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Confusions Printanière ↓ Artémis

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MessageSujet: Confusions Printanière ↓ Artémis Sam 23 Fév - 21:08


Ne pourrait on pas écrire une lois contre les gens
Qui n'en peuvent plus de sourire contre le sens du vent ?

Dimanche. Début d'après-midi pluvieux. J'avais pas vraiment l'intention de sortir, mais il faut dire que je ne savais pas vraiment quoi faire. Et puis je pensais à Arty ... depuis que je lui avais dit que je sortais avec Demyan, on ne s'était pas reparlé. J'hésitais à faire un pas, pour lui dire quoi au juste ? " Salut Arty ... tu sais c'est pas grave avec Demyan, c'est pas si sérieux, c'est pas l'homme de ma vie. " ou encore " Hey Arty ... ben tu va être content ... en fait non pas vraiment , laisse tomber ... " Oui, voilà ce que j'aurais pu dire parce que justement je ne savais pas comment me comporter après cela ... Je finis par vouloir sortir, juste pour oublier pendant un moment. Je prend une veste à la hâte. Tiens, c'est celle de Juliette, mon ancienne colocataire. Je ne sais pas vraiment ce qu'elle devient, mais je pense que mon côté Palecolm a repris le dessus et elle a préféré qu'on en reste là ... J'y pense, la veste en question coûtait une blinde, le prix était juste exorbitant presque même révoltant. Je dévale les escaliers, j'atterris sur le bitume et en fait je ne sais pas trop où aller, pour faire quoi au juste ? Antigone, t'aurais peut-être du rester chez toi. J'avance, sans vraiment avoir d'objectif. Vous allez me dire, que ce n'est pas vraiment quelque chose de nouveau en ce qui me concerne. Et je vous répondrais que oui. J'avance, encore et encore , j'aperçois une boutique de musique. Tiens, je la connaissais pas cella là. Et d'un seul coup, quelqu'un me bouscule, assez brutalement. J'ai pas le temps de me plaindre, que la personne s'excuse, me détaille même un peu trop. Qu'est-ce qu'il me veut ? "Tiens, tiens Antigone Palecolm." Je fronce les sourcils, un " on se connait " serait juste superflu, il me connait. Mais moi je ne le connais pas, ou plutôt j'ai un talent pour essayer d'oublier les mauvaises fréquentations que j'ai pu côtoyer. " Tu ne me dis pas bonjour ?" - " Bonjour ... " froid, sec , distant tout ce que vous voulez. Je voulais en finir, vite. " Ben , alors ? Je t'ai connu plus ... comment dire, enfin tu comprends. Et elle est jolie ta petite veste, c'est le grand frère Palecolm qui te l'as offerte." Je grimace, et puis l'Antigone insolente, qui n'a peur de rien, refait surface. " Non c'est une amie ... " L'étranger ricane. Qu'est que j'ai bien pu dire pour qu'il rigole comme un malade ? " Je vois ... faut dire que t'as toujours été une incapable. Et je parie que tu profites bien de l'argent de ton fréro, hein ? "

Antigone, calme. Dis-toi que ce mec est jaloux, qu'il doit surement vivre dans un trou et que le faire souffrir les autres est juste une manière de rendre son existence un petit peu moins minable qu'elle ne l'est déjà. " Pour qui tu te prends ? T'as entendu quelque part que je profitais de son argent ? C'est pas comme si TOI, un jour tu l'avais gagné à la sueur de ton front, alors viens pas m'faire chier d'accord ? " Je l'aperçois s'ébouillanté, arborant un sourire hypocrite. Je sais très bien que mes paroles, l'ont atteintes un minimum et c'était le but. " Tu parles ? A la sueur de son front ? Mais le grand Palecolm c'est un incapable comme toi d'ailleurs. Regarde toi, il a même pas été fichu, de tenir sa petite soeur ... Tu fais peut-être la fière, mais y'a quelques années c'était pas beau à voir." Je n'ai même pas le temps de rajouter quelque chose, qu'il continue ses conneries. " Ah oui ... et comme il s'appelle déjà le grand frère Palecolm ? Artémis ... Je rêve, même votre mère n'était pas capable de vous trouver des prénoms potables." J'aperçois Artémis, et il a l'air d'avoir entendu ce que l'autre disait. Il semble furieux, ce qui est normal, hors de contrôle presque.

Evidement, je crains le pire. Mais Arty' à changer non ? Raté, le poing que l'autre viens de se prendre dans la figure est la preuve que non. " Arty ... sil-te-plait non ..." A cet instant je sais très bien que mes paroles ne servent strictement à rien. J'ai l'impression de l'avoir déjà vu ce regard, cette attitude. Je pensais pas vraiment revoir l'Arty d'antan. Et là à cet instant, je ne suis pas vraiment rassurée. " S-il te plait ... laisse le. Il en vaut pas la peine. " Ahaha Antigone donner des conseils, on aura tout vu.
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MessageSujet: Re: Confusions Printanière ↓ Artémis Mar 26 Fév - 12:52

Palecolm Powa

❝ I guess some people are just born with tragedy in their blood. ❞



Aïe. J'crois que je suis tombé de mon lit. Un cauchemar. Encore. Mon lit est dévasté, j'ai mal à la cuisse gauche. J'me suis encore battu avec un ennemi imaginaire, avec un rêve qui n'est pas réel, prenant sûrement mon coussin pour une créature maléfique. Je me lève. Je suis fatigué. Je dors pas, je dors plus la nuit. J'arrive plus à dormir seul. Pire qu'un gosse. J'ai des cauchemars tout le temps, dès que je suis seul dans le noir et que je ferme les yeux. J'y peux rien. Je sais pas pourquoi je continue à encore essayer de dormir la nuit. Enfin techniquement on est bientôt l'après midi d'après ce que semble indiquer mon réveil. En même temps je suis pas sûr de pouvoir m'y fier. Zadig est capable de l'avoir réglé de façon décalée pour m'obliger à m'intégrer à un cycle de vie plus normal, pour m'obliger à émerger plus tôt, lui ou Théa d'ailleurs. Aussi chiants ces deux là. Je sais pas lequel des deux est le pire. Elle peut être. Sûrement elle. Je me lève. L'eau glacée contre ma peau me réveille. Je me regarde dans la glace, je ne me reconnais pas c'est pire de jours en jours. Cette vison de moi me rappelle avant. Avant. La source de toute ma débâcle intellectuelle. C'est un peu comme si pendant 3 ans vivre avec Lana m'avait fait construire un barrage entre moi et mon passé, moi et mes souvenirs et c'est comme si me séparer d'elle avait ouvert les écoutilles, m'avait ramené à la réalité. Comme si pendant 3 ans je ne m'étais rendu compte de rien, comme si j'avais pu me reconstruire en laissant tout derrière et maintenant tout ça n'avait servit à rien. Je redevenait le même, je redevenais moi. Ce n'était pas que la faute de la Russe, c'était beaucoup la mienne, on ne fuit pas éternellement la réalité. Pourtant j'avais toujours été doué pour ça. Moi l'écrivain je vivais dans un monde que je m'inventais. C'était aussi celle de tous ces fantômes de mon passé qui semblaient s'être donné le mot pour venir me rendre une petite visite. Comment les oublier. Je pensais à Antigone. Ça faisait longtemps que je l'avais pas vue, pas depuis la dernière fois. J'avais été dur. À son contact aussi je redevenais moi. Arty, le mec pas cool. Mais elle me manquait. Fallait que je la vois. Je me rendais compte que c'était stupide, que j'avais enfin ma sœur près de moi, que j'avais enfin une chance de rattraper tout ce qu'on avait merdé et que je restais à me lamenter sur mon sort.

Il faisait froid dehors. Mais je m'en fichais. Faut dire j'avais tendance à me ficher de pas mal de trucs en ce moment. Tant pis. Mieux vaut ça que de prendre tout trop à cœur. Enfin je suppose. Je marchais, un peu au hasard. Pas vraiment au hasard en fait. Je cherchais ma sœur. J'allais la voir. Je savais plus où elle habitait. Merde je suis con. En fait je crois pas qu'elle me l'ai dit. Mais Lana oui. Non ? Elle me l'avait griffonné sur un bout de papier. Je mets les mains dans mes poches dans l'espoir de l'avoir sur moi. Mes doigts entrent en contact avec les mailles d'arbre tièdes, maintenues au chaud dans ma veste tout ce temps. Il y a un minimum de justice dans ce monde quand même. Je sais où aller maintenant. Je marche rapidement. Bravant le vent. Ne m'écartant pas sur le chemin des petites vieilles qui se rendent à leur partie de scrabble hebdomadaire du dimanche après midi. Aujourd'hui pas besoin d'aller à la fac, pas besoin de faire quoi que ce soit. Pas besoin d'aller à la maison d'édition et pas envie d'écrire. En ce moment j'écris pas des masses, en grande partie parce que dès que j'attrape un crayon ou un clavier d'ordinateur tout ce qui en sort est aussi pourri que le ciel maussade et sans saveur de cette ville. J'ai envie de voir personne. Personne sauf elle. Elle j'ai besoin de la voir. Besoin de lui dire que je suis re-moi. Que je veux plus jamais que Demyan l'approche, que je veux être là pour elle, que maman me manque, que la France me manque et que le pays des rosbeef commence à me taper sur le système.

