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Lula & Mirilla • Je réalise que j’aime ma maison quand je reviens d’ailleurs

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MessageSujet: Lula & Mirilla • Je réalise que j’aime ma maison quand je reviens d’ailleurs Sam 4 Mai - 16:45




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Pause. Au milieu de la déclaration d'Amour de Hugh Grant dans Love Actually. Pour quelle raison ? Une simple, mais ô combien déprimante : mon pot de Nutella est vide, et j'ai beau l'avoir racler dans tous les sens, le besoin d'aller me chercher un nouveau pot se fait sentir. Alors j'ai levé mon popotin, laissant là mon ordinateur que je recharge au delà des grandes portes de Yellowski, et je me suis trainée telle une loque jusqu'à la cuisine. Le placard de la demeure Davis détiens uniquement deux sortes de choses : du Nutella, et des chips au paprika. Ces deux choses montrent à quel point l'entente entre Mirilla et moi est facile. J'ignore un pincement au cœur en me disant que je lui en ai sacrément fait baver dernièrement. Je devrais pas, elle est en train d'entrer dans son dernier mois de grossesse, et ça devrait être à moi de m'occuper d'elle, pas l'inverse. Mais ces pensées furent balayées d'un claquement de doigt lorsque je remarquai que les placards étaient seulement inondés de ces pringles que la rousse raffolait. Ce fut la goutte d'eau qui fit débordé le vase. J'explosai en sanglot, laissant tomber mon pot de Nutella vide, qui se brisa en morceaux sur le carrelage en damier de la cuisine. Et merde.

Lorsque la porta d'entrée claqua, et que des bruits de voix se firent entendre, je me grouillai d'essuyer maladroitement le torrent de larmes qui inondait mes joues rouges. Cela faisait des jours que je ne prenais pas le temps de me maquiller, alors le problème mascara était réglé. Je levai les yeux vers les dizaines de paquets de chips qui reposaient en hauteur, et en un instant, je passai de la tristesse à la colère. « MIRILLAAAAAAAAAAA ! » Je déboulai dans l'entrée en furie et m'apprêtai à hurler sur ma cousine quand je remarquai qu'elle n'était pas seule. Les éclats de voix, bien-sur ! Elle ne parlait pas encore toute seule. Mon monologue virulent resta coincé dans ma gorge et mes yeux firent la navette entre la rousse et la brune à ses cotés. « T'es qui ? » Je reposai mes yeux vers ma sœur de cœur et l'interrogeai d'un haussement de sourcils. J'avais encore assez de cœur pour ne pas l'engueuler en public, mais, au vu des bagages qui tenait l'inconnue, elle allait rester. Re-merde.

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Dernière édition par Laeticia K. Davis le Dim 5 Mai - 13:42, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Lula & Mirilla • Je réalise que j’aime ma maison quand je reviens d’ailleurs Dim 5 Mai - 13:28




Pas de bras, pas de chocolat.



J'ouvris la porte d'entrée de mon petit chez moi et passa l'embrasure tant bien que mal avec les douzaines de sac avec lesquels je me baladait depuis que j'avais mis fin à ma matinée shopping. Encore un peu plus de vêtements de grossesse dans ma garde-robe. Le côté positif, c'est que quand j'aurais retrouver mon ventre tout plat, j'aurais trouver une bonne excuse pour m'acheter encore pleins de nouveaux vêtements.

Je déposais les clés dans le petit plat, posé sur la commode dans l'entrée, et entra dans le salon pour laisser à Lula la place suffisante pour rentrer avec ses valises. « Tiens, mets-les devant l'escalier, on les montera plus tard. » Je posai mes sacs délicatement sur un des deux sofas, et je remarquai que la télé était allumée. Arrêt sur image, le beau Hugh Grant en plus de ça. Love Actually. Ça sentait mauvais.Je parcourus la pièce du regard, à la recherche de ma cousine, et je repérai une boîte de mouchoirs en papier. Ca sentait de plus en plus mauvais.

