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One night of the hunter, one day I will get revenge #Shane

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MessageSujet: One night of the hunter, one day I will get revenge #Shane Lun 25 Fév - 20:21


Shane ~ Out of control

Nuageux. Depuis plusieurs semaines, le temps n'est pas des plus radieux. Il était rare que les Londoniens puissent apercevoir un rayon de soleil. Pourtant, Dexter est de bonne humeur. Pour une fois, il ne se sent pas fatigué, ralenti ou perdu. Étonnant d'ailleurs. Peut être étais-ce dû au fait qu'il se sent enfin chez lui ici. Malgré ses changements permanents de personnalité, il a réussi à avoir de bonnes relations, mêmes des amis. Alors, petit à petit, loin de l'influence de son frère et sa soeur, il se reconstruit, inconsciemment. Le Dexter qui se cachait depuis si longtemps ose enfin sortir le bout de son nez. Et il aime ça. Avoir la possibilité d'être qui il veut sans avoir à jouer. C'est avec un sourire et malgré le temps maussade qu'il part en ville. Le temps des surprises, comme il aime se le dire. Malgré le manque d'électricité, qui commence légèrement à l'énerver, il n'a pas de soucis pour se réchauffer. Une bonne veste en cuir et le tour est joué.

Londres, c'est la ville qui est toujours animé. Où que l'on aille, les passants ont toujours quelque chose à faire et ne s'occupe que très peu des autres. Mains dans les poches, il les observe, chacun leur tour. Essayant de voir a travers leurs traits ce qu'ils pensent. Non pas qu'il se prenne pour un Sherlock des temps modernes mais il a une facilité pour savoir ce que pensent certaines personnes, rien que par leurs expressions. Comme cet homme par exemple. Habillé d'un costard froissé, le visage mal rasé et le regard hagard. En vu de l'heure avancé de la journée, Dexter sent que l'homme n'est pas allé au travail, qu'il a plutôt passé une journée en bonne compagnie et qu'il fallait bien un déguisement pour tromper la vérité à sa femme. Seul quelqu'un qui joue sur les apparences peut voir ce genre de choses et Dexter se permet un sourire en coin en croisant le regard de l'homme. S'il croyait que ça allait marcher, il était bien loin du compte. Il a oublié certains détails, dont la jolie trace de rouge à lèvres qui s'étale sous son oreille et cela le mènera à sa perte. Il salue l'homme d'un signe de la main qui le regarde dubitatif. Dexter se remets à marcher, sifflotant un air qui lui trotte dans la tête. Les enfants autour de lui courent dans tout les sens, pas le moins effrayé par le tonnerre qui résonne plus loin. Il grogne doucement. Il a oublié son parapluie et il n'est pas à côté de chez lui. Pas grave, il prendra une douche plus rapidement. S'appuyant contre un arbre, il ferme les yeux quelques instants, faisant le vide autour de lui. Oui, décidément, la vie qu'il mène ne ressemble plus à l'enfer qu'elle était il n'y a pas si longtemps.

" Mon dieu, tu as vu ses yeux ? Si bleu, je crois que j'aurai pu me perdre dedans. Et il peint tellement bien. " Il ouvre les yeux pour voir des adolescentes postés contre un arbre voisin au sien. Sous hormones, les jeunes filles peuvent faire des choses vraiment étranges. Dont se maquiller avec des couleurs des plus bizarres. Il les fixe un petit moment, les entendant parler d'un "dieu grec qui peint avec la finesse d'une étincelle". Un nouvel artiste ? Intéressant. Sentant surement son regard sur elles, elles tournent la tête vers lui et gloussent. Il soupire légèrement et leur fait un petit sourire, les laissant ainsi et entendant encore leurs commentaires. Il ne comprend vraiment pas les femmes. Heureusement qu'elles ne sont pas toutes comme ça. D'après elle, l'homme se situe plus loin dans la rue. Se repérant facilement à la petite troupe rassemblé, il s'approche lentement et voit enfin l'artiste de dos. Et il avoue que l'homme a du talent. Un tracé subtil, qui retrace parfaitement les traits. Il n'aperçoit que les cheveux noirs corbeaux de l'homme et, intrigué, il décide de faire le tour pour voir son visage. Et là, l'enfer recommence.

Il ne l'a pas encore remarqué. Mais Dexter lui a les yeux rivés sur le visage qui n'a presque jamais quitté ses cauchemars. Le dernier visage qu'il souhaitait voir, le visage qui a mis fin à la vie de ses parents. Le souvenir de la maison en feu lui revient en mémoire, sentir l'odeur de la chair brulé et ne rien pouvoir faire. Shane. Il l'a retrouvé. Finalement. Dans son fort intérieur, il se sent heureux finalement. Comme si toutes les épreuves et ce qu'il avait vécu l'avaient préparé à cet confrontation. Une vague de sentiments l'assaillent. Colère, râge, haine et peur. Il a peur. Il serait nulle de le nier. Sinon, pourquoi aurait-il fui ? Un gout cuivré s'empare de ses lèvres, et il se rend compte qu'il a serré ses dents autour de sa lèvre inférieur si profondément que celle-ci s'est ouverte. Il passe son doigt sur la plaie, laissant une légère trace sanguine sur son doigt. Relevant à nouveau la tête vers Shane, cette fois ci, le contact visuel est fait entre les deux hommes. Et Dexter sait, tout comme Shane, que tout vient enfin de commencer. Une tension monte en lui et un coup de tonnerre retentit. Les badauds commencent à se dissiper et Dexter tourne le dos à son ancien dealeur, reprenant un chemin que seul lui connaît. Chaque personne possède son némesis. Et bien que leur relation a commencée sur de bonnes bases, il faut mettre un terme à tout ça. S'arrêtant enfin dans une ruelle, écarté des autres, il tend la main pour recueillir quelques gouttes de pluies qui commencent à tomber. Des pas s'approchent de lui et, sans se retourner, il inspire profondément et d'une voix qu'il espère calme, prend la parole. " Ça fait longtemps, Winterfield. Pas assez à mon goût. " Les paroles sont vives et il sert le poing. Et dire que la journée s'était annoncée si bien


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MessageSujet: Re: One night of the hunter, one day I will get revenge #Shane Ven 1 Mar - 21:44




MAYBE YOU'RE THE ONE WHO'S MAD ?
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------------------ ◊ -----------------

