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Quand j'm'offre un bouquin, j'lis toujours la dernière page d'abord. Comme ça, si je crève avant de l'avoir fini, j'connais la fin. Ca, c'est être sombre.

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MessageSujet: Quand j'm'offre un bouquin, j'lis toujours la dernière page d'abord. Comme ça, si je crève avant de l'avoir fini, j'connais la fin. Ca, c'est être sombre. Dim 3 Mar - 0:46



Morgan Robin Zimmermman
« simply pleasure for ever, featuring Jared Leto »


welcome, dude !

Nom : Zimmermman - Prénom(s) : Morgan Robin- Âge : 30 ans- Date et lieu de naissance : 14 février à Paris- Nationalité : Français- Situation sociale : plus que correct - Sexualité : hétérosexuel - Vie amoureuse : marié au célibat - Emploi, études : chef cuisinier


Pourquoi avez-vous décidé de venir à Yellowsky ? C'est une décision assez soudaine, que j'ai prise avec mon meilleur ami. Nous avions envie et besoin de changement. Pour ma part, je suis né et j'ai toujours vécut à Paris. Du coup, j'avais envie d'une évolution réelle, de voir autre chose, de bouger enfin. Et comme j'avais déjà entendu parler de Yellowsky, j'ai décidé que nous tenterions notre chance. Et de toute évidence nous avons bien faits, puisque nous sommes maintenant là tous les deux.

Et votre particularité, c'est quoi ? Il ne faut pas longtemps pour remarquer que je suis un incorrigible séducteur. J'aime plaire à la gente féminine, peu importe l'âge de la femme en face de moi. Et j'aime cumuler les aventures. Du coup, je maîtrise l'art de la séduction et je suis capable d'embobiner n'importe qui. Un sourire en coin, un clin d'oeil taquin et le tour est joué. C'est comme ça que je fonctionne depuis longtemps, pour avancer dans la vie, me faire ma propre place et me faire accepter par le plus grand nombre. En dehors de ce côté là de ma personnalité, je suis un excellent cuisiner. Je baigne dans la cuisine depuis ma sortie du lycée, bien que j'aimais déjà cela avant. Je suis tellement bon cuisiner et tellement bien organisé une fois dans une cuisine, que j'ai eus un poste de chef cuisinier dans un très grand restaurant, alors que j'étais encore bien jeune pour ça. Je suis un passionné de cuisine, que je considère même comme en étant un art véritable.

Comment vous définiriez-vous ? Comme dit plus haut, j'adore plaire et séduire. Quand j'étais jeune, j'étais timide, introverti et je me fichais de mon physique. Mais depuis que ça a changé, j'ai besoin de me faire remarquer et de plaire. Surtout physiquement. Parce que niveau mentalité, je me fous royalement de ce que l'on pense de moi. Je vis pour moi et non pas pour les autres. C'est une chose qu'il faut retenir à mon sujet, en plus de mon côté séducteur qui cumule les brèves aventures et qui semble incapable de se caser de façon sérieuse et durable. Sinon, je suis également un grand gamin. Je ne me prends vraiment pas du tout la tête, j'adore m'éclater et je fais même presque trop souvent la fête. Dans ma tête, j'ai encore vingt ans. C'est pour ça que je ne vois pas l'intérêt de me caser avec "l'amour de ma vie" et avoir des enfants avec elle. De toute façon, je ne crois pas en l'amour. A part tout ça, je suis un joyeux bout-en-train qui adore déconner et raconter des conneries. Je suis à l'écoute, généreux, gentil, protecteur et j'en passe. Mais ... Un peu de mystère ne peut faire de mal.


beautiful g33k, we love you !

Pseudo : Morphine- Identité : lamasticot Very Happy lamasticot femelle ! - Âge : ici - Type de personnage : inventé - Comment avez-vous découvert le forum ? qui ne connait pas NY ?- Quelle sera votre fréquence de connexion ? tous les jours sauf imprévus ou autre '-'- Comment définiriez-vous le forum, là, à chaud ? Il est splendide et me faisait de l'oeil depuis un moment ♥️


Dernière édition par M. Robin Zimmermman le Ven 8 Mar - 21:15, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: Quand j'm'offre un bouquin, j'lis toujours la dernière page d'abord. Comme ça, si je crève avant de l'avoir fini, j'connais la fin. Ca, c'est être sombre. Dim 3 Mar - 0:46


tell me your story

Beaucoup de personnes aimeraient bien commencer leur histoire par un joli petit ‘il était une fois’. Pourquoi ? Sans doute dans l’espoir que leur histoire se termine d’une aussi belle façon que tous ces contes niais à souhait et, selon moi, complètement débiles. Non mais sérieusement y’a que dans des contes pour gamins que l’on peut voir la jeune fille malchanceuse durant les seize premières années de sa vie, trouver son âme soeur, un preux chevalier qui vient la sauver sur son cheval. Dans notre monde, les filles de seize ne sont plus vierges depuis belle lurette, se droguent et boivent en boite pour échouer dans le lit d’un parfait inconnu. Dans notre monde, les filles tombent enceinte sans le lien du mariage et se font renier par leurs parents. Certaines ont la chance d’avoir le père de leur enfant encore avec elles mais qui finit par sombrer dans l’alcool et la battre. Enfin là je dois paraître bien pessimiste sur la vie d’aujourd’hui. Mais j’ai bien conscience que ce n’est pas toujours le cas ! Toutes les filles ne finissent pas aussi mal bien sûr ! De nos jours il existe les workaholics bien entendu. Vous savez ces femmes d’affaire acharnées qui donneraient leur vie pour le boulot et encore le boulot ! Dans leur couple ce sont elles qui portent la culotte. Elles traitent leur vie comme si tout dépendait en priorité de leur boulot et que tout devait tourner autour ! Certaines se marient et ont des enfants. Mais dans ces cas là tous doivent suivre leur rythme de vie ! Les autres, elles ne se casent que lorsque leur horloge interne leur dit qu’il est temps de faire des enfants. Bref avec une vie pareille, des femmes de la sorte, expliquez moi pourquoi moi je n’ai pas décidé d’avoir ce genre de vie ? Vous ne le pouvez pas bien entendu. Mais moi je vais vous le dire ! Je ne suis pas un enfoiré irresponsable qui va foutre la première fille venue enceinte et prendre la poudre d’escampette au réveil ou bien rester pour mieux battre la mère de ses enfants. Mais surtout … Surtout ! Jamais je ne laisserais la moindre femme gouverner ma vie. Je tiens trop à ma liberté. La vie n’est belle que lorsque l’on est libre d’en faire tout ce que l’on veut. Du moins à mes yeux ! Je ne vous oblige en rien à partager mon point de vu … Bref on s’en tape puisque là maintenant tout de suite je vais vous raconter mon histoire. Sans doute comprendrez-vous mieux pourquoi je suis de la sorte aujourd’hui et pourquoi je vois la vie ainsi. Dans le cas contraire … Rien à foutre !

« Et ensuite j’ai fais le Portugal, l’Espagne, je suis remontée en France, je suis passée par l’Italie et ensuite … » « On baise !? » Coupée dans son élan, la jeune femme qui était en train de parler, cessa aussitôt pour regarder le jeune homme qui était assit en face d’elle. Elle avait l’impression que le silence s’était fait dans la soirée dans laquelle ils se trouvaient tous les deux en cet instant et depuis deux bonnes heures. Et pourtant il n’en n’était rien. Seule elle semblait avoir cette impression parce que toutes les conversations autour d’elle étaient toujours aussi animées et la musique résonnait toujours avec autant de force. Pourtant ça n’était plus qu’un faible bourdonnement à ses oreilles. L’on pourrait s’imaginer qu’elle était juste choquée et outrée par le comportement de ce jeune homme qui venait de lui faire une telle demande sans autre forme de procès. Mais la vérité était qu’en fait, elle n’en revenait pas d’une telle proposition de sa part. Lui, le joueur de base ball le plus populaire et désiré de tout le lycée. C’était presque trop beau pour être vrai et pourtant il semblait on ne peut plus sincère et sérieux en cet instant, alors qu’il regardait la jeune femme droit dans les yeux, sans broncher un seul instant. Que devait-elle faire ? Simplement accepter et ne devenir qu’un nom parmi tant d’autres sur la longue liste des conquêtes de cet homme ? Non elle n’était pas ce genre de fille facile qui accepter de coucher avec un type uniquement parce qu’il était beau, populaire et la voulait pour une nuit. « Non ! » Finit-elle par répondre le plus simplement et sérieusement du monde en le regardant d’un air désintéressé avant de détourner le regard l’air de rien en portant son verre à ses lèvres. Elle ne voulait pas être un nom parmi tant d’autres mais bon sang elle avait vraiment envie de coucher avec lui ! Non à la vérité cela faisait une bonne année déjà, qu’elle voulait plus bien plus que ça avec lui. Depuis son arrivée à Paris, suite à la mutation de son père qui était banquier, elle étudiait dans ce lycée privé et n’avait pas tant d’amis que cela. Elle était plutôt timide et renfermée sur elle-même et ses rares amis ne tenaient pas bien longtemps avec elle au vu de son mutisme quasi constant. Autant dire qu’elle était, selon bien des gens, totalement inintéressante. Mais lorsque l’on prenait le temps d’apprendre à la connaître, il n’en n’était rien puisqu’elle avait eut une vie des plus palpitantes. Des parents divorcés depuis bien des années, une mère voyageuse qui l’avait entraîné dans un tour d’Europe le temps d’une année et un père remarié avec un nouvel enfant, chez qui elle vivait depuis qu’elle était en âge d’aller au lycée. « Pardon !? » Tournant le regard vers le jeune homme brun aux yeux bleus, d’une beauté presque troublante, la jeune femme haussa un sourcil, faisant mine de paraître la plus sérieuse et naturelle du monde, comme si tout cela était parfaitement normal. Alors que bon sang … Refuser les avances d’une personne comme lui c’était presque un blasphème, une abomination, une horreur, une honte ! Et pourtant elle venait bel et bien de le faire. « J’ai dis non ! Je ne coucherai pas avec toi. Tu crois vraiment que parce que tu es l’un des garçons les plus populaires du lycée, tu peux avoir toutes les filles ? Désolée de te décevoir mais je ne suis pas ce genre de filles. » Sans attendre de réponse de sa part, la jeune femme se leva de façon tout à fait digne et s’éloigna tranquillement de lui, ravie de son petit effet. Ce râteau là, il n’était pas près de l’oublier. Et pour preuve, les jours suivants et pendant des semaines, il n’eut de cesse de revenir à la charge. A partir de la seconde semaine, il changea d’angle d’attaque en prétextant qu’il était fou d’elle et ne pouvait se passer d’elle. Bien sûr elle n’en crut pas un mot et ce n’est qu’un mois plus tard qu’elle finit par se donner à lui comme jamais on ne s’était donné à lui. Sauf qu’au réveil, elle avait quitté le lit et il se retrouvait seul. Coup qu’on ne lui avait jusqu’alors jamais fait mais qui lui permit de réaliser qu’il était réellement fou amoureux de cette fille. La seule à avoir osé lui dire non pendant deux longs mois. La seule à l’avoir quitté avant son réveil et qui ne cherchait pas le moins du monde à l’avoir en tant que petit ami.

« Arrêtez tout ! Arrêtez tout je vous dis ! » Un silence pesant s’abattit sur la petite église parisienne, dans laquelle ces deux êtres, Marie et Benoît, étaient en train de se faire marier officiellement. Silence qui fut bientôt interrompu par les chuchotis, les toux discrètes et les raclements de gorge de l’homme d’église. « Mademoiselle Dumas ? Vous rétractez-vous ? » Totalement paniquée, la jeune femme tourna le regard vers son fiancé en portant une main à son ventre, avant de regarder l’homme d’église en soufflant longuement et lentement. « Non ! Mariez-nous et vite ! Je viens de perdre les eaux alors vous avez plutôt intérêt à vous manier le cul ! » Choqué, l’homme d’église releva la tête vers elle, près à protester lorsque le fiancé leva une main pour le faire taire. « Mariez-nous avant qu’elle n’accouche dans votre église ! » Sans se faire prier en réalisant ce qui risquait d’arriver, l’homme continua son long monologue sous les encouragements du fiancé pour aller plus vite encore et même sauter quelques passages. Marie était enceinte de huit mois à peine et les enfants, des jumeaux, n’étaient donc pas censés naître avant un bon mois. Mais de toute évidence ils en avaient décidé tout autrement et semblaient vouloir sortir bien plus rapidement que prévu. Déjà que la grossesse en elle-même n’était pas le moins du monde prévue, puisque Marie était tombée enceinte alors qu’ils étaient fraichement fiancés et que la date du mariage avait été fixé déjà. Autant dire que leurs enfants étaient grandement pressés d’arriver et comptaient bien le faire savoir à leurs chers parents. « Oh bordel de Dieu ça fait un mal de chien ! » Hurla franchement la jeune femme brune en se penchant légèrement en avant sous la violente douleur qui semblait la transpercer de part en part. « Mademoiselle je vous en prie, un peu de retenue ! Jurer Dieu alors que nous sommes dans une église. » « Ah j’aimerais bien vous y voir vous ! Mais vous n’avez même pas d’épouse pour avoir déjà pu assister à ça bien entendu ! Et… » « Marriez-nous ! S’il vous plait hâtez-vous ! » Insista Benoît, d’une voix bien plus calme et gentille que celle de son épouse malgré la forte envie de hurler ne serait-ce que de douleur sous la poigne violente qu’elle exerçait de sa main autour de la sienne. Elle semblait exprimer par ce geste, toute la douleur qu’elle ressentait à cet instant. Opinant du chef en comprenant que c’était inutile de discuter, l’homme d’église les déclara rapidement mari et femme, les laissant par la suite filer rapidement, suivit par leurs familles et amis qui s’inquiétaient pour l’arrivée des enfants du couple avec un mois d’avance. Et ils avaient de toute évidence bien raison. Alors que le couple se trouvait à l’arrière de la voiture et que le père de Marie conduisait rapidement en direction de l’hôpital, la jeune femme lâcha un long et violent hurlement en criant que le premier bébé arrivait. Ce à quoi son père lui répondit de ne surtout pas pousser. « Ahah ! Je ne pousse pas ! Mais je ne compte pas serrer les fesses pour les retenir ! Ca fait déjà assez mal comme ça. Et accélère bordel de merde ! » Sans répondre, son père continua de conduire tant bien que mal parmi la circulation en masse en ce samedi après-midi. Alors qu’ils n’étaient plus qu’à quelques rues, Benoît du faire allonger sa jeune épouse sur la banquette arrière, qui affirmait qu’elle avait –la tête de sortie—chose qui était exacte comme il pu le constater par lui-même, manquant tourner de l’œil. Mais plutôt que de se montrer faible, il improvisa et mit au monde ses deux enfants au moment même où son beau père arrêtait la voiture en trombe devant l’hôpital d’où accouraient déjà des sages femmes, infirmières et médecins.

