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n°111 - BLUEBERRY SISTERS ♦ can you keep a secret ?

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kftw
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MessageSujet: n°111 - BLUEBERRY SISTERS ♦ can you keep a secret ? Jeu 13 Déc - 19:48

Il était presque dix-huit heures et je n'avais absolument pas avancé. Je jetai un œil à ma liste et soupirai tout bas. Eh bien, ce ne serait pas encore aujourd'hui que je commencerai à vider la remise, je n'y arriverai jamais seule avec mes bras maigrichons. Pourtant, l'idée de faire un vrai bureau à Diarmuid était on ne peut plus alléchante. Et peut-être qu'avec ça, il aurait envie de se trouver un vrai boulot. Rien n'est moins sûr, d'accord, mais l'espoir fait vivre comme on dit. Je laissai finalement tomber l'idée, espérant mettre un peu plus tard le grappin sur ma sœur. Elle aurait sûrement du temps à m'accorder en rentrant du travail, du moins je l'espérais. Je m'en allai dans la cuisine me servir un jus de fruit, songeuse. Je n'avais rien fait de ma journée ou presque. Ma thèse en était toujours au même stade, mon livre était resté ouvert sur mon bureau sans que je n'ai pu trouver l'envie de l'avancer et ma tonne de ménage habituel n'avait pas été diminuée d'un pouce. Ce n'était pas dans mes habitudes de tout repousser au lendemain mais pour une fois, j'allai le faire. Plus par obligation que par choix réel, qu'on ne se fasse pas de fausses idées.

Alors que je buvais tranquillement, à demi-assise sur une chaise haute qui faisait face au bar séparant la cuisine du séjour, mon portable se mit à vibrer. Je ne bougeais pas. Une seule vibration. C'était donc un message. Je n'eus cependant même pas le temps de le consulter car la porte du cottage s'ouvrit à la volée, dévoilant une Knoxslay ébouriffée par le vent, les joues rougies par le froid et l'air un peu hagard. Je la regardai entrer sans piper mot, un sourcil haussé. Je n'étais jamais douée pour débuter les conversations, surtout que nous nous étions une fois de plus crêpé le chignon le matin-même, avant qu'elle ne parte travailler. Encore une affaire de fille, mais je n'avais pas apprécié le fait qu'elle se mêle de ma vie privée. Avec un sourire qui se voulait réconfortant, je la laissai se dévêtir et attendis que son regard se pose sur moi. « Tu as l'air congelée. Tu veux un chocolat ? » D'accord, j'aurai pu lui proposer un café. Mais à la voir comme ça, elle m'évoquait la petite fille qui meublait encore mes souvenirs, la blondinette revêche qui aimait tant en découdre en Irlande. Et jusqu'à preuve du contraire, les enfants aiment le chocolat. Quoi de mieux que ça pour se réconcilier et aborder les vrais soucis de la vie ?

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MessageSujet: Re: n°111 - BLUEBERRY SISTERS ♦ can you keep a secret ? Ven 14 Déc - 13:41

Enfin la fin de journée approchée à grand pas, je n'attendais que ça. En fait depuis que je me suis levée, je n'ai envie que d'une seule chose, me coucher. Non pas que je sois spécialement fatiguée mais vous savez, quand dès le réveil rien ne se passe comme prévu, vous accumulez malchance sur malchance, vous vous dites que vous auriez du rester dans votre lit une journée de plus. Mon réveil n'avait pas sonné du coup je m'étais réveillée à la bourre, ce qui n'était pas la première fois cette semaine. J'avais juste eu le temps de prendre rapidement une douche, presque froide je tiens à préciser parce que quelqu'un avait vider toute l'eau chaude ou presque et j'étais descendu en quatrième vitesse pour boire une tasse de café. La cafetière était vide et la tasse de Prim se trouvait juste à côté, remplie et bien chaude. Ma chère soeur avait la tête dans le frigo en quête de je ne sais quoi, les cheveux encore mouillée et là ça a éclaté, ma mauvaise humeur avait atteint le point de non retour. Je lui avais dis qu'elle était qu'une égoïste, qu'elle avait pris toute l'eau chaude, sans vérifier un seul instant cela dit si elle en avait eu de l'eau chaude ou si c'était notre cher frère qui était passé avant nous ou si la chaudière avait un problème. Je m'étais ensuite lancée sur l'histoire du café, comme quoi elle aurait pu en refaire au lieu de penser qu'à elle. Le ton était monté, comme toujours et la dispute avait éclaté, nous étions en train de nous reprocher tout ce qui était possible et inimaginable, même des trucs complètement absurdes qui sur le moment était tout à fait pertinent. J'étais partie en claquant la porte, sans avoir avalé et les cheveux à peine sec, bref, journée de merde power !

Durant toute la matinée j'avais ruminé toute cette histoire, me promettant de ne plus adresser la parole à Primrosae jusqu'à ce qu'elle s'excuse. Elle avait dépasser les bornes, on vivait tous sur le même toit, le minimum c'était de respecter les autres, comme à la maison, c'était quand même pas bien compliqué. Bien entendu je faisais abstraction du fait que je n'étais qu'une squatteuse qui avait décidé un beau jour de venir tenter ma chance à Yellosky et que j'avais profité du fait que Prim' le fasse quelques temps avant moi pour venir habiter chez elle. Pour moi on était une famille, s'était normal qu'on se sert les coudes et je savais que Prim pensait la même chose. La visite de Reagan avec sa famille au retour de l'école m'apaisa un peu et me fit oublier un moment ma rancoeur. J'aimais bien sa fille, elle était adorable et très gourmande comme sa mère, ce qui était assez amusant à voir. Tous les jours elles passaient à la boutique et franchement sans mentir c'était un des meilleurs moments de ma journée. Elles réussirent sans le vouloir à apaiser un peu les tensions qui m'habitaient et à me faire oublier cette histoire. Je continuais mon travail avec l'esprit un peu plus léger. Bien entendu une fois la boutique fermée, je commençais à repenser à tout cela sur le chemin du retour et quand, vers les dix-huit heures j'arrivais enfin à la maison, je découvris Prim presque au même endroit que ce matin, à quelques pas prêt, comme si le temps s'était arrêté au cottage. J'avais le visage un peu rougie par le froid et j'étais épuisée, me battant constamment avec la malchance aujourd'hui, je ne savais pas trop comment j'avais fais pour sortir vivante de cette journée. Je me dévêtis et m'avançais vers la cuisine, posant mon regard bleuté vers ma soeur qui me sourit. « Tu as l'air congelée. Tu veux un chocolat ? » Je n'avais pas que l'air, je l'étais littéralement et même si je travaille dans une boutique de chocolat, je ne refusais jamais un bon chocolat chaud, surtout par ce temps là. J'avais l'impression de revenir en enfance, quand on en buvait par des temps similaires en Irlande. J'hochais la tête et esquissais un sourire "Avec plaisir, je suis morte de froid" lui répondis-je tout en m'assaillant sur une des grandes chaises hautes du bar. J'observais silencieusement Prim à l'oeuvre tout en oubliant un moment que nous nous étions encore une fois crêper le chignon pour pas grand chose, comme toujours, mais n'était-ce pas ça être soeur ? Ça prouve au moins qu'on se parle non ? Et qu'on fait attention à l'autre si on est capable de se reprocher des choses, enfin c'était mon humble avis. "T'as fais quoi aujourd'hui ?"
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MessageSujet: Re: n°111 - BLUEBERRY SISTERS ♦ can you keep a secret ? Ven 14 Déc - 18:30

Évidemment, comme toutes les filles, j'avais un petit côté égoïste. Mais pas lorsqu'il s'agissait de ma famille, ce que ma chère soeur semblait ne pas avoir totalement intégré. Le matin-même, elle avait littéralement explosé avant de partir au travail, prétextant que j'avais vidé toute l'eau chaude, que je ne pensais qu'à moi-même et compagnie. Bref, je vous passe un peu les détails parce que cela se résumait davantage à un concert de beuglement qu'à une discussion adulte. J'avais pris une douche, c'était un fait, mais je ne m'estimais pas responsable de cette pénurie d'eau froide. A mes yeux, il s'agissait là d'un tout, résultat peu probant d'une cohabitation qui devait au départ être de courte durée. Avec un sourire à l'attention de Knox -qui avait l'air plus calme que le matin, c'était bon signe-, j'entrepris de mettre du lait à chauffer. Je m'adossai ensuite au comptoir de la cuisine, bras croisés, l'observant en silence. Voilà qu'elle me demandait ce que j'avais fait de ma journée. Je haussa les épaules avec un soupir. « Franchement, je n'ai rien fait. Je n'ai même pas eu le courage de m'attaquer au ménage, et pourtant il aurait fallu. C'est dingue ce que vous pouvez êtres cadres quand vous vous y mettez. » Le lait à présent chaud, je le versai dans une tasse préalablement remplie de chocolat en poudre. Je mélangeais la boisson avant de déposer la tasse sur le bar, devant ma soeur. « Je voulais commencer à ranger la remise pour faire de la place à Diar. On commence vraiment à étouffer ici. »

A la base, j'avais acheté ce petit cottage pour ma paix personnelle. Je n'avais pas prévu que mon frère ET ma sœur viendrait s'y installer. Loin de me gêner -j'étais on ne peut plus heureuse d'avoir ma famille avec moi-, cette situation n'avait pourtant pas que des avantages. « Et j'ai fait quelques recherches. On devrait investir dans un plus gros ballon d'eau chaude... Celui qu'on a à présent n'est pas fait pour trois, d'où ta panne de ce matin. Ce n'est pas de ma faute en théorie. » Toujours calme et posée, incapable de m’énerver ou presque. J'étais de bonne grâce et j'avais envie d'arranger les choses. Sauf que fortune personnelle mise à part, seule Knoxslay bossait. J'étais dans mes études et Diarmuid... Était fidèle à lui-même. « Et toi, ta journée s'est bien passée ? Tu penses que tu réussiras à nous sauver des chocolats pour Noël ? Diar a encore chouiné parce que ceux qui tu as ramenés la dernière fois n'ont pas fait long feu... » L'homme, le seul, était aussi le plus exigeant de nous trois. Non, croyez-moi, la vie chez les Blueberry n'est pas aussi fade qu'on pourrait s'y attendre !

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MessageSujet: Re: n°111 - BLUEBERRY SISTERS ♦ can you keep a secret ? Dim 16 Déc - 13:33

Je suis quelqu'un qui s'enflamme vite pour pas grand chose et je suis capable de faire la tête pendant un long moment, mais quand il s'agissait de ma famille, je partais certes vite au quart de tour, mais je revenais vite aussi, allez savoir pourquoi, peut être parce que c'était comme ça chez les Blueberry, on aimait bien se chamailler pour pas grand chose mais au fond on s'aimait trop pour s'en vouloir. Parfois j'avais envie d'encastrer la tête de mon frère dans le four mais au fond je l'aimais bien, sinon je ne serais pas partie avec lui et sa copine à Londres pour venir rejoindre Prim. C'était toujours comme ça chez nous, on aimait bien tout faire en famille, enfin tout, on avait quand même nos limites, mais on était soudé et c'était ça qui faisait notre force. J'observais Prim me préparer mon chocolat chaud, comme elle me l'avait demandé un peu plus tôt et j'étais amusée de voir que certaines choses ne changent pas, avant c'était notre mère qui nous le préparait quand on revenait du dehors, frigorifiées mais joyeuses de nous être amusés ensemble à l'extérieur, puis ce fut elle qui s'en chargea et encore aujourd'hui, elle me le fait encore, comme si j'étais restée une petite fille à ses yeux, en tout cas en cet instant.  « Franchement, je n'ai rien fait. Je n'ai même pas eu le courage de m'attaquer au ménage, et pourtant il aurait fallu. C'est dingue ce que vous pouvez êtres cadres quand vous vous y mettez. » Je lui demandais ce qu'elle avait fais de sa journée, puisque je l'avais retrouvé presque au même endroit que le matin où je l'avais laissé. Elle m'avoua qu'elle n'avait pas fais grand chose de sa journée, j'étais un peu dégoûtée, j'aurais bien aimé en faire de même mais je ne le pouvais pas si je tenais à garder mon job. Après tout dans cette maison, j'étais la seule à bosser, certes on avait l'argent de nos parents mais j'avais envie de me débrouiller par moi même, montrer que j'avais beau être une petite bourgeoise, je suis aussi capable de travailler comme tous le monde et je n'ai pas peur de me casser un ongle. Primrosae c'est différent, elle fait des études, de hautes études d'ailleurs, on ne pouvait pas lui demander de bosser si on voulait qu'elle se concentre et qu'elle les réussissent, c'était un avenir plus que prometteur qui s'offrait à elle, on ne voulait pas le gâcher. Je regardais autour de moi et me dis qu'en effet, un brin de ménage n'aurait pas été de trop, mais bon ce n'est pas comme si c'était coutumier, on avait chacun nos taches à accomplir, moi j'avais la cuisine à préparer, ce que j'adorais faire donc ça ne me dérangeais pas trop et Prim le ménage, tandis que Diarmuid se contentait d'être le pacha ... « Ne m'accuses pas, je ne suis pas là la journée, mais j'en connais un qui n'en fout pas une ... » Je n'avais pas très envie qu'on commence à m'accuser de choses que je n'avais pas faite, j'étais bien sympa mais fallait pas trop pousser. Je ne prétend pas que je ne salie absolument rien, mais je sais encore où se trouve le lave vaisselle et la bassine à linge sale, je ne suis pas sûre que ce soit le cas de tout le monde.