Je crois qu'elle me manque un peu. Parfois cela revient sous formes de bribes de souvenirs. Parfois un effluve de gâteau au miel, le parfum d'une demoiselle au détour d'une rue, une odeur de fleurs fanées me rappelle son absence. Ou au contraire. Ces choses réveillaient sa présence qui se manifestait douloureusement dans ma poitrine. Elle se fichait bien de savoir si ce que je faisais ici bas était bien ou mal... je savais que quoi qu'il arrive, elle resterait à cet endroit bien précis. Un endroit que j'avais pris soin de verrouiller, il y a longtemps déjà. Un endroit où elle avait élu domicile sans que je le veuille. Je ne pouvais pas le nier. Ma génitrice me manquait. Loin de pouvoir me l'avouer, pour moi, elle continuait de me tourmenter. J'étais certain que l'image que je renvoyais ici, à Yellowsky, aurait pu lui plaire. En parlant de Yellowsky... quelle bonne blague. Ce quartier sensé être élitiste m'avait laissé rentrer. Cela flattait mes talents de comédien. Sérieusement... avais-je vraiment l'air d'un peintre ? Ce que je faisais était à mes yeux hideux mais beaucoup de badauds aimaient ça, beaucoup de gens me complimentaient sur ce que je faisais. Bon Dieu... où allait donc le monde ? Voilà toutes les questions qui traversaient mon esprit en ce moment même. Je me rendait compte de tout ça. Ici, un peu à l'écart, sur la place centrale grouillant de monde. Et je peignais. Je sentais la présence de ma mère parce qu'en ce moment-même, mes coups de pinceaux laissaient derrière eux des vagues brunes, me rappelant sa chevelure. Cette texture douce et soyeuse dans laquelle j'avais de nombreuses fois passés mes doigts. Je les avais vu bruns, mais me rappelaient que trop bien de la couleur neige qu'ils prirent, plus tard. Parfois, je me disais que j'avais eu de la chance de garder une image de mon père, jeune et robuste. Il sera toujours ça pour moi. Je ne l'aurais jamais vu faible, souffreteux et fragile et il aurait toujours cette carrure de héros à mes yeux.

Toutes ces pensées traversant les méandres de mon esprit me rendaient nostalgique. Une part de moi restait cet enfant dans l'attente. Cet enfant qu'on ignorait. Cet enfant qu'on refusait d'écouter. Un enfant qu'on avait tout à fait oublié. Un mauvais rictus se dessina sur mon visage en me disant ça. Une part de moi, c'est vrai, mais elle s'était tout à fait transformée avec les années. On peut croire qu'un désir de vengeance difficile à assouvir a pris cet enfant mais c'est faux. C'est faux. C'est faux. C'est lui le responsable de tout ça. C'est lui qui réclame vengeance. Et face à lui, j'étais impuissant. A nous deux, nous allions soigner nos maux.*

Une petite troupe s'est formée autour de moi. Sans même que je ne demande quoi que ce soit. Sortant un peu de mon travail, je lève la tête pour voir toutes ces personnes me souriant d'un air... admiratif ? Certaines personnes me prennent même en photo, je crois. Mais qu'ai-je donc fait ? Je ne sais même pas où fixer mon regard, et puis une personne se détache du lot. Elle me pose une question auquel je m'efforce de répondre le plus spontanément et le plus naturellement possible. Non, je n'ai jamais fait les beaux-arts. J'ai juste une sorte de bonne mémoire pour refaire les choses. J'ai retenu les quelques cours d'histoires des arts, de plus, mon côté observateur pourrait recréer des œuvres assez simple. Comme un Picasso, par exemple. Le cubisme était légèrement plus simple à reproduire qu'une toile impressionniste. «  Vous venez souvent ici ? » Non. «  Vous accepteriez prendre une photo avec moi. » Non plus, désolée ma chérie. «  Vous avez un site internet ? » Non. «  Vous voudriez bien prendre un café avec moi, un jour ? » Tentant, surtout de la part d'un joli jeune homme, sûrement étudiant, mais encore une fois, je réponds par la négative. Encore quelques autres questions, puis je demande à l'assemblée de bien vouloir me congédier. D'un ton charmant, doux, adorable. Tellement... tellement pas moi.

Avant même que je ne puisse me replonger dans ma toile. Un regard me captive. Un instant, j'ai l'impression d'avoir été victime d'une hallucination mais c'est bien lui. Oh, l'agneau qui se jette dans la gueule du Grand Méchant Loup. Et ce coup de tonnerre qui retentit tout à coup me fait frissonner. Un frisson d'adrénaline. Je vois l'incertitude et le doute dans ses yeux et je savoure cet instant. Il ne supporte peut-être pas mon regard lourd sur lui. Cela ne m'étonna pas du tout qu'il s'en aille. C'était dans sa nature je crois. Mais il était proche, tout près, tout comme l'heure de ma revanche que je ne pensait pas si prématurée. Ce n'est pourtant pas plus mal. Il disparaît presque quand je finis de ranger mon matériel avant de le déposer en lieu sûr où je pourrais le retrouver après, mais je ne tarde de pas à m'élancer à sa poursuite. Il s'arrête. Tends la main et recueille au creux de sa paume quelques gouttes de pluie. Il prends la parole en premier et je m'efforce à calmer mon corps et mes instincts qui me poussent à lui sauter dessus et à l'étrangler. Mes mains nues, sa gorge, mes pulsions meurtrières assouvies. Rien que d'y penser, je me sens tout émoustillé. Je m'approche doucement. Mes pas lents résonnent sur le macadam et je sens des gouttes d'eau mouiller mon front. « Tu peux encore fuir, tu sais. Tu l'as déjà fait. Mais vois-tu... Où tu iras, je te retrouverais ou peut-être tu reviendras à moi, comme aujourd'hui. » Un petit rire sort de ma gorge et je ne le retiens pas. Passant une main sur mon front, je grimace en sentant les gouttes de pluie tomber plus vite. « Il n'y a pas à dire, je te cherchais. Depuis un petit bout de temps quand même. Mais maintenant qu'on est là... Je ne sais pas ce que je vais bien pouvoir te faire. » Bien sûr, c'est un peu de bluff, je n'ai rien qui pourrait le tuer. A part mes mains nues... Regardant celles-ci, je hausse les épaules. Pas assez douloureux. « Mais toi, tu as une idée, ou même un souhait ? Tu veux peut-être finir comme tes parents ? » Là, cette fois, ma voix se fait grave mais je continue à afficher un air amusé. Je veux jouer de lui. Je veux voir cette lueur de peur dans ses yeux. Je suis le prédateur. Il est ma proie. D'un air plus sérieux, j'insiste : « Tu sais ce que je veux, Soulman. »