Je l'aperçois au bout de la rue, devant un magasin de musique. C'est pas l'adresse que j'avais mais c'est pas grave. Elle est avec un mec. Mon instinct protecteur se met en place, j'aime pas la voir parler avec des mecs et je sais pas trop pourquoi mais ce mec me dit rien de bon. Il a une sale dégaine, je m'approche, restant calme. Plus la distance entre moi et les deux personnes se réduit plus je sens que je vais pas aimer ce bonhomme là. Plus je me dis que c'est pas un gentil garçon. Je le vois à l'expression d'Antigone, il l'a fait chier. C'est un connard. Et moi j'aime pas les connard et je supporte pas qu'ils s'en prennent à ma sœur. J'entends les dernières paroles du type. D'où il me connais lui ? D'où il connaît Anti ? D'où il connaît notre nom ? D'où il connaît mon prénom ? D'où il parle de ma mère. Y a qu'une explication c'est un mec de Dragui. Il va prendre cher.
Mon poing s'abat sur son visage avant qu'il n'ai eu le temps de me voir arriver. Je suis énervé. Je sens le flux de colère et d’adrénaline traverser ma peau. Mes poils hérissé par la rage et la jubilation de cette violence qui me fait sentir vivant, il se redresse, m'insulte tente de répliquer mais je suis meilleur que lui à ce petit jeu là. Il en redemande ? Tant mieux je suis d'humeur généreuse aujourd'hui. Une droite, un crochet du gauche, un coup de genoux dans la rotule. Il me fout son poing sur le nez, je saigne de la lèvre. Le goût du sang emplie ma gorge. J'entends vaguement la voix d'Antigone mais je n'écoute pas. Je ne peux rien faire. Je ne contrôle plus. Un direct du droit dans le foie, je le met à terre et commence à la ruer de coups, il ne se défend plus, il a le visage qui enfle, il saigne. Et puis sa voix perce la brume de mon cerveau ralentit alors que je suis pourtant sobre. J'arrête. Je me relève, crache un filet de sang. Elle a raison, il en vaut pas la peine. Je me passe la main dans les cheveux, ils seront collant de sang après mais j'm'en fous. C'est que la lèvre ça saigne pas mal et le nez aussi. Je lève les yeux sur elle. J'ai du mal. Je regrette. Pas qu'il le méritait pas, mais j'aurais préféré qu'elle me voit pas comme ça. J'veux pas lui faire peur. Moi qui lui ai dit que j'avais changé. J'essaie de prendre un ton enjoué et innocent comme si rien ne venait de se passer. Je lui souris. Salut Anti. Tu vas bien ? Je venais dans le coin pour te voir. Le mec s'est relevé, il se barre en m'injuriant. Il boitte mais il a rien de grave, il aura juste un peu mal partout pendant deux semaines et peut être le nez pété, au pire une côté fêlée. J'suis désolé. T'aurais pas du voir ça. Je la prendrais bien dans mes bras, mais je suis pas sûr que tacher sa belle veste du sang de ce connard et du mien soit une très bonne idée.
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MessageSujet: Re: Confusions Printanière ↓ Artémis Lun 22 Avr - 22:22


Ne pourrait on pas écrire une lois contre les gens
Qui n'en peuvent plus de sourire contre le sens du vent ?

Je commence à croire qu'importe où je vais le purin ce trouve à proximité. J'mefforce d'avancer de me dire Anti pour une fois tu vas pouvoir vivre ta vie. D'accord mon job de serveuse je l'avais paumé et tout ceci devant Pandora car cet ignare de patron avait eu l'audace de parler de mon éducation plus que douteuse. Elle t'emmerde mon éducation tiens. Artémis me manquait, c'est bien à lui que je pensais en me dirigeant vers la boutique de musique. Sauf qu'il avait fallu que je rencontre le genre de personne que j'ai aucunement envie de fréquenter. J'ai changé, non ? Je m'en persuade, je n’ai pas vraiment le droit d'flancher, j'ai peur je l'avoue. Flancher c'est la facilité. Tout plaquer, courir, s'enfuir, tout flanquer en l'air, dire à Arty que je l'aime mais que c'est inévitable, je respire pour le décevoir ? Je ne veux pas ça. Pas encore. Alors c'est sur quand je vois Arty lui flanquer un coup de poing dans la figure, je ne peux pas m'empêcher de me dire que si je n'étais pas là tout ça ne se serait surement pas passé. Je lui dis d'arrêter, il n'en vaut pas la peine et c'est bien vrai. Je ne peux que parler, de toute manière s'interposer est l'idée la plus stupide que je pouvais trouver. Ouais de toute façon la vue du sang me paralyse presque, ça me rappelle le jour ou maman est ... Je secoue la tête, je lui demande d'arrêter encore une fois, parce que ça va se finir mal, parce que Artémis à aussi changer, que le voir comme cela me fait mal.

Salut Anti. Tu vas bien ? Je venais dans le coin pour te voir. .L'autre con s'en va en titubant. Il l'a bien cherché n'empêche. J'crois l'entendre grommeler que toute manière dans cette famille nous ne sommes que des sauvages sans cervelles. Je souris. Inévitable. Moins en voyant la figure plein de sang de mon frère. Il sourit, à demi-mots, pour apaiser l'atmosphère. J'pense sincèrement que je dois te porter malheur où quelque chose comme ça, c'est pas possible ... Je ne plaisante pas,, je finis par croire mes propres conneries. J'suis désolé. T'aurais pas dû voir ça. Limite j'ai envie de lui crier dessus, parce qu'il s'est blessée pour moi. Il faut qu'il arrête, sincèrement. Je ne lui réponds pas. Je lui prends la main brusquement comme un gosse qui aurait contrarié sa mère et qui lui ordonnerait de la suivre pour rentrer à la maison. D'ailleurs après mon cirque on n'est devant mon appart. Je lui tiens toujours la main, monte les escaliers, ouvre la porte nerveusement. Je fais même tomber une photo de moi et Sam' c'est pour dire ... Je ne prends même pas le temps de la ramasser. J'avance une chaise devant Erwan. Je lui ordonne presque de s'assoir. Je prends de l'eau tiède et je lui nettoie le visage. Hors de question qu'il reste comme ça. " Plus jamais s-il te plait ..." Je rajoute hésitante, parce qu'en fait j'ai pas le souvenir d'en avoir parler à quelqu'un. " Je fais toujours le même cauchemar ... maman, le bain de sang ... " Je m'arrête net, j'ai l'impression que quoi que je fasse on n'arrive toujours à cette même case de départ, enfin j'appelle plutôt ça un piège de départ.

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MessageSujet: Re: Confusions Printanière ↓ Artémis Ven 10 Mai - 10:04

Palecolm Powa

❝ I guess some people are just born with tragedy in their blood. ❞



Dans la vie il y a un certain nombre de choses que je ne supporte pas, un certain nombre de choses que je ne peux pas laisser passer, un certain nombre de choses qui me mettent hors de moi. Il y a par exemple la cigarette, les magazines people, le lait tiède, les vêtements trop bien pliés, Théa, les fraises, les chaussures à scratch, Lana et Demyan, mais ce qui me rend vraiment fou, ce que je suis véritablement absolument incapable de supporter c'est qu'on s'en prenne à ma sœur. Ma petite sœur c'est quelque chose de sacré, quelqu'un d'intouchable. N'importe qui peut s'en prendre à moi, on peut me frapper, m'insulter, me traîner dans la boue, faire de ma vie un enfer je m'en contrefiche, par contre je vous conseille pas de ne serait ce que penser à éventuellement toucher à un seul cheveu de la tête d'Antigone. La seule famille qui me reste. Mon sang. Mon rappel de la France, de qui j'ai été, de qui je serai toujours au fond, une piqûre douloureuse mais nécessaire qui m'interdit d'oublier quoique ce soit un jour. Elle en a vécut des choses, comme moi elle a grandit trop vite, dans un monde trop étroit, dans un monde trop sombre. Elle aurait jamais du avoir cette vie là, elle aurait jamais du tomber là dedans, j’aurais jamais du laisser ça arriver. J'en avais rien à faire de rien. Désormais j'étais seul, j'étais pourri, j'étais à moitié alcoolique, entièrement violent. Je me tamponnai de tout, de mes bouquins, de la fac, de manger, de dormir, de Lana, même de Théa, de tout. Mais pas d'elle. C'était la plus grosse erreur de ma vie, l’événement qui me ferrait culpabiliser jusqu'à ce que j'ai lâché mon dernier souffle. Un grand frère c'est là pour protéger sa sœur, c'est là pour chasser les méchants. J'avais essayé de les chasser, j'avais essayé de la protéger, mais ça avait pas marché. À croire que j'avais pas la bonne technique. À croire que casser la gueule à la moitié de la population de Draguignan et crier sur la cadette Palecolm c'était pas ce qu'il y avait de plus efficace.