Prim venait de poser une tasse bien chaude devant moi et je me délectais d'avance de pouvoir boire un bon chocolat chaud. Je mis mes deux mains sur la tasse pour pouvoir les réchauffer et ce fut un véritable plaisir.« Je voulais commencer à ranger la remise pour faire de la place à Diar. On commence vraiment à étouffer ici. » Je me contentais d'hocher la tête, j'étais assez d'accord avec elle, on commençait à être à l'étroit dans le cottage, si ça continuait comme ça, on allait se marcher dessus. J'étais assez contente d'avoir trouver un job qui me permettait d'être ailleurs pendant une bonne partie de la journée, ça me permettais de pouvoir respirer un peu et me changer les idées, trois personnes constamment sur le dos des autres toute la journée, ce n'était même pas envisageable. « Et j'ai fait quelques recherches. On devrait investir dans un plus gros ballon d'eau chaude... Celui qu'on a à présent n'est pas fait pour trois, d'où ta panne de ce matin. Ce n'est pas de ma faute en théorie. » L'eau chaude, un de nos sujets de dispute récent tiens. J'avais accusé Prim, sans aucune preuve, d'avoir utilisé toute l'eau chaude, ne me laissant qu'une eau à peine chaude pour ma douche matinale. J'avais été totalement injuste mais ce n'était pas ma journée, tout partait de travers dès que j'ai ouvert les yeux, je crois que j'avais besoin d'évacuer ma frustration sur quelqu'un et Prim avait été parfaite pour ça. Je ne prétend pas que c'est bien ou normal mais c'était ma sœur, elle m'en voudrait un temps mais oublierait bien vite, je ne suis que sa casse pied de petite sœur, c'était un peu mon rôle après tout non ? « Oui en parlant de ce matin …. désolée de m'être emportée mais c'était juste pas le matin … et … enfin voilà tu me connais je m'enflamme pour pas grand chose ... » Excuse pitoyable j'en conviens, mais excuse quand même, au moins on ne pourra pas dire que je ne sais pas admettre quand j'abuse « Cela dis je suis assez d'accord pour changer le ballon d'eau chaude, j'ai pas envie que ça se reproduise trop souvent » Je trempais mes lèvres dans mon chocolat et appréciais autant son goût que sa chaleur, ça faisait un bien fou. « Et toi, ta journée s'est bien passée ? Tu penses que tu réussiras à nous sauver des chocolats pour Noël ? Diar a encore chouiné parce que ceux qui tu as ramenés la dernière fois n'ont pas fait long feu... » Ma journée ? Bien passée ? Doux euphémisme, c'était une catastrophe, je n'aurais jamais dû me lever. Être revenue en vie c'est presque un miracle. Bon évidemment j'exagère mais quand même ce n'était pas une journée que je rêve de revivre. Je fais une moue triste avant de répondre « Épouvantable, à l'image de mon réveil en fait … il y a des jours où on se dit qu'on devrait rester au lit, ben moi c'était aujourd'hui... ». Je bois de nouveau une gorgée de mon chocolat avant de reposer la tasse « Je sais pas, ça dépend si ma boss me colle ou pas et si j'arrête d'arriver en retard … normalement c'est jouable mais bon je ne promet rien, me faire virer pour une boîte de chocolats, ça me tente pas trop ... » Bien entendu même si ma boss avait été sur mon dos toute la journée, en général ça se passait plutôt bien avec elle, je crois que c'était juste pas notre jour à toutes les deux.
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MessageSujet: Re: n°111 - BLUEBERRY SISTERS ♦ can you keep a secret ? Dim 16 Déc - 16:16

Une fois le chocolat donné à Know, je m'installai de l'autre côté du bar de façon à lui faire face. J'avais un peu honte d'avoir passé ma journée enfermée ici à ne rien faire, en sachant qu'elle se démenait pour gagner sa vie et tenter d'avoir son indépendance. Mais c'était un éternel sujet de discorde entre nous : elle n'avait jamais voulu poursuivre ses études alors que je savais qu'elle en aurait tiré profit. Et peut-être qu'elle aurait pu se trouver un vrai boulot, avec un vrai salaire et un avenir un peu plus concret. Mais j'avais appris qu'il n'était pas utile de lui faire entendre raison quand elle se bouchait les oreilles et qu'elle se voilait la face. Elle avait souvent les idées bien arrêtées, alors autant qu'elle se fasse son opinion par elle-même, quitte à ce qu'elle constate seule que javais raison. J'esquissai un sourire lorsqu'elle se mit sur la défensive, au sujet de l'état de la maison. Évidemment, je ne l'avais accusée en rien, me contentant d'une généralisation. « Je sais bien, ce n'était pas dirigé contre toi, respire. C'est juste un amas de trucs qui font que des fois, j'ai un peu l'impression d'être la bonne ici. Mais d'un côté, tu dois avoir l'impression d'être la cuisinière alors je suppose qu'on se comprend ! » J'éclatai de rire, réalisant que l'atmosphère se détendait à mesure que nous parlions. Il tait rare d'avoir un peu de temps entre filles, surtout avec la présence constante de Demetria, les bouderies de Diarmuid et tout ce qui allait de paire avec.

Knox n'avait pas l'air contre mon idée de rangement de la remise, aussi la regardai-je en haussant un sourcil. « Tu sembles partager mon avis. Tu pourras m'aider, alors ? Non pas que j'en ai marre de le voir, hein, mais s'il pouvait... Faire ses magouilles dans son coin, ça m'arrangerait. » Avec un geste vague en direction de la remise, je tentai de mettre de l'ordre dans mes pensées. Il y avait vraiment de l'eau dans le gaz ces derniers temps, et je savais très bien que ce n'était pas à cause de Diarmuid. Pas vraiment. Même s'il n'en faisait pas une, il avait des circonstances atténuantes... Et malgré toute l’estime que je portais à ma sœur, je ne pouvais m'empêcher de la considérer coupable. Elle se comportait de façon trop légère. Je faisais des efforts presque surhumains pour tolérer Demetria, alors pourquoi n'en ferait-elle pas pour ne pas lui parler ? Je secouai la tête, chassant ces pensées. Elle s'excusait à présent. « Ça ne fait rien, j'imagine que j'ai aussi mal réagi. Mais il n'y a pas de risque que ça se reproduise si une certaine personne cesse de considérer cet endroit comme un hôtel. » Je la regardais droit dans les yeux, bourrée de sous-entendus. Évidemment, je parlais de Demetria. Encore et toujours elle. Ciel, ce que cette fille pouvait être un poison pour moi !

A l'annonce de sa journée, je fronçai les sourcils. Ces derniers temps, elle rentrait souvent de mauvais poil. Peut-être qu'il tait temps pour elle de changer de vie ? Je m'abstins de tout commentaire sur ce point ; à mon avis, ma moue en disant plus long que des mots. « La prochaine fois, reste au lit. Tu rendras service à la communauté, nous nous passerons de tes humeurs effroyables. » Je ponctuai ma remarque d'un sourire malicieux, histoire de lui faire comprendre que je la taquinai. « Mais ce n'est pas grave, en tout cas. J'veux dire, ne prends pas de risque. Diar' trouvera autre chose pour épancher son chagrin... Peut-être tes foulards, qu'il souillera de morve empoisonnée... » Nouveau rire. J'étais peut-être lunatique, moi aussi. Comment pouvais-je passer de la colère au rire en quelques secondes ? Je l'ignorais. Mais à mon avis, tout cela vient du sang irlandais qui a souvent tendance à trop s'échauffer...

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Dernière édition par B. Primrosae Blueberry le Dim 23 Déc - 17:22, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: n°111 - BLUEBERRY SISTERS ♦ can you keep a secret ? Lun 17 Déc - 17:51

J'adore ma famille, vraiment mais parfois ils me sortaient par les yeux, entre Prim qui ne jure que par les études et Diarmuid qui ne songe qu'à ses magouilles, j'avais l'impression d'être la seule personne normale. Je ne prétend pas que c'est mal de vouloir faire de belles et longues études mais ce qu'elle n'arrive pas à se mettre dans la tête c'est que tout cela n'est possible que parce que maman et papa ont les moyens de les luis payer et je sais qu'il en serait de même pour moi si je cédais à la pression familiale. Sauf que voilà, j'ai envie d'autre chose, j'ai soif de liberté et je pense que ça commence maintenant par le choix de ma vie et ce n'est pas les études. Il n'y a que Demetria qui me comprend, Prim se borne à constamment me reprocher mon choix de vie et Diar' me reproche de passer trop de temps avec sa copine. Parfois je me demande s'ils ne sont pas jaloux de mon amitié avec Deme', alors qu'ils devraient plutôt être contents, je m'entends bien avec ma belle sœur, beaucoup rêveraient que ça se passe comme ça chez eux aussi. Je crois qu'ils voient le mal de partout, c'est triste. « Je sais bien, ce n'était pas dirigé contre toi, respire. C'est juste un amas de trucs qui font que des fois, j'ai un peu l'impression d'être la bonne ici. Mais d'un côté, tu dois avoir l'impression d'être la cuisinière alors je suppose qu'on se comprend ! » A qui le dis-tu ma chère sœur adorée. Il est vrai que je comprend ce sentiment d'être la seule à bosser dans cette maison, après tout je suis la seule à avoir un job, ils pourraient préparer le repas et je devrais arriver et n'avoir qu'à mettre les pieds sous la table, mais non c'est moi qui me coltine en plus le repas. Bon j'adore cuisiner et franchement je sais que je serais chiante, à toujours trouver qu'il manque des choses dans un plat. Je me tais quand je sais que le plat a été préparé avec amour et que la personne a vraiment fait son possible pour me faire plaisir, mais franchement je me mord la langue pour ne rien dire. N'y voyez pas une marque d'impolitesse et de supériorité, c'est vraiment loin d'être ce que je ressens, je vois plutôt ça comme une envie de partager ma passion et mes secrets avec ceux que j'aime. Et puis franchement, sans me vanter, je m'y connais pas mal en cuisine, je pense que si je ne dis rien, la personne ne pourra jamais évoluer, progresser, alors je me débrouille toujours pour glisser quelques conseils dans la conversation, entourés de tout un tas de compliments pour que cela ne soit pas mal pris par la personne. Je me rend compte cependant qu'encore maintenant, je m'emporte un peu pour rien, je crois que c'est la fatigue, je me sens encore un peu sous pression, ça devrait passer avec le temps mais c'est chiant, pour tout le monde. Je me contente donc d'hocher la tête en murmurant un vague « Oh oui, je crois qu'on se comprend parfaitement ... » tout en amenant ma tasse à mes lèvres pour ne pas balancer une nouvelle fois le nom de mon cher frère dans la conversation. On va encore dire que je m'acharne sur lui mais il est coupable, je n'y peux rien. Je l'adore cela dis, même si je suis toujours en train de lui râler dessus, il reste mon grand frère, mais parfois, qu'est-ce qu'il peut m'agacer ...

« Tu sembles partager mon avis. Tu pourras m'aider, alors ? Non pas que j'en ai marre de le voir, hein, mais s'il pouvait... Faire ses magouilles dans son coin, ça m'arrangerait. » S'il pouvait faire ses magouilles dans une autre ville, dans un autre pays, voir même dans un autre monde, ça m'arrangerais aussi. Bien entendu je suis mauvaise langue, s'il rencontrait un problème je serais une des premières à l'aider et je sais que même si on se prend souvent la tête, surtout ces derniers temps, il ferait de même pour moi, la famille pour nous c'est sacrés. Mais franchement j'aimerais vraiment beaucoup qu'il me lâche, il me reproche tout et n'importe quoi, je commence à être fatiguée de devoir l'entendre râler alors qu'il n'en fout pas une au cottage ou dans la vie en générale. Je me demande vraiment comment Demetria fait pour le supporter, moi je ne le pourrais pas. « Et si on lui aménageait un petit coin douillé, je ne sais pas moi … dans une cabine de bateau … qui part pour le Groenland ? » dis-je d'un ton mi amusé, mi innocent. Si j'avais la capacité de faire apparaître une auréole au dessus de ma tête, je le ferais en cet instant, mais je crois qu'on pourrait aisément l'imaginer. L'idée de lui aménager un coin tranquille pour son petit confort personnel me rendais malade, mais si je pouvais éviter de croiser sa tête trop souvent, ça m'arrangerais aussi, au final je crois que je n'avais pas trop le choix d'abdiquer « On pourrait le faire en famille … comme au bon vieux temps » Ce qui était entièrement faux parce que je n'avais aucun souvenir d'un fois où Diarmuid nous avait aidé à faire quelque chose, mais bon on pouvait rêver non ? « Ça ne fait rien, j'imagine que j'ai aussi mal réagi. Mais il n'y a pas de risque que ça se reproduise si une certaine personne cesse de considérer cet endroit comme un hôtel. » Je venais de tenter de vaguement m'excuser mais je n'étais pas très bonne dans ce domaine, surtout quand le sujet était aussi stupide que l'eau chaude ou le café. Quand c'était un sujet grave ou important, je savais reconnaître mes torts et je savais m'excuser comme il se devait, j'ai été tout de même bien élever, mais sinon, le reste du temps mon ego d'Irlandaise avait dû mal à s'excuser convenablement, prétextant que ça ne servait pas forcément à grand chose. Mais bon on vit dans la même maison, il fallait parfois faire des efforts, même si ce n'était pas évident pour tous le monde. Prim parla, j'en aurais mis ma main à couper, de Demetria en des termes encore peu sympathique, cela en devenait une véritable habitude. Je ne savais vraiment pas ce qu'elle avait contre l'anglaise, elle ne lui avait rien fait de mal, c'était une manie chez elle. Je décidais donc d'éviter de m'emporter une nouvelle fois et de faire semblant de n'avoir rien compris « Je suis assez d'accord avec toi, Diarmuid n'a toujours pas compris qu'on vivait à trois ici et qu'on était pas à son service et qu'il n'était pas le maître ! » Je préférais jouer les candides plutôt que de me dresser une nouvelle fois devant ma famille pour protéger Demetria qui était la cible favorite de cette famille depuis quelques temps. J'aimais ma famille mais parfois ils étaient vraiment des butés d'Irlandais.

