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+ PLEASE GOD FORGOT ALL OUR SIN W/ LYRA

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MessageSujet: + PLEASE GOD FORGOT ALL OUR SIN W/ LYRA Jeu 2 Mai - 12:15


Please God forgot all our sin

Lyra & Clyde





Clyde n'avait jamais été croyant. Comment l'être ? Il était né dans un taudis. Il avait grandit parmi les effluve de vin qui n'avait eu rien de sacré, la vie n'avait jamais semblé être un cadeau, tout n'avait été que déchet et erreur. Il était un caillou qui abordait l'existence comme un ricochet se faisant plus ou moins mal à chaque choc. Il se fichait pas mal de ce que pouvait penser le monde de lui, alors de ce que pouvait penser un Dieu. Pourtant étrangement à plusieurs moment de sa vie il avait été ramené à ses édifices religieux, à ces éléments mystiques. Car la religion on la haït, on l'adule, on y croit, on ne l'ignore pas. En tout cas, pas lorsqu'on a eu une vie aussi pitoyable et décousue que celle de Clyde. Abandonné parmi les abandonné. Délaissé des délaissés. Déchet dans une décharge. Il avait un goût prononcer pour les cathédrales, pour le gothique, pour leur candeur effrayante. Il avait une passion pour la terreur de la punition divine, pour l'esthétique gothique dans toute sa splendeur et ce que ça donnait sur les tatouages. Bien sûr il ne l'imposait pas à son corps sous peine de ne ressembler à rien, mais il admirait souvent les tatouages qu'il faisait à ceux qui le demandaient. A Chicago il avait réussit à taguer en une nuit la totalité de la nef centrale de la cathédrale de symbole satanique, ça avait été splendide, ça avait fait scandale, c'était sublime. Il n'avait jamais vraiment bien compris l'attachement religieux, l'appel de la prière et toute ses choses réelles qui rassemblaient des fidèles dans les églises. Il croyait dans les métaphores, dans l'art qui choque, dans l'art tout simplement. Les peintures religieuses l'horrifiaient et il se sentait autant apaisé au mal à l'aise au sein d'une église, entouré de vieilles pierres et de statues endormies et sages. Il frémissait devant les peintures du Caravage, rêvait d'entrer dans Notre-Dame de Paris depuis qu'il avait vu l'adaptation du Bossus de Notre-Dame. Bref Athé convaincu, limite sataniste sur les bords par moment, plus par contradiction que par conviction cela dit, nourrissait une passion étrange et contradictoire pour les édifices et les légendes religieuses qui l'avait pousser à lire la Bible, non pas une, mais deux fois. Bon la deuxième fois il s'était contenté des passages les plus chauds du Cantiques des Cantiques... Il ne fallait pas abuser... C'est de Clyde dont on parle tout de même.

C'est ainsi que tout naturellement en ce réveillant ce matin de pluie. Ce qui n'était pas particulièrement étonnant pour un matin anglais, mais qui eut quand même un effet désastreux sur le moral de Clyde. En effet comment voulez vous qu'il ailles graffer s'il pleuvait. Il avait beau être doué et rapide, la peinture elle ne séchait pas en deux minutes top chronos, et à moins ne se mettre sous un pont, tout aurait dégouliner et ça serait absolument hideux. Evidement on était dimanche, donc le salon de tatouage était fermé, et il n'avait rien à faire mise à par aller faire tremper ses bouclettes qui supportait assez mal la pluie il fallait avouer. C'est ainsi que tout naturellement en ce réveillant ce matin de pluie - vous aussi vous avez une impression de déjà vu ?- il pensa donc à se rendre dans la Cathedral. pas à l'heure de la messe bien évidement. Il s'était réveillé à l'heure ou l'office était passé depuis longtemps, et s'il aimait l'édifice, le blabla du prêtre qui l'accompagnait l'agaçait énormément. Et bien qu'il est déjà envisagé d'aller se faire confessé ses pêchés, juste pour emmerder un prêtre et voir sa tête, pour une raison inconnu il n'avait encore jamais mis son plan diabolique à exécution... Par respect pour la profession sans doute. Ou pas. Il s'habilla donc, et se dirigea sous la pluie, se faisant allègrement trempé jusqu'à la Cathédrale. Sur le chemin il maudit Dieu qui n'eut pas le bon goût de le protéger de la pluie, lui qui n'avait pas de parapluie. Arriver dans la Cathédrale il s'installa sur un banc au milieu et commença à griffonner. Au début sa position était des plus normal, avant qu'il rebalance ses jambes sur le banc de devant, sa tête en arrière puis qu'il s'allonge sur le banc, et se mette à gesticuler dans tous les sens continuant à griffonner au fur et à mesure ce qu'il voyait tout en continuant à bouger. Inutile de dire que les gens le regardait étrangement tout en osant rien dire. Il finit par se remettre normalement, mais sortit de sa poche une cigarette qu'il alluma avant de porter à sa bouche. Il n'y avait rien de plus détendant que de fumer dans une Eglise. « Non mais vous vous croyez ou ? » hurla une petite vieille dans son dos. Clyde abaissa la tête par dessus le banc pour voir la vieille et lui souffla la fumée à la figure. « Cathédrale Saint Paul, non ? » dit-il avec un grand sourire et une arrogance peut commune. S'étouffant sous la fumée la vieille paru encore plus indignée. « On a pas le droit de fumée ici !» « Oh » fit Clyde, comme s'il ne le savait pas. Il finit son croquis qui représentait la vieille avec une énorme paire de seine, des clopes dans tous les trous et des diables la séduisant de toute part. Il déchira la feuille de son carnet, se redressa et sauta sur ses pieds, il souffla de nouveau la fumée sur la petite vieille, lui claqua une bise baveuse, lui tapa les fesses, et lui plaqua le dessin sur la poitrine. « Bien le bon dimanche mademoiselle ! Que Dieu soit avec vous ! » dit-il avant de se sauver de la Cathédrale, en sortant de l'édifice il percuta une fort jolie blonde qu'il renversa au sol se retrouvant à califourchon sur elle. Position qu'il aurait fort apprécié si. « Lyra ? » Oh lui n'avait pas trop de mal à la reconnaitre. Elle devait avoir 16 ou 18 ans lorsqu'elle l'avait lâchement abandonné à son sort miteux. Elle avait vieillit, mais on ne changeait pas tant que ça. En revanche si elle réussissait à le remettre il pourrait presque la félicité... Après tout c'était un gamin de dix ans qu'elle avait laissé derrière elle. Il se leva brutalement et se dépoussiéra, ne regardant pas la jeune femme dans les yeux, et faisant brutalement la gueule.

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MessageSujet: Re: + PLEASE GOD FORGOT ALL OUR SIN W/ LYRA Sam 4 Mai - 12:52


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Clyde & Lyra





Les gouttes tombent une à une dans le lavabo. Depuis combien de temps fixe-t'elle ce foutu mur ? Un rêve l'a réveillé en sursaut. Ce qu'on peut donc appeler de cauchemar. Et bien qu'elle ne se rappelle pas de quoi elle rêvait, les larmes aux coins de ses yeux lui laissent une idée perçante dans le cœur et la mémoire. Comme quand il venait tout juste de partir, elle rêvait de leur dernière rencontre et des conséquences que cela avait eu sur elle. Tout ce qu'elle a fait et ce qu'elle est devenu remonte à ce moment précis de sa vie. Lyra soupire, regardant par sa fenêtre aux volets non fermés les gouttes de pluie qui saccagent encore une fois ses plans pour un dimanche. L'envie de se lever ne l'a prend pas non plus. Après un cauchemar, elle a simplement envie d'allumer son téléviseur pour regarder un sitcom débile qui pourrait lui faire oublier que sa vie sentimentale est des plus vides. Sa vie professionnelle, Lyra n'a pas à s'en plaindre. Les livres qu'elle illustre se vendent facilement et niveau salaire, ce n'est pas comme si tout dégringolait. Mais il y a des jours comme ça. Où tout simplement, on se sent vide, empressé d'en finir avec une journée déjà pourri au réveil et où on cherche à s'oublier rapidement. Elle n'est pas du genre à s'apitoyer sur son sort non plus. En se levant, elle traîne sa couverture sur son dos, déplaçant des tas de pinceaux et de crayons éparpillés un peu partout. Ouvrant sa porte, le silence présent l'a rend stoïque. Jusqu'à ce qu'elle se rappelle qu'Orion et Pandora sont parties à San Francisco. Encore une fois, la solitude n'est jamais bien loin. Elle se passe une main sur le visage pour tenter de se réveiller mais la jeune femme ne doute pas posséder des cernes qui feraient peur à n'importe qui. En s'asseyant devant son thé, emmitouflée dans sa couverture vert pomme, Lyra revoit, par flash, des images de son rêve. Des cris, des larmes et l'inaptitude qu'a Lyra a atteindre la personne qui l'appelle. La chaleur qui provient du thé n'arrive pas à réchauffer le corps frigorifié de Lyra, quand bien même elle est sous une couverture. Avoir une maison pour soi, c'est cool le premier jour. Mais la solitude et le manque de discussions se fait rapidement ressentir, surtout quand on est comme Lyra, prêt à tout pour faire sauter une ambiance morbide.