« Comment on fait pour les différencier ? » Demanda doucement Ben, dans la chambre d’hôpital silencieuse dans laquelle se trouvaient son épouse et leurs deux enfants, depuis deux jours. Au silence pesant qui suivit et au regard lourd qu’il sentit posé sur lui, il redressa la tête pour regarder Marie qui le fixait du regard alors qu’il était lui-même penché au dessus du berceau des deux nouveaux nés. « Tu ne parles pas sérieusement ? » « Ben … Si … Regarde les ils sont totalement identiques je ne vois pas comment faire la différence entre eux … » « Benoît ! On a la chance d’avoir des faux jumeaux. C'est-à-dire un garçon et une fille et tu es incapable de faire la différence entre eux ? » « Ben … C'est-à-dire que pour l’instant on ne voit pas qui est la fille et qui est le garçon… » « Les cheveux de Rachel sont bien plus longs que ceux de Robin ! Et puis elle est plus petite et menue aussi ! Sans parler de la tâche de naissance qu’a Robin sur le côté du genoux gauche ! Et même leurs visages sont déjà différents ! Ne serait-ce que le nez de Rob, qui est plus fin et celui de Rachel plus court. » Le jeune père haussa les sourcils et regarda à nouveau ses enfants, prenant davantage son temps pour les regarder sous tous les angles et constater que son épouse disait vrai. Mais il ne doutait pas qu’il aurait tout oublié dans les temps à venir et que personne ne serait capable de faire la différence entre les deux, au moins durant les premiers mois de leur vie, même si sa chère et tendre semblait vouloir affirmer le contraire. Et au final, ce fut bel et bien lui qui eut raison puisque durant plusieurs petits mois, chaque personne qui voyait les jumeaux, était tout bonnement incapable de faire la différence entre les deux jeunes bébés. Certes il y avait un garçon et une fille mais aussi jeunes, il était impossible ou presque, de voir qui était un garçon et qui était une fille. Seul Marie était capable de cela. Et à ce qu’il parait, c’était tout bonnement normal en étant la mère. Quoi qu’il en soit … Heureusement qu’à cette époque là, Robin était bien trop jeune pour prendre conscience du fait que tout le monde ou presque était incapable de faire la différence entre sa sœur et lui. Autant dire qu’il aurait pu en tirer des complexes et fort mal le prendre. Mais un bébé ne développe pas ce genre de problèmes bien entendu. C’est donc dans une atmosphère parfaite et remplie d’amour que les jumeaux vécurent leurs premières années. Même s’ils épuisaient leurs parents de façon démesurée, ceux-ci ne pouvaient que les aimer comme jamais. Ils étaient encore jeunes l’un comme l’autre, du haut de leurs vingt deux ans mais ils se sentaient parfaitement près à assumer leur vie en tant que jeunes mariés et parents. Ils n’avaient plus du tout le moindre doute quant au fait qu’ils étaient faits l’un pour l’autre et qu’ils feraient leur vie ensemble. Quant à leurs emplois, Benoît travaillait à la poste et Marie était journaliste free lance. Ils n’étaient pas riches mais se débrouillaient tout de même sans problème. Assez, pour occuper un appartement avec deux chambres, priant pour que par la suite, leurs enfants ne désirent pas faire chambre à part au vu du fait qu’ils étaient de sexe opposé. A cette époque là, ils n’envisageaient nullement de faire d’autres enfants, affirmant qu’avoir un garçon et une fille c’était amplement suffisant pour eux ! Et pourtant, un peu plus de trois ans plus tard, alors que les jumeaux allaient à l’école maternelle depuis plusieurs mois déjà, ils apprirent que Marie était enceinte. Un simple petit oublie de pilule qui semblait sans conséquence, et le destin frappait à nouveau à leur porte malgré tout. Sans doute que cela signifiait tout simplement que c’était ainsi que ça devait se passer et non pas autrement. Raison pour laquelle ils décidèrent de garder leur enfant qui serait un garçon, comme ils purent l’apprendre quelques petits mois plus tard. Ils étaient soulagés d’apprendre que cette fois il n’y aurait qu’un seul enfant et non pas trois voir plus encore.

Même si les jumeaux étaient alors des enfants très sages, il n’en demeurait pas moins que s’occuper de deux enfants encore en bas âge pouvait s’avérer assez difficile et compliqué pour une jeune femme enceinte jusqu’au cou. Principalement le jour de la semaine où les enfants n’avaient pas l’école et qu’elle se retrouvait donc seule avec eux à la maison. Certes ils étaient très sages pour des enfants de cet âge, sans doute que leurs parents les avais tout simplement bien élevé, comme il se doit. Mais il n’en demeurait pas moi qu’il fallait les lever, les habiller, les occuper un tant soit peu, les faire manger, les coucher pour la sieste, leur donner le goûter, jouer avec eux et enfin les laisser à leur père une fois rentré du travail. Bref, autant de gestes à faire et refaire tout le temps et qui avaient le don d’épuiser la jeune femme. Raison pour laquelle durant les deux dernières semaines de sa grossesse, elle força son époux à prendre des congés pour pouvoir s’occuper des jumeaux tout seul, étant bien trop fatiguée pour cela. Et ce fut en pleine soirée de cette période, que le travail commença. Le couple était tranquillement installé devant la télévision, lorsque Marie se figea brutalement et empoigna avec violence, la cuisse de son mari qui grimaça de douleur et tenta tant bien que mal de lui faire desserrer sa main. Le temps de comprendre que sa femme était sujette à de violentes et de plus en plus rapprochées, contractions, Benoît l’aida à filer dans la voiture avant de remonter à leur appartement pour préparer et embarquer les enfants, n’ayant trouvé personne pour les garder le jour de l’accouchement. Il emporta également le sac que son épouse avait déjà préparé pour les jours à venir à l’hôpital. Comme s’ils avaient compris qu’ils devaient être très sages et ne surtout pas faire de caprice ou autre, les jumeaux étaient parfaitement calmes et immobiles dans leurs sièges auto sur la banquette arrière, le temps que leur père conduisait rapidement en direction de l’hôpital, priant comme jamais pour que son épouse n’accouche pas une nouvelle fois en route. Fort heureusement pour lui, le travail semblait être plus long cette fois ci. Sans doute trop même. Quoi qu’il en soit, il eut largement le temps d’arriver à l’hôpital, de faire prendre en charge son épouse puis de placer leurs enfants dans un endroit spécialisé de l’hôpital avant de rejoindre sa femme dans la salle de travail. Si le premier accouchement n’avait duré en tout et pour tout qu’une simple petite heure tout à fait ridicule, cette fois ci il s’étala sur douze longues et interminables heures. Autant dire que ce fut un véritable calvaire pour la jeune femme qui devait subir cela. Elle en vint même à affirmer que les médecins devaient forcément lui cacher quelque chose. A savoir, qu’elle était en train de perdre son enfant. Ce qui était parfaitement faux bien entendu. Et son mari eut toutes les peines du monde à la rassurer, faisant de fréquents allés et retour entre la pièce où son enfant était sur le point de naître, et le lieu où ses deux enfants âgés de quatre ans et demi, étaient en train de dormir. « Rafaël ! » « Pardon ? Moi c’est Geoffrey ! Youhou chérie tu te souviens ? Ton mari depuis plus de quatre ans. Les contractions te font divaguer ? » « Mais non triple imbécile ! Rafaël ! Je veux qu’on l’appelle Rafaël ! » « Pourquoi Rafaël ? » « Parce que Rachel, Robin, Rafaël ! » « Hum ok mais c’est … Ca fait un peu trop kitch non ? » « Et alors ? C’est moi qui porte les enfants pendant neuf mois, c’est moi qui vis le martyre pendant des heures alors je peux au moins décider des prénoms tu crois pas ? Il se sentira déjà bien assez à l’écart en sachant que Rachel et Robin sont jumeaux alors on peut au moins trouver un prénom qui commence par la même lettre, pour les rapprocher ! Et bordel va chercher une sage femme, Rafaël est là ! » Sans trop avoir le temps de comprendre quoi que ce soit, le jeune homme actionna la sonnette pour faire venir les médecins qui prirent à nouveau en charge Marie en constatant qu’elle avait dit vrai puisque la tête du bébé n’était plus qu’à quelques centimètres. En moins de dix minutes, Rafaël était enfin là, dans les bras de ses parents, avant d’être embarqué pour se faire nettoyer comme il se doit puis rendu à ses parents éperdus d’amour et d’admiration. Ce furent quatre personnes qui furent on ne peut plus heureuses ce jour là, en comptant les jumeaux qui semblèrent des plus ravis de l’arrivée de leur cadet. A voir la mine réjouie des quatre Zimmermman sur les photographies qui témoignent encore aujourd’hui de ces moments de bonheur partagé, aucun doute qu’ils étaient sincèrement heureux ce jour là et que rien ni personne n’aurait pu venir gâcher leur petit bonheur sans nuage.

La suite de l’histoire sera racontée avec "je". Pour la simple et bonne raison que ce seront là des anecdotes que je garde plus ou moins en mémoire puisque comme toute personne, ma mémoire démarre à partir de mes quatre/cinq ans. Si vous ignoriez que c’était à cet âge là que cela commence, il serait sans doute temps de vous y intéresser un tant soit peu, les amis ! Bref, pour en revenir à cet épisode là, de ma vie, j’ignore pourquoi je m’en souviens aussi bien. Peut-être même que je fais des erreurs en m’en souvenant de la sorte mais tout ce que je sais, c’est que c’était une journée typique chez nous lorsque toute la famille se retrouvait ensemble à la maison, le week-end. A cet instant là, il était dix neuf heures passées et ma mère était en train de cuisiner pendant que mon père s’occupait de changer la couche de Rafaël. Rachel et moi-même étions tous les deux dans le salon où se trouvait notre immense parc rempli de jouets. Nos parents ne roulaient sans doute pas sur l’or mais ils dépensaient toujours trop dans nos jouets et nos vêtements. Bref ils aimaient à nous gâter plus qu’il ne faudrait. « Maman !!!! Robin il a arraché la tête à ma poupée ! » En entendant ma sœur rapporter ma dernière bêtise, je pris la fuite … Chose inutile en soit puisque nous étions enfermés dans le parc et que par conséquent, je ne pouvais pas aller bien loin. « Pas vrai ! » Certes … A cinq ans, notre défense se résume généralement à ‘c’est pas vrai’ ou encore ‘c’est pas moi c’est elle / c’est lui’. Autant dire que ça ne vole pas bien haut. Mais comme l’on dit si bien, on fait avec les moyens du bord ! Et à l’époque, pas grands moyens ! Bref, comme pu le constater ma mère en arrivant près de nous, ma sœur n’avait pas menti. Enfin certes … Elle aurait très bien pu faire ça elle-même à sa poupée mais de toute évidence, pas à sa poupée préférée, celle avec laquelle elle dormait, celle à qui elle parlait et se confiait constamment, celle qu’elle coiffait, habillait et maquillait à tout bout de champ. Autant dire que je venais de commettre là le crime qui méritait la peine capital chez nous. A savoir … Devoir filer au lit jusqu’à nouvel ordre. Le genre lit en bois avec barreaux épais qui ressemblent à s’y méprendre, à une cellule de prison. J’ignore toujours pourquoi à cette époque nos parents continuaient de nous punir en nous mettant dans nos lits puisqu’à quatre ans passés, nous étions assez grands pour escalader nos lits et en sortir sans la moindre difficulté. C’était bien pour cette raison là d’ailleurs, que bien souvent ils nous retrouvaient tous les deux dans le lit l’un de l’autre le matin à leur réveil. Etant jumeaux, nous partagions déjà une complicité sans faille et sans limite à cette époque là. Même si déjà là, nous agissions souvent comme chien et chat en nous disputant et chamaillant à tout va pour des raisons aussi stupides que celle de la poupée dont j’avais osé arracher la tête. Chose que j’avais faite uniquement parce que Rachel avait balancé mon doudou hors du parc pour une raison tout à fait inconnue si ce n’est l’envie de me faire chier comme elle aimait souvent à le faire. Nous étions de la sorte … Nous nous entendions à merveille et avions une complicité sans bornes. Mais à côté de cela, il nous arrivait fréquemment de nous disputer et de nous faire des coups de ce genre juste parce que ça nous amusait et que ça faisait tout bonnement parti de notre relation. Nous faisions surtout beaucoup tourner en bourrique nos parents avec de telles histoires aussi stupides soient-elles. Et le pire dans tout ça ? C’était que lorsqu’il y avait du monde autour de nous autres que nos parents et notre petit frère, nous n’étions plus du tout les mêmes ! Vraiment pas du tout à vrai dire. En effet, lorsque nous étions entourés par d’autres gens, nous nous montrions tels deux petits enfants absolument parfaits et sages comme des images. Nous étions même affreusement timides et réservés, faisant alors passer nos parents pour des fous, eux qui affirmaient que nous étions deux petits diables à la maison. Nous ? Non … Jamais voyons ! Nous étions deux anges tombés du ciel, c’était bien connu ! Quoi qu’il en soit, nous prenions un malin plaisir à faire les vilains petits garnements lorsque nous étions chez nous, pour nous montrer sous notre meilleur jour en publique ou en famille. Chose qui désespérait nos parents mais qui trouvaient que ce n’était sans doute pas plus mal non plus …

« Papa remet ! Remet ! » Soupirant doucement, mon père n’eut pas d’autre choix que de tourner le bouton de la radio pour remettre celle qu’il venait de passer. Quelle sacrilège, quelle abomination que de ne pas laisser Sweet Child O' Mine de Guns N' Roses ! C’était le hit de l’année 1988 ! Année de mes six ans soit dit en passant. Six ans et pourtant j’étais déjà un fan invétéré de ce genre de musique. Autant de Guns N' Roses que de U2, AC DC ou encore les Rolling Stones. Ou même d’anciens groupes tels que Queen, Police ou bien même les beatles. En entendant la chanson de Guns N' Roses s’élever à nouveau dans la pièce, je ne pu m’empêcher de quitter le canapé sur lequel je me trouvais avec ma sœur, balançant mon livre sans pitié et sans me soucier de savoir où il allait atterrir. La minute d’après, je mimais un solo à la guitare au centre de la pièce. J’avais sans doute l’air d’un possédé au vu de la passion que je mettais à faire mine de jouer de la guitare, me laissant tomber à genoux sur le sol avant de rouler sur celui-ci pour m’allonger sur le dos en fermant les yeux et me mettant même à chanter la chanson à voix haute, hurlant littéralement sur le refrain à en faire dérailler ma voix. Riant, mes parents trouvèrent le temps de me prendre en photo et de me filmer, pendant que ma sœur se joignait à moi pour danser comme une dératée tout autour de moi, notre frère pour sa part, âgé de tout juste deux ans, accourus pour nous regarder faire, riant à gorge déployée. Nous étions deux clowns complices et passionnés. Terriblement passionnés même. J’aimais la musique, elle aimait la danse. J’aimais dessiner de simples croquis, elle aimait peindre. J’aimais écrire, elle aimait lire. Bref, nous nous complétions à merveille. Nous étions complémentaires et depuis toujours. Et malgré la différence d’âge de quatre ans qu’il y avait entre nous et notre petit frère, nous tentions tant bien que mal de l’intégrer à nos folies quotidiennes. D’ailleurs alors que ma sœur dansait comme une folle, elle aida Rafaël à se lever pour faire mine de le faire danser en tenant ses mains. Quant à moi … Je faisais toujours mine de jouer de la guitare tout en secouant la tête avec force pour faire voleter mes cheveux bruns un poil trop longs, sous le regard aimant et amusé de nos parents qui se lançaient de brefs regards en coin. La raison ? Elle était bien simple … Fin de l’année 1988 alors qu’avec ma sœur nous approchions de nos sept ans, noël arrivait à grands pas et l’excitation grandissait en nous comme tous les ans. En arrivant aux pieds du sapin pour découvrir nos cadeaux, je me figeais brutalement en fixant du regard le plus gros et le plus long de tous. Ce cadeau là avait beau être enroulé dans un papier cadeau comme tous les autres, je n’avais aucun doute quant à ce qu’il pouvait bien être. La forme était tout simplement celle d’une guitare. Guitare qui se trouvait être dans son étui comme je pu le découvrir une fois le papier déchiré. En la regardant longuement d’un regard on ne peut plus émerveillé, je ne pu que sauter aux bras de mes parents pour les remercier, riant de joie et de bonheur lorsqu’ils m’apprirent qu’ils venaient de me payer des cours de guitare pour les mois à venir. Quant à ma sœur, elle eut droit à une paire de chaussons de danse et plusieurs cours de danse, histoire d’accompagner le tout. Ce sont deux semaines plus tard que nos cours commencèrent à l’un comme à l’autre. Deux semaines plus tard que nous pûmes nous retrouver pleinement heureux après notre premier cours en hurlant franchement de bonheur et de joie et parlant en même temps pour raconter l’heure que nous venions de passer à jouer ou danser l’un et l’autre. Autant dire qu’à la fin de la soirée, nos parents furent ravis de nous coucher enfin pour nous faire taire.