« La prochaine fois, reste au lit. Tu rendras service à la communauté, nous nous passerons de tes humeurs effroyables. Mais ce n'est pas grave, en tout cas. J'veux dire, ne prends pas de risque. Diar' trouvera autre chose pour épancher son chagrin... Peut-être tes foulards, qu'il souillera de morve empoisonnée... » Je ne pus me retenir de lever mes yeux au ciel. A l'écouter j'avais l'impression d'être le grincheux de service qui n'était jamais content de rien. Bon certes il est vrai que c'est dernier temps je ne brillais pas forcément par ma bonne humeur mais la faute de qui ? Prim me tapait sur les nerfs avec ses histoires d'études et du fait que je gâchais ma vie et Diarmuid me tapait sur le système avec sa jalousie mal placée. Quand je rentrais je ne pouvais même pas espérer respirer un peu, ils pouvaient être pire que mes clientes parfois, mais ça ils ne s'en rendaient jamais compte. Cependant je décidais de ne rien dire, de ne pas relever parce que sinon elle allait encore prendre sa pour de la mauvaise humeur et elle l'utiliserait contre moi, je rangeais donc mon envie de lui dire ce que je pensais de toute cette histoire et me contentais de boire une gorgée de mon chocolat qui avait, je dois bien l'avouer, le don de m'apaiser. Je savais que Prim me disait ça pour mon bien, elle pensait à moi mais franchement je n'avais pas besoin d'une seconde mère sur le dos. L'idée que Diarmuid puisse souiller mes précieux petits foulards, me donna des frissons et je m’écriais « Ah non il n'a pas intérêt, ils coûtent une petite fortune et ils sont trop beaux pour subir un tel outrage … je lui achèterais les chocolats bon marché … ça lui apprendra à se plaindre... » Dis-je d'un ton malicieux en riant légèrement en même temps.
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MessageSujet: Re: n°111 - BLUEBERRY SISTERS ♦ can you keep a secret ? Dim 23 Déc - 17:43

La vie en famille était une aventure de chaque instant. J'avais quelque part espéré y mettre fin en quittant l'Irlande, mais la vie en avait décidé autrement en m'envoyant à nouveau le reste de la fratrie. Évidemment, les liens du sang sont plus forts que tout le reste chez nous. Je leur avais ouvert ma porte en grand sans réfléchir un seul instant à la perte de mon intimité si durement achetée auparavant. Et même si j'étais heureuse de partager avec eux une existence endiablée et hors du commun -il n'est pas donné à tout le monde de vivre à Londres, n'est-ce pas ?-, il y avait des jours où je songeais à ma solitude avec regret, sinon amertume. Finies, les journées passées dans ma chambre, volets clos, à réviser jusqu'à ce que mes yeux se ferment sans mon consentement. Terminés également les repas rapides, presque inconsistants, les promenades solitaires et la sonnerie du téléphone qui ne trouvait que le vide. Dorénavant, il y avait toujours quelqu'un pour faire à manger, prendre les appels, mettre de l'animation dans le cottage. Un peu trop d'animation à mon goût, si l'on prenait en considération le fait que les Blueberry se divisaient lentement mais sûrement. J'avais abordé le sujet des tonnes de fois mais le final était toujours le même : cris, insistance, et personne pour mettre de l'ordre dans la situation.

Néanmoins, une certaine complicité nous unissait à cet instant précis. Les deux sœurs Blueberry, unies dans un combat amical mais sérieux contre l'unique homme de la maisonnée. Homme qui avait amené avec lui le démon à mes yeux, mais qu'y pouvais-je ? Au moins, Knoxslay m'approuvait sur le fait. Diarmuid n'en fichait pas une. Je n'osais pas le lui dire sans craindre de le froisser, connaissant sa susceptibilité légendaire et son côté ronchon. Mais Knox n'avait pas autant de diplomatie et la connaissant, elle se ferait un plaisir d'aller lui sonner les cloches. Je lui souris, amusée par sa remarque au sujet du Groenland. « L'expédier si loin de nous ? Tu n'y songes pas, à lui seul il serait capable de mettre fin à l'espèce des manchots ! » Léger rire. « Mais c'est vrai qu'il faut qu'il apprenne à devenir davantage autonome, on va dire. Peut-être qu'avec un vrai bureau, ça pourrait lui donner des idées... Comme celle de chercher un appartement, par exemple. Ou de larguer sa copine. » J'avais dit ça avec beaucoup de légèreté feinte. En réalité, je savais très bien que Diarmuid concevait de plus en plus de haine à l’égard de celle qui était censée être sa compagne. J'aurai pu l'aimer, dans d'autres circonstances ; mais je ne pouvais pas, pas en sachant qu'elle trahissait mon frère et qu'elle donnait des idées néfastes à ma sœur.

D'ailleurs, celle-ci fit royalement semblant de ne pas voir où je voulais en venir. Soit elle était définitivement idiote, mais je savais très bien que ce n'était pas le cas, soit elle voulait jouer à la plus fine avec moi en éludant la question. Je haussa un sourcil perplexe, la défiant du regard. Elle ne pourrait pas toujours s'échapper en changeant de sujet et il était temps qu'elle le réalise. « Oh, mais s'il n'y avait que lui ! D'ailleurs, j’ignorais qu'on vivait à trois... J'aurai plutôt dit quatre, vas savoir pourquoi. Et c'est sûrement de là que viennent la pénurie d'eau chaude, l'absence de jus de fruit dans le frigo et les miettes sur le divan. » Avec un sourire affable, je fis un signe vers le coin salon qui jouxtait le bar. J'aimais faire le ménage, mais certainement pas pour Demetria. Elle savait tenir une fourchette, non ? Alors elle allait à prendre à manier le balai. Avec davantage de sérieux, je fixai Knoxslay, toute trace d'humour ayant déserté mon visage. « Écoute, je ne veux pas encore ramener le sujet sur le tapis. Mais il faut que cette fille se tire d’ici, définitivement. J'ai accepté de lui ouvrir ma porte, mais je n'ai jamais dit que je voulais d'elle chaque matin, chaque soir, bref, tout le temps. Et dès que je le dis à Diar', il prend la mouche. Alors je te le dis à toi. Si elle ne s'en va pas rapidement, je serai dans l'obligation de vous mettre dehors. Tous les trois. Je ne suis pas venue ici pour gâcher ma vie ou la dévouer aux autres. Vous êtes ma famille, je vous aime, je vous accepte. Pas elle. »

Le silence succéda à ma déclaration. C'était sorti d'un coup, parce que je n'en pouvais plus de vivre ainsi. « Au lieu de lui offrir des chocolats, essaie plutôt de lui trouver un carton plein de courage et de testostérone... On dirait qu'il en manque gravement. » Ton ironique, oui, mais c'était tellement vrai que j'avais du mal à ne pas en rire.

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MessageSujet: Re: n°111 - BLUEBERRY SISTERS ♦ can you keep a secret ? Jeu 27 Déc - 14:49

Notre situation actuelle n'était pas toujours facile. Tout le monde pourrait croire que parce qu'on est quand même une famille unie et solidaire, le quotidien au cottage se passe sans encombre et bien détrompez vous, bien au contraire. On entend souvent résonner des voix dans la maison, l'un criant sur l'autre ou les deux autres, selon l'humeur et les personnes présentes, une critique par-ci, une remarque par-là, un coup de gueule qui se glisse entre les deux … bref, ce n'était pas toujours rose chez les Blueberry, bien au contraire. Si encore nous n'étions que deux, Prim et moi, cela pourrait aller, elle révise de son côté, moi je bosse la journée, nous n'aurions que les soirs pour nous voir, soirs où je ne suis pas de sortie. La vie serait beaucoup plus calme au cottage, chacune ayant son rôle à la maison, tout serait parfait ou peut s'en faut, seulement voilà nous étions trois et sur les trois, un ne faisait strictement rien mais il ne fallait jamais rien lui dire parce que le pauvre, il était susceptible. Sauf que moi je m'en badigeonne le nombril avec le pinceau de l'indifférence de sa susceptibilité, je veux qu'il se bouge un peu, qu'il réagisse et si pour se faire il fallait encore que je passe pour la casse pied de petite sœur alors soit je le ferais. Tu m'étonnes que son couple bat de l'aile ces derniers temps, la fainéantise de mon cher frère commence un peu à agacer sa chère copine. Et encore je ne savais pas comment elle a fait jusqu'à présent, je l'aurais largué depuis un moment moi, seulement c'est mon frère, je ne peux pas, je dois me le coltiner à vie … vie injuste que voilà. « L'expédier si loin de nous ? Tu n'y songes pas, à lui seul il serait capable de mettre fin à l'espèce des manchots ! Mais c'est vrai qu'il faut qu'il apprenne à devenir davantage autonome, on va dire. Peut-être qu'avec un vrai bureau, ça pourrait lui donner des idées... Comme celle de chercher un appartement, par exemple. Ou de larguer sa copine. » Je ne pus m'empêcher de rire avec elle de cette petite blague. Il est vrai qu'il serait bien capable d'être la cause première d'une extinction d'une espèce voir d'un suicide collectif. Mais je préférais égoïstement que ce soit eux plutôt que moi. Jusque là notre discussion se passait très bien, nous nous entendions très bien, Diarmuid en prenait pour son grade, ce qui ne lui faisait pas de mal et nous étions soudées mais ma sœur, comme toujours, avait le don de tout gâcher en quelques secondes. Elle ne pouvait pas s'empêcher d'être méchante avec Demetria même quand cette dernière n'était pas là pour se défendre. Mon sourire disparue, bien malgré moi, je n'avais pas envie de m'emporter une fois de plus mais je sentais que je n'allais pas avoir le choix, Primrosae avait décidé qu'elle allait en parler et mon petit doigt me disait que ce n'était qu'un préambule. Pourtant je me retiens une nouvelle fois, plongeant mes lèvres vers ma tasse, à moitié vide avant de reprendre mon ton jovial, l'air de rien. « Mais si nous le gardons c'est l'espèce humaine qui risque d'en subir les conséquences, je préfère encore une terre sans manchot qu'une terre sans humain … et si ce n'est pas l'espèce humaine en son entier, c'est au moins la famille Blueberry... » Bien entendu même si c'était sous le ton de la plaisanterie, je le pensais vraiment, il allait vraiment briser cette famille s'il continuait comme ça. Il ne se rendait pas compte que son attitude de diva, ses caprices, ses sautes d'humeur et sa tendance à tout me balancer sur le dos commençait vraiment à me fatiguer. Si ça continuait comme ça, soit je me suicidais, et dieu sait que j'aime trop la vie pour ça, soit je mettais fin à ses jours, et dieu sait que je serais bien malheureuse en prison, alors pour ma santé et mon confort, autant qu'il trouve un job ET un appartement.

Bien entendu pour Prim et pour Diar', la seule coupable de ces incessantes disputes n'étaient autre que Demetria, mais personnellement, en toute objectivité, je ne voyais pas pourquoi ce serait de sa faute. Oui Dem' et moi passons beaucoup de temps ensemble, beaucoup plus qu'elle n'en passe qu'avec son petit ami et alors ? Est-ce de sa faute si elle s'ennuie avec lui ? S'il ne veut jamais rien faire ? Passer ses journées à assouvir ses caprices ce n'est franchement pas drôle, moi ça me tape sur le système, je peux comprendre que c'est pareil pour elle. Mais je n'avais pas envie de rentrer dans cette conversation, je savais comment elle allait finir, moi je vais partir en claquant la porte et je ne vais rentrer qu'au petit matin, boudant dans ma chambre pour le reste de la journée. Je n'ai pas envie de ça, je suis fatiguée de ses prises de tête, j'ai juste envie de passer un bon moment avec ma sœur, est-ce trop demander ? Visiblement pour Prim oui. « Oh, mais s'il n'y avait que lui ! D'ailleurs, j’ignorais qu'on vivait à trois... J'aurai plutôt dit quatre, vas savoir pourquoi. Et c'est sûrement de là que viennent la pénurie d'eau chaude, l'absence de jus de fruit dans le frigo et les miettes sur le divan. » Encore une fois, Prim choisit ce moment pour parler de notre belle sœur, comme si elle ne pouvait pas la lâcher une journée. Demetria ne comprend pas pourquoi elle la déteste tant, elle ne lui a rien fait et personnellement je ne comprend pas non plus cette animosité. Pourquoi tant de haine ? Pour quatre miettes sur le divan ? Elle n'a qu'à le lui dire gentiment, elle fera un effort la prochaine fois j'en suis sûre. Personnellement quand je lui demande quelque chose, elle le fait sans aucun problème, mais évidemment moi je ne lui aboie pas dessus toute la sainte journée. C'est si facile de s'en prendre à quelqu'un qui n'est pas là, bon je dis ça alors que j'ai exactement fait la même chose pour mon frère mais lui il le mérite, il n'en glande pas une, ne paie rien et en plus il râle, le comble. Je ne pus m'empêcher de lever les yeux au ciel, sentant l'agacement me monter pourtant je réussis encore à rester calme, mais pour combien de temps ? « C'est plus fort que toi, tu ne peux pas t'en empêcher de t'en prendre à elle, même quand elle n'est pas là. Si tu lui demandais, elle ferait plus attention, mais faut-il encore que tu arrêtes de lui aboyer dessus comme tu le fais si souvent, ça marcherait peut être mieux je pense » Et voilà le ton était lancé, la dispute démarrée et pour une fois ce n'était de la faute de personne d'autre que de Prim. C'était plus fort qu'elle, il fallait qu'elle sème la zizanie, mais je n'avais pas encore compris jusque là le vrai fond du problème, fort heureusement pour moi il arriva presque aussitôt et tout se fit jour dans ma tête et je trouvais que son procédé était vraiment vicieux et indigne d'une Blueberry, encore fallait-il savoir ce qu'était vraiment un Blueberry parce qu'à l'heure actuelle j'avais l'impression de ne pas faire partie de cette famille. Parfois j'arrivais même à me demander si je n'étais pas adoptée.