    * épisode de schizophrénie xD
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MessageSujet: Re: One night of the hunter, one day I will get revenge #Shane Mar 12 Mar - 14:24


Shane ~ Out of control

Les bruits de pas résonnent derrière lui, comme une sorte de mélodie macabre. Un compte à rebours peut être, il n'en est pas sur. Les yeux résolument posés sur le mur en face, ses poings se serrent et se desserrent lentement. La présence de Shane le rend à la fois paralysé mais en même temps, la seule chose qui secoue son esprit, c'est la perspective de pouvoir accomplir sa vengeance. Jusque là, il n'y pensait pas vraiment. Bien sur, ses parents lui manquent terriblement mais la vengeance n'a jamais été quelque chose qui lui avait paru être bon. Ce sentiment détruit tout sur son passage. Pourtant, revoir la tête satisfaite de cet homme avait fait bouillir Dexter intérieurement. Et tout ces efforts pour faire de lui un homme bon, oubliant ses vieux démons, ont été réduits à néants. Par un regard échangé. Et tout se passera dans cette ruelle où la mince pluie se transforme et un torrent de gouttes. Dexter ne se retourne pas. Pas encore. Les pas s'arrêtent enfin, à quelques centimètres de lui et il l'entend. Cette voix insoutenable et qu'il avait su apprécier avant. La dernière voix que ses parents ont entendus, dans un octave cruel. Le souvenir de la maison en flamme, sa soeur en larmes, son frère appelant les pompiers et lui, prostré devant la maison lui revient en mémoire, brusquement. Il doit en finir. Rien que pour eux, bien qu'au fond, il ne pense qu'à l’intérêt de la disparition de Shane. Cela ne fait que quelques minutes que chacun a vu l'autre. Dos à lui, il répond sarcastiquement. " Je n'ai jamais douté du fait que tu me retrouverais. Je ne m'attendais pas à ce que tu sois reconverti en peintre cependant. Dans un sens, je comprends, c'est aussi absurde et complexe que toi. " Il sert les dents, retenant un sourire narquois. Il s'essuie légèrement les manches de chemise, complètement trempé par la pluie. Il n'a pas peur d'attraper un pneumonie, ce n'est pas le genre de chose qui lui font peur. Dexter examine sa main. Celle-ci tremble. De froid, d'appréhension, de peur... ou d'excitation ?

Sa main se pose dans sa poche. Pourquoi n'y a t'il pas pensé plus tôt ? Un éclair lui renvoie son ombre sur le mur et celle de Shane, plus près qu'il ne le croyait. Une lueur dans ses yeux brille quand il touche la forme de son petit couteau. Tentant. Rien de plus simple que de se retourner et le planter dans sa gorge. Subtil et plaisant. Il se mord à nouveau les lèvres, à l'endroit exact où celle-ci saigne, avalant par la même action le liquide cuivré qui couvre sa lèvre inférieur. Il ricane légèrement quand Shane parle d'un moyen pour en finir avec lui. Pour que la réalité reprenne enfin le dessus. Il avale difficilement sa salive. Chercher à dédramatiser la situation ne les mènera nulle part, si ce n'est à ce qu'un ou l'autre finisse par perdre tout contrôle. Et Dexter sait qu'il ne serait pas le premier à donner un coup si la situation se passe comme ça. Ne prenant pas la peine de répondre, il se concentre sur sa respiration, tout en fermant les yeux quelques instants. Tout ça pour de la drogue. Un arrêt et un payement oublié l'ont menés ici, dans cette ruelle de Yellowsky, en compagnie de son meilleur ennemi, celui qu'il avait une fois presque considéré comme un frère. Il rouvre les yeux, sa tête tournant. La pitié n'a pas sa place à ce moment là. Surtout face à un adversaire plein de tours dans son sac. Il pense à fuir, à nouveau. A lui asséner un coup violent sur la tête et courir comme un fou jusqu'à chez lui. Peine perdue, lui souffle une petite voix dans sa tête.

Tandis qu'il se passe et repasse les scénarios dans la tête, il entend Shane mentionner ses parents. Son souffle se bloque et ses yeux s'écarquillent. Quand bien même tout deux savaient ce que Shane leur a fait, il n'aurait pas du lui dire comme ça. Il n'en avait pas besoin. A part pour le mettre à bout. La peur surpassée par l'adrénaline, Dexter se retourne enfin pour se trouver nez à nez avec Shane, les yeux dans les yeux. Ses yeux qu'il a appris à tant haïr et à craindre. Ses yeux azurs qui ne laissaient rien paraître. C'est comme s'ils sont coupés du monde. Dans cette bulle lointaine, cherchant à avoir un impact certain sur l'autre. La colère se lit certainement sur le visage de Dexter, tandis que celui de Shane reste lisse comme si la situation était exactement comme il l'avait prévu. Comment fait-il ? " Tu me veux moi, n'est ce pas ? Au lieu de t'en prendre lâchement à mes parents, tu aurais pu venir me trouver. Si tu as réussi à me trouver ici, tu pouvais me trouver là bas. Mais tu as préféré jouer au dieu. Me prendre la seule personne qui comptais un tant soit peu pour moi. Et tout ça pour une putain de dose ! Ton business allait couler à cause d'un manque de 100 balles sur ton budget ? T'avais qu'à faire croire que tu t'étais payé un de tes jolis pantins pour une nuit ! " La colère monte par degrés en lui, glissant dans ses veines et dans ses paroles. Sa main se pose sur son couteau et le brandit entre eux deux. " C'est moi que tu veux, alors vas y, prends moi ! " Les derniers mots sont presque jetés comme un cri et il lâche le couteau par terre, déstabilisant l'attention de Shane, lui permettant de lui décrocher un coup de poing dans la machoire, l'envoyant balader légèrement. Un rire prend Dexter et il s'approche à nouveau de Shane. " Mais ne soit pas plus idiot que tu ne l'es déjà. Cette fois, la fin de ce combat là aura un épilogue bien plus dramatique que le précédent. " Sa colère a atteint le summum et il attend. Il en a besoin, il veut lui faire mal. Autant que lui, il a eu mal. Autant que sa mère avait eu mal. Ses regards sont noirs et il fixe la silhouette immobile de Shane, le sang coulant de sa bouche. Exactement. Il voulait le voir saigner. Et même si la peur hante son esprit, l'adrénaline est plus puissante que sa propre volonté.
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MessageSujet: Re: One night of the hunter, one day I will get revenge #Shane Sam 1 Juin - 21:53