Alors bien entendu ça avait été plus fort que moi. Il avait suffit que j'aperçoive cette silhouette un peu menaçante, il avait suffit que j'entende le nom d'Anti, que je perçoive également le mien, il avait suffit que le vieil Arty soit de retour pour que je me jette sur ce type. Pour que je lui refasse le portrait pour que je mélange son sang au mien alors que les coups pleuvaient, toujours plus précis, toujours plus violent. Je savais comment tuer un homme, je savais également comment faire très mal sans risquer la mort de l'adversaire justement. Je n'avais pas l'intention de me retrouver avec un cadavre sous les bras, celui que j'avais laissé en France me suffisait amplement. Je voulais seulement que ce mec comprenne à qui il avait à faire, qu'il sache qu'on ne s'en prenait pas aux Palecolm sans de sérieuses représailles et que surtout il n'avait pas intérêt à s'approcher encore une seule fois d'Antigone, parce qu'à la longue je pourrais finir par trouver qu'un cadavre c'était plutôt facile à gérer à Londres.

C'est sa voix qui perce le brume épaisse qui engourdie mon cortex cérébral, c'est son ton m'implorant de m'arrêter qui me calme, qui stoppe mon poings. Elle me connaît, elle sait que je suis dans un état second, elle sait que je ne contrôle plus, elle sait aussi qu'il faut que quelqu'un me freine. Elle a toujours été meilleure pour m'aider que je ne l'ai été pour elle. Ou peut être pas. Je crois qu'on a toujours tous les deux été des quiches dans ce domaine là. J'ai fait un peu comme si de rien n'était parce que la communication c'est un peu un autre domaine où on est vraiment des quiches tous les deux. Elle pensait que j'avais changé, je lui ai dit que j'avais changé et maintenant je lui montrai ça. Qu'est ce qu'elle allait penser ? Toujours cette manie de croire que c'est de sa faute, la plupart des gens font ça, chez elle c'est assez nouveau, je crois que ça date de la période Let's try to be a bit nice. Je souris même si j'ai envie de lever les yeux au ciel. Entre nous je suis pas sûr de qui de nous deux a le plus gros potentiel malheur. Tentative d'humour un peu pourrit. Sans commentaire, merci. C'est pas ta faute, ça m'arrive souvent ce genre de choses, enfin voilà.. Je... enfin tu sais bien Pas besoin de m'éterniser en explication, elle avait compris. Avec ou sans elle, je n'aurais certainement pas fini la journée sans me battre alors je voulais pas qu'elle se sente coupable parce que son frère ne connaissait aucune autre manière de régler ses différents. Je crois qu'elle a pas trop apprécier ma dernière remarque. C'était assez sincère et sensé pourtant. Elle m'attrape par la main sans un mot, je ne lui fais pas remarquer que ladite main est dégueulasse de sang elle l'aura soit vu soit senti de toute manière. Elle m'embarque jusqu'à ce que je suppose être son appart, c'est la première fois qui j'y viens. Je regarde un peu ce qui m'entoure avec curiosité. Elle fait tomber une photo mais ne semble pas vraiment sans préoccuper. Je me demande si elle vit seule ou avec le même genre de colocataire inutile que celui qui partage ma maison. Elle me fait ensuite asseoir et va chercher de l'eau tiède pendant que je dévisage la pièce, la vison teintée d'un léger voile rouge dû au sang dégoulinant de mon arcade droite. Elle commence à me nettoyer le visage et je ferme les yeux en me crispant un peu alors que le contact du tissu sur ma peau endommagé me fait grimacer. Plus jamais s-il te plait ... J'ouvre brusquement les yeux. Je n'ai jamais pensé qu'à moi, je n'ai jamais pensé à comment elle devait vivre ça elle, mes bagarres incessantes. Je chercher quoi répondre quand elle interrompt ma réflexion par une confession inattendue. Maman. Je la regarde fixement. Avant qu'elle ne craque, je lui attrape la main doucement et la serre contre moi, tant pis pour le sang, tant pis pour ses habits, maintenant tout de suite j'en ai rien à faire. Moi aussi Anti, moi aussi... Je... le sang, les corps... Je... J'arrive pas... je dors plus... je sais même plus depuis quand. J'en ai jamais parlé à personne, sortit de ma bouche cette confession sonne tellement ridicule. Je me détache un peu d'elle pour mettre ma tête à la hauteur de la sienne et je plante mon regard dans le sien. Je dois la protéger, c'est pas parce que j'en a pas été capable avant que je dois plus rien essayer. Je suis là Anti, je suis là et il ne t'arrivera rien, tu m'entends ? Je laisserai jamais personne te faire du mal. Je supporte pas de la voir comme ça. Comment c'est possible d'aimer autant quelqu'un qui vous a fait autant de mal ? J'imagine que c'est la magie des liens familiaux... Je la ramène contre moi et lâche dans un souffle C'est pas de ta faute. Tout revenait toujours à ça. La tragédie de notre vie.
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MessageSujet: Re: Confusions Printanière ↓ Artémis Sam 1 Juin - 22:34


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Qui n'en peuvent plus de sourire contre le sens du vent ?

Confusions. J’me revoie plusieurs années en arrière, d’un flash. J’aperçois Erwan furieux, toujours pour la même chose. Moi. Pourquoi ? Qu’importe la raison, elles sont toujours semblables, plus pathétiques les unes que les autres. Je me revoie lui dire, que ce n’est pas ses affaires, qu’il retourne dans ses bouquins ça nous ferra une belle jambe, peut-être deux, s’il comprenait qu’en aucun cas je n’ai lui donnerai la moindre de mon attention. Je le revoie partir, fuir, désespéré, navré. D’un flash, je suis sur Paris, ça changeait de notre campagne profonde, ça changeait même beaucoup, même si au fond c’était plutôt pour échapper à l’absence d’Arti qu’autre chose. Un autre flash, et ouais il y avait cette histoire d’oreille absolu, le conservatoire, les frais de scolarité qu’il fallait payer, maman qui me manquait. Cette lettre, bourrée de billets, le conservatoire aux oubliettes. Et là j’me retrouve ici, à Londres mon frère souillé par le sang d’un autre con. Il titube et disparaît peu à peu dans la brume. Je le regarde, en me disant que ce n’est pas possible. Je suis presque bloquée à vrai dire, la vue du sang me paralyse presque. J’émets le fait que je dois surement lui porter le mauvais œil ça doit juste être ça. Après tout c’est de ma faute qu’il a dû se battre, comme toutes les autres fois. Il ne faut pas être savant. . Entre nous je ne suis pas sûr de qui de nous deux a le plus gros potentiel malheur. Je le regarde, c’est moi, où il essaie malgré tout, le visage en sang, d’interposer une blague ? C'est pas ta faute, ça m'arrive souvent ce genre de choses, enfin voilà.. Je... enfin tu sais bien Instantanément, je suis presque en colère contre lui. Ouais parce que j’pensais réellement que ce genre de chose, c’était définitivement derrière lui. Vu la tête que je fais, non je ne sais pas. Enfin je pensais mal plutôt. Anti calme toi, ça va aller. Subitement sans trop réfléchir, j’entraine Arty vers mon appartement. Je ne lui laisse pas vraiment le temps de réagir, qu’il est déjà assis sur une chaise pendant que je lui tamponne le visage à l’eau tiède. Il grimace, et par réflexe je m’arrête instinctivement, comme si savoir la moindre de sa douleur pouvait me faire écrouler. Le voir dans cet état, n’arrange pas le mien. C’est con, on dit souvent que malgré qu’on puisse comprendre la douleur de quelqu’un, on ne la ressent pas. Personnellement à cet instant, je suis très dubitative au sujet de cette théorie. Ces personnes n’ont jamais dû avoir quelqu’un de terriblement cher dans leur vie. Les malheureux. Je fini par lui dire, que ce qui vient de se passer, plus jamais j’aimerai en entendre parler et qu’ainsi cela se réitère. C’est plus nous, c’est du passé. Je lui parle de ses fameux cauchemars ; et il faut dire qu’ils me pourrissent aussi la vie. Moi aussi Anti, moi aussi... Je... le sang, les corps... Je... J'arrive pas... je dors plus... je sais même plus depuis quand. Arty me regarde, mais moi je fuis son regard. Ces cauchemars, moi Antigone Palecolm je mérite de les avoirs. Tout ça, est entièrement de ma faute. Mon frère n’a rien fait, et le fait qu’il puisse souffrir à cause de ça me tue. Je suis là Anti, je suis là et il ne t'arrivera rien, tu m'entends ? Je laisserai jamais personne te faire du mal. Ses paroles sont rassurantes, dans un sens, j’ai l’impression qu’aux côtés d’Arti , il peut m’arriver des merdes, il sera là , toujours là. C’est pas de ta faute. J’aimerai juste le croire, mais ça parait presque imaginable.