« Lae ? » Pas de réponse. Je fis signe à mon amie d'attendre ici, et me dirigeai vers les escaliers pour l'appeler de nouveau. Silence. J'haussai les épaules, abandonnant ici la traque de ma cousine. Elle devait être sortie, où quelque chose de ce genre. Quoique. En ce moment, elle n'était pas du genre à sortir de la maison.

J'entendis soudain mon prénom retentir dans la pièce. On l'avait crié, et on avait prolongé le A qui le finissait. Quelle braillarde, cette fille. Je lui chantai un Ouiiii ? et la vit débouler dans la pièce, ouvrir la bouche pour me dire quelque choses, et la refermai en contemplant Lula. Elle lui demanda qui elle était. Pas très poliment, je vous l'accorde. Mais on pouvait l'excuser.

Je me plaçai entre mes deux colocataires, souriante, essayant de ne pas faire attention aux joues et aux yeux énormément rouges de ma cousine. « Lae, voici Lula. Elle va s'installer ici quelques temps, en attendant qu'elle se trouve un travail. » Je me retournai vers Skinner, et fit un geste en direction de l'autre Davis. « Lu, c'est Laeticia, ma cousine. »

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MessageSujet: Re: Lula & Mirilla • Je réalise que j’aime ma maison quand je reviens d’ailleurs Mer 5 Juin - 20:56




Pas de bras, pas de chocolat.



Il fallait le reconnaitre... C'était un quartier assez sympa. Il fallait avouer, que pendant son escapade en Australie, la jeune Skinner n'avait pas vraiment pu se permettre de vivre dans une maison, et avait du se contenter d'un petit appartement. Et cela lui avait d'ailleurs largement suffit. Avoir une maison à Londres faisait de vous membre des privilégiés. Lula, de nature pourtant peu impressionnable, ne faisait que tourner la tête et se demander devant chaque maison si c'était celle là, la maison de Mirilla et de sa cousine, ou bien comment étaient les gens qui vivaient ici, leurs habitudes, comment se déroulaient leurs journées... Elle fut sortie de sa rêverie par l'ouverture de la portière qui la ramena à la réalité.

Et alors tout se passa très vite. Tirée du bras par son amie retrouvée, la Brune se retrouva brusquement dans le hall d'entrée, sans son manteau, et une Rousse qui virevoltait partout, comme une mouche devant un pot de confiture. Il y avait longtemps que Lula ne l'avait pas vu aussi dynamique. Apparemment, ses mois de grossesse avancés ne l'empêchaient pas de faire grand chose. Quand Davis appela sa cousine à travers la maison, c'est avec une boule dans le ventre que la Skinner s'empêcha tant bien que mal de faire une grimace au souvenir que lui ramenait, ne serais-ce que la prononciation du prénom de ladite. Histoire de se changer les idées, la jeune femme détailla la décoration de la petite maison, en attendant l'arrivée de l'autre.

Des livres, évidemment. Quand elles avaient enfin réussi à partager la même chambre Universitaire, ce qui n'avait pas été chose facile, car Lula et Mirilla n'étaient pas du tout dans le même domaine, et donc n'avaient presque jamais cours aux mêmes endroits, ce que préférait éviter la directions pour des questions pratiques, mais à son souvenir, le père de Miri avait mit son grain de sel, et les jeunes filles avaient enfin réussi à s'approprier une chambre ; et bien, dans cette pièce, il ne se passait pas une journée sans que Skinner demande à Davis de bien vouloir utiliser ses satanés bouquins ennuyant pour les aider à avoir moins froid en hiver, ou pour lui faire du vent en été. Avec sa petite répartie, la Rousse lui répondait bien gentiment de foutre son compas et équerre ou elle le pensait, et généralement, ces petites gueguerres duraient jusqu'à la fin de la journée, gentiment. C'est donc grâce à cete étrange fréquentation dont les membres de sa filière était très étonnés, que Lula avait quand même pu se composer un minimum de culture générale, tant Mirilla papillait autour des grands auteurs français, et anglais, du XVIIeme siècle ou de la Renaissance, et elle reconnu donc quelques noms, mais aussi des livres qu'elle avait de ses doigts feuilletés, quand la Rousse n'était pas là, tout de même, elle tenait à garder un minimum de dignité.