« Rachel, mets-en plus sinon ça collera pas ! » Me lançant un regard agacé, Rachel obéit sans broncher en ajoutant davantage de glu sur la poignée du frigo. En entendant de pas derrière nous, nous nous retournâmes comme un seul homme, cachant nos mains derrière nous en nous redressant droit comme des i, terrifiés à l’idée d’être déjà découverts. Mais en découvrant notre petit frère sur le pas de la porte, ce fut un long soupir de soulagement que nous lâchâmes. « Rafaël tu étais censé faire le guet. Qu’est-ce que tu fais là ? » Demanda Rachel en chuchotant faiblement et s’approchant de lui pour lancer un bref regard dans le couloir en refermant la porte de la cuisine avant de me rejoindre alors que je m’amusais à mettre du beurre de cacahuète sur le téléphone de la cuisine. « J’en avais marre d’attendre ! Et c’est fait dans la salle de bains. J’ai mis du dentifrice dans le sèche-cheveux, inversé le papier qui entoure la bouteille du déo à ma maman avec le désodorisant. J’ai aussi mis la fausse araignée sur le haut du placard pour qu’elle tombe quand la porte s'ouvrira. » Riant doucement à l’idée de la surprise, pas franchement bonne, qui attendait nous parents, nous filâmes rapidement dans la chambre que nous partagions tous les trois, Rachel et moi dormions sur des lits superposés alors que Rafaël avait un lit une place de l’autre côté de la pièce. Ce fut en chuchotant longuement et doucement, que nous nous endormîmes ce soir là, sans nous sentir le moins du monde coupables. Après tout nous n’étions que des enfants. Raison pour laquelle nous nous amusions tant, même si c’était au dépends de nos parents. Cela restait terriblement amusant pour nous. Nous savions parfaitement que nos parents n’allaient vraiment pas supporter toutes nos bêtises et pourtant nous en prenions tout de même le risque, parce que c’était drôle tout simplement ! Enfin … Pour nous du moins ! Pour eux, bien moins sans aucun doute. Et nous ne doutions pas non plus qu’ils voudraient nous punir. Du moins … Qu’ils allaient d’abord tenter de trouver le coupable avant toute chose. Mais il ne fallait pas trop compter la dessus puis que les uns comme les autres, nous savions parfaitement que nous n’avions rien à perdre. Par conséquent, notre petit plan était assez large pour arriver jusqu’au moment où nos parents nous poseraient la question fatidique de savoir qui avait fait tout cela. Mais à cet instant là nous n’y étions pas encore puisque nous étions bien trop occupés à savourer par avance le résultat de nos petites farces pour nous soucier de tout cela. Et au matin, lorsque nous vîmes notre père entrer dans notre chambre pour nous réveiller, nous n’eûmes pas le moindre doute quant au fait que notre petit jeu avait commencé. Premièrement parce que d’ordinaire c’était notre mère qui venait nous réveiller. Et secondement, parce que la mine on ne peut plus orageuse de notre père, ne cachait rien de la colère qui faisait rage en lui en cet instant. De bon matin cela devait le mettre encore plus en fureur. Persuadés que la faute était uniquement à Rachel et moi, il nous attrapa tous les deux par une oreille pour nous traîner jusqu’à la chambre. Gémissant et grimaçant de douleur, nous le suivîmes sans faire de vague, conscient que notre sort était en jeu à cet instant là. En découvrant notre mère adossée au frigo, un poing sur la hanche et l’autre main refermée sur la poignée, nous échangeâmes un regard, mon frère, ma sœur et moi, avant d’exploser littéralement de rire presque malgré nous. Certes cela était bien drôle mais n’allait pas rester impuni comme nous le savions parfaitement. En demandant qui avait fait cela, comme prévu, je désignais mon frère qui lui désigna Rachel, qui elle, me désigna. Autant dire que nous faisions encore et toujours tourner en bourrique nos parents qui enragèrent plus que jamais et qui nous punirent à une semaine sans télévision. Avant de se raviser … Pour passer à un mois sans télévision et sans nos cours de guitare et de danse, lorsqu’ils découvrirent les farces de la salle de bains.

« Mais Raf arrête t’es chiant à la fin ! Je veux pas que tu la touches ! En plus t’as les mains sales tu vas la salir. » « Mais j’en ai marre moi ! T’es qu’un égoïste de toute façon ! Je te déteste ! » Rafaël quitta aussitôt la pièce, sous mon regard noir. Et sans plus tarder, je repris les accords que je plaquais sur ma guitare pour reprendre l’une des chansons du nouvel album de The Cranberries. Album que mes parents m’avaient acheté pour l’anniversaire de mes onze ans, quelques petits mois plus tôt. Commençant à chanter doucement, je me figeais littéralement sur place en entendant une seconde porte claquer. Je balançai ma guitare sur mon lit, me levai et quittai la chambre en regardant à gauche puis à droite pour tenter de voir mon frère. En voyant la chaîne qui était accrochée à la poignée de la porte, bouger lentement, je n’eus aucun mal à comprendre qu’il avait quitté l’appartement. Sans perdre une minute, j’enfilai une paire de chaussures pour quitter l’appartement à mon tour et descendre les escaliers en courant. Je n’avais que onze ans et pour la toute première fois de ma vie, mes parents m’avaient donné la responsabilité de m’occuper de mon petit frère pendant qu’eux-mêmes se rendaient au spectacle que donnait le club de danse de ma sœur. Autant dire qu’ils comptaient vraiment sur moi. Mais de toute évidence j’avais complètement merdé. En arrivant dans la rue, essoufflé, je regardais tout autour de moi à la recherche de mon frère. En le voyant en train de s’éloigner au bout de la rue, je détalai rapidement pour le suivre, hurlant son prénom pour le faire arrêter. Ce qu’il fit … En plein milieu de la route. Grave erreur bien entendu. Mais à sept ans il n’avait pas pleinement conscience du danger. Contrairement à moi, son frère ainé totalement indigne, qui venais de me disputer avec lui tout ça parce qu’il avait osé poser une main sur ma guitare. Mais dans l’immédiat, je ne pensais pas à cela le moins du monde. Non…Mon esprit était bien plus accaparé par cette voiture qui arrivait droit sur mon frère. Cette voiture qui prenait de la vitesse et dont le conducteur semblait trop occupé à farfouiller sur le siège passager pour voir ce qu’il se passait sur la route droit devant lui. « Raf pousse toi !! » Hurlai-je à plein poumons en courant du plus vite que je pouvais et ignorant les passants que je frôlais ou percutais. Le regard fixé sur mon frère, je courais vite, encore plus vite. Lui me regardait sans comprendre et se tourna pleinement vers moi sans remarquer la voiture qui arrivait droit sur lui. « Je te déteste ! » Ce furent ses derniers mots … A cet instant j’avais l’impression que c’était moi qui étais en train de mourir tant je voyais ma vie défiler devant mes yeux. Mais plus précisément tout ce que j’avais pu vivre avec mon petit frère depuis sept ans qu’il était dans ma vie. Les disputes, les réconciliations, les discussions, les jeux, les nuits passées à dormir à trois dans le même lit, la complicité entre deux garçons, les farces, l’amour fraternelle … Mais plus encore, notre dispute, la dernière, ses paroles, cette rage, cette haine, cette incompréhension … J’eus le temps de penser à tout cela à la fois. Comme si la scène avait été mise au ralenti pour faire durer le supplice. Le temps d’arriver à six petits mètres de mon frère, le bruit des roues qui crissent sur le bitume, se firent entendre. Enfin, mon frère leva la tête et vit la voiture arriver droit sur lui. Mais trop tard … Bien trop tard … Alors que j’allais à mon tour me jeter sous les roues de la voiture pour pousser mon frère, un passant enroula ses bras autour de ma taille pour m’en empêcher, assistant à la scène, tout aussi impuissant que moi. Croisant le regard paniqué de mon frère, je vis la voiture faire un virage à quatre vingt dix degrés mais le heurter avec violence tout de même, son petit corps fragile étant rapidement et violemment jeté à plusieurs mètres de là. Je me baissai pour que le passant me lâche, puis couru le plus rapidement possible en direction du corps de mon frère étendu au milieu de la route, totalement inerte. Pleurant, je le pris dans mes bras en le serrant et le secouant contre moi. Je me foutais du sang qui coulait de son crâne et tachait mes vêtements. J’eus beau le secouer, pleurer, supplier, prier, il n’ouvrit pas les yeux, il était mort sur le coup. « Raf ! Rafaël ! Je t’en prie ! Je t’en supplie réveil toi ! Tu peux pas mourir ! Tu peux pas être mort ! T’as pas le droit ! Rafaël réveil toi ! » Hurlai-je à plein poumons, le corps secoué de sanglots et les larmes coulant à flots sur mon visage. Tout cela ne pouvait tout simplement pas être réel ! Je ne pouvais pas perdre mon frère. Ce genre de choses n’arrivait qu’aux autres. Pas à moi …

La musique se faisait entendre dans la pièce. Je fermai les yeux en tapotant lentement la mesure de mon pied sur le lit. Une chanson triste et déprimante à souhait bien entendu, comme tous les jours depuis deux mois que mon frère était mort. La vie à la maison était devenue tout bonnement insupportable. Les rires, la joie, le bonheur, les blagues et les petites bêtises avaient été échangés et troqués contre le silence, la tristesse, la déprime, la culpabilité et tout un tas de sentiments sombres et néfastes qui pesaient de plus en plus lourd sur la vie de famille des Zimmermman. Le silence était constamment complet et personne ne semblait s’en rendre compte tant chaque personne semblait plongée dans son propre malheur. Cette épreuve ne nous avait nullement rapprochés. Bien au contraire, j’avais la très forte impression qu’elle nous écartelait et nous séparait les uns des autres. Sauf avec ma sœur. Etant jumeaux, notre lien était totalement indestructible et cette épreuve nous le prouvait bien puisque depuis la mort de notre frère, nous étions constamment ensemble et il n’était pas rare que nos parents nous retrouvent dans le même lit au petit matin, malgré que nous ayons alors onze ans. Nous avions terriblement besoin de réconfort et nous ne le trouvions qu’entre nous deux. Autant dire que c’était assez limité puisque du côté de nos parents, c’était le grand silence, le néant absolu, le vide, le rien. Plutôt que de parler tous ensemble une bonne fois pour toute pour tenter de calmer et arranger les choses, nous nous contentions tous de nous lancer de brefs regards sans jamais nous parler plus qu’il ne faudrait. S’il y avait bien une chose dont je ne doutais pas, c’était bien le fait que mes parents m’en voulaient pour la mort de Rafaël, sans pour autant le dire haut et fort. Il suffisait de voir les regards qu’ils posaient parfois sur moi. Regards qu’ils détournaient bien rapidement lorsque je tournais la tête vers eux. Autant dire que l’ambiance était des plus tendues et que rien ni personne ne pouvait changer cela sauf si quelqu’un se prenait enfin la peine de parler pour briser le silence. Et apparemment, aucun d’entre nous ne trouva ce courage là. Le pire était très certainement les repas que nous partagions tous les trois ensemble, le soir. C’était le seul moment où nous nous retrouvions, pour la simple et bonne raison que notre mère avait étrangement décidé de nous laisser aller à la cantine le midi alors même qu’elle-même restait à la maison pour travailler. J’avais plutôt la sensation qu’elle nous évitait de plus en plus mais moi en priorité. Il était parfaitement inutile d’être grand clerc pour comprendre que c’était parce qu’elle m’en voulait toujours et qu’elle était intimement convaincue que de toute façon tout était de ma faute. Non vraiment, je n’avais pas le moindre doute là-dessus. Et pourtant je faisais mine de rien plutôt que de me défendre. A quoi bon me défendre alors que j’étais du même avis de toute façon ? Je ne pouvais que comprendre et accepter qu’ils me détestent tous pour ce que j’avais fais. Ou du moins, n’avais pas fait. Puisque je ne l’avais pas protégé, je ne m’étais pas occupé de lui comme il se devait, je n’avais pas veillé à ce que la porte soit fermée à clés, je ne l’avais pas rattrapé à temps … Bref j’avais tout faux et tout était de ma faute. Je ne me le pardonnerais jamais, c’était déjà certain à cette époque là. Les seuls fois où quelqu’un parlait chez nous, c’était Rachel et moi le soir dans notre chambre ou nos parents, de leur côté, et aussi dans leur chambre le soir. Ce fut d’ailleurs à mes dépens que je le su. Un soir où Rachel et moi partagions le même lit comme presque tous les jours, j’avais eus suffisamment soif pour me lever. Ce que je fis sans hésitation, filant dans la cuisine pour boire un long verre d’eau pour ensuite retourner me coucher. Mais au moment où j’allais entrer dans notre chambre, des voix au bout du couloir me firent stopper net. Les voix de mes parents bien entendu. Qui chuchotaient doucement dans leur chambre. J’étais sur le point de les ignorer et d’entrer dans ma chambre, lorsque j’entendis distinctement mon prénom dans leur conversation, ce qui me fis m’arrêter dans mon élan. Quelque peu curieux, je finis par m’approcher sur la pointe des pieds pour tenter d’attraper quelques bribes de leur conversation, à travers la porte à peine entrouverte. « J’essaie Benoît je te le jure, j’essaie … Mais quand je le regarde … Je ne peux pas m’empêcher de lui en vouloir. J’ai tenté de lui donner des circonstances atténuantes mais … Tu ne crois pas qu’il aurait pu le faire exprès ? » « Exprès ? Mais non chérie tu ne le penses pas … Il l’aimait … Pourquoi aurait-il fait une chose pareille ? » « Je ne sais pas … J’ai toujours pensé que … Peut-être … Il aurait préféré être seul avec sa sœur jumelle tu ne penses pas ? Tout ça pour une histoire de … Guitare ! » « Marie enfin … Tu sais bien que cette guitare il y tient comme à la prunelle de ses yeux … Il ne pouvait pas se douter que son frère allait partir comme ça … » « Qu’importe ! Je ne peux pas m’empêcher de songer qu’il ne l’a pas suffisamment bien surveillé. Qu’on le veuille ou non ! » Le silence retomba sur la chambre, je restais un long, très long moment, totalement immobile et silencieux, dos à mur et regard perdu dans l’obscurité. Lorsqu’enfin je retrouvais le courage de regagner ma chambre, j’étais encore bien trop sonné pour réaliser ce que je venais d’entendre.

