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We can stay up all night swapping manly stories and in the morning, I'm making waffles! - Erthéa.

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cmt
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MessageSujet: We can stay up all night swapping manly stories and in the morning, I'm making waffles! - Erthéa. Dim 24 Fév - 17:58

Erthéa

❝ Encore toi... ❞



On est le 14. Ouais et alors. Non on est pas juste le 14, on est le 14 février. Le jour de la Saint Valentin. La fête des amoureux, la fête de l'Amour. Le seul jour de l'année où les gens croient qu'ils ont pas l'air con à se balader avec des ours en peluche roses géants, à offrir des fleures -des roses bien sûr parce que l'originalité c'est pas saint valentinien- à célébrer l'amour éternel et le rose -elle est partout cette couleur de merde ce jour là. Mon cul oui. Qu'ils se rassurent, ils avaient vraiment l'air con. D'ailleurs ne faut il pas l'être pour croire à ''l'Amour'' ? Bullshit comme ils disent par ici. J'veux pas me la jouer antisocial « l'amour c'est le mal », « l'amour ça existe pas » et je vous passe toutes les autres phrases de la collections, alone envers et pour toujours. Mais quand même, avouez que c'est un truc de tebê, que c'est pour les idiots, qu'il y a qu'eux pour vraiment tomber dans le panneau, pour se faire avoir. Sauf que stupide on l'a toujours été un jour ou l'autre moi y compris, surtout moi peut être. Y en a qui diront que c'est le revers de la médaille, qu'à avoir jouer le connard de première on mérite une sérieuse remise en place à notre tour. Y en a qui diront que j'ai pas de chance, qui me plaideront, d'autres qui affirmeront que par rapport à abandonner sa fiancé franchement je m'en suis tiré à bon compte. Et puis au milieu y a moi. Moi j'en ai rien à battre. Moi je m'en fiche comme de la sainte Cécile. Je sais pas pourquoi j'ai réagit comme ça, un peu comme une réaction allergique peut être. Je devais être allergique à l'amour, ou à me faire larguer plutôt. En tout cas on peut dire que c’était pas juste la petite réaction avec quelques plaques rouges sur le dos de la main et une légère démangeaison incommandante, non là c'était de la bonne vieille allergie bien costaude, celle qui te fais gonfler comme un ballon de baudruche ou la tante du sorcier à lunette, au choix. C'était un peu comme si ça avait cassé un barrage, comme si elle m'avait arraché mon masque pour me faire revenir à la réalité. Elle ne voulait plus de moi, et elle qui m'avait toujours protégé émotionnellement parlant depuis que j'étais ici, elle m'avait fait mal, j'avais ressenti à nouveau de la douleur. Je sais pas si je l'aimais tant que ça. Peut être. Sûrement. J'avais été amoureux. À une époque du moins. Ça faisait peut être un moment que c'était plus trop ça après tout. Mais quand même, je m'y attendais pas, pas maintenant, pas comme ça.

J'aime pas la saint Valentin. Ça sert à rien, à part à rappeler aux célibataires, que ça préoccupe un minimum, qu'ils le sont et à renflouer les caisses des fleuristes et des fabricants de carte qui attendaient ce jour toute l'année pour ensuite partir en vacances au soleil les doigts de pieds en éventail -enfin ça c'est surtout les pdg d'usine de carte, parce que le fleuriste pakistanais du coin de la rue ça lui permet juste de s'acheter une nouvelle bicyclette. Moi je suis pas en couple. Mais à la limite je m'en fiche c'est tant mieux. Pas besoin de faire semblant qu'on passera notre vie ensemble, pas besoin de prétendre qu'on s'aime, pas besoin de faire comme si on savait pas déjà qu'on se ferait du mal, pas besoin de faire comme si on savait pas que tôt ou tard on se séparerait et qu'à ce moment là un des deux pleurerait, pas besoin de prétendre qu'on ne s'engueulait et ne s'engueulerait jamais, pas besoin de fleurs, de nounours, de rose, de bon repas, de bague, de collier, de cadeau merdique et côtoyant les gants à Noël dans les bas fond de l'échelle d'originalité des cadeaux de fête. J'fais des économies au moins cette année. D'ailleurs le 14 février c'est bien mieux solo qu'en couple, sérieux vous imaginez même pas comme je m'éclate puissant. J'vais proposer à mon imbécile de coloc de faire un Harlem Shake pour l'occasion. Ouais sauf qu'à deux c'est pas drôle, et puis on va pas prendre avec nous son inutile jambon. Bon tant pis. J'ai qu'à aller au bar, j'vais me boire un petit whisky. En même temps aujourd'hui c'est un peu trop cliché de faire ça. Genre tous les célibataires nullos vont aller écumer les bars pour noyer leur solitude et se la jouer antisociale. J'veux pas me retrouver avec à côté de moi un mec que j'oserai même pas frapper tellement il me fera pitié. Bon tant pis. Et puis en plus il est que dix heure du matin ça fait peut être un peu tôt encore pour aller errer dans les rues de Londres et commencer l'apéro.

Je me recouche. Je grogne à Zadig de pas me déranger, que je veux pas le voir, que je m'en fiche de ce qu'il dit que de toutes façons je l'écoute pas, que je dors déjà parce que les 3 heures de sommeil que j'ai grappillé cette nuit m'ont pas suffit. Oui je passe mon temps à dormir. Du moins c'est ce qu'il semble parce que je dors pas, je dors plus. La nuit en tout cas je dors pas. Depuis 3 ans j'ai du mal. Des cauchemars qui reviennent sans cesse, du sang, du silence, des mains qui font deux fois la taille des miennes, qui sont abîmés par le travail et qui m'étrangle, celles de celui aurait du être mon héros et a juste été la figure absente de ma jeunesse. Ça allait mieux quand j'étais avec la Russe, elle était là près de moi, je sentais sa présence et tout allait bien, enfin la plupart du temps parce qu'elle ne chassait pas tout, mais j'en avait moins, pas toutes les nuits en tout cas. Mais quand je ferme les yeux et que je suis seul dans mes draps froids ils reviennent me hanter, perfide et persistants. Je me réveille en sursaut. C'était un nouveau genre ça, le genre induit par ce jour de merde. Je me faisais poursuivre par un koala rose à paillette assoiffé de barbe à papa qui voulait absolument m'embrocher et me fourrer une pomme d'amour dans le cul et une rose pleine d'épine dans chaque œil. Vraiment bizarre. On est le soir maintenant, enfin je crois. Le ciel est gris. Le ciel est toujours gris ici. Faut que je sorte. J'en ai marre. L'autre abrutit doit être dans sa chambre, sûrement pas seul, enfin dans les deux cas je m'en tamponne comme de cette putain de journée à la con. Je me redresse et contemple le souk qui se trouve être ma chambre. Affligeant. Je me lève, mon pieds heurte sans ménagement une bouteille de bourbon vide. Ça fait mal. Je la balance contre le mur. Merde va y avoir des éclats de verres maintenant. Je suis con. Tant pis. J'me dis que je nettoierai plus tard, même si je sais très bien que je le ferai pas parce que j'en ai rien à battre. J'enfile des chaussette, c'est pas les deux même mais qu'est ce que ça peut me faire. J'm'en fiche moi d'avoir une chaussette batman et une bobo l'éponge, je vois pas en quoi ça peut poser un problème. J'ai faim. Je vais dans la salle de bain et me regarde dans la glace. J'ai perdu un peu de poids, j'ai regagné du muscle aussi. Mes cheveux sont encore pire que d'habitude mais c'est pas bien grave, de toutes façons ça fait longtemps que j'ai accepté que je pourrais rien en tirer de ceux là. Je suis mal rasé aussi, pour ne pas dire pas, mais bon il paraît que la barbe de trois jours a son charme alors pourquoi pas. Au pire c'est la même chose. On va pas me faire un procès parce que je suis pas impeccablement rasé à la romaine. En plus y a pas d'électricité donc pas de lumière donc personne le verra. D'ailleurs le soleil, enfin la légère source de lumière grisâtre qui sert de soleil à Londres commence à décliner. C'est le moment d'y aller. Je claque la porte de l'appart sans même songer à prévenir Zadig, je sais qu'au fond il s'en fout.

J'arrive devant chez elle. C'est étrange, mes pas me conduisent directement ici. J'ai faim, j'ai soif, j'en besoin de la voir, c'est pas vraiment une envie, je me passerai bien de sa présence moi, elle me court sérieusement sur le haricot cette petite mais je sais pas, c'est devenu un automatisme, une évidence. Je sonne. J'espère qu'elle est toute seule, j'ai pas vraiment envie de voir les autres. D'ailleurs s'ils sont là je me barre, j'ai pas envie de donner l'impression de m'incruster, si y a qu'elle je m'en fout de squatter. J'espère que je la dérange pas. Enfin si en fait j'espère qu'elle était bien occupée et que je la dérange, t'façons je resterai. Heureusement qu'avant de partir de la maison j'ai eu la présence d'esprit de prendre une bouteille de champagne dans la réserve perso de l'autre français qui partage ma maison. Il m'en voudra pas, il s'en apercevra sûrement même pas, je suis pas sûr qu'il sache compter, déjà que lire c'est tout juste. J'attends. Ça serait cool qu'elle arrive bientôt parce qu'il faisait froid quand même et puis il commençait à faire drôlement sombre dans la rue dépourvue d'éclairage. Merci Madame. En plus il se met à pleuvoir. Et puis surtout ça m'éviterait d'avoir à passer par la fenêtre. Pas que ça me dérange en soit mais j'ai un peu la flemme. J'entends des pas. Enfin. Je sais pas pourquoi ça me rend un peu heureux, bizarre, et puis je me sens sourire à l'idée de la voir, je me sens un peu vivant, de plus en plus étrange décidément. Elle ouvre la porte, presque surprise de me voir mais sûrement pas vraiment en fait. Je lui décoche mon plus grand sourire hypocrite J'espère que t'avais rien de prévu, parce que maintenant je suis là et sinon tu serais obligée d'appeler pour annuler Sans attendre sa réponse je rentre chez elle, comme en territoire conquis, enlève mes chaussures à l'entrée découvrant mes sublimes chaussette et posant la bouteille que je tenais à la main sur le plan de travail de la cuisine dans laquelle je me suis dirigé sans aucune difficulté. J'ai apporté à boire pour le repas de ce soir. Je fais comme chez moi. Je suis presque chez moi en fait. Je m'assois sur une des chaises et posant mes pieds dépareillés en évidence sur la table la regarde avec un air amusé Alors heureuse de me voir Théa darling?. C'est fou d'un coup je me sens plutôt requinqué et prêt à la faire chier.
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MessageSujet: Re: We can stay up all night swapping manly stories and in the morning, I'm making waffles! - Erthéa. Dim 24 Fév - 20:28

Erthéa

❝ Encore toi... ❞



J'ai jamais eu de vrais copains, pendant plusieurs années. Faut croire que je suis pas le genre de fille à ça. Faut croire que je suis pas le genre de fille qui trouve son « âme soeur » au moins pour quelques années. Faut croire que je suis pas assez romantique pour ça. Je suis pas ce genre de fille, j'aimerais l'être. J'aimerais avoir cette naiveté, cette candeur, ce regard enfantin plein d'espérance quand on dit amour. J'aimerais être une de ces filles qui croient en l'Amour avec un grand A, qui attendent le prince charmant, tout serait mieux que la réalité crue qui s'impose à mes yeux, la désillusion que je devrais être trop jeune pour connaître. Je vais finir comme une de ces vieilles, scrutant les vies des autres par la fenêtre, par leurs yeux d'oiseaux de proies. Parce que oui, je suis pas restée 15 ans avec le même homme, la même femme, mais je ne suis pas une de ces personnes qui prétendent n'avoir jamais aimé, ne pouvoir aimer, ne savoir aimer. Je sais trop bien pour ma propre santé. J'ai le don, je tombe amoureuse des cas désespérés, je tombe amoureuse quand il n'y a pas d'espoir, quand il n'y a pas d'avenir. Je tombe amoureuse. Et je finis par souffrir. Alors, l'amour s'évapore, il laisse place à l'amertume, à la colère, à la douleur, à la honte.

Mais l'amour est tenace, comme un parasite qui attendrait sournoisement dans le foie, sous une forme latente, il résiste, il laisse des souches, des vraies tumeurs, attendant le moment où les défenses sont au plus bas pour apparaître. Il en existe de différentes formes, des différentes grosseurs, de différentes dangerosité. Les deux plus dangereuses ? Les souches liées au souvenir, celles qui font que le cœur se serre à l'évocation d'un jour, d'un événement, à la vue d'une photo, d'un film, d'un vêtement. La nostalgie qui vous prend, le spleen qui s'installe, la gorge qui se serre. Avec le temps, cette souche diminue, mais il reste toujours des foyers résistants, un mois, cinq ans, plusieurs décennies après, parce que l'amour ne disparaît jamais, on ne défait pas ce qu'on a fait, on ne change pas le cours de l'histoire, le cours du destin. On n'est pas dans 1984, on ne réécrit pas le passé. L'autre résidu d'amour, le plus dangereux, car le plus inattendu. Si l'activité créé l'activité, l'amour créé l'amour, on en sort jamais. Une fois qu'on est tombée amoureuse, une fois, un jour, ce qu'il reste de cet amour, servira d'engrais pour un amour futur. Je les redoutais ces résidus d'amour traîtres, ils s'en foutait eux que je souffre. Parce que l'Amour c'est beau, l'Amour c'est bien. L'amour mon cul ouai.

J'étais pas la fifille qui se met en couple avec la première personne qui lui plaisait. Une personne me plaisait, vu que l'attirance était un phénomène purement physique, je couchais avec. C'était pas plus compliqué. Ca marchait très bien, j'avais pas envie d'être en couple, pas envie d'être une gentille petite femme qui fait la cuisine, c'était pas moi tout ça, j'étais pas faite pour être en couple, c'était pas une fatalité. Ok, à la base c'était juste une idée post traumatique, une anxiété de l'engagement, j'étais la névrosée des sentiments, mais pour ça, y avait pas de Xanax, pas de Prosac, c'était marche ou crève. Mais ça c'était avant, j'étais une grande fille maintenant. J'avais failli devenir mère ? Et alors ? J'avais cru un instant, naïve enfant que je fus, avoir trouvé l'homme avec qui je fonderais une famille, avec qui je vieillirais en la personne d'un connard sud-américain ? Et alors ? Je m'étais faite larguée par ce même connard, enceinte ? Et alors ? J'avais mis fin à mon tour du monde pour avorter ? Et alors ?

Yellowsky. J'y suis arrivée plus morte que vive. Plus proche d'un être unicellulaire que d'un être humain correctement développé. Et pourtant. Les blessures se ferment, étapes par étapes, marches par marches. Avec de l'aide. Beaucoup d'aide. Qui étais je pour laisser Arté comme je l'avais été ? Pourquoi serais je plus méritante que lui ? Je le détestais, mais je savais ce qu'il vivait. Si il y avait une personne qui pouvait le sortir de là c'était moi. Je n'étais pas une sainte, je n'étais pas particulièrement bienveillante, je ne savais même pas pourquoi je faisais ça, je ne voulais pas savoir. Je le faisais, c'est tout ce qui importait.

J'avais eu le malheur de confier à Lana, que j'avais fini de tourner la page, que j'étais prête. Prête à quoi, je n'sais pas. Mais j'étais prête. J'avais réussi à échapper à la création d'un profil Meetic. Mais c'était la saint-valentin. J'étais de corvée. Puisqu'il semblait que j'étais redevenu un être humain capable d'émotions, donc capable d'aimer, il fallait me caser. La logique sociétale me laissait perplexe. Mais comme une marionnette, je restais docile, qu'est ce que je ratais ? Ce que je ne ratais pas, je le savais. Je n'allais pas échapper au rencard de saint-valentin, je ne connaissais même pas la personne, je ne savais pas qui c'était, mais il paraissait que c'était ça qui faisait la magie du truc. L'inconnu. Je n'aimais pas l'inconnu. Je ne voulais pas mettre ma tête dans la gueule du chat qui laisse traîner sa queue sur le trottoir, attendant d'être piétiné par des jeunes filles aveugles. J'y allais à reculons, priant pour avoir une excuse. Je guettais Eden et Ban, espérant que l'un des deux aurait une crise de foie subite nécessitant mon aide pour les veiller. Mais les deux semblaient se porter comme des charmes, et je les regardais quitter la maison, emportant avec eux mes derniers espoirs d'échapper à la potence. J'hésitais un instant, à aller au rendez-vous en salopette pleine de peinture, crayon dans les cheveux et baskets. Si c'était sensé être l'amour de ma vie, il s'en foutait des apparences ?

Pleine de mauvaise volonté, je me préparais. Je n'étais pas du genre à me barbouiller la figure avec une tonne de maquillage. Je ne me maquillais presque jamais. Mais j'avais décidé d'être docile, alors en gentille fille, j'allais me préparer. Quitte à faire des efforts autant le faire jusqu'au bout. Le rouge c'était la couleur de la saint-valentin non ? Le rouge, c'était l'Amour, c'était les roses, c'était le romantisme, c'était la passion. A vomir. Mais, j'avais une robe rouge. A tomber. Alors j'allais oublier toute la symbolique culcul derrière cette couleur. Je me regardais dans le miroir, perplexe. Maquillée, lèvres assortie à ma robe, cheveux lâchés, j'étais pathétique. On dirait une de ces pauvres filles qui attendent leurs Princes Charmants. J'aimais pas les chevaux d'abord. Je regardais l'heure. Merde, j'avais pas le temps. J'allais passer une soirée pourri, j'allais être de mauvaise humeur, c'était pas moi, depuis quand j'avais des plans pour la saint-valentin ? C'était ridicule.

Qui sonnait ? J'étais sensée retrouver le con qui me servait de rendez-vous au resto. S'il avait chopé mon adresse, et qu'il était là, je me suicidais, les stalkers, je dis non. C'était peut être juste Eden ou Ban qui rentrait... Ca devait être ça. Je me damnerais pour rester là, je voulais pas y aller. Il devait avoir réservé pour un prévisible dîner aux chandelles, pendant lequel nous échangerions banalités, où il me raconterait ses études de droit ou d'économie, sa vie, ses parents, leurs cottages, sa sœur, son frère, son enfance. Je remarquerais à quel point il plairait à mes parents. Me demanderait si mes parents, justement, n'avait pas organisé tout ça. Je sourierais nerveusement, compterais les minutes, prétendrait de me sentir mal pour pouvoir m'éclipser en douce. Mais si jamais un jour je devais retomber amoureuse, ça ne serait pas comme ça. Pas avec un rendez-vous arrangé. J'avais besoin de surprise, de spontanéité, de vivre. Si je tombais amoureuse ce ne serait pas d'un con en costard cravate, ça ne serait pas le mec parfait, ce ne serait pas parfait, ça serait juste évident, ça se ferait par hasard. Je ne croyais pas au destin. Mais les rencontres forcées, les tentatives de tourner le destin à sa guise, ça ne marchait jamais. J'allais ouvrir. J'avais pas de chaussures. Quelle conne. J'aimais pas les talons. Alors je les mettais toujours au dernier moment.

C'était pas lui.
C'était Lui.

Qu'est ce qu'il foutait là ? Il gâchait ma soirée. Non mais non. J'en avais marre de ce con, j'étais pas à sa disposition. J'écoutais qu'à moitié, il devait débiter des conneries, comme d'habitude. Obligée d’appeler pour annuler. Il ne gâchait pas ma soirée. Il l'illuminait. J'avais mon excuse, juste devant les yeux. Il était génial. Il était parfait. « Arté, tu sais pas à quel point je t'aime là. Tu me sauves la vie, si j'avais su qu'un jour tu me servirais à quelque chose. J'avais un rencard auquel j'avais autant envie d'aller que de me pendre. » Je souriais en le regardant s'installer à son aise. Il habitait à mi-temps chez moi de toute façon, faudrait bientôt que je lui demande du loyer. J'étais tellement contente d'échapper à mon rencard, que je ne lui en voulais même pas de s'incruster à l'improviste. Je détestais qu'il fasse ça, il débarquait toujours quand j'étais pas maquillée, pas coiffée, quand je me levais souvent, ou quand je dormais aussi. Il vivait dans un autre monde, c'en était presque touchant. Mon regard se portait sur ses chaussettes, évidemment dépareillé, il ne se rendait pas compte que dans la haute couture, c'était super tendance. Arté était p'têtre un it-boy dissimulé. Sérieux, il avait de quoi, sa petite barbe de quelque jours lui donnait un côté bad boy, et sa négligence pouvait passer pour de l'attention. Y avait de plus en plus de mecs qui prenaient vraiment soin d'eux. Arté, semblait d'une autre génération, c'était plus rafraîchissant, je bossais souvent avec des mannequins, ça me changeait. D'un côté, il pourrait faire du mannequinat, c'est pas pour rien que je passais mon temps à le prendre en photo. Il avait un truc.

A boire ? La finnoise en moi, répondait à l'appel de l'alcool. « Du champagne, t'es mignon. Ca fait presque rendez-vous galant. J'ai mieux dans ma cave, j'irais chercher la suite. Tu verras, l'eau de vie made in Finlande c'est autre chose que la piquette française. Pour le repas, t'es gentil toi. Y a pas marqué bobonne. Tu t'incrustes, tu fais la bouffe. Y a rien de prévu, si t'as faim, va falloir allumer les fourneaux. T'as d'la chance que j'ai une gazinière. Je suis pas sûre que ça soit mangeable si je prépare quelque chose, mais à deux, on va p'têtre y arriver. » J'ouvrais un tiroir, sortait un tire-bouchon, récupérait des flûtes à champagnes. Je m'installais, virais les pieds d'Arté et ouvrait la bouteille avant de nous servir un verre. « Ca me fait plaisir tu sais. » C'était vrai, là j'étais bien. « 'Fin, ça me fait plaisir que tu ais dépassé le stade de la larve pour bouger ton cul jusqu'à chez moi. En ruinant mes plans. En débarquant sans prévenir. Mais je te pardonne, par pure bonté d'âme. Arté, trinquons, à notre soirée d'Anti-Saint-Valentin. »

C'était con. Je détestais Arté. C'était con, parce que le verbe était à l'imparfait. J'aime bien Arté quand il oublie d'être un chieur. C'était con, parce que le verbe était au présent.
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MessageSujet: Re: We can stay up all night swapping manly stories and in the morning, I'm making waffles! - Erthéa. Mer 27 Fév - 19:02

Erthéa

❝ Encore toi... ❞



L'amour c'est la merde. L'amour ça finit toujours mal. Peut importe comment ça commence, ça finit jamais dans les câlins et l'amitié. Pourquoi vous croyez que dans les films ils montrent jamais ce qu'il se passe après la découverte d'un amour mutuel et sincère ? Parce que les gens ont aucune envie de voir un film sur des gens qui divorcent, se déchirent, se disputent la garde de marmots insupportables et obèses, qui ont le cerveau lobotomisé par la société de consommation et finiront par faire une overdose à 12 ans parce que la cam c'est « cool ». Personne n'a envie de voir ce genre de film. Alors on fait pas ce genre de film et à cause de ça on berne des générations de jeunes en leur faisant croire que l'amour c'est beau, que l'amour ça rend heureux, que l'amour c'est le but de la vie. On dit aussi qu'on fait du mal à ceux qu'on aime et ça je confirme. L'amour c'est pas beau. L'amour ça rend pas heureux. Oh bien sûr sur le coup c'est l'impression que ça donne, on se sent comme une licorne galopant gaiement dans son champ, on a des papillons pleins l'estomac et les selles. Mais après. Oui parce que dans la vraie vie y a un après, ben après ça part en couille. Après on s'engueule, on se déteste, on se pourrit, on se fait du mal et on veut plus jamais se revoir et ça ça rend pas heureux. L'amour c'est sale, l'amour c'est d'la merde. L'amour j'en veux pas, j'en veux plus j'ai assez donné.