Facilement sujette aux balades temporelles dans les recoins farfelus de son esprit, elle fut une nouvelle fois tirée de ses réflexions littéraires par une voix. Une nouvelle voix. C'était d'ailleurs plutôt étrange comme sensation... Pour commencer, Lula était située d'une telle manière que la nouvelle venue avait pu la contempler et lui parler avant même que cette dernière ne se rende compte de sa présence dans la pièce. Pour finir, c'était comme si un petit signal orange triangulaire c'était affiché dans son cerveau. DANGER MEMOIRE. DANGER MEMOIRE. Random Access Memories. Sans trop savoir pourquoi encore, elle hesita à lever la tête en direction de cette jeune femme. Quelque chose en elle lui disait de fuir. Mais une petite voix, rallumée, celle qui se faisait toujours écraser par l'autre quand elle suggérait à Lula d'essayer de retrouver celle qu'elle avait perdu, semblait être dans un combat acharné avec la partie de l'âme de sa porteuse qui avait peur. Peur de retrouver ces voix, ces visages. Peur des nouveaux souvenirs. Peur de ne rien pouvoir dire. Peur d'être reconnue, d'être accusée d'avoir fuit, d'avoir trompé.

Cette reflexion ne dura pas bien longtemps, car de toute manière, Mirilla l'avait belle et bbien amenée jusque ici, ce n'était donc pas pour partir, ni même pour foutre un zéphyr magistral à la colocataire de celle qui l’accueillait, et donc autant la maîtresse des lieux qque ne l'était son ami. Après une question qui aux yeux de la brune ne relevait pas vraiment de la pure courtoisie, cette dernière tentait de se retenir de lancer un pic, quand elle leva les yeux, essayant de ne pas prendre l'expression trop méprisante que tout le monde lui attribuait toujours. Ce visage... La Brune eu un petit mouvement de recul, et alla percuter la table de chevet situé derrière elle, ce qui eu comme conséquence de faire tomber un vase par terre, qui se brisa en mille morceau. Le rouge lui monta au joues. Elle pensait... Non, c'est impossible. Un prénom ne veut rien dire. Et pas même ces yeux, ces cheveux, cette bouille d'ange que tu grondait pendant ton enfance. Tout cela était complètement absurde... Et pourtant. Une image de petit fille, en robe lilas, s'afficha devant ses yeux. Bientôt suivit par des larmes. Elle allait faire dissimuler tout cela en utilisant l'excuse de la douleur du à la collision.

« Je suis désolée... Je suis très maladroite. Je m'appelle Lula Skinner. Une... Très bonne amie de Mirilla. Et, tu es... Laeticia, non ? »

Ce prénom lui parut tellement dur à prononcer qu'elle enfonça ses ongles dans la peau pâle de sa main gauche. Ne pas craquer, ne pas partir. Si la pseudo inconnue ne réagissait pas à l'appel de son prénom, du prénom de sa probable sœur, ni même à ce nom de famille... Dans ce cas ce n'était pas elle. La peur lui insufflait des excuses. La petite était peut-être trop jeune au moment où Lula et sa mère s'échappèrent de l'ambiance familiale si sympatoche. Peut-être avait-elle réussi à les rayer de sa vie, et donc ne se souvenait même plus de son aînée. Elle déglutit. Sa main se porta comme un automate à pendentif. Elle caressa du bout de ses crêtes composant ses empreintes digitales le métal de l'objet. Surtout, ne pas paniquer. Ne pas passer pour une folle. Elle tenta un demi sourire, ce qui se termina en beauté avec une magnifique grimace, malencontreusement. C'est en remettant une mèche derrière son oreille que la Brune eut le temps d'observer Lae. Hormis sa possible ressemblance avec celle à laquelle elle pensait, la jeune femme semblait dans un mauvais état. Si e:le avait pu qualifier ceci... Le mot employé aurait été dépression. Dépression totale. Qu'avait donc bien pu se passer pour la mettre dans un état pareil ? Toujours dans un état d'alerte plus que vigipirate écarlate, Lula attendit une réaction positive.