Le thé avalé, ses cheveux presque domptés, maquillage à la va-vite et ses vêtements mis, elle attrape son parapluie et appelle un taxi. Une promenade sous la pluie, quoi de mieux un dimanche ? De toute façon, Bonnie est occupée et ses autres amies ne répondent pas à leur téléphone. Tandis que le taxi l'emmène dans Londres, la tête contre la vitre, elle regarde le paysage, d'habitude si joyeux quand le soleil est présent, se parer de couleurs grisâtres et rendre l'endroit un peu plus maussades qu'avant. Sa mère lui disait toujours que le gris était une couleur sombre et qui ne pouvait signifier qu'une seule chose : la tristesse. Étrangement, elle se demande si le temps ne s'est pas copié sur ses sentiments du moment. Et Lyra sourit en pensant que c'est tout bonnement impossible. Elle le croyait avant, quand il était là, que le soleil apparaissait seulement quand elle le voyait. Stupide et idiote gamine qu'elle était. Sortie de ses rêveries par le conducteur, la jeune femme paye sa course et suit un chemin indéfini. Les chaussures à talons que portent d'habitudes les 3/4 des femmes sont remplacés par des baskets et les vêtements de luxe cachés par des manteaux encore plus chers. Le marché du luxe, quelque chose qu'elle ne comprend pas et qu'elle ne comprendra surement jamais. Elle préfère sortir en vieux pyjama troué pour aller chercher son courrier le matin plutôt que s'habiller de soie pour le faire. Elle sourit bêtement et continue tranquillement de marcher, évitant les grosses foules et son esprit virevoltant un peu partout. Pour arriver finalement face à la Cathédrale St Paul. Lyra ne l'a jamais vraiment vu encore, son parcours touristique se limitant à Big Ben, l'abbeye de Westminster, le London Bridge et la tour de Londres. Elle l'aurait certainement manquée si la jeune femme n'était pas tombé dessus au hasard. Tout en la contemplant, elle ne peut s'empêcher d'imaginer le temps que cela a du prendre pour l'imaginer. Il faut beaucoup d'imagination et de temps pour ça. Ce qu'elle préfère garder pour les enfants, eux, l'ont mis à profit pour la religion. Lyra n'est pas croyante. Allez lui demander d'aller prier, elle partira en rigolant. Tout ses clichés sur la religion et sur le fait que le monde est dirigé par un saint, ça n'est qu'une nouvelle façon pour contrôler le monde et les habitants qui le croient. Tandis qu'elle commence à rebrousser chemin, elle entre en contact avec un corps, plus précisément celui d'un homme, pour terminer dans une position qui d'habitude, ne l'aurait pas fait tant rougir. Ça, c'est nouveau. Lyra rit légèrement jusqu'à ce que l'inconnu l'interpelle par son prénom. Tout en relevant la tête, le visage de l'homme s'impose près d'elle, s'étant dégagé de leur position. Elle ne pensait pas le revoir ici. Pas après autant d'années après l'avoir abandonnés. Pas un jour elle ne ressent du remord pour ce qu'elle lui a fait. Eugène ? C'est... C'est bien toi ? Lyra se colle une baffe mentalement pour douter un seul instant. Bien sur que c'est lui. Bien qu'il a grandi, elle n'a pas oublié le regard qu'il possède. Elle se relève et tire légèrement sur sa jupe pour la remettre en place. Que fait-il ici ? Surtout face à une cathédrale. Je ne m'attendais pas à te revoir. Surtout ici... Ne me dis pas que tu es devenu un pantin de la religion ? Bien qu'elle tente de jouer sur une corde joyeuse et drôle, l'expression de son visage fait disparaitre le sourire sur son visage. Elle l'a abandonnée à son sort. Lui, le garçon qu'elle s'était jurée de sauver de la famille dans laquelle il est né. Elle se passe une main sur le visage tout en poussant une sorte de soupir-grognement. Rien n'est plus pareil a cause de son égoïsme et de son foutu cœur. Ne souhaitant pas rester sous la pluie et tenant à lui faire des excuses proprement, Lyra se plante devant lui, le forçant à la regarder et lui dit : Écoute... J'ai des choses à te dire, dont certaines qui risquent de me prendre un moment et c'est pas que j'aime pas la pluie mais mes cheveux ne l'apprécient pas - tout comme les tiens si je me souviens bien... Tu m'accompagnes au café là bas ? Tu as toutes les raisons de refuser. Et crois moi, ça me servirait de leçon. Mais je ne bougerais pas tant que tu ne m'auras pas écouter non plus. Je peux être têtue quand je veux. La pluie redouble d'intensité mais elle fixe toujours son visage, s'attendant à une remarque ou à un rire sarcastique. Parce qu'au fond d'elle, la jeune femme sait qu'elle le mérite.

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Dernière édition par Lyra E. Carter le Lun 27 Mai - 16:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: + PLEASE GOD FORGOT ALL OUR SIN W/ LYRA Mar 7 Mai - 8:07


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Lyra & Clyde





Avec le temps, les souvenirs s’effacent, les douleurs s’en vont. Eugène se souvenait d’avoir eu une enfance perdue, angoissée, et trop libre. Il n’avait jamais bien compris ce qu’il se passait, et n’avait jamais réussit à trouver sa place dans les effluves d’alcool et de môme familiale. Il avait été le premier à naître dans cette maison immonde. Pas le premier à en partir, ou à disparaître. Son enfance avait été ponctué de petit drame, de mort en bas âge, de bouteille qui se brise sur le sol, d’arrivé de nouvelle femme. C’était encore flou dans sa tête, il ne cherchait pas particulièrement à se souvenir. Dès qu’il en avait eu l’âge il avait passé le maximum de temps à l’extérieur. Pour lui sa maison n’était qu’un enchevêtrement de corps sur un fond d’alcool et de veille musique grésillante d’une maison en mauvais état. Lui préférait les souvenirs des rues, ou la maison de Lyra. Lyra était beaucoup plus vieille mais aimait bien les bouclettes d’Eugène, son sourire brillant, son humour enfantin qu’elle disait, et ne le lâchait jamais. Si Lyra n’avait pas été aussi grande, aussi jolie, Eugène en aurait peut être été fou amoureux. Peut être qu’il l’était. Il savait aussi qu’il était trop jeune. Et que tout au plus, il était comme un petit frère pour elle. Mais petit frère il aimait être. Lui qui se considérait sans véritable famille, aîné parmi mille demi-frère et demi-soeur dont il se sentait incapable de faire le décompte et de retenir les noms, et dont il se fichait totalement. Il était enfin content d’être le plus petit, celui à protéger. Avec elle, il se souvenait de sa main fermement accrochée à la sienne, de ses yeux brillants, et de ses rires tonitruants. Il se souvenait qu’il avait aussi commencé à peindre en sa compagnie. Avec les doigts. Lyra avait bien essayer de lui donner un pinceau, en moins de dix minutes il avait eu de la peinture jusqu’au coude et avait jugé que le pinceau ne lui servirait plus à rien. Oui il s’était imaginé grandir comme ça. Avec Lyra. Après tout maintenant elle était sa famille. Il la considérait comme sa seule famille. Mais elle était partie. Il devait avoir dix ans. Elle n’était pas revenu. Il n’avait plus eu de nouvelle. Il l’avait pourtant attendu, la main tendu dans le vide. La main propre pourtant, parce qu’il savait qu’elle n’aimait pas lui serrer la main quand elle était pleine de peinture. Mais elle n’était pas revenu. Ni les jours suivant, et encore ceux d’après. Pourtant il l’avait attendu là, à gribouiller sur le trottoir et à l’attendre. C’est comme ça qu’il avait finit seul dans la rue, à gribouiller sur les murs, puis à graffer, à rencontrer qui voulait bien lui parler, et à faire sa lois quand ça l’arrangeait. Il lui en avait voulu. Elle l’avait abandonné. Lui un enfant de dix ans, sans famille, sans avenir maintenant. Avec le temps, les souvenirs s’effacent, les douleurs s’en vont. Clyde n’avait jamais oublié. Il avait beau avoir changé de nom, détestant Eugène et tout ce que ça lui rappelait. Il n’oubliait pas. Pas tout à fait en tout cas. Il lui en voulait encore, par principe. Parce qu’il était rancunier. Ou qu’il avait décidé qu’il devait l’être.