Le problème c'est que ça se commande pas. On décide pas comme ça : tiens je trouve que cette personne a un fort quotient de qualité, elle correspondrait bien à mon profil, approchons cette gazelle. Y a que sur meetic qu'on fait ça. Et pour moi c'est pas l'amour ça. L'amour ça se commande pas. Moi l'amour ça m'est pas arrivé souvent mais assez pour que je puisse savoir comment ça se passe. La première fois c'était dans un bar, dans le trou du cul du monde, dans le miteux, dans le bas fond de l'insignifiance de l'humanité. Dans la violence et la passion. Un contexte qu'hollywood se ferait un plaisir de rendre tellement glamour. Mais de glamour ça n'avait rien. C'est ce qu'on pense, que l'illégalité c'est beau que la misère c'est salvateur et le siège des passions, peut être mais ça finit comme le reste : mal. Cette fois c'était de ma faute. C'était moi qui avait tout cassé, qui l'avait brisé, qui avait mis un terme au jolie conte de fées et rappelé à tous deux que l'amour ça craint. Et puis y avait eu Lana, moins fort, moins intense, moins miséreux. Plus stable, plus sain, avec plus d'avenir que je m'étais dit. Regardez le résultat aujourd'hui. Est ce que je m'en voulais de ce que j'avais infligé à Iseult ? Oui. Mais je m'en voulais déjà avant, seulement maintenant je comprenais, en partie du moins. Parce que ce que j'avais fait subir à Iseult c'était pire.

Du coup moi le jour de la fête des amoureux, j'allais pas faire la fête. J'allais pas célébrer la décadence de l'humanité, j'allais pas me prêter à un jeu auquel je croyais pas. J'aillais juste chez elle. Elle, elle me poserait jamais ce genre de problèmes. Elle et moi c'était pas comme ça. Y avait pas d'amour ou de tout ce genre de conneries. Y en aurait jamais. C'était pas possible de tomber amoureux de cette fille elle était trop insupportable. Elle c'était un peu.. je sais pas. Le poteau qui me maintenait ? On a vu plus avantageux comme comparaison je l'admet. Théa elle avait été là dès que ça avait commencé à pas aller. C'était bizarre parce que Lana c'était sa meilleure amie. Parce que je l'avais giflée. Parce qu'elle pouvait pas me supporter. Parce que j'étais encore plus chiant qu'avant. Parce que je vois pas pourquoi quelqu'un qui supportait pas Erwi aimerait plus Arty. Pourtant elle avait été là. Elle m'avait bougé le cul, elle m'avait aidé. Pour ça je lui en devais une je crois. Et pour ça même je la détestais, j'aimais pas être redevable.

Je débarquai chez elle. Tranquillement, les bras croisés derrière la tête, un large sourire sur les lèvres. Inconscient et confiant. Je savais qu'elle m'ouvrirait la porte. Je savais qu'elle me laisserait entrer, qu'elle me laisserait me déchausser et squatter son canap, je savais qu'elle me laisserait faire ce que je veux, je savais qu'elle me laisserait la faire chier pour avoir le plaisir de me mettre hors de moi en retour. Elle habitait à moitié chez moi, j'habitais à moitié chez elle. C'était normal. C'était devenu évident. C'était comme ça. On était devenu proche. Plus proche que j'aurais pensé qu'on puisse l'être. Si le jour où je m'étais pris un café dans la gueule sur les marches du British Museum on m'avait dit que je me serais autant attaché à elle je l'aurais pas cru. Oh bien sûr je l'avais toujours bien aimée, je lui avais immédiatement trouvé du potentiel à cette jeune femme mais j'pensais pas que je pouvais en être si dépendant. Peut être qu'on avait fini par devenir vraiment amis à la fin. Non pas possible. C'est la fatigue qui me fait établir ce genre d'hypothèses fumeuses.

Quand elle m'avait ouvert la porte je m'étais pas vraiment posé la question de si elle pouvait vraiment avoir quelque chose de prévu ce soir. Je m'étais pas demandé ce que je ferais si elle était pas là, si elle avait un rendez vous. Pour moi c'était évident qu'elle serait là, qu'elle m'accueillerait et resterait avec moi. Un peu comme un gosse en fait, qui a juste peur qu'on le laisse tout seul. Quand je débarquais pendant la nuit elle était toujours là et elle m'ouvrait toujours. Je me rendais pas compte que j'allais chez elle. Mais le matin je m'en voulais, sauf qu'au lieu de m'excuser, je préférais m'engueuler avec elle. Une fois sobre et éveillé je me rendais compte que j'abusais mais je continuais toujours. J'étais jamais arrivé vraiment moche chez elle pourtant. Une fois j'avais un léger bleu sur la mâchoire, mais jamais vraiment d'oeil au beur noire, jamais de sang, à croire qu'inconsciemment je faisais quand même attention ou bien que j'avais un minimum de dignité au fond, voire un mélange des deux. Mais là quand elle m'avait ouvert la porte la seule chose à laquelle j'avais pensé c'était à lui sourire, parce que j'étais heureux de la voir, à enlever mes souliers parce que je savais qu'elle avait horreur que je dégueulasse son sol avec mes shoes toutes crades, à poser mes victuailles sur le plan de travail pour lui montrer que j'étais pas venu les mains vide et à m'installer parce que de toutes façons j'avais pas l'intention de partir avant un moment. Alors que j'entrais, elle semblait réagir à mes paroles, se rendre compte que oui j’emménageai pour la soirée et c'est à ce moment là que j'eus le droit à un accueil pour le moins chaleureux et plutôt inattendu. Tiens, tiens. Alors comme ça elle avait vraiment un rencard de prévu ce soir. C'est bizarre j'imaginais pas Théa en couple, je l'imaginais pas à un rendez vous. Je l’imaginais pas vraiment rentrer dans la case en fait, se conformer. Pour moi mademoiselle Hamilton était pas vraiment une figure de stabilité. La pensée de la voir face à un inconnu à discuter enfance au manoir, course avec le chien et pêche à la truite du dimanche en petite robe blanche à volant me fit sourire. Je sais que tu m'aimes, et saches que comme le dit le dicton 'on a toujours besoin d'un Erwi avec soit' mais je suis relativement agréablement surpris par cet accueil. Toi, à un rencard ? T'inquiète pas de toutes façons, avec ou sans moi t'aurais pas tenu longtemps à ce genre de truc. Tu l'aurais rapidement fait fuir

J'étais serein. Comme un habitué dans son bar. Je savais où aller, presque mieux que chez moi parce qu'ici c'était un minimum rangé et j'avais pas besoin d'éviter le genre de mine que mon compatriote et moi même disséminions aux quatre coins de la maison. La bouteille venait d'ailleurs de sa réserve. Entre français il me devait bien ça, surtout vu toutes les personnes pas net que je le laissais ramener sans arrêt chez nous. Bouteille à l'évocation de laquelle la finnoise réagit immédiatement. Ça devait être son enfance dans un igloo, on devait pas boire que du jus d'orange par là bas à mon avis, ils étaient élevés à la boisson qui réchauffe le corps et l'esprit dans ces contrés lointaines éloignées de la civilisation. Ben c'est la saint valentin. T'as cru quoi, je fais les choses bien moi. N'oublie pas que la France est le pays du savoir vivre. Et de toutes façons elle est pas à moi cette bouteille Je lui souris, un sourire sincère. Je parlais pas souvent de la France, c'était bizarre mais là c'était sortit tout seul. D'habitude c'était pas ma source de fierté principale mais faut croire que pour une fois ça me perturbait pas tant que ça. C'était bizarre j'étais presque normal. J'avais l'esprit presque clair, j'étais d'une humeur assez saine. C'était peut être ses putains d'huiles essentielles qu'elle devait avoir planquées de partout qui faisaient ça après tout. Je ne dirais pas non cependant pour goûter un peu de votre liqueur nordique ! Ben on fait des pâtes et on en parle plus. J'suis un pro. J'peux même faire une sauce avec tes fonds de tiroirs. J'avais presque envie de rajouter J'ai bouffé ça pendant 20 ans mais je me dis que ça entraînerait à coup sûr des questions sur mon enfance, ce que je préférais éviter puisque de toutes façons je n'y répondrais pas.

Elle va fouiller dans un tiroir et c'est à ce moment qu'assis sur ma chaise, les pieds sur la table mon regard se retrouve aimanté par son châssis. Je porte véritablement mon regard sur elle et quand elle me fait face je me surprend à être comme ces loups de tex avery, avec comme seul vocabulaire descriptif disponible : WAOUH. Je crois que je l'avais jamais vue aussi bien habillée. Le rouge lui allait diablement bien. Sa robe était magnifique, accordée à un rouge à lèvre qui semblait me dire, t'as vu comme elles sont canons mes lèvres ? Tu les voudraient hein ? Même pas en rêve. Là où on se rendait compte d'à quel point sa robe était sublime c'est qu'à un moment on ne la voyait plus, on ne voyait plus qu'elle. Son corps. Ses courbes soulignées par le tissu et rendues désirables par cette parure. Ce n'était pas qu'elle n'était pas belle d'habitude. Théa était un belle femme. Elle serait belle même en salopette et baskets mais là elle était... Waouh. Elle revint vers la table poussant mes pieds sans ménagement, me déséquilibrant et me forçant à adopter une attitude plus normale. Ce qui n'était pas plus mal vu la bosse qui s'était formée à mon insu sous ma ceinture. Ça devait être la robe. De toutes manières il ne s'agissait que d'une réponse physique totalement logique et naturelle. Thanks god, avec ce qui me servait de pantalon elle ne risquait pas de s'en apercevoir. Ça aurait été tellement inutile de toutes façons. Elle le savait qu'elle était belle, pas besoin que je lui montre en plus. Si seulement Lana savait. Rien que pour ça ça me faisait plaisir tiens. Sa voix m'arracha à mes réflexions sur le bien fondé de réaction aussi humaine et innocente que celle dont j'avais été le sujet il y a peu. Je suis pas une larve Théa. Je ne trouve pas que cette comparaison soit très flatteuse, enfin pour la larve si bien sûr mais pour moi un peu moins. J'espère bien que ça te fais plaisir ! Manquerait plus que ça. J'me déplace pas pour rien non plus, ni pour n'importe qui, ni pour que ça fasse pas plaisir, et encore moins sous la pluie, dans le noir et sachant que je risque d'être obligé de passer par la fenêtre. Je me lève et esquisse une demi révérence en disant sur un ton doucereux et solennel de prince sex-symbol Disney Tout le plaisir est pour moi ma mie* Je pris mon verre et l'entrechoquai avec le sien A notre soirée d'Anti-Saint-Valentin Je me rassis et lui lançai un regard amusé Alors c'était qui ton rencard de ce soir ? Parce qu'il sait pas ce qu'il rate. Et faudra que je pense à lui dire merci, grâce à lui j'ai pu voir Mademoiselle Hamilton dans une robe pour le moins sexy ma chère Heureusement qu'elle avait pas noté toute à l'heure sinon j'aurais pris un peu cher sur ce coup là je crois. Mais vivre dangereusement me plaît assez. Je remplis nos verres vides et me levai d'un bon. Je lui tendis ma main. C'est pas que mais même les pâtes ça se fait pas tout seul. On a du boulot ma vieille

J'aimais bien Théa au fond. Non en fait je crois que c'est pas vraiment ça. Théa je la supportais pas. Mais j'aimais bien l'homme que j'étais avec elle. J'aimais bien être avec elle. C'était un peu mon attrape cauchemar, ça devait être son karma mais elle enlevait un peu de la couche de suie qui obscurcissait mon esprit. Peut être que sur son canapé j'arriverais à dormir.
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MessageSujet: Re: We can stay up all night swapping manly stories and in the morning, I'm making waffles! - Erthéa. Ven 8 Mar - 17:46

Erthéa

❝ Encore toi... ❞



Vivre une petite vie monotone, se réveiller tous les matins avec le même visage à ses côtés qui jours après jours prend rides et poids, s'occuper inlassablement de ses gosses, petits chieurs trop gâtés ne connaissant rien, avoir un travail de bureau, des collègues, un patron, une maison, une voiture, un chien, une cheminée, tout ça, c'était pas pour moi. J'aimais bien les chiens, c'était pas le problème. Mais déjà, je préférais les chats. C'était l'ensemble. Tout ça, ensemble, je pouvais pas. Je me voyais pas mener une vie de couple morne, tomber dans la routine, m'ennuyer, voir dépérir petit à petit un couple condamné depuis le début. Ce n'était pas moi, je ne voulais pas devenir cette femme, bourgeoise frigide et méprisante. Ma mère, en somme. Brr, j'en avais froid dans le dos. J'étais faible, je le savais, je fuyais quand j'avais peur. Mon tour du monde ? Ce n'était pas une valeureuse preuve de courage de partir, seule. Non, c'était tout le contraire. J'avais eu peur, peur de dire non, non à mes parents, de leur dire que non, je ne ferais pas d'études d'économies. Je n'avais pas réussi à leur tenir tête, à imposer ma volonté. J'avais fui, juste fui.

Le résultat n'était pas aussi glorieux que j'aurais aimé le prétendre. Pauvre naïve que j'étais, je me retrouvais à Londres, seulement plus triste que je l'étais en partant. Bien évidemment, j'avais mûri, j'avais enfin perdu ma timidité, je m'étais assumée, moi, comme j'étais. J'avais connu des joies, des petits bonheurs, des rencontres fortuites, des amitiés. Mais tout ça était gâché par une seule personne. Tous les kilomètres, tous les sourires, tous les paysages étaient tâchés de son image. Si j'avais été plus forte, peut être que tout aurait été différent. On pouvait refaire le monde avec des si. Il n'y avait qu'une raison pour supporter Madame. Il y avait une vie avant Yellowsky. Et une après. Quoique l'on dise, tout changeait ici. Peut importe le mépris que je pouvais porter à Madame, je lui devais une once de reconnaissance. J'avais trouvé des choses que je rejetais, et auxquelles je semblais prendre goût. La stabilité. La sédentarité. Je gardais mon indépendance, je vivais comme je l'entendais. J'avais trouvé une prison doré dont je possédais les clés. C'était ça ma liberté.

Moi j'étais pas une courageuse. J'aurais jamais été envoyée à Gryffondor. Eden, ouai, elle aurait eu sa place là-bas. Pas moi. Moi j'étais lâche. C'était peut être pour ça que j'étais pas faîte pour l'amour. En amour, y a toujours un moment de flottement, il faut faire confiance, être courageux, se lancer. Et à ce moment là, vous êtes plus vulnérable que vous ne le serez jamais. Comment un nouveau-né, à nu. Le moindre danger, et c'est la fin. Ca devait être ça, j'avais tellement peur de me lancer, tellement peur de faire confiance, que je restais de mon côté de la falaise, je n'osais faire le grand saut. Quand je le faisais, je devais mal m'y prendre, terrifiée par l'angoisse, à la recherche désespérée de l'adrénaline qui me ferait sauter, me livrer, me confier, me mettre à la merci de l'autre ; tellement mal m'y prendre que je tombais dans ce gouffre sans fond. Je tombais, encore et encore, dans mes rêves, dans mes souvenirs, je tombais, je revoyais ma chute, oiseau brisé. Un seul doute et c'est la fin. Le bon moment dépassé, l'autre n'est plus là pour vous attraper en plein vol. Sauter sans personne pour vous rattraper, c'est juste l'assurance de tomber, c'est juste du suicide.

J'étais loin d'être suicidaire. A la base. Mais l'amour c'était juste une sorte de maladie neurologique dégénérative. Plus aucunes limites, plus aucun sens commun, le cerveau était en stand by, il prenait des congés au pays des licornes dans un hôtel avec pension complète et piscine. Une voiture sans chauffeur finit dans le bas côté, une personne amoureuse faisait de même. Elle fonçait consciemment dans le mur, avec le sourire aux lèvres en plus de ça. Aucune personne sensée ne souhaitait ça. Heureusement, quand on est amoureux, on ne l'est pas, sensé. On a pas le choix, on ne décide pas de tomber amoureux. Est ce qu'Harry Potter avait choisi d'être un sorcier et tout le tralala ? Est ce qu'Eragon avait choisi de trouver un œuf de dragon ? Est ce qu'Emma avait choisi qu'on la balance dans un tronc d'arbre quand elle était bébé ? Non. On ne choisissait jamais. On subissait. Le seul choix qu'on avait, c'était celui de prétendre qu'on avait notre mot à dire, d'avoir la tête haute, de foncer ou de laisser passer, d'attendre la fin comme un gosse qui se fait voler son tiramisu à la cantine et qui n'ose se défendre sous prétexte que le voleur a 25 ans et la carrure d'une armoire normande. Il méritait de mourir. Le gosse. On se laisse pas voler son tiramisu, merde !

La Saint-Valentin, c'était une fête morbide. Enfin, ça dépendait de quel point de vue on le regardait. Mais en prenant ma théorie de l'amour suicidaire comme une doctrine -chose que je conseillais évidemment vu l'excellence de ma théorie- on en venait à la conclusion, à l'évidence, que la saint-valentin était la célébration du suicide. C'était un message subliminal à vocation funèbre. Je ferais des recherches mais cela ne m'étonnerait pas que les multinationales propriétaires des sociétés de chocolats, décorations en forme de cœurs, organisations d'événements à thèmes étaient également propriétaire de la suite logique. A savoir entreprises spécialisées dans les cercueils personnalisés et interactif, pierres tombales volontairement originales et optimistes, services de pompes funèbres et autres organisations d'enterrements. C'était une machination du système. Pour limiter la population terrestres. Le contrôle des naissances n'était qu'une alternative ridicule. Le vrai marché de demain c'était la mort. Donc se servir de l'amour pour atteindre les plus faibles, BAM, explosion démographique compensée par les suicides. Conséquence logique ? Prix Nobel d'économie. Tout était lié. On fabrique des objets roses, on tourne des comédies romantiques, on cultive des roses, on les vends. Première étape. On tourne des documentaires moroses, on fait une petite crise économique, on augmente les prix, une fois le sujet à point, on lui rappelle ô combien sa vie était mieux avant, bam rupture. on déprime. Deuxième étape. C'est à ce moment là que se met en place l'engrenage fatal. La production se centre sur les cordes, tabourets, médicaments, armes, et tout autre chose susceptible de donner la mort. Troisième étape. Après, on a plus qu'à finir le travail en facturant l'enterrement. Quatrième étape. Vous remarquerez que la quatrième étape n'est pas la dernière étape, c'est un éternel recommencement, c'est le cycle de la vie. On repars au début.

Alors pourquoi consciemment je me conformais à la logique morbide de l'événement ? Pourquoi j'avais accepté ce putain de rencard ? J'en avais aucune idée. C'était un moyen de montrer que j'étais une grand fille maintenant, que j'étais tournée vers l'avenir, que j'avais entamé un nouveau chapitre de ma vie, que j'étais au bord du précipice, prête à sauter au moment venu. Je ne voulais pas sauter, je ne voulais plus. Mais je sauterais. Dans six mois, dans un an, dans cinq ans, je sauterais. En espérant que cette fois ci, on me rattraperait au vol. Je n'étais pas forte. Je ne tiendrais pas à un deuxième saut dans le vide.

Mais Arty était venu interrompre mes élucubrations. C'était peut être un signe. Le signe que ce rencard était une mauvaise idée, je n'étais peut être pas prête à faire confiance au premier inconnu. Enfin, c'était surtout le signe que je n'allais pas passer une saint-valentin basique. Je ne risquais pas de m'ennuyer. Je ne pouvais pas m'ennuyer avec Arty, il y avait au moins ça de bien. Si on avait plus rien à se raconter, on pouvait toujours s'engueuler... Ça promettait d'être épique, une Saint-Valentin sans électricité. Je commençais presque à m'habituer, j'aimais bien le style que donnait les dizaines de bougies que j'avais artistiquement disséminés un peu partout dans la pièce. M'habituer, je risquais d'y être obligée. Si tous les habitants étaient aussi fier que moi, on pouvait rester longtemps sans électricité.

Je souriais. Je n'arrivais même pas à être surprise ou même en colère de sa venue. C'était juste logique, c'était une évidence. Pour lui, je ne pouvais pas être absente ou avoir prévu quelque chose. J'étais là, c'est tout. A n'importe quelle heure, je finissais par lui ouvrir, en râlant parfois, mais je lui ouvrais. Nous savions tous que je ne le laisserais pas dehors. Eden le savait. Arty aussi. Et au fond je le savais. J'avais décidé de l'aider, je ne le laisserais pas au milieu de la route. Même si c'était un écrivain qui méritait à peine ce titre, même s'il était insupportable, même si il venait du fin fond de la campagne française où il élevait des vaches, même si c'était l'ex de ma meilleure amie, même s'il était une demi-larve -oui, il avait évolué ces derniers temps, notre petit pokémon de type rampant était arrivé au stade intermédiare. Malgré tout ça, je l'aidais, sans vraiment comprendre pourquoi. J'aimais à prétendre que c'était par pure bonté d'âme. Il n'y avait pas d'autres explications.

Il connaissait à me connaître le p'tit éleveur bovin. Ça me plaisait moyen... En tout cas, il avait tiqué quand je lui avais dit que j'avais rencard. Dire ça, me faisait vraiment bizarre. « Je pourrais me passer d'Arté à mes côtés sans problème. J'en serais même heureuse. Mais ta thérapie est pas finie, ce ne serait pas professionnel de t'abandonner maintenant. Alors je prends sur moi et je serre les dents en attendant la fin du supplice. Mon enthousiasme n'est absolument pas dû au fait, que je préfère passer la soirée avec toi qu'avec... Merde. J'ai oublié son prénom. Je tachais juste d'être gentille. Je l'aurais fait fuir ? Moi ? Genre. Il aurait pas osé, t'as vu la robe que j'lui avais sorti ? Ca m'étonnerait que cette robe fasse fuir les mecs. C'est plutôt moi qui aurait pas tenu je crois. »

Parler d'alcool à une Hamilton. Comme si le champagne comptait pour de l'alcool. Ça compte comme du jus d'orange ça, c'est rien. Amateur. « La Saint-Valentin, mon dieu, je vais faire une overdose de bons sentiments. Brr. Le savoir-vivre ? Venant de toi, c'est de l'ironie je crois non ? T'as piqué dans la réserve de Diego ? Ouh, mon chou, tu sais pas ce que tu risques. C'est comme piquer l'or des farfadets, y a des représailles. Je plaiderais ta cause, si je dis que c'était pour moi, tu échapperas peut être à la guillotine. Mon petit Arty, ce soir tu deviens un homme. Tant que t'as pas goûté l'eau de vie de chez nous, t'es qu'un p'tit garçon. Moi, tant que tu me fais à manger, ça me va. Quel cuisinier j'ai là. J'aurais pas eu mieux au resto. Pour les pâtes, regarde le placard le plus à droite, je vais regarder ce que j'ai pour la sauce. » Sans frigo, niveau provisions, c'était pas trop ça. Mais je devrais bientôt trouver une boîte de sauce tomate, deux, trois lardons, ou des trucs du genre. Y a un an, on m'aurait décrit cette scène, j'aurais explosé de rire, tellement ça me semblait improbable. Et pourtant. Je ne trouvais même pas ça bizarre. On s'engueulait toujours autant qu'avant, si ce n'est plus, mais j'avais découvert que je pouvais l'apprécier. C'était rare hein, fallait pas exagérer, mais sa compagnie n'était pas SI désagréable. Je lui ouvrais même une bouteille que j'avais ramené de Finlande, c'était dire le privilège.

« Arté. T'es une larve. Une larve en pleine évolution, certes. Mais une larve quand même. Tu préfères que je dise que t'es une chenille ? Moi je trouve que t'y gagnes au change. Sans vouloir être vexante » Je souriais innocemment en employant le ton le plus juvénile que j'avais. Car après tout, la vérité sort de la bouche des enfants... « Qu'il est mignon ce petit. T'as fait tout le chemin dans le noir et sous la pluie pour moi ? C'est pour ça que t'as foutu de l'eau partout dans l'entrée ? Merci du cadeau hein. T'as de la chance que je t’ai pas foutu à la porte darling, j'aurais pu tu sais... » Menteuse. Non, je ne pourrais pas le foutre à la porte. Je ne voulais pas être comme ça. Je ne voulais pas être contente de sa venue. On parlait d'Arty quoi. Je traversais seulement une période où Mère Theresa s'était réincarné en moi. Ça n'avait rien à voir avec lui, bien sûr que non. Stop. On arrête de réfléchir, y a rien à réfléchir, je suis gentille, beaucoup trop gentille, c'est tout. Je ne pouvais m'empêcher de sourire quand Arty mima un semblant de révérence. Je buvais quelques gorgées de son champagne. Pas mauvais. Il avait au moins bien choisi. « Santé ! Mon rencard ? J'ai oublié son nom, je crois qu'il fait des études d'économie. Ou de droit peut être. Ok, j'en ai aucune idée en fait. Son nom, est pas resté dans mon esprit non plus. Attends, je l'ai peut être noté sur mon téléphone, vire de là. » Je poussais la chaise d'Arty, manquant de peu de le faire tomber et récupérer mon sac. Je me rasseyais alors en cherchant dans mon portable. « Kevin... Tu m'étonnes que j'ai pas retenu, mon cerveau préférait oublier. Si tu veux le remercier, je peux te brancher avec si ça te tente my Dear, c'est vrai que j'ai tendance à oublier les révélations de Madame, mais je peux te passer son numéro si tu veux. » Je devais sûrement rougir à présent, j'avais toujours détesté ma tendance à rougir beaucoup trop facilement. Être sexy était évidemment mon intention en mettant cette robe. Mais qu'Arty le remarque et me le fasse noter, était... inattendu. Je ne m'attendais pas vraiment à ce qu'il apprécie la robe. Il ne m'avait jamais dit un truc du genre. Ça me faisait plaisir. Je n'allais pas pour autant lui montrer que ça me faisait plaisir non mais. « T'es pas obligé t'sais. C'est pas parce que c'est la Saint-Valentin que t'es obligé de sortir des répliques de vieilles comédies romantiques hein. T'inquiète pas, ça m'étonnerais que tu me revois comme ça de sitôt, c'est pas vraiment ma tenue de tous les jours et ça m'étonnerais que je prévois d'autres rencards à l'avenir. Profite darling, profite. » Bonjour, je m'appelle Anthéa, et j'arrive même pas à dire un simple merci...