« Il fallait choisir une route, alors on a choisit la pluie, acide à s'en brûler le coeur, pourvu que plane nos esprit... Rien ne desserrera nos mains, rien n'éteindra, l'éphémère. Nous forcerons, le destin, et nous percerons, le mystère. »


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MessageSujet: Re: Lula & Mirilla • Je réalise que j’aime ma maison quand je reviens d’ailleurs Mer 26 Juin - 19:58




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J'aurai du penser que la personne qui se tenait à coté de ma cousine était une de ses connaissances, et  que dans la logique des choses, l'amabilité aurait du être de mise. Mais il semble que j'ai perdu mon cerveau en chemin. Bon. Tant pis, ce qui est fait est fait. Je repoussa d'un geste furtif de la main les cheveux qui me barrait le visage, et tenta de sourire à l'inconnue. On pourrait plus aisément appeler ça une grimace, mais c'est l'intention qui compte hein ? « Euh.. Salut » Avant que j'ai pu dire un mot de plus, elle tourne la tête vers moi et écarquille les yeux comme si elle venait de voir un fantôme. Elle alla s'encastrer dans la table, faisant tomber le vase posé dessus. Je fais si peur que ça ? Je n'amorça aucun mouvement pour l'aider, et attendit qu'elle prononce enfin une parole, les lèvres pincés.

Elle se décide finalement à me faire entendre le son de sa voix. Et autres bizarreries parmi tant d'autres, lorsqu’elle prononça mon nom, elle se planta ses ongles dans la main. Mes talents d'observatrice ne sont finalement pas totalement rouillés. Entre temps, cette fille est super étrange. Beh.. Moi aussi, hein. Qui en a un jour tenu compte ? Personne, à part peut-être Jude. A cette pensée, mon estomac se noue, et je retiens la bille qui menace de sortir. Penser à autre chose. Des licornes, c'est bien des licornes. Je bats des cils impatiemment, cherchant à tout prit à ne pas pleurer.  Je regarde.. Lula, et me décide finalement d'arrêter de serrer les dents. « Enchanté de te rencontrer.. Lula, c'est ça ? » Je la regarde d'un faux air intéressé, et jette un coup d’œil à Mirilla. T'as vu, je sais encore faire la conversation. C'est cool hein ? « C'est étrange comme nom. C'est la première fois que je croise une Lula. Tu viens d’où ? » Elle me fit un grimace, surement une tentative de sourire raté. Mon amie ! Je t'invite dans le club des dépressives anonyme, on se racontera nos problèmes et mangeront du nutella devant 'Love Actualy'

Décidé à ne pas moisir dans l'entrée, je fais un signe aux deux filles de me suivre, et vint prendre place dans la cuisine. Je sortis trois verres que je remplie de mon St Graal : du coca que je sortis trempé d'une de mes glaciaires pourrit, avant de leur tendre chacune un verre. Ne plus dire que je ne suis pas accueillante, je fais un gros effort sur moi-même ! Je me percha sur un plan de travail et reporta mon attention sur la brune. « Et que viens tu faire dans notre charmante capitale, au juste ? »

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MessageSujet: Re: Lula & Mirilla • Je réalise que j’aime ma maison quand je reviens d’ailleurs Dim 30 Juin - 9:23




Pas de bras, pas de chocolat.



Je ne dis rien pendant tout le temps qu'elles mirent à se dévisager. J'étais en train de m'habituer au regard perdu de Lae et à son air débraillé, mais jamais je n'avais vu Lula si... Je ne sais même pas comment décrire l'attitude qu'elle arborait. Mais pour une fois, je ne cherchai pas à savoir. Non pas que je m'en fichai. Mais ma cousine allait mal, et je voulais ne rater aucun de ses faits et gestes. Dans un état pareil, elle était capable de faire n'importe quoi.

