquelle elle se raccrochait désespérément. Comme un aimant irrésistible ou comme une part manquante d'elle même. Ils ont grandi ensemble et ont vécu ensemble. Un lien inaltérable qui a failli se briser par l'abandon de Daryl. Car abandon, il y a eu. Et s'il en doutait encore, la blonde lui fera bien comprendre. Parce que ce n'était rien de moins que ça. Et pourquoi ? La blonde ne le savait pas encore mais s'il lui sortait quelque chose du genre "j'avais besoin de changer d'air", son poing allait rencontrer sa belle gueule rapidement. Mal à l'aise, Lyra ne sait pas comment se tenir. Elle passe de bras croisés aux jambes tendus, aux jambes croisés et aux mains entrecroisées. Attendant de voir si l'homme à ses côtés se rend compte de la chose qu'il a faite. Certes, la femme n'allait pas lui dire que l'abandonner a été la pire chose qu'il ait pu lui faire -ça serait totalement égoïste- mais dans le fond, c'est ce qu'elle pense et ce qu'elle lui hurle intérieurement, espérant que Daryl le comprendrait. D'ailleurs, quelle était cette manie de changer de prénom ? D'abord Eugène et maintenant Lewis. Lyra aimait bien Lewis. Ça sonnait bien avec son prénom à l'époque. Gardant cette question pour plus tard, la blonde fixe le ciel bleu sans nuages. Qui ne présageait aucun souci à vu d'oeil. Tu parles d'une journée tranquille.

Il ne sait pas ? Au départ abasourdi, Lyra sent une légère colère monter en elle. Qu'il ne comprenne pas forcément ce qu'elle a pu ressentir, ça peut encore se jouer. Mais ne pas savoir signifie qu'il ne sait pas ce que leur amitié était. Pour elle, c'était un paradis. Mais pour lui ? Oh, je vois. Tu ne sais pas... Restons en là alors, oublions une amitié qui a duré plus de dix ans parce que "tu ne sais pas". J'ai vraiment du mal à te reconnaitre par moment, "Daryl". Appuyant bien sur ce second prénom, Lyra relève la tête vers le ciel tout en évitant son regard. Ils sont idiots de chercher à rattraper le passé. Le brun l'a laissé derrière lui, sans un regard en arrière et aujourd'hui, il souhaite se racheter alors que tout ce qu'elle veut, c'est juste une explication. Savoir pourquoi il a fait ça. Et pourquoi il a pensé juste de devoir la supprimer de sa vie. Lyra soupire et fait craquer sa nuque raide, lui tirant un léger gémissement de douleur. Son cou n'a jamais été aussi raide depuis des années. La perspective de se retrouver à ses côtés doit vraiment la chambouler, pas seulement mentalement mais physiquement. Comme si l'homme avait un pouvoir totale sur elle. Flippant, se met-elle à penser tandis que la blonde reprend sa place initiale, c'est à dire à l'opposé de son "ami". Afin d'éviter tout contact physique pour le moment. A l'idée de sentir sa main sur la sienne, son coeur refait une embardée, pour lui rappeler qu'il est toujours là, prêt à la faire souffrir à n'importe qu'elle moment. Et tout en l'écoutant, son coeur choisit les bons moments pour se serrer et lui pomper sa volonté de ne pas pleurer. Ses yeux déjà humides semblent vouloir se liquéfier pour laisser la place à cette envie brûlante de déverses ses larmes. Lyra n'ose pas le regarder. La blonde serre ses poings et tente de respirer calmement. Si tu n'étais pas parti, tu n'aurais pas eu à me redécouvrir. Qui te dit que tu n'as pas en face de toi une voleuse ou un assassin ? Je peux être tout et n'importe quoi. Et tout ça, à cause de toi. Je peux te paraître grossière et égoïste de penser comme ça mais à ton départ, tu m'as transformée. Et je ne sais toujours pas si c'est en bien ou en mal. J'espère que tu pourras t'accrocher et que ta volonté n'est pas basé sur ton concept de l'amitié car sinon, tu es mal barré. Les mots sortent de sa bouche comme un torrent. Sa vie entière, elle a attendu que le téléphone sonne, persuadé que Daryl finirait par lui donner un signe de vie. Lyra était perdue et ne savait pas quoi faire ni qui voir. Abandonnant tout le monde derrière elle, Eugène, sa soeur et sa famille, ses anciens amis. Pour lui. Et sans l'arrivée miraculeuse de Bonnie, la blonde doutait qu'elle puisse avoir suivi un chemin des plus honnêtes à cette époque. La petite fille lui a donnée un nouvel objectif et une nouvelle joie de vivre. Elles avaient toutes les deux besoin l'une de l'autre. Surtout après avoir passé ses dernières années à faire plus de mal que de bien.