Je regardais la main tendu d'Arty avec les yeux d'un poisson qui vient d'être pêché et s'étonne de ne pouvoir respirer hors de l'eau. C'était surprenant comme geste. Enfin plus rien ne devait me surprendre vu la tournure de cette soirée, la surprise semblait être la nouvelle normalité. J'attrapais finalement sa main pour me relever et prenais mon verre de l'autre. J'allais pas laisser mon verre tout seul sur la table, c'était la Saint-Valentin, je ne voyais pas pourquoi les verres devraient être délaissés, ils avaient le droit à un peu d'attention eux aussi. « Ma vieille, sérieux ? Appelle moi ma grosse aussi. Je te rappelle que je suis plus jeune que toi très cher. Moi j'ai déjà regardé ce que j'avais pour la sauce. En trucs mettables, j'ai des tomates, un oignon d'la crème fraîche, du parmesan, des lardons. On peut foutre tout ça en vrac. Si on met de la vodka, ça nous fait un semblant de sauce à la russe. Ca te va ? De toute façon, j'ai que ça, alors tu te débrouilles, monsieur le grand chef et y a intérêt que ça soit bon. Je te laisse faire, moi, je te regarde. Mets pas trop de temps, je tiens la bouteille en otage, je vais la finir toute seule sinon. » Mettant mes paroles en action, j'attrapais la bouteille et la serrais contre moi avant de m'asseoir sur le côté du plan de travail, en balançant mes chaussures. « J'ai faim, j'ai faim, j'ai faim.* »

J'étais chiante. J'étais têtue. J'étais instable. J'étais sentimentalement peu équilibrée. J'avais été détruite à cause d'une rupture. Je savais même pas pourquoi je l'aidais.

En fait, c'était peut être parce qu'il était comme moi, et qu'à deux, c'est plus facile.

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MessageSujet: Re: We can stay up all night swapping manly stories and in the morning, I'm making waffles! - Erthéa. Mer 3 Avr - 20:23

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❝ Encore toi... ❞



Les relations au fond ça avait jamais été mon fort faut croire. Et puis c'est pas vraiment comme si les événements avaient vraiment été là pour le démentir. J'avais du mal à me sentir à l'aise dans une routine, une situation confortable et stable. Je n'étais pas stable. Dans mes relations je crois que c'est ça qui tôt ou tard fout le bordel. Je ne suis pas quelqu'un de stable. J'ai trop de problèmes avec mon propre esprit pour pouvoir me consacrer convenablement à une autre personne. Oui c'est peut être ça au fond. On pourrait assimiler ça à une sorte d'égocentrisme latent et récurrent empêchant tout attachement à trop long terme. Pourtant j'en avais eu des relations longues. J'avais aimé. Pas que moi, pas que ma famille, pas que mon sang en somme. J'avais eu un meilleur ami, j'avais été fiancé, j'avais été fou amoureux, j'avais été dépendant de certaines personnes. J'avais même un certain nombre d'amis depuis que j'étais en Angleterre mais j'étais pas stable. J'étais pas fixe, j'étais trop impulsif, trop violent à tous les niveaux. J'étais pas un mec bien. Je le savais, mais j'essayais quand même d'en persuader les autres, pire, j'essayais de m'en persuader. Dans les films y a toujours le mec pas cool, connard, sans cœur gros crevard qui finit par se révéler adorable, génial, courageux et amoureux. Ben moi c'était à peu près l'exact opposé. Pas l'exact opposé du nom sur le bout de la langue. Non. Je n'étais pas un poème, je n'étais pas un mot que l'on cherche et ne trouve pas. Je n'étais pas si difficile à définir, il suffisait d'avoir tous les éléments nécessaires, ce qui pour le coup se révélait souvent beaucoup plus ardu. J'étais pire qu'un poème. J'étais un poète. J'étais Baudelaire. J'étais le spleen, j'étais beau parleur, doué, impulsif, émotionnellement vulnérable, narcissique, mégalomane et seul.

Lana. Depuis quelques temps nos relations s'étaient nettement dégradées. Je ne peux pas prétendre que ça me soit tombé dessus comme une tuile échappée d'un toit un jour de grand mistral non plus. Je n'étais pas une petite vieille se promenant tranquillement sur laquelle des jeunes enfants innocents mais complètement cons avec fait tombé une télé depuis le haut d'un immeuble. On s'était éloigné. Elle était devenue un peu distante. Elle me parlait moins. Pas qu'on ait jamais été de grands bavard. Je veux dire oui, on parlait beaucoup mais on se racontait pas nos vies. Je savais que la sienne avait pas été toute rose non plus, que j'étais pas le seul de nous deux à en avoir bavé. Peut être que c'était ça qui avait finit par nous séparer, ces non dits. Les non dits c'est la pire chose pour une relation, et croyez moi je suis un expert là dedans. Mais plus que cette communication ce qui avait vraiment foutu la merde entre nous c'était elle, enfin lui plutôt. C'était elle qui avait commencé à être un peu bizarre, à m'écarter, à penser à lui. Elle disait qu'il n'était rien mais moi je savais que ce n'était pas rien. Oui je lui faisais confiance, aveuglement. Non je ne croyais pas un traître mot des rumeurs de madame, mais j'avais bien vu le froid pendant le fan club de Primrosae -un véritable désastre soit dit en passant. Il y avait un truc pas net entre eux, il y avait un malaise, une gêne que je n'appréciais pas réellement. J'avais tout de même continué à lui faire confiance. On était de moins en moins proche. Elle parce qu'elle était sûrement rongée par son amour sans aucun doute dévorant pour cet enfoiré de russe de merde et moi parce que ça m'énervait, parce que je peux être très désagréable et chiant quand je le veux. Alors elle m'avait largué. Je l'aimais et elle, elle m'avait jeté. Avec des excuses bidons, des pseudos remords, regrets, larmes, protestations et tout ce que vous voulez. Elle m'avait fait du mal. Elle m'avait ramené à la réalité. Je voulais plus jamais la voir.

Et à côté de ça y avait l'autre, Théa. J'étais sûr qu'elle le savait depuis le début. J'étais sûr qu'elle était dans le coup. D'ailleurs, tout ça c'était sans doute son idée. Elle me supportait pas, elle avait jamais pu me voir en peinture, c'était un secret pour personne alors elle avait sûrement estimé qu'un bâtard de l'ouest valait mieux pour sa Lana d'amour que moi. Jalouse et aigrie par son célibat à duré indéterminée elle avait du se dire que je ne méritais pas Lana, enfin ça c'est ce qu'elle donnait comme excuse en vrai c'est juste qu'elle avait bien vu qu'on était dans une période un peu tendue et qu'elle en avait profité pour lui monter la tête, pour se débarrasser de moi. Ah la salope. Elle avait du passer des heures, des jours, des nuits à méditer sa stratégie, à réfléchir à comment elle ferait pour m'évincer, pour me faire sortir de la vie de la belle russe. Peut être même que c'était elle qui avait semé le doute dans l'esprit de la slave, peut être que c'était elle qui avait montré le connard blond à Nala, peut être que c'était elle qui avait fait courir, la rumeur comme quoi j'étais gay, peut être qu'elle avait fait courir la rumeur sur nous, parce que tout est bon pour arriver à ses fins. Peut être que je ferais mieux de prendre mes cachets contre la paranoïa aussi. Mais j'étais sûr que Théa n'était pas totalement innocente dans cette histoire. Théa n'était jamais totalement innocente. Elle avait l'air d'un ange rebelle et adorable comme ça, mais c'était une garce déterminée et possessive voilà ce que c'était. Une connasse incapable d'apprécier mon livre à sa juste valeur. Je la détestais.

Au fond je savais qu'elle n'y était pour rien. J'avais plusieurs raisons pour ça. Premièrement ce n'était pas son genre, trop subtil, trop vicieux, elle c'était une finnoise, une nordique une brute qui faisait pas dans ce genre de coup foireux, elle t'attaquait de face et ne passait pas par des chemins sinueux qui brouillent les pistes. Deuxièmement elle avait l'air vraiment étonné quand elle l'avait su, mais pas trop étonné non plus, ce qui laissait penser qu'elle s'en doutait, mais ne s'attendait pas à ce que ça arrive maintenant non plus. Troisièmement elle n'avait rien fait pour me punir de ma gifle, interprétation ? Soit elle était effectivement coupable et l'endossait en acceptation de sa punition, soit elle était un peu désolé pour moi et comprenait ou du moins, se disait que même si elle en avait envie il ne valait mieux pas en rajouter. Or Théa n'était pas vraiment une abonnée de l'autoflagélation. Enfin et surtout, au fond je sais qu'elle me kiffe.

J'avais du mal à croire qu'elle ait vraiment un truc de prévu, qu'elle ait vraiment un « rencard ». I mean seriously, c'est quand même d'Anthéa Hamilton qu'on parle là ! La thérapie ? Really ? J'ai pas besoin de thérapie moi madame. Tu peux juste avouer que t'es trop heureuse que je sois venu à ta rescousse. Je lui décochai mon plus beau sourire. Mais t'en fais pas, tout le plaisir est pour moi. Tu connais même pas son prénom ? Ben c'est du beau, essaie d'avoir l'air crédible maintenant. En effet, tu as sorti l'artillerie lourde ! Je pense qu'il serait resté, pas pour toi, mais au moins pour la robe. Bien sûr que tu aurais fuit ma petite, t'es pas faite pour ce genre de chose. J'avais dit ça en la couvant du regard. Elle était sublime. Je ne sais pas trop si ma réflexion sur la fuite portait vraiment sur la soirée ou sur la robe ou sur moi, ou sur un peu tout ça en même temps peut être. Une chose est sûre elle n'était certainement pas faite pour un mec qui allait à un rancard organisé avec une inconnue un soir de saint valentin.

L'alcool est mon deuxième ami. Après Ivan bien entendu. Mais il m'en voudrait pas de le « tromper », pas avec une bonne bouteille. Manifestement je n'étais pas le seul ici à apprécier les degrés élevé qui vous réchauffent le gosier et vous désinfectent le système digestif et surtout le cortex cérébral. Les yeux de Théa s'était illuminés comme à l'évocation d'une licorne en peluche rose quand ce mot avait franchit mes lèvres. Arrête ! La Saint-Valentin c'est génial ! Oui, je détestais ça et alors ? Y a des chocolats, du rose, des cœurs, des cartes, tout ce que j'aime. Je sais très bien me tenir figure toi, quand je suis avec des gens qui en valent l'effort en tout cas. « Diego » ? Tu parles du déchet de la société qui me sert de colocataire je suppose ? Il s'en apercevra même pas. Au pire, ben j'm'en fiche. Si c'est le rituel inuit, je suis prêt. Prêt à devenir un homme sweetheart. T'as devant toi le meilleur cuisto de Yellowsky, enfin pour ce qui est des pasta en tout cas. Bien ma'ame. J'le disais mais je le faisais pas. Disons que mon cerveau avait reçu l'information mais ne jugeait pas encore utile de la mettre en œuvre. J'avais acquiescé, approuvé, mais pour le moment il faut croire que je préférais lui reluquer l'arrière train que me lever pour l'aider réellement à survivre dans cette contrée dépourvue d'électricité.

Et gnagnagna, et gnagnagna. Non mais je suis pas une larve ow ! Elle a cru quoi ? Je suis un humain, ni une chenille, ni une larve ni quoi que ce soit d'autre de rampant, gluant ou tous ces trucs dégueu. Je suis beau et sexy. Je suis pas une larve. Je levai les yeux au ciel pour toute réponse, préférant ne pas répondre à ces attaques puériles. Pour toi même honey, j'aurais bravé la tempête s'il avait fallut pour être à tes côté ce soir, pour faire de toi ma valentine. Je la fixai quelques instants d'un air sérieux avant d'exploser de rire et de répondre à sa remarque entre deux respirations saccadées par les soubresauts de mon diaphragme. Genre que tu m'aurais mis dehors. Je te crois pas. Et c'était vrai, elle le savait. Elle l'aurait pas fait, tout comme je l'aurais pas fait si c'était elle qui avait débarqué chez moi... quoique... elle se serait pas laissé foutre dehors de toutes façons celle là alors la question se posait pas. C'était comme ça.

En gros cette fille avait l'intention de passer la soirée avec un parfait inconnu. Bon en même temps je sais que c'était un peu le principe de ce genre de truc. Mais Allo quoi ! C'était quand même hyper étrange comme principe, heureusement que j'étais intervenu. Je lui sauvais la vie face à un potentiel psychopathe cannibale et elle elle me poussait sans ménagement et ce dans le seul objectif de tenter de retrouver le nom de son cher et tendre, bonjour la reconnaissance. C'était peut être pas plus mal vu la poussée dans mon pantalon mais bon, ça l'excusait pas. Un peu de délicatesse dans ce monde de brute ne serait pas malvenue. C'est vile, t'as pas pu t'en empêcher hein. Tu veux qu'on revienne sur ton talent révélé par madame? J'agrémentais ma remarque d'un mime assez équivoque, et oui Hamilton un partout. Te fatigue pas quoi qu'il en soit, les Kevin très peu pour moi Non mais sérieux. Kevin quoi. Je dis non. Elle rougissait, c'était tellement mignon. Tellement innocent et enfantin tellement pur, oui, oui, je l'avais fait j'avais parlé de Théa et du mot pur dans la même phrase. Quand elle rougissait ainsi je pouvais imaginer la petite gamine en robe blanche à volant sautillant d'igloo en igloo avec son chien Balto. On avait chacun nos manières de réagir à sa robe, la sienne était de loin plus mignonne que la mienne tout de même. Premièrement la Saint-Valentin is the time de l'année où on peut sortir des répliques de merde, de films romantiques de merde sans que ça gêne personne donc j'ai le droit. Ensuite, ben c'est juste une constatation darling, si j'avais su j'aurais mis deux mêmes chaussettes quoi ! Je profite, je profite crois moi. Oh que oui je profitais. Trop ? Peut être. Non. Sûrement pas. J'avais le droit après tout, elle était belle, j'allais pas me couvrir les yeux non plus ! Je lui faisais pas souvent de compliments, c'est vrai mais là, ben je ne pouvais que m'incliner.

Elle me regarda avec des yeux ronds quand je me levai pour lui tendre la main. Ouais enfin ça va, je suis pas aussi désagréable que ça non plus d'habitude. Bon d'accord. Peut être un peu. Elle finit cependant par prendre ma main, sans oublier son verre bien entendu. Sacré petite anglaise, elle cachait bien son jeu. Ou pas tant que ça peut être. Je fronçai un sourcil. J'peux pas t'appeler ma grosse, pas après avoir dit que t'étais sexy honey, ça n'aurait aucun rapport logique. Plus jeune, plus jeune peut être, je suis pas un grand père non plus, à une ou deux années près on va pas chipoter. Oh my. Sauce vodka. Parfait. C'est bien un truc de nordiste alcoolo ça pour le coup quand même, mais ça me va. Laisse moi faire va. Je maîtrise la situation. Observe et apprends femme. Tous les hommes ont un macho en eux, tous, c'est le gène SOX9, on y peut rien génétique quand tu nous tiens. Je mettais l'eau à bouillir, balançai les pâtes sans ménagement dans la casserole et pendant que ça cuisait je mélangeai tout ce que ma comparse m'avait mis à disposition dans une deuxième casserole à feu doux : crème fraîche, oignons et lardons que je fis d'abord rapidement griller. Et là voilà qui commençait à se plaindre maintenant. Prenant mon accent français le plus sexy -pas celui du sud quoi- je lui lançai un regard amusé et lui demandai. « Passez moi donc votre bouteille très cher, que je puisse l'ajouter à la sauce. » J'ajoutai la vodka, d'abord un peu, et puis beaucoup plus, j'allais pas faire le radin. C'était presque prêt. Avec les bougies de partout ça pouvait presque faire romantique comme scène. Presque. A table l'affamé lui dis je en poussant ses jambes pour qu'elle déguerpisse de mon espace de travail. J'égouttais les pâtes dans l'évier, bon y en avait un peu à côté mais on va dire que c'est pas grave. Je servais dans deux assiettes, ajoutai la sauce, du parmesan et des tranchettes de tomates par dessus. Je me reculai pour contempler mon œuvre. «  Sublime » Oui je le disais en français avec l'accent italien and so what ?

J'apportai les deux assiettes à tables, lui présentai la sienne avec un grand sourire et un air un chouilla solennel. Presque de bonne humeur ce soir. Étrange. Je savais que ça durerait pas, que dans pas longtemps on s’écharperait comme des poissonniers mais pas tout de suite, pas maintenant. Bon appétit Darling ! Je me servais un nouveau verre et remplissais le sien. Hum. Franchement pour un fond de tiroir improvisé c'était plutôt pas trop dégueulasse en fait. Bon en même temps moi je mangeais de tout et de n'importe quoi vous me direz mais pas mal quand même. Au pire si elle aimait pas ben tant pis, de toutes façons toutes ses vivres étaient là alors... C'est pas ton Kevin qui t'aurais cuisiné ça hein. Avoue que je suis trop fort. C'est pas Zadig non plus d'ailleurs. Tu me diras il sait pas faire grand chose celui là. Je sais pas ce que tu lui trouves d'ailleurs, enfin t'as le droit d'être amie avec lui. Tu fais ce que tu veux.. je trouve ça bizarre juste. Mais bon c'est pas non plus comme si vous aviez baisé ensemble hein.
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soa
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MessageSujet: Re: We can stay up all night swapping manly stories and in the morning, I'm making waffles! - Erthéa. Mer 10 Avr - 16:07

Erthéa

❝ Encore toi... ❞



VSaint-Valentin. Fête des cons. Ok. J'étais peut être pas prête à être en couple, tout bien stable, tout mignon, tout écoeurant. J'étais peut être pas prête à passer des gentilles petites soirées à la chandelle -bon, ce soir, c'était pas vraiment un choix, on avait toujours pas cette putain d’électricité, alors, on faisait comme on pouvait et puis j'étais avec un mollusque, c'est pas comme si ça pouvait être romantique. M'enfin. Je savais même pas, si je serais prête à ça un jour, ou même voudrait l'être. Je crois, que j'étais pas faite pour être une épouse parfaite, femme au foyer exemplaire, jolie petite potiche inutile. La potiche inutile, je l'avais trop été. La meuf silencieuse dans le fond, je l'avais trop été. La fille qui acquiesce gentiment, je l'avais trop été. J'avais jamais été grande-gueule, j'étais la fille discrète qui fait pas attention à elle et qui s'en foutait d'être populaire. Mais ça, c'était avant. Enfin, j'm'en foutais toujours de ce que les gens pensaient de moi. Je sais pas, si c'était en bien que j'avais changé. Je sais pas ce qui était préférable. La gentille petite brune qui bronche pas. Ou la psycho-bitch handicapée sentimentalement qui se la ferme jamais. That's the question.

Alors, pourquoi j'étais prête à aller à un blind date ? J'en sais rien. Peut être parce qu'au fond, je savais que j'irais pas. On habitait à trois. Il y avait une probabilité assez élevé que ma sœur ou Ban, rentre plus tôt que prévu. Aber nein. Ils ne m'avaient même pas sauvés. Il devait y avoir des interférences sur la ligne gémellique direct, parce qu'Eden n'était pas venue à mon secours, trop occupée à on ne savait quoi. Du coup qui se retrouvait à faire le preux chevalier ? Lui. Nan mais sérieux, les éleveurs bovins, ça finit pas chevalier. C'était pas sensé être lui qui débarquait à n'importe quelle heure chez moi. C'était pas sensé être à lui, que je répondais, nuit et jour. C'était pas sensé être lui que je tâchais de remettre sur pied. Lui, il était sensé être rien du tout. Je le détestais. Il était chiant, français, mégalomane, narcissique, peu équilibré, lunatique, rancunier, bavard, borné, lourd, avait des problèmes de gestion de la colère, manquait cruellement de talent. Je le détestais. Il me faisait rire. Il me faisait oublier mes problèmes. Il était là. Il n'était pas sensé l'être. Je n'étais pas sensé être là pour lui non plus. Mais je l'étais. Je ne savais pas, je ne savais plus.

Pourquoi ? Comment ? Depuis quand ? C'était flou. C'était comme ça. Tout à coup, il avait percuté ma vie. Sans frapper avant d'entrer, il était arrivé dans mon monde. Imposé, subi, je supportais. Parce que Lana. Je n'étais pas de la Maïzena. Je n'avais rien pu faire. A part râler. Railler. Moquer. Mépriser. Exaspérer. J'avais 8 ans d'âge mental et j'étais très fière de moi. Lana, justement l'était beaucoup moins. Me supporter, c'était facile. Le supporter, beaucoup moins. Nous supporter, impossible. Mauvaise foi devenait mon nom. Et puis... J'avais espéré ce moment. Évidemment. Pourtant, j'avais regretté. Pour Lana, c'était pour le mieux, certes, mais cela ne l'empêchait pas de souffrir. Mais pour lui aussi. J'avais reconnu son désarroi, son incompréhension, sa colère, m'avait rappelé les miennes. En le voyant, lui, je me voyais moi. Au moins, il n'était pas enceinte.

Je ne connaissais pas sa vie. Je ne lui connaissais pas de famille. Une sœur peut être, me semblait-il. Mais, ce soir là, rien. Il était seul. C'était peut être juste, le soir, l'hiver, le froid. Ce n'était peut être que ça. Ce n'était sûrement que ça. Il n'était pas seul. Mais à moment, là, la solitude, c'est tout ce que je voyais dans ses yeux. La rage, n'était qu'un mirage à son désespoir. Je savais que je l'aiderais. Il était perdu. Il s'était perdu. Il avait perdu.

Lana me le demandait. Mais je savais déjà que je l'aiderais. Car pour la première, je l'avais vraiment rencontré. Je connaissais l'extérieur. Je connaissais l'apparence. Je connaissais Erwan. J'avais eu tout faux. Quand je l'appelais Arté, j'avais tout faux. Je n'avais rencontré Arté, qu'il y a quelques mois. Je détestais Erwan. Pas Arté.

Lui, bah, je me suprenais à l'apprécier. Il se rapprochait plus de l'éleveur bovin. Il ne feintait plus. Une larve ne feintait pas. Un mollusque ne mentait pas. Non. Un tétard, vivait. Mais le tétard et la larve avait un point commun. Ils évoluaient. Et Arté évoluerait. Moi, j'espérais qu'il évoluerait. Mais pas en Erwan. Je ne voulais pas retrouver Erwan. Lui, il ne me manquait pas. Lui, j'étais heureuse d'en être débarrassée. Je voulais garder Artemis. C'était égoïste. Mais Erwi était un con, j'en voulais pas.