Alors que je gardai mon regard azur rivé sur Lae, j'entendis du bruit derrière moi. Lula venait de heurter la la table de chevet qui trônait près du fauteuil, et le vase chinois du onzième siècle qui y reposai s'effondra sur le sol, sans oublier de se briser en d'innombrables morceaux. J'hoquetai. Mais qu'est-ce qu'il se passait ? Je commençai à regretter d'avoir ammener Lula ici durant la période difficile que Lae traversait. Pour sûr, elle l'avait déjà traumatisé.

Lula fondit en excuse et se présenté, après que je l'eu fait pour elle, d'une voix hésitante. Je ne cherchai pas à chercher la nature de cette voix que je ne lui connaissais pas. Je secouai la tête lentement, un doux sourire sur le visage, lui assurant ainsi que ce n'était pas grave. Malheureusement, mes cinq mois de grossesse gémellaire m'empêchait littéralement de me pencher. Je ne pouvais même plus faire le ménage, pour vous dire !

Lae me jeta un petit regard en coin après avoir assuré qu'elle était "ravie de la rencontrer". Elle venait de me prouver qu'elle était toujours apte à vivre avec une autre personne que moi, et je hochai un peu la tête pour l'encourager d'avantage. Pour une raison qui m'échappait, elles étaient aussi mal à l'aise l'une que l'autre, et je ne tarderais pas à les rejoindre si elle continuait comme ça. Lae lui demanda l'origine de son nom, et je décidai de répondre à sa place, histoire de lui éviter de s'effondrer maintenant. Pourquoi s'effondrerait-elle ? Je n'en savais rien, tout ce qui je pouvais dire, c'était qu'elle avait l'air malade.

« Lula est anglaise, Lae. Aussi anglaise que nous. »

FAUX ! J'avais une moitié de sang écossais, Lae avait vécu la majeure partie de sa vie en France, et Lula s'était enfuie d'Angleterre après l'université. Mais bon. Ca éviterait une conversation gênante de plus.

Ma chère cousine nous fit signe de la suivre jusque dans la cuisine. Je laissai passer ma meilleure amie devant moi, et je fermai la marche. En arrivant dans la cuisine, je posai ma main droite sur mon ventre rebondie, essayant pour la première fois de ne pas descendre les yeux vers ma bague. Je ne voulais plus la voir, celle-là.

Je saisis le verre que ma cousine me tendit en la gratifiant d'un sourir reconnaissant. Je la regardait s'asseoir sur le comptoir, sans proposer à Lula de s'asseoir sur quoique ce soit. Je soupirai silencieusement, et tira une chaise de sous la petite table de la cuisine pour ensuite faire signe à Lula de poser ses fesses dessus. Avant qu'elle ne s'asseye, je me dirigeai vers un des placards du haut, demandant à Lae de se décaler pour que je puisse l'ouvrir, et en sortit un paquet de chips paprika. Je l'ouvris, en pris une poignée, et croqua comme je le faisais de puis cinq moi déjà. J'attendis la réponse de Lula, décidée, cette fois, de la laisser parler toute seule.


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MessageSujet: Re: Lula & Mirilla • Je réalise que j’aime ma maison quand je reviens d’ailleurs Mar 2 Juil - 21:53

Lula E. Skinner a écrit:



Pas de bras, pas de chocolat.



Quelle ambiance. Non, vraiment. Lula ne savait plus où se mettre. Elle ne savait plus grand chose ne fait. Qui était cette fille ? Etait-elle vraiment celle qu'elle pensait ? Voulait-elle dans le fond que cette fille en face d'elle soit celle qu'elle avait sans le vouloir abandonné sans pouvoir prendre de nouvelle ensuite ? Tant de questions. Mais avant que la Brune ne puisse ne serait-ce que penser à lui demander ses origines familiales, Lae la devança et lui posa une question. Le temps que l'information ne lui monte au cerveau, Skinner eut une sorte de blocage. Elle n'avait jamais entendu parler de son prénom. Dans le cerveau de la matheuse une série d'information défilaient, trop vite pour qu'elle puisse  les analyser calmement et entièrement. Le même nom, le même nom de famille. Cependant, nom de famille relativement commun. Un visage lui totalement hors du commun. Un souvenir de visage de petite fille, si semblable à celui présent devant elle. Enfin, les cernes, les joues et les yeux rouges mis à a trappe. La petite fille de ses souvenirs paraissait heureuse. Tout du moins Lula l'avait toujours connue heureuse. Skinner respira, un grand coup. Elle tenta de chasser de son esprit toutes les informations erronées.