« Écoute, je ne veux pas encore ramener le sujet sur le tapis. Mais il faut que cette fille se tire d’ici, définitivement. J'ai accepté de lui ouvrir ma porte, mais je n'ai jamais dit que je voulais d'elle chaque matin, chaque soir, bref, tout le temps. Et dès que je le dis à Diar', il prend la mouche. Alors je te le dis à toi. Si elle ne s'en va pas rapidement, je serai dans l'obligation de vous mettre dehors. Tous les trois. Je ne suis pas venue ici pour gâcher ma vie ou la dévouer aux autres. Vous êtes ma famille, je vous aime, je vous accepte. Pas elle. » Je restais sans voix, regardant ma sœur comme si c'était la première fois que je la voyais. Je ne comprenais pas pourquoi d'une part elle me le disait à moi, si elle voulait qu'elle s'en aille, elle était encore suffisamment grande pour le lui dire, je n'étais ni un messager, ni sa petite amie. Et de deux, je ne comprenais pas pourquoi elle se servait de Demetria pour nous chasser de son cottage, parce que soyons clair, c'était le sien à elle et elle nous le disait suffisamment de fois pour qu'on le comprenne bien. J'étais déçue de l'attitude de ma sœur et dégoûtée de la voir sous son vrai jour. Vive les périodes de fêtes j'ai envie de dire, quand juste avant Noël tu apprends que ta sœur ne veut qu'une seule chose, te virer de chez elle pour récupérer sa précieuse tranquillité. Tout de suite le chocolat qu'elle m'avait préparé avait un goût amer et je repoussais la tasse, dégoûtée. Je sentais une vague de peine, d'énervement et de dégoût m'envahir. « Nous y voilà, après avoir tourné autour du pot t'as fini par cracher ce que tu avais sur le cœur. Alors c'est ça, tu nous vires ou plutôt tu préférais qu'on parte pour que tu n'es pas à avouer à tes précieux amis que tu as viré ta famille de chez toi, en plein hiver, pendant les fêtes de Noël, ça ferait trop Grinch à ton goût. Je ne sais pas ce qui me dégoûte le plus, que tu craches sur ta famille comme ça ou que tu utilise Demetria pour récupérer ta précieuse liberté » Je n'avais pas compris ce qu'elle avait essayer de dire, pour moi il était évident que nous n'étions que des fardeaux à ses yeux, qu'elle avait fui, grâce à moi, l'Irlande pour venir profiter de sa nouvelle vie à Londres et qu'elle était dégoûtée qu'on est décidé de la suivre. Pour moi il était évident que Prim avait cette sensation depuis que nous étions arrivé de gâcher sa vie. Je n'avais plus envie de boire un chocolat chaud ou de parler avec elle, j'en avais déjà suffisamment entendu à mon goût. J'avais les yeux qui me piquaient mais je m'en moquais, je savais déjà que les fêtes allaient avoir un goût amer, comme l'année 2013. Bienvenue à Londres ... « Au lieu de lui offrir des chocolats, essaie plutôt de lui trouver un carton plein de courage et de testostérone... On dirait qu'il en manque gravement. » Offrir, à l'heure actuelle la seule chose que je voulais lui offrir c'était tout ma rancoeur et ma peine. J'étais déçue d'avoir une famille comme la mienne et déçue d'avoir été aussi naïve de croire que j'avais manqué à ma sœur et qu'elle était contente de me revoir. J'étais déçue de croire qu'elle m'aimait alors qu'il n'en n'était rien, je n'étais qu'un boulet à sa splendide cheville. Je m'en allais du bar pour aller m'installer dans le canapé, je ne voyais pas pourquoi je lui offrirais ce qu'elle me demande, sa tranquillité, je préférais largement bouder dans le canapé. Je croisais les bras et sans même m'en rendre compte, j'avais la même tête, les mêmes mimiques que quand j'avais cinq ans et que je n'avais pas eu ce que je voulais ou qu'on m'avait puni alors que je trouvais ça injuste, ce qui arrivait souvent. « De simples cartons devraient faire l'affaire visiblement. »
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MessageSujet: Re: n°111 - BLUEBERRY SISTERS ♦ can you keep a secret ? Jeu 3 Jan - 17:30

S'il y avait bien quelque chose qui signait définitivement les pensées d'une membre de notre famille, c'était la susceptibilité. Et malgré toutes mes bonnes intentions, je ne parvenais pas moi-même à m'en tirer, d'autant plus que j'avais la sacrée mauvaise habitude de dire les choses comme je les pensais. C'est-à-dire sans retenue, ni diplomatie, ni compassion. Beaucoup m'avaient déjà qualifiée de fille sans coeur, voire même de fille impossible de ressentir quoi que ce soit à part les besoins primaires et animaux dont nous dépendons. Mais la vérité était toute autre : je n'aimais pas faire de peine aux gens contre mon gré, sauf que je ne savais simplement pas prendre des gants. Quand quelque chose devait être dit, j'étais souvent celle qui le faisait, parce que je ne m’embarrassais pas de compromis, de remords ou de phrases mielleuses pour endormir la méfiance. L'ennui, c'était qu'au sein de ma famille, je devais être la fille la plus détestée pour ce trait de personnalité qui était mien : entourée de gens susceptibles au possible, comment pouvais-je me faire entendre sans larguer une bombe atomique ? J'avais bien vu le sourire de ma sœur se faner à l'annonce d'une possible séparation entre Diarmuid et sa copine. Elle était loin d'être bête, Knox, et elle me connaissait depuis assez longtemps pour savoir ce qui pouvait se tramer dans ma tête. Au moins un peu. D'un coup d'oeil discret, je réalisai que sa tasse était vide mais je ne lui proposai pas de la remplir ; mieux valait mettre de côté tout risque de blessure, et du chocolat brûlant était une arme bien choisie.

Il m'avait suffit de faire allusion à tout ce qui s'était déréglé chez moi pour que ma blonde de sœur ne parte au quart de tour. Je l'écoutais débiter sans moufter, les yeux fixés sur elle, presque sans ciller. Moi, accabler cette pauvre Demetria ? Moi, lui aboyer dessus sans cesse ? Je n'étais absolument pas d'accord avec elle, mais essayez toujours de faire entendre raison à un Blueberry en colère. Je soupirai en attendant qu'elle finisse, histoire de pouvoir en placer une sans être interrompue. Je fis de mon mieux pour prendre un ton calme et apaisant, afin de ne pas la braquer encore plus. Bon sang, pourquoi fallait-il toujours qu'elle la défende ? « Tu n'es pas juste dans ce que tu dis. J'ai ouvert les portes de ma maison à cette fille. Je lui ai donné à mangé, je paye actuellement des impôts pour elle, je lave son linge. Je pense que la moindre des choses en échange, pour elle, est de bien se tenir. Je ne devrai même pas avoir besoin de lui dire de nettoyer derrière elle ou de laisser de l'eau chaude. Ça coule de source. Elle est hébergée, et ce n'est pas de bon cœur. Je le fais pour Diarmuid. Tout ce que je vois, c'est qu'elle n'est pas capable de gratitude, qu'elle se croit ici chez elle et qu'elle se permet de semer la zizanie au sein de notre famille en te fréquentant un peu trop. » Je la défiais du regard, à présent. Je savais très bien ce qui allait se passer mais c'était maintenant une routine pour nous, les prises de bec.

Knoxslay me semblait hors d'elle. Pensait-elle vraiment tout ce qu'elle disait ? Je serrai les dents en réponse à ses propos. Elle pouvait bien croire tout ce qu'elle voulait, finalement elle n'était pas dans ma tête. Comment pouvait-elle croire que je voulais tous les mettre à la rue pour être seule ? Évidemment, j'aimais la solitude, j'aimais ma vie avant qu'ils ne débarquent tous. Mais j'avais un cœur, oui, et je ne comptais pas le laisser sur le paillasson. Ma sœur s'en alla bouder sur le canapé. Comme d'habitude. Je haussa les épaules, ne préférant pas lui répondre tout de suite, afin qu'elle se calme un peu. Et moi aussi, par la même occasion. J'étais très remontée contre elle, contre ses propos, mais surtout contre ce que Demetria nous faisait à tous.

Lorsque je me sentis plus apte à parler, je me dirigeai lentement vers le canapé et m'adossai au mur, face à ma sœur. « Nous avons reçu la même éducation, il me semble. Nous avons été élevés, tous les trois, dans l'amour et le respect de la famille. » Je la dévisageais. « Je ne peux croire un instant que tu penses que je veux vous voir partir, ou que je cherche un prétexte pour vous mettre dehors. Ce n'est pas vrai et tu le sais, sinon j'aurai très bien pu inventer n'importe quel mensonge pour ne jamais vous recevoir ici. Je ne comprends pas que tu ne voies pas les choses, tout simplement. » Nouveau soupir, las cette fois-ci. « Diarmuid aime Demetria. Il est comme il est, mais il l'aime, alors j'essaie de faire en sorte qu'il soit heureux, au même titre que toi. Même si je ne l'apprécie pas, je la tolère. Le seul problème, c'est que toi, tu n'agis pas dans le bien de notre frère. Et tu le sais. Tu sais qu'il est jaloux du fait que tu restes trop avec elle, et d'ailleurs, vous êtes... Je ne sais pas ce que vous êtes au juste. Mais c'est comme si elle... J'en sais rien, comme si elle t'aimait un peu trop bien. Ça blesse Diarmuid et tu peux le comprendre. Tu devrais simplement t'éloigner d'elle, mettre une distance respectueuse entre vous. Ce n'est pas parce qu'elle est la copine de notre frère qu'on doit être ses meilleures amies. Mets-toi à sa place, est-ce que tu aimerais ça, si tu vivais ici avec ton copain et que Diarmuid passait plus de temps avec lui que toi ? Je ne pense pas. C'est tout ce que je voulais te faire comprendre. » J'essayais au mieux de paraître calme et rassurante même si je n'en menais pas large, au fond de moi.

« Demetria détruit notre famille. Elle rend Diarmuid malheureux, et son malheur se transforme en colère qui se répercute sur nous deux. Et toi, de ton côté, tu te lies trop à elle pour que ça soit sain et dénué d'arrières pensées. Et moi, je suis au milieu, parfois j'ai l'impression d'être une balle de ping-pong que vous vous renvoyez. N'oublie jamais ce que j'ai fait pour vous et pour elle. Jamais, jamais je ne vous aurai laissés dehors. Mais elle, j'aurai pu le faire. Et ce n'est pas le cas. Je ne suis pas égoïste et fermée d'esprit, je veux juste le bien dans ma famille. Sinon, ça ne servait à rien qu'on vienne tous ici, autant rester en Irlande et ne pas avoir une chance de vivre nos vies comme on les espère. Et moi, ce n'est pas de ce type de vie que je veux. Je voudrai qu'on soit heureux tous les trois,e t que personne ne se mette entre nous. Je te demande juste... D'y réfléchir. De parler avec elle. Elle ne m'écoute pas, je peux le comprendre. Mais toi, elle te laissera parler. S'il te plaît. »
Supplier, ce n'était pas franchement mon genre. Mais j'en étais presque réduite à ça, face au lourd silence de ma sœur et à l'idée que ma famille allait continuer à se déchirer peu à peu. A quoi bon chercher une vie meilleure pour tout gâcher par la faute d'une seule personne ? Ne pouvait-on pas agir en adulte lucides et œuvre ensemble pour notre bonheur commun ? Les choses me dépassaient, et je détestais ça.
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MessageSujet: Re: n°111 - BLUEBERRY SISTERS ♦ can you keep a secret ? Mar 8 Jan - 21:11

J’étais assise là, sur le canapé du salon, les bras croisés, la mine boudeuse, blessée par les propos de Prim. Je pouvais bien reprocher à ce cher Diarmuid d’être susceptible, je n’étais pas mieux, comme quoi, c’est bien un trait de caractère des Blueberry, pas de doute là dessus j’en étais bien une, adieu ma théorie de l’adoption. Oui je suis bien consciente que parfois … même un peu trop souvent, je m’emporte vite et je me comporte en parfaite gamine capricieuse, mais est-ce ma faute ? J’ai été élevé comme la benjamine de la fratrie, alors oui forcément j’ai eu des privilèges que les deux autres n’ont pas eus. Certes nous n’avons pas forcément beaucoup d’écart les un avec les autres, mais on me pardonnait plus facilement mes bêtises que celle de notre ‘adorable’ aîné. Je ne m’en pleins pas personnellement mais je peux comprendre que par la suite, cela s’est répercuté sur mon caractère. Mais je ne suis pas la seule à avoir des défauts, j’ai peut être trop tendance à m’emporter rapidement et à prendre la mouche pour rien, Prim elle a tendance à oublier ce qu’est la diplomatie, disant toujours tout ce qu’elle pense, oubliant constamment que ça pourrait blesser et bien souvent c’était le cas d’ailleurs. A croire qu’elle choisissait toujours les bons mots pour te tirer une flèche directement dans le coeur, c’est un peu la Robin des bois des mots. Elle prétendait dire la vérité mais moi je pensais surtout qu’elle prenait un malin plaisir à nous blesser dès qu’elle le pouvait. Bon j’étais vexée alors forcément je voyais tout en noir, exagérant les traits de Prim pour me victimiser encore plus. Je détestais faire ça, croyez le bien, mais c’était plus fort que moi, comme si j’avais une petite voix dans ma tête qui passait son temps à décortiquer et critiquer tous les faits et gestes de Primrosae afin de me pousser à la détester, mais bien évidemment, mise à part lui en vouloir une demi-heure de temps à autre, ça ne marchait pas plus que ça.

Je repensais à tout ce qu’elle m’avait dis quand j’étais encore installée au bar, à tout ce qu’elle reprochait à Demetria, attendant bien entendu qu’elle ne soit pas là pour bien la tailler, comme si elle n’était pas capable de lui dire ses quatre vérités en face. Quand elle parle de Demetria, on dirait qu’elle parle d’une mendiante qu’elle aurait recueilli ou pire d’un chien errant et franchement sans exagération, c’était limite ça. « Je lui ai ouvert la portes de ma maison, je lui ai donné à mangé, je lave son linge … » bientôt elle va me dire qu’elle la brosse tous les jours et la soirée matin et soir mais qu’elle réussit quant même à pisser dans ses chaussures quand elle n’est pas là … non mais franchement dans quel monde on vit là pour traiter les gens comme ça. Bon je ne suis pas très objective, je ne m’en rend absolument pas compte parce que je tiens à Demetria, pour moi c’est évident que c’est Prim qui exagère et Deme la victime alors que c’était faux, mais allez m’ouvrir les yeux … Elle continua cependant sur le même ton, me donnant toujours cette impression qu’elle parlait d’un animal de compagnie qu’elle a trouvé dans la rue et non pas la petite amie de mon frère, mais je tillais sur un truc qui ne me plus mais alors absolument pas. Je bondis de mon tabouret, risquant de tomber et de me faire mal, mais qu’importe, je commençais à en avoir marre d’entendre toujours la même litanie c’était fatiguant. « Allez et encore une fois tu me ressors le même couplé. Mais c’est quoi le problème à la fin ? Pourquoi je n’ai pas le droit de passer du temps avec elle ? Ok tu ne l’aimes pas, je ne comprend pas vraiment pourquoi mais soit, je veux bien l’admettre, mais pourquoi moi je n’aurais pas le droit de ne pas l’apprécier ? Hein tu m’expliques ? Je ne savais pas que mes amis devaient passer des tests ici pour savoir s’ils ont droit de me fréquenter ou non. Je ne savais pas que les gens devaient mériter d’être mon ami … à moins que ce soit moi qui ne mérite pas d’être la sienne … va savoir. » Oui j’étais hors de moi, j’étais lasse d’entendre toujours la même rengaine, comme s’il était inconcevable que Demetria & moi étions amies. J’avais la sensation de faire un crime contre l’humanité à chaque fois que je lui parlais ou que si je lui souriais trop, j’allais enclenchera troisième guerre mondiale ou je ne sais quoi encore. Il fallait qu’ils arrêtent, si mon frère et elle avaient des problèmes de couples, il fallait qu’ils arrêtent de tous me reporter sur le dos, comme si j’étais l’incarnation de tous leurs malheurs … non mais je vous jure.