« Tu entends ? » « Entendre quoi ? » « Maman pleure … » « C’est sans doute parce qu’elle t’a vu. » « Ah ah … Ah ! Rachel regarde mon visage ! Vois comme ta répartie me fais me tordre de rire ! » Lâchai-je d’un ton des plus morgues en lui lançant un bref regard avant de soupirer et me replonger dans mes devoirs de maths des plus prenants. J'étais quelque peu perturbé par ailleurs, par les pleurs de ma mère qui nous parvenaient par la porte entrouverte de notre chambre. Des pleurs qui commencèrent à résonner et se répercuter encore et encore dans mon esprit, me faisant perdre tous mes moyens. Le souffle coupé, les larmes aux yeux, je relâchais mon stylo, le regardant rouler sur le bureau pour tomber sur le sol. Sans un mot, Rachel se leva pour aller fermer la porte, avant de revenir vers moi pour me faire me relever et venir sur le lit. Là, elle me serra dans ses bras avec force en posant sa tête sur la mienne. « Robin arrête de penser que tout est de ta faute. » « Tu sais parfaitement que c’est le cas … » « Non bien sûr que non ! Tu veux que je te dise ? Moi je pense vraiment que c’est de leur faute. La leur Robin ! Onze ans c’est bien trop jeune pour garder seul un enfant de sept ans tu crois pas ? » « Il me détestait … » « Bien sûr que non et tu le sais … S’il n’y avait pas eut … Cet accident, tu sais parfaitement que tout serait rentré dans l’ordre entre vous. Comme à chaque fois. Sérieusement regarde le nombre de fois où on s’est disputé tous les trois. Et à chaque fois ça revenait à la normale non ? » « Pas cette fois … » « Parce que vous n’en n’avez pas eus le temps ! Mais crois moi que tout ce serait arrangé. Comme toujours ! »

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« P’pa ? » « Hm ? » « Elle est où maman ? » « Chez le ps…Médecin. » Croisant son regard quelque peu paniqué et hésitant, je fronçais franchement les sourcils en me figeant pour de bon sur place sans le quitter du regard, totalement abasourdi. « Psy ? Tu allais dire chez le psy ? Je pensais qu’elle avait arrêté en même temps que nous tous il y a un six mois. » Psy que nous avions vu durant un an et demi, après la mort de mon frère. Ce qui signifiait que j’allais à cet instant là, sur mes treize ans. Deux ans que mon frère était mort et deux ans que je souffrais sans mot dire, malgré les dix huit mois passés à voir un psychologue. La seule chose que j’avais retenu de ces trop nombreux rendez-vous à mon goût, c’était le fait qu’un psy c’est trop con pour vraiment comprendre la douleur des gens et qu’un psy, ça vaut pas une sœur jumelle ! « Hum … oui bon elle voit encore le psy ! Mais ne lui dis pas que je te l’ai dis sinon elle va me tuer ! Elle le voit parce que … Elle a quelques petits soucis à régler avec elle-même. » « Comme apprendre à ne plus me détester, par exemple ? » Demandai-je alors sur un ton franchement narquois en le regardant droit dans les yeux pour lui faire comprendre qu’il n’avait plutôt pas intérêt à nier car je savais. Je n’étais pas complètement idiot encore. J’étais tout de même capable de voir qu’elle ne me regardait plus dans les yeux, qu’elle ne m’adressait plus la parole que pour le strict minimum et qu’elle faisait littéralement comme si je n’étais pas là, la plupart du temps. « Quoi ? Mais n’importe quoi … D’où sors-tu une sottise pareille enfin ? Rob, ta mère t’aimes et tu le sais parfaitement ! » « Bien sûr ouais … C’est pour ça qu’elle ne m’adresse plus la parole que pour me dire bonjour, bonne journée, bonne nuit et la salle de bains est libre et qu’elle ne me regarde plus dans les yeux ? » Sans attendre la moindre réponse de sa part, je filais rapidement pour aller m’enfermer dans ma chambre.

« Allez Robin, viens ! Tu vas pas rester seul dans ton coin encore ! S’il te plait fais un effort … » « Rachel laisse moi tranquille, sérieusement. Va avec tes amis et laisse-moi ! » Levant les yeux au ciel, ma sœur fini par obéir en faisant demi tour et s’éloigna rapidement pour rejoindre ses amis. Je ne supportais pas qu’elle insiste constamment depuis quatre ans que nous étions au collège tous les deux. Elle ne comprenait pas mon envie de rester à l’écart des autres, tout simplement parce que je n’étais pas aussi sociable et expressif qu’elle-même pouvait l’être. Je n’étais pas du tout le genre de boute-en-train que tout le monde apprécie et balance au rang de mec populaire dans toute l’école. Je n’avais à vrai dire rien contre cette situation puisque je l’avais moi-même choisi dans le fond. C’était moi qui avait décidé d’être de la sorte et non pas autrement. Moi qui ne faisais strictement rien pour me rapprocher ne serait-ce qu’un peu des autres gens. Je n’en voyais pas l’intérêt à vrai dire. Je ne m’intéressais pas aux gens et les gens ne m’intéressaient pas. Bref, tout était pour le mieux dans le meilleur des mondes à mon humble avis. Je préférais amplement rester en retrait, découvrir les consoles de jeux, l’informatique et tout ce qui s’ensuit tout simplement. J’étudiais énormément aussi, bien entendu. Autant dire que j’étais très bon élève autant au collège qu’aux cours de guitare que je prenais encore et toujours. Je ne faisais pas de vague. J’étais un collégien discret, bon élève, silencieux, sans doute bien trop calme et atrocement renfermé sur moi-même et timide. Inutile de se demander ce que pensaient mes parents d’un tel comportement de ma part. Sans doute simplement … Rien ! Oui … C’était ainsi depuis bien longtemps déjà. Depuis trois ans que mon frère était mort, ils ne pensaient plus rien de moi si ce n’est, sans doute, que j’étais foutrement coupable de la mort de mon cadet. Ce que je me reprochais d’ailleurs bien assez sans avoir à ajouter le fait qu’eux même étaient pleinement conscients que de toute façon, tout était de ma faute. Celle de qui d’autre de toute façon ? C’était clair comme de l’eau de roche que tout était de ma faute et celle de personne d’autre. Rachel n’avait eut de cesse de me répéter que ce n’était en rien de ma faute, depuis trois ans. Mais jamais je n’avais accepté de l’écouter et de croire ce qu’elle m’affirmait avec pourtant tant de force et de conviction. C’était de ma faute, point ! Entendant la sonnette qui annonçait la fin de la pause de seize heures, je rangeai mon livre dans mon sac, le refermai rapidement et filai en direction des bâtiments où allait avoir lieu mon cours de français. Arrivé dans la salle, je m’installais au hasard à une place. J’aurais désiré m’installer au dernier rang pour passer totalement inaperçu comme bien souvent. Mais c’était là la place des cancres ou ‘fouteurs de merde’. Autant dire, justement les étudiants qui faisaient de ma vie un réel enfer. Tous les étudiants étaient divisés en deux groupes vis-à-vis de moi. D’un côté ceux qui faisaient tout pour me faire chier, et d’un autre, ceux qui faisaient leur vie sans se soucier le moins du monde de moi. Evidemment, je préférais largement ces derniers … Je m'installai tranquillement à mon bureau et sortis mes affaires en gardant la tête penchée en avant, visage caché par mes cheveux un peu trop longs. Je relevai la tête en entendant de brefs chuchotis, et lançai un regard circulaire dans la salle de classe en comprenant que la dernière place libre était à côté de moi … Et que deux filles se disputaient plus ou moins pour ne pas s’asseoir à mes côtés. Me fichant de cela pour ne pas changer, je me détournais pour ouvrir mes affaires l’air de rien. J’étais habitué …

« Hey Robrob ! Bouuuuh fais attention les fantômes arrivent. Oh non oh non t’es mort ! Comment peux-tu être là devant moi ? Oh Rafaël où étais-tu pendant tout ce temps ? » Je rougis violemment et serrai les dents en détournant le regard et tentant d’ignorer la bande d’étudiants de mon collège qui s’amusait à me tourmenter simplement pour le plaisir. Tout ça parce que j’avais osé m’endormir une fois à la bibliothèque de l’école et que des rêves complètement fous avaient afflué en masse comme bien trop souvent lorsque mon esprit était au repos. Cauchemar qui, comme toujours, avait été pleinement tourné vers mon petit frère, mort depuis trois longues années. Trois années de torture morale que je m’infligeais moi-même, que ma mère m’infligeais sans sembler s’en rendre compte elle-même, et que mes ‘camarades’ de classe m’infligeaient sans la moindre gêne, connaissant pourtant parfaitement mon histoire. Mais à cet âge là, il était bien connu que la pitié n’existait pas et qu’entre jeunes, on adorait se chercher, se blesser et se faire franchement du mal. Enfin eux … Car moi je n’étais nullement de la sorte. J’étais juste un type timide, renfermé et bien trop discret. Nase, out, inutile, débile, sans intérêt, ridicule, inintéressant selon les propres dires des autres collégiens. Est-ce que ça m’atteignais ? Dans le fond sans doute que oui. Fut un temps où j’aurais pu être plutôt tout l’opposé de ce jeune que j’étais devenu. Si mon frère n’était pas mort, je ne serais sans doute jamais devenu aussi inintéressant. Je n’irais pas jusqu’à dire que je serais devenu un des populaires des lieux, mais je n’aurais pas non plus été relégué plus bas que terre, parmi les déchets de l’école. « Alors c’est vrai ce qu’on dit ? A ce qu’il parait que t’as tué ton petit frère. Ouuuuuh terrifiant le petit Robrob. C’était comment ? Tu voudrais faire une démonstration pour nous ? T’as envie de nous tuer nous aussi ? Hein ? Oh ! Zimmermman j’te parle ! » Déglutissant longuement en rougissant de plus belle, je détournai une nouvelle fois la tête sans même trouver le courage, un seul instant, de rencontrer le regard de ceux qui s’amusaient à me ridiculiser comme jamais. Le tout, sous le regard des élèves qui commençaient à affluer en masse autour de nous pour assister à la scène. Comme si ça pouvait être la chose la plus drôle qui soit. A croire qu’ennuyer quelqu’un qui n’avait pourtant rien fait et rien demandé à personne, c’était drôle. Pourtant … A mes yeux rien, non vraiment rien, n’était drôle. Je ne parvenais même pas à réagir aux injures et aux paroles balancées au hasard. Je me contentais de subir en silence sans trouver la moindre répartie tant j’étais tout simplement faible et stupide. Je me faisais marcher sur les pieds et je laissais faire sans jamais broncher. « Hey Zimmermman t’as perdu ta langue ? T’avais pourtant de l’avoir encore quand tu hurlais à la mort dans la bibliothèque hein ? Quand tu suppliais Rafaël de revenir à la vie, t’avais de la voix là hein ? » Sa main heurta avec force mon épaule pour me faire réagir. Je me contentai de reculer d’un pas en gardant le visage baissé, totalement honteux de la situation. Les joues totalement en feu et les mains moites comme jamais, je tentais de me contenir pour ne pas éclater franchement en sanglots devant tout ce monde. J’étais déjà bien assez ridicule sans en ajouter encore plus à cette situation honteuse et gênante. Je sentis un coup dans mon autre épaule et je me reculai plus encore sans relever la tête. Je ne la relevais qu’en apercevant des jambes de fille se placer devant moi, dos à moi. Je relevai enfin la tête et n’eus aucun mal à reconnaître ma sœur malgré qu’elle me tournait le dos à cet instant. « Espèce de crétin ! Ca va tu t’amuses bien ? J’ai lu un article disant que ceux qui tourmentaient le plus les autres, étaient généralement ceux qui avaient une vie tellement pourrie qu’ils préféraient jeter leur frustration sur les autres. Dis moi toi qui aimes tellement gâcher la vie des autres, t’en penses quoi de cet article ? » Souriant faiblement presque malgré moi devant l’attaque de ma sœur, je ne pu m’empêcher d’être plus gêné que jamais en réalisant que j’avais, une fois de plus, besoin d’elle pour me sortir de ce genre de pétrin. Baissant encore une fois le regard, je me mis à chanter mentalement plusieurs chansons que je connaissais par cœur de mes groupes de rock préférés, pour ne plus entendre ce qui se disait autour de moi. Tout ce que je sais, c’est qu’une nouvelle fois, Rachel me sortait d’affaire …




Dernière édition par M. Robin Zimmermman le Dim 3 Mar - 13:49, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: Quand j'm'offre un bouquin, j'lis toujours la dernière page d'abord. Comme ça, si je crève avant de l'avoir fini, j'connais la fin. Ca, c'est être sombre. Dim 3 Mar - 0:46


tell me your story

« Robin ? Robin ! Oh tu m’écoute abruti ? » Je haussai les sourcils déplaçai le casque qui se trouvait sur mes oreilles, pour le faire tomber autour de mon cou et regarder ma sœur. Celle ci, de toute évidence, me faisait de grands signes depuis un petit moment pour tenter de capter mon attention. Mais j’étais bien trop occupé par ma console de jeu et l’album de U2 que j’avais lancé à fond dans mon lecteur cd. Tellement fort, qu’il avait fallut les quelques petites secondes entre deux chansons, pour que je l’entende enfin. « Quoi ? » « Tu voudrais pas pirater la boite mail de maman s’il te plait ? » « Pourquoi je ferais un truc pareil, tu m’expliques ? » Elle soupira et leva les yeux au ciel. Après quoi, elle se leva pour filer à la porte, le temps de s’assurer que nos parents n’étaient pas dans les parages, puis me rejoignit. Elle s'installa sur le lit près de moi, pour chuchoter doucement. « Il faut que tu entres dans la boite mail de maman. Je suis persuadée qu’elle voit un autre homme ! » Choqué par de tels propos et de telles pensées, j’écarquillai les yeux en la fixant un long moment du regard sans trop oser dire ou faire quoi ce soit. Comment pouvait-elle me balancer une bombe pareille, avec un tel aplomb et un tel sang froid ? « Rachel … Tu te rends compte de ce que tu dis ? On dirait que c’est … Normal et que tu t’en fous royalement. Et puis qu’est-ce qui te fais dire ça d’abord hein ? T’es complètement atteinte toi. T’es au courant de ça ? » « Qui est le plus atteint de nous deux hein ? Moi qui m’intéresse encore un tant soit peu à ce qu’il se passe dans cette foutue maison ? Ou toi qui es totalement et définitivement coupé des réalités ? Ouvre un peu les yeux Robin ! Notre famille a foutu le camp là. On est genre … Plus que deux, bordel ! Rafaël est mort, papa se tue au boulot et maman avec sa dépression des plus violentes et effrayantes, se tape un autre mec que papa. » « Tu n’es sûre de rien ! » Lâchai-je d’une voix cinglante en lui lançant un regard noir, énervé de la voir tirer de telles conclusions. Je ne supportais tout simplement pas la situation et je refusais de la regarder franchement telle qu’elle était réellement. Je ne pouvais et ne voulais strictement rien voir ! Qui voudrait voir sa vie basculer de la sorte en même temps ? Très certainement personne à part quelqu’un de complètement maso ! Or, je n’étais nullement maso ! « Elle sort de plus en plus, surtout quand papa n’est pas là. Elle se maquille, est allée au coiffeur, s’est rachetée des fringues. Elle… » « Elle cherche simplement à sauver son couple avec papa ! » La coupai-je, totalement excédé, en fronçant les sourcils. J'avais tout de même un doute, presque malgré moi. « Ah ouais ? Et les nombreuses heures passées sur l’Internet, que papa soit là ou non. A ton avis c’est quoi ça ? » « J’en sais rien moi ! Ca a sans doute à voir avec son boulot ! Qu’est-ce que tu veux que j’en sache hein ? Tu m’énerves à la fin ! Je ne ferai pas ça, point ! Je n’entrerai pas dans la vie privée de maman. Déjà qu’elle me déteste alors si en plus j’en rajoute maintenant … Franchement ce serait très mal venu ! » Ajoutai-je en me détournant d’elle, allant pour remettre mon casque sur mes oreilles mais me stoppant lorsqu’elle posa sa main sur la mienne pour m’en empêcher. Soupirant longuement, je tournai le regard vers elle et haussai les sourcils en voyant sa mine quelque peu défaite. « S’il te plait Momo … Fais le pour moi … Depuis des semaines ça me tourmente, j’en dors pas la nuit. S’il te plait … Tu t’en fous peut-être que notre famille se déchire de plus en plus mais moi j’en souffre. J’ai l’impression d’avoir perdu tout le monde. Même toi je t’ai perdu, tu n’es plus le même, tu n’es plus mon Robin complètement foufou qui adorait faire des conneries et des gaffes pour ennuyer papa et maman. S’il te plait … S’il te plait, j’ai besoin de savoir si on est en train de perdre notre famille pour de bon ou non… » Je soupirai doucement puis finis par hocher lentement la tête en détournant le regard pour remettre mon casque en place. « Ce soir quand ils seront couchés ! » Me contentai-je de répondre en me replongeant dans mon jeux vidéo. Le soir même, comme promis, deux heures après que nos parents se soient couchés, nous filâmes rapidement dans le salon pour allumer l’ordinateur de bureau, priant et croisant les doigts pour que le bruit infernal qu’il faisait, n’alerte pas nos parents. Après de longues minutes de mise en route puis de connexion à l’Internet, je parvins à pirater sans trop de mal le compte de notre mère, ouvrant plusieurs de ses mails pour les parcourir rapidement du regard avant de tomber enfin, sur un destinataire hautement intéressant qui correspondait très régulièrement avec notre mère. Un dénommé Pierce, âgé de quarante ans, célibataire et sans enfant. A la lecture des nombreux mails enflammés, nous apprîmes qu’ils se voyaient régulièrement … Et pas pour jouer aux cartes !