La thérapie. C'en était une. Je savais pas si elle était bénéfique. J'étais pas psy. Je savais pas ce que j'étais. J'étais pas son amie, j'étais pas sa copine -ouh, brr, nan, effaçons cette vision. Lui. Et moi. Impossible, j'étais quoi alors ? Aucune idée. Ah si. J'étais Mère Theresa. En bien plus sexy. « Darling. C'est ce qu'ils disent tous. Nan, mais je suis pas HEUREUSE non plus. Je suis contente. Mais sans plus. Et puis c'est bon, tu m'as pas sauvé la vie non plus là. » Il m'était pas indispensable hein. J'étais pas dépendante de lui moi. Nan, mais n'importe quoi. J'étais super indépendante. S'il croyait que j'avais besoin de lui, il se foutait le doigt dans l'oeil. Bien profond. « Évidemment qu'il est pour toi le plaisir, vu la vue que t'as, encore heureux que t'apprécies le spectacle, je me vexerais sinon. Moi j'ai le droit à quoi ? A un ermite qui sort de sa grotte. Ok, le côté barbu, fait sexy sur toi, mais bon, je suis la seule à faire des efforts, merci de le noter. Je suis toujours crédible. J'aurais pas tenu le coup, pour la relation stable. Mais il peut être beau gosse et chiant. Dans ce cas là, j'aurais toujours eu la solution de le ramener à la maison pour la soirée. Et si c'était un super coup ? T'as vu que ce que tu me fais rater ? » Ok, je ratais rien. Mais j'allais pas lui avouer. Coucher avec un mec qui a mon numéro, qui a prévu un rendez-vous galant avec moi, et qui s'imagine sûrement déjà une petite maison avec moi, tout le sex appeal du monde ne me convaincrait pas de coucher avec. J'avais juste dit ça pour le faire chier. Quoiqu'au fond, je savais même pas si ça allait le faire chier. Enfin. Il avait pas à être jaloux. On était pas ensemble. Moi je me foutais bien de savoir avec qui il couchait. Fin... Il avait couché avec personne depuis qu'il était plus avec Lana. Mais j'en savais rien en fait. Peut être. Dans ce cas-là, il me l'avait même pas dit. Il avait pas à me le dire. Mais si. Quand même. Pas vraiment. Un peu. J'en sais rien merde.

La bouteille que j'avais rapportée me ferait du bien. Ca me réchaufferait d'abord. Parce que c'est pas que, mais, ma robe, elle couvrait pas des masses. Et que j'avais un peu froid, pas d’électricité, pas de chauffage. Merci Connasse. Si c'était quelqu'un d'autre, je lui aurais fait un câlin pour me réchauffer. Mais pas Arté. Pas que je préfère me suicider plutôt que de lui faire un câlin, mais voilà, fin, on se faisait pas de câlin, c'était... comme ça. Je lui avais déjà fait un câlin. Une fois. Mais y avait une raison. En plus, je réfléchissais trop ce soir. Beaucoup trop. J'allais finir par sortir des conneries. La bouteille, c'était bien. En entendant Arté louer la saint-valentin, je mettais une main sur ma bouche. J'en avais la nausée. « Oh, que c'est mignon. Si tu me l'avais dit, je t'aurais fait un cadeau. Un petit pendentif en forme de cœur. Rose. T'aurais été trop beau avec. » Avec des gens qui en valaient l'effort. Oh. Ben. Oh. « Je... Je dois comprendre que moi, je le vaux pas l'effort ? Tu débarques chez moi à n'importe quelle heure, quand je viens te voir, tu fais pas l'effort de t'habiller. C'est juste que je le mérite pas ? C'est bien. Merci Erwan. » Pourquoi je m'énervais ? J'en savais rien. Je m'en foutais de ce qu'il pensait ce moi ce con. Sans moi, il était perdu. Il avait besoin de moi. Alors, moi, même s'il le méritait, je le laisserais pas tomber. J'avais promis. Je tenais mes promesses. « Déchet de la société, darling, venant de ta part, c'est légèrement l'hopital qui se fout de la charité... » Vexée moi ? Jamais. « J'ai jamais dit que tu réussirais. T'es pas un homme du Nord mon chou. Je sais pas trop, si t'as la carrure. M'enfin, on peut toujours essayer. De toute façon, tu dors à la maison. Tu vas pas tenir l'alcool, alors je te laisse pas rentrer. Mais tu me laisses mon lit cette fois. Tu te tapes le canapé. »

Oh. Ces propos, me faisaient vraiment bizarre. Il rigolait. Bien sûr. Mais. Fin. C'était vrai. J'étais sa valentine. Ca voulait rien dire. On était même pas amis. Mais. Mais quoi ? J'en savais rien. Je savais plus rien. J'avais pas assez bu. « Oh un preux chevalier, bravant mers et tempêtes pour venir à ma rescousse. Tellement romantique. Enfin, si on rajoute que le preux chevalier s'est juste pris une pauvre averse sur la gueule, avant de venir squatter chez moi, c'est bizarre, mais ça perd son charme d'un coup. » Je plantais mes yeux dans les siens. J'aurais voulu le défier. Lui prouver qu'il avait tort. Mais je ne pouvais. Les yeux, dans les yeux, je ne pouvais pas mentir, je ne pouvais pas nier. Je ne lui aurais pas claqué la porte à la gueule. J'en étais incapable. « Me crois pas si tu veux. C'est juste parce que je me sens un âme de mère Theresa ces temps ci, vois tu. Tu n'es qu'une de mes œuvres de charité, ma petite bonne action quoi... »

Je souriais. Le faire chier, était un don. Mon don. J'excellais dans cet art. Oui, j'étais très fière de moi. OH LE CON JE VAIS LE BUTER. « P'tit con. Bien, qu'à ton mime, je remarque que tu sembles extrêmement doué, ce n'était pas de ça donc parlait la rumeur. C'était du scotch. S. C. O. T. C. H. Compris ? Et puis, même, si c'était ce que tu penses, mieux vaut être douée. Mais tu ne sauras jamais si je le suis. Too bad honey. Très peu pour moi aussi, ne t'inquiète pas. Tu vois, on a les mêmes goûts en matière de mec, c'est cool hein ? On a peut être les même goûts en matière de vêtement aussi ? T'aimes bien ma robe ? Bah si tu veux, on ira faire du shopping ensemble. Ca sera trop bien. J'ai hâte. » Je me foutais ouvertement de sa gueule. Anthéa countente. Et puis, c'était QUE Arty. Mais, fin, je m'étais préparée. Pour rien, vu qu'il était arrivé. Du coup, techniquement, c'était pour lui que je m'étais préparée. Donc, bon, s'il aimait bien, c'était... bien ? Je buvais directement à la bouteille. Apparemment, j'étais sexy. Pas besoin que mes manières le soient. « Fais chier qu'il y ait pas d’électricité. Sinon, on aurait pu se regarder un de tes films romantiques. Moi, j'en regarde pas, mais vu qu’apparemment tu t'y connais, t'aurais pu en choisir un. Arty. Tes chaussettes sont pas trouées. C'est déjà une victoire. Et je m'en fous de tes chaussettes. Sérieusement. Je passe la soirée avec toi. Pas avec tes chaussettes. »

Il profitait. Bien. Moi aussi. Il n'était jamais gentil. Il n'était jamais galant. Il n'était jamais un gentleman. Alors, je profitais. « Bah, tu pourrais. Y a pas mal de mecs qui préfèrent les femmes en " chair "... Et plus jeune, j'ai le droit de chipoter mon vieux. Nordiste alcolo. T'es un Sudiste alcolo. Faut croire qu'on se complète. Je comptais te laisser faire. Si c'est raté, je ne pourrais m'en prendre qu'à toi. C'est vachement plus marrant. Allez Tarzan, met ton tablier de ménagère parfaite, va à tes fourneaux, pendant que Femme attend. » Je buvais quelque gorgées à la bouteille avant de la lui passer. « Avec plaisir monsieur. » Il fallait que j'arrête de réfléchir, de compliquer, de trop penser. C'était pas le moment de me poser trop de questions. Puis d'où il m'poussait lui. Non mais. J'étais une lady moi. Bon, ok. Nan. J'étais pas une lady. J'avais pas tenu une heure avec mes talons. Je buvais à la bouteille. J'étais pas une lady. Mais je voulais pas en être une. Je voulais pas finir comme ma mère. Je descendais du plan de travail et récupérais mon assiette. C'était bizarre. Ca sentait bon. Ca avait pas l'air cramé. Il était où le piège ? Je prenais mon verre et le levais. « Santé mon cher. Et Bon appétit à toi aussi. » Je posais mes pieds sur ses genoux, machinalement et commençais à manger. Oh. C'était vachement bon. J'pourrais pas le faire chier. Enfin, si je pouvais. Je m'appelais mauvaise foi. « Ouai... Tu me vantais tes talents, je les cherche encore. C'est mangeable hein, de toute façon, je crève de faim, donc je vais finir mon assiette. Mais c'est pas génial. C'est déjà bien d'avoir essayé mon p'tit... » Comme si j'allais le complimenter. C'était déjà assez bizarre de passer la Saint-Valentin, à la chandelle, avec lui, j'allais pas en plus me mettre à être gentille. « Ah ouai ? Qu'est ce que t'en sais ? Il est peut être passionné de cuisine notre petit Kevin. Diego, je le laisserais pas cuisiner pour moi. Je préfère aller au resto ou commander un truc quand je mange avec lui. C'est plus sûr. Darling, parle pas de lui comme ça. Bah déjà, il se laisse photographier avec plaisir LUI. Je le connais depuis super longtemps. Puis, bah il m'a... aidé, quand je suis arrivée ici. Puis j'ai pas à me justifier quoi. » J'explosais de rire avec sa dernière phrase. Apparemment, il savait pas. Je buvais une gorgée avant de lui répondre. « Oh. Ça, mon chou, t'en sais rien... C'est chelou, je croyais que tu savais pas. Bah si. On a déjà couché ensemble. D'ailleurs, si ça t'intéresse de savoir, ton colloc, c'est un excellent coup. » J'étais persuadée qu'il avait compris. Enfin. Ca semblait logique non ? J'avais couché avec Diego. C'était juste normal. Mais bon, en fait, c'est vrai, qu'il était pas sensé savoir. Je lui avais jamais dit. En même temps, on était pas amis. Je vois pas pourquoi je lui aurais parlé de moi.

On était pas amis. On était pas ensemble. Mais grâce à l'alcool, je m'en moquais, je me posais même plus la question.

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MessageSujet: Re: We can stay up all night swapping manly stories and in the morning, I'm making waffles! - Erthéa. Mer 1 Mai - 11:54

Erthéa

❝ Encore toi... ❞



J'étais sorti de ma grotte, j'avais pris une bouteille, j'avais mis des chaussettes -dépareillées certes mais propre et non trouées-, j'avais essayé de me coiffer -c'était faux mais si j'avais eu l'espoir que ça serve à quelque chose je l'aurais peut être fait-, j'avais marché, je m'étais pas rasé, j'avais en partie décuvé, je m'étais pas battu, je m'étais pris une averse, j'avais enlevé mes chaussures en entrant, j'avais fait à manger, j'avais sourit. Tout ça pour elle.

Je sais pas ce qu'elle a de plus que les autres. Je sais pas pourquoi je viens chez elle et pas chez une autre. Je sais pourquoi je ne vais pas chez Lana certes mais je sais pas pourquoi je vais pas chez Lisbeth, ou Mirilla, ou Enola. Une fille charmante cette Enola, magnifique, indienne, souriante, qui a pas l'air cruche, sportive, préoccupée aussi, géniale à ce qu'il paraît, je l'ai rencontrée y pas longtemps elle est venue me parler d'Ae, il est partit, il s'est barré, il l'a laissé. Chacun son tour mon frère. Dragui rpz. On a ça dans le sang. La fuite, l'abandon, c'était un peu nos spécialités locales. On pouvait pas s'en empêcher, et puis on faisait ça tellement bien. Mon père, moi, Ae, une malédiction masculine qui nous collait à la peau semblait il. C'est ce que j'avais toujours fait, j'avais toujours fuit, parce que je suis un lâche. J'avais fuit le monde réel dans la littérature, j'avais fuit mon pays et à présent encore je fuyais, je fuyais la déception, je fuyais la vie que j'avais mené pendant trois ans. Je recommençais à zéro. Certains diraient que j'avais fuit pour devenir un homme nouveau, d'autres que j'avais juste abandonné le masque pour redevenir celui que j'avais été. Il y avait des deux sûrement. Je redevenais Artémis, le gars instable, impulsif et détestable. Erwan était partit, je n'étais pas prêt de réendosser ce rôle je crois. Lana me l'avait fait abandonner, je lui avais laissé, j'en voulais plus. C'était elle qui m'avait aidé à le construire et à m'y tenir, maintenant je n'avais plus aucune raison de continuer cette mascarade. Aetza avait débarqué, Antigone avait débarqué, Iseult avait débarqué, alors même si le premier avait pris la poudre d'escampette ça en été de toutes façons fini pour moi de l'anonymat, de la nouvelle vie débarrassée du passé. Le passé on peut le fuir, mais il finit toujours par vous rattraper. Revenons en à Enola, très belle, charmante, elle me faisait un peu penser à Théa, mais en moins chiante, j'avais peut être mes chances avec elle. Elle était amie avec Ae, elle avait l'air de très très mal prendre son départ, ça devait être quelqu'un de bien.

Qui a dit que je devais être sage ? Qui a dit que je devais rester raisonnable ? Je n'étais plus en couple, j'étais libre, je n'avais plus de compte à rendre à qui que ce soit alors je pouvais envisager la vie sous un angle nouveau, je pouvais trouver la petite indienne à mon goût, je pouvais faire ce que je voulais, quand je voulais, avec qui je voulais. Et je ne m'en étais pas privé. Il faut dire les choses comme elle sont, depuis que Lana m'avait jetée, je m'étais remis aux cuites et je m'étais remis au sport. Deux en particulier. La baise et la fight. J'avais baisé. Plusieurs femmes, sans amour, sans sentiments, sans suites, sans rien, juste pour la force de deux corps qui se mêlent, juste pour ajouter cette forme de violence à celles que j'affectionnais déjà. Ce mot violence. Il me résumait, dans tous les domaines je m'en rendais compte, c'était toujours ce que je recherchais, dans mes mots, mes actes, même dans la chair. Peut être que si je pouvais aller voir Théa c'est parce que je n'avais jamais couché avec elle, parce que ça n'arriverait jamais, parce qu'elle n'était pas gentille, et que je n'avais jamais à l'être avec elle. Notre relation était violente, dès le début nos mots l'avaient été, nos échanges n'étaient jamais doux, nos regards jamais tendre. Je la détestais, elle me haïssait. Je ne la supportais pas, elle ne pouvais pas me voir en peinture. J'étais odieux avec elle, c'était une véritable peste. Elle avait toujours cherché à faire sortir Arty, elle méprisait Erwan et pour ça je l'admirais.

J'étais jamais allé voir un psy de ma vie et j'allais pas commencer aujourd'hui ! Qu'est ce qu'elle en savait si je lui avais pas sauvé la vie d'abord ? Si ça se trouve c'est un sérial killer, un fuckin' psycho son mec là ! Je me contenterai donc d'un contente puisque c'est tout ce que mon illuuustre présence veut bien soulever. Qu'est c't'en sais ? Si ça se trouve si je t'ai sauvé la vie J'avais ce langage fleurit, passant d'un registre à l'autre en deux phrase d'intervalle. Normal. J'encaissai le coup de ce qu'elle me racontait. Un j'étais sexy. Deux j'étais habillé comme un clochard. Trois elle se serait bien tapé son prince charmant. Je hochai la tête attendant qu'elle ait finit sa plaidoirie. Certes tu es la mieux habillée, la plus classe et c'est peut être un beau gosse... mais rassure toi... tu ne rates rien. Je peux te garantir que dans tous les cas je suis un meilleur coup que lui Je souris avec ce relent de fierté et d'arrogance typiquement masculine qui m'animait et me poussait à ce comportement de coq. Avec un clin d’œil je rajoutai Merci pour le sexy. J'étais presque en mode séduction, l'habitude du moment sûrement. Il me suffisait de penser que j'étais face à Théa pour que tout de même mes ardeurs se refrènent. C'était stupide. Théa n'était pas un morceau de viande, elle ne se charmait pas.

Mes propres paroles me donnaient presque la nausée mais je n'y pouvais rien. Provocation, Ironie, cynisme était mon Tria Nomine. Je n'en doute pas un seul instant et pour achever le romantisme de la chose je t'en aurais offert un assorti darling. Sans déconner le jour où tu me refourgues une merde pareille je te la fais bouffer sweetheart. Classe, distinction. Tout ça se retrouve toujours dans le langage et le vocabulaire d'une personne. On peut constater qu'il s'agit d'une des mes principales qualités. Elle avait tiqué, tant mieux c'était fait pour, c'était fait l'énerver, pour la faire chier, parce qu'elle m'agaçait et que je m'amusais. Mais avec grand plaisir Anthéa Bâtard jusqu'à la fin. Elle m'avait appelé Erwan dans sa bouche à elle ça sonnait bizarre. Presque comme une insulte, plein de mépris et de suffisance. Elle détestait Erwan je le savais, pourtant Artémis n'était pas mieux, elle le découvrirait bien assez tôt, et alors peut être se mettra-t-elle à m'appeler Palecolm, le pire de tous. Je ne suis pas un déchet de la société. Je suis un gars distingué et spirituellement supérieur. Je fis une grimace. J'ai toujours détesté cette expression Bien sûr que je réussirais. J'suis un homme du Sud, c'est au moins aussi bien voire pire. Je t'ai jamais pris ton lit et je m'y risquerai pas ne t'inquiète pas pour ça, même si ma vie en dépendait. Ton canapé par contre je l'aime bien, il est sympa, lui. J'étais pas cool avec elle. J'adorais ça.

Elle était ma valentine et j'avais de la chance parce qu'elle était canon. Je pris un air de professeur pour la contredire, lui expliquer par a plus b qu'elle avait tord. C'est là que tu te trompes Hamilton ! L'averse que j'ai subie pour arriver jusqu'ici ne fait que renforcer ma bravoure et mon acte chevaleresque. J'étais pas un chevalier, j'étais un connard, j'étais égoïste, je venais chez elle parce que j'en avais envie, parce que je savais que ça me changerait les idées. J'y allais pas pour elle mais pour moi. Je faisais jamais les choses pour les autres. Égocentrisme. Pas le plus beau des défaut. Bien sûr qu'elle ne m'aurait pas claqué la porte au nez, elle le savait, je le savais, me regarder dans les yeux en essayant de se donner de la contenance n'y changerait rien. Elle ne m'aurait pas claqué la porte au nez. C'est bien la première fois qu'on me considère comme une bonne action, mais soit...

Qu'est ce qu'elle pouvait me les briser parfois celle là. Même mentalement le niveau de langage de mes pensées s'en voyait détérioré. Cependant je n'étais pas impuissant non plus, j'étais même plutôt doué pour lui rendre la monnaie de sa pièce. Bien sûr que je suis doué ! T'as cru quoi. T'es pas face à n'importe qui ma belle. Du scotch... Bien entendu. C'est évident... C'est vrai, il vaut mieux être douée. Je te l'accorde. Je suis donc obligé de te croire sur parole ? Dommage en effet, je ne suis pas sûr de pouvoir te faire entièrement confiance, je ne crois que ce que je vois moi... C'était étrange ce nouveau jeu de sous entendus et de séduction qui avait débuté entre nous, mais c'était reposant, ça demandait une vivacité d'esprit particulière qui n'était pas sans charme après tout. Pitié pas du shopping. Pas du shopping avec une fille. Tout mais pas ça. Je supporte pas de passer dix milles dans les magasins. Ou alors t'y vas et moi j'vais au bar et on s'rejoins après. Parfait. Tu vois on va s'amuser tous les deux finalement. Je me foutais de sa gueule elle le savait, mais elle l'avait cherché avec son histoire de Kevin. J'avais rien contre les gays, c'est juste que je l'étais pas. Ou alors je t'accompagne et en échange après c'est bière/pizza/foot honey Le gros lourd américain macho de base : je dis oui. Elle buvait même à la bouteille. So not sexy. Un film romantique, la galère ouais. J'aimais pas ça, enfin il y en avait bien quelques uns qui se défendaient mais en général c'était assez pathétique. Ne rigole pas la mélasse hollywoodienne c'est juste parfait pour faire la sieste quoi. Et sérieusement y en a bien certains qui sont cools, pas beaucoup certes, très peu même, mais quand même. Je louchai sur mes chaussettes, en effet, elles avaient même l'air plutôt propres en fait. ça aurait pu être pire oui. Je suis touché, c'est assez vexant pour mes chaussettes mais elles s'en remettront. Je souris. La première fois que je lui souriais gentiment depuis que je la connaissais peut être. Les effets de la boisson sûrement.

C'est vrai qu'il y avait des hommes qui préférait les femmes en chair, en même temps les formes c'était mieux que les os quoi. J'étais pas intransigeant sur ce genre de chose, je regardais l'ensemble et tant que j'avais pas affaire à une baleine ni à un squelette ça pouvait aller, en général. Théa n'était pas un sac d'os, elle était pas bien grosse mais elle était drôlement bien foutue quand même la petite finnoise. Certes, mais y a quand même une différence entre être en « chair », soit plutôt bien foutu on va dire et être grosse. Tu vois, je te l'avais dit ! Jamais de la vie ce sera raté ! Je levai les yeux au ciel et commençai à m'activer en cuisine. Je me débrouillais pas si mal, ça avait une plutôt bonne tête tout ça même. Elle me cédait enfin la bouteille, j'en bu une longue rasade avant de commencer à incorporer le liquide à ma sauce, sentant la boisson à haute concentration d'alcool me brûler doucement la gorge pour me réchauffer les intestins. Elle était mignonne quand elle essayait de parler français elle, niveau accent on avait vu pire mais c'était quand même marrant, il restait ce petit accent qu'elle avait tout le temps, finlandais sans aucun doute. Elle prit un semblant d'air outré quand je la poussai sans ménagement mais ne dit rien. Je pus enfin m'asseoir après avoir donné son assiette à ma compagne d'un soir et je commençais déjà à manger quand elle répondit à mon semblant de toast. Je levai mon verre et le vidai d'un trait. Sans attendre je le remplis à nouveau, ainsi que le sien. Elle posait ses pieds sur mes genoux mais je ne disais rien, je m'en fichais. Je mangeais c'était bon. Elle ne tarda pas à le reconnaître à sa façon. Je sais que tu aimes. Merci. C'est le sang français, que veux tu, la gastronomie coule dans mes veines. A part ça je ne connaissais absolument rien en cuisine française mais j'étais sûr de faire tout de même illusion. Elle avait éclaté de rire à ma dernière remarque et je commentais ses dernières paroles alors qu'elle buvais une gorgée en souriant avant de me répondre. Sage décision pour une fois, « Diego » comme tu dis, vaut mieux pas le laisser cuisiner... Normal qu'il se laisse photographier il est complètement frappé, il s’exhibe dès qu'il peut. En effet tu n'as pas à te justifier, ça me dépasse c'est tout. Je me raidis à sa réponse. Mes doigts se serraient autour de mon verre avec une force qui risquait de le faire exploser sous peu. D'un geste vif et brusque de la main je balayais ses jambes qui se retrouvaient à terre et non plus sur mes genoux. Je n'étais plus sobre et je sentais une colère irraisonnée et sans réel motif m'envahir. T'as couché avec Zadig ? Pourquoi ? Il est stupide, débile, c'est un putain d'idiot. Comment t'as pu faire ça ? Comment t'as pu me faire ça ? T'as baisé mon putain de colloc de merde. J'avais haussé le ton, je criais presque. Je serrai les poings pour me contenir, je me levai brutalement, marchant, histoire d'essayer de me calmer un peu, de me canaliser alors que toutes les fibres de mon corps réclamaient des coups, avaient seulement envie de cogner quelque chose, n'importe quoi. Lui aussi c'était une bonne action ? Et je suis le prochain sur la liste c'est ça ? Peut être que c'est comme ça qu'elle me considérait aussi Lana, une bonne action, et elle a trouvé quelqu'un de plus merdique encore, une fois qu'elle avait fait tout ce qu'elle pouvait pour mon cas elle s'est penchée sur le suivant. Du coup tu reprends le flambeau ? CONGRATULATIONS. J'aplaudissais moi même sans ferveur ce discours cynique que j'avais déclamé sur un ton acide.