Après la confession d’Artémis, j’suis presque déboussolée. « J’reviens, je vais chercher de l’eau. » Prétexte, ok, il saignait mais il ne s’était pas non plus fait attaquer par un vampire. Je vais dans la cuisine. J’inspire, j’expire. Je reviens. C’est moi où j’ai l’air plus stressée qu’il y’a 2 minutes ? Super. Dans ma maladresse, je fais tomber la bassine d’eau tiède sur la télécommande. Je l’enlève vite, j’suis presque comme une folle en train d’appuyer sur tous les boutons, pour voir si elle marche encore. Sam va me tuer. Je regarde Arty en lui disant Tu veux parler de malchance encore ? De 1 ce n’était pas marrant, de 2 je présume que mon frère ne va pas rire, de 3 punaise c’était vraiment pourri. Le téléviseur s’allume d’un seul cou et oh mon dieu, ce n’est pas vrai. Non ce n’est pas possible, ce n’était pas le moment. JE VAIS TUER SAM. JE VAIS LE TUER. Une vidéo s’affiche, c’était Sam en train de me filmer et ce crétin avait fait un dvd de cette connerie. JE VAIS LE TUER. Alors Antigone, moi Sam’ Delahaye ici présent te demande ce qu’il se passe ? Je cache mon visage tout en rigolant. Moi Antigone, meilleure amie de Sam, ici présente, te conjure d’arrêté cette mascarade. L’heure est grave camarade, j’ai perdu mon boulot encore une fois. J’ose même pas regarder Arty, j’essaie discrètement de stopper , ce truc qui sera la cause de ma perte, mais la télécommande a rendu l’âme. Comme par hasard. Ah bon ? Mais comment se fait-il ? Je rigole , dans la vidéo bien sur , là tout de suite, je voudrais partir très loin. Eh bien j’ai insulter mon patron, si tu veux tout savoir. Mais il l’a mérité … Mais je t’avoue que … j’voulais qu’Arti sois fière ça me fait chier. Il était content que je puisse avoir un job... La vidéo s’arrête, je suis soulagée. « Je suis désolée, t’étais pas vraiment censée voir les bêtises de Samael. Ah d’ailleurs, c’est mon colocataire, j’voulais t’en parler. » JE VAIS LE TUER .
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MessageSujet: Re: Confusions Printanière ↓ Artémis Mar 18 Juin - 17:50

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Je lui ai reproché sa vie. Je lui en ai voulu. Je n'ai pas voulu la croire, pas vraiment. J'ai douté qu'elle puisse avoir changé. Elle ne se droguait plus, ne se prostituait plus. C'était tout ce que je voulais pour elle, tout ce que j'avais toujours voulu, ce pour quoi je m'étais battu. Pour qu'elle soit libre. On avait pas eu le droit à des siècles de manifestations féministe pour qu'elle en reste là, si les femmes s'étaient battues pour leur émancipation c'est pas pour que des gamines comme elle se retrouvent sous l'autorité d'un mac, puant et mauvais. Elle avait changé. En vérité je le voyais. Hypocrisie. J'avais mis en doute sa parole alors que moi je lui montrai cette image de moi. Sublime, parfaite, calme et épanouie. Elle elle ne pouvait pas avoir changé mais moi si. Qu'elle me regarde, qu'elle m'admire qu'elle voit à quel point j'avais réussi, jusqu'où j'avais réussi à me hisser, à quelle destinée j'avais réussi à me soustraire. Qu'elle voit l'homme neuf, moderne et sans problème que j'étais. Tout ça pour ça. Pour qu'aujourd'hui on se retrouve à nouveau dans ce genre de situation. Pour qu'elle me voit dans cette état, qu'en quelques secondes je fasse voler le masque en éclat. Il avait suffit d'une rupture, qu'on m'enlève mon point d'ancrage pour que je coule, pour que je m'étiole jusqu'à redevenir moi même. Elle avait changé. Pas moi.

Je n'ai jamais aimé ça. Je n'ai jamais aimé qu'elle me voit ainsi. Il faut dire que ce n'est pas le reflet le plus glorieux que je puisse lui rapporter. Elle l'a toujours su, cela ne fait aucun doute, mais elle n'a jamais eu besoin de le voir, elle n'aurait jamais du. Bien sûr ce n'est pas la première fois, seulement j'ose penser qu'auparavant elle était trop défoncée, trop profondément enfoncée dans quelque paradis artificiel pour vraiment voir, pour vraiment s'en rendre compte. Avant elle s'en fichait. Aujourd'hui ce n'était plus la même chose. Aujourd'hui elle était là. Encore. Comme toujours. Au mauvais endroit au mauvais moment. Bad timing. À moins que ce soit moi, à moins que ce soit moi qui n'ai jamais réussit à obtenir un arrangement valable avec l'espace temps qui m'est accordé. Elle était là. Heureusement qu'elle était là. C'était sa voix qui m'avait arrêté, ses supplications qui avaient fait cesser la pluie de coups qui s'abattaient sur mon ennemi d'un jour telle une des sept plaies d’Égypte. J'étais une plaie. Je n'étais pas bon pour elle. Pluie de sauterelles ou pluie de coups je ne lui apporterais rien de bon. Elle elle savait me calmer. Parfois. Aujourd'hui en tout cas, et pour le moment c'était ce qui comptait. Elle ne m'avait plus vu comme ça depuis plusieurs années, je ne voulais pas quelle me voit comme un meurtrier, pas à nouveau. Une fois ça suffisait amplement. Elle m'avait ramené à moi et maintenant je m'embourbais dans mes propre mots, essayant de me justifier, de faire comme si tout allait bien, éludant le sujet et lui disant qu'elle savait. Vu la tête que je fais, non je ne sais pas. Enfin je pensais mal plutôt. Bien sûr qu'elle ne savait pas. Elle pensait que j'avais changé. Rappelle toi Arty la dernière fois de la petite séance maintenant on se fait confiance. Elle avait volée en éclat. Grâce à qui. Comme d'habitude. Il fallait toujours que je gâche tout. J'avais changé. Vraiment. J'aurais aimé pouvoir te montrer que tu pouvais me faire confiance. Vraiment. Je... C'est compliqué. C'est compliqué. C'était une formule magique cette expression. Ça servait à tout, pour tout tout le temps. Il suffisait de dire que c'était compliqué et ça effaçait tout. En apparence du moins.

J'étais décourageant. Je le savais. Mais elle ne me laisserait pas tomber, je ne la laisserais plus jamais tomber maintenant. C'était comme le meurtre, une sorte de joker, une fois mais pas deux. Elle me conduisit chez elle. Je découvrais le lieu où elle vivait, pas mal, pas aussi bien et grand que chez moi mais il faut dire qu'elle n'avait pas le même poids fiscale, pas à ce que je sache du moins. Elle entrepris de me nettoyer le visage, me faisant grimacer doucement sous la douleur qui pointait son nez. Les rêves. Les cauchemars. Je n'aurais jamais pensé qu'elle aussi. Un autre des avantages d'être un Palecolm à ce qu'il semble. Elle ne veut plus que je me batte. Pour elle j'en ai envie. Pendant un instant je me sens fort, je me sens courageux et prêt à faire ça pour elle. Je me sens d'attaque, un homme neuf, comme quand je suis arrivé à Londres, je me sens réparé et différent. Il faut regarder la réalité en face. Je replongerai, je l'ai toujours fait et ma bonne volonté n'y changera rien. Je suis trop profondément esclave de mes pulsions pour pouvoir les dominer du jour au lendemain. J'aimerais tellement lui promettre de ne plus le faire, mais je ne supporterais pas de lui mentir. Je ne peux pas. Je me laisse cependant soigner, tentant de cacher les piques de douleur qui commencent à se faire sentir. Je la rassure, du mieux que je peux, avec mes mots, jamais aussi glorieux que sur le papier, mais concrets eux au moins. Elle semble perdue, déboussolée et sans me laisser plus le temps de m'éterniser sur le sujet visiblement très douloureux pour elle, elle part à la cuisine chercher à nouveau de l'eau. Mes rêves je m'y suis fait. L'insomnie j'y suis réduit. Sans Lana ils sont là. Ils me guettent chaque nuit et je les attends, afin que commence notre procession funèbre nocturne.

Anti ? Tu sais que je crois que ça va aller, il m'a pas arraché le visage non plus.[/bo] Je l'appelle pour qu'elle revienne près de moi. Je n'ai pas besoin d'être soigné. Je ne veux pas rester seul, enfin surtout je ne veux pas qu'elle reste toute seule dans cette cuisine pleine de couteaux. Pleine de couteaux ? N'importe quoi. Les Palecolm sont pas spécialement sains, mais je n'ai pas notion qu'il y ait de la tendance au suicide dans la famille. Surtout pas chez elle. Au contraire, nous avons tendance à nous accrocher à la vie comme des moules à leur rocher. Elle se retourne vers moi [b]tu veux parler de malchance encore ? Je souris. Elle a renversé de l'eau sur la télécommande. Aussi douée qu'un manche à balai. Tu peux pas lutter avec la génétique darling. Moi qui croyais qu'un jour tu serais bonne à marier, il va falloir revoir la partie ménagère un peu. C'est sortit tout seul. C'était un plaisanterie. Après l'avoir dit je me rends compte que je parle mariage. J'ignore totalement pourquoi. Antigone se marier ? Oui et puis moi avec Théa aussi. Enfin qui sait un jour elle trouverait peut être un mec bien. Je lui souhaitais. Bien que dans tous les cas le corps d'Hamilton n'approcherait pas le mien.

Tout d'un coup le téléviseur à côté de moi s'allume et je sursaute surpris par la voix d'un jeune homme que je ne connais pas. Un film démarre. Je ne comprends pas. Qu'est ce que c'est que ce bordel ? Antigone apparaît et rapidement la surprise laisse place à un masque froid et impassible. Je ne suis manifestement pas le seul qui n'a pas tant changé que ça. Le film s'arrête mais j'en ai assez vu. Je me tourne vers Antigone. Je ne ris plus du tout et je la fixe d'un air dur. Ton colocataire.. Note à moi même : ce type est mort. T'as plus de job Antigone Jehudielle Clély Palecolm ? Parce que t'as INSULTÉ ton patron ? Tu comptais m'en parler un jour peut être? Oui je suis injuste. Je me suis battu devant elle. Je suis toujours le même bouseux, elle l'accepte, mais moi le fait qu'elle se soit faite virée je ne peux pas. Elle n'a pas changé. Moi non plus. Retour à la case départ.