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Des souvenirs. Des bribes seulement. Cependant, elles me semblent si réelles pendant une dizaine de secondes, à peine, que je perds tout contact avec la réalité. Ce déséquilibre soudain de mon esprit est très bref mais il me perturbe encore alors que j'essaye à nouveau de me concentrer. La personne dans ses remémorations est la même que celle qui se trouve en face de moi. Soulman. Il est un peu plus jeune - ce n'est qu'une broutille, c'est vrai - et il y a un air plus audacieux et vif dans son regard. Qu'était-il devenu maintenant ? J'avais à peine eu le temps de le voir de loin. Je n’imaginais pas que son visage ait changé des masses mais je guettais surtout ses réactions. Peine perdue, vu qu'il était de dos. Il voulait sûrement imiter une scène d'une pièce quelconque ou peut-être se pissait-il dessus de me revoir ? Inutile de vous préciser quelle version je préfère. Et comme pour rajouter encore plus de tragique à la situation, cette fois, il peut pour de bon. Je m'approche un peu. Des pas lents, que j'espérais silencieux, mais rien à faire, l'écho de mes pas résonnent comme amplifiés par un porte-voix. Nous sommes seuls, c'est bien. Il pleut, c'est moins bien, c'est sûr mais ce n'est qu'un détail. Élément tout de même non-négligeable quand je me remémorerais du moment où j'ai étranglé Soulman à mains nues. Une après-midi calme en apparence dans les rues d'un quartier élitiste de Londres. Une après-midi sous la pluie battante, son corps commençant sa phase de décomposition post mortem. Que ferais-je après avoir accompli mon but ? Aucune idée. Je ne pensais pas encore à ça. A quoi pensais-je alors ? Non, pas à ma toile fichue,ni à mes affaires sûrement volée là ni même au cul de la mère de famille passant tout à l'heure. Uniquement au p'tit con que je connaissais bien... et qui ne s'était toujours pas retourné pour me faire face.

« Crois-le ou non, la peinture est difficile et minutieuse. Sûrement trop, pour quelqu'un comme moi. Mais c'est un art noble et un art que je n'avais pas encore côtoyé. Ce n'est pas tellement une reconversion, qui te dit que j'ai arrêté toutes mes affaires ? Disons, que c'est une parenthèse dans ma vie en attendant de te retrouver. D'ailleurs, cela ne fut pas simple. Qui eut-cru qu'une vermine comme toi réussirais à te hisser dans un quartier comme celui-là ? Élitiste... moyen-moyen... hein, on ne va pas se mentir. Si toi tu peux rentrer... tout le monde le peut. » Il y a un peu de provocation dans mon regard mais il ne peut pas le voir. Mes yeux sont attirés ensuite par un mouvement de ses mains descendant vers les poches de son pantalon. Intrigué, je m'approche un peu plus encore. Mes pas sont sûrement plus discrets car il ne bouge pas suite à ça. A moins que finalement, il ait envie d'un conflit direct. Peut-être n'a-t-il pas encore compris que je suis supérieur à lui... à tous les niveaux ? Il ne peut se mesurer à moi. Je l'aurais. J'aurais ce que je veux. Du sang avait déjà été versé, je fixais les règles, j'étais le roi... il n'était qu'un vulgaire pion. A la mention de l'épisode "parental", il se retourne d'emblée vers moi. Affligeant à quel point il est prévisible. On voit aussi qu'il a envie de me casser la gueule mais il ressemble plus à un macaque qu'autre chose. Non mais sérieusement, ses efforts sont un peu vains, je suis loin d'être intimidé. Au contraire, cela rend le jeu encore plus excitant et drôle.

Il commençait déjà à me crier dessus. Je savais bien que c'était son point sensible. Je suis trop fort de toutes façons. « A la base, ouais, j'voulais ton corps. Après j'ai voulu ton argent. Mais maintenant, j'aurais ta peau, p'tit con. » Je lui crache littéralement cette insulte au nez. Des postillons ont sûrement dû s'écraser sur sa face. Je ricane. « C'était une expérimentation. Tu as voulu te jouer de moi, tu as voulu quitter la partie alors qu'on s'amusait tellement. On en laisse pas son camarde de jeu derrière comme cela. Ou alors... il faut sacrifier des cartes. Ce n'était que le premier niveau. » Oh, c'était beeeeeeau. Waow, j'avais des talents de poètes, des fois. Hmm... pourquoi pas mettre ça à profit une prochaine fois. Haha, je me surprenais tout le temps. « Tu m'as déçu. Trop de gens m'ont déçu auparavant. Tu étais juste... la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Dommage... » Je fis mine d'être triste et regadai mes pieds pendant un petit moment avant de relever la tête pour observer Soulman. Je ne comprends pas tout de suite quand sa voix s'élève et qu'un couteau se pointe vers moi. Instinctivement, je fais directement un pas en arrière avant de me reprendre avant de rire en regardant son couteau tomber. Cela me fut fatal. Je ne m'attendais pas à son coup de poing qui me fit partir sur le côté. La respiration s'accélérant peu à peu, ma main vient toucher la peau encore vive de ce choc pour essayer de l'apaiser. Je lance un regard mauvais à Soulman tout en souriant de toute mes dents. Il n'était plus aussi naïf qu'avant, je vois. Il osait, maintenant.