Et voilà qu’il lui retombait dessus, dans son havre de paix, là ou il fuyait pour sauver sa peau. Voilà qu’il l’écrasait de tout son long. Voilà qu’elle n’était plus si grande que ça. Elle était même plutôt petite. Ou alors c’était lui qui avait vraiment grandit. Elle était toujours belle cela dit. Mais on s’en fichait bien. Il lui en voulait. «Eugène ? C'est... C'est bien toi ?» Clyde grinça des dents. Elle était encore l’une des dernières personnes à l’appeler Eugène. En faite il n’y avait qu’elle. Elle et Bonnie. Mais Bonnie c’était justement pour l’agacer. D’ailleurs il avait entendu dire que Lyra avait adopté Bonnie. La blague. A pourchasser Bonnie dans l’un des endroits les plus petits de la planète ou les rumeurs circulent plus vite que le vent, on en apprend des choses. « Non, je m’appelle Clyde. Désolé.» fit-il avec une moue boudeur qu’elle devait lui connaître lorsqu’il était enfant, enfonçant ses mains dans ses poches. Quel mauvaise fois. Evidement que c’était lui. Ce regard perdu, cette coupe de cheveux qu’il avait fait lui même, ses fringues dégueulasses. Oui c’était forcément lui. Même si la dernière fois qu’elle l’avait vu, il n’avait qu’une dizaine d’année, il n’avait fait qu’empirer chacun de ses traits enfantins. «Je ne m'attendais pas à te revoir. Surtout ici... Ne me dis pas que tu es devenu un pantin de la religion ?» Hum... Un pantin de la religion ? Elle l’avait bien regardé ? Est-ce qu’il avait une tête à être religieux ? Mais il lui en voulait alors... Il s’étira. «Je me suis réfugié dans une Eglise après ton départ quand à douze ans je faisais ma première overdose... Le prêtre ma sauvé. Je lui en serais éternellement reconnaissant. Il m’a donné une toute nouvelle vie. Il est mort aujourd’hui, mais j’ai décidé que je ferais comme lui et que je donnerais ma vie pour les plus faibles.» Ok, Eugène tu es un piètre menteur. Ou alors tu en fais juste un peu trop. Il avait pourtant essayé de rester le plus sérieux possible. Mais il avait une telle envie de se foutre de sa gueule qu’il ne pouvait pas se retenir. «Plus sérieusement mon dieu est une fourmis.» Parce que tout de suite ça faisait plus sérieux. Il avait remis ses mains dans ses poches, gardant un visage fermé à toute discussion, bien qu’il s’animait de quelques rires, et éclat par moment lorsqu’il se moquait d’elle. «Écoute... J'ai des choses à te dire, dont certaines qui risquent de me prendre un moment et c'est pas que j'aime pas la pluie mais mes cheveux ne l'apprécient pas - tout comme les tiens si je me souviens bien... Tu m'accompagnes au café là bas ? Tu as toutes les raisons de refuser. Et crois moi, ça me servirait de leçon. Mais je ne bougerais pas tant que tu ne m'auras pas écouter non plus. Je peux être têtue quand je veux.» Il avait envie de dire non. Pour ne pas avoir à l’entendre s’excuser, pour ne pas l’entendre lui rappeler les années qu’il avait passé sans elle et qui lui avait manqué, pour ne pas qu’elle lui demande comment lui s’en était sortit. Parce qu’il ne s’en était pas sortit. Pas vraiment. Mais il avait la flemme. Flemme de lutter contre une femme têtue qui savait visiblement ce qu’elle voulait. «Si c’est toi qui paye» Attend lui n’était toujours pas riche. Bon ok, il bossait suffisamment pour avoir de quoi se payer un café. Mais c’était la moindre des choses, non ? «Et ne t’attends pas à ce que je te répondes. Je veux bien écouter. Et encore là je me sens pousser une auréole de saint.» Sale gosse. Il avait conscience d’être chiant, et de jouer au petit con. Le pire c’est qu’elle arriverait bien à le faire parler. Elle réussissait toujours quand il était plus petit, elle trouverait bien le moyen aujourd’hui. Mais plus elle réussirait, plus il jouerait aux cons. Pour la forme.

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MessageSujet: Re: + PLEASE GOD FORGOT ALL OUR SIN W/ LYRA Lun 27 Mai - 16:01


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Elle ne s'attendait pas à le revoir. Lyra entend parler de lui par Bonnie, c'est certain. Les choses qu'il fait, les façons dont il l'a traitée. Mais elle ne pensait pas pouvoir le revoir un jour, tout simplement parce qu'elle a des ressentiments pour lui. Trop longtemps elle s'est voilée la face sur son départ précipitée d'Amérique. Trop longtemps elle a laissée son passé derrière elle. Aujourd'hui, elle se doit de réparer un tant soit peu l'erreur qu'elle a faite. Le petit garçon qu'elle a laissée derrière elle, qui cherchait sa main pour s'y accrocher et sortir de son univers si noire n'est plus. Il a grandi, elle a muri. Il est bien plus grand qu'avant, son regard bien plus fermé que la dernière fois qu'elle l'avait vu. Sa famille, elle ne l'a jamais compris. Principalement, leur lien d'amitié avec ses parents. Comment des gens comme ses parents pouvaient cautionner les choses que faisaient ses personnes ? Cela rendait Lyra malade et ce petit garçon, au milieu de tous ses soucis, elle voulait le protéger. Cause égoïste ou purement charitable ? Encore aujourd'hui, elle ne regrette rien. Il était comme un frère, un frère qu'elle a toujours rêvée d'avoir, pour pouvoir jouer avec lui et faire ce qu'elle ne pouvait pas avec sa petite soeur. Ses yeux bleus qui pétillaient quand elle lui apprenait à dessiner, sa main dans la sienne partout où elle allait. Elle l'aimait, comme un membre à part entière de la famille, se voyant tout les jours et échangeant chaque jour un peu plus d'espoir. Elle voyait en lui ce que personne ne pouvait voir encore. Il avait du talent et elle est certaine qu'aujourd'hui encore, il ne l'a pas perdu. Et quand elle est parti, elle a engendré la personne qui se trouve face à elle, la défiant du regard et par ses paroles. Jamais elle n'aurait pensé que son départ, purement égoïste, l'aurait touché aussi profondément. Il était fautif, Lewis. Mais quand bien même, ça ne change pas ses actions. Ce n'est pas Lewis qui lui a dit de faire le tour des Etats-Unis, en oubliant progressivement ceux qui ont fait parties de sa vie. Ce n'est pas lui qui a mis un terme au peu de joie qu'elle apportait dans le quotidien d'Eugène. Et sous son regard réprobateur, Lyra se sent misérable. Apprendre de ses erreurs qu'on dit. Aujourd'hui, plus que n'importe quel autre jour, elle en prend pour son grade.

Fixant le regard azur d'Eugène, elle tique face à sa réplique. Clyde ? C'est donc ainsi qu'il aime se faire appeler, par ce matricule qu'il s'est donné. Elle fronce les sourcils et avec un sourire en coin. Désolée mais pour moi, ça reste Eugène. Je ne connais pas de Clyde. Elle croise les bras, l'écoutant sortir des phrases sans sens. Car elle sait que ça ne pouvait pas être vrai. Autant son départ a pu changer des choses mais pas sa non-croyance en dieu. Et bien heureusement pour lui d'ailleurs. Mais quitte à rentrer dans son jeu. Oh, je vois bien le tableau. J'espère que ce prêtre aura eu droit à ta reconnaissance, je ne saurais pas comment le remercier de t'avoir permis de vivre dans notre monde. Non, elle n'est pas douée pour l'ironie, encore moins quand le sujet l'a concerne de près ou de loin. Mais il a tellement changé que Lyra cherche à retrouver un peu le Eugène qu'elle appréciait, celui avec qui elle passait des heures à dessiner. Mais il se fout délibérément d'elle et elle n'est pas du genre à aimer ça. D'autres personnes ont fait bien moins que lui et se sont retrouvés dans le caniveau, la trace de sa chaussure sur leurs postérieurs. La blonde serre les poings, levant les yeux au ciel. Un humour perçant et sarcastique. Exactement comme elle aurait imaginée qu'il soit si elle était restée. Dans le fond, il n'a peut être pas tant changé que ça. Elle s'approche légèrement de lui, le détaillant mentalement. Il n'est pas habillé comme s'il sortait de la rue mais n'a pas non plus l'air de vivre une vie de château. Un sourire triste au visage, elle hésite entre lui prendre la main pour l'emmener jusqu'au café ou tout simplement mener le chemin seule devant, en espérant qu'il tiendra parole. Lyra prend la seconde proposition et se met à marcher devant lui, son parapluie ouvert au dessus d'elle. Je paierais, tant que tu ne commandes pas un repas de roi, je ne suis pas riche non plus. Et si tu ne veux pas parler, tu n'auras qu'à écouter. Tu écoutais toujours ce que je disais avant... Terrain glissant Lyra. Elle se mord la lèvre inférieur et pousse la porte d'entrée, refermant son parapluie et s'ébouriffant les cheveux. Elle repère une table un peu éloigné, à l'abri des oreilles indiscrètes et se dirige vers celle-ci d'un pas rapide. En s'asseyant, Lyra fixe Eugène, espérant que maintenant qu'ils sont en tête à tête et prêt à discuter, il n'allait pas prendre la poudre d'escampette d'un coup. Son expression doit le montrer vu comme il l'a regarde. Et bien... Que veux-tu commander ? La blonde lui sourit, instinctivement, tentant d'alléger un tant soit peu l'atmosphère. Il lui en veut. Elle s'en veut. Pourquoi les choses ne se font pas plus facilement ? Lyra soupire et se passe une main dans ses cheveux légèrement humides. Il y a tellement de choses que je devrais dire ou faire. Seulement, je ne sais pas par où commencer. Je n'ai jamais été douée pour les excuses, surtout quand je sais que je suis en tort. Probablement parce que je déteste ce qui suis... Je t'ai laissée derrière. Mais il y a une chose qui est certaine : je ne t'ai pas laissée derrière moi par choix. Je n'ai jamais voulu... J'étais jeune et amoureuse, trop naïve surement et probablement trop idiote. Tu ne te souviens probablement pas de lui. Mais tout tourne autour de lui. Son départ a engendré le mien. Et quand bien même, je voulais revenir pour te revoir, Chicago me faisait trop mal. Un monologue qui ne sert surement à rien, simplement à lui mettre les larmes aux yeux face au regard imperturbable du jeune homme. Têtu comme il est, ses piètres excuses ne serviront à rien. Lyra, tentant de calmer ses sanglots, rigole légèrement face au spectacle qu'elle doit donner. Je suis pitoyable hein ? T'abandonner derrière moi et aujourd'hui, pleurer pour que tu me pardonnes. Si j'étais toi, je serai déjà parti. Je ne mérite pas le pardon. Son regard se perd dehors, sous les gouttes de pluie qui dégringole sur les vitres, chassant les quelques larmes qui restent sur son visage.