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MessageSujet: Re: Confusions Printanière ↓ Artémis Ven 30 Aoû - 20:42


Ne pourrait on pas écrire une lois contre les gens
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Antigone est un peu trop fragile, elle se met vite en colère, elle n'a pas la fibre amicale, elle a des doutes sur la familiale. Antigone a du mal à se voir demain, pourtant elle veut avancer, oh oui elle ne souhaite que ça, et pourtant quand on la voit parler, agir, on dirait presque qu'elle ne veut pas grandir. On ne sait pas si sa situation lui convient, ni même si elle a envie de sortir de son cocon paradoxalement corrosif. Antigone elle ne sait pas cacher ses sentiments, pourtant elle les exprime très peu. Anti est paradoxale, elle est plein de choses, et pourtant elle a l'impression d'être une moins que rien. D'une bonne à rien faire ou plutôt d'une bonne à faire du mal, à se faire du mal. Regardez, il n'y qu'à voir le visage de son frère pour s'en rendre compte. Elle est partagée, au fond elle voudrait lui dire merci, car cette protection, ça lui avait manqué, elle en avait besoin. Omniprésente, surement étouffante, mais au moins elle n'était plus seule. Elle se rend compte qu'être seule c'est le pire, malgré ce que Lulla' pouvait dire. J'avais changé. Vraiment. J'aurais aimé pouvoir te montrer que tu pouvais me faire confiance. Vraiment. Je... C'est compliqué. Elle aimerait lui dire que ce n'est pas grave, qu'elle le croit et qu'au fond on s'en fou, on n'oublie d'accord ? Sauf qu'Anti elle ne l'accepte pas comme ça. Le fait qu'il dise que ce soit compliqué, la rend folle, limite hystérique. Il ne peut pas dire ça, c'est compliqué pour les autres, mais Anti' est sa sœur, c'est bien pour ça que leur relation parait plus que misérable de l'extérieur. C'est à cause de tous ses petits mots, qui veulent tout dire, diaboliquement simple comme ils sont. Mais au fond c'est de la moisissure dans un papier cadeaux. Oui, les Je suis désolé sans aucune explication, être désolé pour être désolé. Combien de fois elle ne l'avait pas sorti la petite Palecolm ? Combien de fois. C'est pas ce que tu crois. rien à redire là-dessus, c'est assez explicite. Et le pire c'était un combo de tout cela. Entre autre ce qu'Arty venait de dire. Tu ne peux pas me dire ça à moi Erwan. Elle ne l'appelle jamais comme ça, pas quand ils sont ensembles, face à face, jamais. Sauf que là elle veut qu'il comprenne que ces quelques mots qui sont censés la rassurés et bien ce n'est pas le cas. C'est trop facile, ce que tu fais ... enfin ce que tu dis. On n'est deux à prouver qu'on n'a changé, j'ai bien dit prouver et non s'excuser. Voilà au fond elle ne l'en veux pas, elle veut juste pouvoir parler avec lui de ce qui ne va pas, rien de plus. Elle commence à croire que la communication est la clé.

Elle ne réfléchit pas vraiment, attrape la main d’Arty et l’emporte vers son appartement. Au fond elle est fière même d’avoir SON propre appartement. N’est-ce pas déjà un réel changement ? Malgré le fait qu’elle ait perdu son job, c’est déjà un grand pas, des responsabilités. Mot qu’elle réfutait si par malheur, il croisait sa route. Route totalement craquelée, d’ailleurs, incertaine et puis surtout dangereuse. Elle filait un mauvais coton l’Antigone. Ca ne l’a jamais vraiment inquiétée jusqu’au jour où son frère a pris la poudre d’escampette. Elle avait été surprise, mais qui voulait vivre avec un vrai petit monstre. Qui ? Alors pour se faire pardonner, du passé, de l’instant. Elle fait chauffer de l’eau chaude pour qu’Erwi ait moins mal, moins froid. Anti ? Tu sais que je crois que ça va aller, il m'a pas arraché le visage non plus. En entendant cela , elle se hâte, elle ne veut pas le laisser seul. Dans la précipitation elle fait tomber l’eau, sur la télécommande. Tu peux pas lutter avec la génétique darling. Moi qui croyais qu'un jour tu serais bonne à marier, il va falloir revoir la partie ménagère un peu. Antigone sourit à la remarque d’Arty, elle rajoute simplement. Tu sais très bien que ce n’est pas fait pour moi, et de toute manière ça ne m’intéresse pas. Un jour peut-être qu’elle sourira dès le lever du jour, qu’elle emmènera ses enfants à l’école, et peut-être même au conservatoire, c’est mignon les musiciens en miniatures. Mais le mariage hors de question, ça ne fait pas partir de ses plans.

La malchance est trop bien lotie chez Antigone, le téléviseur s’illumine. On peut l’apercevoir moue mi boudeuse, mi hilare . C’était Sam qui en avait eu l’idée. BEN MERCI MERCI . Elle se sent gênée, n’ose pas vraiment regarder Erwi, ni même arrêté la télé. De toute manière elle avait ruinée la télécommande et elle était trop pétrifiée pour se déplacer et appuyer sur un quelconque bouton. Ton colocataire.. Ben oui son colocataire. T'as plus de job Antigone Jehudielle Clély Palecolm ? Parce que t'as INSULTÉ ton patron ? Tu comptais m'en parler un jour peut être? Elle le regarde d’un seul coup, elle lui lance ce regard qui exprime l’étonnement total et un peu l’énervement, et puis un mélange même de déception. Elle fond en larme, ouais Antigone est la première à dire que pleurer ce n’est pas pour les faibles, mais que c’est pire que ça. Elle lui répond la voix tremblante, hachée par sa respiration irrégulière. IL A OSE INSULTER MAMAN Oui elle s’en rappelait très bien, il y avait même Pandora qui l’avait calmé, et heureusement malgré qu’elle ait perdu son job. Il avait insinué qu’il doutait de l’éducation qu’elle avait reçue, alors elle ne l’avait pas supporté. Elle sèche ses larmes, façon de lui montrer que c’est bon, elle ne va pas pleurnicher plus longtemps. Elle s’éloigne de lui, va se poser plus loin. Comme si sa présence devenait nocive, qu’elle ne voulait plus le voir. Et puis franchement ? Ça arrive de perdre son boulot d’accord ? C’est pas comme si je n’allais pas en retrouver un autre. Et quand je t’en aurais parlé ? Ben peut-être tout à l’heure au lieu de te battre qui sait ? Ou la dernière fois si tu ne t’étais pas braqué parce que j’ai le malheur de sortir avec quelqu’un. Elle soupire une nouvelle fois, Anti a dû mal avec pas mal de choses, mais le pire sont les remontrances. Et puis fait pas comme si j’étais encore un gosse. J’fais ce que je veux. Tu ne me connais pas. Elle va regretter ce qu’elle vient de dire, elle le regrette déjà.
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MessageSujet: Re: Confusions Printanière ↓ Artémis Dim 15 Sep - 20:01

Palecolm Powa

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La famille c'est sacré. C'est ce qu'on dit. La famille c'est le bordel surtout. Mon expérience familiale m'a surtout appris que les liens du sang conduisaient aux paradoxes les plus remarquables que l'on puisse connaître dans une vie. Sauf ma mère. Elle, elle n'avait jamais été le sujet d'aucune ambiguïté. Elle était parfaite, elle était aimante, c'était une personnification de l'amour et de la dévotion pour ceux qu'elle aimait, le tout doublé d'une force et d'une obstination que je n'avais plus jamais revues. Elle ne montrait jamais de signe de fatigue, peut être parfois quand elle pensait qu'on ne pouvait pas le remarquer mais elle ne baissait jamais les bras. Enfin, même elle a ses paradoxes en fin de compte. Je n'ai jamais vraiment su quelle avait été précisément sa vie avant. Je n'avais jamais réussi à comprendre comment une femme comme ça avait bien pu se retrouver dans une situation de ce genre. Ce n'était pas logique. Je pense que ce mystère presque mythique qui auréolait ma mère participait à en faire à mes yeux une personne aussi exceptionnelles. Le paradoxe ne s'arrête pas là, il s'étant à un père adoré jusqu'à ce qu'il parte. Pendant trois ans il avait été le centre de mon univers, le héros qui serait mon modèle à jamais, il avait été la plus grande source d'espoir et la plus grande déception que j'ai jamais connues. Cependant j'étais petit et la haine que je lui voue désormais ne laisse, elle, pas la moindre place à une quelconque confusion. La palme du paradoxe revient bien entendu à ma sœur. Antigone. La seule famille qui me reste, tout ce que j'ai. La personne que j'aime le plus au monde et celle qui me fait le plus de mal, celle que je méprise le plus, la femme pour laquelle j'ai le plus grande respect. Il n'y a rien de logique entre nous, seulement des sentiments trop forts, totalement contradictoires et exacerbés à l'extrême qui résultent d'un lien trop étroit, d'un amour fraternel trop poussé. Surprotection. Exigences trop importantes. Non communication. Amour déguisé. Antigone et Artémis.