Elle ne me devait rien. Elle faisait ce qu'elle voulait. J'avais couché avec plusieurs femmes depuis que j'étais plus avec la Russe, mais Zadig. Non. Je pouvais pas laisser passer ça. Pour une raison inconnu ça m'énervait au plus haut point. Je le savais que je ne resterais pas de bonne humeur et gentil très longtemps. On était de retour à la normale.
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MessageSujet: Re: We can stay up all night swapping manly stories and in the morning, I'm making waffles! - Erthéa. Mer 8 Mai - 21:43

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❝ Encore toi... ❞



Depuis quelques mois, je ne comprenais plus rien à rien. Bon, ok, à la base beaucoup de notion concrètes, m'échappent comme l'engagement, la fidélité, le conformisme, la normalité, la sédentarité, les femme au foyer. Fallait croire, que j'avais pas été fournie avec le manuel complet. Tu m'étonnes. On était deux, ils ont pas eu le temps de taper les explications en entier. J'crois que j'ai eu un bout et Den, l'autre. Mais en ce moment, c'était pire. Je me comprenais même plus moi. Et j'avais pas le numéro du S.A.V. Il m'avait sérieusement foiré quelque part là. C'était Lana qui était sérieuse, qui était en couple, blablabla. Puis non. Je l'avais même pas vu venir. Soit. Si on m'avait demandé de citer une personne que je haïssais plus que tout à Yellowsky, je n'aurais pas eu besoin de réfléchir. C'était une évidence. Comme s'il y avait besoin de poser la question. Sauf que c'est là que je comprenais plus. Pourquoi je me retrouvais à l'aider l'autre con ? Ok, Lana me l'avait demandé. Mais j'y avais songé avant. C'était pas normal. Fin, j'avais aucune raison de l'aider.

Bon, ça encore, on peut se dire que c'est ma générosité légendaire qui me joue des tours, je suis tellement géniale, que je ne peux m'empêcher de répandre le bien autour de moi. Mais c'est pas le pire. Si, si, je vous jure. Y a plus grave. Je frissonne rien que d'y penser. Je haïssais le bien propre sur lui Erwan. Mais je me surprenais à apprécier Artémis. Artémis. Violent. Alcoolique. A l'état larvaire. Dépressif. Colérique. Sans gêne. Négligé. Recelant de défauts par milliers. Quelle personne normale, préférait la version qui repousserait n'importe qui d'autre ? C'était ça le problème. Je crois, que la normalité et moi, on était des aimants. Ca pouvait pas fonctionner. Mais quand même. Je ne voulais pas l'apprécier. Je ne voulais pas être son amie. Je ne voulais pas être « son » quoi que ce soit d'ailleurs. J'avais prié tous les dieux que je connaissais pour qu'il disparaisse de ma vie, de mon quartier, de ma ville, de ma vue. Qu'il se fasse enlever par une armée de ninja à dos d'éléphants. Qu'il se découvre une maladie génétique qu'on ne soignait qu'en Papouasie Nouvelle-Guinée. Qu'il se fasse enfermer dans un hôpital psychiatrique. Même, j'avais même souhaité, qu'il publie son nouveau roman, qu'il soit un succès fou, et qu'ainsi il parte s'installer à Los Angeles pour en superviser l'adaptation cinématographique. TOUT, sauf de le voir. Je n'avais pas grand chose à faire. Quelques mots. Une proposition. Un nouveau départ. Et adios amigos. Il ne demandait que ça, quitter Yellowsky. Il l'aurait fait. Pour oublier, pour recommencer, pour ne plus y penser.

Pourtant... Pourtant, s'il partait, là, demain, dans une semaine, dans un mois, je ne sais pas ce que ça me ferait moi. Rien. Ca, c'était la théorie. M'enfin, la théorie ça avait jamais été mon truc. Bon, je disais pas qu'il me manquerait. Pour ça faudrait que je sois attachée à lui. J'étais pas attachée à lui. Cette expression était débile. Attacher. Comme si c'était un emprisonnement. Je tenais à être libre moi. Je ne m'installais jamais vraiment. A part ici. Mais m'attacher non. Je me pensais encore capable de partir. De partir et de tout laisser. Encore, une fois, en théorie, j'en étais capable. Je ne voulais pas m'attacher. Je ne me laisserais pas attacher. C'est ce que tout le monde dit, jusqu'au jour, où ils se rendent compte qu'ils sont scotchés à leur routine morbide. J'étais pas tout le monde. Arté était pas tout le monde non plus. Mais je ne ressentais rien pour lui. Ni ami, ni amant, ni amour. C'était contre les lois de la physique. C'était contre-nature. C'était impossible. Je l'aidais. Quand il n'aurait plus besoin d'aide, j'arrêterais. Il reprendrait sa vie. Moi la mienne. Nos chemins étaient fait pour se séparer. C'était écrit. Le contraire était impossible. En théorie.

Mais bon. Fallait croire, que je l'emmerdais la théorie. Parce qu'en pratique, ça se passait jamais comme ça. Je me cramponnais à mes idées préconçues du futur. Je ne voulais pas de peut-être. Je ne voulais pas imaginer. Je serais déçue. Je le savais. Alors, pourquoi tout changer quand ça allait ? Ma vie, me convenait. Quand ça ne serait plus le cas, je partirais. Pour une fois, l'inconnu m'effrayait. J'avais peur de tomber. J'avais bien trop peur.

Etre heureuse de le voir. Jamais je ne l'avouerais. Je le détestais. Ça n'avait pas changé. Ça ne changerait pas. Ça ne devait pas changer. Ça ne pouvait changer. « Ton illustre présence qui m'a été imposé contre mon gré je te rappelle. Je suis déjà trop gentille de pas t'avoir renvoyé chez toi mon 'ptit. Tu sais, je suis capable de me défendre, je ne suis pas une petit chose fragile. Je suis une grande fille, j'ai pas besoin qu'on s'occupe de moi. » C'était mal de mentir. Mais pas à lui. Lui mentir, c'était une nécessité. Oh. Il la jouait comme ça. Que c'était mignon cette lubie masculine de vouloir prouver qu'ils étaient les meilleurs, ce besoin absolu, d'être le mâle dominant, cette fierté stupide. « Oh mais Darling, tu sais, mon imagination a des limites, pour ces choses là, il me faut des preuves vois-tu. Il y a bien trop de beaux parleurs, je ne crois plus que ce que je vois. De rien, pour une fois que t'es présentable et sexy, même, je profite, je profite, ça me change. » Je m'en foutais de toute façon. C'est pas comme si la vue était désagréable, certes, mais je n'étais pas sensible à son charme, il n'était pas mon type. Si j'avais un type de mec. Tout m'allait. Sauf lui.

Nous imaginer, nous en couple, sirupeux à souhait, dégoulinant d'amour mielleux, arborant fièrement la bannière du romantisme heureux, symbolisé si subtilement à coup de cœurs, de roses, de chandelles, de bijoux, me donnait la nausée. Rien que nous, en couple, me donnait la nausée. L'amour ? Non merci, je préfère la vodka. « Arté. Zen. Ja-mais, tu m'entends, Ja-mais, je t'offrirais un truc du genre. Enfin si. Pour te faire chier, peut être. Mais encore, c'est trop hardcore, je sais pas si je pourrais. » Je savais qu'il me provoquait. Il jouait. Comme une conne, j'entrais dans son jeu. Je savais que j'étais une de seules personnes pour qui il aurait daigné mettre des chaussettes non trouées. Je savais que j'étais une des seules personnes qui aurait daigné lui ouvrir. Il le savait. Mais sur ce point, on se ressemblait. La provocation, était notre langage. On se comprenait ainsi. Enfin se comprendre était un bien grand mot. « Les hommes du Sud. Les plus beaux connards sont des hommes du Sud. Mais bon, p'têtre qu'un jour, j'arriverais à te rendre plus nordique. Non, mais j'ai pas la gale merde. Mon lit est génial non mais. Ouai, bah mon canapé, je te rappelle qu'il reste MON canapé. Alors, t'es mignon, mais tu t'habitues pas trop, j'vais pas t'héberger à temps complet non plus, t'as déjà mes clés, faudrait pas que tu fasses partie des meubles, c'est provisoire. » Provisoire. Ca l'était. Mais dans des moments comme maintenant, je me disais que du provisoire, ça pouvait durer longtemps quand même, et que ça, ça me dérangerait pas tant que ça.

Arté en chevalier servant. C'était quand même la vision la moins convaincante possible. Lui, en éleveur bovin, courant dans les prés avec des vaches, no problem. Mais lui, parfait gentleman, alliant subtilité, raffinement, élégance, bon goût, laissez moi rire. Et puis, s'il était chevalier, j'étais sensée être la princesse, vu qu'apparement, pour un soir, on était sensé se laisser associer. Valentin, valentine. Chevalier, princesse. C'était quoi la prochaine étape ? Roméo et Juliette ? Ca ira, merci. Non, mais sérieux, une princesse. Fallait pas déconner quoi. J'avais fait un effort, j'étais en robe. Apparemment, ça me réussissait. Mais s'il s'attendait à avoir ça tous les jours, il allait déchanter. J'avais jamais voulu être la princesse. « Arté. Désolée de te décevoir. Il faut que tu sois fort. Mais. Tu pourrais pas être un prince charmant. T'as pas le physique. T'as pas la dégaine. Enfin, moi ça me dérange pas. Les chevaliers, c'est trop maniéré. Toi, t'es plus... nature... » Il n'était ni chevalier, ni prince, ni charmant. Rien de tout ça. Arté, n'était rien de tout ça. Mais moi non plus. Alors, c'était bien comme ça. « En même temps, c'est la première fois que Mère Theresa vient en moi. C'est nouveau pour moi aussi. Mais je trouve que j'm'en sors vraiment bien. Toi, un peu moins, mais bon, sinon, t'aurais pas besoin de moi. »

Tout allait bien. Il y avait à boire. Il y avait des bougies. Il y aurait bientôt à manger. Arté était étonnamment d'excellente compagnie. C'était bizarre. Ca n'allait pas durer. C'était trop... enfin... pas... pas nous. Enfin. Pour l'instant, il voulait jouer. On allait jouer. « Mouai. Je suis perplexe. BLABLABLA. Me crois pas si tu veux. Je sais que je dis vrai. Pff. Oh mon petit, douée, je ne vais pas chanter mes louanges, mais en effet, j'ai de la technique. Mais tu vas devoir te contenter de ton imagination pour le coup, tu ne risques pas de mériter l'expérience. T'es pas face à n'importe qui darling. » Si c'était n'importe qui d'autre, le jeu aurait eu un tout autre goût, une toute autre issue. Si c'était n'importe qui d'autre, tout aurait été différent. Mais il était lui. Ca changeait tout. « Arté. Genre, tu me prends pour le genre de meuf qui aime passer des heures à faire du lèche-vitrine peut être ? Je sais que tu n'as pas une très haute opinion de moi, mais à ce point, ça m'en briserait le cœur, si je me souciais de ce que tu penses de moi. Je te laisserais pas aller dans un bar tout seul, conscience professionnelle, je t'accompagnerais, il faut que je te surveille, histoire que tu fasses pas de bêtises. Je suis sûre que t'as l'alcool belliqueux. Bière/Pizza/Foot ? Bien sûr, tu voudras squatter à la maison hein ? Moi je suis partante. Le foot c'est pas ce que je préfère, mais si t'aimes bien regarder des chochottes taper dans un ballon et se rouler par terre en simulant, je prendrais sur moi en buvant ma bière. » Le cinéma oui. Mais les blockbusters hollywoodien, c'était toujours la même chose. Tellement prévisible et conditionné par la société. Un bellâtre trop musclé, cou de taureau, yeux inexpressif, veines saillantes, icône de l'Américain patriote. De l'autre côté, la candide jeune fille, aussi chétive que sont profond ses décolletés, tombant en pâmoison devant l'Homme de sa vie. Non, mais on était en 2013. La société avait évolué. Les femmes étaient indépendantes. Mais Hollywood semblait avoir deux trains de retard. « Je choisis la sieste. Tu pleureras quand le chien mourra, pendant que moi je dormirais un peu. T'aurais qu'à me réveiller à la fin. Avec des gâteaux et du café le réveil hein. Ma clope, je m'en chargerais moi, je te fais pas confiance pour ça. »

Etait-il en train de dire que j'étais bien foutue ? J'avais jamais bu avec lui. C'était peut être ça. La bouteille descendait à vue d’œil. Ca expliquait tout. Au final, l'alcool semblait bénéfique sur lui. Je passais une bonne soirée. Pour l'instant. Oui, j'aimais. Il le savait. Je le savais. On le savait. Mais on savait aussi, que jamais je ne l'admettrais. « Le sang français, ça doit être ça. Tu fais la cuisine, moi, je te borderais quand t'auras trop bu. Chacun son rôle. » Au final, j'allais p'têtre l'embaucher comme cuisinier, ça m'éviterait de perdre du temps à essayer de faire des choses non-toxiques. « Arrête. Il se laisse photographier. Ca t'est venu à l'idée que c'était peut être juste, parce que lui au moins, essaye de me faire plaisir ? Qu'il est juste mon ami ? Et qu'un ami, ça fait ça. Ca rend des coups de mains. Je suis photographe. J'ai besoin de modèle, il se dévoue. C'est juste gentil. Mais ça, ça te dépasse. Évidemment. » Ok, Diego, faisait pas ça, par bonté d'âme. Mais merde, j'allais pas lui donner raison quand même. Je parlais trop vite. Passer une bonne soirée. Qu'est ce que j'avais imaginé. J'étais avec Erwan. Je ne pouvais pas passer une bonne soirée. Il avait un don. Il gâchait les choses. Il gâchait tout. Encore une fois. « Pourquoi ? POURQUOI ? J'ai des comptes à te rendre peut être ? Putain, mais t'as jamais pris la peine de le connaître. Tu crois que t'es quoi toi ? Tu te serais laissé crever, si j'avais pas été là. Parce que t'as été largué ! Comment j'ai pu TE faire ça ? Je te dois rien. Rien du tout. Alors viens pas me faire la morale. T'as aucun conseil à me donner. Je le connaissais bien avant que tu deviennes son colloc. » Rester assise ? Comme si je pouvais rester assise avec un mec aussi con. Comment j'avais pu croire qu'il avait changé ? Depuis quand, il avait un mot à dire sur les personnes qui passaient par mon lit ? J'étais sidérée. Je vidais mon verre. J'aurais pu lui balancer à la gueule. Mais bon, so déjà-vu, j'allais pas refaire le coup deux fois, c'était pas digne de moi. Pauvre con. A ce moment là, c'était moi la bonne action. C'était moi à ta place. « Le prochain sur la liste ? Oh, mais t'es bien optimiste. Mais jamais je coucherais avec un mec aussi pathétique que toi. La ferme. Ne parle pas de Lana. Ne parle pas de Diego. Ne parle pas de mes amis. Et je suis pas du genre à reprendre les restes. Alors, tu vas te calmer mon petit. T'es chez moi, ok ? Redescend d'un ton. »

J'étais à deux doigts de le virer de chez moi. Mais c'était à moi d'être adulte. Il avait bu. Il était en colère. Je savais qu'il ferait une connerie. Putain, quel connard. Pourquoi c'était à moi d'être raisonnable ? C'était LUI, qui m'agressait. Et c'était à moi de me calmer ? Mais il se foutait de moi ? Pourquoi JE devrais me calmer ? Il me prenait pour une gentille petite jeune fille bien soumise ? Mais de quel droit il me jugeait ? Il prenait sa situation pour acquise. Alors que c'était à lui de m'être reconnaissant. Moi, j'avais pas besoin de lui. Moi, avant lui, ma vie allait très bien. Bien sûr, lui il débarquait, et je devais adapter toute ma vie à MONSIEUR.

« Quand t'auras fini de t'énerver tout seul, je suis en compagnie de la bouteille sur le canapé. Tu peux casser le vase près du frigo, c'est un cadeau de mes parents, je l'ai toujours détesté. »

Anthéa Hamilton. Tu es une sainte.

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MessageSujet: Re: We can stay up all night swapping manly stories and in the morning, I'm making waffles! - Erthéa. Mar 28 Mai - 20:20

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❝ Encore toi... ❞



Théa. C'était quoi d'ailleurs ce prénom ? C'était grec je crois. Ça sonnait grec en tout cas, un peu vieux, un peu antique, un peu mythique. Théa quoi. Anthéa même. J'avais pas forcément mon mot à dire m'appelant Artémis, mais au moins elle tout le monde savait qui c'était, elle était puissante, rapide et classieuse. Oui. Elle. J'en avais jamais vraiment souffert de ce prénom. Dans les lycées où j'avais été y a avait que les profs qui savaient que je m'appelais comme la déesse de la chasse et de la chasteté, et encore pas tous. J'aimais quand même ce prénom parce que c'était ma mère qui l'avait choisit. Je le transformais en Arty et ça passait tout de suite mieux, et puis pour les plus lourd y avait encore Erwan. En même temps les gens comprenaient rapidement qu'il valait mieux pour la stabilité de leur paroi nasale ne pas se moquer de moi. Du coup Artémis et Anthéa on était fait pour bien s'entendre, manquait plus que je lui présente Antigone et on pourrait faire une méga fiesta sponsorisée par tonton Bacchus. Pour le moment y avait qu'elle et moi à la super fête, et c'était plutôt sponsorisé par Captain America et société de consommation, fête de la saint valentin de merde et oncle Khrouchtchev et sa vodka que par le champion de l'orgie dans la mythologie mais on s'en sortait plutôt pas mal. On se criait pas encore dessus. On se supportait de façon calme et civilisé. L'olympe était peut être quand même en notre faveur finalement.

On était complètement différent. C'est peut être pour ça que ça explosait toujours. On dit que les différences font la pair, mais je crois que trop de différence tue la différence. Hamilton c'était la joie de vivre, la simplicité, elle emmerdait les codes, elle faisait ce qu'elle voulait, c'était une sorte d'incarnation de la liberté, une allégorie personnalisée avec l'option chiante en bonus, cadeau de la maison. Même vestimentairement parlant on était pas dans la même case. Il faut dire que ce soir on avait fait fort chacun dans notre genre. La Belle et le Clochard. Bien entendu j'étais la belle et elle le clochard, ça va sans dire. Bon en effet, en vérité, c'était le contraire. Elle était belle, sublime, resplendissante dans cette robe. Je n'étais pas du genre à faire des compliments, mais j'étais un homme de goût, j'avais un cerveau au même endroit que celui de n'importe quel autre et je savais reconnaître une belle femme qu'en j'en voyait une. Théa était belle. Chiante mais belle. Comme quoi on ne peut pas tout avoir dans la vie. À côté je faisait triste mine avec mon vieux jean, mon t shirt certes moulant, mais pas vraiment à la hauteur de la tenue sexy de mon hôte, mes chaussettes dépareillées et ma coupe de cheveux qui n'en était pas une. On avait sans doute vu pire comme style vestimentaire. Au moins mon haut allait il plus ou moins avec mon pantalon me direz vous. Au moins ma veste en cuir me donnait elle un petit côté motard, au moins j'avais un peu de style, mais comparé à la femme qui me faisait face ce n'était rien. C'était la première fois que je considérais Théa comme une femme véritablement et non comme la meilleure amie de Lana. Lana. Brrr. Si j'avais su je me serais mieux habillé. Ou peut être pas. N'importe qui qui serait entré dans la maison à ce moment là n'aurait pas compris. Comment pouvions nous être dans la même pièce alors que nous ne semblions pas aller au même endroit ? C'était étrange. Comme si Anthéa s'était préparée pour moi. Ce n'était pas le cas bien évidemment, mais ça n'enlevait rien à l'étrangeté de la scène.

En même temps ma tenue vestimentaire n'était pas forcément mon soucis majeur, et surtout pas en ce moment. En ce moment je voulais juste essayer de passer, peut être une plutôt bonne soirée. J'avais faim. Je me souciais plus de remplir mon estomac que de savoir si une chemise et un pantalon noir m'auraient plus mis en valeur ce soir. La réponse pouvant être oui ou non, selon si l'on considère que le style classe me va mieux que le négligé sexy. Débat à avoir.

Je sais pas pourquoi je pouvais pas la supporter. C'était physique, chimique. Elle était pas moche, elle était pas stupide, enfin pas tant que ça. Elle était pas psychorigide, elle était pas hautaine, mais elle était bornée, fière, sarcastique, moqueuse, indépendante, vulgaire et tellement elle. Il a bien des gens dans la vie qui ne sont pas fait pour s'entendre, c'est comme ça on y peut rien. Le ciel et bleu, l'herbe est verte, les maisons ont des toits, les chiens aboient, je n'aime pas Théa. Je ne l'aime pas mais ça ne m'empêche pas de passer du temps avec elle. Peut être que par moment je l'aime bien. Peut être qu'au fond je ne peux pas la supporter mais je suis ami avec elle quand même. Ou pas. Non pas ami. Jamais. Je ne serais pas ami avec Hamilton. C'est comme la famille, on les aime pas forcément mais on doit les supporter. Mais Théa c'était pas ma famille, je pouvais pas trouver sexy quelqu'un de ma famille. C'était quoi alors ? Plus comme un poisson rouge peut être. La même mémoire, un peu plus de sex appeal et un pouvoir agaçant décuplé, mais une aussi bonne résistance. Increvable la créature.

Elle pouvait le dire qu'elle était heureuse de me voir, je lui en voudrais pas et puis ça lui ferait pas de mal. Moi je l'étais pas, mais elle elle devait l'être. Pourquoi je venais chez elle si je voulais pas la voir ? Je sais pas. Peut être parce que j'avais personne d'autre. Mais je n'en doute pas darling, je n'en doute pas, avec tes biceps de taureau je suis sûr que tu fais des miracles. Je levai les yeux au ciel, la mauvaise foi de cette fille n'avait d'égal que son égo d'artiste. Ça reste une illustre présence tout de même J'avais ajouté ça avec un clin d’œil. J'étais un homme de lettre, les mots ont leur importance. J'étais un meurtrier/larve/plus ou moins alcolo mais j'étais avant tout un homme. Un homme, virile, fier et surtout j'étais un super bon coup. Tout du moins je savais que je serais toujours un meilleur coup qu'un mec qui s'appelait Kevin. Des preuves ? Genre tu en doutes ? Premièrement il s'appelle Kevin. Deuxièmement je suis une machine de guerre cocotte. Mais soit, si Saint Thomas a besoin de preuve il n'y a pas de raison de le décevoir. Avec un air sérieux je balayais la pièce du regard et du bras. On se met où ? Tu préfères peut être qu'on le fasse après le repas? Haha. Moi coucher avec Théa. C'était tellement facile d'en rire et d'en plaisanter, c'est toujours comme ça avec les choses qui, on sait, ne risquent de toutes façons pas d'arriver. Jamais. Si en plus tu me trouves déjà sexy comme ça, tu vas pas être déçue ma p'tite. C'était même pas bizarre. Juste ridicule. Comme elle, comme moi, comme nous deux dans cette pièce, à faire comme si on était amis. On avait personne, on était deux automates cassés, on s'entendait pas, mais on se comprenait peut être un peu.

J'aurais pu faire une crise d'épilepsie, j'aurais pu me retrouver agité de spasmes et me mettre à me tordre sur son tapis, de la mousse pointant son nez blanchâtre à la commissure de mes lèvres avec de telles propositions. On ne plaisantait pas avec ça. Les cadeaux de saint valentin c'était quelque chose de sérieux. Elle avait de la chance que je sois sobre, de bonne constitution et non cardiaque, c'est le genre d'annonce qui peut vous ruiner un homme. Rien que d'imaginer le pendentif en question autour de mon cou je voyais le catalogue de toutes les meilleurs affaires en matière de suicide se présenter à moi. Mon cerveau était tellement organisé, il me connaissait si bien. Rigole pas avec ces trucs là, ça me fait au moins aussi peur que Frankenstein. Je suis d'accord, c'est vraiment hardcore, je crois que même à la personne que je déteste le plus au monde je pourrais pas offrir ça. Quoique, je suis sûr que Demyan porterait plutôt bien le cœur en argent gravé You and I Forever maintenant qu'on en parlait. On était des vrais gosses au fond, on ne savait faire que ça, jouer, toujours, provoquer, se défier, voir jusqu'où l'autre pourrait aller. La seule différence c'est qu'avec les quelques années qu'on avait derrière nous on avait troqué la marelle contre le maniement de la langue. Les piques verbales pleuvaient. Les hommes du sud sont très bien sweetie. Enfin certains. Moi en tout cas. Non me convertis pas. Le nord c'est froid, c'est blanc. C'est pas pour moi, je te laisse ikea et tu me laisses la playa ok ? J'en sais rien moi que t'as pas la gale. File moi ton carnet de vaccins que je puisse vérifier tout ça... Et puis maladie ou pas, sorry mais je dormirais jamais dans le même lit que toi Hamilton. Nous dormir ensemble. Impossible. Je suis sûr qu'elle prend toute la place et toute la couverture. En même temps je pourrais en profiter pour la faire tomber du lit. Je fais un plutôt beau meuble pourtant, une sympathique armoire à glace même. Bon, certes, je n'étais peut être pas le garçon le plus baraqué de Yellowsky, mais j'étais pas trop mal foutu tout de même. On avait vu pire. J'étais pas un rugbyman mais j'avais tout de même une musculature suffisante pour être remarquée et suffisamment bien dessinée pour être appréciée.