Il s'approche de moi et je me redresse sur le champ, prêt à me battre et surtout à me défendre cette fois-ci. « On verra bien pour qui, il sera plus dramatique. N'est-ce pas ? » Je me frotte la mâchoire en essayant de la remettre en peu en place et de sentir si rien n'a bougé, juste une trace de sang orne mes doigts. Jurant tout bas, je me rends compte que du sang emplit ma bouche et le goût métallique de celui-ci me déplaît fortement. « Pas mal, je ne m'y attendais pas. Oui, vraiment. J'suis bluffé. » Ma respiration se calme peu à peu et je me mets à marcher lentement autour de Soulman, comme si je cherchais à le tourmenter un peu plus avant de lui sauter dessus. Dans une position symbolisant mes réflexions profondes, je laisse un silence planer un peu avant de m'arrêter et de le regarder les yeux dans les yeux. « J'aimerais des explications, cela me tourmente. J'aurais beau tuer toute ta famille, je sais que cela ne m'apaisera pas. C'que j'veux c'est toi. Et c'que t'auras à me dire. » Mon ton est calme, serein. Je fronce un peu les sourcils. Tout à coup, je ne sais plus pourquoi je viens de dire ça et ne trouve pas quoi dire après. « Après, si tu veux on pourra se taper dessus. » LA phrase qui devait me permettre de sauver un peu les apparences. Je me rendais compte que mon discours précédent semblait désespéré et... pathétique. J'avais presque l'air gentil... Trop gentil. Mais cela pouvait le mettre en confiance et enfin... je pourrais m'occuper de son cas comme il se doit. « Il y a beaucoup de zones d'ombres. Beaucoup de choses que je ne sais pas. Beaucoup de choses que je ne peux même pas imaginer. J'ai tenté de me construire une personnalité. J'ai tenté de fuir les codes que nous imposait mais toujours, dans une impasse, je me rendais compte que ce que je faisais était inutile. La société cadrait tous mes mouvements. J'étais un pantin. Je suis encore un pantin. Je ne contrôle rien. Ils sont trop forts. 100 ou 200$ en plus, en moins, c'est rien pour eux. Mais moi, comme un con, j'essayais de respecter les objectifs à la lettre pour qu'ils me prennent en considération. Pour être comme eux. Mais, dès le début, c'était impossible. C'était joué d'avance. » Pourquoi lui racontais-je tout ça ? Cela n'avait absolument aucun rapport. Non, j'essayais de l'embrouiller un peu et puis, de me mettre dans le rôle d'une victime. C'était vrai à l'époque. Mais après, bien sûr, j'ai compris des choses et c'est pour ça que je réussis de mieux en mieux les projets que j'entreprends. Mes erreurs s'appellent maintenant expérience et me permettent d'avancer. Les fautes sont vagues, je suis souvent embrouillé par leurs restes mais ce n'est plus le cas. Je suis quelqu'un de bien. J'en suis persuadé. Nous en étions tous persuadés.
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MessageSujet: Re: One night of the hunter, one day I will get revenge #Shane Lun 24 Juin - 19:20


Shane ~ Out of control

Les gouttes de pluie autour de lui donnent un effet bien plus mélodramatique qu'il n'aurait pu penser. Un jour de pluie banal qui se transformera rapidement en un lieu de meurtre dans les prochaines minutes à venir. Autant aller à ce qui, pour Dexter, était certain. Un meurtre prochain, le sien ou celui de Shane. Facile à deviner face à la tension qui anime les deux hommes. Dos à lui, il ne peut le voir. Il n'a pas peur de croiser ce regard haineux, plus maintenant. Il a eu peur mais c'était avant. Dexter a craint cet homme mais le temps a passé depuis. Et les choses ont sensiblement changés entre eux. En grande partie le fait que Dexter a appris à ne plus canaliser sa colère et à la laisser sortir, en partie à cause du taux important d'alcool ingurgité ses dernières semaines. Pathétique et minable, voilà les mots que son frère aurait utilisé en le voyant. Mais il se sent étrangement plus fort comme ça, ayant ainsi un moyen pour rester debout et pour affronter son passé. Même s'il le veut, il ne pourrait plus fuir. Même si la chance se pointe, il ne pourrait pas. Cet enfoiré doit payer est l'unique phrase qui tourne en boucle dans sa tête ainsi que l'image funeste de la tombe de ses parents. Cet idiot a fini par se faire une place dans son cerveau et les moyens de le faire payer se mélangent, s'assemblent et se délient dans la tête du jeune Soulman, sans qu'il puisse mettre la main sur la chose qui lui donnera satisfaction. Un moyen d'en finir avec lui, même si lui-même doit partir d'ici plus mort que vivant. Personne ne le regrettera. Pandora peut être, Marla aussi. Mais les autres... Rien ne lui garantit que le pauvre Dexter sera pleuré. Qui le ferait de toute façon ? Face à Shane, les doutes reprennent le contrôle de son esprit, ses doutes qu'il tente tant bien que mal de taire la plupart du temps. Le déroulement de cette histoire ne dépend que d'eux deux et de leur envie de voir le sang de l'autre couler.

La réponse de Shane fait rouler les yeux de Dexter. Se croit-il en droit de lui parler comme s'il n'était encore que le gamin qui cherchait absolument sa dose ? Il ne doute pas que le côté peintre et gentil voisin de Shane n'est qu'une facade, qu'une chose qui lui a permit de passer outre le questionnaire de Madame. Si bien que Dexter ne doute pas que celui-ci ait pu jouer de ses charmes sur cette femme impitoyable. Les deux iraient étrangement bien ensemble se surprend t'il à penser. Je pensais bien que t'avais pas arrêté. Après tout, c'est ton business, sans toi pour le gérer, les gens paniqueraient tellement t'es le roi des gars qui n'ont plus de vies. T'en fait pas, je les comprends, j'ai fait partie de tes moutons à une époque. Mais c'est terminée aujourd'hui. Contrairement à certains, je suis né avec un don pour la comédie et étrangement, Madame a su apprécier mon jeu ainsi que tous les gens qui habitent ce quartier. Elle a du aimer le tien aussi, à voir la façon dont tout le monde t’idolâtre ici. T'es un bel hypocrite en tout cas, je te pensais pas comme ça. Mais tu me diras, un enfoiré comme toi, ça peut faire croire n'importe quoi quand ça veux... Il ricane. Parce que dans le fond, il sait que son sombre compagnon a raison. Il n'a pas compris pourquoi Madame l'a acceptée. A t'elle simplement eu envie de s'amuser ? De se frotter les mains en voyant un homme comme lui approcher de son petit royaume ? Il n'en sait rien. Mais Dexter ne doute pas de la sournoiserie de cette femme qui dirige leur quartier. En le regardant droit dans ses prunelles de glace, il sait ne plus avoir le choix. C'est se battre et être battu. Vivre ou se laisser mener par Shane. Et ça, plus jamais. Réaction au quart de tour, yeux qui sortent de leurs orbites, des postillons qui s'écrasent sur les vêtements de son ennemi mais qu'importe. Il a l'air d'un fou mais le brun l'est. Ou alors il l'a toujours été, inconsciemment. Ma peau, tu l'auras seulement quand j'aurai eu la tienne avant. Ca marche que comme ça chez moi. Tu crois que j'ai quitté ton business de bon coeur à l'époque ? J'étais fauché, je pouvais plus rien faire, mon frère si parfait raflait tout. Tu crois que j'aurai pu te payer avec quoi, hein ? Et oublie tes phrases bien faites, on est pas là pour se parler comme deux adultes civilisés. Si tu l'as été un jour, ce que je doute fort. Il voit rouge. Dexter veut voir le sang de Shane dévaler la gouttière pour ternir les égouts, là où se trouve sa vrai place. Une drôle d'envie qu'il n'a jamais vraiment ressenti avant. L'envie du sang, du pouvoir qu'il pourrait avoir sur l'autre par un simple geste. Tentant. Vraiment tentant. Voir sa mâchoire s'éclater et le sang gicler sur les murs avoisinants. Jouissif même. Dexter rit encore. Peu importe la façon dont Shane le voit, il a déjà perdu la tête. Depuis longtemps. Depuis la vision de ses parents carbonisés, la chair brûlé et leurs corps éventrés. Celui de son père. Celui de sa mère surtout. Il a pleuré si longtemps la perte de la seule femme qu'il a le plus aimé au monde. Cette pile électrique qui croyait en lui plus qu'en n'importe qui. Que penserait-elle aujourd'hui en le voyant ainsi, hors de contrôle et incapable de se retenir. Une loque humaine qui n'a plus vraiment de but face à lui, à part cette vengeance qui le bouffe petit à petit. Un déchet qui regarde son ennemi se prendre un poing dans cette mâchoire carrée, un brin de bien être envahissant Dexter. Il fixe Shane. Le sang, tant voulu finit par couler le long de sa bouche. Le brun sourit face à cette preuve que même son ancien dealeur a des faiblesses. Il sourit car ce n'est que le début d'une longue et douloureuse bataille, aussi bien physique que morale.