« Les enfants … Nous avons une nouvelle à vous annoncer … » Je me figeai franchement et tournai la tête vers Rachel, croisant son regard tout aussi bleu et paniqué que le mien. Assis à ses côtés d’un côté de la table où nous étions en train de prendre le diner, je passai ma main vers elle pour empoigner et serrer la sienne avec force, avant de me tourner vers notre père qui nous faisait face. Il ignorait totalement ma mère qui avait le regard baissé. « Eh bien voilà … Votre mère et moi … Avons décidé de divorcer. Je cherche actuellement un appartement et vous allez me suivre. C’est ce que nous avons décidé d’un commun accord. » « Et nous on a pas notre mot à dire c’est ça ? » « Eh bien à vrai dire nous sommes vos parents. C’est donc à nous de décider. Or, nous pensons que pour votre bien il serait préférable que vous viviez avec moi. » « Pour que maman puisse se taper son amant sans problème ? On est une gêne c’est ça ? » Demanda sèchement Rachel, en tournant un regard mauvais vers notre mère qui se figea sous l’attaque directe, sans pour autant faire ou dire quoi que ce soit, gardant même le regard baissé. A croire que tout cela ne la concernait en rien alors que … Soyons honnête, elle était tout de même le centre, le point de départ, ce qui venait de tout briser et tout faire voler en éclats. Enfin … Sans compter ma propre connerie de quelques années plus tôt, bien entendu. Connerie qui n’était pas rien du tout ! « Cela ne vous regarde en rien ! Tout ce que vous avez à savoir, c’est que nous divorçons et que vous allez vivre avec moi, point barre ! » « Ca veut dire que t’es au courant hein ? T’es au courant que maman voit un autre homme que toi !? » « Ce que je sais ou ne sais pas, ne te regarde pas Rachel. Cela est entre ta mère et moi. Maintenant filez dans votre chambre tous les deux ! »

*.*.*.*.*.*.*.*.*.*.*.*.*

« Je reviens ! Il faut que je … Je reviens ! » Murmurais-je doucement en abandonnant un dernier livre dans un carton avant de me redresser pour quitter la chambre, laissant Rachel remplir les cartons pour vider notre chambre. Notre père avait, deux mois après l’annonce du divorce, trouvé un appartement avec trois chambres. Il semblait heureux et fier de lui à l’idée de pouvoir nous offrir les moyens d’avoir une chambre à chacun. Mais nous, nous étions quelque peu nerveux à l’idée de ne plus dormir ensemble. C’était une chose que nous ne connaissions nullement et nous tenions grandement aux longues conversations que nous tenions tous les deux, tous les soirs ou presque. Arrivant devant la porte de la chambre conjugale, je frappai doucement à la porte et attendis quelques secondes avant de voir ma mère ouvrir et se figer à ma vu, sans pour autant dire ou faire quoi que ce soit. Presque gêné par ce brusque tête à tête, le premier depuis des années, je restai un long moment silencieux et hésitant. « Hum je … Peux entrer une minute ? J’aimerais … Te parler … » Sans répondre quoi que ce soit, elle se recula avec lenteur en détournant le regard, tirant la porte avec elle pour que j’entre. Ce que je fis avec lenteur en restant debout au milieu de la pièce, en baissant le regard vers mes pieds. « Bon … hum … Voilà, c’était juste pour te dire que j’ai parfaitement conscience que … hum tu … Que tout ça arrive par ma faute. La mort de Rafaël, je ne me la suis jamais pardonné et je sais que tu ne m’as jamais pardonné non plus. Mais … Voilà c’était juste pour te dire … Désolé de ne pas avoir assuré et de ne pas être mort à sa place … » Un long silence tomba sur la pièce. Je relevai un bref regard hésitant sur ma mère et figeai brutalement en la voyant, regard totalement inexpressif, posé sur moi. Comme si elle se foutait royalement de moi. Sans répondre, elle ouvrit la porte en détournant le regard. « Merci d’avoir eus le courage de le dire Robin. » Sans un mot, je quittai la pièce et m’éloignai de plusieurs pas avant de m’arrêter dans le couloir pour me tourner vers elle, la regardant disparaître petit à petit derrière la porte qu’elle refermait. Sans trop de mal, je compris que c’était la dernière fois que je la voyais …

Avec la brutalité et la force d’un coup de tonnerre, une musique s’éleva avec force pour me faire sursauter dans mon lit. Je me redressai rapidement, tel un diable qui sort de sa boite. Après le coup de panique qui venais de me submerger, je soufflais longuement en me rallongeant et m’enroulant dans ma couette. Je posai même mon oreiller sur ma tête, pour tenter d’étouffer le bruit. Mais comme je le savais, c’était perdu d’avance, rien ne venait faire cesser ce bruit infernal. De quel autre mot pouvait-on qualifier ce … Comment appelaient-ils cela déjà ? Du rap ! Du rap ? Non mais sérieusement c’était quoi ça ? Des mecs à la voix grave et terrifiante, qui parlaient ou crachaient des phrases sans autre sens que celui d’insulter et critiquer la société. Sentant mon matelas s’affaisser, je n’eus pas à ouvrir les yeux pour comprendre que Rachel me rejoignais. Je gémis faiblement, à demi endormi, et me contentai de dérouler un tant soit peu la couette pour la lever et l’inviter dessous. Je sentis bientôt son corps se coller au mien et je rebaissai mon bras pour l’enrouler autour d’elle et la serrer faiblement contre moi sans même ouvrir les yeux. « Ca devient vraiment invivable ! » « Hm … » « Papa a dit qu’il était allé les voir … Mais ça m’étonnerais vraiment ! Quand je les ais vu j’ai eus carrément peur ! Des armoires à glace ! Je te jure c’est trop flippant ! » « Hm … » « N’empêche… Je comprends vraiment mieux pourquoi papa a les moyens de nous faire vivre ici ! Ok y’a trois chambres, ce qui est carrément inutile pour nous trois soit dit en passant, mais ça n’empêche pas que le voisinage est à chier ! En plus vive la qualité du bâtiment franchement ! Et puis tu savais que la voisine du dessous faisait pisser ses chiens sur le palier ? Ca m’étonne pas que ça shlingue autant ! » « Hm … » « Bon ok … J’ai compris ! C’est la ferme et rendors toi c’est ça ? » « Hmmm … » « Bon ok … Pour une petite heure … Ou deux … » Souriant faiblement au son de sa voix qui faiblissait à mesure que le sommeil l’emportait de nouveau, je sombrai à mon tour à nouveau dans le sommeil en la gardant tout contre moi. Comme tous les soirs depuis que nous vivions dans cet appartement avec notre père. A savoir, depuis six longs mois. Dans notre ancien appartement, nous ne dormions pas constamment ensemble, pour la simple et bonne raison que nous étions tout de même dans la même chambre, ce qui nous suffisait amplement. Sauf que là, des chambres partagées, c’était tout de bonnement impossible ! Et si au début notre père tenta de nous faire entendre raison quant au fait qu’à nos âges nous n’étions pas censés partager le même lit, il avait jeté l’éponge depuis quatre bon mois en réalisant qu’il ne parviendrait jamais à nous faire cesser cela. Nous étions jumeaux après tout. Autant dire qu’un lien indescriptible et indestructible nous unissait l’un à l’autre. Peu importait notre âge, à nos yeux c’était tout normal de partager le même lit, ou au moins la même chambre. A quoi bon changer une chose pareille ? Ca aurait été stupide ! Du moins à nos yeux. Concernant notre mère, nous ne la vîmes plus du tout, comme nous nous en doutions. Et je n’avais pas le moindre doute quant aux raisons pour lesquelles elle ne désirait plus du tout nous voir. Tout était de ma faute bien entendu. Celle de qui d’autre sinon ? Quoi qu’il en soit, toute cette vie ne me plaisais en rien et pourtant, il fallait faire avec puisque rien ne tendait à changer de toute évidence. Notre mère vivait depuis peu avec son nouveau mec et notre père se tuait plus sûrement que jamais au boulot. Le matin il partait avant notre réveil et le soir il revenait alors que nous finissions nos devoirs, avions dîné, avions pris notre douche et étions plus ou moins sur le point de nous coucher. Autant dire que la vie n’était en rien heureuse mais on ne peut plus difficile, ennuyeuse et très différente de celle que nous avions pu vivre avant la mort de Rafaël. Comment vivre en culpabilisant comme jamais ? C’était tout simplement impossible, c’était certain. Je ne supportais plus cette vie et pourtant … Pourtant, je devais faire avec et sans me plaindre surtout ! Quant à ma vie au collège, c’était toujours la même chose. J’étais tout le temps dans mon coin, je refusais de parler à qui que ce soit, me contentais de bosser et de ramener de bonnes notes sans faire d’histoire, bien que je sois constamment confronté à des petits crétins qui n’avaient de toute évidence rien de mieux à faire que de me pourrir la vie, bien qu’elle soit déjà suffisamment pourrie sans ajouter tout cela. Mais je préférais les laisser faire sans jamais broncher, préférant laisser Rachel s’occuper de cela bien que ce soit tout autant, terriblement gênant pour moi, qui était censé être le mec. Censé … !

« Alors ? Alors !? Tu l’as eus hein tu l’as eus ? » « Rachel, la question ne se pose même pas … » « Oui bon … Laisse moi au moins faire comme si j’avais pas un frère surdoué ! » « Je ne le suis pas … » « Ouais bon … Laisse moi au moins faire comme si je n’avais pas un frère qui passe son temps à apprendre, faire ses devoirs et réviser. Comme s’il n’y avait rien d’autre à faire dans la vie ! » « Hum … C’est le cas ! » « Uniquement à tes yeux frérots ! » Je soupirai et me contentai de lever vaguement les yeux au ciel en m’éloignant tranquillement du panneau d’affichage sur lequel il était noté que je venais d’avoir mon brevet avec dix sept de moyenne. C’était plutôt correct. Bon ok… C’était super bon ! Mais je n’en tirais aucun mérite et je n’étais nullement fier de moi. Je trouvais même cela sans le moindre intérêt. Quittant le collège aux côtés de ma sœur, nous allâmes nous asseoir sur les marches qui se trouvaient devant, pour attendre notre père qui avait décidé de nous emmener déjeuner dans un petit restaurant pour l’occasion, sans douter un seul instant que l’un ou l’autre aurions notre brevet. Nous nous installâmes confortablement et Rachel posa sa tête sur mon épaule. Moi, je posai la mienne contre ses cheveux en soupirant doucement, de plus en plus las de la vie que nous menions. Les minutes puis les heures passèrent. Je finis par me redresser en soupirant longuement et tournai un vague regard vers ma sœur dont le visage n’exprimait aucune expression. « Il nous a oublié … » « Mais non … Bien sûr que non … Il avait sans doute un peu plus de travail que prévu et … » « Rachel ! Je te dis qu’il nous as oublié … On ferait mieux de rentrer ça ne sert à rien d’attendre et de croire qu’on aura un jour une vie de famille normale … »

*.*.*.*.*.*.*.*.*.*.*.*.*

« Non mais je le crois pas ça ! A peine une semaine qu’on est dans ce lycée, que déjà tu t’aies mis à dos tous les étudiants. Qu’est-ce que t’as merdé sérieux ? » « Ben … Je n’ai rien fais … » « Justement Robin. Justement ! Tout le monde t’appelle déjà le plouc du coin. Sérieusement je sais plus quoi faire de toi. » « Ben … Rien … ne fais rien s’il te plait ça m’arrangerais terriblement ! » Levant les yeux au ciel, Rachel s’éloigna rapidement, de toute évidence excédée par mon comportement. Ou plutôt, mon manque de réaction face à tout cela. Ca faisait effectivement une semaine que nous étions entrés au lycée et deux jours que tout le monde m’évitait comme la peste. Apparemment, j’étais le mec à éviter, à qui ne surtout pas parler tant j’étais inutile, sans intérêt et tout ce qui s’ensuit. Est-ce que ça me peinait ? Non … J’étais habitué alors à quoi bon se faire trop de souci pour cela ? C’était ma vie depuis bien longtemps ça. Et j’étais largement habitué pour ne pas en faire un scandale parce que ma vie au lycée prenait la même tournure que ma vie au collège. Quoi qu’il en soit, je faisais avec et ça m’allait parfaitement. Je passais mon temps sur l’ordinateur, les consoles vidéo, à écouter de la musique et à étudier. Notre père était plus absent que jamais puisqu’il lui arrivait fréquemment de découcher certains soirs. Nous commencions sérieusement à penser qu’il s’était trouvé une petite amie lui aussi. Bref, il ne restait plus que nous deux dans la famille Zimmermman. Nous deux pour nous soutenir et continuer d’avancer dans cette vie outrageusement merdique et ennuyeuse à souhait. Je n’étais plus moi depuis longtemps, je n’étais qu’une ombre. J’avançais sans trop savoir ni vers où ni même pourquoi. Finalement, sans doute ne restait-il que ma sœur. Ma sœur jumelle qui ne savait plus que faire pour me faire réagir car elle ne doutait pas que je n’étais pas censé être de la sorte. Loin de là même. J’étais censé être comme elle. A savoir, un battant, une personne forte, quelqu’un qui a de la gueule et qui se fait respecter. J’étais censé être drôle, un vrai boute-en train, artiste, intelligent, cultivé et plein de ressources. J’étais censé être un mec populaire, entouré d’un tas d’amis mais surtout de filles. Enfin … J’étais censé être tout cela, selon elle. Mais ce n’était nullement le cas. J’étais toujours le mec timide, réservé et coincé que tout le monde aime critiquer et emmerder … Juste parce que c’est drôle de faire chier une personne qui ne sait ou ne veut pas se défendre.