Le silence s’installa entre Prim & moi et je crois que c’était préférable. Il fallait qu’on se calme, qu’on réfléchisse tranquillement. J’aurais peut être dû monter dans ma chambre mais je savais que cela n’aurait pas dérangé Prim d’aller m’y rejoindre pour finir cette discussion, donc autant rester ici, on gagnerait du temps. Pendant ce silence, je me calma un peu, ce ne fut pas facile parce que Prim m’avait blessé et m’avait aussi agacé, mais je crois que j’étais surtout lasse de toutes ses disputes à répétition, ces derniers temps c’était Bagdad à la maison, il n’y avait presque plus de répit, n’importe qui trouver n’importe quoi pour se prendre la tête, ça en devenait même ridicule. Après un moment, Primrosae alla s’installer en face de moi, s’adossant contre le mur, l’air déjà beaucoup plus calme que tout à l’heure même si dans l’histoire je dois vous avouez que c’est moi qui me suis le plus emportais. « Nous avons reçu la même éducation, il me semble. Nous avons été élevés, tous les trois, dans l'amour et le respect de la famille. Je ne peux croire un instant que tu penses que je veux vous voir partir, ou que je cherche un prétexte pour vous mettre dehors. Ce n'est pas vrai et tu le sais, sinon j'aurai très bien pu inventer n'importe quel mensonge pour ne jamais vous recevoir ici. Je ne comprends pas que tu ne voies pas les choses, tout simplement. » Elle marquait un point sur ce coup là et même si ça m’étais difficile de l’avouer, nous avons eu la même éducation, mes valeurs sont les siennes et malgré moi, celles de Diarmuid. Nous ne les reflétons certes pas de la même façon mais il n’empêche que d’une certaine façon nous voyons la vie et la famille de la même façon. Elle tenait à nous et nous à elle et c’était pour ça d’ailleurs que je l’avais mal pris sur le coup, parce que moi je l’aimais, je ne supportais pas de la voir me rejeter ainsi, c’était trop dur à accepter. Mais voilà, quant on est énerver, on préfère penser mal, tordre la vérité pour que ça nous arrange, même si on sait au fond de nous que c’est faux. Je connais Prim mais j’ai préféré, l’espace d’un instant croire qu’elle voulait nous mettre dehors parce qu’elle voulait retrouver sa petite vie d’avant. Alors certes elle lui manque peut être, ce que je peux comprendre, mais pas au point de savoir sa famille à la rue. Pourtant, même si je savais tout ça, je ne répondis rien, j’étais encore trop remontée pour ça. Je me contentais de décroiser les bras, prenant une moue un peu moins boudeuse.

« Diarmuid aime Demetria. Il est comme il est, mais il l'aime, alors j'essaie de faire en sorte qu'il soit heureux, au même titre que toi. Même si je ne l'apprécie pas, je la tolère. Le seul problème, c'est que toi, tu n'agis pas dans le bien de notre frère. Et tu le sais. Tu sais qu'il est jaloux du fait que tu restes trop avec elle, et d'ailleurs, vous êtes... Je ne sais pas ce que vous êtes au juste. Mais c'est comme si elle... J'en sais rien, comme si elle t'aimait un peu trop bien. Ça blesse Diarmuid et tu peux le comprendre. Tu devrais simplement t'éloigner d'elle, mettre une distance respectueuse entre vous. Ce n'est pas parce qu'elle est la copine de notre frère qu'on doit être ses meilleures amies. Mets-toi à sa place, est-ce que tu aimerais ça, si tu vivais ici avec ton copain et que Diarmuid passait plus de temps avec lui que toi ? Je ne pense pas. C'est tout ce que je voulais te faire comprendre. » Prim reprit la parole mais je n’étais pas sûre d’apprécier le tournant que prenait la discussion. A croire que j’étais le vilain petit canard de la famille qui faisait que des conneries pour faire chier le splendide cygne qu’était notre frère. Non mais il fallait arrêter là, ça commence à devenir chiant à force. Parce que je passais un peu de temps avec Demetria, j’étais taxée de méchante. Si Diarmuid l’aimait vraiment, il se comporterait différemment avec elle, parce qu’il faut le supporter le loustique avec ses crises à gogo, mais ça on n’en parle pas, on le laisse faire, il a tous les droits, c’est lui l’homme de la maison après papa, c’est ça ? Moi je ne suis que la gamine qui fout la merde, rien de plus, une source d’ennuis constante … « Je ne sais pas ce que vous êtes au juste », ça voulait dire quoi ça ? Que devais-je comprendre derrière cette phrase ? Parce que Diarmuid est jaloux de mon amitié avec sa copine, il faut forcément voir quelque chose derrière toute cette histoire ? Non mais franchement où va-t-on, je vous le demande. Parce que Demetria n’est pas à ses petits soins, alors c’est qu’il y a forcément anguille sous roche, c’est ça ? « comme si elle t’aimait un peu trop », allez nous y voilà, maintenant on va nous taxer de lesbiennes parce qu’on passe quelques soirées ensemble, bravo, vive la famille et sa fermeture d’esprit … « M’éloigner d’elle » … et si moi je n’en n’ai pas envie ? Si moi je n’ai pas envie de céder aux caprices de mon cher frère ? On fait comment ? « Non mais j’y crois pas, parce que je passe quelques soirées avec elle, vous voyez tout de suite des trucs crades et malsains ? Pourquoi vous ne voulez juste pas vous mettre dans la tête qu’on s’entend bien, point ? Mais je constate en tout cas encore une fois que tu prends le parti de Diarmuid parce que Monsieur fait un caprice ? » J’étais injuste avec Prim, je le savais et d’une certaine façon je m’en rendais compte, mais allez savoir pourquoi, c’était plus fort que moi, il fallait que je défende Demetria et le lien qui nous unissait parce que visiblement personne ne le ferait à ma place, pas même mon frère. Alors oui, peut être que nous passions un peu trop de temps ensemble, mais de là à imaginer des scénarii rocambolesques il ne fallait pas trop abuser … encore que …

« Demetria détruit notre famille. Elle rend Diarmuid malheureux, et son malheur se transforme en colère qui se répercute sur nous deux. Et toi, de ton côté, tu te lies trop à elle pour que ça soit sain et dénué d'arrières pensées. Et moi, je suis au milieu, parfois j'ai l'impression d'être une balle de ping-pong que vous vous renvoyez. N'oublie jamais ce que j'ai fait pour vous et pour elle. Jamais, jamais je ne vous aurai laissés dehors. Mais elle, j'aurai pu le faire. Et ce n'est pas le cas. Je ne suis pas égoïste et fermée d'esprit, je veux juste le bien dans ma famille. Sinon, ça ne servait à rien qu'on vienne tous ici, autant rester en Irlande et ne pas avoir une chance de vivre nos vies comme on les espère. Et moi, ce n'est pas de ce type de vie que je veux. Je voudrai qu'on soit heureux tous les trois,e t que personne ne se mette entre nous. Je te demande juste... D'y réfléchir. De parler avec elle. Elle ne m'écoute pas, je peux le comprendre. Mais toi, elle te laissera parler. S'il te plaît. » Dire que c’était la première fois que Prim me supplier était peut être exagéré, mais c’était la première fois que c’était pour un sujet aussi sérieux. D’habitude, quand elle le faisait, ce qui était déjà rare en soit, c’était pour des bricoles, un objet que je lui avais chapardé et qu’elle voulait à tout prix mais qu’elle n’avait pas le temps de le retrouver elle même ou des trucs bidons dans ce genre, rien de bien intéressant, mais là, c’était différent et étrangement, ça m’interpela plus. Je tournais vraiment mon regard vers elle, je sentais qu’elle souffrait autant que nous de cette situation et je me rendais compte que j’étais peut être injuste avec elle. Je pouvais bien dire que Diarmuid était un véritable caliméro, mais je n’étais pas mieux au final. Je détestais cette histoire, je trouvais qu’elle prenait un peu trop d’ampleur à mon goût, peut être qu’il était temps de trouver une solution … en adulte .. mais laquelle, là est la question. Peut être que Diar’ souffrait de cette situation mais franchement le fait qu’il s’en prenne toujours à moi m’avait fais fermé les yeux sur ses souffrances, je les trouvais légitimes vu ce qu’il me faisait, mais si Prim me le demandait, de cette façon en plus, je voulais bien y réfléchir. Mais qu’allais-je dire à Demetria ? Franchement je n’en savais fichtrement rien et c’était bien ça le problème. « Et que veux-tu que je lui dise ? » finissais-je finalement par lui dire, d’une voix timide et un peu éteinte. J’étais calmée, peut être pas pour longtemps mais en tout cas pour le moment, Prim pouvait me parler sans que je m’emporte, c’était bien non ?
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MessageSujet: Re: n°111 - BLUEBERRY SISTERS ♦ can you keep a secret ? Mar 22 Jan - 10:22

Avoir une discussion claire et censée, c'était un peu comme un défi, chez nous. Je n'avais vraiment aucune envie de m'énerver après ma soeur, d'une part parce que j'étais convaincue de ne pas gagner dans la guerre du je-peux-hurler-très-fort et d'autre part parce que cela ne servirait à rien, sinon à reporter une énième fois cette conversation. Je n'étais pas vraiment à l'aise, ne désirant pas passer pour la méchante ou la soeur sans coeur, mais il fallait bien que je m'exprime à un moment ou à un autre. Je ne vous referai pas un exposé sur ma diplomatie légendaire et mon sens ô combien développé du tact, mais le fait était bien là. J'avais froissé Knoxslay -comme toujours- et je commençai à me dire que nous n'allions pas y arriver. Comment lui faire comprendre les choses sans qu'elle ne monte directement en l'air ? Évidemment, nous n'avions pas le même point de vue sur la question. Et c'était légitime, après tout, à chacun sa façon de voir les choses. Mais je connaissais son point de vue sur Demetria, ce qui me permettait de pouvoir lui coller le mien sous le nez. Oh, elle pensait que je la détestais purement et simplement. Mais la vérité était autre : de base, je n'avais rien contre elle. Si je l'avais croisée dans la rue sans la connaître, nous aurions pu être amies. Ce qui me gênait vraiment, c'était sa façon de faire imploser ma vie, notre vie à tous ici. Et je ne pouvais pas le supporter. J'essayais de rester de marbre face aux vociférations de ma sœur, tout en me disant que ça l'aiderait peut-être à se calmer. Ou peut-être pas, elle avait l'air bien remontée. J'attendis qu'elle termine sa tirade avant de lui répondre d'un ton posé -enfin, qui se voulait posé.

« Ne dis pas de bêtises. Je ne juge pas tes amis, tout le monde peut venir ici sans avoir besoin d'un carton d'invitation ou d'un test de passage. Tu fréquentes qui tu veux, tu es assez grande pour prendre ta vie en main seule. Je ne dis pas qu'elle ne mérite pas de traîner avec toi. Ce que je dis, c'est qu'en vivant ici, elle ne tient pas le statut pour lequel elle a été admise, à savoir celui de petite amie de Diarmuid. Je pense pas qu'elle soit venue vivre avec nous juste parce qu'elle était ton amie en premier lieu, et c'est ce qui me dérange. Vous avez le droit de bien vous entendre. Sauf qu'à l'heure actuelle, elle est davantage avec toi qu'avec son homme, si tu vois ce que je veux dire. Et du coup, elle n'est plus à sa place légitime. Je n'ai aucune raison d'héberger les amis de ma famille, mais j'en ai pour accueillir leur moitié. » Je marquai une pause, pensive. « Enfin, si on peut encore parler de moitié. Je suis prête à parier que leur histoire ne va plus durer longtemps... Et je pense que c'est en partie ta faute. » Avant qu'elle ne s'énerve encore plus, je levai la main dans un geste calme et apaisant. « N'essaie pas de nier encore ou de la défendre, j'imagine bien qu'elle compte pour toi. Mais tu l'accapares un peu trop, ou alors c'est elle qui néglige notre frère. Dans tous les cas, c'est injuste pour lui. »

Knoxslay pensait que je prenais une fois de plus le parti de Diarmuid, ce qui me fit secouer la tête. Je soupirai. A chaque fois qu'il y avait une dispute, on m'accusait toujours de défendre quelqu'un. Pourquoi ne pouvait-on pas simplement admettre que je parlais de façon neutre, sans vouloir entrer dans un camp plutôt qu'un autre ? Je croisai les bras, sentant la moutarde me monter au nez. Rester calme, voilà ce que je devais faire. Il ne fallait pas que je me mette moi aussi à crier, ça ne servirait à rien. Et j'étais bien piètre à ce jeu-là. « Oh mais on le sait, que vous vous entendez bien. Là n'est pas la question. Ce que je pense -et je ne l'ai pas dit à Diarmuid-, c'est que Demetria... T'aime bien. Un peu comme elle aimait bien Diar', tu comprends ? Je ne fais que dire ce que je vois et ce que je ressens. Je pense qu'elle est attirée par toi. Soit tu ne le vois pas, alors j'essaie de t'ouvrir les yeux, soit c'est réciproque et dans ce cas, c'est totalement ignoble pour Diarmuid. » Je penchai légèrement la tête sur le côté, la dévisageant avec attention. « Je n'aurai rien contre le fait que tu sois intéressée par les femmes. En revanche, je trouve ça irrespectueux de ta part si tu apprécies Demetria sur ce plan-là. Voilà le cœur du problème. Et si je me trompe, vas-y, dis-le moi, explique-moi. Mais n'essaie pas de me mentir. Et je ne défends pas Diarmuid, je parle en mon propre nom, cesse de croire ça. »

Malgré tout, j'en étais quand même venue à une sorte de supplication. Il fallait vraiment qu'elle ait une discussion avec Demetria, puisqu'elle était la seule à pouvoir lui parler franchement sans risquer une guerre mondiale. Contre toute attente, Knoxslay finit par se calmer et lever les yeux vers moi. D'une voix que je ne lui connaissais pas, elle me demanda ce qu'elle devait dire à Demetria. Un peu abasourdie, je ne répondis pas immédiatement. Se pouvait-il qu'elle ait compris, qu'elle veuille essayer ? Je fronçai légèrement les sourcils, toujours aussi étonnée. Mais je ne voulais pas qu'elle change d'avis, aussi lui répondis-je rapidement une fois la surprise passée. « Je ne sais pas... Essaie de savoir si oui ou on, elle tient encore à Diarmuid, pour commencer. Si leur couple va mal, ça ne sert à rien qu'elle reste ici. Je suis désolée, mais je ne suis pas Mère Thérésa et je pense qu'elle n'aura aucune difficulté à se trouer un logement dans le quartier. » Je haussai les épaules, la tension me quittant peu à peu. « Et si tu peux gentiment lui demander d'être plus soignée et responsable ici... Ce serait adorable de ta part. Oh, et tant qu'à faire, si jamais tu arrives à savoir ce qu'elle pense de toi... On sera peut-être plus éclairés sur la situation. » Je lui souris timidement, peu sûre qu'elle accepte tout ça.