Si elle me criait dessus cette fois c'était pour que j'arrête, pour que mes poings cessent et c'est ce qui finit par se passer, malgré tout, malgré la rage et le sang, malgré le brouillard épars qui avait saisi mon cortex cérébral. Parce que je ne pouvais pas ignorer sa voix, parce que j'avais déjà entendu ces mots, parce que je savais. Au fond de moi je savais qu'il fallait que j'arrête, mon cerveau le savait, seulement ce n'était plus lui qui parlait, c'était quelque chose de plus puissant. Instabilité émotionnelle, il me semble, entre autre. Je laissais ce connard partir, je faisais face à ce regard choqué, à ce sourire absent. Vas y. Je plaide coupable. Elle avait raison. Je n'avais pas le droit. Pas à elle. Pas après tout ça. Pas maintenant que nous avions tous les deux atteint la vingtaine, il était temps de se parler, vraiment. Je tiquais alors qu'elle m'appelait Erwan. Je n'étais pas Erwan, elle le savait. Erwan n'était que le petit pantin parfait qui l'avait à moitié envoyée paître la dernière fois. Erwan ne se battait pas en public, et très rarement, mais Erwan s'excusait alors qu'Artémis préférait calquer de nouveaux reproches sur ceux qu'on lui balançait à la tête. Elle avait raison, elle m'énervait à avoir raison d'ailleurs. Oui. Artémis était terriblement puérile. Je lui devais une explication. Sans doute. Je n'avais pas envie d'en parler. Pourtant à elle je devais le faire. Peut être ? Je ne savais pas. La communication. Il fallait qu'on s'y mette. C'était plus facile à dire qu'à mettre en pratique, j'étais venu pour réparer mes torts cependant, pas pour empirer la situation déjà merdique entre nous. Alors je ravalai mon arrogance, alors je ravalai ma répartie et mes belles paroles. Je remballai mes excuses. Je sais Anti. Tout ça c'est pour les autres, pas pour toi. Je sais. Je suis pas désolé. C'est l'habitude. Je laissais échapper un petit rire nerveux. On sais pas comment faire toi et moi pour se parler hein... à croire que les vieilles habitudes ont la vie dure. Quoi qu'il en soit t'as pas à t'en faire pour moi. Je vais bien. Ou en tout cas j'irais mieux. Et puis ce mec est largement plus amoché que moi, j'ai pas perdu la main t'as vu. Je lui souris. Je crois que c'était la pire manière de tenter de faire de l'humour dans cette situation là et j'imaginais déjà ma sœur me foudroyer du regard mais je m'en fichais, il fallait bien en rire et puis malgré tout, même à 24 ans, même si notre relation n'avait rien de normal, rendre folle sa sœur était la meilleure occupation qu'un homme puisse se trouver.

Anti a son appart. Elle a un chez elle, pour de vrai. Après la surprise, quand j'entre dans l'endroit où vit désormais ma sœur je suis fier d'elle. Fier qu'elle ait réussit à en avoir un, fier qu'elle ait assez bien gagné sa vie pour y parvenir, fier que ce soit en travaillant, en travaillant vraiment et pas seulement en refourguant au premier venu ce que dame nature lui avait offert en premier lieu. J'ignorais qui était le garçon avec elle sur la photo devant laquelle je passais, sûrement son colocataire, tant que ce n'était pas Demyan je devrais pouvoir m'en remettre. Je gravais cependant le visage dans mon esprit. On ne sait jamais. Surprotecteur un jour, surprotecteur toujours. Je n'avais vraiment pas changé. La scène était tristement familière, même si par le passé c'était plutôt le contraire, c'était moi qui m'occupais d'elle, c'était moi qui lui tenais les cheveux quand son organisme n'en pouvait plus, c'était moi qui la ramenais chez nous quand elle était presque inconsciente dans une rue quelconque. J'avais toujours été là pour elle, je rappliquais dès qu'elle avait besoin de moi, j'avais tabassé la moitié des dealeurs du quartier et au moins autant de macros minables et pourtant elle s'en foutait, et pourtant elle continuait. Et là c'était le contraire, elle avait arrêté, mais moi je n'arrêterai jamais, ma drogue à moi n'était pas matérielle, je n'avais besoin que d'un adversaire pour l'exercer, quant à l'alcool, pour une fois j'étais sobre. Heureusement, il n'aurait plus manqué que je sois totalement bourré et bonjour l'image du grand frère, comme si je pouvais encore espérer être un modèle pour elle. Au final c'était elle la plus responsable, ce soir du moins. Qui l'eut cru ? Elle s'affaire dans la cuisine et alors que je lui signale que c'est pas comme si j'étais agonisant et que je devrais m'en sortir vivant elle réussit à reverser de l'eau sur la télécommande. Les Palecolm sont des boulets. C'est vrai que j'imaginais difficilement Antigone mariée. Je ne parvenais pas à la visualiser dans une tenue classe et sobre, souriante et entourée de deux ou trois rejetons. Non. En même temps elle était tellement jeune encore. Elle avait le temps, un jour peut être. Et puis le mariage c'est tellement surfait comme institution. Je souris à sa réponse. Oui. Je le sais bien.

Mon sourire s'évanouit rapidement alors que le téléviseur s'allume. Boulet stade deux. Je vois ma sœur, pas tellement préoccupée par le fait d'avoir perdu son travail, riant avec ce mec. Le gars de la photo. Le fameux colocataire, j'avais vu juste. Je vais lui faire sa fête à celui là. Il va regretter le jour où il s'est approché d'Antigone. Je m'énerve, je hausse le ton, je lui fais des reproches, c'est ce qu'on sait faire de mieux après tout non ? Moi je n'ai pas changé, elle non plus, mais elle ça ne passe pas, c'est comme ça. Arty ne se remet pas en question, Arty déplace sa frustration et son ras le bol d'être un raté sur les autres. C'est comme ça que ça marche, que ça a toujours marché, et ça ne changera pas. Antigone me fixe, ses yeux se remplissent de larmes alors que celles ci commencent à s'échouer sur ses joues. Elle me crache sa répartie à la figure, la voix hachée, la respirations entrecoupées par ses pleurs. IL A OSE INSULTER MAMAN. Oh. Point pour elle. Je ne peux rien dire. Je le sais. C'est un point sensible, j'aurais tabassé le premier mec qui aurait osé ne serait-ce que penser à insulter ma mère. Elle n'a fait qu'insulter son patron, on peut presque dire qu'elle s'est contenue. Je la fixe. Le regard toujours dur mais je ne dis rien. Je ne peux rien dire. Pas là dessus. Elle le sait. Nous le savons tous les deux. Nous savons comment moi j'aurais réagi alors je me tais. Pour une fois je ferme ma gueule. Le mal est fait, nous recommençons à nous engueuler mais là je ne peux argumenter contre elle, pas sur maman. Elle s'éloigne de moi, de mon silence, de ma présence toxique. De la pourriture malsaine qui se dégage de moi, de nous, de notre relation plus que bancale, plus que nocive. Je ne suis pas bon pour elle. Je le sais, je ne sais pas pourquoi, mais malgré mes efforts je ne lui apporte jamais rien de positif. Et puis franchement ? Ça arrive de perdre son boulot d’accord ? C’est pas comme si je n’allais pas en retrouver un autre. Et quand je t’en aurais parlé ? Ben peut-être tout à l’heure au lieu de te battre qui sait ? Ou la dernière fois si tu ne t’étais pas braqué parce que j’ai le malheur de sortir avec quelqu’un. Elle avait pas tort, et elle attaquait bien. Oui je m'étais battu, oui je m'étais braqué. Mais elle aurait du m'en parler malgré tout, j'aurais pu faire quelque chose pour elle. Je ne supportais pas qu'elle me parle sur ce ton, c'était chimique, ça me faisait m'énerver encore plus, nous nous poussions mutuellement à bout, toujours, sans le vouloir, naturellement, on ne pouvait pas s'en empêcher. Oui ça arrive. Et t'aurais eu plein d'occasions de m'en parler. Oui je me suis battu, mais on va pas faire comme si c'était une grande nouveauté et puis c'est pas non plus comme si t'étais pas bien contente que je me sois occupé du sort de ce salopard. Oui je me suis braqué, mais peut être que si ce quelqu'un avait pas été ce connard de russe ça aurait pas été le cas. T'es pas la seule à avoir des problèmes dans la vie, arrête de penser que c'est juste toi qui a un destin de merde. J'me suis fait larguer, j'écris plus, j'suis un putain d'alcoolique violent et pourtant si tu m'en avais parlé j'taurais aidé à en trouver du taff. J'étais dur, j'étais sec, je lui criais presque dessus, mais c'était notre seul moyen de communication, on connaissait rien d'autre elle et moi. J'étais injuste avec elle, un peu, et j'en profitais pour lui donner un peu de mes nouvelles, pas de la meilleure façon mais tant pis, c'était trop tard, c'était sorti. Et puis fait pas comme si j’étais encore un gosse. J’fais ce que je veux. Tu ne me connais pas. Elle avait pas le droit de dire ça, j'étais la seule personne à la connaître, elle le savait aussi bien que moi. Je me mordais la lèvre pour contenir l'énervement que me procuraient ces mots, donnant un violent coup de pied dans la chaise qui vola contre le meuble le plus proche, ne causant par miracle pas le moindre dégât. Bien sûr que tu es encore une gosse Antigone. Je te connais. Je suis le seul à te connaître vraiment, tu peux tromper n'importe qui, mais pas moi, tu peux faire croire tout ce que tu veux mais pas ça. Tu peux tous les berner avec ton sourire avec ton joli minois, leur faire croire que t'es parfaite, je l'ai fais, c'est pas dur, mais avec moi tu peux pas. J'aurais peut être préféré que ce soit pas le cas, mais ça change rien. Je te connais. J'ai le regard dur. Je regrette déjà en partie ce que je lui ai balancé dans un coup de sang. Je l'échangerai pour rien au monde, mais elle me cherche, elle me trouve.