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MessageSujet: Re: + PLEASE GOD FORGOT ALL OUR SIN W/ LYRA Dim 9 Juin - 21:03


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Clyde avait fortement envie de waver son panneau de je m’en branle de la vie, va te faire voir. Il y avait franchement peu de cohérence dans ses actions, dans ce qu’il pouvait dire, faire ou bien même penser. Car oui dans l’hypothèse ou l’homme pourrait un jour percer le secret des pensées intimes de quelqu’un, il serait fortement dérouté de ce qui pouvait se passer à travers l’esprit de Clyde. Je pourrais d’ailleurs, pour plus de réalisme, vous montrer un peu ce qui se passe. Mais ne vous attendez pas à comprendre quoique ce soit. Le voyage risque même d’être plutôt douloureux.

Tape du pied. Tape du pied. Tu pourrais devenir musicien peut être. Rythme dans la peau. Béton un peu dur..... Ou semelle trop fin. Faudrait que je me rachète des pompes. Fourmis. Encore une. Ou une saleté ! Domineront le monde. De toute façon. Blonde. Bonnasse. Boobs. Mais salope. Forcément. Les belles... Toutes des connes... Ahahah elle pourrait être sa belle mère. Hein ? Mais non. Parce que belle-mère il faudrait que... ERK. Tape du pied. Tape du pied. L’ange Gabriel à l’air triste sur son fronton... Il lui faudrait un mouchoir. J’ai besoin de me moucher. Foutu temps de merde ! Elle pourrait la bouclé la bavarde. Belle boucle de cheveux d’ailleurs. Si elle croit que je m’en tamponne de ce qu’elle dit. Une goutte ! J’ai reçu une goutte... Non ? Evidement il pleut... Je suis mouillé... Si je penche la tête et que j’ouvre la bouche... En combien de temps ma bouche se remplirait-elle d’eau ? Un mot de plus je la baffe.

Et en soit on pouvait continuer longtemps comme ça. Et encore, comme il avait quelqu’un en face de lui, qui parlait qui plus est, il était plus simple pour lui de revenir à ses moutons et de ne pas se perdre dans l’infini de sa connerie. Parce que bientôt si l’on avait continué, les couleurs lui serait monté à la tête, il aurait entendu le vrombissement sourd et délicat d’une vieille moto qui lui aurait retourné l’estomac d’excitation. Il aurait vu une vieille femme ridicule qu’il aurait eu envie de croquer... Sur le papier. Son esprit n’aurait plus rien entendu, digérant à peine toutes les informations que le monde avait à lui offrir, bien incapable de digérer quoique ce soit qu’il ne jugeait pas important. Mais la femme qui lui faisait face était importante. Enfin à défaut de l’être encore, elle l’avait été. Elle l’avait hanté. Alors chaque phrase insupportable qu’elle prononçait provoquait chez lui une poussé de bouton et une envie de meurtre. Enfin non. Pas vraiment. Il en avait rien à branlé. C’était le principe de l’action. Etre un petit merdeux - pour ne pas changé - et n’en avoir rien à foutre. Désolée mais pour moi, ça reste Eugène. Je ne connais pas de Clyde Elle se croyait intelligente. Elle l’était surement plus que lui, mais ce n’est pas pour ça que Clyde n’avait pas de répartie. Sa répartie était souvent simple, basique, et ras les pâquerettes, mais elle avait souvent l’effet escompté. Et a priori il n’y avait que ça qui comptait. « On est d’accord là dessus... Tu ne me connais pas. Eugène est mort !» Au moins il était clair et définitif là dessus. Il ne restait rien d’un potentiel Eugène, un gamin de 10 ans qu’elle avait rencontré et aimé. Il était devenu Clyde depuis longtemps. Oh, je vois bien le tableau. J'espère que ce prêtre aura eu droit à ta reconnaissance, je ne saurais pas comment le remercier de t'avoir permis de vivre dans notre monde. Ok ce n’était pas crédible comme histoire. Il allait devoir trouver mieux s’il devait l’emmerder, la choquer ou je ne sais quoi. Il fit mine de prendre la tête de celui qui se faisait démasquer. Enfin il n’avait pas besoin de faire mine puisque clairement il avait été démasquer. «D’accord j’ai mentit... Enfin pas sûr tout. Le prêtre m’a effectivement sauvé, mais je ne suis pas rentré au séminaire pour autant. J’ai tué ce prêtre il y a deux ans sans faire exprès... Accident de voiture... J’étais défoncé - encore - Rien de bien grave t’inquiète pas, j’ai pas laissé d’empreinte on me retrouvera pas.» dit-il d’un air totalement détaché ce qui rendait ses dires absolument monstrueux. Peut être pas crédible d’ailleurs, il ne savait pas, il en avait rien à battre. En soit s’il n’avait pas tué un père. Qu’il n’avait jamais été un drogué... Bien qu’il ne cacherait pas s’être déjà défoncé une fois ou deux... La jeunesse et ses conneries... En revanche il avait fait toute une batterie d’autre connerie. Dont un meurtre bien que ce fut un terrible accident qui lui pèserait sur la conscience jusqu’à la fin de ses jours. Alors en soit un meurtre pour un meurtre, ce n’était qu’une vérité dissimuler, une manière de faire un mea culpa à voit haute, sans vraiment s’excuser de ce que l’on avait pu faire. Je paierais, tant que tu ne commandes pas un repas de roi, je ne suis pas riche non plus. Et si tu ne veux pas parler, tu n'auras qu'à écouter. Tu écoutais toujours ce que je disais avant... Elle comptait réellement faire ça ? Ramener le passer ? Le golden past ou Clyde était un gamin de dix ans, encore assez mignon ? A quoi elle s’attendait ? A ce qu’il verse une petite larme, qu’il lui serre la main comme un con, qu’il lui fasse un beau dessin et un bisou sur la joue ? On arrête de chiez des arcs en ciel merci ! Il la regarde se mordre la lèvre et passe la porte du café après lui baissant son regard sur son postérieur. Qu’elle avait très beau cela dit. Hum. D’accord. D’un geste vif il lui tapa le postérieur avant de tourné autours d’elle, l’air amusé, vicieux et un peu con. «Tu penses pouvoir me laisser à l’âge de dix ans et me retrouver comme tel ? Je t’écoutes si je veux ! Et tu ne demande rien ! Et merci ! J’ai des manières tout de même ! Et c’est pas dans le trou ou tu m’emmènes qu’on trouvera un repas de roi de toute façon !» finit-il par dire en regardant le bouiboui dans lequel ils étaient rentré. En soit Clyde n’en avait absolument rien à foutre, un café était un café et au moins il était à l’abris. Mais fallait pas se foutre de la gueule du monde. Et bien... Que veux-tu commander ? Il aimait bien son sourire. Il s’en souvenait. Ca lui réchauffait le coeur. Ca le tuait aussi. Il se rappelait combien ça lui avait manqué. L’enfoirée ! «Un café» répondit-il assez froidement, regardant ses mains comme si elles étaient la septième merveille du monde. Elle commence à parler. Il l’écoute. En dépits de tout ce qu’il a pu dire, il sait toujours écouter. Il fait semblant de faire autre chose, de se ronger les ongles plein de peinture, de taper sur la table pour rompre le rythme pathétique de sa voix. Je suis pitoyable hein ? T'abandonner derrière moi et aujourd'hui, pleurer pour que tu me pardonnes. Si j'étais toi, je serai déjà parti. Je ne mérite pas le pardon. Pitoyable ! C’était le mot. Clairement. L’amour. Il n’y avait pas pire raison pour abandonné un enfant. Surtout que de l’amour il pouvait en donner à revendre ! Et puis elle aurait pu l’emmener avec lui... Ou je ne sais quoi.. Ce n’est pas comme si quelque chose l’avait un jour retenu à Chicago. Enfin il disait ça mais au final il n’en était jamais partit. Sauf maintenant, cas d’extrême urgence. «Au moins tu es lucide ! C’est bien.» dit-il pour briser le silence, sans même lui accorder un regard quand on leur apportait leur commande. Il remercia d’un signe de tête le serveur. «T’as autre chose à me dire ? Quelque chose d’intéressant je veux dire ? Et qui ne me donne pas envie de me tailler les veines... Enfin de te tailler les veines en l'occurrence.» Délicatesse quand tu nous tiens... C’est vrai elle avait presque l’air dépressive, et Clyde n’avait pas envie d’être compréhensif. Mais alors pas du tout.