« Je... Ne connais pas vraiment l'origine du nom. Je n'ai pas trop voulut en parler avec, mes parents. »

La Brune eut un rire nerveux. Une discussion avec ses parents avec comme sujet ses origines pré-nominales. Pourquoi n'y avait-elle pas pensé avant. Une autre opportunité d'aborder son passé, leur passé, et donc une nouvelle raison de les mettre hors d'eux. Ce petit jeu, sa vengeance personnelle, lui manquait. Bref. Un petit, léger coup de poing dans l'estomac retourné de la jeune femme. Elle reprit la parole, en espérant que cette prochaine phrase ferait réagir son interlocutrice.

« Par contre, Ton prénom n'est pas très ordinaire... J'ai moi même connu personnellement une Laeticia Davis, il y a de nombreuses années. »

Désormais, trois scénarios pouvaient se mettre en place. Soit Lae était Lae, et donc elle allait comprendre, enfin. Et sa vie reprendrait peut-être un courant normal. Soit Lae n'était pas du tout Lae, et donc la cousine de Davis allait la prendre pour une folle, et la vie de Skinner continuerai. Sa longue quête, si on pouvait appeler ça comme ça. Soit Lae était Lae, mais trop petite au moment du départ pour se souvenir. Peut-être avait-elle tout simplement oublié ? Peut-être voulait-elle oublier. En fait, il était possible que sa petite soeur, si elle était bien devant elle, avait décidé de la rayer de sa vie, et donc faisait comme si elle ne la connaissait pas. et voulait tout simplement que cette pseudo nouvelle arrivée, qui venait de débarquer sur son perron du jour au lendemain, disparaisse de sa vie. Elles arrivaient dans la cuisine et Lae lui tendit un verre de Coca. Les principes sont des principes, et donc l'anti mal bouffe qu'était Skinner ne put s'empêcher de faire une petite grimace à la vue des chips paprika et du verre rempli d'une couleur brunasse et gazeuse.

« Non merci c'est gentil... Je tiens à mes dents et à mon estomac. Tu n'aurais pas du thé au jasmin ? Je peux me le faire si tu veux. Et, Miri', tu devrait faire gaffe, tes gamins vont naître oranges. Complètement oranges. Pas que les cheveux. »

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MessageSujet: Re: Lula & Mirilla • Je réalise que j’aime ma maison quand je reviens d’ailleurs Mer 31 Juil - 20:25




Je suis candidate au suicide !
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Je prit une grande inspiration. Le marathon de la conversation habituelle, devenu inhabituelle pour moi maintenant, avait commencé. Trois, deux, un, partez ! Je grinçai des dents lorsqu'elle évoqua ses parents -toi au moins t'en as qui veulent bien te parler!-, je reprit une grande inspiration, et avant que je puisse rétorquer quelques choses de plus aimable et spirituelle que la répartie qui m'était venu à l'esprit, la brune en face de moi reprit. Bon. Ça, je peux y répondre sans trop de difficulté. « Je le sais bien. Mais comme tu dois le savoir, ce n'est pas moi qui l'ai choisi. Et je serais incapable de te dire qui l'a choisi, de mon père ou ma mère. » Je tenta de lui sourire, mais aperçue bien vite que j'en étais bien incapable. Parler de mes parents en ces temps était une mauvaise idée. Cette mini-dépression qui m'envahissait faisait ressortir tous les mauvais cotés de ma vie encore plus noir que d'habitude, et bien que l'ancienne Laeticia avait une aise très particulière pour en parler, la nouvelle pouvait exploser en sanglot à la moindre évocation d'un hôpital psychiatrique. Comme Mirilla dans ces premiers mois. Mais la jeune Davis n'était pas enceinte, ô non. Juste triste. Elle avait besoin de faire son deuil, de prendre un nouveau départ, mais l'idée de tourner la page, la peur d'oublier son meilleur ami avait le don de lui donner envie de vomir. Triste vie.