« Cette fois tu viens, je ne te laisse vraiment pas le choix ok ? Au moins une fois, rien qu’une fois, je veux te voir participer à une soirée. Et si tu te fais chier, ok … Je te laisserais tranquille jusqu’à la fin de nos jours ok ? Je te promets de ne plus jamais te harceler de la sorte. Promis, juré, craché ! Bon je ne crache pas sinon tu vas encore gueuler que c’est dégueulasse … » « Et si ça me saoule j’ai le droit de partir avant la fin de la soirée au moins ? » « Une heure … Reste au moins une heure s’il te plait ! Bon je t’avoue qu’il y aura pas mal de monde du lycée. Mais pas uniquement ! Y’aura aussi des étudiants de la fac. Après tout c’est la fin de l’année pour tout le monde alors ça vaut le coup de faire la fête. » « Génial …Trop génial … Je vais passer une heure de merde à m’ennuyer et devoir supporter les conneries de tous ces abrutis. T’avais rien de mieux à me proposer ? » « Allez s’il te plait fais pas le rabat-joie ! Si tu veux on ira une heure après le début de la fête ! Comme ça ils seront déjà tous pétés quand on arrivera et ils te reconnaitront même pas. » Soupirant longuement en songeant que son idée était des plus mauvaises et ne fonctionnerait vraiment pas du tout, je finis par hausser les épaules en acceptant malgré tout. Je le faisais pour elle et uniquement pour elle. Car je ne doutais nullement que j’allais m’ennuyer comme jamais lors de cette soirée et que tout le monde allait parfaitement se souvenir de moi. Ma sœur était beaucoup trop optimiste à mon goût. Ce qui, dans le fond, était assez triste selon moi. J’avais peur que ce trait de caractère ne finisse par se retourner contre elle et la blesser plus sûrement que jamais. Elle comme moi, avions largement vécut assez de choses douloureuses et horribles, sans en ajouter de la sorte. Je ne comprenais pas pourquoi elle ne réagissait pas d’ailleurs, au lieu de tant vouloir me faire réagir moi. Elle se trompait de cible et c’était assez désolant, il fallait bien le reconnaître. En tout cas, ça l’était à mes yeux ! La regardant se préparer pour la soirée, je ne pu m’empêcher de lever les yeux au ciel devant tant de superficialité. Maquillage, coiffure parfaitement étudiée, tenue minimaliste … C’était donc ça faire la fête ? Ca commençait par une tenue niaise à souhait ? J’aurais encore préféré une pyjama-partie ! Finalement, je troquai mon uniforme de l’école contre un jean bleu un poil trop large et un tee shirt blanc, puis m’installai ensuite sur mon lit pour l’attendre. « T’aurais au moins pu te coiffer. Tes cheveux ressemblent à rien là … » « Atchoum ! » Rétorquai-je, ironique, comme à chaque fois que je voulais la faire taire, ce qu’elle vit en pinçant les lèvres et se détournant de moi. De longues minutes plus tard, ce fut la boule au ventre que je regardais l’immense manoir qui apparaissait sous nos yeux et dans lequel devait se dérouler la soirée. Déglutissant difficilement, je suivis ma sœur sans un mot. Une fois qu’elle eut sonné à la porte d’entrée, celle-ci s’ouvrit sur une jeune fille blonde que je connaissais vaguement de vu pour être l’une des amies de ma sœur au lycée. « Racheeeeeel tu es venuuuuue haaaan mais c’est trop super méga giga supra choueeeette !!! » Alerte rouge ! Gros tas de niaiseries détecté. Alerte rouge, fuyons tant qu’il est encore temps ! « Et tu es venue avec … Hm ton … Frère … A ce que je vois. » Trop tard … Découvert. Sourire forcé, bref hochement de tête, tête qui se baisse rapidement par la suite, et on s’engouffre dans la maison trop … Bondée de monde, bruyante et puante. Je plissai même le nez sous l’afflux d’odeurs corporelles, de fumées suspectes et d’alcool coulant à flot et je suivis ma sœur sans trop savoir que faire d’autre. « Je vais chercher à boire je reviens, bouge pas ! » Je la regardai filer et me reculai lentement pour laisser passer plusieurs personnes en leur lançant un regard ahurit. Où étaient leurs fringues ? Des types torse nus, des filles en soutien-gorge … Je venais d’atterrir dans un baisodrome, ni plus ni moins ! Ma sœur revint rapidement. Je pris le verre qu’elle me tendait, sans plus poser de question. Verre que je portai à mes lèvres pour en boire une longue gorgée avant de grimacer franchement de dégoût. « Mais c’est quoi … Ca ? » « Vodka ! J’ai hésité à te mettre du jus de fruits avec. Mais je me suis dis que pur, tu pourrais pas me repprocher de tenter de te saouler sans te prévenir. » Fronçant les sourcils en plissant le nez, totalement dégoûté, je la regardais filer aux bras d’un type pour danser au centre de la pièce. Une danse bien trop … Dégoûtante à mes yeux. Assez pour que je ne m’éloigne de là rapidement, traverse les pièces en regardant autour de moi, totalement perdu. Et puis je finis par atterrir dehors où je me laissai tomber sur l’herbe en levant le regard vers les étoiles avant de regarder mon verre. Je le finis cul sec en haussant les épaules. « Oh oh oh je vois quelqu’un qui s’ennuie par ici. » Sourcils froncés à l’idée que l’on puisse sincèrement parler de moi, je tournai la tête pour regarder la personne qui approchait dans l’obscurité. Une jeune femme rousse qui devait avoir deux ou trois ans de plus que moi et au look des plus ‘peace and love’ avec sa long jupe en patchwork multicolore, son débardeur en lin orange et le fait qu’elle était pieds nus. Sans répondre, je la regardai se laisser tomber face à moi en relevant sa jupe sur ses cuisses pour s’asseoir en tailleur. Sans un mot, je haussai les sourcils en la regardant, sans bouger. Portant une clope roulée à ses lèvres, elle me la tendit en recrachant la fumée. « Tiens. Avec ça la fête est plus folle ! » Sans un mot, je récupérai la clope qu’elle me tendait, pour la porter à mes lèvres. Je tirai un peu trop fortement dessus, me mettant alors à tousser comme jamais, la tête en feu et tournant violemment. Une violente et pesante envie de vomir s’empara alors de moi. Je n’avais jamais fumé de ma vie et honnêtement, je ne comptais pas recommencer après une aussi désastreuse aventure. C’est du moins ce que je pensais à cet instant là, alors que les larmes coulaient toutes seules sur mes joues et que ma quinte de toux semblait ne pas vouloir se calmer. « Eh ben ! Toi c’est la première fois que tu touches à un joint à ce que je vois. Voir même que tu fumes de toute ta vie. Vas y tiens, tire encore dessus mais plus doucement cette fois. Faudrait pas que tu crèves ! » Lui lançant un regard presque paniqué, je regardai le ‘joint’ avec hésitation, craignant de recommencer. Mais gêné à l’idée de cette honte de laquelle je me couvrais encore et toujours pour ne pas changer, je récupérai le joint pour le porter à mes lèvres, tirant plus lentement dessus cette fois-ci. Je gémis faiblement en sentant ma tête tourner atrocement. Je le lui rendis après avoir tiré plusieurs tafs et déglutis longuement en la regardant. Je fronçai les sourcils en songeant qu’il était étrange qu’elles soient deux alors qu’elle était … Une, trente secondes plus tôt. « Ah ben t’es là ! Je te cherche de partout depuis … Robin ça va ? T’es ivre ? » Levant la tête vers Rachel, je la penchai lentement sur le côté sans la quitter du regard en riant doucement. « Rachel t’es deux ! » Lâchai-je en riant franchement avant de me lever tant bien que mal et m’éloigner en marchant de travers et titubant jusqu’à la maison. Je me faufilai dans la foule l’air de rien. Une fois là, je perdis plus ou moins la notion de ce que je faisais, mon corps ne m’appartenant plus vraiment. J’eus à peine conscience de boire plusieurs verres de ce qui me passait sous la main, d’avoir avalé une pilule que l’on me passa alors et … C’est tout. Par la suite, un véritable trou noir.

Lorsque je me réveillais un long gémissement de douleur s’échappa de mes lèvres, tandis que je tirais la couverture sur moi pour la placer sur ma tête et ainsi m’abriter de la lumière du soleil qui venait d’entrer à flot dans ma chambre. Je sentis les couvertures se tirer et je gémis à nouveau de douleur en enroulant mes bras sur ma tête et gardant les yeux fermés. « Robin lève ton cul putain ! Il est dix sept heures et papa va nous tuer si on est en retard ! Je te rappelle qu’on a un putain de diner familial ! » Je gémis longuement et roulai sur le dos pour m’asseoir avec lenteur en gardant les yeux fermés et grimaçant franchement en levant une main à mes cheveux totalement ébouriffés. « Oh putain tu fais trop peur ! Allez ramène toi je t’ai déjà préparé un cachet. Pour la tête cette fois … Apparemment le mélange alcool fort, tabac, herbe et ecsta, ne t’a pas réussi mon Momo ! » « Rachel il s’est passé quoi cette nuit ? Je me souviens de ce putain de joint qui m’a décalqué la tête. Puis … Plus rien. » « Ah ben tu m’étonne ! Après ça tu es entré dans la maison pour boire un tas de verres suspects, cul sec et … Ben tu t’es éclaté comme jamais en fait… Tu as hurlé, ris, dansé, déliré … Bref t’étais le roi de la soirée. Même les mecs qui te font chier d’habitude t’ont salué quand t’es parti ! » « Oh … Ouais … J’ai des flash de la soirée là … On remet ça quand !? »

« Wow ! Ow ! Pas trop court non plus ! Je veux pas ressembler à Zidane ! » Hurlai-je presque en m’avançant pour éviter les coups de ciseaux du coiffeur. « Bon ok c’est bon … encore un centimètre ou deux. Pas plus ! » Ajoutai-je en lançant un bref regard à mon reflet en soupirant doucement avant de me replacer au fond de mon siège pour le laisser faire son boulot sans trop broncher. Je le regardais faire via le miroir qui se trouvait en face de moi. Une fois les cheveux coupés, séchés et ramenés en l’air par ses soins, j’étudiai longuement mon reflet en penchant la tête en avant, en arrière, sur le côté gauche puis le côté droit. Mouais … C’était vraiment moi ça ? Ok je venais de refaire ma garde robe au grand complet et j’étais vêtu ce jour là d’un jean slim, d’une paire de Rangers et d’un tee shirt large blanc déchiré aux épaules. Mais n’empêche que la coiffure … Bon ok c’était mon nouveau moi alors je ne pouvais que trouver que ça allait ! « C’est parfait ! Absolument splendide ! Si tu n’étais pas mineur et hétéro, je t’inviterais chez moi toi ! Jolie petite gueule ! » J'écarquillai les yeux en regardant le coiffeur via le miroir et me redressai bien vite en retirant la blouse. Je toussotai doucement sous les cheveux qui voletèrent. « Merci beaucoup ! Pour … La coupe hein. Je vous dois combien ? » Je payai rapidement la somme assez choquante que je devais au salon de coiffure et enfin, sortis tranquillement dans la rue en lançant un bref regard à ma montre. J'enfouis ensuite mes mains dans les poches de mon jean en m’avançant tranquillement dans la rue. Je me stoppai soudainement devant une boutique de fringues et penchai légèrement la tête de côté pour regarder une paire de gants des plus … Intéressantes. Entrant dans la boutique, j’en ressortis dix minutes plus tard avec une paire de gants et une paire de lunettes de soleil. Paire que j’enfilai rapidement sur mon nez en m’éloignant tranquillement en direction de chez moi. Depuis deux mois que les vacances d’été étaient là, je travaillais d’arrache pied dans une petit restaurant en tant que plongeur, dans la rue dans laquelle nous vivions, pour me racheter des fringues et tout ce qui s’ensuit. Cette première fête avec ma sœur, avait eut le don de me secouer sacrément les puces, contre toute attente. J’en avais plus qu’assez finalement, d’être traité de nase et d’être considéré comme un moins que rien. Merde ce n’était pas ça moi ! Non bien sûr que non ! Moi j’étais un type drôle, complètement déjanté, artiste, doué en informatique, intéressant et intelligent. J’étais un vrai boute-en-train énergique et sportif qui croquait la vie à pleines dents. Bref, j’étais redevenu moi, enfin ! C’était comme une véritable libération. Comme si je reprenais enfin les rênes de ma vie et à pleines mains cette fois. Je ne laisserais rien ni personne se mettre en travers de ma route ou quoi que ce soit de ce genre. Plutôt crever ! Je n’aurais plus besoin de ma sœur pour me protéger. C’était terminé ça ! A présent ce serait moi qui la protégerait, comme se doit de le faire un frère digne de ce nom ! Arrivé devant la porte de notre appartement, je soupirai longuement en fronçant les sourcils au son de la musique –ou appelez cela comme vous le voudrez car pour ma part ça n’était en rien de la musique-- du voisin. Je soupirai doucement et entrai dans l’appartement. Je traînai des pieds pour filer jusque dans ma chambre où m’attendait justement ma sœur. A ma vu, elle se figea et me regarda, totalement stupéfiée, un long, très long moment. Au point que j’en arrivais à songer que c’était totalement raté. « Trop court ? Les cheveux en pétards comme ça, c’est niais ? Putain je savais que j’aurais pas du le laisser faire ! » Lâchai-en plissant le nez avant de sursauter lorsqu’elle se leva du lit pour me foncer dessus et me sauter dans les bras. « Putain Robin tu fais trop chier ! Pourquoi t’as mis autant de temps à te secouer abruti hein ? Franchement regarde moi ça là ! T’as caché un Dieu sous ta timidité et tes cheveux trop longs ! » « Mais … N’importe quoi toi hein … Tu dis ça parce que je suis ton frère ! » « Mais bien sûr ouais ! On verra ça lundi avec la reprise des cours ! Tu vas avoir toutes les nénéttes du lycée accrochées à tes basques et tu réaliseras enfin que j’avais raison ! »

« Rachel ! Explique moi pourquoi je suis aussi nerveux … » « Hm eh bien parce que la dernière fois que tu as vu les gens que tu vas revoir là, tu ressemblais à un premier de classe mélangé à un geek première catégorie et que maintenant … Que maintenant tu reviens sous les traits d’un beau gosse que toutes les filles vont s'arracher. » Je ris nerveusement et tournai un regard hésitant vers ma sœur. Je mâchai soudainement mon chewing-gum avec plus de véhémence et faisais des bulles pour les éclater avec force en regardant autour de moi, totalement gêné et terrifié. « Super … Super ! Tu me rassures vachement ! » « Tu ne m’as pas demandé de te rassurer ! » « C’est pourtant ce que je voulais que tu fasses ! » « Hm hm … Bon ben il est trop tard maintenant puisqu’on est arrivés ! Respire un bon coup, arrête de rougir ça va pas du tout avec la couleur de ton tee-shirt, craque toi les doigts tu verras tu te sentiras moins raide, évite le regard des filles sinon tu vas crever en réalisant combien elles te dévorent du regard. Comme je l’avais dis il y a quelques jours … Et surtout, surtout, n’oublie pas que tu n’es plus l’ado timide et coincé du cul ok ? T’es devenu un jeune homme dans le vent, super à la mode, très classe et putain de beau. On est ok ? » Je hochai vaguement la tête et détournai le regard, pour croiser celui de quelques filles, en effet. « Au secours je vais … » « Racheeeeeeeeeeeeel ma chérie comme je suis contente de te retrouver enfiiiiiiin comment tu vas ma belle ? » Je sursauta légèrement et tournai le regard vers ma sœur qui semblait être en train de subir un étranglement de la part de son amie blonde et niaise à souhait. Je n’apercevais plus qu’à peine son visage par-dessus l’épaule de ladite blonde. Croisant son regard, je plissais les paupières pour tenter de comprendre ce qu’elle était en train de me dire en articulant sans parler. Mais c’était comme regarder la télévision sans le son. Fronçant les sourcils, je penchai légèrement la tête pour suivre son propre mouvement alors que son amie la secouait presque dans ses bras, comprenant enfin un simple ‘prend l’air cool’. Je soupirai doucement et levai les yeux au ciel. « Bon à plus tard Rachel ! » Lâchai-je d’une voix agacée en me détournant d’elle. « Oh putain dis moi c’était qui ça ! » « Euh … Robin. » « Pas possible ! Il a … Changé de voix … Prit quinze bon centimètres, ses cheveux … Pfiouuu et son look bon Dieu ! Et je ne te parle pas de son petit cul bien bombé. A croquer ! » Je me figeai brutalement et m’arrêtai pour me tourner vers elle. Je lui lançai un regard franchement choqué. « J’ai tout entendu ! Je ne suis pas sourd ! » Lâchai-je en lui lançant un regard dégoûté, ravi de la voir rougir jusqu’à la racine des cheveux. Bien fait blondasse ! Je levai les yeux au ciel, avant de m'éloigner rapidement pour guetter mon nom sur les feuilles qui indiquaient notre nom et la salle de classe où nous devions aller. Arrivé dans la mienne, je m’installai tranquillement. Mais bien vite, je me figeai quand j'entendis des filles se disputer près de ma table. Je levai un vague regard vers elle, m'attendant presque à les voir se disputer encore une fois, pour ne pas s’asseoir à mes côtés. Mais cette fois … C’était l’inverse. Elles voulaient toutes les deux se mettre à mes côtés. Rougissant malgré moi à cette idée, je me détournai d’elle en posant un coude sur la table et ma main sur ma joue pour tenter de ne pas montrer ma gêne. C’était atrocement gênant de susciter ce genre de réactions. Mais putain de plaisant bon sang ! Non décidément, je ne regrettais pas d’avoir claqué tout l’argent que j’avais gagné ces deux derniers mois, dans une coiffure de fou et un tas de fringues. Ca valait le coup ! Et je comptais bien garder mon petit boulot pour bosser le week-end et gagner de quoi m’acheter encore et encore des fringues. Si j’étais devenu dépensier ? Apparemment oui …