Leurs visages à quelques mètres l'un de l'autre, leurs souffles balayant l'autre, Dexter veut en finir. Sur le champ. Son sourire n'a pas quitté son visage mais il a pris un tour bien plus mesquin. Il passe la main sur le sang qui coule, appuyant bien la où l'homme semble avoir le plus mal et observe le sang. Sous la pénombre que l'orage apporte, il n'en voit qu'un brêve aperçu. Pourpre, glissant le long de son doigt. Le brun relève les yeux pour le fixer à nouveau. Son ancien bourreau et sa future victime. J'ai dans l'idée qu'il le sera pour tous les deux. J'ai changé. Pas forcément en bien. Je ne suis plus si craintif. J'ai appris. Et crois moi, j'aime me battre autant que toi si ça se trouve. Une grimace sur son visage lui permet de sentir l'étendue de la situation. Il l'a énervé et c'est exactement ce qu'il veut. Retrouver l'enfant sauvage qu'il a rencontré à l'époque, cet homme qui a fini par détruire sa famille par envie, par caprice, par jeu. Dexter le suit des yeux tandis que celui-ci marche autour de lui, comme s'il était une proie. La part rationnelle de son cerveau lui hurle de s'échapper. Mais à quoi bon ? S'il l'a retrouvé, il doit en finir une bonne fois pour toutes. L'envie de le frapper à nouveau s'infiltre dans ses veines. Impossible de tarir ce flot de haine qui semble remplir son cerveau. Rien à voir avec le jeune Dexter qui regardait Shane avec un mélange de crainte et d'admiration à l'époque. Il s'est envolé. L'incompréhension fait place légèrement à la haine. Pourquoi, après tout ce temps, voulait-il des explications ? Pourquoi, après lui avoir pris sa mère, voulait-il l'entendre ? Ses poings se serrent à nouveau tandis que l'adrénaline remonte en flèche. T'es sérieux là ? Tu tues mes parents de sang froid sans chercher à comprendre ce qui se passe et aujourd'hui, tu veux des explications ? Tu te fous de ma gueule là ?! Tu crois que je vais gentiment revenir vers toi, la queue entre les pattes ? Oublie ton ancien statut de dieu divin, t'es rien ici, une sous merde qui tente de me pourrir à nouveau la vie. T'aurais tué mon frère, j'aurai peut être pu le prendre moins mal, allant jusqu'à te taper dans le bras. Mais là, tu vas trop loin. Je préfère de loin voir ton visage ensanglantée plutôt que t'écouter déblatérer des idioties. Chaque pore, chaque fibre de son corps réclame le sang de cet homme, réclame les cris de souffrance. Il n'écoute que d'une oreille ce que Shane lui dit. Qu'importe, ça ne lui sert à rien de sortir son discours à la noix. Pourquoi d'ailleurs ? C'est surement la chose qui l'intrigue le plus. Pourquoi lui dit-il tout ça alors qu'ils sont à deux doigts de finir à l'hôpital l'un et l'autre ? Ses poings toujours serrés, il se rapproche de Shane subtilement. Pour n'être à nouveau qu'à quelques centimètres et pouvoir voir ses yeux. Ces choses dont il veut absolument se débarrasser.   Crois ce que tu veux. T'étais un mouton qui suit le troupeau, ça, j'en ai jamais douté. Y'a que des types paumés qui sont prêt à vendre de la mort en poudre à de pauvres gars comme moi. Cherche pas à te racheter, t'es déjà pourri jusqu'à la moelle a partir du moment où t'as foutu tes mains dans le ventre de mon père. T'ira pourrir en enfer autant que moi. Si ça se trouve, on se retrouvera là bas aussi. Peu importe ce que tu penses croire, rien de ce que t'as fait est bon. T'es un meurtrier, un putain d'enfoiré qui a cru avoir le pouvoir de vie et de mort. T'es pas le seul à le penser. Je t'avoue avoir moi même de sacrés idées morbides depuis quelques minutes. Si tu voulais tant te faire remarquer, t'avais d'autres moyens et tu le sais. Maintenant, t'as qu'à payer le fait que ce soit pas moi qui est fini cramer dans cette maison ! Il ne pleurera pas. Jamais devant lui. Jamais Shane ne saura à quel point il a chamboulé sa vie. A quel point il l'a transformé lui. Il se recule jusqu'à s'adosser au mur d'en face. Se fixant l'un et l'autre, les poings n'ayant jamais quitté leur place initiale. Maintenant, la partie fleurette et sentiments est-elle terminée ? Je déteste quand on fait trainer les choses. Toi et moi, on veut la même chose. Et si on s'y met pas rapidement, je vais pas le supporter. Tu me rends complètement ivre de violence. T'as probablement ça dans le sang, la violence hein ? Que dirait ta chère mère si elle apprenait ce que tu es devenu ? A l'époque où ils étaient encore "proches", il lui a parlé d'elle. Autant jouer sur les faiblesses. Il n'a jamais été quelqu'un de foncièrement gentil. Et mettre Shane à bout le rend hystérique intérieurement.
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cmt
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MessageSujet: Re: One night of the hunter, one day I will get revenge #Shane Dim 7 Juil - 17:21




MAYBE YOU'RE THE ONE WHO'S MAD ?
no soulman, no...
we're both are.