Mais la colère, aussi forte puisse t'elle être, s'est rapidement remplacée par la compassion et la tristesse. On peut dire tout ce que l'on veut de Lyra, la sensibilité est surement son pire défaut. Encore plus si vous lui mettez un Daryl en face d'elle. Ses bras trouvent instinctivement le chemin jusqu'à son cou et la blonde le serre comme si sa vie en dépendait. En essayant de le tatouer dans son corps, de garder cette chaleur qui l'inonde et dont elle voudrait ne plus se séparer. En le sentant la serrer en retour, son coeur se met à battre la chamade, decidant enfin que Lyra pouvait respirer. Un air nouveau, ou plutôt, un air ancien qui revient peupler ses poumons, agrémenté par le parfum de Daryl. Lyra ne peut enlever son sourire de ses lèvres le temps de leur étreinte qui lui parait éternelle. La sensation de l'homme près d'elle lui fait perdre la tête et la blonde se retient de rire hystériquement. Quoi qu'elle puisse penser, Lyra a besoin de lui. Daryl est comme une drogue pour elle. Addictive, douce et tentatrice. Qui se répand sinueusement en elle pour rester là où il n'aurait jamais du partir. Dans son cœur et dans son esprit. Pour ne former qu'un. Mais seulement dans sa tête. Pour l'instant. Le moment de se séparer lui parait bien trop tôt et la blonde se détache de lui avec peine. Levant les yeux vers lui, son regard est plus doux et la blonde remarque que ceux-ci brillent. De joie ou de tristesse ? Mais dans tous les cas, il est encore là. Un petit rire sort de ses lèvres face à sa phrase et Lyra essuie le restant des larmes qui sont dans ses yeux. Fais gaffe, j'ai dis que j'allais faire un effort mais ne me laisse pas champ libre pour t'insulter ou tu vas souffrir. Tout deux savent parfaitement que ses paroles sont simplement pour meubler le temps que tous deux reprennent constance et que la blonde calme le rythme de son coeur. Lyra lui sourit et enfin, la journée lui parait plus clair et plus douce. Le léger vent qui souffle sur la place et qui fait bouger ses cheveux blonds lui donnent un sentiment de liberté anodin et surtout plaisant. Cela fait si longtemps que la femme ne s'est pas senti vivante. Avec Bonnie, c'était totalement différent. Une autre forme de bonheur. Avec lui, c'est comme si elle se retrouvait enfin. Sans conflit interne ou autre. Et c'est ainsi que Lyra veut se sentir. Toujours. Même si ça doit lui prendre un moment avant de lui pardonner complètement. Oh tu sais... Ce n'était qu'un collègue de travail, rien de bien intéressant, je suis certaine qu'il comprendra ! Quant à moi... Il y a tellement de choses que tu devrais savoir... Pourquoi je suis ici, mes aventures et tout le reste. Mais la chose la plus importe que tu dois savoir c'est que j'ai une fille. Bonnie. Et elle est ma plus belle réussite. Penser à sa fille lui donne un sourire. Sa fille qui commence à gravir les échelons comme actrice. Elle en est si fière et la blonde a l'impression de ne pas lui dire assez souvent. Bien qu'elle ne soit pas sa mère biologique, Lyra a toujours tout fait pour qu'elle se sente bien avec elle et que la jeune fille puisse tout lui confier. Petit détail qu'elle vient justement d'omettre à Daryl : elle l'a adoptée. Vu le petit moment de silence, elle pose une main sur son épaule et rit légèrement. Et j'ai oubliée de dire que je l'ai adoptée. Quelques années après ton départ, je l'ai vu dans un orphelinat et... le courant est tout de suite passée. Je suis peut être impulsive mais je ne regrette absolument pas ma décision. Mais parles moi de toi aussi ! Qu'est tu devenu ? A part ce grand auteur que tout le monde connait, j'ai adorée lire tes livres d'ailleurs. Enroulant une mèche de ses cheveux autour de son doigt, Lyra se sent le plus proche d'être "high" comme les locaux semblent adorer le dire. Avec Daryl, sur un banc, rien que lui et elle. Comme dans un rêve.
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MessageSujet: Re: We're all stories in the end. Just make it a good one, ok ? ~ w/ Daryl Dim 29 Sep - 19:40