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MessageSujet: Re: n°111 - BLUEBERRY SISTERS ♦ can you keep a secret ? Mer 23 Jan - 20:43

Une bonne journée, très bonne journée qui venait de s'achever ! Enfin s'achever, il restait encore une pognée d'heure à passer avant minuit, mais vous me comprenez. Disons que cette journée n'était pas censé me rapporter autant de fric d'un coup. Enfin si mais non, c'était prévu que je gagne une somme assez coquette de monnaie, mais je n'avais jamais pensé gagner autant ! Je n'aurais jamais pensé que les combats de boxes en underground étaient si populaire à Londres... Quoi que j'aurais du m'en douter, après tout les hooligans, Charles Bronson et même Snatch ce sont des images très populaires de l’Angleterre, les british sont violents et aiment la violence... Tout était bon pour moi. Enfin tout, du moment qu'ils n’apprenaient rien sur le fait que les matchs étaient truqués hein ! Le fait est qu'à peine arriver à Londres, j'avais fais mes recherches et appelé mes relations pour retomber sur mes pieds ici, et ce combat était programmé depuis maintenant plus d'un mois. Un mec super balèze, le genre de mec qui te fait changer de trottoir quand tu marches dans la rue et que tu ne regardes surtout pas dans les yeux à moins de ne plus en avoir besoin. Le bougre était, de ce que je savais, connus du milieu pour être une brute sans nom possédant une sauvagerie qui tendait vers le cannibalisme et qu'il était fréquent qu'il mange un bout d'oreille, un bout de doigt, il paraîtrait même, selon les plus crédules, qu'il aurait bouffer le nez de son premier adversaire... Conneries. En bref, son adversaire là était un petit coréen, assez maigrelet mais qui cachait terriblement bien son jeu. Moi j'avais tout misé sur lui contrairement aux autres. Pourquoi une telle folie ? Et bien, vous dévoiler mes tours est inconcevable, mais disons juste qu'il est difficile de combattre avec une diarrhée... Ah ah ! Une diarrhée ! J'avais fait dans l'originalité !

Bref, je ne vais pas vous faire tout le combat et toute ma journée, mais je devais vous expliquer la raison de ma joie apparente. Je traversai donc la moitié de Londres pour rentrer à la maison, une enveloppe bien bondée dans la poche de mon veston. Je descendis du bus à une petite dizaine de minute du cottage. Je crois que la cloche de Big Ben avait sonnait 18 heures quand j'étais passé à côté, il devait donc être pas loin de ça... J'avais la flemme de regarder ma montre, mes excuses. Le fait est que je marchai d'un pas léger et heureux, pelotant la bosse que formait l'enveloppe. A mi-chemin, je la sortis et comptai les billets à l'intérieur, un sourire enfantin accroché à mon visage. Je la remis dans ma poche et accélérai le pas, le ciel était déjà bien sombre et j'avais l'impression que la pluie tomberait incessamment sous peu. J'arrivai dans la rue du chat dansant et la remontai donc jusqu'au numéro 111. Je me mis devant la porte, essuyai mes pieds et sortis l'enveloppe une dernière fois, recomptant encore, ce devait être la quatrième ou cinquième fois, le contenu. J'ouvris alors la porte vigoureusement et la laissai se fermer, puis je marchai d'un pas fier vers le salon.

Oui mais non, j'arrêtai mes jambes quand j'entendis Knoxslay haussait le ton, presque criait contre je ne sais qui. Mon prénom cingla dans la maison et je dégluti. Puis Primrosae lui répondit plus doucement mais avec un énervement certain dans la voix. J'avais les yeux fermés et je me décidai à les ouvrir, ce qui me décida ? Un silence pesant qui venait d'occuper la maison. Je tournai alors la tête comme un robot et vis mes deux sœurs me dévisager. J'étais en plein milieu du couloir et, à l'évidence, je n'étais pas invisible à leurs yeux. J'aurais aimé être dans un film, j'aurais appuyer sur retour arrière et bzzzt j'aurais reculé et je serais resté devant la maison. Là j'étais comme un con, à l'arrêt, sans bouger, peut être que si je ne bougeais pas elles m'oublieraient et retourneraient à leurs occupations. Après quelques secondes comme ça, je prenais conscience que cette idée ne fonctionnerait jamais, alors je me remis droit et leur fis un gros sourire en me secouant les cheveux de la main.

Je crois que je tombe mal, faites comme si j'étais pas là hein... Je repars d'où je suis venu !

J'étais dans la merde, enfin je crois... Pourquoi le bus n'avait pas été en retard cette fois...
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MessageSujet: Re: n°111 - BLUEBERRY SISTERS ♦ can you keep a secret ? Dim 27 Jan - 14:04

Avais-je envie d’avoir cette discussion ? Non absolument pas, seulement cela faisait un moment que je l’évitais, criant pour avoir le dessus et pour qu’on me lâche, seulement il arrive un moment où ça ne marche plus tout ça et je crois que c’était le cas maintenant. Prim souffrait de cette situation, je souffrais de cette situation, tout comme Diarmuid et Demetria … en fait personne ne vivait bien cette histoire, même si Prim ne voulait pas l’admettre, je sais que Demetria préférait que ça se passe autrement et je ne peux que la comprendre. Est-ce que cela se passait toujours comme ça ? Ou il n’y avait que chez nous que ça ne fonctionnait pas ? Mais si c’était ça, alors la question est de savoir pourquoi ça ne marchait pas, il devait bien y avoir une raison, mais avais-je vraiment envie de savoir laquelle ? Pas sûre.
Prim parla du fait qu’elle ne jugeait pas mes amis, que la porte était ouverte à tous le monde sans avoir besoin de carton d’invitation. Elle prétendait que j’avais le droit de voir qui je le voulais et je trouvais ça encore normal, il ne manquait plus qu’ils passent des tests de passage pour me fréquenter, ça serait le pompon. Surtout qu’il fallait être réaliste, on testait toujours les gens nous même pour voir s’ils peuvent s’accorder avec nos exigences ou envie, alors pas besoin de second test pour valider le premier résultat. Jusque là je la suivais sans problème, c’est la suite où nos avis divergeaient. Elle prétendait que si Demetria vivait ici c’était parce qu’elle était la copine à Diarmuid et non pas mon amie. Jusque là j’étais d’accord, je ne comptais pas inviter tous mes amis à venir squatter le cottage, mais de là à « tenir son rôle » c’était un peu exagéré. Ca voulait dire quoi au juste ? Que si elle n’apparaissait pas tous les jours en petite amie éperdue d’amour pour son homme, elle devait quitter le cottage ? c’était un peu extrême comme vision non ? Moi je ne tenais pas toujours mon rôle de petite soeur aimante, je devais aussi songer à quitter ma maison ? voir ma famille ? Bien entendu j’étais injuste avec Prim mais je ne m’en rendais même pas compte, tellement j’étais aveuglée par toute cette histoire.

« Non je ne vois pas désolée. Oui c’est vrai on passe du temps ensemble, mais c’est peut être parce que Diarmuid est constamment dans ses coups fourrés de son côté. Il ne veut jamais sortir pour faire la fête, sauf s’il a à gagner quelque chose en retour, je peux encore comprendre que Demetria ait envie de se changer les idées, de là à parler de fin de leur histoire, c’est peut être prématuré quand même… tout comme le fait de me coller leur échec amoureux sur le dos … ce qui est injuste je suis d’accord, mais pour le coup, pour moi ! »

J’en ai marre de passer pour la méchante sorcière, à un moment donner il faut savoir dire stop et c’était ce que je suis en train de faire. Ils sont toujours à me coller leurs problèmes sur le dos, prétextant que j’en étais la principale responsable … bientôt ils vont me dire que c’est de ma faute le trou dans la couche d’ozone ou alors leurs maux d’estomac ou leurs cheveux blanc, non mais je vous jure. Parce que je suis la dernière je ne dois rien dire ? Tout accepter ? Non je ne suis pas d’accord et j’ai suffisamment de caractère et d’arguments pour contrer leur propos. Je n’ai pas peur d’eux et si je dois me retrouver à la rue demain, ce n’est pas moi qui reviendrais en rampant à leur pied, foi d’Irlandaise. Bon peut être que je joue un peu trop sur le mélo là mais je m’en moque. Prim reprend la parole et ses propos me laissent sans voix, pour une fois. Voilà maintenant qu’elle taxe Demetria de lesbienne, je ne m’étais pas trompée toute à l’heure. Alors parce qu’une fille reste avec moi et s’entend bien avec moi, elle est forcément attirée par moi ? Non mais c’est du n’importe quoi, elle ne doit pas avoir beaucoup d’amies filles pour penser ça. Dem’ m’aimait comme elle aime Diarmuid ? Pourquoi ? Parce qu’elle m’écoute Elle quand je parle ? Parce qu’elle me considère comme un être doué de pensée même si je ne suis pas aussi intelligente que mes deux frère et soeur ? Parce que je la fais rire ? Parce qu’on s’entend bien ? Je sens la colère m’envahir mais je ne saurais vous dire si c’est parce que Prim vient de toucher une corde sensible ou si c’est parce que je suis lasse de les entendre raconter n’importe quoi. Est-ce que Demetria est attirée par moi ? Non je suis persuadée que non et moi ? … non ? Non évidemment que non, c’est n’importe quoi de penser ça …

« Mais c’est … c’est n’importe quoi ! » explosais-je tout d’un coup, rouge de colère mais pas seulement, toute cette histoire me troublée plus que de raison. J’aurais dû me mettre à rire si ce n’était pas vraiment alors que là c’était bien différent, ce trouble qui m’envahissais - et ce depuis quelques temps déjà - me mettais hors de moi, sans que je comprenne vraiment pourquoi. « Il faut que tu arrêtes de vouloir tout analyser, débranches ton cerveau un instant, ça ne te feras pas de mal, tu te fais des idées pour rien. Et puis si c’est comme ça, j’arrêterais totalement de lui parler, comme ça vous ne pourrez plus me faire passer pour la méchante de l’histoire … »

S’en prendre à sa petite soeur comme elle le faisait et plus généralement comme ils le faisaient c’était vraiment odieux, je ne pensais pas ça possible venant d’eux. Ils devraient vouloir me protéger et vouloir mon bonheur, au lieu de ça j’ai l’impression qu’ils me mettent des bâtons dans les roues exprès pour que je sois malheureuse. Je les détestais tant en cet instant que je sentais des larmes me monter aux yeux. Mais elle ne gagera pas, je ne le veux pas, alors elles ne couleront pas, elle n’aura pas ce plaisir. Je croise de nouveau mes bras et reprend une mine boudeuse. Elle reprend néanmoins la parole et je ne peux rien faire à part l’écouter, après tout je lui avais poser une question, elle qui voulait tant que je lui parle, que voulait-elle que je lui dise ? Lui demander où en était son couple ? Diarmuid peut le faire lui même, je ne suis pas son chien. Elle veut la chasser, j’en étais sûre, mais venant d’elle, ça commence à même plus m’étonner. Je me renfrogne encore plus mais pourtant ce n’est pas encore la cerise sur le gâteau. Elle ose même de nouveau le sujet de son attirance pour moi, comme si déjà rien que d’en parler avec Prim c’était pas déjà gênant … J’allais lui répondre qu’elle pouvait toujours courir quand la porte s’ouvrit et se referma sur notre cher et adorable frère, Diarmuid. Il tombait bien tient, on allait pouvoir clore définitivement le sujet en lui parlant. Et puis de toute façon je suis sûre qu’il va encore s’en prendre à moi alors comme ça les deux d’un coup ce sera fait, je ne leur parlerais plus jusqu’à la fin de ma vie, ce sera régler … oui je sais je n’en serais pas capable, mais je m’en moque.