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MessageSujet: Re: + PLEASE GOD FORGOT ALL OUR SIN W/ LYRA Ven 19 Juil - 12:53


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Clyde & Lyra


 



Le regard planté dans le sien, Lyra se rend compte des erreurs passés, de son égoïsme et de sa lâcheté à travers ses pupilles. Elle l'a oubliée derrière elle et malgré les centaines de fois où elle se jurait que la blonde le regrettait plus que tout, elle savait que le jeune homme n'y croirait pas. Après tout, après tant d'années, pourquoi la croirait-il ? Ne fait-elle pas exactement la même chose que Lewis ? Partir pour revenir, dix ans après, s'excuser de quelque chose d’impardonnable ? La blonde se doute de tout ça mais elle ne peut s'empêcher de vouloir revoir l'Eugène qu'elle aimait, le petit garçon au regard doux malgré le climat dans lequel il a grandi. Le garçon qui s'aggripait à elle comme si elle était sa bouée de sauvetage. Elle l'a laissée couler, maintenant, Lyra se prend les conséquences de ses actes en pleine figure, à Londres. Qui l'aurait cru ? Des retrouvailles dans la capitale britannique, face à la cathédrale la plus populaire qui soit. Ironique, quand on sait que tous deux ne sont pas croyants et sont loin de vouloir se convertir. Elle aurait voulu paraître sure d'elle et forte, comme son esprit lui dicte d'être. Mais face à ce regard si familier et pourtant étranger, Lyra ne peut que se perdre derrière des paroles qui n'ont aucun sens. La rancune qu'un enfant commence à éprouver se multiplie rapidement quand celui-ci grandit. Et grandir, "Clyde" l'a fait. Trop grand pour qu'elle puisse espérer de le dépasser sur la pointe des pieds. Bien trop grandi à son goût. Elle aurait voulu garder son Eugène de l'époque.

Les paroles du brun résonne dans sa tête pour lui imposer la réalité. Eugène n'est plus là. Ou alors, il est bien caché. Parce que derrière les bouclettes et le sourire hypocrite du jeune homme, Lyra ne retrouve plus rien. Tu as probablement raison. Eugène n'a rien d'un sournois prétentieux comme toi. Autant rentrer dans son jeu. Dangereux certes, elle ne sait pas ce dont il est capable mais qu'importe, si elle l'a perdue depuis longtemps, Lyra n'a pas à se conduire comme la personne qu'elle était pour lui avant. Son regard s'assombrit tandis qu'elle fixe une dernière fois la cathédrale. Si la blonde devait confesser aujourd'hui, ce n'était pas face à un foutu dieu qui ne sait pas faire la différence entre bonheur et malheur. Comme sa mère, religieuse à 50%, répétait toujours quand un attentat, un crash, tout ce qui provoquait la mort de personnes : "Dieu aussi aime tuer, est-il pour autant mauvais ?". Phrase que Lyra n'a jamais vraiment compris. Tout ce qu'elle en a tirée, c'est que Dieu aime foutre les gens dans des emmerdes pas possible. Tout comme sa situation avec Clyde. Le brun qui semble se parfaire dans l'idée de la troubler. Un meurtre ? Que cache t'il vraiment ? La drogue...  Tout ses mots se mélangent dans la tête de Lyra qui fixe à nouveau le jeune homme, des frissons la parcourant. Pourquoi a t'il autant changé ? Pourquoi son départ l'a poussé dans ce processus de destruction de soi même. La blonde essuie son visage qui commence à se faire tremper par les gouttes de pluie, pluie qui ne semble pas vouloir s'arrêter. Arrête de me prendre pour une idiote... Ou quoi que ce soit d'autre que tu puisse penser de moi en ce moment. Je suis pas là pour parler à l'enfoiré qui a pris la place d'Eugène. Mais si je dois me contenter de toi, je le ferais. Son impulsivité la tuera surement, à vouloir plonger dans des combats perdus d'avance. Mais si Clyde s'est décidé à agir comme un petit con, Lyra n'allait pas le ménager. Certes, elle n'est pas du genre à employer les mots qu'il faut pour faire taire tout le monde, ce talent appartient à sa sœur. Mais Lyra n'hésite pas non plus à attaquer là où ça peut faire mal. Et se connaissant, la blonde n'est pas loin de se lâcher sur lui.

Elle n'aime pas comme il l'a regarde. Mélange de colère, d'amusement et d'ennui. Lyra préfère éviter son regard. Signe de faiblesse ? Probablement. C'est surtout qu'il dégage quelque chose qu'elle n'aime pas, pas comme le regard qu'il lui lançait avant. Et sans réfléchir, elle prend le chemin face à lui, préférant l'avoir dans son dos que devant elle. Grave erreur. Sentir la main du brun, d'Eugène, sur son postérieur, la fait se retourner brusquement. La blonde est loin d'être prude. Bien au contraire. Mais c'est sa main à lui qui la dérange plus qu'autre chose. Parce qu'il est Eugène et qu'elle est Lyra. Et parce qu'avant, jamais cette idée n'aurait traversé l'esprit d'Eugène. Suivant Clyde du regard qui semble content de sa petite action, Lyra se retient de le gifler. Déjà car ils sont dans un lieu public et surtout, parce que si elle commence, la blonde aura du mal à arrêter sa colère. Trop d'impulsivité court-circuite ses veines et son regard lance des éclairs. Hilarant surement, du point de vue de Clyde. Tu crois que je n'ai pas compris maintenant ? Je n'ai aucune envie de m'énerver, surtout pas contre toi. Je sais que tu n'as plus dix ans mais tu pourrais presque agir comme si tu l'étais encore dans ta tête ! Quant à cet endroit, c'est le seul café du coin, tu aurais voulu marcher des kilomètres avec moi à côté de toi ? Oh, et pour ta main, fais en sorte qu'elle ne touche plus mon postérieur ou une autre partie de mon corps. Car je te le promets, Clyde, tu vas te retrouver avec un poignet fêlé. Voix mesurée mais pas si calme que ça. Même si elle arrive bien à cacher son agacement sur son visage, sa voix la trahit. Comment un dimanche aussi banal a pu se transformer si rapidement ? Lyra ne voulait que la paix mais il semblerait qu'en croisant le brun, ce soit tout le contraire.

Deux cafés alors, merci. Son addiction pour cette boisson amère ne fait qu'empirer, se dit-elle pensivement tout en fixant son compagnon, face à elle, qui se contente de regarder ses mains. Des mains pleines de couleurs avant. Vives et douces. Des souvenirs de son rire et de leurs visages constellés de peinture lui revient en mémoire, picotant le coin de ses yeux. La tristesse supplante la tristesse et les larmes se font ressentir au coin de ses yeux. Mais rien ne change le fait que Clyde n'a pas l'air d'avoir envie de comprendre. Tout en remerciant rapidement le serveur, sa main se serre autour de la tasse, la brûlant petit à petit mais elle n'y fait pas vraiment attention. Son autre main se pose sur celle de Clyde, peu importe que celui-ci la retire ou prenne l'air dégouté. Tant qu'il relève la tête et comprenne vraiment ce qu'elle a du endurer. Tu ne comprends rien ! Et ça ne sert à rien que je t'explique ce qu'il s'est passé ses années là. Tu étais là pourtant, au tout début. Rappelle toi, c'est ma soeur qui te disait que tu ne pouvais pas me voir. Tu as cherché à savoir pourquoi ? Je suis égoïste et je le mérite surement. Mais ne parles pas de ce que tu ne comprends pas ! Surtout sur moi. Lyra soupire. Il ne sait pas ce qu'elle a fait ses premiers jours. Et Eugène ne le saura surement jamais. Seule sa soeur le sait et l'a vu. Seule sa soeur l'en a empêchée à l'époque. Mais qu'en a t'il a faire de toute façon ? Lyra pose son regard sur son poignet, celui qui tient fermement la main de Clyde, celui sur lequel les quelques cicatrices sont imperceptibles maintenant. Seul son regard peut les dénicher. La blonde boit son café rapidement et dépose quelques pièces sur la table. Cette conversation ne nous mène à rien. Je me suis excusée, je sais à quel point je passe pour une belle hypocrite pour toi. Mais s'il y a un moyen pour que tu puisse me pardonner, dis le moi. Même si tu n'es plus l'Eugène que j'ai connu, je veux me racheter. Je ferai ce qu'il faut pour que tu m'acceptes à nouveau. On ne peut pas faire table rase du passé, je sais. Si tu l'acceptes. Sinon, je n'ai rien d'autre à faire ici. Un ultimatum. Elle n'est pas vraiment en position de réclamer ça de lui. Il peut l'envoyer balader et lui rire au nez que ça ne l'étonnerait pas. Mais à ce moment là, sous ses dernières paroles, son coeur s'est serré. Juste un peu trop, la forçant à lui proposer ça. Lyra croise les bras sur sa poitrine et préfère se préparer au refus du brun plutôt que de le regarder, regarder ce regard qui n'est plus vraiment celui qu'elle a connu.