J'étais un prince, j'étais un chevalier, j'étais un héros. Ou plutôt c'est ce que j'aurais voulu être, ce dont je rêvais quand j'étais encore trop bas de plafond pour voir par dessus la table sans avoir à me mettre sur la pointe des pieds. C'est ce que je voulais faire plus tard. Il faut croire que j'avais loupé le destrier parce que j'étais pas un prince, j'étais pas un chevalier, j'étais pas un héros. J'étais tout en bas de l'échelle féodale, j'étais un troubadour et j'étais un goujat. Heureusement que j'avais de l'ambition sinon j'ignorais ce que je serais devenu si avec des rêves aussi grands je n'arrivais qu'à ça. J'avais tout de même un minimum de manières et c'était la saint-valentin, je pouvais faire semblant d'être charmant pendant une dizaine de minutes. PAS LE PHYSIQUE ? PLUS NATURE ? Ça voulait dire quoi ça ? Comment ça j'ai pas le physique ? C'est que t'as pas vu ce qu'il y a sous les vêtements pour avancer ça... Et la dégaine, si tu voyais le crochet du droit que dame nature m'a donné tu verrais toute ma force chevaleresque ! Normal que je sois plus nature. Je suis un homme un vrai, Moi. En réalité je priais de toutes mes forces pour qu'elle n'assiste jamais à l'entrée en scène de mon crochet du droit, elle ignorait encore toute cette partie de l'histoire et c'était bien mieux ainsi. Mère Theresa... Rien que ça.. Tu rigoles ou quoi ? Je suis génial comme bonne action moi !

Je faisais bien la cuisine, j'étais le meilleur. Ça avait l'air bon et étrangement je trouvais pas encore la compagnie de la finnoise trop encombrante. Pas encore. Dommage. Enfin je suis sûre que mon imagination ne pourra qu'être à la hauteur, voire meilleure. La conversation prenait une tournure assez étrange. Tout le monde sait à quoi mène ce genre d'allusions, on sait tous comment ça finit et surtout où. Toute la magie de la partie était de savoir que là ça ne finirait pas comme ça, ainsi c'était un jeu de séduction qui ne visait en aucun cas à séduire, il n'y avait donc pas de règles, pas de limites, seulement de la provocation, toujours plus acérée. Faire du shopping avec Anthéa Spencer Hamilton. La grosse blague de l'année. Je ne doute pas que ce soit le genre d'expérience à faire un fois au moins dans sa vie mais je n'étais pas sûr d'être prêt à prendre des photos avec elle dans un photomaton -seul moyen détourné qu'elle aurait trouvé pour pouvoir orner sa maison de clichés de ma gueule de rêve- sur un fond de paysage enneigé qu'elle aurait choisit à cause du petit igloo en arrière plan qui lui rappelle les longues veillées hivernales de son enfance à attendre sur la glace que le phoque pointe son nez. J'ai jamais fait de shopping avec toi, et t'es une femme, et t'es toi. Rien que pour me faire chier tu serais capable de faire du lèche vitrine. L'alcool belliqueux, voyez vous ça. Pas du tout. C'est faux, je ne vois pas où elle va chercher ça. Je suis pas du genre à faire des bêtises, je suis sage comme garçon et tu me vois me battre ? Moi ? Sérieux ? Je suis super pacifiste comme gars. HUGEST LIE EVER. Oh, chez toi ou dans un bar même histoire de se mettre dans l'ambiance. Critique pas le foot. C'est bien le foot. Je regardais toujours les matchs avec Ae quand j'étais jeune et puis avec mon père quand j'étais tout petit je me souviens qu'il adorait... Rectification. Le foot c'est nul. J'aime pas. Si tu préfères je suis pas contre un bon petit match de la NHL hein. J'adorais le cinéma, je m'étais même lancé dans l'écriture d'un scénario, c'est pour dire. D'ailleurs il me semble que l'école d'art dramatique voulait l'utiliser. Note à moi même : penser à regarder mon courrier pour voir s'il y avait pas du nouveau de ce côté là. Hollywood c'était à la foi génial et vraiment pitoyable. Ça dépendait, mais le mieux c'était quand les deux se mélangeaient pour donner quelques chefs d’œuvres. Je levai les yeux au ciel, désespérante cette jeune fille. C'est pas comme ça que ça marche ici, premièrement j'aime pas les chiens, je pleure pas leur mort, ensuite on est pas au manoir familial avec flopée de domestiques des Hamilton en plein cœur de la Sibérie Orientale!

Théa était jolie, pour le moment pas trop agaçante et la bouteille ma foi plutôt agréable. Oh. D'ici à ce que j'ai trop bu, il risque de falloir un moment, et beaucoup plus de bouteilles, il m'en faut plus que ça C'était vrai. Je tenais plutôt bien. Déjà j'étais un homme, un point pour moi, ensuite j'étais en bonne santé, un deuxième point, j'avais l'habitude, un troisième point pour moi. Le fait que je tienne bien ne me rendais pas non plus insensible à la boisson, j'avais juste l'alcool discret et violent, pas vraiment joyeux comme tableau alors on allait éviter je crois. Il suffisait de respecter la règle d'on ne boit pas le ventre vide après tout, et c'est ce que nous faisions. Mon plat avait l'air pas si mal que ça tout de même. J'étais fort. Je savais pas comment on en était venu à parler de Zadig. Ah oui le lien avec Kevin, logique, ils devaient être du même niveau ces deux là. Évidemment ça me dépasse en effet. Comme on est pas amis de toutes façons ça règle la question. Elle me parlait comme à un idiot, j'aimais pas cette façon qu'elle avait de prendre sa défense de manière perpétuelle. Tu feras croire à personne que Zadig est pas heureux de pouvoir se montrer néanmoins, même s'il fait ça en grand sacrifice pour toi parce qu'il a un cœur gros comme ça J'espaçai mes bras les plus possible l'un de l'autre avant de rajouter en ramenant cette distance à un quasi néant Et un cerveau comme ça...

Tout allait bien. Jusqu'à maintenant. Jusqu'à ce qu'elle dise ça. C'est moi qui avait lancé le sujet en même temps mais je ne pouvais pas imaginer sa réponse. Il n'y avait aucun moyen sur terre pour moi de pouvoir deviner que Anthéa avait couché avec De Vigny ! Mon sang n'avait fait qu'un tour. La nouvelle m'avait mise hors de moi et sa réponse n'arrangeait rien. Qu'est ce qu'elle pouvait m'énerver celle là. Elle avait le don de me mettre hors de moi et chaque nouveau mot qui franchissait ses lèvres me donnait davantage envie de commettre un meurtre, je la laissai tenter de se justifier, je la laissai finir sa tirade avant de reprendre la mienne. De la chair allait finir collée aux murs ce soir. Non. Non. T'as pas de compte à me rendre, mais tu pourrais peut être choisir un peu mieux, je sais que n'importe qui y passe dans ton pieux mais tu pourrais peut être de mettre la barre un chouilla plus haut quand même. Je pense que je le connais bien assez. Il vit chez moi je te rappelle. Elle se foutait de ma gueule ? J'allais l’emplafonner. T'avais qu'à me laisser dans ma merde alors. Je me serais très bien démerdé tout seul, j'y ai toujours réussi. J'ai PAS besoin de ton aide. J'ai pas besoin de TOI. Bon ok la dernière fois que je m'étais débrouillé tout seul ça s'était pas non plus vraiment hyper bien passé, mais elle avait pas besoin de savoir ce genre détail. Ça tombe bien moi non plus même si on me payait je baiserai pas avec toi, j'aime pas ce qui traîne n'importe où. C'était méchant. Mais c'était trop tard. C'était dit. Je parle de Lana comme je veux, je parle de Diego comme je veux. Je fais ce que je veux. Je suis chez toi. Ben tu sais quoi j'me barre. J'envoie un message à l'autre abruti pour lui dire que t'es dispo pour une partie de jambe en l'air si tu veux. Il se ferra un plaisir de te décrasser. Ma patience s'amenuisait. L'élégance de mon vocabulaire également. Je chopai ma veste sur ma chaise. Le vase ? Non ça lui ferait trop plaisir. La table. Bien mieux. Je balançais la table et me dirigeai vers la porte au son de la vaisselle qui se brise sur le sol. Je claquai la porte, me retrouvant sur le perron, assaillit par la pluie, par le froid, le silence. Putain de bordel de merde d'enculé de sa race de MERDE. J'avais démonté sa boîte au lettre. Je crois que ses plantes étaient mortes aussi. Elle avait couché avec Zadig. Je ne voyais plus rien. Plus rien que ça. Plus rien que la colère. C'était physique, j'avais envie de lui faire du mal de la blesser. Mes pieds. Je sentais l'humidité glacée gagner mes orteils. Merde. J'ai oublié mes chaussures. Je crois que j'ai pas le choix. Je vais pas partir en plus il pleut encore. Je vais pas lui faire ce plaisir. Je rentrai à nouveau dans la maison.

On a pas pris le dessert encore. J'avais dit ça sur un ton certes un peu froid mais au moins calme. Je ne lui criais plus dessus et c'était déjà une grande victoire. Je balançais ma veste sur une chaise. Lui pris la bouteille des mains avant de m'affaler dans un fauteuil et de porter la bouteille à mes lèvres.

La prochaine fois que je vois De Vigny je lui refais le portrait.
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MessageSujet: Re: We can stay up all night swapping manly stories and in the morning, I'm making waffles! - Erthéa. Dim 9 Juin - 15:30

Erthéa

❝ Encore toi... ❞



Des fois, tout me prenait tellement la tête, que j'avais juste envie de mettre le minimum de survie dans un sac à dos, et partir. Loin. Oh, wait. Ce sac est déjà prêt. Il a toujours été prêt. Il a jamais été défait. Un jour, peut être. Fallait croire, que j'étais pas entièrement installée. Si, je l'étais. Mais, il semblait qu'une partie de moi non. Qu'une partie de moi soit prête à partir, n'importe quand, n'importe où. Apparemment, toujours cette peur irrationnelle d'être blessée. Je serais blessée, un jour, demain, dans un an, dans dix. Par mes amis, par ma famille, par des gens que j'aimais, par la vie. C'était comme ça. Pourtant non. Je ne m'attachais pas. J'essayais de ne pas m'attacher. J'essayais de ne pas m'enraciner. Ce serait trop dur de partir sinon. Je ne voulais pas partir. Mais je n'étais pas prête à encaisser d'autres chocs. Je n'étais pas forte. J'étais le genre de fille qui prenait sur elle, jusqu'à ce qu'elle ne puisse plus, jusqu'à ce que ce que ça explose, jusqu'à ce qu'elle implose. Alors, j'essayais de prévenir le danger. De le limiter. Il était toujours là. Un jour, ça passerait. Un jour, je ferais totalement confiance à une personne. Rien ne disait non plus que ce jour arriverait. Dans une autre vie, peut être.

J'avais pas pu m'en empêcher. Je m'étais trop installée. C'était chez moi. Je me sentais chez moi. C'était mon quartier, ma ville, mes habitudes. L’instinct de survie était plus fort. Je fuirais le jour où je me sentirais glisser. Le jour où je redeviendrais vulnérable. Mon sac était prêt. Fallait croire que j'avais été programmée pour éviter les problèmes au lieu de les affronter. C'était Den qui gérait les problèmes de face. C'était elle. Pas moi. Au lieu de dire non à mes parents, j'étais partie. J'avais pris sur moi. J'avais laissé ma vie. J'étais partie. La pire et la meilleure idée de ma vie. J'aurais étouffé si j'étais restée. Partir, m'avait fait couler. Alors j'étais revenue. J'avais fui, en sens inverse. Retour à la case départ. J'avais changé. J'avais mûri. C'était sûrement mieux ainsi. J'avais laissé le plot, l'ado un peu invisible. Pas méchante. Mais inutile. Je ne savais pas vraiment qui avait pris la place de cette Théa là. Bien trop compliqué à définir. Je n'étais même pas sûre de vouloir savoir.

J'avais réussi à quitter Den. Parce que c'était l’ordre logique des choses. On part faire ses études. On quitte le cocon familial. J'avais choisi la version extrême. Mais on pouvait surmonter ce genre de choses. Si cette fois, je devais partir, ça serait différent. Il n'y avait plus qu'elle, il y avait tous les autres. Il y avait Lana, il y avait Diego, il y avait prim, tous les gens auxquels je tenais. Évidemment, la situation n'était pas assez compliquée pour moi. Il fallait me rajouter Arté sur les bras. Je n'arrivais pas à me débrouiller avec moi même, et j'étais sensée être capable de m'occuper de lui. Je n'étais pas psy. J'avais autant ma place dans l'asile que lui. J'étais seulement le fou qui se croit sain d'esprit. Il avait au moins le mérite d'être conscient qu'il y avait un truc qui clochait. Il se plaisait à aggraver son cas. Ça, c'était une autre histoire.

On était pas du même monde. Je le savais depuis la première fois que je l'avais vu. C'était à toutes les échelles. Au niveau du génotype, au niveau du phénotype, incompatibilité totale. C'était pas notre faute. C'était génétique. C'était impossible. L'huile et l'eau n'était pas soluble. Il y avait des vérités comme ça. On n'y pouvait rien.

Il était du Sud. Il était français. Tout le monde savait que les français et les anglais étaient les meilleurs ennemis du monde. Ça pouvait déjà pas marcher. Même culturellement parlant, ça passait pas. C'était contraire aux lois de la physique. Et en toute rigueur, on ne pouvait changer les lois de la physique. Il était violent. Il détestait la photo. Il détestait la clope. Il me détestait moi. On était l'URSS et les USA. C'était la guerre froide. Ça se finirait par l'effondrement de l'un. C'était comme ça. Il y en aurait un qui finirait à terre. C'était seulement la Détente. Ca n'allait pas mieux. Je ne pouvais pas l'apprécier. C'était la guerre froide. Un de nous deux allait tomber. Et il n'y aurait personne pour le relever.

Au fond, c'était pas si grave. J'avais mon sac à dos de prêt.

J'étais en robe. J'étais maquillée. J'étais coiffée. J'étais pied nus aussi. Avec lui. A la saint-valentin. Ironie du sort. Pour lui. Pourquoi il était venu ? Pourquoi, instinctivement, c'était vers moi qu'il était venu ? J'aurais pu avoir un rencard. Le premier rencard de ma vie. C'était peut être le moment de devenir mature. C'est ce que mes parents voulaient après tout. Que je relève l'honneur de la famille, que j'avais tant dégradé. Je pensais que j'étais prête. Je voulais être prête. Alors pourquoi il était là ? Pourquoi je lui avais pas dit non ? J'en savais rien. Que dalle. Je comprenais plus. Je me comprenais plus. Je le comprenais plus. Je nous comprenais pas.

Tout allait bien. Puis du jour au lendemain, je m'étais retrouvée avec Arté sur les bras. Et il remuait tout. Il se faisait une place de grès ou de force. Je fermai les yeux un instant, et il était là. Pas seulement chez moi, mais avec moi. On avait mis un point d'honneur à se tenir aussi loin possible l'un que l'autre, pour le bonheur de Lana. Et pour elle, on était là. Techniquement, elle n'avait pas été aussi précise quand elle m'avait demandé de m'occuper de lui. Mais on ne pouvait pas me reprocher mon professionnalisme. N'est ce pas ?

J'étais partie parce que j'en avais marre qu'on s'occupe de moi. Je ne voulais plus qu'on s'occupe de moi. Mais il le faisait quand même. C'était pas explicite. C'était pas à lui de s'occuper de moi. C'était le contraire. Il le faisait quand même. Parce qu'au fond. Tout au fond, il m'avait reconnu. Moi aussi, j'étais un des jouets cassés à l'intérieur. On arrive jamais à réparer ce genre de trucs. Mais y a toujours des abrutis comme nous qui s'entêtent. En se disant qu'un jour, quelqu'un y arrivera. Qu'il faut essayer. Alors on essaye. Parce qu'on est des fous. Parce qu'on a rien à perdre.

Une machine de guerre sérieusement ? Je lui aurais bien ressorti le bon vieux dicton du « Ceux qui en parlent le plus, en font le moins », mais je risquerais d'heurter sa virilité. Pire chose à faire à un homme. Leur côté animal est resté accroché à cette notion moyenâgeuse. Un homme touché dans sa virilité est capable du pire. Et je ne voulais pas voir le pire d'Arté. Bien trop hard pour moi. J'étais pas assez équilibrée moi même pour essayer de redresser une épave comme ça. Je ne coulerais pas avec lui. « Calme tes ardeurs. Pourquoi se précipiter ? On a toute la soirée. Je ne voudrais pas rater un repas préparé par tes soins, avec tendresse. Justement mon cher, là, est tout l'art. D'abord déguster avec les yeux. Je vais devoir t'apprendre la patience mon p'tit. » Il n'y avait pas de limites verbales. La seule limite n'était pas verbale, pas mentale. C'était une limite infrachissable. Il n'y avait plus de retour possible.

Nous étions fou. Mais pas assez pour franchir cette ligne. C'était impossible. L'huile et l'eau ne se mélangeaient pas.

On fêtait pas la Saint-valentin. C'était pas pour nous. Nous, on était les jouets du fond du magasin. On avait pas le droit à la jolie fête. On avait la version parallèle. L'anti-saint-valentin. La version non officielle, a de suite moins de succès. Mais c'était tant mieux. Ah. J'étais pas la personne qu'il détestait le plus au monde. Fallait croire que ma bonté m'avait valu une promotion sociale. Je supposais qu'il réservait cette place de choix à Demyan. Maintenant, je n'étais même plus une des personnes qu'il détestait le plus au monde. Je n'étais pas une de celles qu'il préférait. J'étais juste là. J'étais rien. Je ne le considérais pas comme un homme du sud. J'étais allée bien trop au sud, pour considérer la france comme telle. Je ne lui souhaitais pas d'être considéré ainsi un jour. Ce jour-là, il rejoindrait Felipe dans mon esprit. Et ça ne serait bon pour aucun de nous. « Ça, c'est subjectif. Je ne suis pas sûre que j'aurais choisi très bien, pour te définir. Mais c'est une soirée spéciale gentillesse nan ? Donc je vais te laisser tes tentatives d'autopersuasion. Ikea, c'est suédois. Les suédois et les finlandais, sont pas vraiment bff. Les suédois, c'est des abrutis. Presque autant que les français. Hé... Arté. C'est pas pour t'embêter, mais y a pas de vaccins contre la gale. Et en squattant mon canapé, tu l'aurais déjà attrapé. Et puis encore heureux que tu viennes pas dans mon lit merde. Tu vis déjà presque chez moi, tu vas pas dormir dans un lit, surtout pas le mien. » J'aurais même pu lui dire qu'il était le bienvenue dans mon lit. Je pouvais dire n'importe quoi. Il y avait la barrière. Et aucun de nous ne la franchirait. « Une armoire à glace ? Si t'étais un meuble, tu serais pas ça. Du tout. Plutôt la commode à alcool du cellier. Toute abîmée. Mais qu'on garde quand même. Ou alors le canapé. Vu le temps que t'y as passé ces derniers mois, je pense que ça te donne le droit d'y être associé. »

Fallait pas rêver. C'était sympa. Il était sympa. J'étais contente. Mais je savais que ça ne pouvait pas durer. L'équilibre était trop fragile. On finirait par retomber de là où on venait. J'étais pas pessimiste. J'étais réaliste. Alors j'essayais de profiter. Sans me demander où ça nous mènerait si on finissait par trouver le juste milieu. Si on trouvait l'équilibre. Je commençais à avoir un peu d'alcool dans le sang. C'était pas le moment de se poser des questions comme ça. « Arté. C'était un compliment. Les chevaliers servants, c'est pas mon truc. Je ne remets pas en cause ta masculinité, du tout. Même si ces derniers temps, j'ai l'impression que t'as pris un peu de poids. Bah oui, mon vieux, c'est ça de pas sortir, de pas faire de sport, de boire et de manger n'importe quoi. Par contre, pour le côté force, je te crois. C'est tout. Je te crois. » Je ne remettrais pas ça en cause. Ca se voyait, ça se sentait. Il le cachait, mais c'était en lui. Il était violent. Je ne savais pas pourquoi. Je ne savais pas ce qu'il s'était passé. Mais il avait de la colère en lui. Ça le rongeait de l'intérieur. Et moi je devais essayer de l'empêcher d'exploser. Sauf que la formation de démineur, j'avais pas dû être là le jour où on l'avait appris.

On avait 10 ans d'âge mental. Mais d'autres jeux. Prêts à tout pour ne pas avoir tort. Prêts à tout pour gagner la guerre. A force de jouer, on aurait presque pu aller jusqu'au bout, juste pour montrer qu'on avait pas peur. Presque. Parce qu'on irait pas jusqu'au bout. Encore heureux. Brr. Il était pas moche loin de là. Mais c'était lui. C'était pas possible. Ça ne le serait jamais. On ne devait jamais dire jamais c'était vrai. M'enfin, là, c'était un cas de force majeur. Je crois qu'il préférerait vomir plutôt que de coucher avec moi. Moi aussi hein. Y avait pas que lui. Je l'aidais, mais y avait des limites. On était pas proches. On était pas amis. On était juste rien. « Quoi ? J'ai pas le physique de Mère Teresa p'têtre ? Tu me crois pas capable d'aider les nécessiteux ? Ok, toute la partie religieuse, c'est pas trop trop trop moi. Mais c'est le 21ème siècle, new way, t'sais. Bah vu que j'en fais pas des millions de bonnes actions, j'peux pas vraiment comparer. Y a des moments, t'es supportable. C'est tout. En ce moment par exemple. » Je mourrais d'envie de rajouter : Mais vu que t'es toi, tu vas forcément tout gâcher. Mais je ne le dirais pas. Ce n'était pas à moi de gâcher la soirée. Il se débrouillerait très bien tout seul.

Je n'étais pas exactement le genre de fille, fan de shopping, de chaussures, de sac, de robes. Je ne me maquillais pas des masses. J'avais la chance d'avoir des cheveux cools qui paraissaient coiffés sans avoir rien à faire. Alors ce soir, c'était pas vraiment habituel. Le combo, robe-talons, c'était plus pour les autres que pour moi. Je le faisais quand les autres attendaient ça de moi. Il me semblait que pour un premier rendez-vous c'était ce que j'étais sensée faire. Je savais pas vraiment. C'était pas vraiment moi. C'était pas vraiment moi non plus de me dire qu'il faudrait peut être que je me pose. Que je devienne raisonnable. Que je me prépare pour un rendez-vous. Surtout qu'au final, je m'étais préparée pour Arté. Il ne m'avait jamais vu comme ça, je crois. Lui, il avait le droit à la vrai Théa en fait. Mais bizarrement, je me sentais moi quand même ce soir. Parce que j'étais avec Arté. Il savait que la robe changeait rien. J'avais pas à l'impressionner. J'avais pas à paraître quoi ce soit. Le pire, c'est que je savais qu'il avait raison. Je serais totalement capable de prendre sur moi, de faire du shopping pendant des heures, juste pour le faire chier. J'avais 10 ans. Les garçons c'était nul. Fallait les embêter. « Erwan, tu le ferais à quelqu'un d'autre le coup du je suis un gentil garçon. Me prend pas pour une conne non plus. Je m'en fous en plus. Tu fais ce que tu veux. C'est pas mon problème hein. » C'était vrai. On était rien. On avait pas à faire d'efforts. On pouvait montrer nos côtés pourris. On s'en foutait. « Bah, j'préfère le hockey que le foot. J'en ai un peu fait au lycée. Si, si, si. Ca t'en bouche un coin hein ? » Alors c'est comme ça qu'il me voyait ? Comme la p'tite aristocrate qui a des dizaines de domestiques pour les moindres taches. Donc en gros, j'étais juste une petite conne, qui faisait sa petite crise de rébellion. Sympa. Bien joué Arté. « C'est sûr évidemment, parce qu'Arté est un gros dur, rien ne l'atteint, il est trop viril pour être sensible. C'est pour les meufs ça. Je suis pas russe. Je suis née à Bristol à la base. A plusieurs milliers de kilomètres de la sibérie. J'avais pas de domestique. » J'avais eu des nounous, des femmes de ménages, mais c'était pas des domestiques. Ça l'était pas pour moi. Moi j'appartenais pas à ce monde bourgeois et coincé. Je voulais pas.