« Au contraire tu tombes pile au bon moment. Ramènes tes fesses par ici si tu ne veux pas que je vienne te chercher. Nous sommes en train de …. « discuter » d’un sujet fort intéressant qui je suis sûre va te plaire … Demetria …»

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MessageSujet: Re: n°111 - BLUEBERRY SISTERS ♦ can you keep a secret ? Sam 2 Mar - 18:39

Il y avait des jours où j'aurai vraiment aimé pouvoir échanger ma famille contre des peluches. Sincèrement. Au moins, les peluches ne font pas de bruit, sont toujours d'accord avec ce que vous dites et ne vous posent aucun problème. Au contraire, elles se font une joie d'exister pour soulager vos peines et éponger vos larmes. Je soupirai une nouvelle fois. Cette conversation avec ma sœur ne rimait à rien, j'en avais de plus en plus conscience ; non seulement elle n'allait pas se mettre du jour au lendemain à changer de philosophie -évidemment, de son point de vue, tout était de la faute de Diarmuid et Demetria n'éprouvait pour elle qu'une amitié-, mais je n'allai surtout pas baisser mes armes et lui dire qu'elle était en son bon droit. Le ton montait et je voulais vraiment éviter une confrontation de ce type. Franchement, j'avais d'autres problèmes à régler et le mieux aurait été d'intégrer directement Demetria à cet échange. Bien entendu, les seuls moments où on avait besoin d'elle, la rouquine était fourrée ailleurs. Étonnant, non ? « Si leur histoire doit se terminer, c'est leur problème. Mais franchement, ça m'arrangerait. Je n'en peux plus de vivre avec cette tension permanente ! Quand elle n'est pas là, je me sens enfin chez moi, tu comprends ? Dès que nous sommes ici tous les quatre, c'est comme si je retenais mon souffle. Je n'ose même pas respirer alors que je chez moi, c'est quand même dingue. Je ne te colle rien du tout sur le dos mais je suis la seule à ne pas avoir de lien défini avec elle, donc la seule à être relativement objective à son sujet. Même si je ne l'apprécie pas, cela ne m'empêche pas d'admettre qu'elle a des bons côtés. Mais ce n'est pas le sujet de la conversation. »

Campées sur nos positions, aucune de nous deux n’étendait donner raison à l'autre. Cela aurait été trop beau et bien trop irréaliste pour les Blueberry. Ainsi, Knox pensait que je me faisais des idées. Je levai les yeux au ciel, me sentant subitement blasée ; comment faire pour lui montrer une évidence aussi parfaite ? Je n'avais pas de solution et ce n'était certes pas du côté de Diarmuid ou de Demetria que je pourrai en trouver une. J'allai répliquer et mettre un terme à cette conversation par trop houleuse et sans but lorsque j'entendis la porte se refermer. Et devinez qui pointa le bout de son nez dans le salon ? Le frère, bien sûr. C'était tout lui, ça. J'ignorai si je devais me sentir soulagée ou agacée de sa venue. A l'entendre essayer de se dépêtrer de la situation, j'optai pour l'agacement. Knox sauva plus ou moins ma situation -évidemment, j'étais sur le point de lancer une réplique acerbe à Diarmuid- en usant de son ton direct légendaire. Bon, au moins, Diarmuid ne pourrait pas faire comme s'il n'avait pas compris.

Je le fixai, les yeux légèrement étrécis, scrutateurs. Il avait une enveloppe à la main. Je la pointai du doigt, soulagée -finalement- de pouvoir reporter mon attention sur autre chose que ce perpétuel conflit. Enfin, c'était un troc de conflits, plutôt. « C'est quoi, là-dedans ? Ne me dis pas que c'est de l'argent, hein. De l'argent sale, de l'argent de provenance inconnue, de l'argent... Malhonnête. Mais je suis très certainement paranoïaque, ce sont les impôts qui sont arrivés et tu as été chercher le courrier, n'est-ce pas ? » Ironique, je ne voulais pourtant pas le planter sur ce sujet. Mais parler encore de Demetria allait me faire saigner des oreilles, je le sentais. D'un ton angélique, je lui indiquai la cuisine. « Si tu ne sais pas quoi faire de tes mains, est-ce que tu veux bien nous apporter la corbeille de fruits ? Viens donc te joindre à nous, j'ose avancer que nous aurons des choses passionnantes à nous dire. » Je finis par échanger un regard avec Knox ; à présent complices d'un piège, la tension entre nous s'était envolée, ou presque. Comme il était bon d'avoir un frère, parfois !

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MessageSujet: Re: n°111 - BLUEBERRY SISTERS ♦ can you keep a secret ? Ven 8 Mar - 18:35


C'était vraiment désagréable comme sentiment. Vous avez, celui de sentir les emmerdes arrivaient mais de n'avoir aucun moyen de les éviter. Certains appellent ça le destin, d'autres la fatalité... Moi j'appelle ça la merde, la malchance... J'ai l'envie de croire que nous avons le contrôle de nos vies, que la destinée n'existe pas et que le libre arbitre règne en maître sur ce monde, que rien n'est écrit et que c'est à nous de l'écrire... Mais quand je vois, enfin que je vis ce genre de scène, je doute que le libre arbitre existe... Alors bien sûr, les défenseurs de ce parti me diront que c'est moi qui est décidé de prendre ce bus ci et pas celui d'après, c'est moi qui est décidé de pousser la porte de la maison au lieu d'aller dans le jardin pour fumer une cigarette. D'ailleurs, c'est même de ma faute si cela ce passe ainsi, c'est moi qui est décidé de ne pas fumer il y a des années... Exactement, en y pensant, si j'avais décidé de fumer, je serais resté sur le pas de la porte quelques minutes le temps de brûler une cigarette et mes sœurs auraient fini leur discussion... Oui mais si le bus était arrivé en retard comme d'habitude ? HA ! Là je n'avais aucune emprise sur ça, alors ? Si le bus avait été en retard, où qu'une roue avait crever, ou que plusieurs personnes avaient descendu aux autres arrêts au lieu d'une seule ? Ah ah !

Mais le fait est que le bus avait été à l'heure, qu'il n'y avait presque personne dedans et que j'étais arrivé devant la maison à cette heure précise... J'avais pousser la porte et j'étais arrivé en plein milieu d'une dispute entre sœurs. Comme un cheveux sur la soupe, j'avais essayé d'être discret, mais rien à faire, mes sœurs n'étaient pas idiotes, pas aveugle et encore moins sourdes... Malheur. L'apocalypse allait s'abattre sur moi, les trompettes raisonnaient dans ma tête et les cavaliers trottaient autour de ma personne, une vision d'enfer m'apparut et je sentais la douleur des flammes montait. Alors oui, encore une fois, certains diront que rien ne m'empêchaient de monter dans ma chambre, d'ignorer mes sœurs ou même de rebrousser chemin... C'est vrai, rien ne m'en empêcher, rien à part le courroux des femmes Blueberry. Si vous pensez un seul instant que l'on peut se défiler devant une Blueberry, c'est que vous ne les connaissez pas vraiment. Si je peux vous donner un conseil, n'essayez jamais. Jamais. Sauf si vous avez un côté sadomasochiste, auquel cas... Et bien auquel cas je ne pense pas pouvoir vous aider.

La poudre se mit alors à parler, Knoxslay donna sa bouche au premier calibre et fit feu de manière extrêmement cinglante et d'une clarté digne d'un ciel sans nuage, je ne pouvais pas feindre l'incompréhension et je savais qu'elle ne plaisantait pas quand elle disait qu'elle viendrait me chercher par la peau des fesses si je ne venais pas de moi-même. Et bien quoi ? Non je ne crains pas les femmes, je crains les femmes Blueberry. Je fis alors un pas vers elles quand le second pistolet tira. La balle de Knoxslay avait dû toucher le cœur car il avait accélérer sa cadence, celle de Primrosae venait de toucher la trachée, car j’eus du mal à déglutir. Sa balle n'était pas du même calibre que celle de Knox, celle de Knox était lourde et impacter de manière directe, celle de Prim était plus sournoise. À première vue, elle n'était pas douloureuse, elle s'était logé dans la trachée sans douleur... Mais comme une bombe à retardement, la balle explosa et fit des dommages sur tout ce qui l'entourait.

J'avalai encore une fois ma salive, difficilement, et je mis l'enveloppe dans ma poche intérieur de manteau pour qu'elle l'oublie, secouant la tête lentement de gauche à droite avant de répondre.

Rien de ça, c'est... Bah, t'as pas à savoir, si tu le sais maintenant, la surprise serait gâchée et j'ai pas fait tout ça pour qu'elle le soit.

J'étais un très bon menteur, c'était un fait, mais mentir à mes sœurs, c'était une chose très complexe car elles me connaissaient presque mieux que je me connaissais. Alors Prim me demanda de leur ramener la corbeille de fruits. Je fronçai un sourcil, je n'étais pas son boy à tout faire, elle n'avait qu'à se lever si elle voulait un fruit. J'ouvris la bouche pour lui répondre

Tu peux aussi te... La balle qu'elle avait tiré me lança une douleur à la gorge et me coupa la parole. Alors je repris, il valait mieux la jouer cool aujourd'hui...

Tu peux aussi me dire le fruit que tu veux et je te l'aurais ramener... M'enfin....

Je pris alors la corbeille et avança vers elles. Je posai les fruits sur la table basse, pris une pomme et m'étalai dans le canapé. Un gros coup de dent dans la fuji, j'appuyai la tête contre le canapé et regardai en l'air, attendant ma fin avec une certaine anxiété...

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MessageSujet: Re: n°111 - BLUEBERRY SISTERS ♦ can you keep a secret ? Dim 17 Mar - 10:30

Pourquoi n'étions nous pas capable d'avoir une discussion normale, sans s'énerver constamment ? Il y a des familles où un sujet comme celui-là aurait été réglé en un instant par la discussion, chacun donnant ses arguments et tout cela aurait fini par un vote ou un accord sur les arguments les plus pertinents ou forts, j'en sais rien, mais chez nous ce n'était pas comme ça que ça se passait, on commençait à discuter puis à s'énerver, à crier et enfin on partait en claquant la porte. Je vous accorde que quand je dis « on », je veux dire « je » car bien souvent c'est moi qui m'emporte, qui me victimise et qui m'enfuie ensuite. Je suis un véritable Caliméro quand je le veux et je le vis très bien. Après m'avoir laissé parler, Prim reprend la parole et m'explique que si leur histoire devait se terminer ce serait leur problème à eux, mais qu'elle en serait la première ravie. Bon elle ne dit pas ça dans ces termes là mais ça revient au même au final. Elle explique qu'elle n'en peut plus des tensions permanentes, comme si moi je les vivais bien, c'est vrai, je suis une vraie dramaturge, j'adore quand ça se termine mal, c'est un bonheur de chaque instant … Elle parle de retenir son souffle chez elle et qu'elle trouve ça dingue de devoir le faire dans sa propre maison, ce que je peux encore comprendre. Elle prétend ne rien me coller sur le dos et je ne la crois pas vraiment, elle se donne juste le beau rôle en expliquant que c'est la seule à ne pas avoir de lien défini avec elle. Moi personnellement j'en vois un, elle la déteste, point. Elle prétend être objective alors que ce n'est que son agacement envers Demetria qui l'a fait parler. Elle va même jusqu'à oser prétendre que même si elle ne l'apprécie pas – au moins elle l'avoue – elle lui accorde quelques bons côtés … Bonjour je me fous de ta gueule, mais on ne va rien dire parce que c'est dis avec calme et que c'est Prim … Que voulez-vous que je réponde à tout cela ? Je suis fatiguée des disputes, vraiment, j'en ai marre de devoir me battre constamment. Si j'avais suffisamment d'argent je prendrais un appartement, seulement si je fais ça je peux dire adieu à mon rêve d'ouvrir un restaurant.

« Ecoute je suis fatiguée de toutes ces disputes, j'ai limite même plus envie de rentrer à la maison parce que je sais que je vais encore me prendre la tête. Alors fais ce que tu veux, fermes lui la porte au nez, chasses là, je m'en fous, mais laissez moi juste en dehors. De toute façon ça ne m'empêchera pas de la voir il va falloir vous y faire ! »

Je ne lui accorde rien, je ne pliais pas devant elle, j'étais juste fatiguée de devoir me battre contre ma propre famille. Alors je préfère me retirer de cette histoire et les laisser la régler seul, c'était après tout leur problème et non le miens. C'est vrai après tout Demetria et moi étions amis, ça leur plaisait tant mieux, ça leur déplaisait et bien tant pis, ce serait du pareil au même. Je ne vais pas céder sous la pression, si je ne peux pas la voir à la maison, je la verrais en dehors et si Diarmuid a quelque chose à y redire, je l'ignorerais, point. La discussion et la situation changea rapidement quand la porte d'entrée s'ouvrir sur Diarmuid. Pour une fois il tombait bien lui. Nous le fixâmes toutes les deux et je lui intimais de venir nous rejoindre s'il ne voulait pas que je vienne personnellement le chercher. Prim remarqua une enveloppe dans sa main et elle lui demanda sans détour ce qu'elle contenait. Elle n'était pas dupe de ses mensonges, elle devina rapidement que c'était de l'argent, d'une provenance inconnue, mais loin d'être gagnait honnêtement. Elle glissa même une note d'humour dans ses propos, prétextant que c'était en fait les impôts et qu'il était en fait cherché le courrier. Chercher le courrier … Diarmuid … comme s'il savait où se trouvait la boîte au lettres, la blague. Diarmuid préféra choisir comme à son habitude la solution de facilité en prétendant que c'était une surprise rien de plus.

« Oh Prim te voilà bien cruelle de vouloir gâcher la surprise à notre frère adoré qui ne fait jamais rien d'illégal … »

Ironie quand tu nous tiens. Cette fois-ci Prim et moi étions unies contre notre frère et cela ne sentait pas bon pour lui car quand les Blueberry s'y mettent, ce n'est pas facile de sortir intact d'une « discussion » et Diarmuid le savait parfaitement. Prim lui dit que s'il ne savait pas quoi faire de ses mains, il pouvait bien nous apporter la corbeille de fruits et se joindre à nous pour une discussion passionnante en famille. Diarmuid commença une phrase qu'il ne finit par, il allait très certainement lui dire qu'elle pouvait tout aussi bien se lever elle même pour aller la chercher, mais il se ravisa et nous l'apporta. Il attrapa un fruit, s'étala de tout son long sur le canapé et y croqua dedans, l'air de rien. J'attrapa pour ma part une poire, la nettoya légèrement avant d'en croquer un bout.

« Alors pas trop fatigante cette journée ? Tu t'es trouvé un travail ? Honnête cela va s'en dire … »

Un travail, Diarmuid, je suis très drôle quand je m'y met. Un travail pourquoi pas, mais honnête certainement pas, il ne doit même pas savoir ce que cela veut dire. Et dire que je me crève le cul pour qu'il puisse tranquillement se la couler douce, ça avait le don de m'agacer au plus haut point.