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MessageSujet: Re: + PLEASE GOD FORGOT ALL OUR SIN W/ LYRA Jeu 8 Aoû - 20:56


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Lyra & Clyde


 



Peut être qu’il méritait tout ça. Je veux dire, les gifles, les abandons, même la mafia. Peut être qu’il méritait tout. Peut être que s’il avait plus pris l’habitude de réfléchir, qu’il était resté avec ses crayons et ses pinceaux tout serait différent. Peut être qu’il serait Picasso aujourd’hui, peut être serait-il toujours à Chicago. Peut être serait-il mort aussi. Parce qu’on ne vit pas dans la rue avec trois pinceaux. Surtout quand il y a personne pour te surveiller, pour te faire un sourire, pour te forcer à rentrer chez toi, de temps en temps. Pour prendre un bain chaud, manger ce qu’on voudra bien te donner. Peut être qu’il méritait tout ça. Peut être qu’il avait un peu trop tiré sur les ficelles. Peut être aussi qu’à un certain point il n’avait pas eu le choix. A dix ans il s’était cogné la tête contre une porte qui ne s’était plus jamais ouverte. Elle ne voulait plus le voir. Elle était partie. Elle ne reviendrait plus. Il avait pleuré comme un gamin qu’il était. Il avait pleuré toutes les larmes qu’il ne verserait pas à la mort de sa mère. Sa mère qui avait pourtant toujours pris soin d’enrouler ses doigts dans ses bouclettes et de lui faire du bouillon. Lorsqu’elle n’était pas trop fatiguée pour ça, qu’elle n’était pas trop fragile. Oui à dix ans Eugène avait vaguement essayé de se tourner vers sa véritable mère, et puis devant le silence de la maladie, il avait essayé de se tourner vers les autres figures féminines de la pitoyable famille dont il faisait partit. Mais il n’était pas leur fils. Elles ne le voyaient pas. Et son père... Il ne parlait même pas de son père. Il avait peine à croire que ça puisse être son père. Alors il s’était mis à trainer dans les rues, à attendre qu’elle revienne. A attendre qu’on vienne le chercher. Personne n’était venu, mais on lui avait rit au nez... Parce qu’en s’appelant Eugène il allait se faire manger. Alors tout naturellement il avait changé. Il avait dit Clyde. On lui avait sourit. Et c’était le début des ennuis. Peut être qu’il méritait tout ça. Peut être pas. Ca ne servait à rien d’en discuter, ce qui était fait était fait, il encaissait les coups, assumait presque ses actes. Il y en avait bien quelques uns qu’il ne reconnaissait pas. Pour son bien mental. Mais face à Lyra il niait tout en bloque, racontait des bobards dissimulant la peine dans laquelle il l’avait laissé. Il n’était pas un sentimental, mais elle était un poids lourd dans sa vie, un qui l’avait entraîné au tréfonds.

Tu as probablement raison. Eugène n'a rien d'un sournois prétentieux comme toi.

Sournois prétentieux ? Clyde arqua un sourcil de surprise. De tous les défauts qu’on lui prêtait étrangement ceux là revenait assez rarement. Généralement tout le monde se rendait vite que sa prétention n’était qu’un bluff ridicule pour cacher le vide phénoménal qui se tramait derrière ses beaux yeux bleus. Quand à sournois... Encore fallait-il qu’il se sente capable de réfléchir, avant de pouvoir l’être. Clyde baissa un instant les yeux faussement penaud avant de planter à nouveau son regard dans le sien. «Tu m’as mal interprété. Je n’ai la prétention de rien, et je ne suis pas suffisamment intelligent pour être sournois.» dit-il en souriant le plus naturellement du monde. Oui il se fichait de n’être rien. Il ne se haïssait pas. Il se fichait de tout. De lui, de vous, de tout. Rien n’avait vraiment d’importance. Il commença à claqué un rythme contre sa cuisse, jouant avec sa tête dessus, et fredonnant une mélodie avant de venir tourner autours de Lyra en chantonnant sur son propre air. «Baby i’m a fool ! A useless, careless fool !» Et c’était probablement tout ce qu’il était. Inutile et peut attentif. Mais ça lui plaisait. Il s’amusait, et il n’avait rien à envier à personne. Pas même sa mère à Bonnie. Bitch.

Arrête de me prendre pour une idiote... Ou quoi que ce soit d'autre que tu puisse penser de moi en ce moment. Je suis pas là pour parler à l'enfoiré qui a pris la place d'Eugène. Mais si je dois me contenter de toi, je le ferais.

Enfoiré ! Voilà une insulte qui était justifier et qu’il méritait. Il polissait son trophée du plus gros enfoiré depuis tellement longtemps qu’il était heureux de voir que tout ses efforts avaient enfin était récompensé, et qu’on le reconnaissait à sa juste valeur. Il était un valeureux guerrier fourmis. Un parasite insupportable. Il allait pas s’offusquer de si peu. «Je n’ai rien d’autre à t’offrir sugar !» siffla-t-il unarmed ! Elle ne pouvait probablement pas l’atteindre. Elle était la seule chose qui avait vraiment eu de l’importance dans sa vie. Et elle lui avait déjà brisé le coeur. Elle ne pouvait rien faire de plus aujourd’hui.

Tu crois que je n'ai pas compris maintenant ? Je n'ai aucune envie de m'énerver, surtout pas contre toi. Je sais que tu n'as plus dix ans mais tu pourrais presque agir comme si tu l'étais encore dans ta tête ! Quant à cet endroit, c'est le seul café du coin, tu aurais voulu marcher des kilomètres avec moi à côté de toi ? Oh, et pour ta main, fais en sorte qu'elle ne touche plus mon postérieur ou une autre partie de mon corps. Car je te le promets, Clyde, tu vas te retrouver avec un poignet fêlé.

Oh dommage. L’énervé aurait pourtant été amusant. Elle était jolie en blondinette à la peau blanche, mais il pariait que avec la peau rouge elle valait aussi le détour. Il sourit. Il était à dix mille lieux de là ou il était. Il peignait sa tête des couleurs du monde, du gris, du blanc, et du noir pour aujourd’hui. Et le rouge qu’il lui soutirerait quand il l’aurait parfaitement énervée. «Oh marcher ne m’aurait pas dérangé... Il y a plus moche que toi pour compagne.» railla-t-il mauvais. Comme si seul les apparences comptaient vraiment. A vrai dire il était tellement vide depuis des années qu’il en était arrivé à un point ou les apparences étaient peut être tout ce qu’il y avait à sauver. Sinon pourquoi s’appelait-il Clyde ? Pourquoi s’amusait-il a se peindre de la tête au pied certain jour ? Il leva cependant les mains au dessus de sa tête en signe de paix. Il ne savait pas bien si elle était capable d lui fêler le poignet, mais étrangement pour une fois il mettait un neurone avant tout, et il se disait qu’il n’avait pas forcément envie de prendre le risque. Il tenait à ses poignets et en avait actuellement besoin pour travailler. «Et on dit que ceux qui n’ont pas eu d’enfance la retrouve à jamais.» Enfin ça c’était lui lui l’avait dit. Mais actuellement c’était sa seul excuse pour refuser de grandir. Mais d’un point de vu objectif il avait grandit d’un coup entre 10 et 12 ans, et puis il n’avait plus trop bougé... Enfin il y avait eu les hormones... mais dans la tête il en était à peu près resté là.

Ils entrèrent dans le café et s’installèrent, commandèrent et il commença à écouter l’histoire pitoyable de Lyra, avant de la faire brûler sur l’édifice de ses souvenirs. Elle était ridicule. Sa vie sonnait si pathétique et si simple à coté de la sienne. Il avait envie de vomir.

Tu ne comprends rien ! Et ça ne sert à rien que je t'explique ce qu'il s'est passé ses années là. Tu étais là pourtant, au tout début. Rappelle toi, c'est ma soeur qui te disait que tu ne pouvais pas me voir. Tu as cherché à savoir pourquoi ? Je suis égoïste et je le mérite surement. Mais ne parles pas de ce que tu ne comprends pas ! Surtout sur moi.

Lui ne comprenait rien ? D’accord il était pas brillant, et il ne comprenait pas grand chose, mais rien il y avait des limites. D’accord finalement c’était peut être lui qui allait s’énerver et perdre le contrôle. Elle n’avait pas le droit. Il frappa du poing sur la table et siffla entre ses dents pour s’assurer qu’il ne hurlerait pas en plein milieu du bar. «J’avais dix ans Lyra ! Dix ans ! Je n’était pas un garçon duquel tu pouvais t’attendre à un geste romantique ! Qu’est ce que je pouvais faire pour savoir ? Je n’aurais jamais pu comprendre ! Mais je t’ai attendu ! Je t’ai attendu tellement longtemps. Tu m’as volé la possibilité de comprendre ! Ne vient pas te plaindre !» Il fit craquer sa nuque, regagnant un regard vibrant de malice et un sourire vicieux. Il tapota sur la table de ses doigts et sifflota le même air que plus tôt. «Baby i’m a fool ! A useless careless fool !» Il sent des doigts se refermer sur ses poignets. Il n’avait pas sentit ses mains s’approcher, peut être parce qu’il avait taper trop fort, ou qu’il n’avait pas fait attention tout simplement. Il ne fit rien. Ne sachant pas très bien ce qu’il pouvait faire.