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Avoir Soulman si proche était un vrai délice. Sa peur se sentait à des kilomètres à la ronde et moi, ça m'excitait à mort. Ma respiration se faisait plus profonde et mes poings se serraient et desserraient au rythme de celle-ci. Il pleut pour de bon et je me mets à aimer ces gouttes sur ma peau. L'eau s'écrase sur mes cheveux pour ensuite descendre et glisser le long de ma nuque. Ce contact me rappelle ceux de mon enfance. La mer et ses vagues paradoxales : la chaleur et la fraîcheur qu'elle dégageait m'avait toujours fasciné. Elle était chaude d'amour, elle vous accueillait sans rien demander en retour et la fraîcheur de l'eau salée vous donnait des frissons tout à fait délicieux. C'était toute mon enfance. Elle se résumait à cette relation entre la mer mère et moi, l'enfant. Le monde pouvait bien être détruit, tant qu'on ne touchait pas à mon étendue bleue, tout allait bien. Tout irait toujours bien. Même Soulman n'était rien. Il n'était qu'un humain parmi tant d'autre. Une petite poussière. Un rien pouvait le détruire. Pouf. Vaporisé. Plus de Soulman. Je me dégoûtais d'avoir pu, un jour, ressenti quelque chose qui s'apparentait à du désir pour lui. Mon dieu, quelle nymphe, quel pouvoir aussi mystique soit-il avait pu m'aveugler autant et ne pas voir qu'il ne valait rien ? On disait souvent que quand on est jeune, on est con, pour cette petite erreur, j'étais plutôt d'accord avec cet adage. Je n'étais plus le même. J'avais commencé à me détacher un peu de toutes ces petites affaires, me contentant de les garder à l’œil pour être sûr que je toucherais bien ma part, mais je ne menais plus de transactions délicates et dangereuses. Est-ce que c'était une évolution ? Pouvais-je dire que j'avais changé ? Aucune idée, en tous cas, je continuais à me faire un max de fric sans plus trop me mouiller.

Dexter a bien changé. Il osait me tenir tête, chose qu'il n'aurait jamais fait auparavant. C'est plutôt courageux de sa part... ou complètement con. Pensait-il vraiment pouvoir être de taille contre moi ? Il n'avait toujours pas compris la leçon on dirait. Par contre, j'avais peut-être fait l'erreur de tuer ses deux parents. On aurait pu en garder un pour plus. Enfin bref, ce qui était fait était fait même si je n'acceptais pas le fait qu'il vienne encore ramener sa science et de faire comme s'il était le plus fort. Il ne fallait pas jouer au plus fin avec moi. Au moins, je ne voyais pas sa tête, c'était le point positif de l'histoire. « Tu me connais trop bien, c'est pas drôle. Le roi des gens qu'ont pas de vies ? Excuse moi, ce n'était pas moi qui venait réclamer une dose de drogue chaque semaine parce que ma vie c'était de la merde. T'avais que ça qui te faisait te sentir un peu mieux, bah oui. Alors je ne suis pas sûr que ce soit qui n'ait pas de vie. Un don pour la comédie. Mon dieu, laisse moi rire, tu veux ? » Comme pour illustrer mes propose, je me mis à feindre mon hilarité. « Si tu es un bon comédien, je suis excellent comédien et les candidats de télé-réalité sont des légendes de cet art. » Je souriais. « Moi, enfoiré ? Merci pour le compliments, connard. » Dexter continue à me cracher des paroles à la figure. Je le laisse faire le petit chou, si ça peut le soulager. Ce sont les dernières paroles de sa vie alors autant qu'il en profite, le petit chou. Dommage que personne d'autre moi ne soit là pour les entendre. C'est presque émouvant la façon dont il me traite de gosse, comme s'il croyait que cela me faisait quelque chose. Son sarcasme à deux balles me faisait juste pitié, tellement, que je ne pris même pas la peine d'user de la salive pour répondre à ça.

« Peut-être qu'on prendra cher tous les deux mais n'oublie pas une chose, mon grand, le karma... le karma. » Il me prend en traître cet enfoiré. Mon dieu, je ne pensais pas pouvoir ressentir autant de peine pour une personne. Il ne sait même plus quoi faire pour avoir une chance de s'en sortir. « Il n'y a rien que Dieu puisse faire pour te faire te sortir de là vivant, Soulman. Tu finiras dans le même trou que tes pauvres parents. Vous finirez comme vous avez commencé. Avec la vermine. » Je sais bien que c'est le genre de paroles qui va le mettre hors de ses gonds, et j'en joue, et j'en joue, comme j'en ai toujours joué. Je ne me considère pas comme cruel mais blessé. J'avais besoin de ma revanche. J'étais persuadé que j'étais quelqu'un de bien mais que je ne devais pas me faire marcher sur les pieds ainsi. La scène était insoutenable. D’une barbarie psychologique inqualifiable. Je me retenait vraiment de me jeter sur lui. Je n'avais même plus la force de parler ou de garder mon sang-froid. Non, il ne fallait pas que je sois aussi idiot que Soulman. La violence était le langage des idiots m'avait répété mon père et je lui avais promis que toujours, je resterais diplomate. Ô combien de fois ai-je violé cette promesse. Je me détestais parfois. Je me haïssais. Je n'étais pas l'homme que mon père aurait voulu que je sois mais tout ça, c'était de sa faute ! Entièrement de sa faute ! Il m'avait abandonné ! Tous m'abandonnait toujours. Toujours. Mes mains sont tremblantes, je plisse fort les yeux pour essayer de me concentrer sur le vide en moi et sur mes respirations. Mon poul se calme un peu, enfin, je le perçois comme ça mais je ne pense pas qu'il y ait eu beaucoup de changements. « Je. » Je, quoi ? Allez, parle Shane. J'étais pi-to-yable. « Je ne me fous pas de ta gueule. Tu veux savoir, j'suis même désolé d'avoir tué ta petite maman chérie. » Sorry not sorry. J'esquisse un putain de sourire en coin qui aurait pu faire fondre n'importe quelle minette même si cela ne marchait pas avec Soulman. « Non, c'est pas vrai. Je ne suis pas désolé. C'était une petite blague, détends toi, voyons. » Pourtant, je ne continue pas sur ce ton aussi guilleret. La suite, commence elle aussi à me mettre en colère. « LAISSE MA MÈRE TRANQUILLE !Tu ne sais rien, Soulman. Quand on ne sait pas, on se tait. On se tait. On se tait. Tais-toi. Tais-toi. Ferme la, putain ! » Pourquoi est-ce que je répète ça en boucle ? Pourquoi ? Mes mains se plaquent contre mon visage, frottent mes joues, appuient contre ma face mais rien n'y fait. Cette rengaine continue de passer la barrière de mes lèvres. La seule façon que je trouve c'est de hurler. Un ultime cri de désespoir qui résonne dans tout le quartier. Je ne suis même plus totalement maître de moi même. Je me bouche les oreilles et tombe au sol, comme une masse. On aurait pu croire que je sanglotais, mais c'était en fait de gros tremblements mêlés aux gouttes de pluies sur mon visage. « Tais toi. » Ce n'était plus qu'un murmure. Je rouvris les yeux. Toujours à genoux, mouillé, et désarçonné, j'étais complètement démuni face à Soulman.