Il n'avait pas encore trop bu, certes. Mais il avait bu. Je voyais pas pourquoi il aurait dit que j'étais sexy sinon. Il l'avait dit spontanément. Sans chantage, sans menace, il devait le penser. Enfin, c'était l'alcool qui pensait ça. Pas lui. « Le moment on l'a hein, Eden rentre pas ce soir, c'est pas comme si j'avais des horaires de bureau, toi non plus, et des bouteilles, c'est pas ce qui manque. Alors profite, ça risque pas d'être demain que je te relaisserais boire. Surtout avec moi. Ce soir on a une excuse. » Puis c'était bien avec l'alcool, on pensait moins. On pensait plus aux mêmes trucs. Je réfléchirais plus tard. Là, j'avais un verre à finir. C'était pas ma faute. Mère Teresa ne délaissait personne. Bah moi, je laissais pas des pauvres verres pleins abandonnés. 21 ème siècle bitches.

« On est pas amis en effet. Je cherche pas à te comprendre. J'ai essayé, mais ça sert à rien, parce que même si je comprenais ce qui va pas, tu changerais pas. Les causes perdues, c'est pas ma passion. » On était pas amis. Il le disait lui même. Alors pourquoi ça le faisait chier ? Il se foutait de qui passait par le lit de Zadig. Normalement, il se foutait aussi de savoir avec qui je couchais. Et puis là, tout à coup, ça l'énervait. L'excuse du Zadig est mon coloc, c'était bidon. Je venais de lui dire que je cherchais pas à le comprendre. Alors, j'allais pas essayer. « Mais même ! C'est mon boulot merde. Si je bossais dans un bureau, tu viendrais me demander des comptes sur le comptable du 3ème étage ou sur la secrétaire de l'entrée ? Je te demande pas comment avance ton bouquin moi. De toute façon, je le sais. Toujours au même point. Je sais pas si t'es au courant qu'un livre s'écrit pas tout seul. Les lutins du père noël vont pas venir le finir pendant la nuit. T'as pas un boulot contraignant. Taper sur un clavier et raconter une histoire. Tu vas pas me dire que même ça t'en es incapable si ? » Pourquoi je lui disais ça ? Je m'en foutais de son bouquin. Ça serait un navet de toute façon. Style pompeux, histoire décousue, personnages sans profondeurs. Les mêmes ingrédients que le précédent. S'il voulait gâcher sa vie après tout, ça me regardait pas.

Je m'en foutais de ce qu'il pensait. Je savais même pas pourquoi ça m'énervait. S'il était pas content, c'était pareil, il prenait la porte et il partait. Pourquoi il avait fallu qu'un soir Lana ramène ce mec là ? Si ça avait été le mec à côté, ça aurait été différent. Y avait des millions d'habitants à Londres. Et non. Lui. Je devais avoir vraiment un karma de merde.

« Bah si tu veux, vas y, dis moi avec qui je dois coucher. Dis moi qui est assez bien pour toi. Allez, t'es tellement mieux que moi, faut que tu me dises, instruis moi, je ne sais pas moi, qui mérite de coucher avec moi ? Tu vis à moitié chez moi aussi. Je te connais pas pour autant. Ta réaction me le prouve encore. J'te connais vraiment pas. Et je crois que je préfère ne pas te connaître d'ailleurs. » Je demandais rien à personne. C'était lui qui avait débarqué comme une fleur, dans ma vie, dans mon esprit, chez moi. C'était toujours lui. « Réussir à te foutre dans la merde, c'est vrai t'as un don. Mais ça suffit pas ça. Donc tu devrais juste la fermer et accepter l'aide qu'on t'offre. T'as pas besoin de moi, j'ai pas besoin de toi. On est sur la même longueur d'onde alors. Je viendrais te rendre ton trousseau de clé si tu veux. Parce que dans ce cas là, on a plus rien à faire ensemble hein. Tu l'as dit, on est pas amis. Alors si je t'aide pas, on a vraiment plus rien. Moi ça me va. » On allait tomber. Du mauvais côté. Je regretterais sûrement mes paroles. Mais je lui montrerais pas. J'étais trop fière. On gâchait tout. Petit don en bonus.

Non. On gâchait pas tout. C'était lui. C'était fini. J'étais pas forte pour tenir les promesses. Je décevrais sûrement Lana. Mais tant pis. C'était fini. Je m'en foutais de ce qu'il disait. Je m'en foutais. Ça m'atteignait pas. Mais ça atteignait la Théa toute timide de l'intérieur. Et cette conne était trop sensible. Et cette conne voulait pleurer. Moi je voulais pas. J'étais forte. C'était pas lui qui allait me faire pleurer.

Et merde.

« Barre toi. Barre toi et reviens pas. Connard » J'étais aussi en colère contre lui que contre moi même. J'étais faible. Je le laissais gagner en laissant ces putains de larmes couler. Je ne pouvais pas me frapper moi. Alors j'allais le frapper lui. J'étais pas violente. Mais les mots ne suffisaient pas. Il fallait lui parler dans son langage.

Ma main atterrit sur sa joue. J'étais même pas heureuse. Je m'en foutais. Je voulais plus le voir. C'était fini. Je regardais la table et son contenu, exploser contre le sol. Bien pas de problèmes. C'était pas mon problème. J'étais faible. J'avais pas réussi à tenir ma promesse. J'avais pas réussi à l'aider. Il ferait une connerie. C'était sûr. C'était ma faute.

C'était sa faute.

Mais de toute façon il était plus là. Donc tant pis. J'allais pas lui courir après. C'était un grand garçon. Il avait le droit de gâcher sa vie. J'allais pas l'aider à gâcher la mienne.

Ces foutues larmes continuaient de couler. Je m'en foutais de ce qu'il m'avait dit. Mais ces foutues larmes ne voulaient pas s'arrêter. Il était parti, c'était fini. Et pourtant, je pleurais encore. C'était peut être à cause de l'alcool. C'était peut être grâce à l'alcool. Je voulais plus penser. J'avais la bouteille pour moi toute seule. Et j'avais enfin le droit de fumer. Il voulait me faire arrêter, mais ironie du sort, c'était à cause de lui que je fumais le plus. Je sortais mon paquet et m'allumais une clope. Ça me ferait du bien ça au moins.

Ses chaussures. Il avait oublié ses chaussures. Il était trop fier pour revenir. Non, il allait revenir. Il était en chaussettes sous la pluie. Mais c'était Arté, il n'allait pas revenir. Il était revenu.

Je ne disais rien. J'allais près du frigo et prenais le vase à deux mains avant de le balancer par terre. Je m'étais coupée. Mais au moins j'étais débarrassée de ce vase. « Dans la version officielle, c'est toi qui l'a cassé. Tu me dois bien ça. Je vais pas en plus m'engueuler avec ma sœur à cause d'un vase immonde. » Il ferait pas de conneries. Pas ce soir en tout cas. C'était toujours ça de pris.

Le dessert. Comme si j'avais une tête à vouloir un dessert. Je récupérais une nouvelle bouteille. « C'est le seul dessert qu'on ait. » Je continuais de fumer. Je savais qu'il ne dirait rien. Il savait qu'il ne dirait rien. Le flot de larmes s'était apparemment arrêté. Casser le vase m'avait fait du bien apparemment. Je m'installais sur le bras du fauteuil, mettant mes pieds sur lui. Là non plus il ne dirait rien. J'ouvrais la bouteille. « Santé Er... Arté. » Il n'était pas Erwan là. Ni il y a 5 minutes. C'est pour ça que je ne disais rien. C'était la première fois que je m'engueulais avec Artémis. Alors c'était comme ça. Je ne reviendrais pas dessus. Parce que c'était Arté.

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MessageSujet: Re: We can stay up all night swapping manly stories and in the morning, I'm making waffles! - Erthéa. Mer 26 Juin - 12:30

Erthéa

❝ Encore toi... ❞




Et si je partais ? Et si je plaquais tout ? Et si je prenais le premier avion pour n'importe où ? Ça avait marché une fois ça pouvait marcher encore. C'était le schéma familial classique alors autant respecter la tradition. C'est important les traditions. Tradition typiquement masculine, dans la famille depuis des générations et se transmettant invariablement de père en fils. Je l'avais fait une fois je pouvais recommencer. Est ce que ça pouvait être vraiment une façon de vivre ? Recommencer le même cirque tous les trois ans ? S'offrir un nouveau départ ? J'avais eu trois ans, trois ans de paix, de bonheur et de calme, trois ans de perfection. Pendant ces trois années tout avait était pour moi, tout s'était passé à merveille, j'avais été un meilleur moi. Après vingt ans de vie sur cette terre j'avais pu pendant trois ans être une bonne personne. Est ce que ça voulait dire que ce n'était en vérité pas moi ? Ça voulait dire que ce ne serait jamais vraiment moi ? Que je ne peux pas être quelqu'un de bien ? Pas par moi même, pas tout seul. Le bon type en moi c'était Lana, c'était elle tout ça, monsieur parfait, la douceur, le calme et la modération. Elle m'apportait tout ça et je l'aimais encore plus pour ça. Je l'aimais d'abord pour ce qu'elle était, elle était parfaite, fabuleuse, belle, intelligente et terriblement fascinante et je l'aimais aussi pour la personne que j'étais avec elle, pour l'homme meilleur que j'avais pu devenir. Il avait suffit qu'elle me quitte pour que tout s'effondre. Alors ça voulait dire quoi ? Que ce n'était pas moi ? Que ce n'avait jamais été moi ? Que c'était elle ? Je ne sais pas.

J'étais de retour à la case départ. J'avais plusieurs choix bien entendu. On a toujours le choix. Je pouvais partir à nouveau, aller n'importe ou recommencer. Je pouvais rester et continuer d'être un brave mec, finir mon bouquin, avoir mes partiels et être enfin le frère qu'Antigone méritait. Je pouvais rester et sombrer, cesser de lutter et laisser le passé reprendre ses droits, offrir la victoire à la nature. La nature gagnera toujours face à l'homme et la nature de l'homme et la pire qui soit. La situation était différente de celle d'il y a trois ans. J'étais riche, j'avais Antigone -je l'avais également la première fois bien entendue, sauf que là je lui avais déjà fait le coup une fois- j'avais une situation, des amis. J'avais Théa. Elle me laisserait pas partir. Elle m'en empêcherait, elle mettrait de la poudre dans mon sac pour que je me fasse attraper à la douane, elle viendrait me chercher au fin fond du Népal s'il le fallait, elle s'en foutait elle saurait sans doute parler le népalais. Pourquoi ? Parce qu'elle avait fait cette stupide promesse à Lana et que maintenant elle se sentait responsable de moi. Parce qu'elle trouvait sa vie trop chiante et qu'elle avait décidé de venir en aide à ceux qu'elle jugeait nécessiteux. Parce qu'elle me détestait mais qu'elle méprisait encore plus le Erwan parfait que j'aurais tant aimé pouvoir interpréter plus longtemps. Parce qu'elle avait des gros problèmes. Elle devait se projeter sur moi.

Elle avait eu une rupture difficile une fois, Lana m'en avait parler. Je comprends. Mais c'est pas une raison pour me faire chier.

Anthéa avait pris une grande place dans ma vie. Je sais pas trop comment. Je sas pas trop pourquoi. Comme un chat quand on vient de le recueillir, il fait ses griffes sur vous, il vous traîne dans les pattes, il vous mord, il squatte la couette, il se colle à vous. Ou plus comme un poisson rouge, toujours là, à sa place, il vous attend, il vous observe et il ne se décide jamais à crever, même si vous lui infligez une grève de la faim, même si vous lui refusez le droit à l'hygiène et le laissez croupir dans un aquarium infecte. Y en a qui sont comme ça. Impossible de s'en débarrasser, ils s'accrochent à la vie comme un bébé girafe souffrant de vertige à l'utérus maternel. C'était pas un chien, elle était pas fidèle, elle ramenait pas le nonos. Elle pouvais se débrouiller toute seule, ou du moins en était persuadée. Ça c'est ce qu'elle croyait, ce que la matrice lui laissait imaginer. La réalité était tout autre, en vérité heureusement que j'étais là pour elle, heureusement que je lui fournissais un but dans sa morne existence, heureusement que j'y amenais un minimum d'action et d'humour. Sans moi elle s'ennuyait, sans moi elle n'avait plus rien, plus personne à soit disant sauver. Sans moi elle n'était plus une pseudo bienfaitrice, sans moi POUF disparue la prétendue mère thérésa du Nord. Elle faisait quoi sans moi ? Elle prenait des photos, elle sortait, elle voyait des gens, elle baisait à droite à gauche, elle mangeait de la glace avec Lana, elle papotait avec Zadig et allait à tout un tas d'expos inutiles tout en gribouillant des notes de musique sur un morceau de papier. Sans moi elle était heureuse et épanouie. Sans moi c'était trop facile.  

Alors on peut dire qu'elle avait de la chance que je sois là pour amener un peu de ma merde dans sa vie. Pas besoin de mer remercier, ça me fait plaisir.

Il n'y avait plus de limite entre nous. Plus aucune. Nous étions debout face à face dans un no man's land et il n'y avait plus de règles, plus de frontières. Nous pouvions aller aussi loin que nous le voulions, aussi loin que nous le pourrions. J'ignore quand ce cap avait été franchi, quand ce nouveau jeu avait débuté mais il était désormais bien là et le meilleur gagnerai et pour être le meilleur l'absence de règle en était la première. C'est classique, c'est cliché, ça va mal tourner, tout le monde sait comment ça va finir toute cette histoire, rien d'original, rien de surprenant, c'est même pas drôle d'abord y a aucun suspens. Faux. Ça ne finirait jamais comme ça. S'il n'y avait pas de limite c'était parce qu'on savait que ça n'arriverait pas, que ça ne pouvait pas arriver. Pourquoi est ce que ça arriverait d'ailleurs ? Juste parce que nous étions un homme et une femme ? Il fallait cesser d'être aussi primaires. Anthéa et Erwan ça ne pouvait pas marcher, pas sur cette terre, jamais, nul part, pas comme ça. Mais selon nos règles c'était un duo gagnant par contre. Les mots n'avaient pas de limite. Je le savais mieux que quiconque, seul les actes en avaient, verbalement nous pouvions aller où bon nous semblerait. Si cela est ton bon plaisir. L'estomac plein ça n'en sera que plus intéressant honey. Oh je n'attends que de recevoir votre enseignement ma chère. Il était possible d'en parler parce que c'était impossible, là était toute la subtilité de cette non amitié consentie.

La Saint-Valentin c'était comme Halloween, en plus rose, en plus pelucheux, en plus dégoulinant de bon sentiment, en plus niais, plus en forme de cœur, mais pas de vrai cœur, de cœur figuré. Je sais pas qui a eu cette idée. Pourquoi un cœur ça ressemblerait à ça ? Ça y ressemble pas du tout en vrai. Un vrai cœur ça a rien à voir et c'est bien plus beau, une sublime mécanique, un engrenage ingénieux. Les deux moitiés du cœur c'était peut être pour représenter les deux valves. C'était peut être un mec myope qui en avait dessiné un et puis un astigmate lui avait dit que ça ressemblait beaucoup du coup en accord avec le presbyte qui était avec eux ils avaient décidé que ce serait comme ça un cœur. Un cœur ça ne peut pas se briser, cette expression est nulle, tout ce qui peut vous arriver c'est un arrêt ou une fuite. À la limite la flèche à tout de suite plus de légitimité et puis la référence antique fait presque passer le tout. Bref, la saint-valentin c'est comme Halloween, en plus flippant. Subjectif toi même. Bien sûr que très bien me défini parfaitement ! Suédois, Finlandais, pour moi c'était pareil, y avait pas une grande différence, c'était le nord, c'était blanc c'était design, c'était chien de traîneau. Je lui décochais mon plus grand sourire. Les français sont les plus gros cons au monde, mais ça reste les meilleurs. On est d'accord alors Brrrr. Genre son lit. J'préférais pas imaginer. Ça serait vraiment la misère. Enfin j'aurais pu dire oui, j'aurais pu dire n'importe quoi, ça n'avait aucune importance, ce n'était que des mots, entre Théa et moi les mots n'étaient rien. Nous pouvions passer une conversation à se mentir, à raconter tout et son contraire ça n'avait aucune importance. C'était comme ça. C'est vrai que son canapé je commençais à vraiment avoir de l'affection pour lui. Brave meuble. Vendu. J'accepte la commode à alcool et j'accepte également le canapé.

Les chevaliers servants c'était la loose. Et puis de toutes manières tout le monde savait qu'en vrai ça existait pas, que charmant c'était juste l'idiot dans Shrek et que dans la vraie vie ça se passait autrement. Dans la vraie vie on attendait plus le mariage, finit les troubadours, finit de faire la cour, elles écartaient les cuisses et on prenait notre pied machinalement parce que maintenant c'était comme ça. Aujourd'hui on fait l'amour comme on s’essuie. Encore heureux qu'elle ne remette pas en cause ma masculinité ! Il ne manquerait plus que ça. QUOI ? Comment ça j'avais pris du poids. J'avais peut être un peu pris. Non. C'était pas possible. Je faisais du sport, pas du bon sport, pas du sport dont je pouvais lui parler mais j'étais incapable de rester passif. Je la fixai avec des yeux horrifié. Comment ça j'ai pris du poids ?! N'importe quoi. J'ai pris du muscle oui ! Je fais du sport t'en fais pas pour ça... Je lui lançai un regard appuyé. En réalité ce n'était pas l'essentiel de mon sport mais ça en était une partie, la seule que je pouvais évoquer avec elle. Le jeu n'avait pas de limite sur ce terrain là, mais l'autre elle n'était pas prête, elle ne le serait jamais. Personne n'avait envie de savoir, personne ne saurait. Deux personne m'avaient déjà vu comme ça et c'était déjà trop.

Je la regardais des pieds à la tête d'un air sceptique, tentant en vain de trouver la mère Thérésa qui se cachait en elle. Hum. Non là je séchais un peu. Je voulais bien lui trouver tous les défauts du monde mais j'avais encore les yeux en face des trous et elle ressemblait à tout sauf à une bonne sœur, à tout sauf à mère Thérésa. Je me contentais donc de hocher la tête de gauche à droite pour exprimer mon opposition et de lever un sourcil curieux avant de faire cette fois ci un mouvement d'assentiment, oui je suis d'accord elle en fait pas beaucoup des bonnes actions. Je suis pas une bonne action. Je suis un être humain. Mieux, je suis un homme. Il allait falloir qu'elle arrête avec ça, larve, bonne action, au bout d'un moment ça va bien. Je souris surpris. Elle avait dit un truc gentil. Elle avait dit que j'étais supportable. C'est vrai que jusqu'à présent j'avais été adorable, irréprochable. J'avais envie de rajouter : T'inquiète ça va pas durer. Mais j'avais pas besoin de le dire, je me faisais assez confiance pour être en mesure de lui montrer incessamment sous peu, pour le moment nul besoin de tout gâcher pas encore. Je laissais l'alcool pénétrer mon cerveau, le doux paradis artificiel faire une timide entrée parmi mes neurones, en grillant une ou deux au passage bien entendu, mon foie prendrait pour son matricule un peu plus tard. Chacun son tour. Il paraît que quand on a un parent alcoolique on y est plus sujet. Je le suis pas mais je crois que c'est vrai.

J'avais jamais compris pourquoi le shopping était le saint Graal de la gente féminine, pourquoi les soldes étaient le siège d'autant de passions, mais je crois qu'il y a des choses comme ça dans l'existence qu'on est pas forcément amené à comprendre. Elle en attendant elle semblait avoir compris. Elle avait dit ça avec ce ton tellement sérieux, ce ton qui voulait dire qu'elle savait. Elle pouvait pas savoir, elle pouvait se douter, elle pouvait pas savoir, pas à quel point c'était, pas à quel point ça me rongeait. Je ne répondis rien. Elle voulait que je lui dise quoi ? Ben oui on est rien. Oui j'fais ce que je veux. Oui je suis violent et ce soir c'est le premier depuis des mois que je me bats pas. Non c'est pas ton problème. Elle voulait voir ? Elle voulait que je remonte mon t-shirt ? Elle voulait voir mes côtes ? Elle voulait voir les hématomes sur mes flancs ? Elle voulait voir mon corps défiguré ? C'était déjà ça. L'avantage des vêtements, Adam il avait du croquer la pomme pour ça. Il était violent, il en avait besoin pour cacher les bleus qui parsemaient son corps. Comme moi. Ou alors il en avait une petite et dans ce cas on est pas les mêmes. Elle s'en foutait mais au fond d'elle même elle voulait pas savoir, pas vraiment, ce genre de choses personne a envie de savoir. Alors elle saurait pas. Erwan était parfait pour elle. Arté était alcoolo et chiant. Il valait mieux que ça s'arrête là pour ce dernier. Toi ? Faire du hockey ? J'avoue je suis assez impressionné, tu remontes dans mon estime, en même temps au pôle nord ça m'étonne pas non plus tant que ça que ce soit votre genre de sport. Ça se voyait que Théa avait grandit dans un milieu à part, ça se voyait qu'elle avait pas été élevée n'importe comment. Malgré elle, elle dégageait une classe de ces milieux là, elle le faisait pas exprès, elle essayait de s'en défaire mais elle y pouvait rien chacun de ses gestes trahissait une famille saine ou du moins un certains équilibre. Théa était déséquilibrée, totalement, mais c'était récent, relativement. Sa famille était équilibrée, son enfance l'était, à elle et Eden, elles avaient toujours été deux, étaient unies, je suppose que ça aide. C'est pas parce que t'aimes pas ce milieu que t'y appartiens pas. J'étais riche mais j'étais pas un mec de la haute pour autant, je continuais d'acheter des pâtes et de vivre en colocation. On échappe pas à ce qu'on est.

L'alcool. Puissante et douce amie qui une fois qu'elle vous tient ne vous lâche plus. Je n'étais pas alcoolique. Mais je crois qu'ils disent tous ça. Je buvais tous les jours. Je commençais parfois relativement tôt, j'avais pas réellement décuvé depuis un moment. Est ce que ça faisait de moi un alcoolique ? Non. Si je voulais m'arrêter j'arrêtais, n'importe quand. J'avais pas envie c'est tout. Ça aussi il me semble qu'ils le disent tous. Merde. Je suis pas alcoolique. Je prends une nouvelle gorgée de la boisson qui passe de plus en plus facilement dans ma gorge pourtant tristement habituée à la morsure agressive de l'éthanol. Je me ferais pas prier une deuxième fois dis je en levant la bouteille et engloutissant une longue rasade avant de la lui tendre. Elle avait déjà un verre. Je m'étais pas rendu compte que j'étais passé à la bouteille. L'habitude. Pas très classe, mais elle s'en remettrait.

Ça devait dégénérer. Ça avait fini par dégénéré. Doucement d'abord. On commençait par mettre les choses au clair. Non on était pas amis. On était rien. Pourquoi ça me faisait chier ? Je sais pas. Mais ça me faisait bien chier. Au moins on est raccord la dessus. Mon bouquin. À la salope. Elle avait pas le droit. Mon bouquin elle avait pas le droit d'en parler. Je laissais couler. Je portai la bouteille à mes lèvres, en temps normal je me serais déjà levé, elle serait déjà par terre, le combat serait engagé et bientôt réglé, mais c'était une femme. C'était Théa. Il fallait que je me calme. Je savais pas si l'alcool accentuait mon énervement mais il engourdissait mes sens, je le sentais, j'avais la descente de plus en plus rapide. Je devais me calmer sinon j'allais la frapper. Ça n'arriverait pas. J'vais la tuer. J'écoute pas. J'écoute plus. Elle me fait chier à tout savoir. Toujours sur tout. Quelle pétasse de gosse de riche. Qu'est ce que je fais chez elle ? Qu'est ce que je fais avec elle ? On est pas du même monde. On est trop différent. On sera jamais amis. Jamais.

C'était étrange. Un élan protecteur venu de je sais pas où. Peut être à cause d'Anti. Enfin Théa se prostituait pas non plus. Mais elle couchait avec tout ce qui bougeait, c'était pas plus glorieux. Tous mais pas lui, pas Zadig. Il fallait pas se foutre de la gueule du monde non plus.