« Hey Robin ! T’es au courant de la méga soirée qui aura lieu vendredi soir chez Maria ? » « Maintenant je suis au courant oui. » Répondis-je d’une voix calme en gardant le regard fixé sur ma sœur qui semblait avoir une discussion franchement animée avec son petit ami depuis quatre mois. « J’espère que ça veut dire que tu viens ! » Ouvrant la bouche pour répondre, je fus coupé par la cruche qui était assise plusieurs marches plus haut que moi, jambes repliées de part et d’autre de moi pour passer ses doigts dans mes cheveux et les tirer doucement en l’air. Ce n’était en rien ma petite amie, je ne l’avais jamais touché, embrassé ou regardé plus qu’il ne faudrait. Mais … Avoir toutes les filles à ses pieds, c’était vachement plaisant, il fallait le reconnaître ! « Oh s’il te plait Robin viens à la soirée ! Dis-moi que tu viens s’il te plait ! S’il te plait ! » Ta gueule aussi, s’il te plait … « La question ne se pose même pas ! » Me contentai-je de répondre en lançant un bref regard entendu à Nicholas qui se trouvait non loin de moi et qui attendait une réponse de ma part. Riant quelque peu en levant les yeux au ciel, il me donna une brève tape dans l’épaule. « Aah le contraire m’aurait surpris ! » Souriant en coin, je me détournai à nouveau de lui pour regarder ma sœur. Je fronçai quelque peu les sourcils en voyant qu’à présent ils se disputaient franchement. Leurs voix parvenaient jusqu’à nous et tous mes amis tournèrent la tête comme un seul homme pour les regarder se disputer. Tout le monde lâcha un long ‘ouuuutch’ lorsque Rachel gifla son petit ami à toute volée. « Putain Robin ta sœur je l’adore ! » « Ouais ben l’approche pas de trop près tu veux ? Je t’aime bien mais j’ai pas super envie de t’avoir pour beau frère même temporairement ! » Lâchai-je d’une voix ironique en tournant un regard moqueur vers lui avant de me tourner à nouveau vers ma sœur qui … Se prit un coup de poing au moment même où je me tournais vers eux. Avant même que qui que ce soit ait eut le temps de bouger ou tourner le regard vers moi pour voir ma réaction, j’étais déjà debout et en train de courir comme jamais en direction de ma sœur. A un mètre d’eux, je sautai littéralement sur son petit ami et roulai avec lui sur le sol, échangeant alors de violents coups de poings et coups de pieds. J'ignorais totalement ceux qui tentaient de m’empoigner pour m’éloigner et me faire arrêter. Je n’avais qu’une faiblesse : ma sœur ! On touchait, on crevait. C’était ma devise. Mais cet abruti eut de la chance ce jour là puisqu’un surveillant bien trop fort pour moi, m’empoigna et me souleva. J’eus tout juste le temps de flanquer un dernier coup de pied dans la tête de cet imbécile qui tentait de se relever tant bien que mal. Au final je fus exclu une semaine du lycée et interdit de sortie pendant un mois, par mon père. Ce qui fut stupide puisque de toute façon, je parvins à sortir lorsqu’il se fut endormi, pour filer à la soirée de Maria, accompagné de ma sœur. Je me foutais royalement de tout cela puisque grâce à cette petite bagarre, j’avais davantage gagné en popularité, encore ! Etait-ce déplaisant ? Bon sang que non ! J’étais en train de prendre goût à tout cela. Terriblement même ! J’étais accro à la popularité et à tout ce qui allait avec. Et c’était peu dire même ! Et visiblement ma sœur aimait aussi cela puisqu’elle n’avait de cesse de me répéter que c’était ainsi et pas autrement que je devais être. Ce qui avait le don de me faire rire puisque j’étais moi tout simplement et que je me sentais foutrement heureux d’être de la sorte ! Certes on me détestait sans doute autant que l’on m’aimait. Mais au moins les abrutis qui ne m’aimaient pas, ne le disaient plus haut et fort mais préféraient amplement l’écraser ! Ce qui était très bon en toute honnêteté !

« Alors qu’en utilisant le théorème de … » « T’as pas envie de la fermer deux minutes ? » Le silence tombabrusquement sur le petit groupe dans lequel je me trouvais, je haussai les sourcils de surprise en tournant le regard vers mon ami assit juste à côté de moi, stoppant le voyage du joint que je tenais en main, à quelques petits centimètres de mes lèvres. « Beeeh laisse la parler ! » Lâchai-je d’une voix surprise, sans vraiment comprendre ce qui venait de lui prendre. J’avais tendance à oublier que tous ceux qui m’entouraient et se battraient pour m’entourer et être amis avec moi, étaient généralement des petits cons qui prenaient plaisir à écraser tous les gens qui n’étaient pas dans notre cercle très fermé. Ce qui signifiait donc … Que cela concernait des gens qui étaient tout simplement ce que moi j’avais été avant de devenir l’un des types les plus populaires du lycée. Autant dire que je n’appréciais vraiment pas de voir leur comportement avec eux. Nom de Dieu ils étaient tout aussi humains que nous et méritaient autant d’égard ! Pourquoi faire de différence ? « Tu disais donc ? » Demandai-je à l’adresse de la fille, certes inintéressante et ennuyeuse, mais pas méchante. Elle ne méritait donc pas qu’on l’ignore ou se montre méchant ou cruel avec elle. Plissant le nez, je tentais de ne pas faire attention à son regard brillant d’adoration et d’admiration. C’en était presque gênant lorsque c’était trop insistant de la sorte. Mais selon certains, j’étais le mec populaire le plus sympa du lycée. Je ne faisais pourtant rien pour que ce soit ainsi. A part si on comptait le fait que je ne demandais jamais à quelqu’un qui voulait s’asseoir à notre table le midi, de dégager. Le fait aussi que je n’étais nullement ingrat et malpoli avec qui que ce soit, que je ne faisais chier personne, que j’étais tout à fait attentif en cours et tout ce qui s’ensuit. Bref, je n’étais pas non plus devenu l’enfoiré de base. Plutôt crever que de devenir comme tous ceux qui m’avaient pourri la vie pendant trop longtemps !

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Sentant quelqu’un me sauter littéralement dessus et s’accrocher à mon dos, je me sentis partir quelque peu en arrière avant d’inverser le sens pour me pencher en avant et passer mes mains sous les cuisses de Rachel qui venait de me sauter dessus pour s’accrocher à moi. « Je veux pas dire mais t’es quand même plus lourde qu’un sac de plumes ! » « C’est une façon détournée de me dire que je suis lourde ? » « Hm non pas du tout. Mais alors pas du tout ! C’était pas de façon détournée à mes yeux c’était très clair ! » Riant doucement à son coup de pied dans mes cuisses, je la fis franchement sauter sur mon dos pour l’embêter en souriant en coin et frissonnant lorsque je sentis son souffle dans mon cou. « Ca chatouille ! » « Tant pis pour ta gueule ! » Je plissai le nez et m’arrêtai au milieu du trottoir en me penchant lentement en arrière pour lui faire peur. Je ris doucement lorsqu’elle s’agrippa à moi avec force en criant. « Ok ok c’est bon je ne souffle plus dans ton cou ! » Je souris et me redressai tranquillement en reprenant ma marche en silence. Je profitais pleinement de cette nuit déjà bien avancée. Nous revenions de l’une des nombreuses soirées auxquelles nous participions l’un et l’autre très régulièrement. Des soirées auxquelles nous n’allions strictement jamais l’un sans l’autre puisque c’était tout bonnement impossible que nous nous séparions même pour une seule soirée ! C’était tous les deux ou rien. Et jusque là ça avait toujours été tous les deux. « Momo ? » « Hm … ? » « Merci d’être enfin devenu toi … » « Abrutie ! » « Non je suis sérieuse ! Je ne me sens plus seule. Je t’ai ! Et tu es la seule personne en qui j’ai confiance. » « Tu es aussi la seule personne en qui j’ai confiance Rachel. Je m’en fous de tous les autres, ils ne sont qu’éphémères. Mais toi t’es ma sœur, ma jumelle, mon double … »

« Nous allons nous marier ! » Devant la mine réjouie de notre père, Rachel et moi étions davantage figés et droit comme des i sous cette annonce des plus surprenantes et franchement choquantes. Totalement éberlués, incapable d’en croire nos oreilles, nous nous tournâmes comme un seul homme l’un vers l’autre pour nous lancer un regard totalement stupéfait, lèvres entrouvertes sous le choc ressenti à cet instant. « Vous pourriez montrer un peu plus de joie … » « Hm … youhou … » Lâchai-je d’une voix des plus plates, mon regard allant de mon père à sa … Fiancée depuis peu apparemment. Ils étaient en couple officiellement depuis huit mois mais nous ne doutions pas que cela faisait bien plus longtemps en réalité. Et depuis six mois, nous devions supporter la cohabitation puisqu’elle s’était installée chez nous avec son fils de huit ans. Un petit capricieux, teigneux et malpoli que nous ne nous privions pas pour remettre à sa place. Il avait fallut libérer l’une de nos chambres pour qu’il puisse s’y installer et bizarrement mon père avait choisit la mienne. Au final j’avais eus droit à un matelas dans la chambre de ma sœur ‘en attendant mieux’. Sauf que le mieux n’était jamais arrivé et que je préférais encore dormir dans le lit de Rachel avec elle. Et ce, même si nous étions bien trop serrés au vu de nos tailles respectives. Mais ce n’était pas non plus comme si nous n’avions pas l’habitude de dormir ensemble depuis toujours. C’était le simple fait de me foutre hors de ma chambre avec juste un matelas pour dormir, qui avait le don de m’horripiler. Non sérieusement, ce môme il était quoi pour nous ? Rien ! Strictement rien ! Et j’avais du foutre la moitié de mes fringues en tas sur le bureau de la chambre de ma sœur, tout ça parce que je n’avais du coup plus de place pour les ranger. Et cette abrutie de belle mère avait rit en disant que j’avais plus de vêtements que trois filles réunies. Ce à quoi j’avais répondu franc … « Pour ta part il serait temps d’agrandir ta garde robe. Ou en changer carrément. C’est pas que tu t’habilles aussi bien que la grand-mère du coin … Mais presque ! » Certes c’était un peu cruel et elle-même ne m’avait rien dit de réellement méchant. Mais au moins elle avait pu comprendre que je la détestais et ne l’acceptais chez nous que parce que je n’avais absolument pas le choix. Lors des repas, seuls eux trois parlaient, Rachel et moi préférions garder le silence et nous lancer de brefs regards entendus et ennuyés. « Et … C’est pour quand ? » Haussant les sourcils de surprise, je retombai brutalement sur terre en lançant un bref regard à ma sœur, me souvenant enfin que nous étions en train d’apprendre un putain de mariage dont, honnêtement, nous ne voulions pas. « On aimerait faire ça pour le vingt deux septembre. On a tellement hâte hihi !! Rachel chérie tu seras ma demoiselle d’honneur ! Je veux te voir dans une robe rose éclatante ou … Oh non avec tes cheveux si noirs, j’imagine à merveille un remixe de Blanche-Neige. Tu es tellement belle ! Et toi Robin… Oh bon sang tu seras divin dans un costard ! A l’image de ton père ! » Redressant faiblement un côté de ma lèvre supérieure en signe de dégoût, je lançai un bref regard à cette femme avant de lancer un bref regard choqué à mon père. « Comment tu peux vouloir épouser … ça ? Elle est niaise putain quoi ! Vous êtes tous niais dans cette baraque et … Bordel vous faites trop chier ! Oh ! Secouez-vous merde ! On se croirait dans la petite maison dans la prairie sauf que l’amour se limite à trois personnes et que vous avez laissé deux pauvres cons sur le bord de la route. Putain ce qu’on se fait chier ici ! » Lâchai-je d’une voix forte en me levant brusquement. Je laissai tomber ma chaise sans la ramasser et filai rapidement dans ma chambre pour enfiler ma paire de Rangers et mon perfecto. Je pris mon portable, mes clopes et mon porte feuille pour les ranger dans mes poches puis passai rapidement devant eux pour partir vers la porte d’entrée, sans les regarder. « Où tu vas comme ça ? » « Faire un tour de manège ! C’est bien à la hauteur de votre petite vie niaise et conne ça, non ? » Lâchai-je d’un ton narquois avant de claquer la porte. Je filai rapidement dans la rue et marchai au hasard sans trop y penser. Je comptais les semaines qu’il me restait avant la fin de l’année scolaire. Trois … Trois semaines en comptant les examens pour le bac. Et à côté de ça, je venais d’avoir dix huit ans. C’était parfait … Absolument parfait ! J’allais pouvoir partir et le plus vite serait le mieux. Marchant encore et toujours au hasard des rues, je me figeai franchement en réalisant que je venais d’arriver devant notre ancien appartement, celui qu’avait gardé notre mère lors du divorce. Je levai le regard vers celui-ci en enfouissant mes mains dans les poches de mon perfecto. Je regardais les deux fenêtres éclairées, qui se trouvaient être celles de la cuisine et du salon. Voyant un homme passer devant à plusieurs reprises, j’en arrivais à penser qu’elle avait finalement quitté l’appartement, avant de la voir passer à son tour, portant dans ses bras … Un enfant. Qui devait avoir à peine quelques mois. Elle avait donc pleinement refait sa vie elle aussi. Et au final, ne restait de notre famille que les jumeaux complètement inutiles et idiots que personne ne voulait vraiment dans le fond. Comme si son sixième sens lui avait fait réaliser que quelqu’un l’observait, elle se tourna vers la fenêtre, son regard se posant alors sur moi. Sans bouger d’un pouce, je la regardai poser une main sur le carreau comme si elle ne parvenait pas à croire que j’étais là. Mais oui … Oui j’étais là et bordel j’avais toujours été là. Pourquoi n’avoir jamais cherché à revoir ses propres enfants ? Parce qu’elle ne nous voulait plus tout simplement … Je la vis alors tendre son enfant à son conjoint, ou époux je n’en savais rien dans le fond. Après quoi, elle me fit signe d’attendre. Je la regardai disparaître avant de me secouer. Comme si j’allais rester là à attendre qu’elle vienne me raconter combien elle était heureuse sans nous. Sans attendre une seconde, je m’éloignai à grand pas pour m’arrêter au bout de la rue et restai derrière un mur pour la regarder descendre et arriver dans la rue, pour me chercher. Avant qu’elle n’ait eut le temps de m’apercevoir au loin, je faisais demi tour pour partir. C’était fini … Tout était fini. Je n’avais plus de famille depuis longtemps. Ma famille c’était Rachel et j’étais la famille de Rachel. Ca s’arrêtait là …