Rah. Et je supporte pas qu'elle se mette à pleurer comme ça. Je m'avance vers elle et je la prends dans mes bras. Je lui gueule dessus et je lui fait un câlin. Pas très malin, pas très logique. J'en peux plus de nous, mais je crois qu'on sera jamais autre chose que ça, un paradoxe ambulant, des boulets qui se déchirent et s'aiment beaucoup trop. J'en ai marre qu'on soit désolé, on fait que ça tout le temps. Et arrête de pleurer, tu sais que je supporte pas de te voir pleurer.
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MessageSujet: Re: Confusions Printanière ↓ Artémis Jeu 3 Oct - 20:24


Ne pourrait on pas écrire une lois contre les gens
Qui n'en peuvent plus de sourire contre le sens du vent  ?

Au fond Antigone est fatiguée de tout ça, y'a de quoi l'être. On l'excuse mais elle est fautive. Elle aimerait tellement dire des choses plus précieuse à Arty qu'un " je fais ce que je veux."  " je suis grande laisse moi". En fait pour tout dire , elle aimerait s'évader. Déambuler dans les rues, par un temps pluvieux, courir jusqu'à chez elle et se rendre compte d'une chose , Arty est cher. Il n'y a plus que lui. Son opium. Elle s'installerait à une chaise. Prendrait un quelconque stylo pour essayer d'écrire quelque chose d'extraordinaire. Un truc qui le ferait tomber par terre , un truc qui contrerai toute la bêtise et l'énergie qu'ils déploient ces deux fayots, pour montrer qu'ils s'aiment. Mal. Montrer à quel point ils sont bons pour cette connerie. Elle essayerait de trouver une phrase d'accroche. Naturelle , mais une phrase d'accroche quand même. Un truc qui veut tout dire. Elle peut même commencer par un Je t'aime tiens ? C'est original mais ça résume le tout. Elle lui dirait à qu'elle point , elle aurait aimé avoir un autre frère , parce que peut-être qu'elle l'aurait aimé moins et alors elle ne serait pas tracassée. Elle aurait mit un Je rigole peut-être pour détendre l'atmosphère parce que les Palecolm c'est les meilleurs pour ça. Toujours placer ce genre de chose quand il ne faut pas. Elle lui aurait dit à quel point elle voudrait qu'il soit fier d'elle. Qu'elle aussi est un peu jalouse. Il a réussi, il a de l'argent. Elle aurait rayé le mot argent, serait revenu sur son mot , l'assumant, rajoutant qu'il n'a qu'a pester. L'argent c'est de l'argent , il ne l'a changera pas. Elle penserait à cette phrase qu'un mec à dit, elle ne sait pas qui il est et elle pense qu'elle ne sera jamais. Il ne peut pas l'a changer, mais que l'aimer. Elle lui dirait qu'elle apprend petit à petit à l'aimer elle aussi. Qu'il y arriverons car ils le méritent. Car ils sont une stratégie et qui dit objectif, dit recherche de performance. Antigone elle a envie qu'elle et Arty ça soit comme une entreprise. Et puis elle lui dirait ça mot pour mot, entreprise oui. Elle rajouterait ouais comme la chanson de Bashung, on connait pas la crise nous. On n'est plus fort que ça. Et puis en fait elle réalise qu'elle aurait bien couru chez elle, mais au fond elle l'aurait déchirée cette lettre. Elle en dit trop. Elle a peur et puis il l'a déçoit. Oui elle ose le dire à cet instant quand il lui dit qu'il est désolé, sa lettre il ne l'aura pas. Je sais. Je suis pas désolé. C'est l'habitude. Elle veut bien le croire, elle ne répond rien. Elle n'en a pas envie.On sais pas comment faire toi et moi pour se parler hein... à croire que les vieilles habitudes ont la vie dure. Quoi qu'il en soit t'as pas à t'en faire pour moi. Je vais bien. Ou en tout cas j'irais mieux. Et puis ce mec est largement plus amoché que moi, j'ai pas perdu la main t'as vu. Elle ne retiens que sa phrase stupide, son sourire, et elle fronce les sourcils. Une seconde, puis elle redeviens statue. Elle ne veut plus intercalations , elle se contentera d'exprimer toute la peine qu'elle a pour lui, parce qu'elle n'a pas envie de rire. Vraiment. Et puis elle lui prend la main. L'appart , le sang, la télécommande, sa maladresse , la colère d'Arty , la colère d'Anti. Voilà où on n'en est. Elle s'énerve, il l'a prend pour qui exactement ? Elle pleure, elle chiale la môme , tout en disant que ce con à insulter sa mère, sa pauvre mère. Il ne dit rien. Bien, de toute façon il ne pouvait rien dire. Si il l'aimait il n'allait rien pouvoir prononcer et c'est le cas. Les reproches fusent, elle s'ébouillante, lui crache tout au visage. Oui ça arrive. Et t'aurais eu plein d'occasions de m'en parler. Oui je me suis battu, mais on va pas faire comme si c'était une grande nouveauté et puis c'est pas non plus comme si t'étais pas bien contente que je me sois occupé du sort de ce salopard. Oui je me suis braqué, mais peut être que si ce quelqu'un avait pas été ce connard de russe ça aurait pas été le cas. T'es pas la seule à avoir des problèmes dans la vie, arrête de penser que c'est juste toi qui a un destin de merde. J'me suis fait larguer, j'écris plus, j'suis un putain d'alcoolique violent et pourtant si tu m'en avais parlé j'taurais aidé à en trouver du taff. Elle était désolée pour lui, vraiment. Elle se sentait coupable. "Non je suis pas contente que t'es occupé de lui d'accord ? Parce que en attendant t'étais en sang. Et malgré ce que tu peux penser NON je n'aime pas te voir dans cet état. Deuxièmement j'ai jamais pensé qu'il n'y avait que moi. Ne me fait pas passer pour le Caliméro de service Arty, c'est pas le cas. Tu peux tout me reprocher sauf le fait que je sais que tu souffres aussi et je suis désolée. Vraiment. Pour tout ce qui t'arrives ... Et pour le boulot c'est non, tu ne m'aides pas , tu ne m'aidera jamais. Elle ne voulait pas, certaines de ces paroles était dures, d'autres plus douces. Elle s'avait plus comment faire avec Arty. Qu'il prenne comme il veut ce qu'elle blablate. Et puis elle le regarde , elle a pas l'impression qu'il ait vraiment compris. Elle se rappelle de sa dernière phrase, comme quoi il l'aiderai à trouver un taff. Et ça l'a vexe plus qu'autre chose. Elle lui dit qu'il ne l'a connait pas. Elle regrette , pourquoi a t-elle dit ça  ? Bien sûr que tu es encore une gosse Antigone. Je te connais. Je suis le seul à te connaître vraiment, tu peux tromper n'importe qui, mais pas moi, tu peux faire croire tout ce que tu veux mais pas ça. Tu peux tous les berner avec ton sourire avec ton joli minois, leur faire croire que t'es parfaite, je l'ai fais, c'est pas dur, mais avec moi tu peux pas. J'aurais peut être préféré que ce soit pas le cas, mais ça change rien. Je te connais. Elle se met à pleurer, à chaude larmes parce qu'il n'a pas le droit de dire ça. Elle bégaie, cache ses mains avec son visage. Elle essaye de parler mais comme ces gosses prit dans la spirale des pleurs , elle ne peut que faire de longues inspiration.  Elle essaye de se calmer et lui dit " Tu sais quoi , t'es jaloux Artémis Palecolm, t'es Jaloux. Parce que tu te rends, compte que j'ai pas besoin de toi. TU NE ME SERS A RIEN T 'ENTENDS. RIEN. T'étais pas là quand j'en avais besoin. Alors ne viens pas me dire que tu me connais. Moi je te connais , mais toi j'en doute vraiment. Le seul qui me connais , c'est Sam' point." Elle regrette aussitôt, elle le regarde. Elle s'était éloignée, elle se rapproche. Il lui dit d'arrêté de pleurer. Elle s'efforce tant bien que mal. " Je sais que je t'aime mal, je le sais. "
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MessageSujet: Re: Confusions Printanière ↓ Artémis Mar 29 Oct - 19:52

Palecolm Powa

❝ I guess some people are just born with tragedy in their blood. ❞




La mère. Figure emblématique, figure sacrée. Intouchable. Inatteignable. Le dieu personnel de chaque être. La source de blasphème la plus répandue. On jure par la mère, on l'attaque, on la souille, on la traîne dans les bas fond dans la langue, esclave de son emprise. On ne touche pas à la mère. À la femme qui nous a enfanté. Fils de pute. Bâtard. La vie de ma mère. Ta mère. On l'entend tous les jours, on le subit, on le dit. Langage courant. Société conditionnée, mise en boîte. Violence verbale. Parce qu'on aime toucher là où ça fait mal, parce qu'on aime chercher la petite bête, parce qu'on sait qu'il suffit d'un mot sur la mère pour que ça parte au quart de tour. Tout le monde tient à sa figure maternelle, hors de la sainte trinité, elle a son statut propre. C'est la seule femme qui nous aimera toujours, la seule femme qui vaudra toujours mieux que les autres. Alors on traite ta mère de pute, parce que c'est ce qu'il y a de plus facile, parce qu'on aime ça, parce qu'après on peut se laisser aller à un rire gras. Y en a peut être qui s'en fichent, y en a peut être qui s'amusent à jurer sur la tête de leur mère toute la journée, tous les jours, pour n'importe quoi, avec n'importe qui. Y en a qui s'en foutent de leur mère, y en a qui en ont pas, y en a qui la méprisent, y en a bien sûr quand même quelques uns qui l'aiment pas, parce que la grossesse apporte le statut de génitrice, pas forcément de mère.