The day we first met
Daryl & Lyra

ISans doute que Daryl aurait dû laisser là cette rencontre, qu'il aurait dû s'excuser et disparaître, prétexter un rendez-vous important, peut-être même être aussi méchant qu'il l'avait été des années et des années plus tôt. Parce que ce serait une réaction beaucoup plus altruiste que toutes celles qu'il avait eu depuis qu'il connaissait Lyra. Il s'était d'abord accroché à elle parce qu'elle était son tout, son seul avenir, elle était celle qu'il voulait avoir à ses côtés pour le restant de sa vie parce que Lewis & Lyra ça ne pouvait se finir, et que c'était là là clé de son bonheur, c'était sa Lyra. Sans elle, il n'y avait pas d'avenir, voilà ce qu'il pensait, à l'époque, à l'époque où l'innocence de l'adolescence demeurait encore au fond de lui. Sans Lyra, il n'y avait pas d'avenir. Il l'aurait crié, il le lui aurait dit, que sans lui il ne pourrait rien faire, rien devenir, rien accomplir. Mais en réalité, c'était un mensonge, un terrible mensonge. Parce que son deuxième acte égoïste avait été de partir. La pensée précédente ne l'avait pas arrêté quand il avait décidé de s'enfuir, laissant toute sa vie derrière lui. Recommencer, tout depuis le début, à commencer par sa famille. Quelque part, Elle était sa famille, malgré le lien bien différent de cela qui les unissait. Elle était sa famille et il l'avait abandonnée, au même titre que tout le reste. Il n'avait pas pensé à elle. Non, il pourrait dire ce qu'il voulait pour sa défense, il n'avait, à aucun moment, pensé à Lyra. Il avait pensé à lui. Il avait pensé à son trouble, à son désespoir d'apprendre la vérité sur sa naissance. Il avait pensé au mal que ça lui faisait, à la volonté de connaître son véritable père, à celle de s'éloigner de sa mère. Il avait pensé à tout ce qu'il avait vécu au sein de sa famille, à tout ce qu'il avait subi sous la main de la figure paternelle qui n'était de toute manière pas la sienne. Il avait pensé qu'il avait peut-être un bonheur à trouver en France, alors même qu'il partait, laissant celui qu'il avait, le détruisant par son égoïsme. Et le voilà , le troisième acte égoïste. Dix ans plus tard, il semblait avoir changé et pourtant reproduisait encore et toujours les mêmes erreurs, les mêmes problématiques. Il était entré de nouveau dans sa vie, quelques minutes plus tôt. La raison lui criait de laisser cette relation là, pour le bien de Lyra, pour qu'elle n'ait pas à souffrir plus avant. Parce que c'était ça, non ? Il finirait par la faire souffrir, elle qui semblait si affectée par son départ, lui qui avait trouvé refuge dans les bras de sa future femme. Une refuge bien fade, quand on connaissait l'ampleur de sa perte. Mais il l'avait voulu, quelque part, il l'avait provoquée. Il avait tout provoqué, et voilà qu'égoïstement, il reproduisait sa bêtise passée. Mais c'était quelque part l'égoïsme qui le définissait. Pas ses qualités, ses actes, ses belles paroles, mais son égoïsme. Qui le poussait à vouloir s'excuser, à vouloir se faire pardonner. Parce qu'envers et contre tout, il l'aimait autant que dix ans plus tôt, lorsqu'il avait décidé de la laisser, en compagnie de ses souvenirs.

Comment expliquer dix ans d'absence ? Comment expliquer qu'il était parti sans mot dire et qu'il n'était jamais revenu ? Comment expliquer qu'il l'ait laissée croire qu'elle était responsable de son départ, quand bien même ça n'avait absolument pas été son intention première ? Il ne le pouvait pas, alors oui il ne savait pas ce qui avait bien pu se passer dans sa tête dix ans plus tôt pour qu'il abandonne tout. S'il avait pu revenir en arrière sans doute qu'il l'aurait fait, mais il fallait se rendre à l'évidence : il n'avait aucune machine à voyager dans le temps à disposition, et quand bien même il en avait une, ce serait bien trop simple, bien trop utile de supprimer dix ans de sa vie et de celle de Lyra, dix ans de leçons apprises et de sentiments éprouvés, tout ça pour quelque chose qui aurait peut être fini tout aussi mal. Retenant une grimace face à l'accentuation de son prénom sur sa tirade, Daryl se tut. Il n'avait rien à dire, tous les torts. Alors il préférait se taire. Cela ne servait à rien d'essayer de défendre une position non défendable. Elle semblait, de fait, beaucoup moins aimer son second prénom, mais c'était quelque chose de totalement compréhensible lorsque l'on savait qu'elle ne l'avait connu que sous Lewis. Mais il avait eu besoin de changement, sous toutes ses formes, et c'est ainsi qu'il avait trouvé la solution. Il n'était plus le Lewis qu'elle avait connu, c'était un fait, mais voilà quelque chose sur lequel il ne pourrait jamais revenir. Après tout, elle ne devait pas non plus être la même Lyra que celle qu'il avait laissée, c'était impossible. Tout le monde changeait, évoluait, et il voulait lui montrer que son évolution était quelque chose de bénéfique. Il encaisse les remarques. Il les a mérité. Sur son sens de l'amitié, sur sa fidélité. Sur ce qu'elle était devenu, ou ce qu'elle aurait pu devenir. Tout ce qu'elle dit, il le mérite, mais ça n'empêche pas son cœur de se serrer, sa gorge de se nouer. Il a mal, parce qu'au fond, il sait qu'elle a raison. Qu'il aura du mal à se faire pardonner, que s'il avait été à sa place, sans doute ne l'aurait-il pas fait. Il demandait un pardon et une deuxième chance alors qu'il n'en méritait pas.