Tu me connais pas. Loin de là et crois moi tu veux pas me connaître. Monsieur parfait n'est plus là. GRAND SCOOP. Tu veux que je te dise un truc Anthéa Hamilton je suis un connard ok. Je suis un bâtard de première. Tu le savais peut être pas mais comme ça au moins t'es au courant. T'en a pas marre de faire ta madame je sais tout sur tout le monde ? Si je sais bien une chose malgré ma stupidité évidente et mon incapacité à taper sur un clavier c'est que je suis pas parfait mais t'es loin de l'être non plus ma pauvre fille. Je m'étais levé. C'était pas bon. Si. Je me contrôlerais. Je savais que je lui ferais jamais de mal, plus jamais, pas vraiment. Je prétends pas te dire avec qui coucher mais c'est du bon sens. Réfléchis un peu. Essaie du moins. T'en a pas marre de faire passer tout Yellowsky dans ton lit ? Y a tellement plus personne qui veut de toi que tu en es réduite à te faire De Vigny ? Lui non plus il en veut plus de ton cul ? C'est pour ça que t'avais rencard avec Kevin ? C'était méchant, de plus en plus. J'avais senti ma tête tourner quand je m'étais levé. J'avais fini la bouteille. C'était pas une pute. Je le savais. Je traiterai jamais une femme de pute, je savais ce que c'était d'en connaître une, mais elle m'avait cherché. Ça me va aussi. Ma voix été assurée et froide. Oui ça m'allait. Pour l'instant c'était tout ce que je voulais. Artémis était une bombe à retardement de plus en plus chargé, une arme atomique qui n'attendait qu'à exploser. Elle était mal. Je m'en foutais. Elle pleurait. J'en avais absolument rien à faire. Plus rien ne me touchait surtout pas elle. On a jamais rien eu Anthéa Certains diraient que c'était l'alcool qui parlait mais c'est trop facile. Je savais qu'il n'en était rien j'étais pleinement conscient de mes actes, c'était moi, juste moi.

Je gâchais toujours tout. J'y pouvais rien. C'était comme ça. Elle pleurait. Sa main s'abattit sur ma joue. Ça c'était de la gifle. Je ne bronchais pas. Je suppose que je l'avais cherchée, et puis on était quitte maintenant comme ça au moins. Je partais pas parce qu'elle le voulait, je partais parce que j'en pouvais plus. J'étouffais. Ma joue était cuisante. Je ne dis rien. Il n'y avait rien à dire. On avait plus rien à se dire. On avait plus rien à faire ensemble, on avait jamais rien eu à faire ensemble. On se voyait que pour Lana, y avait plus de Lana. Je sortis, sans manquer de refaire une beauté à son salon juste avant. Elle avait plus de table et avait perdu un peu de vaisselle.

Je me retrouvais dehors, seul dans le froid, en chaussettes. Merde. J'avais gueulé, j'avais vidé mes poumons, seul organe que je polluais pas des merdes que le monde a à offrir. J'avais pas le choix je devais rentrer à nouveau. Il pleuvait. Je pouvais pas partir. Elle avait plus de boîte au lettre ni de plantes non plus maintenant.

J'étais revenu. C'était pas moi de revenir, mais j'étais revenu. Elle s’excuserait pas. Moi non plus. Mais j'étais revenu. Je pénétrais dans le salon, passant par dessus les débris de ce qui fut jadis une table et des assiettes comme si de rien n'était. Elle avait cassé le vase. J’acquiesçai sans rien dire. Il était moche de toutes manières. J'allais m'asseoir dans le fauteuil. Elle fumait mais je disais rien. Ça puait mais je disais rien. À croire que la fraîcheur de la nuit m'avait calmé. Une bouteille pour le dessert, dans l'absolu ça me convenait. Elle avait arrêté de pleurer. Tant mieux. Elle vint s'installer sur le bras du fauteuil, posant ses pieds sur moi. Je ne réagis pas. Je m'en fichais. Je voulais juste qu'elle me passe le dessert. Je savais pas ce qu'il se passait. Je voulais pas qu'elle baise avec Zadig, je voulais pas qu'elle baise avec n'importe qui. Elle avait pas le droit. « Santé Er... Arté. » J'étais pas Erwan. Elle le savait. Elle voyait la différence entre les deux. Je sais pas comment. Enfin si c'était pas très compliqué. Erwan l'aurait jamais traitée de pute et aurait jamais détruis son salon. Erwan serait partit. Erwan serait pas revenu. Artémis était revenu. On s'était jamais engueulé comme ça avant . Pas autant. Et pourtant on ne s'excuserait pas. Jamais. Ni l'un ni l'autre. Le mal était fait. Artémis et Anthéa n'en avait rien à foutre. Elle me passa la bouteille. J'en bu une longue rasade. Très longue. Trop longue.

Nous restâmes stoïques un moment. Silencieux. Elle assise si près de moi, ses pieds en contact avec mes jambes, son coude m'appuyant sur l'épaule. J'avais un énorme bleu à cet endroit. Elle ne pouvait pas le savoir. Elle ne le saurait pas. J'avais envie de tuer Zadig. J'avais envie de gueuler sur Théa. Je buvais. Ça allait mieux. Je me calmais, ma respiration se faisait régulière. Ça commençait à me faire mal. Je buvais. Tu gifles pas trop mal, mais je suis sûr que la mienne était mieux.[/b] C'était pas une tentative d'humour. Peut être que si. C'était pas drôle en tout cas. Je m'en foutais. Je buvais. Mon regard s'attarda sur l'horloge. Il était tard, très tard. Je savais pas comment le temps avait pu filer ainsi, j'étais pas arrivé si tard que ça pourtant. Peut être que si. Peut être qu'on s'était étripés pendant plus longtemps que je ne le pensais. Ou peut être qu'on avait été gentil trop longtemps justement. Il se fait tard. J'avais énoncé ça comme un fait. C'en était un, rien de plus. Je me levai, soulageant enfin mon épaule endolorie du contact prolongé avec le bras de Théa. Si mademoiselle n'y voit aucune objection... Je m'en contrefichais de ses objections. Je l'avais déjà saisie. Un bras sous ses genoux et l'autre main portant son dos. Elle était pas si légère que ça la bête, mais je n'avais aucune difficulté à la porter pourtant. Je l'amenais dans sa chambre. Je savais où c'était, pas besoin d'aide. Je me penchais pour la poser sur son lit. Merde. J'avais un peu perdu l'équilibre. Foutu alcool. J'étais pas passé loin de m'écraser sur elle, elle aurait pas apprécié et mon corps plein de contusions non plus je crois. Je retins une grimace de douleur alors que j'avais appuyé mon ventre contre son genoux. Nos visages étaient plus proches qu'ils ne l'avaient jamais été. N'importe quoi aurait pu arriver à ce moment précis. Je la fixai dans les yeux. Sans un mot. Mes mots avaient fait assez de merde pour ce soir.

Je partais. Je n'avais plus rien à faire ici. Cette nuit je ne dormirai pas chez elle. Je rentrerai sous la pluie, je n'irai pas au bar. Je l'avais traité de pute. Physiquement on était quitte, moralement j'avais pris une sérieuse avance. C'était comme ça. J'étais un connard. Mais c'était elle qui avait commencé. C'était de sa faute à elle tout ça. Elle avait qu'à pas baiser avec Zadig.  


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soa
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MessageSujet: Re: We can stay up all night swapping manly stories and in the morning, I'm making waffles! - Erthéa. Sam 17 Aoû - 14:36

Erthéa

❝ Encore toi... ❞




On se remettait jamais assez en cause. Il nous fallait toujours un responsable, quelqu'un sur qui on pourrait diriger notre colère plutôt que de réfléchir à ce que l'on pouvait avoir fait et à ce que l'on pouvait faire pour changer. C'était la faute de personne, l'être humain était comme ça. Moi autant qu'un autre. J'étais forcée de réaliser, que j'étais l'unique responsable de tout ce qui m'arrivait. Les autres, ceux que naturellement, j'aurais tendance à désigner comme responsables, n'étaient que des satellites, aux trajectoires qui parfois heurtaient la mienne, avec plus ou moins de brio. Mais au final, j'étais au centre de ma vie, et je devais en assumer l'intégralité. Je m'étais toujours cachée sous des faux-semblants, sous des prétextes, sous des illusions. Il était bien plus facile, de vivre ainsi, de se protéger, c'était l'instinct de survie, se protéger, coûte que coûte. Pourtant, il était vital, d'oser. De dire merde à la prudence, aux codes sociaux. De ne pas faire ce que les autres attendent de nous. Mais de faire ce que nous attendons de nous. Quoiqu'il arrive, j'étais responsable. De mon malheur, de mon bonheur, de ma réussite, de ma déchéance.

C'était moi qui avait choisi de me dissimuler pendant 18 ans. A mes amis, à mes parents, à mes profs. Je n'avais pas changé, contrairement à ce que tout le monde pensait. J'avais toujours été la même Théa. Mais pendant un temps, à l'intérieur, au fond, seulement. Bim bam boum, première prise de risque, dévoilement ninja de la Théa de l'intérieur, adios bristol, salut le monde. Les seules fois, où j'avais vraiment osé, où j'avais vraiment pris les décisions importantes de ma vie, étrangement, ce n'était pas du tout des actes réfléchis, planifiés, prémédités. Des petits instants, qui bouleversent une vie. Quitter une famille, s'installer avec un homme, s'enfuir désespérément vers le seul lien concret qu'il nous reste, aider un connard alcoolique parfaitement détestable et parfaitement au fond du trou. J'avais beau rejeter la faute sur Lana, ou même sur Arté, personne ne m'avait forcé. Je devais avoir des tendances maso refoulées. Ca devait être ça. Felipe, Arté, en fait, c'était pas eux, c'était moi. J'aimais me faire souffrir. Je le faisais exprès. Genre, p'tit complot intérieur de mon subconscient. Le rendez-vous de ce soir avec Kevin, c'était dans la même tranche, je savais que la soirée ne pouvait être que foirée, que je tomberais forcément sur un psychopathe, mais au fond, je m'en foutais. Je pouvais pas finir par avoir une relation saine, une relation stable. J'enchaînais les p'tites aventures, les coups d'un soir. Ça c'était moi.

Moi, j'étais pas faite pour la p'tite vie des magazines. J'devais pas mériter une p'tite vie parfaitement mignonne et heureuse. Heureusement, j'en rêvais pas. C'était plus facile à accepter du coup. Le seul problème, c'est qu'il semblait pas vraiment y avoir d'évolution à ma vie d'aujourd'hui. J'étais pas vraiment une stressée du futur, plutôt du genre, on y va et on verra bien. Mais j'voyais pas du tout où tout ça allait me mener. J'étais en colloc avec ma sœur, son chien, et à mi-temps, l'ex de ma meilleure amie. Cherchez l'intrus... Je comprenais toujours pas comment il avait fini par atterrir là celui là. Comment j'avais fini par le laisser occuper tant de place dans ma vie. Et comment ça allait finir. Comment ça pouvait finir surtout. J'en avais aucune idée. Ça allait finir, ça devait finir, mais ce qui arriverait après, ça rejoignait le triangle des Bermudes, les géoglyphes de Nazca et toute la compagnie au niveau des mystères de l'univers. Techniquement, je pensais pas vraiment à ça pour l'instant, je devais déjà essayer de m'habituer au bizarre de la situation actuelle, à savoir, Arté + Moi + Saint-Valentin + Dîner aux chandelles – à notre décharge, il est nécessaire de prendre en compte, le fait, que les bougies sont légèrement indispensables compte tenu de l'absence d’électricité dans le quartier, Merci Ma'am. Le pire dans tout ça, étant, que – l'alcool aidant sûrement, toute la soirée semblait étrangement normale, voire même agréable.

Je comprenais plus rien. Je comprenais pas comment j'en venais à apprécier la compagnie d'Arté. Pourquoi je l'appréciais d'abord ? Je l'aimais pas. Et puis, à quoi bon, il commençait à être dans la phase ascendante de sa descente au fond du gouffre, donc, un jour, pas tout de suite, mais dans plus si longtemps que ça, mon job serait fini, il aurait plus besoin de moi. Parce que quoi qu'il prétende, il avait besoin de moi. Personne avait jamais vraiment eu besoin de moi. En tout cas pas réellement besoin. Je n'avais jamais été indispensable. Je l'étais pas non plus à 100% pour aider Arté, il aurait fini par trouver quelqu'un pour prendre ce rôle, un membre de sa famille, sa mère, son père, un de ses amis, il devait avoir des amis, ou au moins des potes de beuveries. J'en savais rien. Mais je savais que j'avais été, et que j'étais toujours utile. Ça faisait du bien de se sentir utile. J'adorais mon métier, mais bon, je sauvais pas des vies, j'arrêtais pas les méchants, j'apprenais pas aux enfants. A part payer mes impôts et trier mes déchets, j'étais pas la personne la plus utile de la société. Je croyais sans en démordre à l'intérêt de l'art, évidemment, mais fallait bien avouer, que par rapport à un médecin, un pompier, un humanitaire, j'paraissais bien ridicule. Alors, je construisais pas des écoles, je vaccinais pas des bébés, je distribuais pas des sacs de riz. En attendait, je cultivais ma patience et ma compassion pour aider un de mes prochains dans le besoin. C'était déjà un bon début.

Fin, j'avais pas forcément envie de continuer sur cette voie. J'ouvrirais pas un foyer pour jeunes à problèmes non merci. Arté, ça serait la première et dernière fois. Enfin, j'allais pas ne pas du tout aider les gens. Mais plus jamais, je m'impliquerais comme ça. J'allais pas recevoir des inconnus toutes les deux secondes chez moi. Fin, Arté, n'avait jamais été un inconnu non plus. Je le connaissais pas vraiment. Lui non plus. C'était une non connaissance voulue et partagée, tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. En fait, j'avais p'têtre pas tant de bonnes raisons que ça de le détester. C'était pas sa faute, s'il était un peu... rude des fois, la vie dans la campagne française, c'était pas facile quand même.

Je devais bien lui reconnaître une certaine aptitude à tenir l'alcool. Mais bon, les paysous, ça commence tôt, et puis, niveau eau de vie, ils ont du level. Enfin, du level, par rapport à leurs p'tits alcools. Ca vaut pas ce qu'on a nous en Finlande quoi. Il se rendait pas compte de la chance qu'il avait. Mon eau de vie finlandaise, y avait très peu de personne qui y touchait, c'était sacré. Il le méritait même pas. Enfin, vu son comportement de début de soirée, il l'avait mérité. Étrangement, ma vie londonienne et ma relativement récente sédentarité commençait à agir néfastement sur ma capacité à tenir l'alcool. Si ça avait été n'importe quel autre mec, j'aurais pu dire que c'était peut être lui qui me faisait cet effet. Mais lui, c'était pas possible. Certes, vu la conversation en cours, je paraissais pas super crédible. M'enfin, c'est pas comme si ça allait mener à quelque chose quoi. Parce que d'abord je doutais des compétences au lit du p'tit français. Il devait pas être un bon coup. J'le sentais. « Baby-sitteuse et professeure particulier, un peu glauque comme association, mais ça me va. Tu vas voir mon petit, Tatie Hamilton t'apprendra un peu la vie. »

Après, je disais pas qu'il avait l'air d'un puceau sans expérience. Mais il avait pas l'air d'avoir eu LA révélation. Il lui manquait la bonne personne, le déclic, pour passer au niveau supérieur. J'avais plutôt intérêt à arrêter à ce stade là, mes pensées sur la vie sexuelle de Palecolm, c'était pas spécialement ça que j'avais envie d'avoir en tête. Pas qu'il soit dégueulasse, très loin de là, j'étais de mauvaise foi, mais là, fallait appeler un chat, un chat, n'importe quelle fille plutôt saine d'esprit ne lui cracherait pas dessus. Sauf, que j'avais jamais dit que je l'étais, saine d'esprit. C'était comme la Porsche du voisin. Elle est belle, dans l'absolu, il se pourrait peut être qu'on veuille l'essayer, mais sans vouloir en avoir une à soi, mais le truc, c'est que c'est celle du voisin. C'est tout, stop, pas possible. C'était juste un exemple, en l’occurrence, le cas était très différent, jamais, je voudrais de quoi que ce soit avec lui, c'était pas possible. Et contrairement à ce que je prétendais, sa prise de poids, n'avait rien à voir avec cette décision là. Quoiqu'il dise, il avait pris un peu de poids. Après, j'allais pas non plus lui dire, que ça lui allait bien, qu'il paraissait en forme, et qu'il était plutôt sexy avec son look de bad boy des beaux quartiers. Parce qu'il avait au moins cet avantage, que les " bads boys " de base n'avaient pas, et qui leur manquait cruellement, il avait quelque chose dans la cervelle. Ca apportait pas que des bonnes choses, certes, mais c'était quand même essentiel. Comme si j'allais lui répéter un mot de tout ça. « Ca fait un moment que je te vois très, voire trop, régulièrement, crois moi, je remarque tous les changements. T'as grossi. Et pas que du muscle. Fais gaffe, si tu continues, je pourrais plus te mettre au lit quand t'auras trop bu. » Mais bon, d'après ses dires, il avait apparemment plus besoin de moi pour que quelqu'un le mette au lit. C'était bon signe. Enfin, je suppose.

J'aimais pas ça. J'aimais pas quand il me regardait pendant longtemps comme ça. Il me fixait, il me fixait, esquissait un signe de tête de temps à autre, et moi pendant ce temps, j'essayais de déchiffrer ce qu'il pensait. A vrai dire, j'en savais que dalle. J'avais beau dire, j'étais loin d'avoir résolu le mystère Palecolm. D'un côté, ça me dérangeait pas. J'finissais toujours par tomber sur des mecs, genre mystérieux, plutôt secrets, ça me déplaisait pas trop. Enfin, la dernière fois que j'étais tombée sur un mec aussi secret qu'Arté, j'avais fini enceinte au milieu de la pampa chilienne, toute seule, à me demander ce que j'allais bien pouvoir faire. Là, ça avait rien à voir certes, j'aurais jamais le même type de relation, je savais à la base qu'Arté était un connard, je doutais qu'il m'emmène dans la campagne chilienne – la campagne français à la limite, et je tomberais plus jamais enceinte. Du coup, ça donnait un bon équilibre. Je savais ce que j'avais besoin de savoir, point final. Notre relation, était pas ambigue. C'était peut être pour ça, que ça fonctionnait plus ou moins.

Ce soir, avait été trop ambigu, c'était peut être pour ça, que la charmante et agréable soirée pouvait pas durer comme ça.

C'était pas que sa faute. C'était la mienne aussi. J'aurais pas dû sortir l'eau de vie finlandaise. Je m'étais trompée. Il le méritait pas. Il était juste con, étroit d'esprit, méprisant. Il pensait connaître ma vie. Il pensait me connaître. Rien de matériel ne m'avait manqué. C'est sûr, j'avais eu une vie de rêve blablabla. Je ne m'imaginais même pas connaître sa vie, ou essayer de le comprendre. D'ailleurs, il essayait pas de comprendre. Mes parents étaient des bourges, c'était donc mon destin. Évidemment. L'une des leurs. J'en avais la nausée. Je m'étais battue pour choisir ma vie. J'avais pas vécu dans les palaces pendant mon voyage. J'avais pas fréquenté les beaux quartiers et les gens bien. Voilà, Arté, qui débarque comme une fleur, et qui me balance mon passé dans la tête. C'était bas. Très bas. C'était ma faute. Je l'avais fait boire. Il avait besoin d'une tête de turc. J'étais la seule à proximité. Bam, prends ça dans ta gueule p'tite conne.

Sauf que la petite conne, elle comptait pas se laisser faire sans rien dire pendant trop longtemps, y avait des limites. « Oh mais tu crois qu'à un moment j'ai voulu te connaître ? Je le sais que t'es un connard, depuis la première fois que je t’ai vu, je le sais. Je les reconnais les connards. J'avais peur que tu largues Lana, et que je doive la reconstruire à la petite cuillère. Au final, c'était l'inverse, bah tu sais quoi, c'est bien mieux comme ça. Pauvre con. Un instant j'ai cru, que peut être tu pouvais comprendre. Que dalle. » L'alcool échauffait les sens, échauffait les nerfs. « Mais tu comprends, je suis tellement conne, capacité de discernement, je connais pas. Je te demande la liste de toute les meufs que tu choppes dans un coin de bar ? Je m'en fous de qui tu te tapes. Je m'en fous de toi. En quoi ça te concerne toi ? Pourquoi ça te pose problème ? Tu m'aimes pas, bah tant mieux, t'as qu'à te foutre de ma gueule dans mon dos, ça t'occupera tes journées. » Je m'arrêtais un instant, devant la violence de ses mots. C'est vrai, j'oubliais, Monsieur était homme de lettre , il savait maniait les mots, les diriger là où ça faisait mal. On avait jamais rien eu ? Bien. Bah je m'étais encore plus trompée que ce que je pensais. Je m'étais trompée sur toute la ligne. Heureuse de le savoir.

Après coup, la fée éthanol semblait avoir un effet anesthésiant, calmant. Bon, je l'avais frappé, avais cassé un vase, avais hurlé, tout ça, tout ça, mais ça c'était rien. J'étais étrangement calme et raisonnable. Je me sentais comme ça. Je savais très bien que j'avais beaucoup trop bu pour être raisonnable. C'était un connard. J'étais une pute. On était fait pour s'entendre. Je savais pas trop comment je m'étais calmée aussi vite. J'avais pas oublié. J’oublierais pas. Mais je m'en foutais. J'étais bien. C'était bizarre. Avec l'alcool, j'étais proche de lui. Beaucoup trop proche. Je comprenais pas. Mais je m'en foutais.

Je me sentais décoller du sol. J'étais dans ses bras. Le reste de la soirée paraissait totalement normal face à ça. Pourtant, maintenant, ça me paraissait presque normal. Il était plutôt bien musclé en fait. Je devais être fatiguée aussi, je pourrais me caler n'importe où à cette heure ci. Nan, mais tout ça pour dire, que c'était pas agréable juste parce que c'était lui. Y avait aucune raison pour que ce soit que lui. P'têtre même qu'avec Kevin ça aurait été mieux. Non. Mais avec une grosse dose d'alcool et de mauvaise foi, je pouvais pas prétendre que j'aurais préféré être portée par Kevin. Jamais un Kevin ne me porterait. Jamais. J'l'avais quand même vu en photo le Kevin. Pas moche la bête. Mais bon, le modèle que j'avais sous les yeux, c'était carrément autre chose. Ce soir, il avait plus ou moins fait un effort. Pour passer la soirée avec moi en plus. Ca lui ajoutait un petit côté, spécial. Il m'avait épargné une soirée pourrie, il me portait jusque dans mon lit, il me faisait à manger. C'était spécial. Une soirée spéciale. Bien plus ressemblante à une Saint-Valentin de film qu'on voulait bien le croire.

J'étais pas du genre à fêter la Saint-Valentin. J'aimais pas la Saint-Valentin. Mais celle-là, c'était pas pareil, c'était totalement différent. On était deux, on était pas ensemble, on était pas vraiment amis, on se détestait pas totalement non plus. On se faisait pas de cadeaux, on s'engueulait, on se faisait du mal, c'était comme ça, ça c'était nous. Mauvaise foi, sarcasme, ironie grinçante, les trois clés de notre relation. C'était pas une Saint-Valentin comme les autres. C'était pas une soirée pareil que pour les autres. Parce que c'était nous. Et c'est pour ça que c'était bien. C'était pas les autres. C'était notre Saint-Valentin, à notre sauce.

J'arrivais plus vraiment à trop réfléchir. J'étais juste contente. Il était tard, j'avais bu. Trop dans les deux cas. Mais j'étais contente. Ca me gênait plus de pas comprendre. De pas comprendre pourquoi j'arrivais plus à le détester maintenant, tout connard fini qu'il soit. De pas comprendre pourquoi quoi qu'il fasse, je lui pardonnais. De pas comprendre pourquoi, à cet instant précis, je le trouvais bien trop attirant. C'était pas bon. Pas bon du tout. Lui c'était pas possible, il avait un panonceau interdit sur le front, c'était pas possible. Pas possible.

Trop possible. Là, je voyais plus de panneau. Je voyais plus rien. Je voyais plus que son visage beaucoup trop proche du mien. Il m'avait posé, non sans mal, et il était là, juste là, et je comprenais plus rien. Y avait plus que lui. « Just kiss me. » Je devrais pas. On devrait pas. Mais ça faisait longtemps que j'avais arrêté de faire ce que j'étais sensée faire, pour opter pour ce que je ne devrais pas.

Et puis c'était pas si grave. C'était pas ma faute. C'était l'alcool. Rien que l'alcool.


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We can stay up all night swapping manly stories and in the morning, I'm making waffles! - Erthéa.

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