Je souris à Mirilla, en me décalant, pour la laisser accéder au chips paprika, et lui prit une chips juste après qu'elle ait prit sa fournée habituelle. Nous avions nos habitudes dans ce cottage. Que ferait une nouvelle venue ici ? Nous chamboulez toutes nos petites manies, à `Illa et moi. C'est certain « Non merci c'est gentil... Je tiens à mes dents et à mon estomac. Tu n'aurais pas du thé au jasmin ? Je peux me le faire si tu veux. Et, Miri', tu devrait faire gaffe, tes gamins vont naître oranges. Complètement oranges. Pas que les cheveux. » Je grinçai des dents une énième fois. Tant mieux qu'elle ne touche pas à mon précieux coca, si elle ne sait pas l'apprécier à sa juste valeur. Je lui désignai le placard à thé d'un mouvement de main agacé. J'avais en effet des sachets de thé au jasmin dans mes placards. Mon père étant un adepte de celui-là. J'avais pris cette habitude à l’hôpital de lui en servir un chaque jour. Et parfois, le lendemain matin, il m'arrivait de trouver une tasse vide de liquide quand j'allais lui dire bonjour. Parfois. Voyant la conversation retomber, je me décidai de partager cette anecdote, tout en taisant quelques passages, malgré tout. « Mon père adore le thé au jasmin ! Il avait pour habitude d'en prendre un tout les jours, à 15h pile, comme le bon anglais qu'il est»

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MessageSujet: Re: Lula & Mirilla • Je réalise que j’aime ma maison quand je reviens d’ailleurs Dim 25 Aoû - 11:04




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Pourquoi avais-je l'impression d'être transparente ? Non pas que ça me gênait de me contenter de les regarder parler, mais je sentais que si je n'étais pas là, ça serait la même chose. On aurait dit qu'il n'existait qu'elles, que rien d'autre que leurs mots ne les entouraient. Excepté cette atmosphère étrange que je ne saurais décrire, tellement je n'y étais pas habituée. J'étais là, avec mon paquet de chips paprika dans la main gauche, ma main droite posée sur mon ventre arrondi par la création de la vie, jouant avec mon anneau. Je soupirai, ne savant où me mettre, essayant de comprendre pourquoi Lula se comportait si étrangement. Et puis, après tout, pourquoi m'inquiétais-je ? Mon amie avait toujours été froide avec les gens qu'elle ne connaissait que depuis quelques instants. Finalement, tout se passait normalement. Lula la froide, Laeticia la dépressive, et Mirilla la prude enceinte. Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes !

Je ne pus m'empêcher de rire à la remarque de Lae, et de me représenter un petit garçon et une petite filles, roux tous les deux, à la peau et aux yeux oranges paprika. Je passai mon idex droit sous mon nez, un sourire toujours sur mes lèvres.

« Promis, je ne les habillerai pas en orange. Les gens sauront tout de suite que c'est ma couleur préférée, sinon. »

J'étais heureuse de voir les efforts que ma tendre cousine faisait pour que la cuisine ne s'emplisse pas d'un silence extrêmement pesant dont j'avais désormais l'habitude. Tout se passait à merveille, j'en avais bien l'impression. Et Laeticia ne s'en rendait peut-être pas compte, mais sa guérison était en train de se mettre en marche. Je savais qu'inviter Lula à rester quelques temps était une idée géniale.

Ah, le père de Lae et le thé au jasmin. J'étais encore une toute petite fille quand les deux étaient partis pour la France, mais je me souvenais vaguement de l'avoir souvent vu entrain d'en boire. Et je me rappelais aussi que mon frère avait voulu en goûter et en avait été malade. Je ne me souviens plus de l'âge que j'avais quand les Davis avaient quitté l'Angleterre, mais les souvenirs d'ux revenaient, maintenant que ma cousine était de retour parmi nous. Je souris de nouveau en entendant 'Ticia en parler, et me reservait de chips paprika, sans oublier pour autant le risque que mes enfants avaient de se transformer en carotte à yeux et à membres.