Et puis y a ceux qui la considèrent comme cette divinité. Cette légende semi-effacée, présente éternellement. Sacrée. Intouchable. Parfaite. Y en a qui en ont plus de mère. Comme Antigone, comme moi. Le premier qui dit un mot sur ma mère je lui écrase la tête. Je lui découpe les bras, je les recouds à la place des jambes, je lui arrache les yeux, je lui fourre dans les oreilles et je le fais brûler. Sur la vie de ma mère.

Ce mec avait pas le droit de dire quoi que ce soit sur elle. La matriarche Palecolm était trop bien pour quelque insulte qu'il puisse inventer. Qu'est ce que j'étais sensé dire moi ? J'avais déconné depuis le début. J'étais venu ici pour essayer d'arranger les choses, pour faire mon mea culpa, pour me rattraper auprès de ma sœur, j'étais venu ici pour montrer que j'avais changé. Et j'avais fait tout le contraire, je lui avais prouvé que j'étais toujours le même, que j'étais juste moi, rien de plus, rien de mieux surtout. J'avais usé de mon humour vaseux pour camoufler ma connerie. Elle avait passé l'éponge. Elle m'avait conduit chez elle et puis ça avait été à elle de me montrer qu'elle était aussi fautive que moi. Non. Pas autant. Il suffisait de la regarder. Elle était belle. Elle était fraîche. Les cernes avaient disparus. Elle était restée la même et pourtant la différence était saisissante, sans les substances qui la détruisaient de l'intérieur elle semblait rayonnante, elle semblait vivante. Elle était d'autant plus belle que son corps lui appartenait désormais. Elle avait réussit à lâcher son mac, à lâcher sa came. Elle avait changé. Je pouvais le voir. Qu'elle ait perdu un petit boulot de merde n'y changeait pas grand chose, ce n'était pas grave et pourtant ça m'énervait. Ça m'énervait parce que j'avais besoin de lui crier dessus, j'avais besoin de ça, de nous. Je pouvais pas m'en empêcher, c'était affligeant, mais c'était notre seul moyen de communication. Je savais qu'elle avait abusé. Qu'elle n'aurait pas du perdre ce job, qu'elle n'aurait pas du en rire, mais ce mec avait insulté maman. Qu'est ce que je pouvais répondre à ça ? Rien. Absolument rien. Alors je restai muet en attendant la suite, la laissant s'expliquer, ne perdant pas trop de temps pour lui souffler mon propre venin, avant qu'elle ne me crache sa propre pensée à la figure. Avec les compliments de la maison Palecolm.

J'étais en sang. Pour moi c'était rien. Je me rendais pas vraiment compte. Je me voyais pas. Je sentais juste les bleus, les coupures, le sang. C'était tellement familier, je ne réalisais pas ce que ça devait être pour elle. Je me doutais bien qu'elle n'en était pas contente. Est ce que je l'étais à l'époque quand je la retrouvais complètement défoncée ? Quand je m'occupais d'elle. Non. J'avais peur et je la haïssais. Mais moi c'était pour elle la plupart du temps que je me battais. Peut être que ça ne servait rien. Peut être que ça n'avait jamais rien arrangé. Sûrement. Je m'étais trompé. Depuis toujours. Égoïste elle l'avait été. Un temps. Elle ne pouvait pas le nier. Ou alors elle avait eu une bien belle façon de se soucier des autres, quand tout ce que je voulais c'était l'aider, quand je ne savais pas comment. Est ce qu'elle voulait me protéger en me repoussant ? Non. Elle ne voulait pas de moi tout simplement. Elle voulait s'enfoncer dans son abîme de misère, en jouir, toujours plus. Seule. Désolé elle pouvait l'être. Ça n'allait pas changer la situation de toute manière. Ben la prochaine fois je te laisserai t'en occuper hein, ça ira sûrement beaucoup mieux. Qu'est ce que t'en dis ? Pour une fois ce sera toi qui sera en sang, on inverse les rôles, moi je prends le raille et j'écarte les jambes. Je me mords la lèvre. Je voulais pas dire ça. Enfin pas vraiment. Je sais que je suis allé trop loin. J'ai pas le droit. En même temps, c'est vrai. J'suis désolé... et vraiment cette fois. Pour ce que je viens de dire... Mais ça enlève rien au fait que c'est tout ce que je sais faire pour toi. C'est peut être pas ce qu'il y a de mieux, mais c'est tout ce que j'ai. Et tu vas vraiment prétendre que tu n'as jamais pensé qu'à toi ? Parce qu'alors t'avais une drôle de façon d'exprimer ton altruisme autrefois Je reprends ma respiration et radoucis ma voix. Pourquoi t'as jamais voulu me laisser t'aider Anti ? Au fond c'est tout ce que j'avais toujours voulu. L'aider, uniquement l'aider.

Elle ne peut pas dire que je ne la connais pas. C'est ma sœur. Je sais tout ce qu'elle a traversé, j'ai toujours été là pour elle, à ma manière, pas assez bien, mais là tout de même. Je la connais. Je crois. Je crois que c'est la seule personne que je connaisse, je crois que c'est la seule qui me connaisse, à part Théa peut être. Théa elle me connaît et elle s'en fout, je sais pas pourquoi, j'ai pas encore trouvé la solution de pourquoi elle semble préférer un peu Arty à Erwi, c'est pas logique. Elle saurait m'aider elle, elle saurait parler à Antigone. J'suis écrivain mais je suis nul pour parler moi. Théa et sa sœur elles sont tellement liées, tellement proches, pourquoi on arrive pas à être comme ça ? Peut être qu'avec Nala ça aurait pu marcher, qu'elle aurait pu elle aussi apprivoiser ma cadette pour moi. Trop tard. Je suis seule face à elle. On dit que les gens qui nous sont les plus proches, sont ceux que l'on connaît le moins. Bien moins que ce que l'on croit en tout cas. Elle pleure. Ça me tue. Je ne supporte pas de la voir pleurer. C'est physique, j'ai envie de combattre la terre entière quand les larmes coulent sur ses joues, j'ai envie de la tenir dans mes bras. Je ne lui sers à rien. Je n'étais pas là quand elle en avait besoin. Ce sont ses mots. Les phrases les plus dures que l'ont m'ait jamais dites. Je me glace, interdit. D'un seul coup je me fige. Je m'arrête. Je me calme. Ma fureur s'éteint. Une douleur nostalgique se répand en moi. Elle a raison Arty, tu ne lui apportes rien de bon, tu ne lui fais que du mal, tu ne peux rien pour elle, tu n'y a jamais pu. Je suis pas jaloux Antigone. Mon ton est calme, trop calme. Tu as besoin de moi Antigone. Tu le sais. Ou bien peut être pas. Je ne sais pas. Je ne prétends pas te servir à quelque chose mais t'as la mémoire courte. J'étais là Antigone. J'étais là pendant toute ta putain de vie. Pendant dix-sept ans j'étais là. Tu doutes encore de ça... Alors j'crois que oui, j'peux plus rien pour toi. J'suis trop vieux pour continuer à te donner une aide que tu veux pas. J'te connais trop pour ça, que tu le crois ou non. Je ne me suis pas énervé. Elle m'a fait trop mal. Elle a étouffé la rage. Lucide. Je suis conscient de la situation, de nous, de ce néant qu'est notre relation. Elle se rapproche de moi, elle tente d'arrêter de pleurer. Je me retourne. Je me dirige vers la sortie, prêt à la laisser. Pour de bon, à sortir de sa vie, à plus jamais y rentrer. Une larme unique de colère et d'amertume perle à mon œil. Et je fais volte face, avec une aigreur nouvelle qui envahit ma voix je lui dis ce que je n'ai jamais pu dire, je lui assène le coup de grâce. Tu crois que t'as été là pour moi peut être Antigone ? Tu crois que tout a toujours été facile pour moi ? Tu sais rien. Tu me connais pas. Tu sais pas qui je suis. Tu sais pas ce j'ai fais pendant toutes ces années. Tu sais pas ce que ça fait d'être impuissant, totalement. Tu sais pas ce que c'est que d'avoir du sang sur les mains. JE L'AI BUTE ANTIGONE. J'AI TUE CE BÂTARD. Je la regarde droit dans les yeux. J'avais besoin de toi.
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