« Cul sec ! » Rapidement, le claquement des verres reposés avec force sur la table, se firent entendre. Certains frémirent longuement, d’autres grimacèrent sous le goût très fort de la tequila. Notre petit cercle d’amis était en train de s’agrandir au fil des heures qui s’écoulaient, des verres qui se vidaient et des quantités de drogues qui passaient dans nos bouches ou notre nez. Je vis un sachet de poudre passer et aller de main en main. Celui ci fut rapidement divisé en plusieurs rails que nous partageâmes à plusieurs les uns à côté des autres. Je me redressai en plissant le nez et reniflai doucement en passant un doigt sous mon nez pour l’essuyer avec lenteur en souriant franchement. « Qui fait un concours ? Celui qui boit le plus rapidement, vingt verres ? » Lançai-je à la cantonade en souriant en coin, ravi de voir plusieurs personnes accepter et se joindre à moi. Quelques minutes plus tard, je terminais le premier, rapidement suivi d’Ambre. Qui était Ambre ? Quelqu’un comme … L’amie d’une amie, d’un ami, présent depuis le début de la soirée et qui nous avait rejoint en cours de route. Enfin quelque chose du genre quoi ! Le genre de personne que nous retrouverions forcément par la suite, lors de prochaines soirées et plus si affinités ! Mais dans l’immédiat, ils n’étaient encore que des personnes que nous ne connaissions pas véritablement et qu’il nous faudrait encore à prendre à connaître si tant est que cela doive arriver. La fin de soirée arrivant rapidement, c’est titubant pour la plupart d’entre nous, que nous quittâmes la boite de nuit totalement sonnés et ivres comme pas permit. M’arrêtant de marcher, je regardais l’assemblée en fronçant les sourcils, presque surpris de voir que la plupart d’entre eux ressortaient à deux mais principalement Rachel qui, de toute évidence, allait ramener un type chez nous … Je penchai légèrement la tête de côté en les regardant et levai une main. « Attendez ! J’ai oublié quelque chose … » Sans ajouter un mot, j’entrai à nouveau dans la boite de nuit, n’en sortant que dix minutes plus tard en tenant une jeune femme blonde totalement inconnue, par les épaules, l’air de rien. « On peut y aller ! Je vous présente Claudia ! » « Non … Je m’appelle Hélène … » Ah ? Merde … « Non mais je sais ! Mais t’as une tête à t’appeler Claudia. Tu sais comme Claudia Schiffer. Cette femme est superbe tu trouves pas ? » « Oh c’est … Hm appelle moi Claudia … » Souriant en coin, je regardai derrière moi pour lancer un bref regard ironique et victorieux à mes amis avant de me détourner l’air de rien, pour filer en direction de chez nous.

J'étais si pressé de quitter l'appartement que nous partagions avec notre père, sa nouvelle femme et l'enfant de cette dernière, que je décidai de ne finalement pas aller à la fac. Pourtant, c'était une chose que j'avais toujours voulu et j'avais largement le niveau pour ça. Mais je voulais couper définitivement les ponts avec mon père. Et le plus tôt serait le mieux ! Ainsi, après avoir eut droit à quelques cours de cuisine dans le restaurant où j'avais longtemps bossé pour faire la plonge, ils acceptèrent de me prendre en apprentissage. Pendant une année, je bossai chez eux tout en suivant quelques cours à côté de ça. J'en profitai pour quitter le domicile "familiale" et pris un petit appartement avec mon meilleur ami Nicholas. Ma soeur de son côté, vivait dans une chambre universitaire, sur Paris. Une fois mon premier diplôme en poche, j'entrai dans un autre restaurant. Plus prestigieux encore. D'emploi en emploi, je me perfectionnais toujours plus dans la cuisine. C'était de la haute gastronomie que je voulais faire. Et à vingt cinq ans, j'entrai dans l'un des plus grands restaurants parisiens. Il ne fallut que trois petites années, pour que je monte en grade et devienne le chef de cuisine.

Et puis un beau matin on se réveille, on se dit qu'un peu de changement ne pourrait pas nous faire de mal. Comme un vrai petit couple, on étudie toutes les options qui s'offrent à nous. On réalise que rien ne nous retient sur Paris. On décide de changer de ville. On pense aux langues que l'on parle. On réalise que l'anglais reste le mieux. On envisage les Etats-Unis mais on oublie bien vite parce que trop loin. On pense Angleterre, on pense Londres, puis on se décide sans trop de mal. On tente sa chance, on trouve sa place, on tente le tout pour le tout. On trouve un emploi, un grand appartement, on s'installe, on commence une nouvelle vie.



Dernière édition par M. Robin Zimmermman le Dim 10 Mar - 20:41, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Quand j'm'offre un bouquin, j'lis toujours la dernière page d'abord. Comme ça, si je crève avant de l'avoir fini, j'connais la fin. Ca, c'est être sombre. Dim 3 Mar - 0:49

JAREEEEEED
Avec Dem on était en train de vanter ses mérites !
Bref, excellent choix d'avatar et bon courage pour ta fiche .

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MessageSujet: Re: Quand j'm'offre un bouquin, j'lis toujours la dernière page d'abord. Comme ça, si je crève avant de l'avoir fini, j'connais la fin. Ca, c'est être sombre. Dim 3 Mar - 0:51

Jared c'est mon Dieu ♥️

merci tout plein
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MessageSujet: Re: Quand j'm'offre un bouquin, j'lis toujours la dernière page d'abord. Comme ça, si je crève avant de l'avoir fini, j'connais la fin. Ca, c'est être sombre. Dim 3 Mar - 2:45

Mais attends .. Morphine c'est la même qui a joué mon Jared sur ShakeMonkeys avec ma Spencer ? :o Genre la Morphine des zombies ? (j'ai vraiment du mal avec le nom de ce forum, no offense, mais je cherche tout le temps partout comment il s'appelle)
Sinon, pour les codes, tu peux le trifouiller pour le mettre en plusieurs parties y a pas de problèmes (d'autres l'ont déjà fait je pense que Prim assassinera personne pour ça)
Sinon, bienvenuuuue ♥️. Je suppose que t'es là grâce à la Naïade, vu que ton pseudo me dit quelque chose d'l'autre forum où elle va migrerx2 8D
Si tu as la moindre question, n'hésite pas en tout cas, Jared roxxe du poney enchanté
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MessageSujet: Re: Quand j'm'offre un bouquin, j'lis toujours la dernière page d'abord. Comme ça, si je crève avant de l'avoir fini, j'connais la fin. Ca, c'est être sombre. Dim 3 Mar - 9:45

Bienvenue parmi nous ! I love you Le modèle est là pour être utilisé donc merci de le respecter, sinon ça ne sert à rien qu'on code des trucs Tu peux bien sûr ajouter des gifs ou des polices etc, mais il faut garder le style de fond, par exemple :3. En tout cas bon courage pour ta fiche !

(ps : pourrais-tu réduire la largeur de ta signature de façon à ce qu'elle n'élargisse plus autant le forum ? Merci I love you)

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MessageSujet: Re: Quand j'm'offre un bouquin, j'lis toujours la dernière page d'abord. Comme ça, si je crève avant de l'avoir fini, j'connais la fin. Ca, c'est être sombre. Dim 3 Mar - 10:02

Hier, on vante les yeux et le talent de Jared dans le flood et te voilà Gosh, cet homme est tellement... parfait Il nous faudra un lien ! Je t'harcèlerais avec tout mes comptes s'il le faut Bienvenue en tout cas et bonne chance pour ta fiche
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MessageSujet: Re: Quand j'm'offre un bouquin, j'lis toujours la dernière page d'abord. Comme ça, si je crève avant de l'avoir fini, j'connais la fin. Ca, c'est être sombre. Dim 3 Mar - 10:13

ROBIN !
(Ici Calcifer de Ollp quand j'ai vu le titre j'me suis dit que ça me disait un truc et puis le pseudo et puis Jared )

BIENVENUE
Bon courage pour ta fiche, que j'aurais peut être le temps de pouvoir lire en entier cette fois
Réserve moi des liens trop cools avec mes deux persos
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MessageSujet: Re: Quand j'm'offre un bouquin, j'lis toujours la dernière page d'abord. Comme ça, si je crève avant de l'avoir fini, j'connais la fin. Ca, c'est être sombre. Dim 3 Mar - 12:23

Ton pseudo. Bienvenue et bon courage pour ta fiche.
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MessageSujet: Re: Quand j'm'offre un bouquin, j'lis toujours la dernière page d'abord. Comme ça, si je crève avant de l'avoir fini, j'connais la fin. Ca, c'est être sombre. Dim 3 Mar - 12:39

Oh merci tout le monde. Que j'aime cette accueil

Demyan : oui c'était moiiiiii comme c'est moi bien souvent, quand y'a un Jared ! xD (Born to be a walker Razz ) merci tout plein ♥️ et oui je suis là avec la miss. On fait de la migration de personnages xD (j'aime les poneys ♥️.♥️ xD)

Primrosae : oui oui mais quand je dis le trifouiller, je veux dire utiliser les mêmes codes ! mais pour l'histoire, je vais pas reposter tout ce qu'il y a avant et après. Tu vois ce que je veux dire ? et voilà pour la signa. J'avais pas vu merci !

Lyra : comme quoi ... J'ai du sentir qu'on parlait de Jaja dans le coin et j'ai accourus merci beaucoup et t'auras droit à autant de liens que tu voudras

Erwan : comment ça fait plaisir de te voir lààà sans souci, tu auras tes deux liens sans problème

Jo : merciii et j'te retourne le compliment pour le pseudo
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MessageSujet: Re: Quand j'm'offre un bouquin, j'lis toujours la dernière page d'abord. Comme ça, si je crève avant de l'avoir fini, j'connais la fin. Ca, c'est être sombre. Dim 3 Mar - 12:44

Oui j'ai cherché après dans ma tête et j'ai retrouvé (a)) (me faut un peu de temps entre l'intervalle ou je cherche et celle ou je trouve x) )
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MessageSujet: Re: Quand j'm'offre un bouquin, j'lis toujours la dernière page d'abord. Comme ça, si je crève avant de l'avoir fini, j'connais la fin. Ca, c'est être sombre. Dim 3 Mar - 12:46

Lyra E. Carter a écrit:
Hier, on vante les yeux et le talent de Jared dans le flood et te voilà Gosh, cet homme est tellement... parfait Il nous faudra un lien ! Je t'harcèlerais avec tout mes comptes s'il le faut Bienvenue en tout cas et bonne chance pour ta fiche
tellement, on arrêtait pas de parler de jared
comme tout le monde, je vénère ton choix de pseudo et d'avatar
bienvenue parmi nous
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MessageSujet: Re: Quand j'm'offre un bouquin, j'lis toujours la dernière page d'abord. Comme ça, si je crève avant de l'avoir fini, j'connais la fin. Ca, c'est être sombre. Dim 3 Mar - 12:52

Demyan > un peu comme moi xD le temps que ça monte au cerveau ... C'est que l'info faut qu'elle trouve le cerveau t'sais :o xD

Eden > GOSH TON AVATAR A TOI AUSSI *bave* *est une fana de mannequins* merci beaucoup beaucoup beaucoup !!

et comment ça fait plaisir de trouver des gens qui aiment autant Jared O.O j'avais l'impression que ça se faisait de plus en plus rare
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MessageSujet: Re: Quand j'm'offre un bouquin, j'lis toujours la dernière page d'abord. Comme ça, si je crève avant de l'avoir fini, j'connais la fin. Ca, c'est être sombre. Dim 3 Mar - 12:55

Mais tellement ... Attends c'est pas facile à trouver ces conneries, des fois c'est tout perdu dans un coin 8D Mais elle a fini par faire son chemin
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MessageSujet: Re: Quand j'm'offre un bouquin, j'lis toujours la dernière page d'abord. Comme ça, si je crève avant de l'avoir fini, j'connais la fin. Ca, c'est être sombre. Dim 3 Mar - 12:56

Non, crois moi... Mars is coming *sort*
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MessageSujet: Re: Quand j'm'offre un bouquin, j'lis toujours la dernière page d'abord. Comme ça, si je crève avant de l'avoir fini, j'connais la fin. Ca, c'est être sombre. Dim 3 Mar - 13:00

Demyan > mais trop :( faudrait qu'il y ait des pancartes là-bas dedans

Lyra > oh yeah; Tu viens de faire fondre mon p'tit coeur ça fait un moment que je guette la moindre info sur leur single qui arrive
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MessageSujet: Re: Quand j'm'offre un bouquin, j'lis toujours la dernière page d'abord. Comme ça, si je crève avant de l'avoir fini, j'connais la fin. Ca, c'est être sombre. Dim 3 Mar - 13:01

Ca arrangerait tout ... Mais on sait jamais, imagine les infos elles sont aveugles. Moi je dis qu'il faut des pancartes ET la voix de la femme de la SNCF.
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MessageSujet: Re: Quand j'm'offre un bouquin, j'lis toujours la dernière page d'abord. Comme ça, si je crève avant de l'avoir fini, j'connais la fin. Ca, c'est être sombre. Dim 3 Mar - 13:06

oh my god tu m'as tuée après ça s'appelle être schizo ça (a)
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MessageSujet: Re: Quand j'm'offre un bouquin, j'lis toujours la dernière page d'abord. Comme ça, si je crève avant de l'avoir fini, j'connais la fin. Ca, c'est être sombre. Dim 3 Mar - 13:09

Ah ouaiiiis, je me disais que ça me disait quelque chose
Bah ça tombe bien, Dem l'est \o/ (et moi aussi, si on calcule le nombre de mes personnalités, certeeees)
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MessageSujet: Re: Quand j'm'offre un bouquin, j'lis toujours la dernière page d'abord. Comme ça, si je crève avant de l'avoir fini, j'connais la fin. Ca, c'est être sombre. Dim 3 Mar - 13:11

oh ben dans ce cas, je vous aime déjà on se sent comme à la maison ici xD
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MessageSujet: Re: Quand j'm'offre un bouquin, j'lis toujours la dernière page d'abord. Comme ça, si je crève avant de l'avoir fini, j'connais la fin. Ca, c'est être sombre. Dim 3 Mar - 13:13

Pareil et je sens que quand il va sortir, je vais être intenable Depuis This is War, je suis en manque ><
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MessageSujet: Re: Quand j'm'offre un bouquin, j'lis toujours la dernière page d'abord. Comme ça, si je crève avant de l'avoir fini, j'connais la fin. Ca, c'est être sombre. Dim 3 Mar - 13:14

Aaah oui, non mais dans ce cas tu fais comme tu veux tu peux bien sûr "découper" le formulaire What a Face Et merci pour la rectificatioooon

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MessageSujet: Re: Quand j'm'offre un bouquin, j'lis toujours la dernière page d'abord. Comme ça, si je crève avant de l'avoir fini, j'connais la fin. Ca, c'est être sombre. Dim 3 Mar - 13:18

Lyra > idem quoi >< c'est trop loooong :( d'ailleurs dans ma signa, c'est Up in the air xD

Primrosae > d'acc, j'te remercie beaucoup tout plein (a) je préfère demander parce que si un forum, on m'a engueulé pour ça xD et pas de souci, c'est narmol (a)
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MessageSujet: Re: Quand j'm'offre un bouquin, j'lis toujours la dernière page d'abord. Comme ça, si je crève avant de l'avoir fini, j'connais la fin. Ca, c'est être sombre. Dim 3 Mar - 13:20

J'vois pas pourquoi, les gens sont bêtes

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MessageSujet: Re: Quand j'm'offre un bouquin, j'lis toujours la dernière page d'abord. Comme ça, si je crève avant de l'avoir fini, j'connais la fin. Ca, c'est être sombre.

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Quand j'm'offre un bouquin, j'lis toujours la dernière page d'abord. Comme ça, si je crève avant de l'avoir fini, j'connais la fin. Ca, c'est être sombre.

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