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MessageSujet: Re: n°111 - BLUEBERRY SISTERS ♦ can you keep a secret ? Sam 20 Avr - 10:01

Il régnait dans le cottage une ambiance propre à réveiller les morts. Évidemment, je n'avais aucune envie de poursuivre plus avant ce débat acharné avec ma sœur. Elle m'avait clairement fait comprendre qu'elle n'allait pas plier, mais j'espérais au moins avoir obtenu d'elle qu'elle aille parler à Demetria. Ce serait un premier pas vers ce qui me semblait être un comportement d'adulte. Je n'allai certainement pas l'aimer du jour au lendemain, c'était évident, mais je commençais presque à entrevoir la possibilité de me montrer un peu plus souple avec elle. Seulement si elle prenait note des remarques qui lui étaient adressées et qu'elle faisait un minimum d'effort ici. Franchement, je n'étais pas payée pour faire la bonne et encore moins pour la regarder errer chez moi comme si nous lui devions tout. Les propos de Knoxslay me firent soupirer. Non, vraiment, je n'avais pas envie de répondre à ce genre de pique, parce que j'aurai aussi bien aimé que nous en restions là pour les amabilités. Heureusement que Diarmuid s'invita à notre petite fête improvisée, sans quoi ils nous auraient retrouvées en morceaux. Il se tenait devant nous, comme une fleur, visiblement très content de lui. Quoiqu'un peu moins lorsque je lui fis remarquer sans tact que j'avais très bien vu ce qu'il avait dans la main. Je jetai un coup d'oeil amusé à Knox. Elle non plus n'était pas dupe. Diarmuid allait-il un jour réaliser que nous n'étions pas aussi naïves qu'il le pensait ? Les bras croisés, je le laissai tenter de m'expliquer qu'il s'agissait une surprise. Je battis des cils, faussement minaudante.

« Une surprise ? Quel homme tu fais, mon frère ! Je suis si fière de toi. J'ose espérer qu'avec tout ce que tu nous ramènes, tu as de quoi nous offrir un joli diamant à toutes les deux... »
L'espace d'un instant, je cru que Diarmuid allait nous envoyer bouler et nous fausser compagnie. Il dut sentir que ce serait une très mauvaise idée, parce qu'il s'empressa de nous amener la corbeille de fruit. J'arquai un sourcil suspicieux à le voir si obéissant. « Merci, tu es décidément adorable aujourd'hui. » Knox posa la question qui fâche et cela manqua de me faire éclater de rire. « Oh, mais oui, suis-je sotte ! C'est parce que tu as trouvé un travail que tu es si heureux ! Viens, installe-toi donc, raconte-nous tout. » Je m'assis sur le devin et lui fit signe de nous rejoindre. Un sourire affable aux lèvres, il allait sans dire que j'attendais le moment propice pour lui remettre les pendules à l'heure. Mais j'étais bien curieuse de savoir ce qu'il allait pouvoir inventer pour se justifier et j'étais prête à parier que ma sœur était dans le même état d'esprit que moi.

Je fis un geste du menton en direction de son enveloppe, faussement compréhensive. « Pose donc ça, on ne va pas te la voler. On aime bien les cadeaux, il serait dommage qu'on ne puisse pas en profiter... N'est-ce pas ? » J'interrogeai Knoxslay du regard, l’invitant à prendre part aux réjouissances. Ciel, ce que nous pouvions parfois être manipulatrices à l'égard de notre frère... Mais ce que c'était drôle et apaisant ! Désunies face à Demetria, nous nous retrouvions toujours liées face à Diarmuid. J'imaginais une scène dans laquelle le couple tant adoré se trouverait devant nous et me demandais lequel des deux j'enfoncerai le plus... Il y avait mérite à réflexion.

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MessageSujet: Re: n°111 - BLUEBERRY SISTERS ♦ can you keep a secret ? Mer 24 Avr - 17:00


Décidément, cette fin d'après midi allait être l'antithèse de ce que j'avais pensé. Ayant commencer la journée de bon pied, gagné un bon petit paquet d'argent et étant rentré par un bus peu bombé sous un soleil frais d'hiver, la journée avait prit un sacré tournant en poussant cette satanée porte ! Non mais sérieusement... Elles s'étaient liguées contre moi et la suite des événements allait être moche... Très moche. Trop moche en fait. Alors oui, tu peux toujours dire que je suis con, que c'est moi la bonne patte dans l'histoire, que je suis trop gentil ou que je n'ai pas le cran de dire non à mes sœurs... Bah t'aurais sûrement raison, j'ai pas peur de mes sœurs non, mais je préfère éviter de les mettre en rogne... Une par une c'est gérable, mais si les deux s'y mettent en même temps, t'es mort avant d'avoir réaliser ce qu'il se passe. Ça fait 20 ans que ça dure, je sais de quoi je parle.
Malheureusement.

M'enfin, c'était trop tard pour moi, il était hors de question de faire marche arrière. Ce serait comme demander à une mouche de se sortir d'une toile d'araignée, une fois les pattes dedans, la fatalité approche à grand pas. Encore si je n'avais que les pattes, mais moi j'étais déjà pré-mâché, tout prêt pour mes prédatrices. Ignorant quelque peu les premiers propos de Prim, son ton moqueur et son attitude étaient fréquent, madame jesuissupérieuràtoi dans toute sa splendeur. Alors oui, peut être qu'elle était la plus intelligente de la famille, peut être qu'elle était la seule a faire des études poussés, mais sans papa et maman dans la maison, elle était aussi la seule à ne pas ramener de l'argent ! Parce que faire une thèse c'est bien jolie, mais ça ne rapporte rien ! Alors à nouveau, oui ! Oui je n'avais pas de travail, oui elle était plus intelligente que moi, mais certainement pas plus maline, encore moins plus débrouillarde. Si aujourd'hui on pouvait s'offrir un nouveau ballon d'eau chaude, c'était loin d'être grâce à elle ! Un peu de reconnaissance ne ferait pas de mal de temps en temps.

Enfin bref, avachi dans le canapé et mordant dans ma pomme, je les écoutais à demi-mots et souriais faussement lorsqu'elle parla de lui offrir un diamant. C'était bien de jouer la fille sarcastique, mais ça ne lui allait pas. Knox était bien plus matérialiste qu'elle, cette réplique du diamant lui aurait mieux convenue. Mais alors que la discussion était légèrement rigolote et inoffensive, elles firent leur attaque combinée et s’engouffrèrent sur la pente glissante : le travail. En un soupire je poussais la question plus loin, mais quand elle insista sur l'enveloppe, vas savoir pourquoi, je sortis légèrement de mes gonds. Ce n'était pas dans mon habitude, enfin je crois pas... Mais aujourd'hui, et finalement, je n'avais pas envie de les laisser me marcher dessus.

Un travail ? Pourquoi je devrais me contenter d'un travail ridicule et emmerdant qui rapporte misère quand j'ai la possibilité de prendre gros en travaillant moitié moins hein ? Ah oui, ça fait tâche dans la famille c'est ça ? Oh miséricorde, Diarmuid Blueberry, le seul homme de la fratrie Blueberry n'a pas de travail et encore moins de diplôme. Ça fait tâche dans ta tête madame Parfaite ?! Il va falloir que tu t'y fasses pourtant, ton frère ne sera jamais le frère parfait que tu espères.

Reprenant un peu ma respiration et me retournant vers Knoxslay, je la regardai dans les yeux et me relevais, croquais un autre bout dans la pomme et jetai ce qu'il restait par la fenêtre (que j'avais pris soin d'ouvrir, puis de refermer). Puis alors, les phrases à propos du contenu de l'enveloppe refirent surface dans ma tête et je me retournai plutôt violemment, pris la fameuse enveloppe et la balança sur la table basse devant elles.

500 Euros en cash. Vous vouliez un nouveau ballon d'eau chaude, le voilà. Demerdez vous avec ça, vous me saoulez à vouloir toujours savoir ce que je fais.

Puis me fixant sur Primrosae, je continuais.

T'es pas maman ! T'as pas ton mot à dire sur ma vie, non plus sur celle de Knox, laisses nous tranquille. On a besoin d'un nouveau ballon, je voulais l'acheter. Faudrait savoir après ma grande hein, tu gueules parce que je fou rien, mais là je voulais acheter le ballon et j'me fais engueuler tout pareille. MOI je me démerde tout seul, j'attends pas l'argent de papa et maman, tu devrais penser à faire pareil un jour, être indépendante, ça aiderait !

Je fis une petite courbette en prononçant le mot duc. Fiou... C'était sortie vite, peut être un peu trop. Mince, j'y avais peut être été un peu fort...

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MessageSujet: Re: n°111 - BLUEBERRY SISTERS ♦ can you keep a secret ? Jeu 2 Mai - 17:23

L'avantage de notre famille c'était qu'on avait beau se prendre la tête régulièrement, on avait quand même la possibilité de changer les rôles. Parfois on était la victime, parfois l'accusateur. Parfois on était seul contre un autre membre de notre famille, parfois seul contre les deux ou tous et parfois on avait des alliés. Je n'aimais pas trop me retrouver seule contre mon frère et ma sœur, je me sentais toute petite et fragile alors que ce n'était absolument pas vrai alors je me sentais dans l'obligation d'en faire trop, de crier plus fort qu'eux et de partir d'une façon tout à fait ridicule mais très théâtrale pour me donner l'avantage d'avoir le dernier mot. Bien entendu le problème ne se réglait pas de cette façon mais ça me donnais un peu de temps pour récupérer des munitions et me faire oublier, ne serait-ce qu'un instant.
Le sujet Demetria venait d'être passé, pour un moment du moins et maintenant on pouvait se défouler sur Diarmuid. Je n'avais rien contre lui, à par le fait qu'il me reprochait l'échec de son couple, mais il fallait bien que quelqu'un prenne et je n'avais aucune envie que ce soit moi. Nous avions remarqué l'enveloppe qu'il avait et nous jouions à deviner ce qu'elle pouvait contenir. Il nous affirma que c'était une surprise et Prim décida de prendre cette excuse au vol et je décidais de la suivre.

« Oh oui oui oui oui oui, je veux un diamant, ça ira parfaitement avec la jolie petite robe que j'ai vu dans un magasin près de mon boulot et sur laquelle je fantasme depuis trois semaines... »

Oui bon je sais je n'aide absolument pas en partant dans mes délires mais elle était vraiment magnifique comme robe. Le tissu avait l'air de qualité, les finitions parfaite, un travail minutieux qui allait de pair avec le prix exorbitant de cette petite merveille. J'avais déjà repéré les chaussures qui iraient merveilleusement bien avec elles, couleurs crèmes, en velours, parfaite pour sortir dans une soirée mondaine … Malheureusement les chaussures coûtaient aussi chères que la robe et je n'avais pas encore gagné au loto …
Prim lui demanda d'apporter la corbeille de fruits vu qu'il était debout et nous non et il le fit, à notre grand étonnement. J'attrapa une poire que je nettoyais un peu avant d'y mordre dedans. Je lui demandais, amusée, s'il avait un travail honnête, ce qui pourrait potentiellement expliquer son enveloppe et Prim enchaîna dessus en lui demandant de se joindre à nous pour nous en parler plus en détails. On savait que travail honnête et Diarmuid, cela ne faisait pas bon ménage, mais sait-on jamais, il pourrait être pleins de surprises ce petit. Prim lui proposa de poser son enveloppe, lui expliquant qu'on allait pas la lui voler, qu'on adorait les surprise et me prit à partie, ce qui me fit beaucoup sourire.

« Je préfère qu'on m'offre les cadeaux, c'est sûr, mais au besoin, je peux très bien me l'offrir toute seule si vraiment tu te sens pas l'âme de le faire toi même tu sais ! »

Lui dis-je d'un ton tout à fait innocent. Oui moi j'étais partie sur l'histoire d'une surprise parce que finalement il n'y avait que ça qui m'intéressais vraiment. Oui je sais, je devrais m'inquiéter des occupations louches de mon frère mais je préférais laisser ça à Prim, je me contentais volontiers de récolter un peu d'argent pour me faire plaisir. Je me sue sang et eau pour les nourrir, ils pourraient être plus reconnaissant et plus généreux. Visiblement Diarmuid n'avait pas le cœur à rire aujourd'hui, ni même à se laisser marcher dessus par ses deux adorables sœurs et commença à s'emporter. Je tiltais sur un de ses propos et le foudroyais du regard.

« Travail ridicule ? Ben merci vas-y crache moi dessus ça ira plus vite. Parce que je signale quand même que dans cette baraque, si on bouffe tous les jours c'est un peu grâce à moi et aux parents et que c'est pas tes quelques billets que tu gagnes de temps à autres qui nous remplit le frigo et l'estomac. Alors on arrêtes tout de suite de juger les gens qui n'ont pas d'études supérieures et de travail passionnant ! »

Je savais pertinemment qu'il disait surtout cela pour Prim, vu que c'était elle qui avait le jugement facile mais j'aimais pas trop qu'on me sape le moral rien que pour toucher quelqu'un d'autre. J'avais déjà une vie de merde, voyant mon rêve se profiler à l'horizon sans pouvoir l'atteindre, j'aimerais bien avoir un peu de soutien de temps en temps de la part de ma famille. Diarmuid balança des billets sur la table pour le nouveau ballon d'eau chaude que nous devions acheter. Personnellement j'étais plus que ravie de voir cette surprise arriver dans ma vie parce que me laver à l'eau froide le matin, c'était plus que moyen. Mais ça ne voulait pas dire que j'appréciais le ton employé par mon cher frère pour nous répondre.

« Alors on va se calmer tous de suite. On a quand même le droit de savoir comment tu as gagné cet argent, je n'ai absolument pas envie d'ouvrir à un flic un de ces jours pour découvrir que mon unique frère est un escroc notoire ou un assassin et que depuis le début, Prim et moi faisions l'autruche. » Il commençait à me courir sur le haricot le grand frère avec sa grande morale, cela dit j'étais assez d'accord sur quelques points dans ses propos. « Cela dit, il n'a pas complètement tort, tu n'es pas maman, tu ne peux pas constamment intercéder dans nos vies comme bon te chante juste parce que tu l'as décidé. On est assez grand pour la gérer tous seul »

Je ne parlais pas de la lapidation de notre héritage par cette chère Prim parce que j'avais déjà eu cette discussion avec nos parents et que selon eux, c'était parce que je n'avais pas eu envie de continuer mes études que j'en étais là où j'en suis aujourd'hui et que pour eux, les études étaient importantes et que si je ne voulais pas m'en rendre compte toute seule, ils allaient m'y aider.


Spoiler:
 
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