« Tu sais rien. Tu émets des hypothèses mais elles sont tellement proches de la vérité mais si lointaines. J'suis un enfoiré, et un putain, un putain de gros enfoiré, et alors ?! Ça fait quoi ? Je voulais pas les tuer tes parents, j'te le jure. Mais je pouvais pas faire autrement. Je savais pas comment faire pour que tu reviennes. Je savais pas. J'te jure que j'savais pas. Sinon, j'l'aurais fait. Ça me tuait de te voir partir, ça me tuait à petit feu de l'intérieur. Je pensais que si tes parents mourraient, tu reviendrais et... et après j'aurais pu t'expliquer pourquoi je l'ai fais. Ce serait devenue une ancienne histoire et qu'on serait redevenus amis. Tu sais, comme avant. Tu te rappelles, Dex' ? Tu te rappelles de nous ? » Je souris de toutes mes dents et me redresse. Je m'approche de lui. Nos corps sont tous proches. Nos visages pourraient presque se toucher. De mon index, je soulève son menton pour regarder ses yeux. Qu'ils sont beaux ses yeux. Je les aime tant. « On était bien toi et moi. Comme des frères. On en a eu des histoires et toi, comment tu as pu oublié tout ça et t'en aller ? Je ne voulais que ton bien... que ton bien. » De ma main, je caresse son visage. « Dexter, mon petit cœur. Ne dis pas autant de méchancetés sur moi. Tu ne sais pas tout ce que j'ai subi jusqu'ici. Cesse donc ses paroles haineuses. » Je pose mon index sur ses lèvres. « J'ai tellement mal Dexter. Tu ne m'apprends rien. Je sais que je suis damné. Qu'il n'y a plus aucune chance. Mais j'avais pensé que toi, tu aurais pu faire jaillir le meilleur côté de moi. Je t'aimais tant. » Poussé par un élan de désespoir, mes lèvres se posent sur les siennes. Ce baiser a un goût amer et salé, est-ce l'eau de pluie ou mes larmes ? Non, impossible. Ce n'était pas moi qui pleurait. Et dans ce contact de nos deux lèvres, ce coup de poignard dans mon ventre eut l'effet d'une libération.

Je ne sus pas quand il avait eu le temps de reprendre son couteau mais il était bien enfoncé dans ma chair à ce moment là. Secouant la tête de gauche à droit comme si cela pouvait faire partir ce cauchemar, je murmure : « Noon, Dexter. » Mes mains viennent sur l'endroit où déjà on peut voir mes vêtements s'imprégner de sang. La douleur. Où est-elle cette putain de douleur ? Pourquoi je ne sens rien ? C'est ça la mort ? Maman, c'est ça la Mort ? Je retire le couteau d'un air choqué. Je n'ai pas le temps de voir le visage de Dexter mais dans mon esprit, il sourit. Il est beau et fier. Mon dieu. Je sens que je m'en vais. Et je sens mon corps heurter violemment le macadam sans que je ne puisse rien y faire. Finalement, il avait eu raison. Il m'avait achevé. Il avait été le plus fort. Le karma... le karma si tu m'entends, tu peux aller niquer ta race. J'te crache à la gueule et je t'emmerde profondém-.

Le corps de Shane reste sur le sol. Un pantin désarticulé. Il a fini comme un pantin désarticulé. Qu'est-ce qu'il était pitoyable. Un pantin avec cet énorme tâche rouge sur le flanc. Oh, bye bye la chemise Ralph Lauren. Il était mort de l'intérieur. Il avait tellement voulu se sentir vivant. Il voulait se sentir renaître. Ce vide intérieur ne pouvait qu'être comblé par la violence. Le chaos. Il perdait complètement toute connexion avec la réalité puisqu'il ne savait plus rien. Il ignorait tout. Pourquoi, comment, quand, qui, quoi, toutes ces questions restaient sans réponses. Il devenait fou. Il sombrait peu à peu dans cette folie pure. Folie. Folie. Folie. Quand allait-elle le laisser tranquille ? Non, il ne pouvait pas la laisser gagner. Il était bien plus fort. Il était bien plus fort que Soulman, bien plus fort que la folie qui s’immisçait peu à peu en lui, bien plus fort que sa conscience. En avait-il une d'ailleurs, de conscience ? Pourquoi vivait-il ? Pour faire du mal aux autres ? Pour leur faire sentir toute la douleur qu'il avait lui-même ressenti pendant ces vingt-huit années d'existence. Il avait mal. Il avait trop mal pour avoir les idées suffisamment claires. Il voulait sa maman auprès de lui. La chaleur d'un foyer. Une protection inégalable, un amour inébranlable. Il n'avait rien eu de tout ça. La vie était injuste. Et en pauvre humain qu'il était, il était juste incapable de pleurer. Mais quel abruti ! Quelle loque ! Humain et incapable de pleurer. Il ne pouvait même plus bouger. Des chimères laissaient son corps engourdi et il se perdait dans un quelque part, dans un ailleurs. Il se battait encore. La lutte n'était pas terminée Soulman. Non, elle n'était pas finie. On se reverra au paradis.
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