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MessageSujet: Re: Lula & Mirilla • Je réalise que j’aime ma maison quand je reviens d’ailleurs Ven 30 Aoû - 7:48

Ma petite Miri, je m'appelle Lula, pas Lae (a)




Pas de bras, pas de chocolat.




Décidément, cette fille n'aimait pas parler de ses parents. De toute façon, Lula avait prit une grade décision pendant que Mirilla répondait à sa plaisanterie. Elle n'allait pas tout de suite poser à Lae des question trop personnelles sur sa vie, sur ses parents. Premièrement, parce qu'il n'est pas considéré comme commun, de demander à une fille que l'on voit pour la première fois la photocopie de son acte de naissance, et deuxièmement, parce que la Davis pas rousse n'avait pas vraiment l'air de vouloir parler de son passé. En fait, là tout de suite, elle avait surtout l'air de ne pas vouloir parler tout court. Et Lula ne pouvait juste pas lui en vouloir. C'était elle qui déjà débarquait dans sa vie, sans prévenir, et en plus lui lançait des répliques froides comme la dernière carte postale qu'elle avait envoyé à sa mère. Après la réplique de Lae sur son prénom, ne sachant pas quoi répondre à cette réponse, banale, mais appropriée, Skinner ne contenta d'hocher la tête, affirmativement.

Etrangement, la matheuse avait réussi à retrouver son calme. Un calme plat, parfait. Elle ne laisserai plus rien paraître de sa vie passée elle non plus, au moins pendant le temps qu'elle allait prendre pour s'installer normalement et commencer ses recherches de travail. Même si elle sortait d'une des écoles les plus renommées d'Angleterre, elle n'avait pas vraiment, pour ne pas dire pas du tout, d'habitude professionnelles. A vrai dire, hormis ses petits boulots en Australie, où elle avait apprit les bases du français grâce à sa collègue du restaurant, une étudiante Lyonnaise, son CV était assez court. Mais elle comptait sur sa facilité scientifique pour trouver quelque chose qui pour une fois, lui demanderai de se concentrer, et de montrer ce qu'elle avait dans la tête. Comme ça, elle pourrait par ailleurs se changer un peu les idées. Mais elle commençait déjà à réfléchir sur la façon d'en savoir plus sur la vie de Laeticia, sans l'impliquer ni même lui poser de questions. Par peur de la déranger, vous vous en doutez. De toute façon, la Brune préférait largement opérer seule. Elle avançait plus vite dans ses recherches, et ne pouvait s'en prendre qu'à elle même quand ça foirait. Elle fit un clin d'oeil à son amie, et remercia Lae pour le thé qu'elle allait se faire. Il était clair que, si jamais elle avait des enfants, aucune bouteille de Coca ou de quelconque soda ne passerait la porte, tout au moins avec son accord légal. Elle eut un rictus mi étonné, mi satisfaite, quand elle entendit la voix de Davis brune lui parler de son père qui buvait du thé au jasmin. Non, vraiment ? Comme c'est étonnant. Il y avait forcément un rapport avec sa propre famille, les preuves sautaient aux yeux. Et si sa soeur, car elle se permettait de l'appeler comme ça dans son esprit désormais, faisait semblant de ne pas la reconnaître, où avait tout simplement décidé de l'effacer de sa vie, Skinner allait se faire un plaisir, de lui rappeler son existence.

Vraiment quelle coïncidence... Mon père et ma mère en buvaient des litres. Je suppose que c'est toujours le cas, mais j'ai en quelque sorte coupé les ponts avec eux depuis mon départ en Australie. Je n'ai jamais été aussi proche de chez eux qu'à cet instant. Géographiquement, bien sur.

Elle ne put s'empêcher de sourire. Peut-être se rendaient-ils enfin compte de se que cela faisait d'être séparés de ceux qu'on aime... Et elle alluma la bouilloire.


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MessageSujet: Re: Lula & Mirilla • Je réalise que j’aime ma maison quand je reviens d’ailleurs

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Lula & Mirilla • Je réalise que j’aime ma maison quand je reviens d’ailleurs

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