Cette conversation ne nous mène à rien. Je me suis excusée, je sais à quel point je passe pour une belle hypocrite pour toi. Mais s'il y a un moyen pour que tu puisse me pardonner, dis le moi. Même si tu n'es plus l'Eugène que j'ai connu, je veux me racheter. Je ferai ce qu'il faut pour que tu m'acceptes à nouveau. On ne peut pas faire table rase du passé, je sais. Si tu l'acceptes. Sinon, je n'ai rien d'autre à faire ici.

Clyde releva les yeux vers elle. Pardonner, ou la perdre encore. Pardonner et peut être la perdre encore. En même temps que pouvait-elle faire encore dans sa vie ? Sa vie ne laissait pas la place pour les décombres du passé. «Rien ne m’assure que tu ne m’abandonneras pas encore... Qu’est-ce qui me dit que je peux te faire confiance.» La confiance ce jolie petit mot qu’il sortait rarement, et qu’il accordait encore moins. «Tu as tué Eugène il y a onze ans, et Clyde ne te mérite pas.» Il fallait être lucide. Elle ne pourrait jamais accepter Clyde. Rien que pour le mal qu’il faisait à Bonnie pour son plaisir personnel. «Mon pardon ne changera rien.» Destin quand tu nous tiens. «We’re Doomed» Clyde et l'optimisme...

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MessageSujet: Re: + PLEASE GOD FORGOT ALL OUR SIN W/ LYRA Jeu 15 Aoû - 18:03


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Clyde & Lyra


 



La blonde s'est toujours considérée comme quelqu'un de bien. Pas forcément la personne qui gagnera prix nobel de la paix devant sa générosité, ni celle qui mérite l'amour de tous mais quand même. Elle n'a jamais cherchée à nuire aux autres, ni à faire du mal sans pour autant être une sainte. Certes, Lyra a fait des choses dont elle n'est pas fière, dont l'abandon de Clyde. Mais toutes les autres petites choses que la femme a fait, adopter Bonnie, dessiner pour les enfants à l'hôpital, être simplement un être humain normal. Mais au final, peut être que toutes ses actions ne sont qu'une excuse pour son côté égoïste. Quelque chose dont elle se rend compte plus les années passent. La blonde aimait à se dire généreuse et prêt à aider les autres avant de penser à elle mais finalement, n'était-ce pas juste une façade pour oublier cette partie d'elle même qui aujourd'hui est la preuve de ses actes passés. Cette égoïsme qui la mené jusqu'ici. Clyde lui aura montré ses erreur en un regard, un regard blessé et plein de colère. Un regard qui reste gravé dans son esprit, comme une empreinte indélébile. Elle l'a déçu, elle s'est perdu pour se retrouver des années après. Lyra sait que rien ne pourra plus être comme avant. Il est idiot de penser que cela aurait pu être le cas. Ils ont grandi et il a prit le chemin qu'elle avait passé toutes ses années à essayer de l'écarter. Tellement grandi qu'il la dépasse aujourd'hui de plusieurs centimètres. Petit garçon qui s'accrochait à elle semble vouloir s'éloigner d'elle et surtout, la faire disparaître. Une douleur bien présente dans son cœur se ressent tandis que Lyra le regarde encore. Peut être croit elle que son regard pourra donner ce que sa voix ne peut pas. Peine perdu. Tous les deux savent. Ils sont destinés à être brisés, l'un comme l'autre. Rien n'y changera. Les souvenirs des soirées à dessiner ensemble, à rire et à simplement être heureux s'estompe peu à peu, remplacer par cette nouvelle relation qui ne lui plait pas. Pas du tout.

Sa réponse l'inquiète plus qu'elle ne l'ennuie. La prétention de rien. Subtil. Ou alors, c'est tout simplement comme cela qu'il se voyait dans le fond. Une fausse opinion de ce "Clyde" qui lui est si étranger et pourtant. Elle aimerait juste le prendre dans ses bras et qu'ils oublient. Qu'il lui fasse à nouveau ce joli sourire enfantin qu'il avait sur les lèvres et qui faisait fondre son coeur d'adolescente. Un moment de souvenir pour se retrouver à nouveau face à Clyde, le sourire aux lèvres et dansant autour d'elle comme si leur conversation n'avait pas de sens et qu'elle n'était qu'une poupée posée au milieu de la pièce, pour l'amuser. Tu es intelligent. Tu ne me feras jamais croire le contraire. Tu joues un rôle pour cacher cette partie de toi, ça je le sais aussi. Mais je n'arriverais pas à te le prouver de toute façon, tu ne m'écoutes même pas... Résignée, la colère de Lyra se réduit à une simple démangeaison au creux de son cou, comme une abeille piquant furieusement cet endroit de sa nuque, la rendant de plus en plus folle intérieurement. Il l'a rend folle mais pas dans le bon sens du terme. Pas comme Daryl pouvait la rendre folle avec un sourire. Une folie terni de les ténèbres qu'elle a engendrée. Lyra le fixe toujours mais la note d'espoir dans son regard a probablement disparu, remplacée par la résignation et l'exaspération. Si bien qu'elle ne prend même pas le temps de répondre à sa dernière pique, soupirant face à son sarcasme. Sa façon de parler qui lui donne envie de le gifler des centaines de fois juste pour qu'il arrête. Bonnie n'avait pas tord, ce Clyde est buté, bien plus que le jeune Eugène qui n'est plus qu'un vague souvenir. Si seulement il savait se tenir. La sensation de sa main sur ses fesses l'a font réagir violemment, lui lançant un regard noir ponctué de paroles toutes aussi dures. Unarmed se dit il. Mais tout comme le reste, peut être ment-il comme toujours. Elle n'y peut rien mais Lyra se demande ce qui peut se cacher derrière ce sourire froid et candide, comme une sorte de masque posé sur un visage brisé. La blonde aurait voulu juste reprendre du départ. Et peut être oublier Daryl et les raisons qui l'ont poussé à partir. Ils auraient pu être heureux tous les deux, ils avaient déjà tout. Sans Daryl, peut être auraient-ils pu vivre une vie normale tout les deux. Et comme bonne égoïste qu'elle devient, Lyra repousse la faute sur son ex-meilleur ami, celui qui a cru bon de détruire son coeur pour revenir comme un saint dix ans après. Celui qui par ses actions a blessé plus d'une personne mais surtout Lyra et Eugène. Comment une simple action peut avoir un impact si fort sur leurs vies ? Dans sa tête, tout se mélange et la blonde l'écoute, regardant les gouttes de pluie qui coulent autour d'eux sans pour autant les sentir sur son visage. Et si celui-ci n'avait pas montrer qu'il ne la toucherait plus, Lyra n'aurait pas hésité à lui passer un savon. Certains la croient faible mais elle a déjà pris des cours pour se défendre et la blonde est plutôt douée, sans vouloir se vanter. Oh, merci de penser que mon physique puisse être assez avantageux pour faire un bout de chemin avec toi alors, j'aurai haï ne pas faire partie du genre de filles qui ont le droit de se tenir à tes côtés. Dit-elle ironiquement, prenant une expression d'adolescente candide. Quel idiot de se baser sur le physique. Lyra pensait pourtant qu'il serait tout de même différent mais étrangement, le jeune homme n'arrête pas de l'étonner et pas forcément en bien. Surtout qu'il joue sur des terrains dont il est le maître et Clyde sait parfaitement que cela la perturbe. Sa dernière phrase lui prouve à nouveau. Lyra aimerait dire qu'elle le hait pour toute les choses qu'il remet sur le tapis et pour la culpabilité qui la ronge depuis qu'elle lui ait rentrée dedans. Lyra soupire et préfère le dépasser plutôt que de partir dans un autre combat perdu d'avance.

Assis à cette table, les deux se toisent durement. L'un par rancune, l'autre par colère. Ils ne se comprennent pas. Et elle doute qu'ils puissent se comprendre un jour ou l'autre. Maintenant, tout est différent. Et tandis qu'elle termine son discours qui se voulait moralisateur, la main de Clyde se pose brutalement sur la table, la faisant légèrement sursauter. Lyra l'a enfin énervé et c'est peut être une bonne chose. Il sort enfin les choses qu'elle a envie d'entendre bien que certains mots ont du mal à trouver du sens dans sa tête. Je n'attendais rien ! J'étais mal, ma soeur me faisait manger tellement je passais mes journées à dormir. J'étais égoïste et je n'ai pas pensée à toi ses deux premières semaines, je l'avoue. Et pourquoi me parles-tu d'un geste romantique ? Tu étais jeune, j'étais idiote et immature. On a perdu quelque chose tous les deux quand je suis partie, on le sait très bien. Tu peux toujours comprendre mais tu n'en as pas envie.Et arrêtes avec cette chanson ! La colère qui la démange depuis leur entrée dans le café ressort légèrement pour se cacher à nouveau dans sa nuque, brûlant celle-ci par le même processus.