« Je suis conscient de ça. Que tu n'es plus la Lyra que j'ai connu. Que je ne suis plus celui que toi tu as connu. Mais si je ne peux pas rattraper le passé, j'espère au moins pouvoir sauver le futur. Je sais que c'est beaucoup demandé pour ce que je t'ai fait alors si tu veux que je parte tu n'as qu'à me le demander. Parce qu'au final, c'est totalement ton droit aujourd'hui, alors que je suis parti sans te demander ton avis il y a dix ans. »

Mais rien ne vint. En tout cas, pas de 'pars et ne reviens jamais'. Elle a besoin d'explication, de savoir pourquoi il l'a quittée comme cela, sans même un regard en arrière. Alors il parle, conscient que ce qu'il dit, dix ans plus tard, perd de sa légitimité, de sa crédibilité, et pourtant … Il ne peut réparer le passé. Daryl sent soudain Lyra contre lui, sa tête reposant dans son cou. Il frissonne. Jamais il n'aurait cru pouvoir ressentir cela encore, et pourtant, elle est là, avec lui, alors qu'il pensait devoir attendre son dernier souffle pour la revoir, comme une promesse de retrouvailles dans un monde où personne ne pourrait plus lui en vouloir de ses mauvais choix. Daryl sourit, alors que la jeune femme se détachait de lui, les yeux brillants de l'émotion contenue. Il l'aimait. Ca oui, il l'aimait, bien trop pour oublier ce qu'elle avait dû subir par sa faute. Et elle ferait sans doute en sorte qu'il ne l'oublie pas. Avec raison. Un rire résonna. Le sien.

« Ok, je ne préfère pas alors, je me tais. »

Un clin d'oeil. Le temps que le sujet qui lui tenait à cœur soit abordé. Sa vie. Sa vie actuelle,celle qu'il avait manqué. Celle qu'il aurait voulu connaître en premier lieu, mais qu'il n'avait pas connu. La révélation qui suivit la fin de la phrase de Lyra lui fit comme un choc. Une fille. Elle avait une fille. Bien sûr... Si lui était sur le point de se marier, pourquoi elle ne pouvait-elle pas avoir eu un enfant d'un homme ? C'était idiot ce qu'il ressentait. De la jalousie. Un peu. Mais il n'en avait pas vraiment le droit, ni même la raison. Alors, après une expression de surprise trop évidente, il se tut. La fin de la phrase de la blonde eut de quoi le soulager quelque peu bien qu'il ne veuille pas en comprendre totalement la raison.

« Oh ! Oui je vois … Quel âge a-t-elle maintenant ? »

Cette petite l'intriguait. Bien entendu qu'elle l'intriguait, puisque même si elle n'était pas celle de lyra … Et bien si,en quelque sortes elle l'était. Et tout ce qui était Lyra l'intriguait. Venait son tour de parler. De raconter. Raconter quoi ? Trop de choses.

« Tu as lu mes livres ? Je ne pensais pas que tu le ferais. Sinon, ma vie est quelque peu banale. Ma demi-soeur est venue taper à ma porte avec un bébé dans les bras la semaine dernière et … Je vais me marier. J'ai un demi-frère aussi, en fait j'ai une famille plutôt nombreuse. »

Il ne savait pas pourquoi il essayait de noyer le poisson. Parce qu'il se disait que l'annonce de son mariage provoquerait une réaction, quelle qu'elle soit, chez Lyra, et qu'il n'était pas prêt, le jour de leurs retrouvailles, à l'assumer ? Il ne savait pas, mais ne pas en parler aurait sans doute blessé la blonde lorsqu'elle l'aurait appris.


© Fiche de Hollow Bastion sur Bazzart


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