Pourquoi jouait-il avec le feu comme ça ? En quoi la faire tourner en bourrique lui sert ? Lyra soupire et attrape sa main, qu'il le veuille ou non mais sa réponse la bloque. Son coeur s'arrête face à ses paroles. Blessée, elle l'est et malgré tout son self-contrôle, elle ne peut s'empêcher de sentir les larmes embuer légèrement ses yeux. Lâchant brusquement sa main, Lyra détourne le regard le temps de se reprendre et fixe la ville grisée en ce jour de pluie. Je ne peux rien te promettre car même si j'ai la volonté, personne ne sait de quoi est fait le futur. Et si ce ne serait pas toi qui m'abandonnerait aussi ? Mais tu as raison. Clyde ne me mérite pas, n'est ce pas ? Tu es trop bien pour ça... Je ne pourrais pas dire que je n'ai pas essayée au moins. Alors... On se sert la main cordialement et on oublie l'existence de l'autre aussi rapidement que quand on s'est rencontrés au bas de l'église ? Ou tu veux continuer à jouer avec moi, pour ta propre satisfaction ? Sur ses mots, ayant repris le contrôle sur elle-même et se formant un visage neutre et un regard glacial, Lyra le fixe comme si elle venait tout juste de le rencontrer. Un nouveau visage, une nouvelle personne. Elle pourrait partir. Mais quelque chose l'a retient encore. Eugène, le souvenir de ce qu'ils avaient ne la lâchent pas pour autant. A son grand malheur.
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MessageSujet: Re: + PLEASE GOD FORGOT ALL OUR SIN W/ LYRA Sam 7 Sep - 14:24


Please God forgot all our sin

Lyra & Clyde


 



Clyde n’était pas catalogué comme quelqu’un de rancunier. Pourtant avec Lyra c’est justement ce trait de caractère qu’il appuyait de la plus désagréable des façons. D’autant plus qu’il avait été, autrefois, avec elle, le plus agréable des petits garçons. Peut être un brin rêveur, et beaucoup trop enthousiaste de tout, dévoilant déjà à son âge, une habilité à donner sa confiance aux autres, et à faire à peu près tout ce qu’on lui demandait, sans trop se soucier des conséquences. Habilité qui lui couterait cher. On aurait du s’en douter. Quoiqu’il en soit aujourd’hui il avait évolué. Et s’il ne disait plus autant oui à tout, il s’arrangeait étrangement pour ne dire oui qu’au chose qu’il ne devrait pas faire, repoussant du dos de la main toutes les actions sensés qu’il devait accomplir. Peut être parce que faire ce qu’on attendait de lui l’agaçait profondément. Peut être ne se rendait-il pas compte, qu’en faisant toujours le mauvais choix, il s’enterrait justement dans ce qu’on attendait de lui. Enfin ce que l’on supposait de lui. Depuis trop longtemps il s’enterrait dans le même schéma conducteur désastreux. Et la mafia de Chicago ne l’ayant visiblement pas totalement guérit de ses conneries, il reproduisait encore et encore le même schéma maintenant qu’il était en «sécurité» à Londres. Enfin les états pathologiques de Clyde n’était pas réellement le sujet, il se montrait tout simplement exécrable avec Lyra. Lyra qui apriori ne lui voulait que du bien. Bien sûr, rien ne lui assurait cela. Mais si ces souvenirs étaient bon, Lyra avait été la meilleure chose qui lui était arrivé dans sa vie, et son départ en avait été la pire. Surement que si Clyde avait été un brin plus lucide il se serait jeter dans ses bras et lui aurait demander de l’aide. Mais Clyde ne demandait jamais d’aide, c’était aussi sûr que un et un fond deux. «Tu es intelligent. Tu ne me feras jamais croire le contraire. Tu joues un rôle pour cacher cette partie de toi, ça je le sais aussi. Mais je n'arriverais pas à te le prouver de toute façon, tu ne m'écoutes même pas...» Clyde eut envie de rire. Lui intelligent ? Sérieusement ? Il ne fallait pas pousser mémé dans les orties non plus. Et c’était bien la première personne à lui faire un tel compliment. Enfin compliment... Si... Il devait supposé que s’en était un. Il aurait bien souffler qu’il ne jouait aucun rôle, mais Lyra ne le croirait probablement pas. Alors qu’il avait la tête baissé il releva doucement son visage vers Lyra, branchant son regard amusé et peut être un peu touché dans le sien, souriant paisiblement. «Peut être que je ne suis pas aussi con que je le laisse penser...» Après tout c’était un euphémisme. Clyde n’était peut être pas l’homme le plus brillant de la terre, mais il était loin d’être stupide. Jouer au con, était la meilleure arme qu’il avait trouver pour qu’on ne l’embête plus. «Mais cela ne fait pas de moi quelqu’un d’intelligent.» A moins que... Peut être que c’était là toute son intelligence... Peut être que paraître bien plus bête qu’il ne l’était lui apportait justement une force sur ceux qui le sous-estimait beaucoup. Mais peut être que Clyde n’était pas trop stupide, mais il était flemard, et aimait trop se foutre de la gueule des gens pour véritablement essayer de faire l’intelligent. Cela dit face à Lyra il faisait nettement moins le fier. Il devait avouer que le regard de la blondinette lui pesait. Et que bien qu’il n’est aucune idée de comment arranger le tableau et bien se faire voir de la demoiselle, se rendre compte qu’il n’était que source de déception pour celle qui avait le plus compter dans sa vie lui foutait un sacré coup au moral. «Oh, merci de penser que mon physique puisse être assez avantageux pour faire un bout de chemin avec toi alors, j'aurai haï ne pas faire partie du genre de filles qui ont le droit de se tenir à tes côtés.» Ironie quand tu nous tiens. Il encaissa doucement la remarque de Lyra qui annonçait clairement ce qu’il pensait. Il n’était qu’un petit con de Don Juan qui ne jugeait que sur l’apparence des femmes. En même temps... Il avait 21 ans... on ne pouvait pas non plus lui demander d’être fidèle, amoureux d’une intelligence, et de sortir qu’avec des moches pour ne pas avoir l’air superficiel. Evidement qu’il était superficiel sur ce coté là. Il était jeune, et avait une peur farouche de se faire abandonner. Peur qu’il n’avouerait pas, mais qui l’obligeait à garder une certaine distance dans cette connerie qui lui tenait chaud le soir. «Je m’en doute bien trésor... Tu n’imagines pas combien de femme souffre d’être dans cette situation à Londres.» Répondit-il la voie rempli de sarcasme s’enfonçant lui même dans ce cliché du parfait crétin qu’il lui servait. Elle voulait voir le pire qui était en lui ? Il pouvait le lui servir, sans trop se compliquer la vie d’ailleurs.

Ils finirent par s’assoir à une table, à essayer de s’expliquer. Mais Clyde n’entendait pas grand chose, et derrière sa connerie ressortait l’Eugène blessé qui avait été abîmé il y a trop longtemps. Et chacun de ses mots n’arrangeait pas l’histoire. Oui peut être qu’elle était particulièrement mal. Peut être qu’elle était égoïste. Peut être qu’elle était plein de chose. Mais elle ne se rendait pas compte. Elle ne pouvait pas se rendre compte. Elle ne pouvait pas comprendre qu’elle avait sceller son destin. Elle finit par l’engueuler sur le rythme à la con qu’il chantonnait depuis tout à l’heure et il explosa. Il explosa d’une voix faible et bien tournée, d’un calme froid, et douloureux. Elle ne comprenait pas. Elle devait comprendre. Pour qu’ils puissent passer à autre chose. «Tu sais... Quand je fais le con, que je rigole, et que je dis que tu m’as tué... Tu te doute bien que c’est pourtant exactement ça... Tu m’offrais des perspectives d’avenir. Sans toi je...» Sa voix ce brisait, avouer qu’il avait tout faux depuis des années étaient nettement plus douloureux qu’il ne le pensait. «J’me suis perdu... Complètement.» Et c’était fait. Il fallait bien en arriver là à un moment. «Et je ne vais pas m’excuser d’être un petit con. Parce que comme ça je suis bien.» C’était la vérité. Une vérité qu’il n’avait pas sortie depuis une éternité, une vérité que personne ne lui connaissait. Ne lui connaîtrait jamais peut être. «Si je devais commencer à être lucide sur moi même, j’aurais probablement plus qu’à me tirer une balle dans le crâne.» Qui supporterait un constat tel que celui qui l’attendait s’il se retournait sur lui même, sur tout ce qu’il avait accompli. Elle se remit à parler, et Clyde voulu la gifler. Elle ne comprenait rien. Il essayait d’être clair, de ne pas trop jouer au con, et de dire la vérité, et elle ne comprenait rien. Elle n’essayait même pas de comprendre. «T’as pas changé à ce que je vois. Toujours idiote et immature. Tu sais très bien que je ne t’ai jamais mérité, et encore plus aujourd’hui je ne te mérite clairement pas.» Il s’était levé. Aller dans un bar n’était pas une bonne idée. Ca ne mènerait à rien. Clairement contrairement à ce qu’elle avait montrer dans les premières secondes, elle n’était pas prête ni à se faire pardonner, ni à pardonner à Clyde d’être un gros con. «Et jouer avec toi n’est pas satisfaisant. Tu es mauvaise joueuse. Avec Bonnie c’est plus drôle.» Dit-il dans un sourire avant de balancer un billet sur la table. Il savait bien que c’était elle qui était sensé invité. Mais soit il avait un minimum de galanterie dans l’âme soit... Il ne savait pas bien.
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